Où l’on reparle du second aéroport de Madrid

Un avion de tourisme à l’aéroport de Cuatro-Vientos, à Madrid (photographie : Wikipedia)

Projeté par le promoteur privé Air City Madrid Sur, le programme de développement d’un second aéroport destiné à la capitale espagnole semble avancer à un rythme raisonnable, d’autant que les contacts entre l’entreprise et le Ministère de l’Équipement, aujourd’hui dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol), sont réguliers. Si elle voit le jour, cette infrastructure se situera sur l’emplacement de l’aérodrome de Casarrubios-Álamo, dans la commune de Casarrubios del Monte, dans la province de Tolède (Castille-La Manche).

Les défenseurs de ce projet estiment que l’actuel aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas, situé dans le Nord de la capitale, ne pourra absorber l’ensemble du trafic aérien prévu pour les prochaines années et les prochaines décennies. Il devrait y avoir en effet entre 70 et 80 millions de passagers aériens supplémentaires dans l’ensemble du pays dans les quinze à dix-sept prochaines années.

Source : https://www.larazon.es/economia/el-segundo-aeropuerto-de-madrid-echa-a-volar-EA22886929

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Décès du critique et cinéaste espagnol Diego Galán à l’âge de 72 ans

Le critique et cinéaste espagnol Diego Galán (photographie : Inma Flores et El País)

C’est ce lundi 15 avril 2019 qu’est décédé à Madrid l’écrivain, chroniqueur, cinéaste et critique de cinéma espagnol Diego Galán Fernández, qui était né à Tanger (Maroc) le 13 octobre 1946. Directeur du Festival de Cinéma de Saint-Sébastien, dans la province de Guipuscoa (Pays basque) – l’un des plus prestigieux d’Espagne -, de 1986 à 1989 puis de 1995 à 2000, il a également publié de nombreux articles sur le septième art dans le grand quotidien national El País.

Récipiendaire de la médaille d’or de l’Académie du Cinéma en octobre 2018 « pour son admirable trajectoire et son soutien constant au cinéma espagnol », il a réalisé des séries télévisées comme Memorias del cine español (littéralement, Mémoires du cinéma espagnol), des courts-métrages et des films documentaires, à l’instar de Manda huevos (que l’on pourrait traduire par C’est un comble) et Con la pata quebrada (littéralement, Avec la patte cassée).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/04/15/actualidad/1555328741_440260.html

L’aéroport d’Alicante accueille des appareils russes en stationnement

L’avion russe Antonov stationné à l’aéroport d’Alicante, dans la Communauté de Valence (photographie : El Economista)

L’aéroport d’Alicante-Elche, situé sur les communes de Torrellano et El Alted (province d’Alicante, Communauté de Valence), accueille à l’heure actuelle un avion-cargo russe de la marque Antonov, géant des airs qui, pour son stationnement, paye environ 1 000 euros par jour à AENA, gestionnaire des infrastructures aéroportuaires de notre voisin ibérique. Il est arrivé à la fin du mois de février 2018 en provenance d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.

De fait, l’aéroport d’Alicante-Elche est un habitué de ces mastodontes du ciel puisqu’il a déjà accueilli plusieurs avions-cargos de la marque Antonov, qui transportaient des embarcations et des hélicoptères dans le cadre de la Volvo Ocean Race. Cette année, un autre appareil russe de grandes dimensions a déjà occupé le tarmac de l’infrastructure.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9823240/04/19/Mas-de-mil-euros-diarios-por-aparcar-el-avion-gigante-Antonov-en-Alicante.html

Identification de deux manuscrits médiévaux espagnols

L’un des manuscrits médiévaux espagnols identifiés (photographie : Junte de Galice et ABC)

C’est au cœur des Archives provinciales d’Orense (Galice) que se trouvent deux manuscrits sur parchemin, datés du XIIIe siècle, et qui ont été récemment identifiés comme des écrits du chroniqueur médiéval espagnol Bernardo de Brihuega, étroit collaborateur du roi de Castille Alphonse X le Sage (1252-1284). Il s’agit de deux fragments (dont une feuille volante) extraits en espagnol des Vidas y pasiones de los apóstoles (littéralement, Vies et passions des apôtres).

Jusqu’à présent, l’on avait identifié que des copies tardives de ce texte, datées du XIVe siècle et du début du XVIe siècle, en latin, en espagnol et en portugais. Ces manuscrits nouvellement attribués sont d’origine royale et correspondent à la vie de saint Thomas, saint Marc et saint André. Il s’agit par ailleurs de l’une des sources utilisées par Alphonse X pour sa General Estoria.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-descubren-valiosos-manuscritos-colaborador-alfonso-sabio-201904151056_noticia.html?fbclid=IwAR1u5MQ6XJxy5Y2BD5Py3APHgXNmCTlojOxwO0H0zLsSuDDhgOChbacPPEs#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Décès du poète et critique littéraire espagnol Gonzalo Sobejano

L’académicien et critique littéraire Gonzalo Sobejano (à droite), en compagnie de l’écrivain espagnol Miguel Delibes, à Madrid, en 1981 (photographie : El País)

L’on apprenait ce mercredi 10 avril 2019 le décès de l’académicien, poète et critique littéraire espagnol Gonzalo Sobejano Esteve à New York (États-Unis d’Amérique), à l’âge de 91 ans. Né à Murcie (Région de Murcie) le 10 janvier 1928, il a travaillé à partir des années 40 et 50 sur la production littéraire nationale, après avoir étudié à Madrid avec deux grands noms de la littérature espagnole contemporaine, Rafael Lapesa et Dámaso Alonso.

C’est lors d’un voyage universitaire à Heidelberg, dans le Land allemand de Bade-Wurtemberg, qu’il fait la rencontre de sa femme, Helga. Après un bref retour en Espagne, en 1955, il enseigne à l’Université de Cologne (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), avant de se rendre aux États-Unis. Il y a achève l’un de ses plus grands ouvrages, Nietzsche en España (littéralement, Nietzsche en Espagne).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/04/12/actualidad/1555072182_067486.html

Une première photographie de trou noir qui doit beaucoup à l’Espagne…

Le radiotélescope IRAM30m et l’observatoire du pic Veleta, situés dans la province de Grenade, en Andalousie (photographie : DiVertiCimes et ABC)

Après dix ans de recherches et de travaux, la communauté scientifique internationale était fière de présenter en ce mois d’avril 2019 la première photographie d’un trou noir jamais réalisée dans l’histoire. Cet exploit doit beaucoup à l’action des chercheurs espagnols du Conseil supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), sis à Madrid, mais également aux employés de l’observatoire du pic Veleta.

Ce sommet, situé sur le territoire de quatre communes (Dílar, Monachil, Güejar Sierra et Capileira) de la province de Grenade (Andalousie), est le quatrième plus haut d’Espagne avec ses 3 396 mètres d’altitude. Il abrite le radiotélescope IRAM30m qui a réalisé une partie des relevés de données nécessaires au cliché qui a tant fait parler de lui.

Par ailleurs, le chercheur José Luis Gómez, qui travaille pour l’Institut d’Astrophysique d’Andalousie (IAA), a créé l’un des trois algorithmes ayant permis de prendre en photographie ce trou noir de la galaxie M87. Au moins deux autres objets célestes de ce type sont actuellement étudiés par les astronomes espagnols.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-primera-foto-agujero-negro-estos-otros-agujeros-negros-intentaran-desde-espana-201904102138_noticia.html

Les grands clubs de football espagnol rénovent tous leur stade

L’intérieur du stade Wanda Metropolitano, siège de l’Atlético Madrid (photographie : Wikipedia)

En vue de l’organisation de la Coupe du Monde de Football masculin de 1982, l’Espagne avait proposé 17 stades différents dans 14 villes, un record jusqu’alors. Cette compétition a permis à notre voisin ibérique de moderniser ses infrastructures sportives de premier plan mais, 37 ans plus tard, les grands clubs du pays sont engagés dans une autre phase de changement radical.

Nous parlions récemment sur ce blog des travaux qui devront durer plusieurs années afin de faire évoluer l’antre du Real Madrid, le stade Santiago-Bernabéu. Mais il ne s’agit pas d’un cas isolé. Deux autres stades de premier plan sont aujourd’hui démolis ou en phase de destruction car leur hôte a opté pour un nouveau siège :

  • le stade de Sarriá, démoli en 1997 et qui abritait jadis les matches à domicile de l’Español Barcelone – qui évolue désormais au RCDE Stadium, situé à Cornellá de Llobregat y El Prat de Llobregat, dans la banlieue de Barcelone (Catalogne) et inauguré en 2009 ;
  • le stade Vicente-Calderón, en phase de démolition, et qui abritait les matches à domicile de l’Atlético Madrid avant que ne soit inauguré le Wanda Metropolitano en 2017.

D’autres équipes de première division sont concernés par des chantiers passés, en cours ou à venir :

  • l’Athletic Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), qui joue depuis 2013 au Nuevo San Mamés ;
  • le FC Séville (Andalousie), dont le stade Ramón-Sánchez-Pizjuán a entamé des travaux en 2015, lesquels devraient être conclus en 2020 ;
  • le Real Betis de Séville, qui a modernisé et agrandi le stade Benito-Villamarín entre 2016 et 2017 ;
  • le Celta Vigo (province de Pontevedra, Galice), dont le stade de Balaídos doit subir d’importants changements d’ici à 2020 ;
  • le FC Barcelone, dont le mythique Camp Nou fera l’objet d’un lifting pour la bagatelle de 600 millions d’euros ;
  • le Real Valladolid (Castille-et-León), qui envisage de changer d’enceinte et de quitter le stade José-Zorrilla pour passer à la dimension supérieure.

Source : https://www.eleconomista.es/deporte-negocio/noticias/9817525/04/19/Los-clubes-de-LaLiga-cambian-sus-estadios-y-se-lanzan-a-unas-obras-petrificadas-en-el-Mundial-de-1982.html

L’Espagne est le deuxième exportateur mondial de parfums

Des parfums commercialisés par la marque espagnole Puig (photographie : Foro de Marcas Renombradas)

En 2018, l’Espagne a exporté davantage de parfums, produits cosmétiques et huiles essentielles que jamais avec plus de 4,6 milliards d’euros de ventes à l’étranger. Selon le rapport intitulé Resultados del consumo de perfumes y cosméticos en España y exportaciones (littéralement, Résultats de la consommation de parfums et de produits cosmétiques en Espagne et dans les exportations), élaboré par l’Association national des Parfums et Produits cosmétiques (STANPA) et présenté à Madrid au mois d’avril 2019, notre voisin ibérique est ainsi le deuxième exportateur de parfums au monde.

Il n’est devancé que par la France puisqu’il vend à l’étranger 1,8 milliard d’euros environ (soit 39 % de sa production totale). Il se classe devant l’Allemagne, les États-Unis d’Amérique, l’Italie, Singapour et les Pays-Bas. Les parfums d’agrumes (notamment le citron, le pamplemousse et l’orange) ont grandement contribué à doper ces exportations.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/04/09/fortunas/1554833448_143388.html

La population étrangère enregistre sa plus forte hausse en Espagne depuis 2008

Une immigrante vénézuélienne en Espagne arbore le drapeau de son pays d’origine (photographie : Revista Venezolana)

Selon les données provisoires de l’Institut national des Statistiques (INE), en 2018, la population espagnole a dépassé les 47 millions d’habitants pour la première fois depuis 2013. L’année dernière devrait ainsi mettre fin à une série de diminutions engagée à la suite de la crise économique de 2008 et du départ de nombreux immigrés ou Espagnols « de fraîche date » – ainsi que de certains travailleurs espagnols eux-mêmes.

Par rapport à 2017, la population de notre voisin ibérique a ainsi augmenté de 0,6 %, soit la plus forte augmentation depuis 2009. Par ailleurs, les immigrés qui ont choisi l’Espagne en 2018 ont vu leur nombre s’accroître de plus de 290 000 personnes, soit 6,1 % de plus que lors de l’année précédente et la plus forte augmentation depuis 2008. Un signe indubitable de la reprise dans le pays.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/9818015/04/19/La-inmigracion-sale-al-rescate-de-Espana-y-su-crisis-demografica-la-poblacion-extranjera-registra-el-mayor-aumento-desde-2008.html

Les infrastructures espagnoles vieillissent

Un tronçon de voie rapide entre Sils et Caldas de Malavella, dans la province de Gérone, en Catalogne (photographie : Robin Townsend, EFE et Cinco Días)

Les infrastructures et leur qualité fondent en partie la robustesse et la force économiques d’une nation – et l’Espagne ne déroge pas à la règle. Or, suite à la crise économique de 2008, les investissements publics dans les routes, ouvrages d’art ou encore ports et chemins de fer ont durement chuté outre-Pyrénées, alors que l’ensemble des infrastructures lourdes vieillit. En 2016, selon un rapport édité par la banque espagnole BBVA, 24,2 % d’entre elles étaient âgés de plus de 20 ans, contre 14,2 % en 2007.

Les infrastructures portuaires, les systèmes hydrauliques et les routes et autoroutes sont les plus concernés par ce vieillissement inquiétant. Depuis 2007, le nombre de routes, voies rapides et autoroutes de plus de 20 ans a doublé, atteignant 27,4 % du total. La banque BBVA confirme que si le niveau d’investissement reste aussi bas qu’aujourd’hui d’ici à 2030, plus de 50 % des infrastructures risquent d’être endommagées, obsolètes ou à surveiller de près.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/04/11/companias/1554988787_882693.html