Pour la première fois de son histoire, la marine espagnole prend le commandement de la flotte européenne en Méditerranée

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors de la cérémonie de prise de fonction de la marine espagnole au sein de la flotte européenne en Méditerranée (photographie : ABC)

C’est le jeudi 31 août dernier, à midi pile, que la marine espagnole a pris le commandement de la flotte de l’Union européenne qui patrouille dans les eaux méditerranéennes afin de lutter contre l’immigration illégale venue d’Afrique. C’est la toute première fois que notre voisin pyrénéen se voit confier cette responsabilité et la ville de Tarente, en Italie, a accueilli la cérémonie de « passation de pouvoir » entre la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti, et son homologue espagnole, María Dolores de Cospedal. Cette dernière en a profité pour prononcer un bref discours sur le pont du navire ravitailleur Cantabria (« Cantabrie »), mis en service en 2010.

C’est donc le contre-amiral espagnol Javier Moreno qui a désormais la charge de diriger l’opération de l’Union européenne en Méditerranée, qui cherche à repérer les passeurs illégaux et les trafiquants d’êtres humains. La flotte européenne est composée du Cantabria, d’un navire allemand, d’un bateau italien et de cinq appareils volants ; elle patrouille en mer Méditerranée depuis 2015, a déjà sauvé 39 818 migrants de la noyade et a arrêté 117 passeurs.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-toma-mando-primera-fuerza-naval-mediterraneo-201708311616_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

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Les femmes les plus puissantes d’Espagne en 2017 selon « Forbes »

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En tant que présidente de la principale banque du pays, Ana Patricia Botín figure forcément dans ce classement… (photographie : Alchetron)

Comme chaque année, le magazine économique américain Forbes a établi sa liste des femmes les plus puissantes du monde, inspirée de celle des hommes les plus puissants. Décliné par pays, ce classement offre des résultats finalement assez peu surprenants pour l’Espagne, puisque c’est Ana Patricia Botín, présidente directrice générale du groupe Santander (qui comprend notamment la principale banque du pays et la première banque d’Europe par capitalisation boursière), qui occupe la première place. Sa famille, qui gère un capital supérieur à 1,5 milliard d’euros, fait aussi partie des clans espagnols les plus riches. Ce classement évoque également le nom de l’actuelle ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (quatrième place), notamment en raison de son réseau d’influence et de sa place au sein du Parti populaire (PP).

À la sixième place, l’on retrouve Ana Pastor, actuelle présidente du Congrès des députés, tandis que la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, atteint la onzième position. Sans surprise là non plus, la reine Letizia, en raison de son rang institutionnel, est huitième du classement. Des personnalités moins connues du grand public (mais tout aussi déterminantes, sinon plus) complètent cette liste : María Dolores Dancausa (deuxième place), conseillère déléguée de la banque Bankinter ; Palomera Escudero (troisième place), directrice de la communication de l’UNICEF ; Carme Ruscalleda, cuisinière et chef d’entreprise (cinquième place) ; Encarnación Roca Trías, vice-présidente de la Cour constitutionnelle (septième place) ; María Ángeles Sánchez Conde, procureur en chef de la Cour constitutionnelle (neuvième place) ; ou encore María del Mar Raventós, présidente du groupe Codorniu, qui commercialise du cava (« champagne » espagnol).

Source : http://www.abc.es/economia/abci-botin-cospedal-pastor-y-reina-entre-mas-poderosas-segun-revista-forbes-201708301728_noticia.html

Ces volontaires espagnols partis combattre l’État islamique

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Trois des combattants espagnols partis en Irak pour combattre les membres de Daesh (photographie : El Confidencial)

Parrainé par le Parti patriotique assyrien d’Irak et une organisation française d’origine syrienne, la Dwekh Nasha est une milice composée de volontaires de plusieurs nationalités (dont des Français, des Britanniques, des Italiens, des Chiliens ou des Américains) dont l’objectif affiché est d’éliminer le plus grand nombre possible de membres de l’État islamique. Située en dehors de la coalition internationale qui bombarde ces derniers mois les positions de Daesh en Irak et en Syrie, cette brigade ouvertement chrétienne est composée de guerriers armés de kalachnikovs achetée sur le marché local.

Parmi ces miliciens, qui portent sur leur uniforme le blason de leur unité et le drapeau de leur pays d’origine, l’on compte plusieurs Espagnols, dont trois ont un passé militaire avéré, puisqu’ils ont été membres des bérets verts, de la Légion espagnole ou encore de brigades de parachutistes. Ces Espagnols, comme tous leurs compagnons d’armes, arrivent généralement en Irak par Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Leur objectif est de patrouiller dans la région et de protéger les populations locales, notamment en localisant et désactivant les bombes posées dans cette zone sensible par l’État islamique. Sur leur uniforme, l’on peut voir un drapeau espagnol bien particulier puisqu’il est orné du Sacré Cœur de Jésus ainsi que symboles carlistes (c’est-à-dire liés à des monarchistes traditionalistes espagnols) et la devise « Je régnerai en Espagne ! Vive le Christ Roi ! » (¡Reinaré en España! ¡Viva el Cristo Rey!).

Source : http://www.elconfidencialdigital.com/defensa/impactantes-espanoles-combatiendo-Islamico-Irak_0_2699730007.html

En visite à Paris, Mariano Rajoy annonce pour l’automne l’organisation d’un sommet des pays européens et africains à Madrid

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), et le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de leur conférence de presse commune après leur premier déjeuner à Paris, le 16 juin 2017 (photographie : AFP et OKDiario)

Ce lundi 28 août, le président de la République française, Emmanuel Macron, accueillait à Paris le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, à un dîner politique précédé d’une réunion avec plusieurs dirigeants africains. Étaient présents à ce sommet, outre les personnes susnommées et la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Italienne Federica Mogherini, des représentants du Tchad, du Niger et de la Libye. Les deux principaux thèmes abordés lors de la rencontre entre dirigeants européens africains et européens ont été le terrorisme et les flux migratoires actuels.

À cette occasion, Mariano Rajoy a rappelé que l’Espagne accueillera bientôt une rencontre entre le ministre de l’Intérieur des six principaux pays de l’Union européenne (Espagne, France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni et Pologne). Il a également annoncé que notre voisin pyrénéen organisera à l’automne (plus précisément entre la fin du mois d’octobre et le début du mois de novembre) une rencontre entre l’Espagne, la France, l’Allemagne et l’Italie d’un côté et plusieurs pays africains de l’autre afin de préparer le prochain sommet UE-Afrique, qui aura lieu les 29 et 30 novembre prochains en Côte d’Ivoire.

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2017/280817-rajoyrueda.aspx

« France-Espagne : quelle coopération policière ? »

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Le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido (à gauche), serre la main de son homologue français, Gérard Collomb (photographie : La Croix)

La chaîne de télévision française France 2 évoquait le 23 août dernier la réunion bilatérale à Paris entre le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, et son homologue français, Gérard Collomb. Cette rencontre, prévue de longue date et rendue encore plus nécessaire suite aux attentats des 17 et 18 août derniers, à Barcelone et Cambrils, vise à renforcer la coopération antiterroriste entre les deux pays, notamment en matière policière : http://www.francetvinfo.fr/monde/espagne/barcelone/france-espagne-quelle-cooperation-policiere_2339477.html

L’armée libanaise rend hommage à l’Espagne dans sa guerre contre l’État islamique

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Le drapeau libanais (à gauche) et le drapeau espagnol côte-à-côte dans le désert (photographie : Esteban Villarejo et ABC)

Ce samedi 19 août, l’armée libanaise a annoncé qu’elle menait une vaste offensive militaire contre l’État islamique dans le Nord-Est du pays, à la frontière avec la Syrie, et qu’elle avait d’ores et déjà repris 30 kilomètres carrés à Daesh dans les montagnes désertiques de Ras Baalbek et Qaa. Il s’agit en effet d’une portion du territoire dont l’État islamique s’était rendu maître à partir de 2014, dans le cadre de sa conquête de la Syrie et de l’Irak.

En pleine reculade, Daesh a dû subir un autre affront puisque l’organisation a revendiqué les attentats qui ont touché Barcelone et Cambrils le 17 août dernier. Or, une fois la zone récupérée par l’armée libanaise, cette dernière y a hissé le drapeau national mais aussi le drapeau espagnol, dans un hommage explicite aux victimes des derniers attentats outre-Pyrénées. Un beau geste qui a aussitôt fait le tour du monde, notamment en Espagne, où même le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, a chaleureusement remercié les autorités civiles et militaires du Liban.

Sources : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/bandera-libanes-daesh-22134.asp/ et http://www.lavanguardia.com/internacional/20170820/43697366128/el-ejercito-libanes-ondea-una-bandera-espanola.html

« La Catalogne, l’UE et l’euro – Que se passerait-il en cas d’indépendance ? »

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Une pièce espagnole d’une valeur d’un euro représentant encore le portrait de l’ancien roi Juan Carlos (photographie : Fabrique nationale de Monnaie et de Timbres)

Dans un très bon dossier publié le 11 août dernier sur son site, le parti politique français de l’Union populaire républicaine (UPR) expose un long raisonnement sur les impasses économiques, financières et monétaires de l’indépendantisme catalan. Rédigé par le président de la formation, François Asselineau, et par son spécialiste des questions économiques, Vincent Brousseau (ancien fonctionnaire français à la Banque centrale européenne), il a le mérite de montrer que la problématique séparatiste est bien plus complexe que ce que ses promoteurs veulent bien en dire : https://www.upr.fr/actualite/catalogne-lue-leuro-se-passerait-cas-dindependance

Le porte-avions espagnol Príncipe-de-Asturias part pour sa dernière demeure

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Le porte-avions Príncipe-de-Asturias (« Prince-des-Asturies ») dans la rade d’El Ferrol, en Galice (photographie : ABC et Por tierra, mar y aire)

C’est ce mercredi 9 août que l’ancien porte-avions espagnol Príncipe-de-Asturias (littéralement, « Prince-des-Asturies ») a été remorqué depuis la rade du port d’El Ferrol (Galice) pour partir vers la Turquie, où il sera méthodiquement démonté et recyclé pour partie. Navire-amiral de la marine espagnole durant 25 ans, de 1988 à 2013, il mettra environ vingt jours à arriver à bon port et ce transport sera assuré par l’entreprise Surus Inversa, qui possède le bâtiment depuis qu’il a été démobilisé. C’est déjà en Turquie qu’avait été détruit le ravitailleur Marqués-de-la-Ensenada (« Marquis-de-la-Ensenada »), dont la vie active avait touché à sa fin en 2012.

C’est précisément dans le port d’Aliağa, situé sur la côte égéenne, que la firme turque Leyal Deltas se chargera de mener à bien l’opération de casse. Le ministre qui était titulaire du portefeuille de la Défense en 2013, Pedro Morenés, avait choisi de démobiliser ce porte-avions en pleine crise économique, alors que son coût de maintenance était estimé à 100 millions d’euros par an. L’Espagne ne dispose désormais plus que d’un seul porte-aéronefs, le Juan-Carlos-I, mis en service en 2010.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/principe-asturias-desguace-22089.asp/

L’Espagne va investir plus de 800 millions d’euros dans de nouveaux satellites de communication

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Le satellite d’observation Paz (littéralement, « Paix »), qui sera lancé en fin d’année 2017 (photographie : Hisdesat et El País)

C’est le Ministère de la Défense, dont le principal responsable est María Dolores de Cospedal, qui l’a annoncé lui-même : avant la fin de l’année 2017, le gouvernement espagnol devra avoir lancé un processus de renouvellement de ses satellites de communication militaire. Ce processus, qui devrait coûter environ 800 millions d’euros, permettra de remplacer les actuels engins qui offrent des communications sûres et cryptées aux forces armées de notre voisin ibérique mais aussi à ses ambassades ou au CNI (Centre national d’Intelligence, organisme qui gère les services secrets espagnols). Concrètement, le programme Xtar-Eur arrive à échéance en 2020 et le programme Spainsat, en 2021.

De fait, le programme de substitution a déjà un an de retard et, en raison de leurs limites en carburant, les satellites en place dans l’espace ne pourront pas voir leur durée de vie augmenter substantiellement. Si les nouveaux engins ne sont pas commandés et livrés à temps, l’Espagne devra temporairement louer des canaux de communication à des satellites étrangers. Par ailleurs, le Ministère de la Défense a fait le choix de nouveaux satellites possédés à 100 % par l’Espagne (via Hisdesat, agence détenue à 30 % par l’agence publique Hispasat et à 70 % par des firmes aérospatiales ibériques). La construction de ces outils sera en revanche assurée soit par les États-Unis d’Amérique (comme c’était le cas jusqu’à maintenant), soit par un consortium européen.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/08/08/actualidad/1502217189_849521.html