Une entreprise de la Région de Murcie veut rivaliser avec des géants de la distribution comme Amazon

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Des travailleurs de l’entreprise PC Componentes (photographie : EE et El Español)

Il y a douze ans naissait dans la Région de Murcie l’entreprise PC Componentes avec des moyens très modestes. Aujourd’hui, cette firme spécialisée dans la distribution enregistre un chiffre d’affaires brut de 270 millions d’euros, en attend 300 millions d’euros à la fin de l’année 2017 et rêve désormais de rivaliser avec des géants du secteur comme la multinationale américaine Amazon. Elle a d’ailleurs inauguré sa deuxième boutique physique ce mardi 21 mars.

Ses deux fondateurs, Francisco Yúfera et Alfonso Tomás, cherchent désormais à consolider leur création, notamment dans sa version physique, puisque cette branche de leur firme emploie 23 personnes et représente 10 % de leur chiffre d’affaires. Ils souhaitent également permettre aux particuliers de vendre leurs propres produits sur leur plateforme en ligne.

Source : http://www.elespanol.com/economia/empresas/20170321/202480049_0.html

Les investissements dans les travaux publics se sont écroulés de 77 % en Espagne depuis 2007-2008

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Des AVE en direction de Saragosse en gare de Madrid-Atocha (photographie : Youtube)

Parmi les causes de la crise économique de 2008 et de l’augmentation rapide de la dette publique en Espagne, beaucoup ont pointé du doigt les investissements inutiles dans des infrastructures lourdes peu utilisées, voire totalement superflues. Les exemples d' »éléphants blancs » sont nombreux en Espagne et ont notamment été dénoncés par le parti Citoyens. Pourtant, selon les statistiques de l’organisation patronale des grandes compagnies de construction (SEOPAN), l’investissement public dans les travaux de grande ampleur a chuté de 77 % depuis 2007-2008.

Juste avant le début de la grande récession, l’État espagnol consacrait plus de 40 milliards d’euros à ces projets parfois pharaoniques. En 2016, cette somme a chuté jusqu’à 9,3 milliards d’euros, ce qui représente toutefois une progression par rapport au chiffre de 2012 (7,4 milliards d’euros). C’est le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement qui a le plus réduit ses dépenses en la matière avec une baisse de 94,4 %. Le ministère de l’Équipement, quant à lui, a connu une réduction de 78,5 %. Dans certaines communautés autonomes, la chute a été brutale, comme en Castille-La Manche (-91,39 %), dans la Région de Murcie (-87,7 %) ou en Navarre (-86,6 %).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-inversion-obra-publica-desplomado-77-por-ciento-desde-crisis-201703260115_noticia.html

Le secteur industriel espagnol retrouve son niveau de 2007

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Une raffinerie de l’entreprise espagnole Repsol à Tarragone, en Catalogne (photographie : El Periódico de la Energía)

En 2009, à la suite de la grave crise économique qui a particulièrement touché la zone euro, la production industrielle espagnole a touché le fond selon les données de l’Institut national des Statistiques (INE). Or, selon ce même organisme, à la fin de l’année 2015, le secteur secondaire de notre voisin ibérique a récupéré toutes les pertes subies ces dernières années. Il représente désormais au moins 16,4 % du produit intérieur brut espagnol.

Un véritable exploit lorsque l’on songe que la crise a détruit 30 % des entreprises industrielles outre-Pyrénées (soit 49 500 firmes), notamment dans le secteur de la construction. Il a fallu que d’autres secteurs reprennent des forces, notamment dans le domaine automobile. Les prochains défis de l’industrie espagnol reposeront essentiellement sur l’investissement dans les nouvelles technologies, qui modifieront très profondément le tissu économique des pays riches. Par ailleurs, l’objectif affiché par certains, mais qui semble difficile à atteindre, est de parvenir à un secteur industriel pesant 20 % du PIB en 2020. À titre indicatif, rappelons que, dans les années 70, l’industrie représentait 40 % de la richesse nationale.

Source : http://www.eleconomista.es/industria/noticias/8247106/03/17/La-industria-recupera-peso-en-Espana-vuelve-a-los-niveles-previos-a-la-crisis.html

Le Musée du Prado accueille des œuvres d’art de l’Hispanic Society

 

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Le tableau Castille (aussi intitulé La Fête du Pain), de Joaquín Sorolla, est exposé à la Société hispanique d’Amérique, à New York (photographie : Wikipedia)

Fondée à New York en 1904 par Archer Milton Huntington (1870-1955), la Société hispanique d’Amérique (Hispanic Society of America) prêtera du 4 avril au 10 septembre 2017 au Musée du Prado près de 200 pièces artistiques (dont certains tableaux célèbres) dans le cadre d’une grande exposition inédite. Environ 60 % des œuvres qui seront ainsi dévoilées au public espagnol n’ont jamais traversé l’Atlantique et, après leur passage par Madrid, elles parcourront plusieurs villes américaines (dont Albuquerque, au Nouveau-Mexique, et Houston, au Texas). Le Mexique s’est lui aussi montré intéressé par cette exposition de toute beauté, qui a été conçue en hommage au fondateur de la Société hispanique, mécène et important divulgateur de la culture espagnole dans son pays.

L’annonce de l’organisation de cette manifestation culturelle coïncide avec la nomination de Miguel Falomir au poste de directeur du Prado, qui sera co-commissaire de l’exposition aux côtés de l’actuel directeur de la Société hispanique, Mitchell Codding. Ce dernier a d’ailleurs grandement contribué à faire connaître les fonds de l’Hispanic Society, qui a engagé de profonds travaux qui devront durer jusqu’en 2019.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-hispanic-society-alma-espanola-manhattan-201703250033_noticia.html

L’état-major espagnol se renouvelle

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Le lieutenant général Fernando Alejandre, nouveau chef d’état-major en Espagne (photographie : MDE et ABC)

C’était une chose prévue depuis plusieurs mois et c’est l’actuelle ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, qui l’a rendue officielle lors du Conseil des ministres du 24 mars dernier : l’état-major espagnol va se renouveler en profondeur, à commencer par son principal dirigeant, qui est désormais le lieutenant général Fernando Alejandre.

Il remplace à ce poste l’amiral général Fernando García Sánchez. Jusqu’à présent en poste à la caserne de Brunssum, aux Pays-Bas, où il travaillait (malheureusement) aux côtés des forces de l’OTAN, Alejandre a été choisi pour son profil « international ». Né en 1956 à Madrid, il est diplômé de l’Académie militaire de Saragosse (Aragon) en 1979. Il devient donc le premier chef d’état-major espagnol à être entré dans la carrière militaire alors que l’actuelle constitution était en vigueur et que le régime franquiste avait été totalement évincé. Il a participé à différentes missions internationales en Irak (1990-1991), en Bosnie-Herzégovine (1994) ou au Kosovo (2003) après avoir fait partie d’une brigade de parachutistes. Sa formation pourra être utile, aux yeux du gouvernement de Mariano Rajoy, dans les rapports entre l’Espagne et les États-Unis d’Amérique puisqu’il a été attaché militaire au sein de l’ambassade espagnole à Washington.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-cospedal-elige-general-experto-otan-y-eeuu-como-jefe-cupula-militar-201703250232_noticia.html

Le marché du travail espagnol a récupéré tout l’emploi féminin détruit durant la crise

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La ministre espagnole de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fátima Báñez (à gauche), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (photographie : El Confidencial digital)

La reprise économique engagée en Espagne ces dernières années, après la crise de 2008, a eu certains effets positifs sur les groupes de travailleurs les plus vulnérables à des mouvements brusques sur le marché du travail. C’est notamment le cas des femmes, qui avaient été, entre juillet 2007 et février 2013, 610 691 à perdre leur emploi. Or, selon les dernières données disponibles (celles de février 2017), 740 764 emplois féminins ont été recréés outre-Pyrénées, soit plus qu’une belle récupération des postes de travail au sein de ce collectif.

Par ailleurs, selon les derniers rapports de la Sécurité sociale, il y a désormais 8,27 millions de femmes qui disposent d’un emploi chez notre voisin pyrénéen, soit 46,3 % de l’emploi en Espagne, un chiffre jamais atteint dans ce pays. Au total, on estime qu’un emploi sur deux détruit durant la crise a été recréé par la suite.

Source : https://okdiario.com/economia/empleo/2017/03/24/mercado-laboral-espanol-recuperado-empleo-femenino-destruido-crisis-854338

Non, Madrid n’est pas riche parce qu’elle est la capitale

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La Gran Vía, l’un des symboles de Madrid (photographie : One Holiday Rentals)

La Communauté de Madrid, tirée par la capitale espagnole, affiche une santé économique bien meilleure que la moyenne nationale, ce qui a été confirmé par les données de l’année 2016 : 3,4 % de croissance du produit intérieur brut régional (contre 3,2 % en moyenne au niveau national), 14,2 % de dette publique (contre 24,6 % pour la moyenne des autres communautés autonomes), 14,6 % de taux de chômage (contre 18,6 % au niveau national), 63,2 % de taux d’activité (contre 58,9 % au niveau national), 31 800 de revenu par habitant (contre 23 718 euros au niveau national, soit le meilleur résultat de toutes les communautés autonomes).

Pour expliquer ce dynamisme qui dure depuis plusieurs décennies et s’est révélé dans toute son ampleur depuis le début des années 2000, certains responsables politiques (notamment en Catalogne) expliquent que Madrid bénéficie des conditions que lui octroie son statut de capitale. Il s’agit donc, selon leurs dires, d’une « concurrence déloyale », d’un essor dû uniquement à des facteurs « artificiels », au premier lieu desquels figure le poids de l’administration centrale, qui doperait le PIB régional.

Dans un récent rapport économique réalisé par le Parti populaire de Madrid, Álvaro Ballarín, José Luis Moreno, Yolanda Cuenca et Pedro Muñoz montrent pourtant qu’il n’en est rien. Ils commencent par rappeler que la capitale d’un pays, bien qu’elle en abrite les institutions cruciales, n’est pas nécessairement la ville la plus riche ou dynamique dudit pays (c’est le cas de Washington, Berlin, Brasilia, Abuja, etc.) Par ailleurs, même si Madrid est la capitale de l’Espagne depuis 1561, son décollage économique réel n’a coïncidé ni avec la période de splendeur de la monarchie hispanique, ni avec la dictature de Miguel Primo de Rivera (1923-1930), ni avec celle de Francisco Franco (1939-1975). C’est à partir des années 80, avec le processus de transfert de compétences et de crédits aux communautés autonomes, que la Communauté de Madrid et l’agglomération madrilène connaissent leur essor imparable.

Par ailleurs, selon les données de l’Institut national des Statistiques, la Communauté de Madrid est loin d’être la région espagnole la plus marquée par le poids économique de l’administration publique : 21,7 % des travailleurs madrilènes sont employés dans ce secteur, contre 28,5 % des travailleurs en Estrémadure, 24,7 % en Andalousie, 24,6 % en Castille-et-León, 23,5 % en Castille-La Manche, 23,3 % au Pays basque, 22,7 % en Aragon, 22,6 % aux Canaries ou 22,4 % en Navarre. En réalité, ce sont les services (à hauteur de 82,6 %) et l’industrie (à hauteur de 10 %) qui génèrent l’essentiel de la richesse régionale. Outre le commerce, qui est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie madrilène, le tourisme, les télécommunications et les services financiers pèsent aussi dans la balance.

Au niveau industriel, 240 000 travailleurs madrilènes sont employés par des entreprises du secteur secondaire (soit 8,2 % de la main d’œuvre régionale). La productivité madrilène est la plus élevée de toutes les communautés autonomes et la Communauté investit 1,7 % de son PIB dans l’innovation et la recherche (contre 1,2 % au niveau national). L’aéronautique, l’industrie pharmaceutique et les technologies de l’information concentrent une grande partie de l’industrie régionale.

Source : http://www.libremercado.com/2017-03-24/comercio-turismo-e-industria-las-tres-palancas-del-crecimiento-de-madrid-1276594938/

Mariano Rajoy dit « non » à l’Union européenne d’Angela Merkel

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), aux côtés de la chancelière allemande, Angela Merkel (photographie : La Información)

Les années 2012, 2013 et 2014 ont été marquées par un singulier rapprochement diplomatique, politique et économique entre l’Espagne et l’Allemagne, dont Madrid pensait pouvoir tirer de substantiels avantages sur la scène européenne si l’orthodoxie budgétaire germanique était suivie à la lettre. Les récentes déconvenues de Luis de Guindos, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, dans sa tentative de devenir président de l’Eurogroupe, et plus globalement une sensation de frustration de la part de l’Espagne à l’égard d’un partenaire qu’elle pensait fiable mettent peu à peu en pièces cet « axe Merjoy » tant vanté par certains.

Face aux multiples blocages (terminaux ?) dont l’Union européenne souffre à l’heure actuelle, Angela Merkel veut proposer aux principaux autres membres de l’organisation (France, Italie et Espagne) une « union à plusieurs vitesses » placée en dehors du contrôle de la Commission européenne. Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a toutefois bien fait comprendre en coulisses à la chancelière allemande que cette voie vers une plus grande « fédéralisation » de quelques pays ne lui convenait pas. Un revers pour la diplomatie germanique, qui comptait s’appuyer sur le récent sommet exceptionnel de Versailles et sur le sommet de Rome organisé pour les 60 ans du traité fondateur de la Communauté économique européenne, pour parvenir à ses fins.

Une première rébellion de Madrid contre Berlin, que l’on espère durable et ferme.

Source : http://blogs.cincodias.com/la_ue_del_reves/2017/03/rajoy-no-a-merkel.html

La Généralité de Catalogne est désormais sous le coup d’une enquête du procureur

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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à droite), en compagnie du vice-président de l’institution, Oriol Junqueras, au Parlement régional catalan (photographie : Ferran Sendra et El Periódico)

Sale temps pour la Généralité de Catalogne sur le front judiciaire ! Après la condamnation de son ancien président, Artur Mas, et de deux anciennes responsables régionales, Irene Rigau et Joana Ortega, à de lourdes amendes et à des peines d’inéligibilité un peu légères, puis, plus récemment, d’un autre dignitaire de l’ancien gouvernement séparatiste, Francesc Homs, le bureau du procureur supérieur de Catalogne a ouvert une enquête à l’encontre des institutions régionales.

Elle cherche en effet à établir, après avoir perçu plusieurs indices en ce sens, si la Généralité de Catalogne n’est pas en train de préparer un nouveau référendum indépendantiste. Le gouvernement régional a en effet commencé à diffuser dans le journal La Vanguardia des publicités institutionnelles visant à demander aux Catalans s’ils ont des membres de leur famille résidant à l’étranger et si ces derniers sont inscrits sur le registre régional ad hoc. Il s’agit en effet pour Barcelone de faire voter un maximum de personnes lors d’un possible référendum qui, selon les déclarations de Carles Puigdemont, président de la Généralité, devrait se dérouler à la fin de l’année 2017.

Par ailleurs, le 22 mars, le Parlement régional catalan (Parlament) a voté une loi budgétaire qui inclut des postes de dépense pour l’organisation d’une telle consultation politique, en violation de toutes les lois et dispositions espagnoles en vigueur. Enfin, le 23 mars, la Généralité a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de bulletins électoraux et d’enveloppes.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-fiscalia-abre-diligencias-para-saber-si-generalitat-esta-preparando-referendum-secesionista-201703241403_noticia.html

La France est le premier pays récepteur d’investissements espagnols créateurs d’emplois en Europe

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Une usine de l’entreprise espagnole Abengoa Bioenergy à Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques (photographie : N. Sabathier et La République des Pyrénées)

Selon les données fournies par le Rapport sur l’internationalisation de l’économie française – Bilan 2016 des investissements étrangers en France, notre voisin pyrénéen a privilégié notre pays pour ses investissements productifs en Europe au cours de l’année dernière. Nous en avons en effet concentré 26 % (contre 14 % pour le Royaume-Uni, qui nous suit dans le classement) et ce sont 715 emplois qui ont directement été créés par des entreprises ibériques en France en 2016. Il y a désormais plus de 1 200 firmes espagnoles implantées de ce côté-ci des Pyrénées, qui emploient 40 000 travailleurs.

C’est l’Île-de-France, avec 29 %, et la région Occitanie (anciennement Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon), avec 27 %, qui ont attiré la plupart de ces investissements espagnols. La situation géographique de notre pays, ses excellentes infrastructures (notamment en matière de transport), sa grande productivité, sa main d’œuvre hautement qualifiée et sa diversification industrielle ont ainsi continué de séduire l’Espagne.

Source : http://empresaexterior.com/not/61734/francia-es-el-primer-pais-de-acogida-de-las-inversiones-espanolas-creadoras-de-empleo-en-europa/