Les multinationales espagnoles de la construction attendent beaucoup de Trump

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Florentino Pérez, président directeur général de la multinationale ACS (photographie : Bolsa Digital)

Bien que le monde politique espagnol ait des réactions contrastées suite à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis d’Amérique, le monde économique de notre voisin pyrénéen attend beaucoup de son mandat. En effet, en dépit de son programme a priori protectionniste, le nouveau maître de Washington a promis d’importants investissements publics en matière d’infrastructures – investissements d’ailleurs nécessaires étant donné l’état de délabrement et de vétusté desdites infrastructures.

Ce sont donc logiquement les multinationales espagnoles du domaine des travaux publics qui étaient les plus favorables à l’accession au pouvoir de Donald Trump. Le candidat républicain avait initialement prévu de dépenser mille milliards de dollars en la matière, avant que son administration ne fasse légèrement machine arrière et ne fasse baisser cette somme jusqu’à 550 millions de dollars. Or, sur la cinquantaine de projets prioritaires pour Donald Trump et ses conseillers, les entreprises espagnoles sont très bien placées, d’autant qu’elles opèrent depuis longtemps outre-Atlantique et règnent souvent en maîtres sur un marché très fragmenté du côté américain. L’extension du métro de New York, la reconstruction du couloir ferroviaire entre Newark et New York ou la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Houston et Dallas-Fort Worth sont ainsi quelques-uns des principaux projets dans lesquels des géants espagnols du BTP pourraient remporter de nouveaux contrats.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2017/01/29/empresas/1485727260_831862.html

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La Foire internationale du Tourisme de Madrid élargit son public

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Une image de l’édition 2016 de la Foire internationale du Tourisme de Madrid (photographie : Estrella Digital)

Comme à chaque mois de janvier depuis 1980, la Foire internationale du Tourisme de Madrid (FITUR), l’un des plus gros rendez-vous mondiaux du secteur, a attiré des milliers de personnes venues de quatre coins de la planète. Elle se déroulait dans les installations de l’Institution des Foires de Madrid (IFEMA), sur le Champ des Nations, en bordure de la métropole, et a battu de nouveaux records.

Son édition 2017 a en effet attiré 245 000 visiteurs, soit 6 % de plus qu’en 2016. Une bonne nouvelle pour un secteur d’activité qui représente 11 % du produit intérieur brut espagnol et génère 13 % de l’emploi outre-Pyrénées. Le nombre d’exposants a augmenté de son côté de 9 %, avec 135 838 professionnels concernés de près ou de loin (pour 755 stands), soit 9 672 entreprises ou organisations venues de 165 pays. Les firmes spécialisées dans les nouvelles technologies liées au tourisme étaient, entre le 18 et le 22 janvier, 23 % plus nombreuses qu’en 2016. Profitant de la mise à l’honneur de l’Argentine, les exposants américains ont enregistré une affluence 17 % supérieure à l’année dernière – tandis que l’augmentation était de 12 % pour l’Asie Pacifique et de 9 % pour l’Europe.

La foire a enfin occupé un espace de 62 494 mètres carrés sur 8 pavillons de l’IFEMA, soit 10 % de plus qu’en 2016.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/econom%C3%ADa/fitur-nuevo-r%C3%A9cord-de-visitantes-y-acuerdos-comerciales

Le cinéma espagnol connaît un succès record à l’étranger

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L’affiche du film Julieta, de Pedro Almodóvar (photographie : Blog de Cine)

Cela fait plusieurs années que le cinéma espagnol poursuit une internationalisation qui avait commencé dans les années 80 avec le succès des films de Pedro Almodóvar en Europe. L’année 2016 confirme cette tendance à la hausse avec des recettes de près de 65 millions d’euros à l’étranger pour les productions espagnoles, contre 62 millions d’euros en 2015 – soit 4,83 % en plus.

C’est le long métrage Julieta, de Pedro Almodóvar, en lice pour l’Oscar du meilleur film étranger, qui a été le plus couronné de succès dans les autres pays (il a exactement été distribué dans 50 nations), puisqu’il a obtenu 15 millions d’euros de recettes. Cette comédie dramatique est suivie du film d’animation Objectif Lune (Atrapa la bandera en version originale), avec 9,6 millions d’euros ; Tini : la nouvelle vie de Violetta (Tini : el gran cambio de Violetta en version originale), tourné en partie en Espagne, avec 6,7 millions d’euros ; El hilo rojo, en partie produit par l’Espagne, avec près de 4 millions d’euros ; Citoyen d’honneur (El ciudadano ilustre en version originale), là aussi partiellement produit par l’Espagne, avec 3,3 millions d’euros ; et enfin la comédie espagnole Truman, avec 5,2 millions d’euros.

Source : http://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-cine-espanol-recauda-65-millones-euros-extranjero-201701281033_noticia.html

Les centres de formation sportive espagnols connaissent un grand succès international

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Le Centre de haut Rendement de la Sierra Nevada (photographie : Conseil supérieur des Sports)

Situés à Madrid, San Cugat del Vallés (Catalogne), Monachil, dans la Sierra Nevada (Andalousie) et León (Castille-et-León), les Centres de haut Rendement (Centros de Alto Rendimiento, CAR) sont de hauts lieux de formation sportive gérés par le Conseil supérieur des Sports (CSD). Très utilisés par les sportifs espagnols eux-mêmes, ils connaissent néanmoins un succès international croissant, puisque des délégations de nombreux autres pays louent ces infrastructures tout au long de l’année.

C’est notamment le cas du CAR de la Sierra Nevada, dont la situation au cœur des montagnes est assez exceptionnelle. En 2016, 1 307 sportifs et entraîneurs étrangers venus de 25 pays ont ainsi foulé le sol de ce Centre de haut Rendement, pour un total de 13 507 séjours sur place. Parmi les principales nations concernées, l’on compte le Japon (1 465 séjours), la Norvège (1 192), la Pologne (762), la Hongrie (742) ou le Portugal (662). Le CAR de Madrid a, de son côté, attiré l’équipe de natation américaine, russe et canadienne ainsi que des haltérophiles français, des pongistes hongrois ou des joueurs de badminton danois.

Source : http://www.csd.gob.es/csd/documentacion/01GabPr/Novedades/los-centros-espanoles-de-alto-rendimiento-deportivo-se-consolidan-como-referente-mundial-en-la-preparacion-del-deportista/view

L’Association des Plus Beaux Villages d’Espagne compte cette année treize nouvelles localités

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La bourgade de Grazalema, en Andalousie (photographie : Fuerte Hoteles)

Fondée en 2011 afin de promouvoir la variété et la beauté des campagnes espagnoles, l’Association des Plus Beaux Villages d’Espagne compte depuis le 1er janvier 2017 treize nouvelles localités, dont voici la liste : Grazalema, dans la province de Cadix (Andalousie) ; Villanueva de los Infantes, dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche) ; Miranda del Castañar, dans la province de Salamanque (Castille-et-León) ; Capileira, dans la province de Grenade (Andalousie) ; Caleruega et Covarrubias, dans la province de Burgos (Castille-et-León) ; Fornalutx (îles Baléares) ; Ujué (Navarre) ; Sajazarra (La Rioja) ; Chinchón (Communauté de Madrid) ; Yanguas, dans la province de Soria (Castille-et-León) ; Hita, dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche) ; et Puebla de Sanabria, dans la province de Zamora (Castille-et-León).

Source : http://www.efe.com/efe/espana/gente/trece-localidades-se-uniran-en-2017-a-los-pueblos-mas-bonitos-de-espana/10007-3109036

Une inégale répartition du chômage en Espagne

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Des personnes attendant devant un bureau de gestion du chômage en Andalousie (photographie : UGT Andalucía)

Les très bons chiffres du chômage enregistrés en Espagne au cours de l’année 2016 (avec, selon l’enquête de population active, 413 900 postes de travail créés et 541 700 chômeurs en moins sur douze mois) ne doivent pas faire oublier la très inégale répartition de l’activité dans le pays.

En effet, selon la communauté autonome et la province concernées, le taux de chômage de la population active peut passer du simple au triple. Les trois régions les moins touchées par ce fléau sont la Navarre (10,01 %), La Rioja (10,90 %) et le Pays basque (12,27 %), tandis que les trois autonomies les plus affectées selon l’Estrémadure (28,31 %), l’Andalousie (28,25 %) et les Canaries (24,90 %). L’on voit toujours clairement se dessiner une dichotomie entre Nord et Sud du pays puisque la Communauté de Madrid (14,60 %), la Catalogne (14,85 %) ou la Castille-et-León (14,81 %) sont bien moins touchés que la Castille-La Manche (22,14 %) ou la Région de Murcie (18,58 %).

Les quatre provinces espagnoles comptant le moins de chômeurs sont celle de Guipuscoa, au Pays basque (9,95 %), l’unique province de Navarre (10,01 %), celle de Burgos en Castille-et-León (10,47 %) et celle de Lérida en Catalogne (10,59 %). Au contraire, la province de Cadix en Andalousie (33,86 %), celle de Badajoz en Estrémadure (31,75 %), celle de Jaén et celle de Cordoue en Andalousie (respectivement 30,57 % et 29,42 %) sont celles qui en comptent le plus.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-esta-provincia-menos-paro-espana-201701280203_noticia.html

Un algorithme espagnol censé lutter contre les embouteillages

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Des bouchons à l’entrée de Madrid (photographie : 20 minutos)

Les Espagnols perdent en moyenne au cours de leur vie 72 journées coincés dans des embouteillages, notamment à l’abord des grandes métropoles. C’est pour lutter contre cette perte de temps que des chercheurs de l’Université polytechnique de Madrid (UPM) ont élaboré un ensemble d’algorithmes afin de désengorger les routes. Ce modèle est en effet destiné à conseiller aux conducteurs le meilleur itinéraire à suivre en fonction de données traitées par des récepteurs externes.

Le principal algorithme utilisé, nommé « processus de décision analytique et hiérarchique », a déjà été validé lors de simulations réalisées avec l’aide de la Direction générale de la Circulation (DGT) mais sa mise en œuvre, visiblement très complexe, demandera encore plusieurs tests.

Source : http://www.ticbeat.com/innovacion/este-algoritmo-matematico-acabara-con-los-atascos-de-trafico-para-siempre/

Juan Manuel Bonet devient directeur de l’Institut Cervantes

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L’institut Cervantes de Paris, sis rue Quentin-Bauchart, dans le huitième arrondissement de la capitale française (photographie : Sanahuja & Partners)

Né à Paris en 1953, le poète et critique littéraire Juan Manuel Bonet a été nommé par le ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo, nouveau directeur de l’Institut Cervantes, organisme chargé de la promotion de l’espagnol et de la culture de notre voisin pyrénéen dans le monde entier. Il va remplacer à ce poste Víctor García de la Concha, qui l’exerçait depuis janvier 2012 et avait communiqué ces derniers mois sa volonté de céder la main.

Bibliophile reconnu, Juan Manuel Bonet a dirigé ces dernières années l’institut Cervantes de Paris après avoir été directeur de l’Institut valencien d’Art moderne (IVAM) de 1995 à 2000 puis du Musée de la Reine-Sophie de Madrid. Spécialiste des avant-gardes littéraires espagnoles, il a écrit de nombreuses monographies sur des artistes et écrivains espagnols comme Juan Gris, Ramón Gaya, Gerardo Rueda, José Manuel Ballester ou Pelayo Ortega.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-confirmado-juan-manuel-bonet-nuevo-director-instituto-cervantes-201701262210_noticia.html

Santiago Vidal porte de graves accusations à l’encontre de Pedro Sánchez

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Pedro Sánchez (à gauche) en compagnie des porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne à Madrid, Joan Tardà (au centre) et Gabriel Rufián (à droite) – Photographie : Juan Manuel Prats

Bien qu’il ne soit plus premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol depuis 2016, Pedro Sánchez continue à faire régulièrement parler de lui puisqu’il a la ferme intention de reconquérir sa formation. Mais c’est pour une autre raison qu’il se retrouve sous le feu des projecteurs ces derniers jours.

En effet, l’ancien sénateur séparatiste de la Gauche républicaine de Catalogne Santiago Vidal, qui a déjà réalisé des affirmations lourdes de conséquences concernant des agissements supposés de la Généralité de Catalogne, a aussi été très bavard concernant Pedro Sánchez. Il a assuré lors de déclarations réalisées à Granollers, dans la province de Barcelone, que Pedro Sánchez avait fait d’importantes promesses au monde séparatiste catalan pour que ce dernier le soutienne dans sa volonté de devenir président du gouvernement espagnol à tout prix. Sánchez aurait en effet juré à ces possibles partenaires qu’il n’appliquerait jamais l’article 155 de la Constitution (qui permet de suspendre l’autonomie d’une communauté autonome en cas de graves manquements à la loi et d’atteinte à l’unité du pays) s’il était devenu chef de l’exécutif. Il aurait par ailleurs promis de faire classer sans suite le procès actuellement en cours contre plusieurs dirigeants indépendantistes comme Artur Mas, Francesc Homs ou Irene Rigau.

Pedro Sánchez s’est empressé de démentir de telles accusations à son encontre sur son compte Facebook, même si le doute s’est désormais immiscé dans la tête de beaucoup…

Source : http://politica.elpais.com/politica/2017/01/27/actualidad/1485530735_293701.html

Nouveau scandale dans le monde politique séparatiste catalan

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José Manuel Maza, procureur général de l’État (photographie : RTVE)

Le scandale est venu cette fois-ci par le sénateur national Santiago Vidal, qui appartient à la formation séparatiste ERC (Gauche républicaine de Catalogne). Il a en effet récemment déclaré aux médias que la Généralité de Catalogne s’était appropriée de façon subreptice et manifestement illégale les données fiscales des habitants de la communauté autonome, afin d’en disposer en cas d’indépendance de la région. Or, seul l’État espagnol en est propriétaire et lesdites données sont protégées par la loi.

Nul ne sait si ces déclarations correspondent à la vérité mais le fait que Santiago Vidal soit un ancien juge et qu’il soit proche des sphères du pouvoir séparatiste ne plaident guère en sa faveur ni en celle du Govern (gouvernement catalan). Quoi qu’il en soit, le procureur général de l’État, José Manuel Maza, a officiellement demandé au procureur supérieur de Catalogne, José María Romero de Tejada, d’ouvrir un dossier judiciaire à ce sujet. Lorsqu’il a appris la chose, Santiago Vidal a décidé de démissionner afin de ne pas « porter préjudice » au processus séparatiste et a affirmé que ses propos ne devaient pas être pris au sens propre. Une défense un peu maigre…

Source : http://www.abc.es/espana/abci-fiscalia-ordena-investigar-si-generalitat-cataluna-obtiene-datos-manera-ilegal-201701271141_noticia.html