La Marine espagnole choisit le 3 mai comme nouveau jour de commémoration annuelle

Un tableau espagnol du XVIIe siècle représentant la remise des clefs de Séville (Andalousie) au roi de Castille Ferdinand III par le souverain musulman Axataf (photographie : ABC)

Outre la fête de sa sainte patronne, la Vierge du Carmel (Virgen del Carmen), qui se déroule tous les 16 juillet, la Marine espagnole (Armada) a officiellement choisi au début du mois de janvier 2020 la date du 3 mai comme nouvelle commémoration annuelle baptisée « Journée historique de la Marine » (Jornada Histórica de la Armada). Il ne s’agit pas d’un choix innocent puisque le corps d’armée veut ainsi célébrer le 3 mai 1248, date à laquelle une flotte de la Couronne de Castille commandée par Ramón Bonifaz a vaincu les navires musulmans qui contrôlaient la ville de Séville (Andalousie).

Ils formaient en effet un rempart entre la cité et Triana, sur le Guadalquivir, mais leur défaite a permis à la flottille chrétienne de remonter le fleuve, de briser un pont de fortune fait de barques protégées par des chaînes et de reconquérir Séville pour le comte du roi Ferdinand III le Saint (1217-1252). La Couronne d’Aragon a également contribué à ce haut fait d’armes de l’histoire espagnole. La geste de Ramón Bonifaz est considérée par l’historiographie de notre voisin ibérique comme le premier exploit maritime espagnol.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/espana/la-armada-celebrara-cada-ano-una-jornada-historica-el-3-de-mayo-dia-de-la-reconquista-de-sevilla.html

La Légion espagnole dirige la nouvelle stratégie de lutte contre le djihad au Mali

Des membres du groupe tactique Millán-Astray de la Légion espagnole, en poste au Mali (photographie : Miguel Temprano et La Razón)

Membre de la Mission d’Entraînement européenne sur place (EUTM), le groupe tactique Millán-Astray, détachement de la Légion espagnole (Legión Española), est chargé de diriger la nouvelle stratégie des troupes internationales et locales contre le djihadisme, qui connaît une recrudescence au Sahel depuis plusieurs années. Commandé par le lieutenant-colonel Fernando Sánchez, ce détachement entraîne ainsi les soldats maliens à faire face au terrorisme islamique.

Mais les contacts avec l’armée malienne ne sont pas les seuls nécessaires à la mission du groupe tactique Millán-Astray. Il s’agit également d’améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment en entretenant de bonnes relations avec les communautés les plus susceptibles de former un rempart solide contre le djihadisme. Il faut en effet éviter que les habitants du cru ne se laisse facilement séduire par des terroristes formés au Syrie ou en Irak.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200104/etgzekz6lvgp5bvnmottgteqgq.html?fbclid=IwAR1q4TlXVwWmcb10oOUArtdveGDqPnvtOgpfmAgYS-DZpUUkWKqkc0CT0tE

L'Espagne négocie la vente de navires militaires au Maroc

Un patrouilleur hauturier de la marine vénézuélienne réalisé par l’entreprise publique espagnole Navantia (photographie : Mer et Marine)

D’après des sources gouvernementales et industrielles, pour la première fois depuis trois décennies, l’Espagne négocie auprès du Maroc la vente de véhicules militaires, à savoir deux patrouilleurs de la classe Avante fabriqués par l’entreprise publique Navantia (sise à Madrid). Il s’agit de bâtiments semblables aux quatre Navires de Surveillance du Littoral (Buques de Vigilancia del Litoral, BVL) que Navantia avait fabriqués pour le Venezuela au cours de la dernière décennie.

En 1982, l’Entreprise nationale Bazán (Empresa Nacional Bazán), ancêtre direct de Navantia, avait vendu à Rabat le navire Lieutenant-Colonel-Errahmani, corvette qui, durant trois décennies, a été le bateau-amiral de la Marine marocaine. Par la suite, le Maroc s’était tourné vers la France et les Pays-Bas pour s’approvisionner en bâtiments militaires. Les BVL que veut vendre l’Espagne devraient faire 80 mètres de longueur et peser 1 500 tonnes pour une autonomie de 4 000 milles et une capacité totale de 40 membres d’équipage.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/27/actualidad/1577477471_099182.html

La Marine espagnole propose des noms pour ses futures frégates F-110

L’officier de marine espagnol Luis de Córdoba (photographie : Wikipedia)

Alors qu’elle attend la livraison de ses nouvelles frégates F-110, navires les plus modernes qu’elle ait jamais acquis, la Marine espagnole (Armada) a déjà proposé plusieurs noms pour ces unités afin de rendre hommage à l’histoire militaire de l’ensemble de l’Espagne. Ces noms doivent encore être validés par le Ministère de la Défense, dont l’actuelle titulaire est Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol) et ils sont les suivants :

  • Ramón de Bonifaz y Camargo (1196-1252), originaire de Burgos (actuelle Castille-et-León), premier amiral de Castille et créateur de la Marine royale de Castille ;
  • Roger de Lauria (1245-1305), né dans la ville italienne de Lauria (dans l’actuelle Basilicate), marin s’étant mis au service de la Couronne d’Aragon ;
  • Pedro Menéndez de Avilés (1519-1574), né dans la ville d’Avilés (actuelle Principauté des Asturies), conquérant de la Floride (actuels États-Unis d’Amérique), fondateur de Saint Augustine (San Agustín, en espagnol), plus ancienne ville du pays à encore exister aujourd’hui ;
  • Luis de Córdova y Córdova (1706-1796), originaire de Séville (actuelle Andalousie), officier de marine ;
  • et Antonio Barceló y Pont de la Terra (1717-1797), né à Palma de Majorque (îles Baléares), amiral de la Marine royale.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-propuesta-armada-para-nombrar-fragatas-f-110-bonifaz-roger-lauria-menendez-aviles-201912160242_noticia.html

La firme espagnole Indra signe un contrat dans le domaine de la défense avec Lockheed Martin

Une frégate F110 de la Marine (« Armada ») espagnole (photographie : Cinco Días)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), la firme technologique espagnole Indra Sistemas a signé ce jeudi 12 décembre 2019 un important contrat de défense avec l’entreprise américaine Lockheed Martin, dont le siège se trouve à Bethesda, dans le Maryland, afin de lui fournir les principaux éléments constituant son antenne radar AESA. Cette antenne doit équiper les dispositifs de surveillance antiaérienne en bande S des futures frégates F110 de la Marine (Armada) espagnole.

Le montant de ce contrat s’élève à 150 millions d’euros et la construction des engins devrait durer sept ans. Le contrat a été signé en présence des médias à Madrid, au siège du constructeur naval espagnol Navantia, en présence du vice-président et directeur général de la Ligne de Marché des Systèmes intégrés et des Capteurs de Lockheed Martin, Paul Lemmo, et du conseiller directeur général au Transport et à la Défense d’Indra, Ignacio Mataix. Le dispositif de surveillance antiaérienne en bande S doit permettre aux frégates F110 de s’assurer la suprématie dans leur rayon d’action.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/12/12/companias/1576142935_762357.html

Navantia se glisse dans la liste des cent premières entreprises d'armement au monde

L’actuelle présidente directrice générale (PDG) de l’entreprise de construction navale espagnole Navantia, Susana Sarriá (photographie : Navantia)

Ce lundi 9 décembre 2019, l’Institut international de Recherche sur la Paix de Stockholm (Suède) a publié l’édition 2018 de son classement des entreprises d’armement ayant effectué les plus grosses ventes au niveau planétaire. Le classement est dominé par cinq firmes américaines (Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics). L’on retrouve une firme espagnole dans le classement, Navantia, sise à Madrid et dirigée par Susana Sarriá, qui est spécialisée dans la construction navale.

Concrètement, cette multinationale passe de la 89e à la 76e place, avec des ventes totales s’élevant à 1,2 milliard de dollars environ pour l’année 2018, contre 975 millions en 2017. Cet accroissement de 27 % est notamment dû à une commande de la marine espagnole (Armada Española), qui veut s’équiper en nouvelles frégates F-110, ainsi qu’à l’achat de corvettes fabriquées outre-Pyrénées par l’Arabie saoudite. Parmi les autres nations présentes dans le classement, l’on note l’amélioration des ventes d’armes françaises et, au contraire, la baisse qui touche l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/compania-venta-armas.html

Un détachement de la Légion espagnole part à la recherche d'un monument en hommage à Miguel de Unamuno

L’île du Congrès, située dans l’archipel espagnol des Zaffarines, en mer Méditerranée (photographie : Commandement général militaire de Melilla)

En 1924, l’écrivain et philosophe espagnol Miguel de Unamuno (1864-1936), l’une des sommités intellectuelles de son temps, est déporté sur l’île de Fuerteventura, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) par le dictateur Miguel Primo de Rivera (1923-1930), qui ne supporte pas l’opposition de ce penseur à son régime. Unamuno choisit ensuite l’exil volontaire à Paris (France), en 1926, tandis que quatre de ses compagnons sont déportés sur l’île du Congrès (Isla del Congreso), en plein archipel espagnol de Zaffarines, en mer Méditerranée.

Il s’agit du journaliste et conservateur Francisco de Cossío (1887-1975), de l’étudiant en droit Salvador María Vila, de l’écrivain Arturo Casanueva et de l’avocat pénaliste Luis Jiménez de Asúa (1889-1970). Sur place, les quatre hommes improvisent un petit monument en hommage à Miguel de Unamuno et y enterrent un petit message de soutien. À la fin de cette année 2019, le détachement (Tercio) du Grand Capitaine (Gran Capitán) de la Légion espagnole (Legión Española) a entamé des travaux de recherche de ce tumulus.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-legion-emprende-busqueda-monumento-unamuno-erigido-deportados-chafarinas-201912080134_noticia.html

Tecnobit, la firme espagnole de technologie militaire qui séduit le monde entier

Le modèle de radio TGOR, développé par la firme espagnole Tecnobit (photographie : El Español)

Sise à Valdepeñas, commune de la province de Ciudad Real (Castille-La Manche) peuplée d’environ 30 000 habitants, l’entreprise Tecnobit, qui appartient au groupe Oesía, produit du matériel technologique militaire qui séduit de plus en plus le monde entier. Elle fournit bien entendu les forces armées espagnoles mais également les troupes de plusieurs autres pays, notamment avec ses deux derniers produits-phare : la radio TGOR et le système optronique Orison.

Connue bien davantage pour ses vins de qualité, Valdepeñas cherche à diversifier ses sources de revenus, notamment en se tournant vers les technologies et le complexe militaro-industriel. Et Tecnobit l’y aide désormais en sécurisant par exemple les communications militaires espagnoles à travers le dispositif de chiffrage CIFPECOM. Tecnobit exporte également vers le Bangladesh, le Japon, l’Australie, les Pays-Bas ou encore la Suède.

Source : https://www.elespanol.com/espana/20191202/tecnologia-militar-valdepenas-ejercitos-medio-camaras-especiales/448205853_0.html

Le gouvernement espagnol accorde un nouveau crédit pour le développement de la future frégate F-110 de la Marine nationale

Un schéma des armes et capteurs des futures frégates espagnoles F-110 (image : Navantia et ABC)

Réuni en Conseil des ministres à Madrid ce vendredi 29 novembre 2019, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a accordé un financement exceptionnel au développement de la future frégate F-110 de la Marine nationale (Armada) par le biais d’un prêt à taux zéro sans exigences de garanties de 1,6 milliard d’euros environ sur sept ans (de 2019 à 2025). Le coût total estimé de la conception et de la construction de ces futurs bâtiments ultramodernes de l’armée espagnole est de 4,3 milliards d’euros.

C’est notamment par le biais des frégates F-110 que le constructeur naval public espagnol Navantia, sis à Madrid, pourra développer son projet de chantier naval numérique 4.0 (astillero 4.0) à El Ferrol, dans la province de La Corogne (Galice). Ce programme du Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (PSOE), a un impact annuel de 590 millions d’euros dans le produit intérieur brut (PIB) espagnol et emploie à l’heure actuelle 7 000 personnes.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/espana/acuerdo-para-financiar-1-638-millones-de-las-fragatas-f-110.html

L’armée de l’air espagnole va rénover ses systèmes d’aide à la navigation de ses bases militaires

Deux avions Eurofighter de l’armée de l’air espagnole décollent depuis la base de Morón de la Frontera, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : EFE et ABC)

Par le biais d’un contrat de 2,8 millions d’euros, l’armée de l’air espagnole va faire rénover par Thales España ses systèmes d’aide à la navigation installés dans ses bases militaires de Saragosse (Aragon), Torrejón de Ardoz (Communauté de Madrid), Talavera la Real (province de Tolède, Castille-La Manche) et Albacete (Castille-La Manche). Nommé Tacan, ce système aide les avions de chasse et autres aéronefs de l’armée à se guider et à se repérer en termes de distance.

Les nouveaux équipements acquis auprès de Thales España devront être mis en œuvre avant l’année 2021 et c’est au cours du mois de novembre qu’a commencé le démontage des actuels systèmes. Selon les déclarations du président directeur général (PDG) de Thales España, Jesús Sánchez Bargos, la signature de ce contrat est à même de renforcer les relations entre l’entreprise et les forces armées espagnoles.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/industria-de-defensa/ejercito-aire-millones.html?fbclid=IwAR2M6zFgfVHrgt65Alh-mT-358Z3YKikYnr1yqcoODHv4cFcdetqglpaCao