« Un jeu de dupes : l’Espagne, la Catalogne et l’Union européenne »

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main de l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, sur le perron du palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : David Castro et El Periódico)

La conférence que j’ai donnée le 25 octobre dernier à Nancy et intitulée « L’Espagne, la Catalogne et l’Union européenne » est désormais disponible en version audio sur l’excellent site Ekouter.net, dont j’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog : http://ekouter.net/un-jeu-de-dupes-l-espagne-la-catalogne-et-l-union-europeenne-avec-nicolas-klein-pour-le-club-du-mercredi-a-nancy-3403

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Les Émirats arabes unis commandent cinq avions militaires fabriqués à Séville

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L’intérieur de l’usine d’Airbus Military à Séville (photographie : ABC)

Les Émirats arabes unis sont officiellement devenus le vingt-septième pays à avoir commandé un ou plusieurs exemplaire(s) de l’avion de transport militaire C295 d’Airbus Military. Concrètement, ce sont cinq appareils qui seront construits dans les usines que la firme possède à Séville (Andalousie) et la compagnie dépassera ainsi les deux cents unités vendues de cet avion à succès. Ces aéronefs devront venir remplacer les six anciens C235 dont dispose l’aviation de cette monarchie du Golfe.

La livraison des cinq exemplaires commandés débutera au quatrième trimestre de l’année 2018 et le montant du contrat décroché par Airbus Military n’a pas été dévoilé au grand public. C’est à Tablada, dans la périphérie de Séville, que débute la construction de l’appareil (notamment de son fuselage), avant que les chaînes de montage de San Pablo ne prennent le relai. À l’heure actuelle, les trois principaux acheteurs du C295 d’Airbus Military sont l’Égypte (avec 24 unités), la Pologne (avec 17 unités) et le Canada (avec 16 unités).

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/emiratos-c295-22513.asp/

En visite officielle outre-Pyrénées, Mahmoud Abbas demande à l’Espagne de soutenir la constitution d’un État palestinien à part entière

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Le roi d’Espagne Philippe VI, (à droite), la reine Letizia (à gauche) et le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors de la visite officielle de ce dernier à Madrid, le 20 novembre 2017 (photographie : Maison royale)

Élu président de l’Autorité palestinienne en 2005, Mahmoud Abbas était en visite officielle ce lundi 20 novembre en Espagne, où il a commencé par rencontrer le roi Philippe VI, au palais de la Zarzuela, avant de s’entretenir avec le président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), au palais de La Moncloa. Un étrange séjour pour le dirigeant d’un peuple sans État, alors que le défi séparatiste catalan secoue actuellement l’Espagne. En souvenir des accords de paix de Madrid de 1991, signés entre Israël et la Palestine dans la capitale espagnole, sous l’égide des États-Unis d’Amérique et d’une Union soviétique au bord de l’implosion, Mahmoud Abbas est venu défendre outre-Pyrénées une solution à deux États : Israël d’un côté et une Palestine pleinement reconnue de l’autre.

C’est d’ailleurs la solution promue par Mariano Rajoy lui-même. Cette visite se produit également à quelques mois du soixante-dixième anniversaire de l’assassinat du diplomate espagnol Manuel Allende-Salazar, tué par un groupe sioniste en raison de sa politique pro-arabe. Philippe VI en a profité pour réaffirmer son soutien à la sortie de crise proposée par Mahmoud Abbas. Il y a quinze jours, les plus hautes autorités espagnoles recevaient en visite d’État le président d’Israël, Reuven Rivlin, et son épouse.

Sources : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/19/actualidad/1511120494_342153.html et http://www.abc.es/espana/abci-presidente-palestina-reitera-ante-firme-apoyo-unidad-espana-201711201503_noticia.html

L’Espagne signe ce lundi le nouveau projet d’Europe de la Défense

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De gauche à droite, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen ; la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal ; la ministre française des Armées, Florence Parly ; et la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti (photographie : ABC)

C’est ce lundi 13 novembre que l’Espagne signe, par la main de sa ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), le traité de Coopération structurée permanente de l’Union européenne (PESCO, selon son sigle anglais). Approuvée ce vendredi 10 novembre par le Conseil espagnol des ministres, cette signature doit permettre, avec celle des autres pays européens, de relancer l’éternel projet de défense de l’Union européenne. Il s’agira de coordonner les intérêts des différentes nations mais aussi les achats de matériel et d’armement ainsi que les futures opérations de défense et les manœuvres conjointes.

C’est l’année dernière, au cours du sommet de Bratislava (Slovaquie), que l’Espagne a rejoint la France, l’Italie et l’Allemagne, principaux promoteurs du projet, qui veulent profiter de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit). En tout et pour tout, vingt-et-un pays européens ont manifesté leur intérêt à l’égard de cette coopération militaire. Les pays signataires s’engageront à augmenter régulièrement leurs dépenses de défense (notamment en matière d’investissements), à accroître la recherche et le développement militaires et à réviser leurs objectifs.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-firmara-el-lunes-su-entrada-en-la-pesco-el-nuevo-club-de-defensa-en-la-ue-22450.asp/

Les séparatistes catalans avaient prévu de placer la région sous la protection militaire d’un autre pays

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L’ancien dirigeant de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra), Josep Lluís Trapero (photographie : Jordi Soteras et El Mundo)

Dans le cadre de l’enquête judiciaire lancée par les autorités espagnoles concernant le processus séparatistes catalan, la Garde civile (équivalent de notre gendarmerie) a mis la main sur plusieurs documents édifiants, dont l’un est intitulé « La sécurité de la République catalane ». Mis à disposition des juges, cet écrit démontre que les responsables indépendantistes de la Généralité de Catalogne avaient prévu de mettre en place un réseau militaire temporaire formé de cinq unités de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra) et de réfléchir à un système militaire en se fondant sur des pays aussi différents que le Danemark, la Suisse, l’Autriche, le Costa Rica ou Panamá.

Par ailleurs, dans le cadre d’une hypothétique République catalane indépendante, ces mêmes responsables estimaient que l’Espagne rémanente aiderait le nouvel État en lui fournissant des renseignements et informations de première importance. Mais surtout, le document « La sécurité de la République catalane » prévoyait de mettre la Catalogne sous la protection militaire provisoire d’un autre État européen, craignant un scénario similaire à celui qui s’est déroulé entre la Russie et l’Ukraine concernant la Crimée. Cela en dit long sur la conception de l’indépendance développée par les sécessionnistes catalans…

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/11/09/5a037299ca47417c1d8b4586.html

« The Catalan crisis adds to Gibraltar’s Brexit concerns »

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Le roi d’Espagne Philippe VI (deuxième en partant de la gauche) et la reine Letizia (à droite), lors de leur visite d’État de 2017, au cours de laquelle le souverain a évoqué le problème de Gibraltar (photographie : Chris J. Ratcliffe, Getty Images et Huffington Post)

Cet article publié le 2 novembre dernier sur le site Internet du magazine britannique The Economist évoque les possibles problèmes que poserait au Royaume-Uni le retour en force d’une forme de patriotisme espagnol consécutif à la crise catalane, notamment en raison du contentieux hispano-britannique autour de Gibraltar : ttps://www.economist.com/news/britain/21730815-surge-spanish-nationalism-would-come-awkward-time-britain-catalan-crisis-adds

Dernières conférences et parution de mes premiers ouvrages

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Un drapeau espagnol et un drapeau catalan se mêlent lors d’une manifestation unioniste à Barcelone, en 2013 (photographie : El Mundo)

Votre serviteur a prononcé au mois d’octobre plusieurs conférences, dont l’une pour présenter son premier ouvrage, intitulé Rupture de ban – L’Espagne face à la crise (23 octobre, Cercle Aristote, Paris) : https://youtu.be/igpW7Y314fg. Cette conférence a d’ailleurs été mise en ligne en version audio par le très bon site Ekouter.net : http://ekouter.net/l-espagne-en-crise-avec-nicolas-klein-au-cercle-aristote-3379

Deux jours plus tard, j’étais l’invité du Club du Mercredi de Nancy pour m’exprimer sur le défi séparatiste catalan : https://youtu.be/RxDRLH4yIr8.

J’ai également sorti au cours du mois d’octobre la traduction de deux ouvrages de l’arabisant espagnol Serafín Fanjul, réunis en un seul volume intitulé Al-Andalus, l’invention d’un mythe (éditions de L’Artilleur) et consacrés à cette page de l’histoire espagnole.

 

L’armée espagnole fait l’acquisition d’un nouveau drone pour l’infanterie de marine

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Un drone Fulmar conçu par Thales España (photographie : ABC)

Le Ministère espagnol de la Défense, dirigé par María Dolores de Cospedal, a fait l’acquisition à la fin du mois d’octobre d’un drone de la gamme Fulmar, conçu par l’entreprise Thales España, pour son infanterie de marine, ainsi que l’a révélé le président de la compagnie, Jesús Sánchez Bargos, durant une visite dans les installations de la firme à Getafe réalisée par le maire de cette commune de la banlieue méridionale de Madrid, Sara Hernández (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cet engin de grande dimension, conçu comme un avion commandé à distance, a coûté la bagatelle de 1,3 million d’euros à l’armée espagnole (pour deux exemplaires) et fait partie du programme Rapaz, qui vise à doter la défense de notre voisin ibérique de ce type de technologie.

Le Fulmar, d’une envergure de trois mètres et d’une longueur de 1,2 mètres, pèse dix-huit kilogrammes et il est développé en coopération avec l’entreprise Wake Engineering. Il peut transporter des charges pesant jusqu’à huit kilogrammes et sera utilisé par la marine espagnole pour surveiller le détroit de Gibraltar. Thales España a déjà vendu ce modèle à l’export, notamment à l’agence des garde-côtes de Malaisie. D’autres pays, comme le Pérou, les Philippines, le Nigeria ou la Libye, sont intéressés par la technologie.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/fulmar-infanteria-marina-22369.asp/

Trois élèves-pilotes français s’entraînent près de Salamanque

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Les trois élèves-pilotes français devant leur avion (photographie : ambassade de France en Espagne)

C’est à la fin de l’été 2017 que trois élèves-pilotes de l’armée de l’air française sont arrivés sur la base aérienne espagnole de Matacán, près de Salamanque, en Castille-et-León, pour y recevoir une formation d’une durée de neuf mois au sein de l’École militaire de Transport du GRUEMA (Groupe d’Écoles de Matacán). Après une période d’entraînement sur le plancher des vaches et l’étude des normes de vol utilisées par l’armée de l’air espagnole (notamment en ce qui concerne l’avion qu’ils vont piloter, le Casa CN 235-100, fabriqué par Airbus), les trois jeunes soldats devront réussir un examen théorique pour accéder à des heures d’entraînement en vol.

Ils doivent en effet maîtriser un appareil dont le poids atteint treize tonnes, soit dix de plus que l’aéronef qu’ils pilotaient jusqu’alors. Tout comme leurs de leurs entraînements de ce côté des Pyrénées, ils devront, avant le début de chaque vol, assister à un résumé des conditions météorologiques mais aussi se familiariser avec l’avion, le traitement des situations d’urgence, le circuit de l’aérodrome, etc. Après leur atterrissage, les trois soldats suivront un debriefing afin de voir quelles sont leurs marges de progression.

Source : https://es.ambafrance.org/Los-alumnos-franceses-de-intercambio-en-Matacan-Salamanca-emprenden-sus-vuelos

Grand succès populaire pour le porte-avions Juan-Carlos-I à Valence

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La file d’attente des Valenciens qui voulaient visiter le Juan-Carlos-I ce 14 octobre (photographie : Juanjo Monzó et Las Provincias)

Ce samedi 14 octobre, à l’occasion du pont de la fête nationale espagnole, le seul porte-avions de la Marine espagnole, le Juan-Carlos-I, était à quai dans la ville de Valence et ouvrait ses portes au grand public désireux de connaître ce joyau de l’armée de notre voisin pyrénéen. Des milliers de personnes ont donc fait la queue pour monter à bord du plus grand navire de guerre espagnol. Pour faire face à la demande, le Ministère de la Défense, dirigé par María Dolores de Cospedal, a même mis en place des navettes qui, chaque heure, acheminaient les visiteurs depuis la ville jusqu’au port.

À midi, le délégué du gouvernement (équivalent de notre préfet) dans la Communauté de Valence, Juan Carlos Moragues, est monté à bord du Juan-Carlos-I, et a qualifié de véritable « honneur » l’escale du navire dans le port de la troisième ville de notre voisin ibérique. Des files d’attente de plusieurs heures se sont rapidement formées sur le quai.

Se trouvaient à bord le commandant du porte-avions, José Lago Ochoa, mais aussi le commandant naval de Valence, Ignacio Villarrubia, l’amiral du deuxième groupe d’action navale, Ricardo A. Hernández López, et le colonel de la Garde civile Amador Escalada. Le Juan-Carlos-I a pu être visité le samedi 14 octobre de 11h à 13h puis de 16h à 19h30 ainsi que le dimanche 15 octobre de 10h à 13h.

Source : http://www.lasprovincias.es/valencia-ciudad/portaviones-puerto-valencia-20171014120413-nt.html