L’exploitation du « TGV des pèlerins » devrait rapporter cinq millions d’euros à la RENFE l’année prochaine

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Une vue d’artiste du TGV de conception espagnole qui circule aujourd’hui en Arabie saoudite (image : El Economista)

Alors qu’il a récemment été inauguré et que ses voyages commerciaux ont débuté, le « TGV des pèlerins » (AVE de los peregrinos, en espagnol) devrait permettre à l’opérateur ferroviaire national espagnol, la RENFE, de toucher environ cinq millions d’euros de bénéfices au cours de sa première année complète d’exploitation, entre octobre 2018 et octobre 2019. En tout et pour tout, le chiffre d’affaires de la compagnie ibérique sur le sol saoudien devrait être de 44 millions d’euros, somme à laquelle il faut retrancher les coûts d’exploitation (environ 39 millions d’euros).

Symbole du savoir-faire technologique de l’Espagne au niveau international, ce « TGV des pèlerins » a supposé un contrat record de 7,10 milliards d’euros pour les firmes espagnols qui l’ont décroché. Chaque mois, le gouvernement saoudien devra payer 18 millions d’euros à ces entreprises pour l’exploitation concrète de l’AVE, dont 23 % iront à la seule RENFE (soit 4,14 millions d’euros). Il ne s’agit cependant que de la somme fixée pour la première année, au cours de laquelle le TGV ne tournera pas à plein rendement. Une telle quantité augmentera à partir d’octobre 2019.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9449720/10/18/Renfe-preve-ganar-5-millones-de-euros-el-primer-ano-de-explotacion-del-AVE-a-La-Meca.html

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Décès du peintre espagnol de renom Eduardo Arroyo

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Le peintre espagnol Eduardo Arroyo dans son atelier madrilène, en 2017 (photographie : Santi Burgos et El País)

Né à Madrid le 26 février 1937, le peintre espagnol Eduardo Arroyo s’est éteint s’est éteint ce dimanche 14 octobre dans la capitale de notre voisin ibérique, où il avait son atelier, à l’âge de 81 ans. Opposant historique au franquisme, il s’est exilé à Paris (France) en 1958, où il a été fortement influencé par les courants littéraires et picturaux qui s’y développaient. Revenu outre-Pyrénées en 1976, après la mort du dictateur, il s’y est fait connaître à partir des années 80 en s’inspirant des avant-gardes des années 30 et du style de deux autres artistes espagnols, Pablo Picasso (1881-1973) et Joan Miró (1893-1983).

Il a par la suite été largement célébré par la critique espagnole. En février 2018 était inaugurée une rétrospective de son œuvre au Musée des Beaux-Arts de Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque), tandis qu’il était le commissaire du stand du journal El País à la Foire internationale d’Art contemporain (ARCO) de Madrid. Il a aussi été au centre de nombreuses expositions à l’étranger, aussi bien en France qu’au Portugal ou en Allemagne. Outre-Pyrénées, il a été distingué par le Prix national des Arts plastiques en 1982 puis par la médaille d’or du Mérite dans les Beaux-Arts en 2000.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/10/14/actualidad/1539512055_961672.html

L’Union européenne exigera un ajustement financier (même minime) de la part du gouvernement espagnol

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La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol – gauche), en compagnie du Français Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière (photographie : Víctor Lerena, EFE et El País)

Alors que le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a récemment scellé un pacte fiscal et politique avec le premier secrétaire de Podemos, Pablo Iglesias, et qu’il a envoyé son projet de budget de l’État pour l’année 2019 à Bruxelles, la Commission européenne va demander, selon plusieurs sources, un ajustement financier à notre voisin ibérique afin de le contraindre à réduire son déficit public. De fait, si les projets de l’exécutif espagnol sont expansifs en matière financière aussi bien pour 2019 que pour 2020, les instances communautaires risquent fort de prendre des mesures de rétorsion à l’égard de Madrid.

L’Italie du président du Conseil Paolo Conte est elle aussi dans la même situation. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière, le Français Pierre Moscovici, s’emploie toutefois à différencier le cas espagnol du cas italien étant donné la dégradation des relations entre Rome et Bruxelles depuis l’entrée en fonction du gouvernement populiste de l’autre côté des Alpes. C’est notamment l’augmentation du salaire minimal interprofessionnel qui inquiète l’UE.

Source : https://elpais.com/economia/2018/10/12/actualidad/1539372016_196728.html

« You Can Now Look Into The Face Of An Indigenous Canary Islander »

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Une statue en bronze de l’autochtone guanche Adjoña, sur la place de la Patronne, dans la commune de Candelaria, dans la province de Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) – Photographie : Wikiwand)

Cet article en anglais intitulé « You Can Now Look Into The Face Of An Indigenous Canary Islander », publié le 24 août 2018 sur le site scientifique américain I fucking love science et rédigé par Rosie McCall, évoque la reconstitution du visage d’un guanche, habitant autochtone des Canaries (d’origine berbère), par des chercheurs de l’université de Dundee (Royaume-Uni). Les guanches habitaient l’archipel avant la conquête de la région par les monarques castillans au XVe siècle : https://www.iflscience.com/editors-blog/you-can-now-look-into-the-face-of-an-indigenous-canary-islander/

C’est la RENFE qui opèrera le train à grande vitesse du Texas

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Un train à grande vitesse opéré par l’entreprise ferroviaire nationale espagnole RENFE (photographie : El Mundo)

C’est la compagnie ferroviaire nationale espagnole RENFE, principal opérateur des trains outre-Pyrénées, qui gèrera la circulation des trains à grande vitesse qui parcourront les 321 kilomètres de trajet entre Houston et Dallas, au Texas (États-Unis d’Amérique), ainsi que l’a révélé ce mercredi 10 octobre Texas Central, entreprise chargée de mener à bien ce projet de grande vitesse ferroviaire entre les deux métropoles. Le directeur exécutif de l’organisme, Carlos Aguilar, a souligné que RENFE avait été choisie pour ses décennies d’expérience dans le domaine.

De fait, RENFE et ADIF (l’opérateur espagnol des voies de chemin de fer) avaient déjà travaillé sur ce projet comme conseillers techniques, pour la conception et la construction du tronçon à grande vitesse entre Dallas et Houston. Par ailleurs, le contrat qu’ils ont décroché prévoit qu’ils assureront une partie de la maintenance des véhicules qui rouleront au Texas mais aussi la mise en vente des billets. Ce train à grande vitesse doit relier les deux métropoles en environ une heure trente.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/10/10/5bbe3b1ee2704ec6858b45d4.html

Remise des prix Princesse-des-Asturies 2018

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Le couple royal espagnol, Philippe VI (au centre) et la reine Letizia (à gauche), en compagnie de l’ancienne reine d’Espagne, Sophie (photographie : Maison du Roi)

Ce vendredi 19 octobre au soir, au théâtre Campoamor d’Oviedo (Principauté des Asturies), le couple royal espagnol, Philippe VI et son épouse, la reine Letizia, ont remis les prix Princesse-des-Asturies 2018 dont les lauréats dans les différentes catégories sont les suivants :

  • la journaliste mexicaine Alma Guillermoprieto, dans la catégorie « Communication et humanités » ;
  • le philosophe américain Michael J. Sandel, dans la catégorie « Sciences sociales » ;
  • le cinéaste américain Martin Scorsese, dans la catégorie « Arts » ;
  • la romancière française Frédérique Audoin-Rouzeau (dite « Fred Vargas »), dans la catégorie « Lettres » ;
  • le biologiste suédois Svante Pääbo, dans la catégorie « Recherche scientifique et technique » ;
  • l’organisation non gouvernementale kenyane Amref Health Africa, dans la catégorie « Coopération internationale » ;
  • la biologiste marine et exploratrice américaine Sylvia Earle dans la catégorie « Concorde » ;
  • ainsi que l’alpiniste italien Reinhold Messner et son coreligionnaire polonais Krzysztof Wielicki dans la catégorie « Sports ».

Source : https://elpais.com/cultura/2018/10/19/actualidad/1539971096_267666.html

L’Espagne, pays en pointe dans l’astronomie mondiale

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L’observatoire astronomique du Rocher des Jeunes-Hommes, situé sur l’île de la Palma, aux îles Canaries (photographie : Visit La Palma)

À l’époque des grandes découvertes, l’Espagne a été l’un des quelques pays, avec le Portugal par exemple, à cartographier le monde entier et à nous en donner une image de plus en plus précise sur une feuille de papier. Aujourd’hui, notre voisin ibérique est l’une des nations les mieux positionnées sur la planète en matière astronomique et accueille notamment d’importantes infrastructures internationales dans ce domaine. C’est en 1753 que l’humaniste et ingénieur naval espagnol Jorge Juan (1713-1773) a fondé le premier observatoire du pays, l’Observatoire royal de Cadix (dans l’actuelle Andalousie). Ce site a par la suite été déplacé dans la commune voisine de San Fernando.

C’est en 1790 que le premier observatoire astronomique a été créé à Madrid avant que les centres d’observation ne se multiplient au début du XXe siècle. En 1951, l’Institut national de Technique aérospatiale (INTA) – sis à Torrejón de Ardoz (Communauté de Madrid) et à Moguer, dans la province de Huelva (Andalousie) – signe un partenariat avec la NASA (agence spatiale américaine) qui va permettre la création d’un centre spatial à Robledo de Chavela (Communauté de Madrid) et à Maspalomas, localité de la commune de San Bartolomé de Tirajana, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries).

L’aéronautique, l’ingénierie et l’électronique espagnoles se perfectionnent au fil des décennies et permettent à notre voisin ibérique de compter de plus en plus dans le domaine. Aujourd’hui, l’industrie spatiale espagnole est la cinquième au niveau européen et son chiffre d’affaires annuel avoisine les 736 millions d’euros. Peu à peu, les infrastructures d’importance internationale apparaissent sur le sol espagnol : l’observatoire du Teide, dans la province de Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) ; l’observatoire de Calar Alto, dans la province d’Almería (Andalousie) ; l’observatoire du Rocher des Jeunes-Hommes, dans la province de Santa Cruz de Ténérife (îles Canaries) ; le Grand Télescope des Canaries ; le Grand Radiotélescope de Yebes, dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche), etc.

À l’heure actuelle, la production scientifique espagnole en matière d’astronomie est la septième au monde, derrière les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Russie mais devant le Japon, la Chine, l’Australie ou le Canada.

Source : https://www.marcaespana.es/actualidad/innovación/espana-una-potencia-astronomica-mundial

« Reportage exclusif – Palomares, ce plutonium qui active une mémoire que l’on ne saurait perdre »

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Les deux bombes impliquées dans l’incident de Palomares, exposées au Musée atomique national du Nouveau-Mexique d’Albuquerque, aux États-Unis d’Amérique (photographie : Wikipedia)

Cet enquête signée François Meylan et publié le le 17 octobre 2017 sur le journal en ligne suisse La Méduse rappelle les circonstances de l’incident de Palomares, qui s’est déroulé le 17 janvier 1966 sur cette plage de la commune de Cuevas del Almanzora, dans la province d’Almería (Andalousie), ainsi que ses conséquences : https://www.lameduse.ch/2017/10/17/reportage-exclusif-palomares-ce-plutonium-qui-active-une-memoire-que-lon-ne-saurait-perdre/

Un incroyable parc à thème espagnol en plein cœur du Japon

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Une affiche promotionnelle pour le Shima Spain Village (photographie : El Economista)

Le Shima Spain Village (appelé Villa española de Shima en espagnol) a ouvert ses portes en avril 1994 et il s’agit d’un parc à thème consacré à l’Espagne en plein cœur du Japon. Il se situe en effet, comme son nom l’indique, dans la ville de Shima, peuplée d’environ 50 000 habitants et appartenant à la préfecture de Mie, dans le Sud du pays. De nombreux visiteurs s’y pressent chaque année pour assister à ses spectacles thématiques, manger dans ses restaurants typiquement espagnols, découvrir ses expositions, etc.

Il n’ouvre qu’environ un mois par an (entre janvier et la mi-février) mais affiche toujours complet. L’on peut par exemple s’y émerveiller devant une représentation de flamenco, parcourir le Musée-Château Xavier (qui propose de s’intéresser à l’histoire de l’Espagne depuis la préhistoire jusqu’à nos jours) ou encore assister à des spectacles de rue en lien avec notre voisin ibérique. De nombreux bars ont aussi ouvert au Shima Spain Village afin de recréer une ambiance plus authentique.

Source : https://www.eleconomista.es/evasion/noticias/9441745/10/18/La-villa-espanola-de-Shima-un-parque-tematico-sobre-Espana-en-pleno-Japon.html

L’e-sport, source de richesse en Espagne

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Une séance d’e-sport en Espagne (photographie : La Razón)

Les e-sports, ces compétitions nationales, continentales ou mondiales en ligne de jeux vidéo divers et variés, gagnent de plus en plus d’adeptes sur la planète et l’Espagne n’est pas en reste dans ce processus. Toujours plus d’événements sont organisés en ce sens sur le sol de notre voisin ibérique, comme l’ESL Master España, la Superliga Orange ou encore le Gamergy. Une passion qui touche non seulement la communauté des joueurs mais aussi de plus en plus de spectateurs et surtout les sponsors. Selon le Livre blanc des eSports en Espagne (Libro blanco de los eSports en España), ce secteur a généré 14,5 millions d’euros outre-Pyrénées en 2017.

L’on compte en moyenne une audience annuelle de 5,5 millions de personnes pour les e-sports chez notre voisin pyrénéen et un tel domaine a créé 300 emplois directs dans le pays, dont 100 rien que chez les joueurs professionnels. Certaines zones sont particulièrement bien placées dans le domaine, comme la ville d’Ibiza, sur l’île du même nom (îles Baléares). Elle devrait en effet attirer environ 10 000 touristes passionnés d’e-sports d’ici à 2021.

Source : https://www.larazon.es/economia/economia-digital/cuanta-riqueza-generan-los-esports-en-espana-FK20081499?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Tu_22_30