Quel est le comportement réel des exportations espagnoles ?

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Un navire marchand quitte le porte de Pasajes, au Pays basque (photographie : Cadena de Suministro)

Le petit « miracle exportateur » que connaît l’Espagne depuis plusieurs années, et qui lui a en partie permis de tenir bon face à la crise qui a démarré en 2008, a suscité nombre d’interrogations, principalement outre-Pyrénées. Qu’est-ce qui permet d’expliquer un tel comportement du secteur extérieur de notre voisin pyrénéen ?  Et surtout, comment peut-on analyser les exportations espagnoles ?

C’est à ces questions que propose de répondre l’Institut royal Elcano, par le biais d’un article d’Enrique Fanjul publié à la fin du mois de février 2017. L’on peut en tirer quelques leçons à partir de l’analyse de l’année 2016 :

1- les exportations espagnoles ont continué à progresser l’année dernière, mais à un rythme moindre qu’en 2014 ou 2015 (+1,7 %, contre 3,8 % dans le dernier cas ou 2 % dans l’avant-dernier) ;

2- le nombre d’entreprises espagnoles habituées à exporter a nettement augmenté (49 792 en 2016, soit 2 000 de plus qu’en 2015) ;

3- les exportations espagnoles se concentrent sur un secteur géographique plus réduit, concrètement au sein de l’Union européenne (66,3 % en 2016, contre 64,8 % en 2015) :

4- l’essentiel du déficit commercial de notre voisin pyrénéen est lié à l’Asie, notamment à la Chine (presque 19 milliards d’euros avec ce pays et quasiment 31 milliards avec l’ensemble du continent).

Source : http://www.blog.rielcano.org/cinco-claves-para-comprender-la-exportacion-espanola-en-2016/

Une immunothérapie espagnole face au cancer

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L’Hôpital général universitaire Gregorio-Marañón de Madrid, à l’origine de cette thérapie (photographie : Óscar Monzón et El Mundo)

La Clinique universitaire de Navarre et l’Hôpital général universitaire Gregorio-Marañón de Madrid ont annoncé aux médias ce lundi 20 février la mise en place d’un premier protocole d’essais thérapeutiques d’une nouvelle immunothérapie contre le cancer. Cette immunothérapie est de conception 100 % espagnole, et c’est aussi ce qui en constitue la nouveauté. Les médicaments qui la composent vont désormais être testés entre 12 et 18 mois sur des tumeurs solides, afin de vérifier dans un premier temps la sécurité offerte par ces produits et les doses à appliquer.

Si ces premiers tests sont concluants, c’est ensuite le potentiel thérapeutique de cette immunothérapie qui sera évalué. Les premiers résultats de ces essais devraient théoriquement être disponibles pour la grand-messe de l’oncologie mondiale, le congrès de la Société américaine d’Oncologie clinique (ASCO), qui aura lieu à Chicago du 2 au 6 juin prochain.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/174774/sociedad/inmunoterapia-frente-al-cancer-cien-por-cien-espanola.html

Quelle est la place de l’Espagne dans la mappemonde de Donald Trump ?

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Le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump (à gauche), et le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (photographie : Infobae)

C’est la question récemment soulevée par Miguel González dans le quotidien El País : quelle est la place de l’Espagne dans la mappemonde de Donald Trump ? La question se pose, notamment à gauche de l’arc politique espagnol, car l’attitude très amicale du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, à l’égard du nouveau maître de Washington, a surpris beaucoup de monde. Elle suscite aussi un torrent de critiques à gauche, y compris dans un quotidien comme El País.

Que recherche le président du Parti populaire en étant aussi conciliant avec son homologue américain ? L’Espagne peut-elle en retirer un quelconque bénéfice matériel, à défaut de s’illustrer par une réelle indépendance d’esprit ? Miguel González pense répondre à ces questions en s’intéressant aux visites de chefs d’État et de gouvernement étrangers à Washington ces dernières semaines mais aussi aux appels téléphoniques passés par Donald Trump à ces mêmes chefs d’État et de gouvernement étrangers. La préférence du maître de Washington pour le premier ministre britannique, Theresa May, n’est un mystère pour personne, puisqu’il l’a même reçue à la Maison-Blanche. De la même façon, il s’est entretenu en personne avec le premier ministre japonais, Shinzō Abe, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et le premier ministre canadien, Justin Trudeau. Il a aussi eu des conversations tempétueuses avec le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, et le président du Mexique, Enrique Peña Nieto.

Les autres dirigeants européens, de leur côté, n’ont eu droit, de manière assez significative, qu’à des appels téléphoniques, mais n’ont pas tous été logés à la même enseigne. La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la République française, François Hollande, ont longuement parlé (au moins quarante minutes) avec Donald Trump, tandis que le président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, a conversé avec le président américain pendant une demi-heure. Et Mariano Rajoy, seul dirigeant d’Europe occidentale vraiment favorable à Donald Trump en dehors de Theresa May ? Un petit quart d’heure.

Que chacun en déduise ce qu’il veut..

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/02/16/actualidad/1487275221_140783.html

La réunion secrète entre Mariano Rajoy et Carles Puigdemont sème le trouble dans le marais séparatiste

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Soraya Sáenz de Santamaría, vice-présidente du gouvernement et ministre de la Présidence et des Administrations territoriales (à gauche), en compagnie d’Oriol Junqueras, vice-président de la généralité de Catalogne (photographie : Europa Press et Bez)

C’est le journal régional catalan La Vanguardia qui a révélé cette petite « bombe » le 21 février dernier et elle a provoqué un immense malaise au sein du petit monde séparatiste. L’on savait déjà en effet que la vice-présidente du gouvernement, Soraya Sáenz de Santamaría, également ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, rencontrait à intervalles réguliers le vice-président de la Généralité de Catalogne, Oriol Junqueras, afin de tenter de « recoller les morceaux » entre Madrid et Barcelone et de négocier de nouvelles concessions financières et politiques envers cette communauté autonome.

Mais ce sont aussi le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, qui se sont réunis le 11 janvier dernier – et en secret. Il semblerait qu’aucun des deux hommes, en dépit de leurs déclarations publiques, n’ait renoncé à une sortie négociée de la crise catalane, même si le contenu exact des discussions n’a pas filtré. Puigdemont a bien entendu démenti cette information car elle le met dans une position délicate vis-à-vis de ses deux partenaires de gouvernement, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et plus encore la Candidature d’Unité populaire (CUP). La situation est d’autant plus tendue que la formation politique de Carles Puigdemont, le Parti démocratique de Catalogne (PDECat), est en plein déclin électoral et s’est radicalisée au fil des ans afin de masquer sa décadence par une fuite en avant. La coalition au pouvoir en Catalogne tangue déjà et cette révélation pourrait en fragiliser encore plus l’équilibre…

Source : http://www.abc.es/espana/abci-reunion-entre-rajoy-y-puigdemont-desvela-doble-discurso-secesionista-201702222303_noticia.html

Le XXVe sommet franco-espagnol s’est tenu à Málaga

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Le président de la République française, François Hollande (à gauche), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors du passage en revue des troupes de la Légion espagnole, à Málaga (photographie : Reuters et El Confidencial)

La ville de Málaga (Andalousie) accueillait ce lundi 20 février 2017 le XXVe sommet bilatéral franco-espagnol, plus de deux ans après la tenue du précédent. François Hollande y rejoignait le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et plusieurs personnalités lui ont à leur tour souhaité la bienvenue, dont la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz, et le maire de la commune, Francisco de la Torre. Il s’agissait pour le président du gouvernement espagnol de faire valoir ses vues en matière d’intégration européenne mais aussi de reprendre un agenda international paralysé pendant plus de 300 jours en raison de l’absence de gouvernement de plein droit. Mariano Rajoy cherchait, par cette rencontre, à replacer l’Espagne au cœur de la « construction européenne ».

Six ministres faisaient le voyage aux côtés de François Hollande : Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international ; Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur ; Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice ; Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer ; Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ; et Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics. Ils étaient eux-mêmes soutenus par deux secrétaires d’État : Alain Vidalies, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche ; et Thierry Braillard, chargé du Sport. Ils ont pu signer différents accords et plusieurs conventions avec leurs homologues espagnols, tandis que François Hollande et Mariano Rajoy ont parcouru le palais de la Douane, siège du musée de Málaga, et le centre Pompidou Málaga.

L’occasion d’évoquer de nombreux sujets d’importance bilatérale : liaisons ferroviaires et maritimes entre les deux pays ; lutte contre le terrorisme ; interconnexions électriques, etc.

Sources : http://politica.elpais.com/politica/2017/02/19/actualidad/1487507315_646721.html, http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211812010306-europe-madrid-pret-a-jouer-les-premiers-roles-2066074.php, http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2017/200217cumbreespanafrancia.aspx et http://www.elimparcial.es/noticia/174770/nacional/hollande-ofrece-a-rajoy-entregar-todo-su-archivo-sobre-eta.html

Une entreprise espagnole aide à la conception d’un hôtel écologique

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Une vue d’artiste de l’hôtel en question (photographie : Innovadores et El Mundo)

L’entreprise asturienne Teecmicron Water System participe à un projet d’un nouveau genre qui séduit aussi bien les décideurs publics de différents pays (Inde, Brésil ou Pakistan, par exemple) que la chaîne hôtelière espagnole Barceló. Elle en a effet conçu une technologie capable d’utiliser la vapeur d’eau présente en suspension dans l’air et qui compose environ 1 % de l’atmosphère terrestre.

Ainsi que l’explique le fondateur de la compagnie, Víctor M. Fernández, les machines conçues par l’entreprise fonctionnent à la manière des déshumidificateurs que les particuliers peuvent installer dans leur logement en refroidissant l’air ambiant en-dessous du point de rosée. C’est ainsi qu’il est possible de produire de l’eau potable pauvre en minéraux, dépolluée et conforme aux règles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’on peut ainsi, grâce à la firme asturienne, obtenir jusqu’à 45 litres d’eau potable à usage domestique ou jusqu’à 10 000 litres d’eau à usage industriel, en fonction de la taille des machines.

Le groupe hôtelier espagnol Barceló s’est lui aussi montré intéressé par ce dispositif qu’il souhaite installer dans ses nouveaux établissements de Dubaï et Doha, tandis que le Qatar aimerait l’utiliser dans le cadre de l’Organisation de la Coupe du Monde de football en 2022.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2017/01/24/58872d68468aeb0b368b45ca.html

L’Espagne atteint un record dans ses exportations

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L’usine Volkswagen installée en Navarre (photographie : Volkswagen España et OK Diario)

L’année 2016 aura offert quelques beaux résultats macro-économiques à l’Espagne, dont une baisse historique du taux de chômage et une bonne croissance du produit intérieur brut. C’est aussi le secteur extérieur qui contribue à cette embellie puisqu’au 31 décembre 2016, notre voisin pyrénéen connaît un record d’exportations de marchandises (plus de 254 milliards d’euros sur toute l’année), soit une augmentation de 1,7 % par rapport à l’année 2015. Les importations, quant à elles, ont légèrement baissé au cours de ces douze mois (-0,4 %), pour s’établir à un peu plus de 273 milliards d’euros, soit une réduction de 22,4 % du déficit commercial (quasiment 19 milliards d’euros).

Ces données ont été annoncées par la secrétaire d’État au Commerce, Marisa Poncela, qui a également expliqué que le taux de couverture du pays atteignait 93,1 % en 2016 (contre 91,2 % en 2015) et que la balance courante devrait dégager un excédent d’environ 2 % du PIB. Les biens d’équipement (+2,5 %), les automobiles (+5,9 %) ainsi que le secteur formé par l’alimentation, la boisson et le tabac (+6,2 %) restent les principales catégories de marchandises exportées par le pays. L’Union européenne continue de représenter le principal débouché (66,3 % du total) des ventes espagnoles à l’étranger.

Source : https://okdiario.com/economia/cuentas-publicas/2017/02/20/record-historico-exportaciones-reduce-brecha-comercial-espanola-224-2016-767421

Quelques conclusions à tirer du rapport PISA sur les communautés autonomes espagnoles

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Susana Díaz, présidente de la Junte d’Andalousie, lors d’une visite dans une école primaire de Jérez de la Frontera, dans la province de Cadix (photographie : EFE, Román Ríos et El Periódico)

Chaque année, en Espagne tout comme en France, le rapport PISA sur les compétences fondamentales des élèves d’école primaire fait couler beaucoup d’encre. Bien que la place relative de l’Espagne dans ce classement se soit légèrement améliorée l’année dernière, l’on constate chez notre voisin pyrénéen d’importantes disparités régionales qui peuvent parfois surprendre.

C’est ainsi que la Castille-et-León, en tête dans quasiment toutes les catégories établies par le rapport PISA, a clairement détrôné le Pays basque comme communauté autonome de référence dans l’acquisition de ces compétence. Elle devance par ailleurs de quinze points la Catalogne dans le domaine des sciences. De son côté, en mathématiques, la Navarre, première du classement, est en avance de 66 points par rapport à la dernière, la communauté autonome des Canaries. Ces différences parfois abyssales rappellent que chaque autonomie espagnole définit de manière très libre ses programmes scolaires, la façon dont elle va enseigner les différentes disciplines, les exigences qui seront les siennes, etc. Un vrai casse-tête à l’échelle nationale.

Source : http://www.elperiodico.com/es/noticias/sociedad/informe-pisa-2015-brecha-territorial-castilla-leon-aventaja-catalunya-5677388

Un Espagnol gagne un prix iranien de traduction

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Joaquín Rodríguez Vargas, traducteur espagnol récompensé en Iran (photographie : Sedigheh Babavi et El País)

Le nom de Joaquín Rodríguez Vargas est inconnu de la plupart des Espagnols mais il a pourtant remporté un important prix littéraire en Iran : le prix du livre de l’année dans la catégorie de la meilleure traduction d’une œuvre perse, dont le titre espagnol est Los arcanos de la unicidad de Dios en las estancias espirituales del sheij Abu Sa’id. Il s’agit de l’ouvrage d’un écrivain soufi perse du XIe siècle et Rodríguez Vargas a reçu ce prix des mains du président de la République islamique d’Iran, Hassan Rohani.

Âgé de 51 ans, Joaquín Rodríguez Vargas a appris le perse de manière autodidacte, avant qu’il n’existe le premier centre d’Espagne spécialisé dans l’enseignement de cette langue. Il la parle désormais couramment et a commencé à traduire des ouvrages persans à partir de 2007, s’intéressant particulièrement au mysticisme de ce qui est aujourd’hui l’Iran.

Source : http://cultura.elpais.com/cultura/2017/02/06/actualidad/1486403388_972542.html

La Communauté de Madrid a connu une croissance de 3,4 % en 2016

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Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid depuis 2015 (photographie : Cordon Press et Vanitatis)

Tout au long de l’année 2016, la Communauté de Madrid a connu une croissance de son produit intérieur brut de 3,4 % (soit trois dixièmes de plus que l’ensemble de l’Espagne) et a ainsi enchaîné sa troisième année consécutive de croissance, après la crise économique de 2008. C’est ce qu’a communiqué la conseillère régionale à l’Économie, à l’Emploi et aux Finances, Engracia Hidalgo, précisant que tous les secteurs économiques avaient contribué à cet accroissement de la richesse régionale : les services (+3,2 %) ; la construction (+3 %) ; l’industrie (+2,7 %) ; et l’agriculture (+1,2 %).

Sur le front de l’emploi, la Communauté de Madrid compte quasiment 3 millions de travailleurs qui cotisent à la Sécurité sociale, soit 3,6 % de plus qu’au mois de janvier 2016. La communauté autonome a déjà récupéré 7 emplois détruits sur 10 au cours des années les plus difficiles, avec un taux de chômage de 14,6 % (4 points de moins que la moyenne espagnole).

Source : https://okdiario.com/economia/2017/02/17/madrid-crecio-34-2016-encadena-ya-tres-an%CC%83os-crecimiento-positivo-762181