L’Armée de l’Air espagnole crée un centre de surveillance des menaces spatiales

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Un radar de surveillance spatiale situé sur la base militaire de Morón de la Frontera, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Armée de l’Air espagnole et El País)

Alors que les États-Unis d’Amérique du président Donald Trump s’apprêtent à créer une force spatiale pour leur armée, l’Espagne, de son côté, veut compter sur une unité qui se consacrera spécifiquement à la surveillance des menaces venues de l’espace. C’est dans cet objectif que l’Armée de l’Air espagnole a mis en place l’embryon de ce qui sera prochainement le Centre des Opérations de Surveillance spatiale (COVE), qui devrait entrer en fonctionnement en 2019. Il sera notamment chargé de l’exécution du radar de vigilance spatiale S3TSR installé à Morón de la Frontera, dans la province de Séville (Andalousie).

La décision a été prise le 16 juin dernier, au cours du Conseil de Sécurité nationale, présidé par Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) et parrainé par Philippe VI. Il s’agit pour notre voisin ibérique de prévenir tout risque météorologique, naturel ou militaire concernant les opérations spatiales qu’il mène à bien via ses satellites. Comme l’a confirmé le général Juan Pablo Sánchez de Lara, qui dirige la Division des Plans de l’État-Major de l’Air, les déchets spatiaux sont la menace la plus pressante à l’heure actuelle.

Source : https://elpais.com/politica/2018/08/15/actualidad/1534358276_285238.html

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Le vin espagnol renforce sa présence à l’étranger

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Un tracteur passe dans un vignoble espagnol (photographie : David S. Bustamante et El Mundo)

Avec plus de 955 000 hectares de surface cultivée, l’Espagne dispose du vignoble le plus étendu au monde mais aussi d’une grande variété de cépages et de plus de 70 appellations d’origine contrôlée viticoles. Des décennies durant, cependant, notre voisin pyrénéen a eu du mal à s’imposer sur le marché des vins et spiritueux au niveau mondial en raison d’une mauvaise image. C’est précisément cette image qui est en train de changer et le vin espagnol s’impose de plus en plus au niveau international.

C’est ainsi qu’en 2017, notre voisin ibérique a battu en record en matière d’exportations de vin avec plus de 3,1 milliards d’euros de ventes. Toute une nouvelle génération de marchands de vin et d’œnologues espagnols peut désormais entrer en concurrence avec les producteurs traditionnels (France, Italie) mais aussi avec les nouveaux venus (Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud, Chili). L’incorporation de techniques innovantes et de nouvelles méthodes de vente explique pour beaucoup ce dynamisme espagnol.

Source : http://www.elmundo.es/economia/ahorro-y-consumo/2018/08/16/5b743c8222601d1f788b459c.html

L’immigration illégale vers l’Espagne risque de battre tous les records historiques cette année

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Des immigrants dans une embarcation de fortune sont sauvés par les garde-côtes espagnols (photographie : Europa Press et El Independiente)

Après l’arrivée de l’Aquarius à Valence il y a quelques semaines, les mouvements migratoires illégaux vers l’Espagne n’ont pas cessé ni faibli, bien au contraire : ils n’ont jamais été aussi forts. L’arrivée de migrants clandestins entre le 1er janvier et le 31 juillet de l’année en cours atteint selon les estimations officielles 40 000 personnes, plus qu’au cours de la même période de l’année 2017 et presque plus que jamais durant les sept premiers mois de l’année depuis qu’il existe des statistiques fiables à ce sujet.

La pauvreté de nombreux pays africains et le conflit dans le massif du Rif, au Maroc, poussent ainsi des Subsahariens et des Maghrébins à tenter leur chance en passant par le détroit de Gibraltar, tandis que le durcissement de la politique migratoire italienne a reporté les flux plus à l’Ouest. Si les tentatives de prise d’assaut de la frontière grillagée à Ceuta et Melilla laissent souvent des images impressionnantes, c’est bien par la mer qu’arrivent désormais beaucoup de migrants.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2018/08/13/inmigrantes-ilegales-record/?utm_source=share_buttons&utm_medium=facebook&utm_campaign=social_share

Des entreprises espagnoles innovent dans la lutte contre les incendies

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Un incendie dans la zone de Marjal del moro, à Sagonte, dans la province de Valence (Communauté de Valence) – Photographie : Las Provincias

Chaque été, l’Espagne (et bien d’autres pays du monde, notamment en Europe méditerranéenne) est touchée par des incendies plus ou moins dévastateurs et meurtriers dans différents endroits de sa géographie. C’est pourquoi plusieurs entreprises de notre voisin ibérique cherchent à innover dans la lutte contre le feu par le biais de techniques révolutionnaires.

Récemment, il a par exemple été possible de freiner un incendie qui détruisait une zone de la commune de Carcagente, dans la province de Valence (Communauté de Valence) grâce au système SIDEINF, mis au point par une firme locale. Cette technologie se fonde sur des capteurs qui détectent les augmentations subites de températures.

Source : https://www.lasexta.com/noticias/sociedad/los-metodos-mas-novedosos-para-frenar-el-avance-de-las-llamas_201808045b65df370cf2b72e9aeefdda.html

L’Espagne devrait atteindre les objectifs européens en matière de recyclage des matières plastiques d’ici à 2025

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Un centre de recyclage des déchets en Espagne (photographie : Peruarki)

Selon le rapport annuel par l’organisation Cicloplast, qui coordonne le recyclage des matières plastiques outre-Pyrénées, les Espagnols recyclent toujours plus ces matières. En 2017, chaque Espagnol a ainsi recyclé 11,2 kilogrammes de plastique, ce qui fait de nos voisins ibériques les plus écologiques dans le domaine au sein de l’Union européenne (UE), derrière les Allemands. Entre 2016 et 2017, cette quantité a augmenté de 9 % selon la directrice générale de Cicloplast, Isabel Goyena.

En vertu des objectifs fixés par l’UE, tous les pays membres devront recycler 50 % de leurs déchets plastiques d’ici à 2025 et 55 % d’ici à 2030. L’Espagne en est déjà à 45,5 %, tandis que la moyenne européenne s’établit à 41 %. Certaines communautés autonomes, comme les îles Baléares, ont annoncé qu’elles interdiraient les emballages en plastique d’ici à 2020.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-alcanzara-objetivos-reciclaje-antes-2020-segun-cicloplast-201807270318_noticia.html

Le système bancaire espagnol est très exposé à l’actuelle crise turque

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Le siège de la banque espagnole Kutxabank, à Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque (photographie : Panoramio et Vozpópuli)

Alors que la Turquie doit affronter depuis plusieurs semaines une grave crise économique liée en grande partie à l’effondrement de sa devise, la livre turque, et aux sanctions douanières imposées par le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, sur plusieurs matières premières venues de ce pays, le système bancaire espagnol se montre inquiet car il est très exposé sur place.

C’est en effet le système le plus concerné au monde par cette dégringolade de l’économie turque avec des actifs plus de 70 milliards d’euros en Turquie (soit 36,2 % de l’exposition du système bancaire international là-bas), selon les données fournies par la Banque des Règlements internationaux, sise à Bâle (Suisse).

Source : https://cincodias.elpais.com/breves/ibex-35-y-mercados-en-directo/1533918896-30a071fdd103d2fb2675ff1a68734e10

Un jeune Espagnol gagne l’Olympiade internationale de la Physique

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Le jeune scientifique espagnol Alejandro Epelde avec sa médaille d’or de l’Olympiade internationale de la Physique dans la bibliothèque de l’Escurial, non loin de Madrid (photographie : Antonio Heredia et El Mundo)

Son nom est Alejandro Epelde et il a toujours été passionné par les sciences. Le 29 juillet dernier, dans un total anonymat en Espagne, il a remporté la médaille d’or de l’Olympiade internationale de la Physique, qui avait lieu à Lisbonne (Portugal). Il s’agit du premier Espagnol à gagner cette compétition, alors que notre voisin ibérique y participe depuis plus de quarante ans.

Deux autres compétiteurs espagnols ont brillé au sein des épreuves : Félix Moreno et Joan Hernanz ont tous deux remporté une médaille de bronze tandis que José Antonio Castro Moreno et Denís Arribas Blanco ont été distingués par une mention d’honneur. Paradoxalement, le Ministère espagnol de l’Éducation et de la Formation professionnelle, aujourd’hui dirigé par Isabel Celaá (Parti socialiste ouvrier espagnol), n’a jamais soutenu matériellement ces jeunes étudiants.

Source : http://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/ciencia/2018/08/09/5b69d62c46163fd6168b45ab.html

La Liste rouge du patrimoine espagnol en danger

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Les ruines romaines d’Acinipo, situées sur le territoire de la commune de Ronda, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : Paco Puentes, Luis Manuel Rivas et El País)

La crise économique de 2008, qui a particulièrement touché l’Espagne, n’a pas épargné la conservation du patrimoine historique du pays. Ainsi, entre 2009 et 2016, les dépenses cumulées de l’État, des communautés autonomes et des municipalités dans ce domaine ont chuté de 46 %, passant d’un peu plus de 1,3 milliard d’euros à 720 millions d’euros, selon les données fournies par le Ministère de la Culture et du Sport, aujourd’hui dirigé par José Guirao (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Il faut dire que, dans une période compliquée où la santé publique, l’instruction ou les infrastructures lourdes sont elles aussi malmenées, la restauration et l’entretien du très riche patrimoine espagnol n’apparaît pas nécessairement comme une priorité absolue. Pourtant, selon une étude menée par Juan Martín Fernández, professeur d’économie politique à l’Université Complutense de Madrid, chaque euro investi dans le patrimoine national peut en rapporter de cinq à vingt.

Notre voisin ibérique dispose de 47 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO (le troisième pays en la matière, derrière l’Italie et la Chine) mais compte aussi 17 000 immeubles inscrits comme biens d’intérêt culturel ou encore 110 000 pièces figurant à l’inventaire général des biens meubles. Encore ne s’agit-il que du niveau national de protection puisqu’il existe aussi des systèmes de classement du patrimoine protégé au niveau régional (l’Andalousie préserve ainsi 24 000 bâtiments tandis que l’on compte jusqu’à 23 000 sites archéologique officiellement recensés en Castille-et-León) et municipal (la ville de Madrid, par exemple, compte 12 000 édifices protégés).

C’est pourquoi il existe une Liste rouge (Lista roja) des sites historiques menacés étant donné leur état de vulnérabilité ou de dégradation dans tout le pays et que l’État, les communautés autonomes ou les communes ne peuvent protéger par manque de moyens. Certains d’entre eux sont emblématiques, comme le palais des Gosálvez, situé à Casas de Benítez, dans la province de Cuenca (Castille-La Manche) ; la grande hacienda de La Mejorada Baja, dans la commune de Los Palacios y Villafranca (province de Séville, Andalousie), qui était jadis utilisée pour l’exploitation de l’olive ; le couvent Notre-Dame-des-Anges, situé sur le territoire de la commune de Sebúlcor (province de Ségovie, Castille-et-León), dans un méandre (hoz) du Duratón ; ou encore le château de Guadalerzas, situé à Los Yébenes (province de Tolède, Castille-La Manche).

Source : https://elpais.com/cultura/2018/08/11/actualidad/1534005878_549428.html

Le Maroc ferme la douane de Melilla de façon unilatérale

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Des camions attendent de pouvoir passer à la douane de Melilla (photographie : El Confidencial)

Entre le 31 juillet et le 1er août dernier, le Maroc, dans un geste visiblement hostile, a décidé de manière unilatérale de fermer la douane commerciale de Melilla, pourtant nécessaire au passage des marchandises depuis ou vers l’Espagne. Les autorités de la ville autonome enclavée dans le nord du pays maghrébin ont immédiatement protesté mais le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) n’ont jusqu’à présent émis aucune plainte officielle auprès de Rabat.

La fermeture de la douane commerciale terrestre de Beni Enzar s’ajoute à la longue liste des problèmes bilatéraux hispano-marocains qui s’accumulent ces derniers mois – et en particulier depuis l’accession de Pedro Sánchez au pouvoir. Melilla est la seule des deux villes autonomes espagnoles à disposer d’une douane commerciale avec le Maroc, puisque ce n’est pas le cas de Ceuta.

Source : https://www.elconfidencial.com/mundo/2018-08-11/marruecos-cierra-aduana-comercial-de-melilla_1603536/

Les marcheurs espagnols brillent aux championnats d’Europe d’athlétisme

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De gauche à droite, les marcheurs espagnols Diego García, María Pérez et Álvaro Martín, après leur belle victoire aux championnats d’Europe d’athlétisme (photographie : AFP et ABC)

Les championnats d’Europe d’athlétisme, qui se déroulait cette année à Berlin (Allemagne), ont vu briller les marcheurs espagnols à plus d’un titre puisque notre voisin pyrénéen a raflé une moisson de médailles à l’épreuve des 20 kilomètres marche. Chez les hommes, l’athlète Álvaro Martín, né à Llerena, dans la province de Badajoz (Estrémadure), en 1994, a remporté l’or, devançant l’un de ses compatriotes, Diego García Carrera, né à Madrid en 1996.

Les femmes, de leur côté, ont vu le triomphe de María Pérez dans les rues de la capitale allemande. Quatre Espagnols étaient en lice chez les hommes, ce qui fait un excellent ratio pour la délégation de marcheurs de notre voisin ibérique. Il faut ajouter à ces médailles des performances intéressantes des Espagnols, comme celle d’Ana Peleteiro (née à Riveira, dans la province de La Corogne, en Galice, en 1995), médaille de bronze au triple saut.

Source : https://www.abc.es/deportes/abci-alvaro-martin-y-maria-perez-espana-doblete-historico-20-marcha-201808111329_noticia.html