La Cour suprême espagnole demande au gouvernement de prouver qu’aucune malversation n’a été commise par la Généralité de Catalogne dans le cadre du défi séparatiste

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Le juge de la Cour suprême espagnole Pablo Llarena (photographie : Confilegal)

Ce mercredi 18 avril, la Cour suprême espagnole, sise à Madrid, par la voix du juge Pablo Llarena, a demandé au ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (Parti populaire), de prouver dans les plus brefs délais qu’aucune malversation n’a été commise par la Généralité de Catalogne dans le cadre du défi séparatiste et notamment de l’organisation du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017. En effet, selon l’enquête menée par la Garde civile pour le compte de la justice espagnole, les anciennes autorités régionales catalanes ont utilisé au moins 1,6 millions d’euros de façon frauduleuse afin d’organiser ce scrutin qui avait été déclaré inconstitutionnel par la Cour constitutionnelle.

Or, dans une interview accordée au quotidien El Mundo le lundi 16 avril, Cristóbal Montoro, dont le Ministère est partie civile dans cette affaire, a affirmé qu’aucune somme n’avait pu être dépensée par la Généralité dans un but illégal car Madrid avait à l’époque tout scruté et supervisé. Plusieurs voix s’élèvent déjà pour demander la démission du ministre si jamais ses propos étaient contredits par la Cour suprême au cours de son instruction. Le scandale serait en effet immense et le peu de crédibilité du président du gouvernement, Mariano Rajoy, en la matière partirait immédiatement en fumée.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-juez-llarena-emplaza-montoro-demuestre-no-malversacion-proces-201804181416_noticia.html

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Le Musée de l’Entreprise municipale des Transports de Madrid a ouvert ses portes

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Quelques-uns des véhicules exposés au Musée de l’Entreprise municipale des Transports de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

C’est ce samedi 7 avril que le Musée de l’Entreprise municipale des Transports de Madrid (EMT) a ouvert ses portes au grand public dans le Centre des Opérations de Fuencarral, rue Mauricio-Legendre, avec des visites guidées. Les touristes et curieux pourront y découvrir d’anciens véhicules utilisés par la compagnie, dont certains datent de 1947 (date de fondation du consortium) à 1950.

Ce musée expose également des machines d’époque, des maquettes, des abribus, des arrêts, des photographies, des billets ou des plans ainsi que certaines pièces de collection comme le Guy Arab (autobus à impériale de 1948), le Leyeland Titan (autobus à impériale daté de 1957).

Source : https://madridsecreto.co/museo-la-emt-se-podra-visitar-desde-abril/

Un nouveau portrait d’une grande beauté cédé au Musée du Prado

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Un détail du portrait Josefa del Águila Ceballos, devenue marquise d’Espeja, de Federico de Madrazo (photographie : ABC)

Ce lundi 2 avril, la mécène et collectionneuse espagnole Alicia Koplowitz, héritière du géant des infrastructures Construcciones y Contratas, sis à Madrid, a fait don au Musée du Prado, installé dans la capitale, d’un portrait intitulé Josefa del Águila Ceballos, devenue marquise d’Espeja, réalisé par le peintre espagnol Federico de Madrazo en 1852.

Ce peintre romantique né à Rome (Italie) en 1815 et mort à Madrid en 1894 a fait l’objet d’une vaste rétrospective dans la principale pinacothèque nationale en 1994 et le musée cherchait d’ailleurs à acquérir un portrait féminin cadré au niveau du corps entier et en extérieur de la décennie 1850, qui lui manquait.

C’est à partir du 7 mai prochain que sera exposé ce tableau d’une grande valeur, encore conservé dans son cadre de l’époque d’Isabelle II, reine d’Espagne de 1833 à 1868. Josefa del Águila y Ceballos Alvarado y Álvarez de Faria, née à Saint-Sébastien (Pays basque) en 1826 et décédée à Madrid en 1888, s’est mariée à José María Narváez (vicomte d’Aliatar et duc de Valence) en 1850. Ce portrait reprend la mode lancée par l’artiste français Jean-Auguste-Dominique Ingres avec des poses élégantes et des femmes de la haute société richement vêtues. On remarque ainsi la robe en dentelle, l’étole brodée et la coiffe faite de plumes.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-alicia-koplowitz-dona-museo-prado-madrazo-201804021417_noticia.html

En 2017, l’État espagnol n’a dépensé que trois euros sur dix dans le budget prévu pour la recherche et le développement

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Des chercheurs dans un laboratoire de l’Université Charles-III, à Madrid (photographie : Université Charles-III et El País)

Tout au long de l’année 2017, l’État espagnol n’a dépensé que trois euros sur dix au sein du budget prévu pour la recherche et le développement (R&D). C’est ainsi que, sur les 4,6 milliards d’euros qui avaient été mis à disposition de la science et de la technologie publiques chez notre voisin ibérique, seuls 1,3 milliards ont effectivement été utilisés. Cela représente exactement 29,7 % du budget prévu, selon les données fournies par l’Inspection générale de l’État et la fondation COTEC, qui promeut le développement scientifique et technologique du pays.

Le nouveau ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Román Escolano (Parti populaire), devra faire face à une immense tâche laissée déserte par son prédécesseur, Luis de Guindos : la régénération de la science publique espagnole, qui a beaucoup souffert suite aux coupes budgétaires liées à la crise économique de 2008. Plusieurs grands projets ont ainsi été paralysés, comme le réseau Cervera, auquel doivent être destinés 500 millions d’euros et qui devait imiter le réseau allemand Fraunhofer (un ensemble d’instituts de technologie capables de capter des fonds privés).

Source : https://elpais.com/economia/2018/04/02/actualidad/1522659336_669342.html

L’Espagne accueille deux championnats d’Europe de badminton cette année

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La joueuse de badminton espagnole Carolina Marín (à gauche) pose devant le Palais des Sports qui porte son nom dans sa ville natale de Huelva, en Andalousie (photographie : Huelva Hoy)

Dans le sillage de l’Andalouse Carolina Marín, deux fois championne du monde, triple championne d’Europe et médaille d’or olympique, le badminton espagnol commence à acquérir une certaine notoriété internationale. C’est pourquoi notre voisin ibérique accueillera cette année deux championnats d’Europe dans cette discipline sportive, après avoir déjà organisé une compétition junior à Bilbao (Pays basque).

Trois cents compétiteurs venus de vingt-cinq nations différentes s’opposeront ainsi du 24 au 29 avril prochains au Palais des Sports Carolina-Marín de Huelva (Andalousie), où l’enfant du pays tentera de conserver son titre européen sous les auspices de la Fédération espagnole de Badminton (FESBA), dirigée par David Cabello.

De son côté, la cité de Guadalajara (Castille-La Manche) accueillera les championnats d’Europe sénior de la discipline du 24 au 30 septembre prochains. 

Source : http://www.marcaespana.es/actualidad/deporte/espana-referente-europeo-del-badminton

L’Espagne est le pays européen qui croit le moins dans ses médias

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Le plateau du journal télévisé de la première chaîne de la télévision publique espagnole (TVE) – Photographie : Plató Telediario TVE 2014

Avec la campagne électorale de l’actuel président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, en 2016, le concept de fake news (« fausses nouvelles ») s’est largement répandu dans les médias du monde entier et a jeté une ombre de suspicion sur l’ensemble des actualités diffusées par lesdits médias. Selon le dernier Eurobaromètre élaboré par l’Union européenne (UE), l’Espagne est le pays de l’organisation qui affirme le moins croire dans les nouvelles qui lui sont transmises et la nation où les citoyens pensent tomber le plus souvent sur des fake news. Sept Espagnols sur dix (78 % exactement) sont ainsi concernés par ce constat. Sur les deux autres marches du podium, l’on retrouve la Hongrie (77 %) et la Croatie (76 %). C’est à Malte que les habitants font le plus confiance dans leurs médias au sein de l’UE avec 12 % des sondés qui expliquent ne jamais rencontrer de fausses nouvelles.

Par ailleurs, toujours selon cette enquête d’opinion, seuls 55 % des Espagnols affirment être suffisamment armés pour repérer une fausse nouvelle ou une tentative de manipulation informative – contre 71 % en moyenne dans l’UE. Nos voisins ibériques ont paradoxalement tendance à faire davantage confiance aux médias traditionnels (télévision et radio) plutôt qu’à Internet. 88 % des Espagnols interrogés considèrent enfin que les fake news sont un problème pour leur pays en particulier et pour la démocratie en général.

Source : https://retina.elpais.com/retina/2018/03/20/fotorrelato/1521541940_771015.html#1521541940_771015_1521542180

L’Espagne et la France se mettent d’accord sur la répartition des commandements militaires qui quitteront le Royaume-Uni dans le cadre du Brexit

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L’une des deux entrées de la base navale de Rota, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : EFE et ABC)

La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), et son homologue française, Florence Parly, sont parvenues à un accord de principe pour se répartir les installations et commandements militaires européens sis au Royaume-Uni et qui devront quitter ce pays dans le cadre de son départ de l’Union européenne (le Brexit). C’est notamment le cas de la caserne de Northwood, dont le démantèlement sera effectif au 29 mars 2019.

D’un côté, le gouvernement d’Édouard Philippe soutiendra la candidature espagnole pour l’accueil du commandement de la mission Atalanta, qui vise à lutter contre la piraterie dans l’océan Indien. Ce commandement s’installerait alors dans la base navale de Rota, dans la province de Cadix (Andalousie). Notre voisin ibérique est en effet le seul pays à avoir été présent dans cette mission de façon permanente depuis sa création, en 2008. En échange, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (PP) soutiendra la candidature française à l’accueil du Centre de Sécurité maritime pour la Corne de l’Afrique, qu’ambitionne la base navale de Brest, en Bretagne. L’Italie pourrait de son côté elle aussi être intéressée par de tels commandements.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-y-francia-asalto-cuartel-reino-unido-201804012322_noticia.html

L’Èbre déborde à Saragosse et le scandale des transferts hydriques refait surface

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Les eaux de l’Èbre inondent un parc dans la ville de Saragosse, en Aragon (photographie : Gaceta)

La vallée de l’Èbre connaît ces derniers jours un important épisode de crue qui touche désormais la ville de Saragosse, capitale de l’Aragon, après avoir affecté plusieurs communautés autonomes (Navarre, La Rioja) et communes en amont (Novillas ou encore Buñuel). Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire), par le biais de la ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, a mis en place un plan d’action dans l’urgence pour lutter contres les principaux dégâts causés par les inondations.

Mais alors que le débit de l’Èbre à Saragosse dépasse, selon les données fournies par la Confédération hydrographique du bassin (CHE), les 1 900 mètres cubes par seconde, la Communauté de Valence, la Région de Murcie et l’Est de l’Andalousie subissent encore les effets de la sécheresse qui a récemment frappé l’Espagne.

Ce contraste fait remonter à la surface le scandale des transferts hydrologiques nationaux, paralysés depuis l’époque du président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) sur la demande de ses partenaires nationalistes catalans. L’objectif était à l’époque d’investir 4 milliards d’euros pour transférer une partie de l’eau du bassin de l’Èbre dans la province de Tarragone (Catalogne) vers le reste du Levant, touché par une sécheresse chronique.

Source : https://gaceta.es/espana/cuando-zapatero-derogo-el-trasvase-del-ebro-tras-las-presiones-separatistas-20180415-1116/

Madrid et Washington négocient une rencontre entre Philippe VI et Donald Trump

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Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), en compagnie de la princesse des Asturies, Éléonore, à leur arrivée à la cathédrale Sainte-Marie de Palma de Majorque (îles Baléares), lors du dimanche de Pâques 2018 (photographie : EFE et El País)

La rencontre pourrait avoir lieu au mois de juin prochain : Madrid et Washington négocient actuellement un sommet entre le roi d’Espagne, Philippe VI, et son épouse, la reine Letizia, d’autre part, et le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, d’autre part. Cette rencontre aurait lieu dans le cadre des festivités organisées à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de la ville texane de San Antonio, dont les bases ont été jetées par le père espagnol Antonio Olivares en 1718 sous le nom de mission Saint-Antoine-de-Valero. En septembre dernier, le président du gouvernement conservateur espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), s’est rendu à la Maison-Blanche, à Washington, pour y rencontrer Donald Trump pour la première fois.

Le roi et la reine d’Espagne ont prévu d’être présents à San Antonio mais pourraient annuler leur voyage si Donald Trump ne les y reçoit pas car cela romprait avec tous les usages protocolaires en vigueur. Le 31 janvier dernier, lors de son discours au corps diplomatique accrédité en Espagne, au palais royal d’Orient, à Madrid, Philippe VI a réaffirmé sa volonté de renforcer les liens entre l’Espagne et les États-Unis, alors que des tensions économiques entre Madrid et Washington sont de plus en plus fortes autour de produits comme l’olive ou l’acier et l’aluminium. L’année 2018 marque aussi le trentième anniversaire de l’actuelle convention de Défense entre les deux pays.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/04/01/actualidad/1522613012_164646.html

Le comité espagnol d’experts sur l’énergie rend son rapport sur l’avenir de l’Espagne en la matière

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Une cheminée de la centrale nucléaire d’Ascó, dans la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : Albert Garcia et El País)

Un comité d’experts avait été constitué par le ministre espagnol de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Álvaro Nadal (Parti populaire), afin de dessiner le possible futur de notre voisin ibérique en matière énergétique. Les grandes lignes du rapport rédigé par ces spécialistes sont assez simples à comprendre : à l’horizon 2030, l’exploitation du charbon devra avoir complètement disparu et la durée utile des centrales nucléaires devra être rallongée afin de continuer à approvisionner le pays en électricité. Ce rapport préconise également l’augmentation de la part des énergies renouvelables (et notamment du photovoltaïque) dans la fourniture électrique espagnole.

Ce rapport, qui fait environ 500 pages, a été rédigé dans le contexte des Accords de Paris, qui prévoient la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Le comité d’experts était composé de quatorze membres – cinq nommés par l’exécutif et le PP, trois par les syndicats et organisations patronales, six par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos, Citoyens (C’s), le Parti nationaliste basque (PNV), la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et Foro Asturias. Le document a été signé par onze d’entre eux. Pour parvenir aux objectifs fixés par ce comité, il faudrait que, d’ici à 2030, la puissance électrique installée en péninsule Ibérique augmente d’un peu plus de 50 %.

Source : https://elpais.com/economia/2018/04/01/actualidad/1522608734_609825.html