Les fonctionnaires espagnols sont parmi les plus âgés des pays de l’OCDE

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Des fonctionnaires du Trésor public espagnol (photographie : EFE et Vózpopuli)

C’est probablement l’une des conséquences de la crise économique qui a touché l’Espagne de plein fouet en 2008 et donc du non renouvellement de nombreux fonctionnaires : les travailleurs publics espagnols sont en moyenne parmi les plus âgés des pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE). Concrètement, l’administration centrale espagnole compte 36 % environ de travailleurs âgés de 55 ans ou plus, contre moins de 25 % en 2010, ce qui est le signe d’une évolution inquiétante. Seules l’Italie (plus de 45 %) et l’Islande (près de 40 %) font pire dans ce groupe de pays.

En moyenne, les pays de l’OCDE comptent moins de 25 % de fonctionnaires âgés de 55 ou plus dans leur administration publique. Par ailleurs, selon les dernières données correspondant au premier semestre de l’année 2017, fournies par le Ministère des Finances et des Administrations publiques, sur les 188 506 employés publics de l’État espagnol, 65 % ont plus de 50 ans en Espagne. Notons que les fonctionnaires espagnols représentent 16,7 % des salariés du pays, contre 18,1 % en moyenne au sein de l’OCDE.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/08/11/midinero/1502466311_931559.html

L’ancienne Convergence et Union, victime collatérale du chaotique processus séparatiste catalan

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L’actuel président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à droite), et son prédécesseur à ce poste, Artur Mas (photographie : Marta Pérez, EFE et El Español)

Selon un sondage réalisé entre le 4 et le 11 août derniers par l’agence NC Report pour le quotidien espagnol La Razón, si de nouvelles élections régionales avaient eu lieu en Catalogne le 15 août, le Parti démocrate européen catalan (PDeCAT), héritier de l’ancienne formation conservatrice Convergence et Union (CiU), aurait cessé d’être la première force au Parlement catalan (Parlament)… pour y être la troisième. Ce parti libéral, qui s’est engagé dans la voie sans issue du séparatisme au début des années 2010, s’est présenté pour la dernière en solitaire aux élections régionales en 2012 et a alors obtenu 50 députés sur les 135 du Parlament. Selon ce sondage de NC Report, le PDeCAT n’en aurait désormais plus que 19 – soit 537 000 votants contre 1 116 000 il y a cinq ans.

Toujours d’après cette enquête d’opinion, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), actuel partenaire du PDeCAT au sein de la coalition indépendantiste Ensemble pour le Oui, aurait grimpé de 21 sièges en 2012 à 40 sièges en 2017, ce qui en ferait le principal parti politique régional. Elle ne pourrait cependant pas remplacer l’ancienne CiU qui, même après l’échec électoral de 2012, avait dix députés de plus au Parlament. Quant à la « gauche radicale » représentée par la Candidature d’Unité populaire (CUP), elle aurait perdu 86 000 électeurs et serait donc passée de 10 à 7 sièges.

Ce nouveau panorama électoral, s’il se confirmait, signifierait que le séparatisme perdrait sa majorité absolue, la somme du PDeCAT, de l’ERC et de la CUP ne dépassant pas les 66 sièges (il en faut 68 pour la conserver). Dans ce contexte, le parti Citoyens resterait la principale formation d’opposition avec 24 sièges, tandis que le Parti des Socialistes catalans (PSC) aurait 17 élus et le Parti populaire (PP), 16, soit le même nombre que l’antenne locale de Podemos, Catalunya Sí que es Pot (« Catalogne oui c’est possible »).

Source : http://www.libertaddigital.com/espana/2017-08-15/la-debacle-del-pdecat-haria-que-el-secesionismo-perdiese-la-mayoria-en-cataluna-1276604344/

« La Catalogne, l’UE et l’euro – Que se passerait-il en cas d’indépendance ? »

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Une pièce espagnole d’une valeur d’un euro représentant encore le portrait de l’ancien roi Juan Carlos (photographie : Fabrique nationale de Monnaie et de Timbres)

Dans un très bon dossier publié le 11 août dernier sur son site, le parti politique français de l’Union populaire républicaine (UPR) expose un long raisonnement sur les impasses économiques, financières et monétaires de l’indépendantisme catalan. Rédigé par le président de la formation, François Asselineau, et par son spécialiste des questions économiques, Vincent Brousseau (ancien fonctionnaire français à la Banque centrale européenne), il a le mérite de montrer que la problématique séparatiste est bien plus complexe que ce que ses promoteurs veulent bien en dire : https://www.upr.fr/actualite/catalogne-lue-leuro-se-passerait-cas-dindependance

L’aqueduc romain de Ségovie, chef-d’œuvre en péril ?

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Une vue panoramique de l’aqueduc romain de Ségovie (photographie : Construcción civil)

Construit entre la fin du règne de l’empereur Trajan et le début de celui de l’empereur Hadrien, au début du IIe siècle après Jésus-Christ, l’aqueduc romain de Ségovie est l’une des merveilles culturelles et historiques de la Castille-et-León. Sa partie la plus visible pour le grand public mais aussi la plus célèbre occupe la place de l’Azoguejo, dans la cité castillane, mais il mesure quinze kilomètres de longueur et comprend 167 arcs. Haut de 28 mètres avec près de 6 mètres de fondations dans sa portion la plus élevée, il est composé de blocs de granite qui ne tiennent entre eux grâce à aucun liant, ce qui en fait un prodige de l’ingénierie antique.

Oui, mais voilà : sa conservation est très difficile plus de dix-huit siècles après son édification et le granite commence à tomber en lambeaux en de nombreux endroits. Il y a vingt-cinq ans, pour tenter de pallier les principaux effets négatifs de l’activité humaine dans son entourage, la circulation des véhicules des particuliers et des entreprises a été totalement interdite à proximité. Les autobus de transport continuent cependant de circuler tout autour et le bruit humain (notamment la musique) le fragilise. En 2006, le Fonds mondial des Monuments a inclus cet aqueduc romain dans sa liste des cent monuments du monde en péril. Consciente des dangers qui guettent cet ouvrage d’art, la mairie de Ségovie a lancé un vaste plan de conservation de l’ensemble.

Source : http://www.larazon.es/sociedad/el-acueducto-de-segovia-en-estado-critico-LL15783844

Et si l’aire urbaine de Barcelone ne suivait pas la Catalogne dans la voie de l’indépendantisme ?

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L’hôtel W vu depuis la plage de la Barceloneta, à Barcelone (photographie : Youtube)

Cela fait des années – plus précisément depuis 2012-2013, date à laquelle l’actuel processus séparatiste catalan a véritablement commencé – que le Parti populaire (PP) ou Citoyens défendent peu à peu l’idée de la création d’une communauté autonome nouvelle qui comprendrait Barcelone, actuelle capitale de la Catalogne, et son aire urbaine. Il faut dire que, depuis cette date, l’on remarque aussi que le poumon économique régional et sa grande banlieue ne suivent que très modérément le processus séparatiste enclenché par les autorités de la Généralité. La question se pose donc : et si la grande agglomération barcelonaise décidait de quitter le reste de la Catalogne ?

Cette interrogation est nourrie par un récent sondage publié par l’Institut des Études d’Opinion, qui montre qu’en cas d’organisation d’un référendum sécessionniste accepté aussi bien par la Généralité que par l’État central espagnol, seuls 32 % des habitants de l’aire urbaine de Barcelone voteraient « oui » à la séparation. 30 % des sondés désireraient par ailleurs quitter la Catalogne pour constituer une nouvelle communauté autonome au sein de l’Espagne, 28 % voteraient « non » à la séparation entre Catalogne et reste de l’Espagne et 6 % refuseraient l’indépendance, quelles qu’en soient les conditions – soit 64 % d’avis défavorables à la voie actuellement suivie par Carles Puigdemont, président de la Généralité, et ses soutiens. Plutôt comique lorsque l’on sait que le Val d’Aran est lui aussi décidé à ne pas se laisser embarquer dans cette aventure séparatiste.

Certains groupements de citoyens demandent désormais la constitution d’une communauté autonome nommée Tabarnia et qui regrouperait les zones les plus productives de Catalogne (aire urbaine de Barcelone et aire urbaine de Tarragone), là où le vote séparatiste est le moins fort. Alors, si l’Espagne est divisible aux yeux des indépendantistes et que ce qui compte le plus pour eux est la démocratie et le droit d’autodétermination, que répondront-ils face à ces citoyens demandeurs d’autonomie ? N’oublions pas non plus que, si l’on suit la rhétorique des « balances fiscales » constamment utilisée par la Généralité, l’aire urbaine barcelonaise est très déficitaire face à la Catalogne rurale…

Source : http://www.elmagacin.com/barcelona-apuesta-por-abandonar-cataluna-y-formar-su-propia-comunidad-autonoma/

Un nouveau mirador à Madrid en 2018

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Le groupe sculpté La Paix, de l’artiste espagnol Miguel Blay, orne le monument à Alphonse XII du parc du Retiro, à Madrid (photographie : musée Zumalacarregui)

Principal poumon vert du centre de Madrid, le parc du Retiro est connu pour des bâtiments comme le palais de Cristal ou le palais de Velázquez mais aussi pour son incroyable monument à Alphonse XII, qui domine le Grand Étang. Bâti entre 1902 et 1922, cet ensemble artistique disposait jadis d’un mirador qui permettait d’admirer la ville depuis un point situé une vingtaine de mètres de hauteur. Ce point d’observation n’a cependant été brièvement ouvert au public que dans les années 80 et l’accès coûtait alors une peseta par personne.

C’est sous la statue équestre d’Alphonse XII, roi d’Espagne de 1874 à 1885, que se situe ce mirador qui va être rénové à partir de la fin août 2017 et qui ouvrira au début 2018. Il offrira de nouveau une vue panoramique à 360 degrés sur toute la ville et permettra d’observer les toitures du Quartier des Lettres, les principaux gratte-ciel de la Gran Vía ou encore la tour de télécommunications de la télévision publique appelée Torrespaña et surnommée « El Pirulí » (terme traduisible « Le Sucre d’Orge »).

Source : http://madridistinto.com/retiro-tendra-mirador-2018/

L’Espagne est le quatrième pays au monde pour l’exportation de formats télévisuels de fiction

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Álvaro Cervantes (au centre), Blanca Suárez (à droite) et Marina Salas, trois des acteurs qui ont fait le succès de la série historique espagnole Carlos, rey emperador (photographie : Corleones y Lannisters)

L’association Televisión Abierta (littéralement, « Télévision ouverte »), qui regroupe les principales chaînes espagnoles accessibles par la TNT, a récemment présenté un rapport qui permet de constater la très bonne santé des formats de fiction produits par les canaux de notre voisin ibérique. Ce rapport, réalisé avec l’aide du cabinet d’audit américain Deloitte, montre que les chaînes espagnoles qui diffusent en clair sont les quatrièmes au monde et les deuxièmes en Europe pour l’exportation de formats télévisuels de fiction. En 2016, l’Espagne a ainsi pu vendre à des pays étrangers 36 séries et autres émissions de fiction, pour un montant total de 102 millions d’euros.

Les trois premiers pays de ce classement sont, sans surprise, le Royaume-Uni avec 79 émissions de fiction, les États-Unis d’Amérique avec 72 et l’Argentine avec 52. L’industrie télévisuelle représente 5,2 % de l’emploi chez notre voisin ibérique et a contribué à la richesse nationale en 2015 à hauteur 5,6 milliards d’euros (soit 6,9 % du PIB espagnol).

Source : http://marcaespana.es/actualidad/economía/españa-cuarto-país-en-exportación-de-formatos-televisivos

Le gouvernement espagnol envoie en renfort la Garde civile pour débloquer la situation à l’aéroport de Barcelone

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Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna (photographie : EFE et El Plural)

L’aéroport de Barcelone-El Prat vit ces dernières semaines une situation chaotique liée à une grève entamée par les agents de sécurité de l’entreprise Eulen, chargés de vérifier que les passagers enregistrés ne vont pas introduire des objets ou substances interdits dans les avions. Cette grève, qui n’a pu être résolue malgré des tentatives de conciliation entre les dirigeants de la firme et leurs employés, a provoqué des annulations de vols et d’importants retards et désagréments pour les voyageurs. La Généralité de Catalogne et tous les partis politiques ou associations liés au séparatisme en ont profité pour rejeter la responsabilité de la situation sur le gouvernement central. Ce sont pourtant les autorités régionales qui ont engagé Eulen et les conflits syndicaux sont de son ressort exclusif.

Pour mettre fin à ces problèmes alors que la saison touristique continue de battre son plein en Espagne, le gouvernement espagnol a décidé ce vendredi 11 août, par le biais du Ministère de l’Équipement, d’envoyer des gardes civils à l’aéroport de Barcelone afin de faciliter les tâches de contrôle et la vérification douanière. L’État espagnol a donc une fois de plus été obligé d’agir face à l’incurie et à l’incapacité des responsables indépendantistes. Cette mobilisation exceptionnelle de la Garde civile (équivalent espagnol de la gendarmerie) a suscité un certain émoi dans ses rangs. L’Association espagnole des Gardes civils (AEGC) a en effet rappelé que le 31 juillet dernier, la Candidature d’Unité populaire (CUP), parti sécessionniste de « gauche radicale », et plusieurs associations proches ont organisé des manifestations contre la présence de la Garde civile en Catalogne.

Il faut dire que les forces de l’ordre qui dépendent directement du Ministère de l’Intérieur ont eu le malheur de s’attaquer aux affaires de corruption endémiques qui touchent le milieu séparatiste catalan. Quoi qu’il en soit, les agents qui composent cette institution peuvent être rassurés : selon une enquête du Centre des Études d’Opinion (CEO) – organisme géré par la Généralité de Catalogne – datée de juillet dernier, la police nationale et la Garde civile inspirent aux Catalans une plus grande confiance que les autorités politiques régionales…

Sources : https://elpais.com/ccaa/2017/08/11/catalunya/1502449072_366098.html, http://www.abc.es/economia/abci-asociacion-guardias-civiles-critica-recurra-ellos-prat-cuando-queria-echar-cataluna-201708102033_noticia.html et http://www.libertaddigital.com/opinion/pablo-planas/siempre-la-guardia-civil-82930/

L’année 2016 a vu le retour plus massif des immigrés à Madrid

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Le quartier madrilène de Lavapiés attire depuis longtemps un grand nombre d’immigrés (photographie : Madrid más cerca de ti)

L’actuelle reprise économique, évidente en Espagne depuis 2014, pousse aussi les immigrés à revenir s’installer outre-Pyrénées, notamment dans les principaux centres urbains du pays. C’est ainsi qu’en 2016, pour la première fois depuis l’année 2008, de nouveaux venus originaires de pays étrangers qui se sont installés dans la capitale espagnole ont permis de faire pencher la balance démographique de la ville en faveur d’un repeuplement. 85 726 hommes et femmes en provenance d’un autre pays (dont 68 181 étrangers) ont ainsi fixé leur résidence à Madrid et la capitale a pu gagner des habitants (17 292 personnes exactement), une première depuis neuf ans.

Cette tendance suit le retour des Espagnols qui avaient décidé de partir à l’étranger au plus fort de la crise économique. Une nouvelle qui réjouit les responsables régionaux, notamment Pablo Gómez Tavira, directeur général des Services sociaux et de l’Intégration sociale de la Communauté de Madrid. Un certain nombre de ces immigrés vivaient en Espagne avant 2008, en sont partis puis sont revenus. La majeure partie d’entre eux provient de Chine, d’Amérique centrale et du Venezuela.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-mejoria-economica-atrae-inmigrantes-comunidad-madrid-llegaron-85000-2016-201708092102_noticia.html

L’école équestre de Jerez de la Frontera passera par la France lors de sa tournée estivale et automnale

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Un cavalier de l’école équestre de Jerez de la Frontera dans le célèbre manège de cette prestigieuse institution (photographie : Jerez TV)

L’École royale andalouse d’Art équestre (REAAE), sise à Jerez de la Frontera, dans la province de Cadix, a décidé de donner plus d’ampleur à son programme de représentations dans son célèbre manège mais aussi de poursuivre sa tournée estivale et automnale, qui passera par d’autres villes de la communauté autonome mais aussi par la France. Le 14 août, les cavaliers de cette prestigieuse institution se rendront à Puebla de Guzmán (province de Huelva) avant de se diriger vers les arènes d’El Puerto de Santa María (province de Cadix) le 26 du même mois. Le 2 septembre, ils donneront une représentation à Andújar (province de Jaén) et leur spectacle Cómo bailan los caballos andaluces (Comment dansent les chevaux andalous) atterrira à Montpellier (Hérault) les 26 et 27 octobre.

Ce 12 août, les membres de l’école doivent également réaliser un gala exceptionnel à Jerez de la Frontera. Ils ont prévu d’organiser une journée portes ouvertes le 9 septembre prochain, à l’occasion de la Journée européenne du Cheval, afin de soutenir la candidature de la cité andalouse comme Ville européenne du Cheval. Fondée en 1973 par Álvaro Domecq Romero, l’École royale andalouse d’Art équestre a son siège au palais du duc-d’Abrantes. Elle a en Espagne le même prestige que le Cadre noir de Saumur en France.

Source : http://www.diariodejerez.es/jerez/Real-Escuela-gira-Francia-Andalucia_0_1161784358.html