Le premier robot policier émirati a été créé par une société espagnole

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Le robot policier de conception espagnole lors de sa présentation aux autorités de Dubaï (photographie : Police de Dubaï et CNN Español)

Les Émirats arabes unis, et en particulier le plus riche d’entre eux, Dubaï, ont acquis auprès de l’entreprise espagnole PAL Robotics leur premier robot policier le 24 mai 2017. Ce robot, nommé REEM, mesure 1,70 mètres, pèse 100 kilogrammes et se déplace sur des roues. Hautement personnalisable, il peut parler jusqu’à neuf langues et pourra être averti d’un crime par des êtres humains afin de lancer une enquête elle aussi effectuée par des policiers humains. Il pourra également répondre à diverses questions, recevoir le paiement d’amendes, etc.

Le gérant commercial de PAL Robotics, Carlos Vivas, a expliqué que cette collaboration très fructueuse d’un point de vue financier n’était pas dans les habitudes de la compagnie, qui préfère d’ordinaire éviter les contrats militaires. Quoi qu’il soit, l’on aurait souhaité que l’Espagne montre son savoir-faire technologique auprès d’un autre pays et dans d’autres circonstances…

Source : http://cnnespanol.cnn.com/2017/05/24/primer-robot-policia-de-dubai-fue-producido-por-empresa-espanola/#0

L’Allemagne de Helmut Kohl et l’Espagne de Felipe González : une amitié un peu oubliée

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González (à droite), en compagnie de l’ancien chancelier allemand, Helmut Kohl (au centre), lors d’une visite de ce dernier à Saint-Jacques-de-Compostelle (photographie : La Voz de Galicia)

C’est ce vendredi 16 juin que l’on apprenait dans les médias le décès de l’homme politique allemand Helmut Kohl, chancelier fédéral de l’Allemagne de l’Ouest puis de l’Allemagne réunifiée (1982-1998), importante figure de la politique européenne sur deux décennies-clé dans l’histoire du continent. Les médias français ont surtout mis en avant, comme l’on pouvait s’y attendre, l’amitié franco-allemande qu’il a voulu renforcer aux côtés du président de la République française de l’époque, François Mitterand. De l’autre côté des Pyrénées, toutefois, nombreux sont les journalistes et commentateurs qui ont rappelé que le chancelier allemand s’entendait bien mieux avec le président du gouvernement espagnol de l’époque, le socialiste Felipe González (1982-1996).

C’est ce que rappelle Luis Ayllón sur son blog intitulé « Terminal cero », publié par le quotidien conservateur ABC et consacré à la politique étrangère de l’Espagne : en dépit des divergences idéologiques entre les deux hommes (différences qu’il convient cependant de ne pas exagérer), Helmut Kohl et Felipe González étaient très proches personnellement et politiquement. Cette amitié entre les deux hommes est née lors du premier voyage de González à Bonn, en mai 1983, lorsque le président du gouvernement espagnol a soutenu l’idée de Kohl de faire installer des missiles Pershing américains sur le territoire de la République fédérale d’Allemagne. Le chancelier allemand, de son côté, a souvent soutenu Felipe González lorsque ce dernier réclamait une augmentation du budget de la Politique agricole commune. L’homme fort de la social-démocratie espagnole a par ailleurs immédiatement soutenu l’idée de la réunification allemande, à laquelle étaient plus réticents la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/kohl-el-amigo-aleman-del-pata-negra-16732.asp/

L’Espagne vient au secours du Portugal, ravagé par un incendie meurtrier

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Un avion espagnol survole la zone de l’incendie qui fait des ravages au Portugal (photographie : ABC et Por tierra, mar y aire)

Le Portugal est ravagé depuis plusieurs jours déjà par un vaste incendie qui concerne le district de Leiria, dans la région Centre, et qui a fait de nombreux morts et blessés. Pour faire face à ce feu de forêt rapidement devenu incontrôlable, le gouvernement portugais a appelé à l’aide ses partenaires européens, comme la France ou l’Espagne, et notre voisin pyrénéen a répondu à cet appel en envoyant quatre avions bombardiers d’eau du 43e Groupement de l’Armée de l’Air. Ces appareils ont décollé depuis la base militaire de Matacán, dans la province de Salamanque (Castille-et-León), et depuis celle de Torrejón de Ardoz, dans la banlieue de Madrid.

De son côté, Philippe VI a appelé ce dimanche 18 juin le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, afin de l’assurer du soutien de toute la nation espagnole et de lui transmettre ses condoléances suite aux nombreux décès causés par cette catastrophe naturelle.

Sources : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-envia-tres-aviones-apagafuegos-del-ejercito-del-aire-al-incendio-de-portugal-21598.asp/ et http://www.abc.es/internacional/abci-felipe-conversa-presidente-portugal-agradece-apoyo-espana-tras-incendio-201706181521_noticia.html

Mariano Rajoy et Emmanuel Macron se rencontrent à Paris

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite) en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée (photographie : EFE et ABC)

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé au palais de l’Élysée, à Paris, ce vendredi 16 juin peu après 13h afin de participer à un déjeuner de travail avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre les deux dirigeants, qui s’étaient déjà croisé il y a quelques semaines à Bruxelles, lors d’un sommet exceptionnel de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Au menu, notamment, les sempiternelles discussions sur l’avenir de l’Union européenne, notamment suite au départ du Royaume-Uni (le fameux Brexit), dans la continuité du sommet de Versailles, organisé par François Hollande, avec le concours de la chancelière allemande, Angela Merkel, du président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, et de Mariano Rajoy.

Les deux hommes ont également évoqué la coopération antiterroriste, les interconnexions énergétiques entre l’Espagne et la France ainsi que le séparatisme catalan. À ce sujet, au cours de la conférence de presse qui a suivi le déjeuner, Emmanuel Macron a une fois de plus douché les espoirs des indépendantistes en déclarant qu’il ne reconnaissait qu’un seul interlocuteur en la matière : une Espagne unie.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-llega-eliseo-para-impulsar-macron-espiritu-versalles-201706161309_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-macron-rotundo-sobre-cataluna-tengo-unico-interlocutor-mariano-rajoy-201706161531_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Le Venezuela est le pays qui a déposé le plus de demandes d’asile en Espagne en 2016

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Une manifestation de Vénézuéliens à Madrid en avril 2017 (photographie : EFE et Libre Mercado)

La récente crise des migrants, l’afflux de réfugiés politiques ou économiques venus d’Afrique et d’Asie mais aussi d’Amérique latine et, plus globalement, les grands mouvements de populations que connaissent le monde depuis des décennies et en particulier sur les dernières années touchent aussi l’Espagne, qui est par exemple en premier ligne avec ses enclaves de Ceuta et Melilla, au Maroc. Selon les statistiques fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié (CEAR) dans un rapport dévoilé ce vendredi 16 juin, 15 700 personnes ont officiellement déposé une demande d’asile auprès des autorités espagnoles en 2016. Seules 355 demandes ont été approuvées sur ce total, ce qui est toutefois plus qu’en 2015 (220 demandes acceptées). Néanmoins, il faut ajouter que 6 500 demandeurs d’asile ont reçu une protection particulière de la part de l’Espagne.

C’est du Venezuela que viennent l’essentiel de ces demandeurs d’asile dont le cas a été traité par Madrid, avec 3 960 personnes concernées. Le pays est suivi de la Syrie (2 975 personnes), de l’Ukraine (2 570), de l’Algérie (740), de la Colombie (615), du Salvador (425) et du Honduras (385)

Source : http://www.abc.es/espana/abci-venezuela-pais-mas-solicitudes-asilo-recibio-espana-2016-201706161231_noticia.html

L’Espagne compte désormais 3 000 soldats mobilisés sur des théâtres extérieurs

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Deux soldats de l’armée de terre espagnole (photographie : Taringa)

En ce mois de juin 2017, l’armée espagnole compte plus de 3 000 soldats engagés sur des théâtres d’opération extérieurs, malheureusement souvent dans des guerres qui ne concernent pas notre voisin ibérique. Selon les données de l’état-major, 3 039 militaires sont ainsi déployés dans différents pays du monde, 976 sous la bannière de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), 767 au sein de bataillons de l’Union européenne (UE), 634 pour le compte de l’Organisation des Nations unies (ONU), 463 afin de lutter auprès d’autres nations contre l’État islamique (EI), 106 venus prêter main forte à la France en Afrique et 93 dans le cadre d’opérations bilatérales avec d’autres pays (notamment au Sénégal et au Cap-Vert).

Il faut ajouter à ces déploiements permanents des opérations temporaires, notamment en Italie et en Roumanie, où la Légion espagnole et le régiment Guadarrama X sont mobilisés. C’est donc la première fois depuis 2011 que l’Espagne a envoyé tant de ses militaires à l’étranger, alors que la nouvelle ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, espère faire parvenir notre voisin au respect des engagements pris à l’égard de Washington.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-letonia-exterior-21579.asp/

Philippe VI vient défendre le secteur espagnol des énergies renouvelables au Kazakhstan

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Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), en compagnie du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, lors de leur visite au Kazakhstan (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de l’inauguration de l’Exposition internationale de 2017, qui se déroule à Astana, capitale du Kazakhstan, du 10 juin au 10 septembre, le roi Philippe VI s’est rendu dans ce pays d’Asie centrale afin de visiter le pavillon espagnol et de soutenir le secteur national des énergies renouvelables. Cette manifestation est en effet placée sous le signe des « énergies du futur » et notre voisin pyrénéen a un beau patrimoine infrastructurel et économique à défendre en matière d’éoliennes ou de centrales solaires.

Accompagné du ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, il en a profité pour rencontrer le secrétaire général des Nations unies, le Portugais António Guterres ; le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping ; le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev ; le président ouzbek, Shavkat Mirziyoyev ; ou encore le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine. Cette exposition internationale regroupe 115 pays et de nombreuses organisations internationales, d’où son importance stratégique dans la diplomatie et l’économie mondiales.

Source : http://www.abc.es/espana/casa-real/abci-llega-kazajstan-para-inauguracion-expo-2017-201706091042_noticia.html

Ouverture d’un centre d’entraînement militaire européen en Espagne

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (à droite), en compagnie de la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, Federica Mogherini (photographie : Europa Press et La Información)

C’est le jeudi 8 juin que la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, et la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, ont inauguré sur la base aérienne de Saragosse (Aragon) le Centre de Transport aérien tactique (ETAC), installation dans laquelle seront censés s’entraîner les pilotes des armées de l’Union européenne en matière de transport de troupes et de matériel. Cospedal s’est félicitée de l’ouverture de ce centre et en a profité pour vanter les mérites de l’Union européenne.

La signature de l’accord international entre onze pays membres de l’organisation pour la construction d’une telle infrastructure est intervenue en 2016 et a été validée par l’Agence européenne de la Défense (EDA). La base aérienne de Saragosse accueille depuis plusieurs années des cours et entraînements internationaux qui ont concerné, pour l’année écoulée, l’Espagne elle-même mais aussi l’Allemagne et la Pologne.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-acoge-centro-clave-para-adiestramiento-aereo-militar-union-europea-201706090151_noticia.html

L’Espagne veut devenir un partenaire stratégique de la Russie

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (à gauche), en compagnie de son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre à Moscou le 7 juin 2017 (photographie : EFE et ABC)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, a réalisé un voyage officiel en Russie le mercredi 7 juin dernier afin d’y rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, dans l’objectif de dynamiser les relations entre les deux pays. Cette réunion fait suite à des manifestations culturelles communes mais aussi à des sommets ministériels récents. Les deux ministres ont notamment signé un « Plan de consultations politiques », qui vise à rendre plus fréquentes les discussions entre les deux pays concernant les affaires internationales. Ce protocole, qui vaut pour les années 2017-2018, concerne la stabilité mondiale, l’Amérique latine, la lutte contre le terrorisme ou encore les médias.

Les deux hommes ont profité du court séjour de Dastis à Moscou afin d’évoquer la situation dans plusieurs pays asiatiques ou africains comme la Syrie, l’Irak, la Libye, la Corée du Nord et l’Afghanistan. L’épineuse thématique ukrainienne a aussi fait partie des échanges. Notons enfin que, même si aucune date n’a pour le moment été fixée, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, devront se rencontrer dans les mois qui viennent.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-acerca-rusia-como-interlocutor-estrategico-201706080419_noticia.html

La France et l’Espagne organisent des manœuvres communes en Méditerranée

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Le navire français Dixmude vu depuis un hélicoptère Chinook de l’armée espagnole lors de manœuvres militaires communes dans le golfe de Cadix en mai 2016 (photographie : Antonio Vázquez et ABC)

Entre le mardi 6 et le vendredi 9 juin, la Marine nationale française et l’armée espagnole organisent des manœuvres communes en Méditerranée, précisément entre le port provençal de Toulon et la ville de Barcelone. Ces exercices impliquent le navire français Dixmude ainsi que des hélicoptères des Forces aéromobiles de l’armée de terre espagnole (un Chinook, un Cougar et un Super Puma). Trente soldats espagnols cohabiteront avec leurs homologues français durant toute la durée de ces manœuvres afin de s’habituer au travail en équipe.

Ces manœuvres font suite à un intérêt croissant de la France pour l’armée espagnole. Paris aimerait en effet que Madrid envoie ses hélicoptères en Afrique afin de soutenir les forces hexagonales au Sahel, en particulier en Mauritanie, au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Tchad. C’est la troisième fois que les hélicoptères espagnols collaborent avec le navire Dixmude. Ce dernier arrivera donc à quai le 9 juin prochain ; des élèves du lycée français de Barcelone, accompagnés par l’ambassadeur de France à Madrid, Yves Saint-Geours, rendront visite aux marins et soldats.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-francia-maniobras-barcelona-21538.asp/