Juan de Dios de la Hoz reçoit le prix d’architecture Rafael-Manzano pour sa restauration d’une église détruite de Lorca

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L’église Saint-Jacques de Lorca (Région de Murcie) avant et après sa restauration (photographie : prix Rafael-del-Manzano et El País)

Né en 1963 à Madrid, l’architecte espagnol Juan de Dios de la Hoz est le récipiendaire pour l’année 2018 du prix Rafael-Manzano, qui récompense chaque année depuis 2012 un bâtisseur s’étant distingué par son respect et son interprétation de l’art et des techniques traditionnels. Lié à la somme de 50 000 euros remise au vainqueur, ce prix vient couronner le labeur d’un architecte qui s’est employé à rebâtir l’église Saint-Jacques Lorca (Région de Murcie), ville de près de 100 000 habitants dévastée en 2011 par un tremblement de terre.

Ce temple n’est pas le seul à avoir bénéficié de l’expertise de Juan de Dios de la Hoz puisqu’ils sont six, originellement conçus entre le XVIe et le XVIIIe siècles, à avoir été reconstruits sur ses ordres. Cette tâche a déjà valu à l’architecte le prix Europa-Nostra de la Commission européenne en 2016. Par ailleurs, le prix Rafael-Manzano vient récompenser toute une carrière au cours de laquelle cet infatigable bâtisseur a restauré la cathédrale et le palais épiscopal d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid), le château de Belmonte (province de Cuenca, Castille-La Manche), celui de Brihuega (province de Guadalajara, Castille-La Manche), l’église et la crypte du panthéon des ducs du monastère Saint-François de Guadalajara et le monastère de Yuste, à Cuacos de Yuste (province de Cáceres, Estrémadure).

Source : https://actualiteespagnole.wordpress.com/2018/11/06/le-canadien-philippe-lesage-remporte-lepi-dor-de-la-semaine-internationale-du-cinema-de-valladolid/

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L’Espagne veut lancer un fichier judiciaire antiterroriste avec six autres pays européens

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La ministre espagnole de la Justice, Dolores Delgado (à gauche), en compagnie, entre autres, de son homologue française, Nicole Belloubet, qui est en train de s’exprimer (photographie : Christophe Petit Tesson, EFE et El País)

Ce lundi 5 novembre, l’Espagne s’est formellement engagée à créer un fichier judiciaire antiterroriste avec six autres pays européens (l’Allemagne, la Belgique, la France, les Pays-Bas, l’Italie et le Luxembourg) à l’issue d’une réunion des ministres de la Justice de ces différentes nations à Paris. L’objectif de cette base de données commune sera de permettre l’échange rapide et sûr d’informations sur des individus ou des groupes, le tout sous la supervision de l’Unité de Coopération judiciaire de l’Union européenne (plus couramment appelée Eurojust). Il s’agira in fine de repérer plus facilement les terroristes et de les traduire en justice avec plus de célérité.

Le terrorisme, notamment dans son versant islamiste, est de plus en plus transfrontalier et les auteurs d’actes de ce type circulent facilement au sein de l’espace Schengen. Ils peuvent même être d’une autre nationalité européenne que celle de la nation où ils ont commis leurs forfaits et c’est d’ailleurs ce qui a été remarqué lors des attentats de Barcelone et Cambrils (province de Tarragone), en Catalogne, en août 2017. 

Source : https://elpais.com/internacional/2018/11/05/actualidad/1541449082_914664.html

Une quinzaine de fromages espagnols figurent parmi les meilleurs au monde

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Le fromage La Marantona, manchego élaboré dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : ABC)

Les International Cheese Awards, qui constituent la plus importante cérémonie de remise de prix dans le domaine des fromages et se déroulent normalement chaque année à Acton, au Royaume-Uni, ont récompensé lors de leur édition de 2018 une quinzaine de produits venus d’Espagne. Bien que le grand gagnant de cette année ait été un fromage norvégien (la cérémonie de cette année se tenait justement dans ce pays, à Bergen), plusieurs productions de notre voisin pyrénéen ont reçu une médaille Super Gold, dont des fromages canariens, comme le Bodega Vieja, produit par la Finca de Uga à Lanzarote, ou un fromage de l’appellation d’origine contrôlée (ACO) Majorero, originaire de Fuerteventura.

Plusieurs autres communautés autonomes espagnoles ont eu droit à leur propre médaille : les îles Baléares, avec un fromage fait à cœur de Subaida, élaboré sur l’île de Minorque, mais aussi la Castille-La Manche. Cette dernière s’est distinguée grâce à un Chisquero, confectionné à La Torre de Juan Abad (province de Ciudad Real) ; à un fromage ibérique García Baquero, en provenance d’Alcázar de San Juan (même province) ; ou encore à un Marantona, élaboré à La Solana (même province). L’Estrémadure s’est aussi fait remarquer avec un Crema de Zújar, réalisé à Campanario, dans la province de Badajoz. Notons enfin des produits originaires de Tona, dans la province de Barcelone (Catalogne) ; de Candeleda, dans la province d’Ávila (Castille-et-León) ; de Maracena, dans la province de Grenade (Andalousie) ; ou encore d’Almazora, dans la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence).

Source : https://www.abc.es/viajar/gastronomia/abci-quince-quesos-espana-estan-entre-78-mejores-mundo-201811051756_noticia.html

« Vitoria-Gasteiz : la capitale du Pays basque espagnol »

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Les mines de sel de la commune d’Añana, dans la province d’Alava, au Pays basque (photographie : NoraDoa et Le Routard)

Cet article publié sur le site Internet du Guide du Routard le 25 octobre 2018 et rédigé par Michel Doussot fait une brève liste non exhaustive des trésors de la ville de Vitoria, capitale de la province d’Alava et du Pays basque, ainsi que de ses environs : https://www.routard.com/reportages-de-voyage/cid137405-vitoria-gasteiz-la-capitale-du-pays-basque-espagnol.html?fbclid=IwAR2shhIvaL-l4D6JGE75QfIlvBmpHfFlA1X1eTXsCCag75lGuCnAdorg_TU

La Généralité de Catalogne reporte une nouvelle fois le paiement du treizième mois à une partie de ses fonctionnaires

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Le conseiller régional catalan aux Politiques numériques et à l’Administration publique, Jordi Puigneró (photographie : Redacción médica)

Ce mercredi 31 octobre, le conseiller régional catalan aux Politiques numériques et à l’Administration publique, Jordi Puigneró, a annoncé aux représentants syndicaux du domaine de la santé (compétence exercée par la Généralité de Catalogne) que le gouvernement catalan ne pourrait à nouveau pas leur payer les 10 % du treizième mois qu’elle leur doit depuis 2013 et que leur avait pourtant promis ledit gouvernement régional pour 2018.

Puigneró a annoncé que les versements correspondants auront lieu à partir de 2019 et s’étaleront jusqu’en 2026. Il s’agit d’un nouveau coin (un de plus !) enfoncé dans la prétendue politique sociale de la Généralité de Catalogne qui aurait été « honteusement brimée » par un horrible gouvernement central espagnol.

Source : https://www.redaccionmedica.com/autonomias/cataluna/cataluna-anuncia-que-no-devolvera-la-paga-extra-a-sus-sanitarios-hasta-2026-9185

Socialistes et conservateurs espagnols se mettent d’accord sur le renouvellement des magistrats de la Cour suprême

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La façade principale de la Cour suprême espagnole, à Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

Alors qu’ils s’affrontent toujours plus durement dans l’arène médiatique et parlementaire en prévision des élections à venir cette année et en 2019, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) du président du gouvernement, Pedro Sánchez, et le Parti populaire (PP) de Pablo Casado se sont visiblement mis d’accord sur le renouvellement des magistrats de la Cour suprême (Tribunal supremo) du pays, qui doit officiellement intervenir en décembre prochain.

Son actuel président (qui est aussi président du Conseil général du Pouvoir judiciaire, ou CGPJ), Carlos Lesmes, n’en a donc plus que pour quelques semaines à la tête de l’institution et il devrait être remplacé par le juge conservateur Manuel Marchena, qui était jusqu’à présent en charge du dossier des séparatistes catalans en détention provisoire. Le remplaçant de Marchena à la tête de la chambre pénal (Sala de lo Penal) de la Cour suprême devrait être le progressiste modéré Andrés Martínez Arrieta. Il sera flanqué de six autres juges (Luciano Varela, Antonio del Moral, Juan Ramón Berdugo, Ana Ferrer, Andrés Palomo et Susana Polo).

En échange de la domination d’un juge conservateur à la tête de la Cour suprême, le PSOE a obtenu un CGPJ à majorité progressiste, ainsi que le laissaient supposer les négociations entre l’actuelle ministre de la Justice, Dolores Delgado (PSOE), et son prédécesseur à ce poste, Rafael Catalá (PP). Onze magistrats seront en effet proches des positions des sociaux-démocrates et dix (dont le président), plus proches de la posture chrétienne-démocrate. Sur les 20 membres du CGPJ, dix sont proposés par le Congrès es députés et les dix restants, par le Sénat.

Sources : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-11-12/marchena-juicio-proces-supremo-martinez-arrieta_1643539/ et https://www.elmundo.es/espana/2018/11/12/5be93496268e3ec22b8b4661.html

Vitoria, ville la plus durable d’Espagne selon un récent classement

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Le portail de la cathédrale Sainte-Marie de Vitoria, dans la province d’Alava, au Pays basque (photographie : Wikipedia)

Selon un classement élaboré par l’Observatoire espagnol de la Durabilité (OS) et le groupe AIS, la commune de Vitoria, capitale de la province d’Alava et du Pays basque, est la ville la plus durable du pays parmi les cinquante-deux capitales de province examinées. Réalisé à partir de cinquante-neuf indicateurs, quatre dimensions et vingt-six thèmes spécifiques, ce classement établit les catégories suivantes :

  • meilleures villes en termes de durabilité générale : Vitoria, Madrid, Barcelone (Catalogne), Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) et Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) ;
  • meilleures villes en termes de durabilité économique : Madrid, Bilbao, Barcelone, Vitoria et Valence (Communauté de Valence) ;
  • meilleures villes en termes de durabilité sociale : Vitoria, Soria (Castille-et-León), Ávila (Castille-et-León), Huesca (Aragon) et Logroño (La Rioja) ;
  • meilleures villes en termes de durabilité environnementale : Huesca, Vitoria, Almería (Andalousie), Valence et Cáceres (Estrémadure) ;
  • meilleures villes en termes de transparence et de coopération : Saint-Sébastien, Bilbao, Burgos (Castille-et-León) et Logroño ;
  • meilleures villes durables de plus de 500 000 habitants : Madrid, Barcelone, Saragosse (Aragon) et Valence ;
  • meilleures villes durables de 100 000 à 500 000 habitants : Vitoria, Saint-Sébastien, Bilbao, Burgos et Oviedo (Principauté des Asturies) ;
  • meilleures villes durables de moins de 100 000 habitants et de l’Espagne intérieure : Burgos, Huesca, Logroño, León (Castille-et-León) et Albacete (Castille-La Manche) ;
  • meilleures villes durables de la côte : Barcelone, Saint-Sébastien, Bilbao, Valence et Palma de Majorque (îles Baléares).

Source : https://www.energias-renovables.com/panorama/vitoria-la-ciudad-mas-sostenible-de-espana-20181102/

Algar, commune la plus mexicaine d’Espagne durant la Fête des Morts

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Une rue de la commune d’Algar, dans la province de Cadix (Andalousie), durant la célébration de la Fête des Morts (photographie : Députation provinciale de Cadix et El País)

Située dans le centre de la province de Cadix (Andalousie) et peuplée d’environ 1 500 habitants, la commune d’Algar devient entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre la bourgade la plus mexicaine d’Espagne, à l’occasion de la Fête des Morts, l’une des festivités les plus importantes du Mexique. L’on y écoute alors de la musique typique en dégustant de l’alcool à base de figuier de Barbarie ou du mole (sorte de sauce mexicaine). L’objectif pour la commune est de rappeler les liens qui existent entre sa fondation, le 13 octobre 1773, sous le règne de Charles III (1759-1788), et le pays situé de l’autre côté de l’océan Atlantique.

Algar a en effet été créée sous le nom de Santa María de Guadalupe de Algar par Domingo López de Carvajal, marquis d’Atalaya Bermeja, né en Galice mais installé dans une commune plus au Sud, El Puerto de Santa María. Ce magnat est devenu riche en exploitant une mine d’argent au Mexique et aurait été, selon ses dires, sauvé par Notre Dame de Guadalupe lors d’une tempête.

Source : https://elpais.com/politica/2018/11/02/diario_de_espana/1541193343_508514.html

Sanlúcar de Barrameda devient le premier exportateur de patates douces en Europe

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Des travailleuses andalouses trient des patates douces venues de Sanlúcar de Barrameda, dans la province de Cadix (photographie : El País)

La commune andalouse de Sanlúcar de Barrameda, située dans la province de Cadix et peuplée d’environ 68 000 habitants, est célèbre pour son vin et ses productions agricoles permises par des terres fertiles arrosées par le Guadalquivir, qui y passe pour se jeter dans l’océan Atlantique. Mais ce n’est plus seulement le riz qui fait la réputation de cette ville, c’est aussi la patate douce (batata ou boniato en espagnol). Gérée par Juan Antonio Sánchez, la coopérative agricole Frusana est ainsi devenue la première exportatrice de ce légume en Europe avec 23 000 tonnes par an.

La province de Cadix compte d’ailleurs 600 hectares pour la culture de la patate douce et cette surface ne cesse de croître. Il faut dire que ces terres fertiles se trouvent au cœur des marais littoraux du Guadalquivir et sont donc protégées de l’expansion urbaine. C’est à partir de l’an 2000, avec la croissance de la consommation de la patate douce en Catalogne, que Sanlúcar de Barrameda a connu ce formidable essor. En 2016, l’Espagne a produit un peu plus de 41 000 tonnes de patates douces, dont près de 30 000 rien que pour la province de Cadix, qui fournit aujourd’hui massivement la chaîne espagnole de supermarchés Mercadona.

Source : https://elpais.com/economia/2018/11/01/actualidad/1541090464_601664.html

Les grandes banques espagnoles passent avec succès le « stress test » européen le plus dur de l’histoire

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La présidente directrice générale de la banque Santander, Ana Patricia Botín (photographie : Diario 16)

À intervalle régulier, l’Autorité bancaire européenne, sise à Londres (Royaume-Uni), élabore des scénarios de crise plus ou moins extrêmes afin d’évaluer la résistance des banques de l’Union européenne (UE) à de graves turbulences économiques. Ce vendredi 2 novembre ont été révélés les résultats du stress test européen le plus exigeant de toute l’histoire et les quatre principales banques de notre voisin ibérique (Santander, BBVA, CaixaBank et Sabadell) l’ont toutes passé avec succès. Santander est celle qui présente le meilleur ratio de liquidités (9,20 % de son capital total) et Sabadell, celle qui a le moins bon (7,58 %), mais toutes dépassent les 5,5 % requis par l’UE.

Ces chiffres plus que satisfaisants sont le fruit de la restructuration profonde qu’a connue le système bancaire espagnol suite à la crise économique de 2008, avec des fusions massives et des assainissements au forceps. La banque espagnole a ainsi pris une avance considérable sur le système bancaire des autres pays membres de l’organisation. Lors de cette dernière édition, 48 établissements bancaires ont été analysés par l’Autorité bancaire européenne – toutes présentent un volume d’actifs supérieur à 30 milliards d’euros et elles représentent 70 % des actifs bancaires de toute l’Union européenne.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-gran-banca-espanola-aguanta-escenario-mas-adverso-test-estres-201811021808_noticia.html