Le nombre de prestations de serment civiles au drapeau se multiplie en Espagne depuis 2010

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Une prestation de serment au drapeau espagnol à Grenade (photographie : Ideal)

Les forces armées espagnoles organisent régulièrement, dans différents points de la géographie espagnole, des prestations de serment civiles au drapeau auxquelles peuvent participer des citoyens désireux de matérialiser au cours d’une cérémonie leur attachement à la patrie. Il n’existe que quelques prérequis pour prendre part à ces prestations de serment : jouir de la nationalité espagnole, être majeur et ne pas avoir été déclaré inapte mentalement.

Le Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par María Dolores de Cospedal, tient à jour une comptabilité précise du nombre de personnes qui participent à ces actes solennels et officiels. Or, selon les statistiques qu’il a recueilli, ce nombre a été multiplié par douze depuis 2010. Cette année-là, 1 733 Espagnols ont pris part à cette cérémonie dans l’ensemble du pays. Or, en 2017, ils étaient 8 715, soit une augmentation de 47 % en sept ans. Le plus grand nombre de prestations de serment au drapeau a été organisé par l’armée de terre, suivie de l’armée de l’air, de la marine et de la Garde royale.

L’année 2018 a commencé sur les chapeaux de roue pour cet acte officiel avec une première prestation de serment le 13 janvier à Viator, dans la province d’Almería (Andalousie). D’autres prestations sont déjà prévues à Murcie, Saragosse (Aragon), Málaga (Andalousie), Madrid et Salamanque (Castille-et-León), entre autres.

Source : http://www.eleconomista.es/politica-eleconomista/noticias/8898044/01/18/El-numero-de-civiles-que-juran-la-bandera-se-multiplica-por-12-desde-2010.html

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Un retour du service militaire très improbable en Espagne (pour le moment)

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’un discours à Tolède, en 2016 (photographie : Ismael Herrero et El Correo gallego)

Toujours attentifs à ce qui se fait et se dit de ce côté-ci des Pyrénées, les médias espagnols se sont emparés des récentes déclarations du président de la République française, Emmanuel Macron, qui s’est montré décidé à rétablir une forme de service militaire dans notre pays, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Une telle discussion est tout naturellement revenue sur le devant de la scène chez nos voisins ibériques, même si le rétablissement de l’ancien système est plus qu’improbable à l’heure actuelle. Face à la recrudescence des attentats terroristes dans toute l’Europe (et sur le sol espagnol), certains réclament davantage une sorte de formation citoyenne à l’auto-défense et à la gestion de ce type de cas critiques.

C’est en 1996 que le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar (Parti populaire), suspend le service militaire obligatoire dans son pays. À l’instar de ce qui se passe dans la plupart des autres nations européennes, l’objectif est à la professionnalisation des forces armées, qui doivent pour ce faire subir une « cure d’amaigrissement ». Certains autres pays du continent, comme la Norvège et la Suède, sont aussi favorables à un retour sur cette abolition. Pourtant, outre-Pyrénées, tout cela semble bien brumeux. Le Parti populaire (PP) étant en situation de minorité au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), il peut difficilement manœuvrer en ce sens, d’autant qu’il ne semble pas favorable à une mesure telle que celle annoncée par Emmanuel Macron. De leur côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos font preuve d’un antimilitarisme plus ou moins développé, ce qui amenuise là aussi les possibilités d’un rétablissement du service militaire ou d’une formation à la défense en Espagne.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/22/opinion/1516605424_891722.html

Le Royaume-Uni veut renforcer sa coopération militaire avec l’Espagne après le Brexit

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Deux soldats (un Espagnol et un Britannique) défilent côte à côte avec le drapeau de leur pays respectif (photographie : ABC)

Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier, le navire de guerre le plus moderne de la marine britannique a accosté au niveau du quai n° 1 du port de Málaga, d’où embarquent d’habitude les croisiéristes. Cette visite de courtoisie, qui consiste en une brève escale avant une mission en mer Méditerranée, a attiré de nombreux badauds, des expatriés britanniques, des représentants d’associations de chefs d’entreprise, des policiers, des gardes civils, des diplomates, des journalistes et, bien entendu, des militaires. Le consulat du Royaume-Uni dans la ville andalouse a accueilli une cérémonie assez informelle pour souhaiter la bienvenue aux membres d’équipage du HMS Duncan.

Il faut dire que Londres et Madrid veulent préparer la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) et renforcer leur coopération stratégique une fois cette échéance passée. Un éternel point d’achoppement (le statut de Gibraltar) demeure évidemment mais ni le commodore Michael Utley, ni l’ambassadeur britannique en Espagne, Simon Manley, ne sont venus parler de ce sujet. Un peu à l’instar de ce qui s’est passé lors du récent sommet qui avait lieu entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, Londres et Madrid envisagent des manœuvres conjointes, des échanges militaires, des partages de connaissance et de savoir-faire en matière de déminage, de guerre hybride ou de guerre cybernétique.

En novembre 2017, déjà, le chef d’état-major des forces armées britanniques, Stuart Peach, avait rendu visite à Madrid à son homologue espagnol, Fernando Alejandre. Notons aussi qu’en décembre, le Conseil espagnol des ministres a autorisé le rachat par l’entreprise britannique Rolls-Royce de 53,1 % de la firme espagnole Industria de Turbopropulsores (ITP). Le nouveau président de la filiale est un certain Josep Piqué, ministre espagnol des Affaires étrangères de 2000 à 2002.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/reino-unido-busca-reforzar-su-relacion-de-defensa-con-espana-tras-el-brexit-23134.asp/

L’Espagne a dépensé 834,9 millions d’euros en 2017 pour ses missions militaires internationales

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Des militaires espagnols de l’Armée de terre en déplacement en mission à l’étranger (photographie : ABC)

Selon le quotidien conservateur ABC, le Ministère espagnol de la Défense, aujourd’hui dirigé par María Dolores de Cospedal (Parti populaire), a consacré tout au long de l’année 2017 834,9 millions d’euros aux dix-sept missions internationales dans lesquelles est engagée l’armée espagnole. Ces crédits, qui ont été fournis par le Fonds de Contingence du budget de l’État, représentent une augmentation de 8,2 % par rapport aux sommes allouées aux missions militaires internationales en 2016 (771,1 millions d’euros).

La mission la plus coûteuse pour le Trésor public a été celle du Liban (138 millions d’euros), mise en œuvre suite au conflit entre ce pays et Israël. Elle est suivie de la mission internationale contre l’État islamique en Syrie et en Irak (123,1 millions d’euros) et de l’opération Sophia en mer Méditerranée, qui cherche à lutter contre les passeurs de migrants. À titre de rappel, 2 469 soldats espagnols sont aujourd’hui déployés sur toute la planète.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/misiones-exterior-millones-23076.asp/

Le Ministère de la Défense confirme la commande des nouveaux sous-marins S-80 pour la marine espagnole

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Un morceau du nouveau sous-marin espagnol S-80 (photographie : Jaime García et ABC)

Le Ministère de la Défense, dirigé par María Dolores de Cospedal (Parti populaire), et le géant de la construction navale espagnole Navantia sont en train de régler les derniers détails d’un important contrat concernant la conception et la commande du nouveau sous-marin de la marine de notre voisin ibérique, le S-80, pour une somme avoisinant les 1,5 à 1,8 milliard d’euros. Les derniers problèmes techniques qui touchent ce programme d’armement spécial ont en effet été résolus et la firme travaille désormais à plein régime sur ses chantiers navals de Carthagène (Région de Murcie) pour achever la version finale de ce sous-marin. Les délais de livraison des différents exemplaires de cette arme de guerre sont désormais les suivants : septembre 2022, mai 2024, mars 2026 et juillet 2027.

Ils porteront le nom d’Isaac-Peral (en hommage au concepteur du premier torpilleur sous-marin de l’histoire, justement originaire de l’actuelle Région de Murcie et mort en 1895), Narciso-Monturiol (autre pionnier de la navigation sous-marine espagnole, mort en 1885), Cosme-García (décédé en 1874, cet ingénieur a conçu des navires submersibles pour la marine espagnole) et Mateo-García-de-los-Reyes (en hommage au militaire qui commandait la frégate à hélice Almansa et qui a été fusillé en 1936). Portant respectivement les numéros S-81, S-82, S-83 et S-84, ces sous-marins devront venir remplacer le Galerna (littéralement, « galerne »), identifié sous le numéro S-71 ; le Mistral, identifié sous le numéro S-73 ; et le Tramontana (littéralement, « tramontane »), identifié sous le numéro S-74. Le Siroco (littéralement, « sirocco »), identifié sous le numéro S-72, a déjà été mis à la retraite en 2012.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-defensa-invertira-unos-1500-millones-adicionales-para-nuevo-submarino-s-80-201801020148_noticia.html

L’Espagne s’engage auprès de l’OTAN à augmenter son budget militaire d’ici à 2024

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Un avion Eurofighter et des soldats espagnols sur la base militaire de Morón de la Frontera, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Uly Martín et El País)

Par une lettre envoyée au secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le Norvégien Jens Stoltenberg, l’Espagne a pris de nouveaux engagements en matière de dépenses militaires par la voix de sa ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire). Notre voisin ibérique a en effet fixé une feuille de route qui doit lui permettre de respecter une partie des promesses faites à l’occasion du sommet de l’OTAN de 2014, qui se déroulait à Newport, au Pays de Galles. Alors que les dépenses militaires de l’Espagne représentent 0,92 % de son produit intérieur brut en 2017 (à peine plus que la Belgique et le Luxembourg en termes proportionnels), elle se propose de parvenir à dix-huit milliards d’euros d’investissement total d’ici à 2024.

Cette augmentation de 80 % du budget actuel (rien que ça) supposera un effort considérable mais l’Espagne n’atteindra pas pour autant les 2 % du PIB en termes de dépenses militaires, qui constituent l’engagement minimal auquel doivent parvenir tous les membres de l’alliance. L’on sera plus proche, si la décision de María Dolores de Cospedal est suivie d’effets dans le temps, des 1,5 % ou 1,6 % du PIB. Il faudra attendre au mieux 2028 pour dépasser la barre fatidique des 2 %.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/12/26/actualidad/1514312944_214046.html

Le Ministère espagnol de la Défense veut enclencher un nouveau cycle d’investissements

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors de son allocution à Madrid du mardi 5 décembre 2017 (photographie : Ministère de la Défense)

L’Espagne est traditionnellement un pays peu enclin aux aventures militaires étrangères (celle d’Irak en 2003 ayant fait figure de malheureuse exception) mais c’est aussi l’une des nations membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) avec les plus faibles dépenses en matière de défense en termes proportionnels. C’est d’ailleurs ce qui a valu à Madrid de nouvelles remontrances de la part du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, lequel a remis au goût du jour l’idée du « partage du fardeau » entre les différents partenaires de la (funeste) organisation atlantiste. Dès 2014, lors du sommet de l’OTAN de Cardiff (Royaume-Uni), les autorités espagnoles avaient accepté de monter en puissance en la matière pour se rapprocher de la barre fatidique des 2 % du budget en matière de dépenses militaires.

À plusieurs reprises, la nouvelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), a évoqué sa ferme volonté d’y parvenir par un ambitieux projet de relance dans le domaine. Elle a réaffirmé ce désir ce mardi 5 novembre 2015, lors d’une conférence prononcée à Madrid et organisée par le journal économique El Economista. Sous le titre « L’industrie de la Défense : nouveau scénario budgétaire », cette allocution a rappelé l’importance capitale de l’industrie militaire en Espagne, qui emploie directement ou indirectement 100 000 personnes outre-Pyrénées et génère 2,5 euros de richesse pour chaque euro investi. Notre voisin ibérique dispose de quelques poids lourds en la matière (Navantia, Indra, Santa Bárbara Sistemas, Tecnobit, etc.) et de nouveaux programmes d’armement ont récemment reçu le feu vert du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy.

Concrètement, l’armée de terre doit se doter de nouveaux véhicules blindés 8X8 et la marine, de nouvelle frégates F-110, ce qui a permis la mise en place de projets de recherche et de développement ambitieux. Il va aussi s’agir de remplacer les F-18 par d’autres avions de combat qui seront destinés à la base aérienne de Gando (îles Canaries) mais également de concevoir un nouveau patrouilleur amphibie de la classe Meteoro. Ce « nouveau cycle d’investissements » devrait bénéficier des Plans spécifiques d’Armement (PEA), qui ont été inclus pour la première fois l’année dernière dans le budget de l’État.

Sources : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mde/Paginas/2017/051217cospedalconferencia.aspx et http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/cospedal-anuncia-un-nuevo-ciclo-inversor-en-materia-de-defensa-22687.asp/

Le gouvernement espagnol met en marche une nouvelle stratégie de sécurité nationale… qui s’inquiète de la cohésion nationale

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), lors de la réunion du Conseil de Sécurité nationale du vendredi 1er décembre, à Madrid (photographie : César Porras, EFE et El País)

C’est ce vendredi 1er décembre que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) s’est réuni au palais de La Moncloa, à Madrid, dans le cadre du Conseil de Sécurité nationale afin de mettre en place une nouvelle stratégie de sécurité nationale, tel qu’il était convenu depuis le début de l’année 2017. Le document approuvé compte 127 pages. Il évoque bien entendu des menaces extérieures mais, dès la préface, signée de la main du président du gouvernement, l’on comprend que le défi séparatiste est au cœur des préoccupations de l’exécutif : « Aux défis planétaires s’ajoutent d’autres défis internes qui portent atteinte à notre intégrité territoriale et à nos valeurs constitutionnelles. La réponse de l’État de droit est assurément le meilleur outil pour garantir les droits et libertés de tous les citoyens ». Il ajoute : « L’Espagne doit faire face à des menaces et défis aussi bien internes qu’externes, ce qui inclut […] des problèmes de cohésion territoriale » (c’est nous qui traduisons).

Cette stratégie de sécurité nationale estime que la crise économique et financière enclenchée en 2008 a non seulement eu un important coût social mais également de graves conséquences en matière d’unité du pays. La Catalogne n’est pas citée nommément une seule fois mais est présente dans tous les esprits, bien entendu. La préface du document souligne la chose suivante : « En Espagne, il est possible de défendre n’importe quel projet politique tant qu’il respecte la légalité ». Par rapport à la dernière stratégie de sécurité nationale, la grande nouveauté est sans doute l’inclusion d’un chapitre concernant les fameuses fake news, qui ont donné lieu à une paranoïa dans tout le monde occidental depuis plusieurs années et à des accusations envers la Russie dont les fondements sont pour le moins fragiles.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/12/01/actualidad/1512154255_188807.html

« Un jeu de dupes : l’Espagne, la Catalogne et l’Union européenne »

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main de l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, sur le perron du palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : David Castro et El Periódico)

La conférence que j’ai donnée le 25 octobre dernier à Nancy et intitulée « L’Espagne, la Catalogne et l’Union européenne » est désormais disponible en version audio sur l’excellent site Ekouter.net, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog : http://ekouter.net/un-jeu-de-dupes-l-espagne-la-catalogne-et-l-union-europeenne-avec-nicolas-klein-pour-le-club-du-mercredi-a-nancy-3403

Les Émirats arabes unis commandent cinq avions militaires fabriqués à Séville

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L’intérieur de l’usine d’Airbus Military à Séville (photographie : ABC)

Les Émirats arabes unis sont officiellement devenus le vingt-septième pays à avoir commandé un ou plusieurs exemplaire(s) de l’avion de transport militaire C295 d’Airbus Military. Concrètement, ce sont cinq appareils qui seront construits dans les usines que la firme possède à Séville (Andalousie) et la compagnie dépassera ainsi les deux cents unités vendues de cet avion à succès. Ces aéronefs devront venir remplacer les six anciens C235 dont dispose l’aviation de cette monarchie du Golfe.

La livraison des cinq exemplaires commandés débutera au quatrième trimestre de l’année 2018 et le montant du contrat décroché par Airbus Military n’a pas été dévoilé au grand public. C’est à Tablada, dans la périphérie de Séville, que débute la construction de l’appareil (notamment de son fuselage), avant que les chaînes de montage de San Pablo ne prennent le relai. À l’heure actuelle, les trois principaux acheteurs du C295 d’Airbus Military sont l’Égypte (avec 24 unités), la Pologne (avec 17 unités) et le Canada (avec 16 unités).

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/emiratos-c295-22513.asp/