« Le tellure, minerai au cœur de la bataille des eaux territoriales entre le Maroc et l’Espagne ? »

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Le roi du Maroc Mohammed VI (au centre) lors de la première visite officiel du nouveau couple royal espagnol dans son pays, en juillet 2014 (photographie : Foro Loco)

Cet article daté du 14 juillet dernier, écrit par Jazia El Hammari et publié sur le site marocain Yabiladi montre une autre dimension des disputes territoriales entre l’Espagne et le Maroc, en évoquant notamment la facette économique et technologique : https://www.yabiladi.com/articles/details/55570/tellure-minerai-coeur-bataille-eaux.html

Juan Manuel Bonet, directeur de l’Institut Cervantes, souligne l’impact économique de la langue espagnole

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Le nouveau directeur de l’Institut Cervantes, Juan Manuel Bonet (à droite), aux côtés de la secrétaire générale ibéro-américaine, la Costaricaine Rebeca Grynspan (photographie : EFE et El Mundo)

Entré en fonction en février dernier, le nouveau directeur de l’Institut Cervantes (organisme chargé de la promotion internationale de la langue espagnole), Juan Manuel Bonet a défendu en ce mois de juillet l’impact économique de la langue espagnole dans le cadre d’un cours organisé à San Lorenzo de El Escorial, bourgade de la grande banlieue de Madrid. Il eu l’occasion de rappeler que, selon le rapport intitulé « La valeur économique de l’espagnol » (« El valor económico del español »), commandé par son prédécesseur, Víctor García de la Concha, l’espagnol génère à lui seul 16 % du produit intérieur brut (PIB) national, soit 164 milliards d’euros et 3,5 millions d’emplois. Il n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer : « L’espagnol est l’actif économique le plus important des pays hispanophones ».

Il a par là même voulu préparer la réunion des directeurs des différents Instituts Cervantes du monde, qui aura lieu à Málaga (Andalousie) le 24 juillet prochain et regroupera environ soixante-dix personnes. L’objectif est désormais de renforcer la place de la langue de Cervantes dans certains pays non hispanophones où elle est déjà répandue (comme le Brésil), notamment par le biais d’expositions.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2017/02/08/589b4c1b22601d59558b45de.html

Programme et enjeux de la visite d’État du couple royal espagnol au Royaume-Uni

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Le roi Philippe VI (au centre) salue la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (à gauche), sous l’œil de la reine Letizia (photographie : Juan Carlos Hidalgo, EFE et Público)

C’est du 12 au 14 juillet prochains que se déroulera la visite d’État du roi Philippe VI et de la reine Letizia au Royaume-Uni, un voyage très attendu qui a été repoussé à deux reprises (une première fois en mars 2016, en raison de l’absence de gouvernement de plein droit en Espagne, et une seconde fois en juin 2017, en raison des élections générales anticipées au Royaume-Uni). Le couple royal espagnol atterrira à l’aéroport londonien de Luton le 11 juillet, avant d’entamer un marathon qui le mènera, entre autres, au palais de Buckingham (où il résidera durant ces quelques jours), au palais de Westminster (avec un discours de Philippe VI devant la Chambre des Communes et la Chambre des Lords réunies) ou encore à l’université d’Oxford. Le couple royal y rencontrera également des entrepreneurs et des scientifiques espagnols installés sur le sol britannique. C’est la première fois depuis 1986 que le roi d’Espagne et son épouse se rendent en visite d’État outre-Manche.

Au-delà du faste monarchique, les enjeux de ce voyage sont nombreux, notamment à la lumière de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (communément appelée Brexit). L’Espagne désire en effet que cette sortie soit négociée et se fasse en douceur afin de préserver ses intérêts économiques sur place. Le pays bénéficie largement du commerce bilatéral, puisqu’il enregistre un excédent de 8 milliards d’euros sur les 30 milliards d’euros d’échanges annuels entre les deux pays. Par ailleurs, le Royaume-Uni est le principal récepteur des investissements directs espagnols, avec un stock de 82,5 milliards d’euros en 2015. Les investissements espagnols permettent donc de maintenir 140 000 emplois au Royaume-Uni, pays qui est aussi le principal émetteur de touristes à destination de notre voisin ibérique (17,8 millions de visiteurs en 2016, soit un touriste sur quatre). L’on compte 130 000 Espagnols enregistrés auprès du consulat d’Espagne au Royaume-Uni et 300 000 Britanniques officiellement installés en Espagne (même si le chiffre réel approche probablement les 600 000 personnes).

Sources : http://royallifemagazine.co.uk/state-visit-king-queen-spain/ et http://www.lavanguardia.com/vida/20170705/423911979398/el-viaje-de-los-reyes-a-reino-unido-subrayara-el-deseo-de-espana-de-mantener-la-mejor-relacion-tras-el-brexit.html

« L’impasse de la « gauche radicale » espagnole » est disponible en version audio

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Le coordinateur fédéral de la Gauche unie, Alberto Garzón (à gauche), en compagnie du secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, à Madrid (photographie : Cuarto Poder)

Le très bon site Ekouter.net, dont j’ai déjà fait la promotion sur mon blog à plusieurs reprises, propose désormais en version audio ma conférence intitulée « L’impasse de la « gauche radicale » espagnole », prononcée à Montpellier le samedi 17 juin dernier : http://ekouter.net/l-impasse-de-la-gauche-radicale-espagnole-avec-nicolas-klein-pour-l-universite-reelle-a-montpellier-3137

Plus de 60 % des Espagnols refusent que leur pays devienne un jour une République

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Le roi Philippe VI (à gauche) et la reine Letizia (au centre) lors de la présentation du dernier dictionnaire de l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : El Imparcial)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut NC Report à l’occasion du troisième anniversaire de règne de Philippe VI, le 19 juin dernier, et révélée par le journal La Razón, 61,8 % des personnes sondées refusent que leur pays devienne un jour une République, tandis que 25,4 % accepteraient que la forme du régime espagnol soit modifiée et que 12,8 % ne s’expriment pas à ce sujet. Ce sont surtout les plus jeunes (ceux dont l’âge est compris entre 18 et 29 ans) qui soutiennent l’idée de la proclamation d’une Troisième République (52,5 % des personnes interrogées dans leur tranche d’âge y sont favorables), tandis que les autres secteurs de la population y sont largement opposés.

Les Espagnols sondés par NC Report sont en revanche partagés quant au rôle que le roi devrait jouer dans l’actuel problème séparatiste catalan : 49,8 % d’entre eux estiment qu’il devrait éviter de trop s’investir en la matière tandis que 40,2 % lui demandent d’être plus présent dans le débat. Plus intéressant encore : si 59,3 % des sondés estiment que les actuelles compétences de Philippe VI, largement limitées par la constitution, sont suffisantes, 31,1 % aimeraient lui octroyer plus de pouvoir en matière politique. Les personnes sondées donnent une note moyenne de 7,4 sur 10 à l’action du roi au cours de ses trois premières années de règne. Les personnes âgées de 18 à 29 ans l’approuvent majoritairement mais sont plus sévères (5,3 sur 10), là où celles âgées de plus de 65 ans sont les plus généreuses (8,1 sur 10). En moyenne, le rôle d’ambassadeurs de Philippe VI et Letizia à l’étranger est aussi très apprécié (74,1 % d’avis positifs). Enfin, 71,7 % des personnes interrogées pensent que le couple royal est en phase avec son temps et avec les problèmes et préoccupations de la société espagnole.

Source : http://www.larazon.es/espana/mas-del-60-de-los-espanoles-rechaza-que-espana-sea-una-republica-KF15458332

« L’impasse de la « gauche radicale » espagnole »

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), en compagnie du premier secrétaire de Podemos, Pablo Iglesias, lors d’une entrevue au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Reuters, Juan Medina et Público)

Voici la vidéo d’une conférence intitulée « L’impasse de la « gauche radicale » espagnole » donnée par votre serviteur dans le cadre de l’Université réelle de Montpellier le samedi 17 juin dernier : https://youtu.be/Q0AQ0xHOt-k

Le premier robot policier émirati a été créé par une société espagnole

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Le robot policier de conception espagnole lors de sa présentation aux autorités de Dubaï (photographie : Police de Dubaï et CNN Español)

Les Émirats arabes unis, et en particulier le plus riche d’entre eux, Dubaï, ont acquis auprès de l’entreprise espagnole PAL Robotics leur premier robot policier le 24 mai 2017. Ce robot, nommé REEM, mesure 1,70 mètres, pèse 100 kilogrammes et se déplace sur des roues. Hautement personnalisable, il peut parler jusqu’à neuf langues et pourra être averti d’un crime par des êtres humains afin de lancer une enquête elle aussi effectuée par des policiers humains. Il pourra également répondre à diverses questions, recevoir le paiement d’amendes, etc.

Le gérant commercial de PAL Robotics, Carlos Vivas, a expliqué que cette collaboration très fructueuse d’un point de vue financier n’était pas dans les habitudes de la compagnie, qui préfère d’ordinaire éviter les contrats militaires. Quoi qu’il soit, l’on aurait souhaité que l’Espagne montre son savoir-faire technologique auprès d’un autre pays et dans d’autres circonstances…

Source : http://cnnespanol.cnn.com/2017/05/24/primer-robot-policia-de-dubai-fue-producido-por-empresa-espanola/#0

L’Allemagne de Helmut Kohl et l’Espagne de Felipe González : une amitié un peu oubliée

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González (à droite), en compagnie de l’ancien chancelier allemand, Helmut Kohl (au centre), lors d’une visite de ce dernier à Saint-Jacques-de-Compostelle (photographie : La Voz de Galicia)

C’est ce vendredi 16 juin que l’on apprenait dans les médias le décès de l’homme politique allemand Helmut Kohl, chancelier fédéral de l’Allemagne de l’Ouest puis de l’Allemagne réunifiée (1982-1998), importante figure de la politique européenne sur deux décennies-clé dans l’histoire du continent. Les médias français ont surtout mis en avant, comme l’on pouvait s’y attendre, l’amitié franco-allemande qu’il a voulu renforcer aux côtés du président de la République française de l’époque, François Mitterand. De l’autre côté des Pyrénées, toutefois, nombreux sont les journalistes et commentateurs qui ont rappelé que le chancelier allemand s’entendait bien mieux avec le président du gouvernement espagnol de l’époque, le socialiste Felipe González (1982-1996).

C’est ce que rappelle Luis Ayllón sur son blog intitulé « Terminal cero », publié par le quotidien conservateur ABC et consacré à la politique étrangère de l’Espagne : en dépit des divergences idéologiques entre les deux hommes (différences qu’il convient cependant de ne pas exagérer), Helmut Kohl et Felipe González étaient très proches personnellement et politiquement. Cette amitié entre les deux hommes est née lors du premier voyage de González à Bonn, en mai 1983, lorsque le président du gouvernement espagnol a soutenu l’idée de Kohl de faire installer des missiles Pershing américains sur le territoire de la République fédérale d’Allemagne. Le chancelier allemand, de son côté, a souvent soutenu Felipe González lorsque ce dernier réclamait une augmentation du budget de la Politique agricole commune. L’homme fort de la social-démocratie espagnole a par ailleurs immédiatement soutenu l’idée de la réunification allemande, à laquelle étaient plus réticents la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/kohl-el-amigo-aleman-del-pata-negra-16732.asp/

L’Espagne vient au secours du Portugal, ravagé par un incendie meurtrier

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Un avion espagnol survole la zone de l’incendie qui fait des ravages au Portugal (photographie : ABC et Por tierra, mar y aire)

Le Portugal est ravagé depuis plusieurs jours déjà par un vaste incendie qui concerne le district de Leiria, dans la région Centre, et qui a fait de nombreux morts et blessés. Pour faire face à ce feu de forêt rapidement devenu incontrôlable, le gouvernement portugais a appelé à l’aide ses partenaires européens, comme la France ou l’Espagne, et notre voisin pyrénéen a répondu à cet appel en envoyant quatre avions bombardiers d’eau du 43e Groupement de l’Armée de l’Air. Ces appareils ont décollé depuis la base militaire de Matacán, dans la province de Salamanque (Castille-et-León), et depuis celle de Torrejón de Ardoz, dans la banlieue de Madrid.

De son côté, Philippe VI a appelé ce dimanche 18 juin le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, afin de l’assurer du soutien de toute la nation espagnole et de lui transmettre ses condoléances suite aux nombreux décès causés par cette catastrophe naturelle.

Sources : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-envia-tres-aviones-apagafuegos-del-ejercito-del-aire-al-incendio-de-portugal-21598.asp/ et http://www.abc.es/internacional/abci-felipe-conversa-presidente-portugal-agradece-apoyo-espana-tras-incendio-201706181521_noticia.html

Mariano Rajoy et Emmanuel Macron se rencontrent à Paris

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite) en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée (photographie : EFE et ABC)

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé au palais de l’Élysée, à Paris, ce vendredi 16 juin peu après 13h afin de participer à un déjeuner de travail avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre les deux dirigeants, qui s’étaient déjà croisé il y a quelques semaines à Bruxelles, lors d’un sommet exceptionnel de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Au menu, notamment, les sempiternelles discussions sur l’avenir de l’Union européenne, notamment suite au départ du Royaume-Uni (le fameux Brexit), dans la continuité du sommet de Versailles, organisé par François Hollande, avec le concours de la chancelière allemande, Angela Merkel, du président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, et de Mariano Rajoy.

Les deux hommes ont également évoqué la coopération antiterroriste, les interconnexions énergétiques entre l’Espagne et la France ainsi que le séparatisme catalan. À ce sujet, au cours de la conférence de presse qui a suivi le déjeuner, Emmanuel Macron a une fois de plus douché les espoirs des indépendantistes en déclarant qu’il ne reconnaissait qu’un seul interlocuteur en la matière : une Espagne unie.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-llega-eliseo-para-impulsar-macron-espiritu-versalles-201706161309_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-macron-rotundo-sobre-cataluna-tengo-unico-interlocutor-mariano-rajoy-201706161531_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0