La première chambre à matière noire espagnole bientôt en fonctionnement

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Le laboratoire souterrain de Canfranc (photographie : Laboratorio subterráneo de Canfranc)

Après six ans de construction et un investissement d’un million d’euros, la première chambre à matière noire espagnole sera bientôt en fonctionnement. Conçue par le département de Physique nucléaire et des Particules astronomiques de la Faculté des Sciences de l’Université de Saragosse (Aragon), il s’agit d’une « chambre de projection temporelle » qui sera prochainement installée dans les souterrains du Laboratoire de Canfranc, dans la province de Huesca.

Jusqu’à présent, aucun des grands laboratoires mondiaux (comme le CERN) ne sont parvenus à « capturer » de la matière noire. C’est pourquoi le chef de ce projet, Igor García Irastorza, en attend beaucoup.

Source : http://www.abc.es/espana/aragon/abci-investigadores-espanoles-crean-camara-para-capturar-materia-oscura-201612271137_noticia.html

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Mort de Gil Parrondo, grande personnalité du cinéma espagnol

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Le château de Torrelobatón, rendu célèbre dans le monde entier par Gil Parrondo (photographie : La Alcazaba)

C’est avec consternation que le monde du cinéma espagnol a appris la mort de Manuel Gil Parrondo y Rico-Villademoros, dit « Gil Parrondo », survenue le 24 décembre dernier. Si son nom est inconnu en France, il a pourtant remporté deux Oscars du meilleur décor, l’un en 1970 pour le film Patton, l’autre l’année suivante pour le long métrage Nicolas et Alexandra.

Le septième art ibérique doit à ce natif de Luarca, dans les Asturies, le tournage du film historique Le Cid, avec Charlton Heston dans le rôle-titre, dans la province de Valladolid, en particulier à Torrelobatón, commune castillane célèbre pour son château. Il a aussi participé à de nombreux autres classiques du cinéma, comme Lawrence d’Arabie, Le Docteur Jivago, Alexandre le Grand, La Chute de l’Empire romain, Voyages avec ma tante, etc.

Source : http://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-muere-parrondo-genio-arte-trajo-valladolid-y-oscar-espana-201612241655_noticia.html

L’essor des coopératives en Espagne

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Le siège de Mondragón, plus célèbre coopérative espagnole (photographie : El Confidencial)

La crise économique que connaît l’Espagne depuis 2008 a remis en cause le fondement de nombreuses habitudes acquises par les Espagnols, y compris dans le monde du travail. C’est pourquoi, depuis plus de huit ans, près de 150 entreprises classiques sont devenues des coopératives, selon les statistiques fournies par la Confédération espagnole des Coopératives du Travail associé (COCETA).

C’est le cas, par exemple, de l’école de théâtre El Timbal, sise à Barcelone, créée il y a 45 ans et dont la transformation est l’œuvre de Mireia Font et de son père. L’on peut aussi citer d’autres firmes où les travailleurs ont pris le pouvoir, comme la compagnie navarraise Mapsa, qui a été aidée en ce sens par la plus grande coopérative au monde, Mondragón (dont le siège se trouve au Pays basque), pour continuer à fabriquer des jantes de voiture, ou encore Salcedo Mueble, elle aussi sise en Navarre et qui connaît un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-empresas-segunda-vida-cuando-trabajadores-toman-mando-201612240131_noticia.html

L’incendie qui a emporté l’Alcazar de Madrid dans la nuit de Noël 1734

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Une maquette de l’ancien Alcazar royal de Madrid conçue par Juan Gómez de Mora (photographie : Pasión por Madrid)

Le réveillon de Noël (Nochebuena) est une soirée de réjouissances pour les Espagnols mais il marque aussi chaque année l’anniversaire d’un triste événement dans l’histoire de Madrid et de tout le pays. La nuit de Noël 1734, en effet, l’Alcazar de Madrid, qui servait jusqu’alors de résidence royale, est dévoré par les flammes d’un incendie qui a semble-t-il démarré dans les appartements d’un des peintres de la Cour, Jean Ranc.

Cet incendie, qui dure quatre jours, emporte avec lui de nombreuses œuvres d’art collectionnées depuis l’époque des Habsbourgs, dont plusieurs œuvres de Diego Velázquez. L’Alcazar de Madrid, forteresse d’origine musulmane, avait été largement rénové et agrandi sous le règne de Philippe II (1556-1598) afin d’en faire une véritable demeure royale. Si l’incendie est si long à maîtriser, c’est aussi que l’alerte, donnée par le battement des cloches, est d’abord prise par la population comme un appel pour se rendre à la messe de minuit. À toute chose malheur est bon, cependant, puisque c’est sur les ruines de cet ancien alcazar qu’est construit l’actuel palais royal d’Orient par les Bourbons.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-misterioso-incendio-destruyo-alcazar-madrid-y-cientos-cuadros-nochebuena-1734-201612241356_noticia.html

De nouvelles victimes de l’exclusion linguistique en Espagne

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L’agora de l’Université Jacques-Ier de Castellón de la Plana (photographie : Manuel Sáez)

La politique irrédentiste et impérialiste de la Catalogne dans d’autres communautés autonomes espagnoles continue de faire des victimes, mais ces dernières sont parfois inattendues. Sous l’influence des conceptions les plus rétrogrades de la Généralité de Catalogne, en effet, la province de Castellón, dans le Nord de la Communauté de Valence, conçoit de plus en plus le valencien (langue proche du catalan) comme la langue exclusive dans le domaine de l’éducation, au détriment de l’espagnol.

L’Université Jacques-Ier de Castellón de la Plana exige en effet désormais des connaissances minimales en valencien et en anglais pour valider son diplôme. Or, plusieurs responsables éducatifs provinciaux et régionaux estiment que cette politique va entraîner une fuite des étudiants, puisque beaucoup d’entre eux ne viennent pas de la Communauté de Valence. Dans certains cursus, 44 % des personnes inscrites sont originaires d’une autre communauté autonome. C’est notamment le cas pour son diplôme dans le domaine du jeu vidéo, qui connaît un grand succès national depuis sa création mais qui pourrait bien souffrir d’une telle politique linguistique.

Source : http://www.elconfidencialautonomico.com/comunidad_valenciana/Alertan-alumnos-Universidad-Castellon-valenciano_0_2843715603.html

La coalition au pouvoir aux Canaries se fracture

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La salle des réunions plénières du Parlement canarien, à Santa Cruz de Ténérife (photographie : Parlamento canario)

C’est ce vendredi 23 décembre que le président régional des Canaries, Fernando Clavijo, a annoncé la rupture du pacte de gouvernement qui liait son parti, la Coalition canarienne (CC), au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il a par ailleurs exclu de son gouvernement les quatre conseillers régionaux socialistes qui y siégeaient.

Les deux formations gouvernaient conjointement l’archipel depuis 2011, d’abord dans une bonne entente entre l’ancien président régional, Paulino Rivero, et le vice-président socialiste, José Miguel Pérez. Suite aux élections de 2015, cette coalition a été reconduite sous la présidence de Fernando Clavijo et la vice-présidence de Patricia Hernández. Cette rupture fait suite à des divergences croissantes entre les deux partis concernant le budget régional et le nouveau système de répartition des crédits issus du Fonds de Développement des Canaries (Fdcan).

Le Parti populaire (PP), par la voix de son président régional, Asier Antona, a en tout cas déclaré qu’il n’envisageait pas de rejoindre le gouvernement de la Coalition canarienne mais qu’il le soutiendrait ponctuellement.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-rompe-pacto-gobierno-canarias-y-cesan-cuatro-consejeros-psoe-201612231620_noticia.html

Le déficit commercial espagnol continue de plonger

Le secteur extérieur reste l’un des principaux points forts de l’économie espagnole en cette fin d’année avec un déficit commercial qui ne cesse de baisser de mois en mois et d’année en année. Jusqu’à la fin d’octobre 2016, en effet, les exportations de notre voisin pyrénéen ont dépassé les 210 milliards d’euros (soit une croissance de 0,9 % par rapport à la même période de l’année 2015) pour atteindre un maximum historique. Les importations, de leur côté, ont baissé dans le même temps d’environ 1,5 % (soit 225 milliards d’euros approximativement), cette chute étant surtout due à la baisse du prix des énergies fossiles.

Les trois composantes traditionnelles des exportations nationales (biens d’équipement, automobiles et industrie agroalimentaire) représentent désormais 55 % des ventes à l’extérieur. Les plus gros clients de l’Espagne appartiennent (et c’est sans surprise) à l’Union européenne (sur les dix principaux acheteurs de produits espagnols, huit sont membres de cette organisation), tandis que le Maroc et la Chine figurent parmi les principaux clients extra-communautaires.

Le comportement des exportations espagnoles défie, pour le moment, la chute généralisée du commerce au niveau mondial (l’import-export international étant retombé cette année au même niveau que celui de 2010). En dehors de l’Espagne, seules trois nations développées ont augmenté leurs exportations en 2016 (Allemagne, Japon et Italie).

Sources : http://cincodias.com/cincodias/2016/12/22/economia/1482398807_444891.html et http://cincodias.com/cincodias/2016/12/19/economia/1482155826_623505.html

Le miel espagnol s’exporte dans le monde entier

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Le rucher d’un apiculteur de la province de Guadalajara, en Castille-La Manche (photographie : Aula Apícola Azuqueca)

Avec le plus important secteur apicole de toute l’Union européenne (29 000 exploitations selon les dernières données du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement), l’Espagne est le premier producteur communautaire de miel, avec environ 30 000 tonnes par an (soit 15 % du total). Approximativement 80 % des 2,5 millions de ruches espagnoles sont gérées par des apiculteurs professionnels et la quasi totalité de la production nationale est désormais exportée.

L’Andalousie est le premier producteur national de miel avec plus de 20 % du total espagnol, devant la Communauté de Valence (19,3 % du total) et l’Estrémadure (15 %). C’est toutefois la Castille-et-León qui abrite le plus de fermes apicoles (5 071). Les principaux clients étrangers du miel espagnol restent la France (24,5 % des achats), l’Italie (24,3 %), l’Allemagne (17,6 %) et le Portugal (14,6 %). Les apiculteurs espagnols se tournent cependant de plus en plus vers l’Asie avec de nouveaux marchés comme la Chine, le Japon, la Corée du Sud ou Hong Kong.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/empresa/la-miel-espa%C3%B1ola-conquista-los-mercados-internacionales

Quel nom portent les différents lieux de culte catholiques en Espagne ?

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La cathédrale du Saint-Sauveur d’Oviedo (Principauté des Asturies), dont le nom fait référence au Christ (photographie : De viaje por Asturias)

C’est pour répondre à cette intéressante question que le journal conservateur ABC a réalisé une enquête exhaustive dont les principaux résultats sont présentés sous la forme d’une carte interactive. Parmi les grandes données fournies par cette analyse, l’on peut signaler que, sur les 22 678 paroisses que compte l’Espagne en 2016, environ 30 % portent un nom qui fait référence à la Vierge Marie, là où seules 6 % portent un nom lié au Christ. Pour le reste, ce sont les différents saints (32 %), les saintes (9 %), les apôtres (18 %) et les anges (5 %) qui se partagent les invocations paroissiales.

Certaines communautés autonomes et certaines provinces se distinguent par des préférences marquées. En Andalousie, par exemple, 47 % des lieux de culte catholiques portent un nom faisant référence à la mère de Jésus, tandis que la province de Grenade est celle qui en comporte le plus dans toute la région (52 % de ses invocations au total), avec un pic pour la Vierge de l’Assomption. De son côté, la Communauté de Valence est celle qui présente le plus de paroisses dont le nom est lié au Christ (9 % de ses invocations) – ce qui est particulièrement vrai dans la province d’Alicante (12 % de ses invocations).

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-reza-virgen-norte-santos-nombres-iglesias-y-parroquias-espana-201612182025_noticia.html