L'Union européenne pointe 1 513 décharges illégales en Espagne

Une décharge à ciel ouvert en Espagne (photographie : EFE et El Economista)

Alors qu’un important incident difficilement résolu a eu lieu en février 2020 au sein de la décharge à ciel ouvert de Zaldívar, dans la province de Biscaye (Pays basque), la situation des dépotoirs outre-Pyrénées est revenue sur le devant la scène. En 2017, dernière année avec des données disponibles en la matière, notre voisin ibérique a généré 22 millions de tonnes de déchets en tout et pour tout, dont plus de 51 % sont destinés à être entreposés dans des décharges publiques. De façon générale, l’Espagne a du mal à rejoindre la moyenne des autres pays membres de l’Union européenne (UE) en matière de recyclage des déchets.

En effet, seuls 33,5 % sont correctement recyclés outre-Pyrénées, contre 46,5 % en moyenne au sein de l’UE – tandis que la Commission européenne a fixé un objectif de 60 % pour l’année 2030. De fait, selon l’UE, il existe 1 513 dépotoirs illégaux chez notre voisin pyrénéen et les associations écologistes ont tiré la sonnette d’alarme à ce sujet depuis longtemps. Certaines décharges sont particulièrement dans leur collimateur, comme celle d’Almonacid del Marquesado, dans la province de Cuenca (Castille-La Manche).

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10390814/03/20/Espana-tiene-1513-vertederos-ilegales-segun-estipula-Europa.html

Le secteur automobile espagnol propose à Pedro Sánchez un plan pour créer des emplois dans le domaine

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), reçoit les représentants du secteur automobile espagnol au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Cinco Días)

Ce lundi 2 mars 2020, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), recevait au palais de La Moncloa, sa résidence officielle à Madrid, les représentants du secteur automobile national, regroupés au sein de l’Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions (Asociación Española de Fabricantes de Automóviles y Camiones, ANFAC). Ces représentants ont proposé un plan au chef de l’exécutif afin de faire face aux menaces qui pèsent dans le domaine au niveau national et mondial mais aussi de saisir les opportunités qui se présentent dans le domaine.

C’est ce qu’a signalé le président d’ANFAC, José Vicente de los Mozos, qui a notamment réclamé une plus forte centralisation des nouvelles mesures en matière d’environnement et d’efficacité énergétique. Il a de fait remis à Pedro Sánchez un Plan automobile 2020-2040 – Être en tête de la mobilité durable (Plan de automoción 2020-2040 – Liderando la movilidad sostenible), qui propose toute une série d’adaptations dans le secteur favorisées par l’État afin de passer plus rapidement à une production massive de véhicules hybrides et électriques. Des investissements massifs et une position proactive du gouvernement au sein des instances de l’Union européenne (UE) seront nécessaires afin de générer richesse et emploi en la matière.

Source : https://www.diarioabierto.es/488052/anfac-propone-al-gobierno-un-plan-para-crear-empleo-y-aumentar-la-recaudacion-fiscal

La Communauté de Madrid annonce un agrandissement de la ligne 5 du métro de la capitale vers l'aéroport

L’agrandissement de la ligne 5 du métro de Madrid, en pointillés (image : Javier Aguirre et El Mundo)

Le conseiller régional de la Communauté de Madrid aux Infrastructures, aux Transports et à la Mobilité, Ángel Garrido (Citoyens), a officiellement annoncé le lundi 2 mars 2020 que le métro de la capitale espagnole allait connaître dans les prochaines années un nouvel agrandissement. Il concernera cette fois-ci la ligne 5, qui rallie à l’heure actuelle les stations Maison-de-Campagne (Casa de Campo) à Alameda-de-Osuna. Depuis cette dernière, un nouveau tronçon sera construit à partir de 2023 afin de connecter l’infrastructure à la ligne 8, qui court actuellement de la station Nouveaux-Ministères (Nuevos Ministerios) à Aéroport-T4 (Aeropuerto T-4).

La connexion se fera au niveau de la station Aéroport-T1-2-3 (Aeropuerto T-1-2-3), ce qui supposera donc la deuxième liaison du réseau souterrain avec l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas. Les voyageurs qui souhaiteront poursuivre jusqu’au quatrième terminal de ce dernier devront donc prendre une correspondance avec la ligne 8. L’investissement prévu est de 75 millions d’euros pour la construction d’un nouveau tronçon d’une longueur de 1,5 kilomètre. Garrido est déjà en contact avec le gestionnaire des aéroports publics espagnols, AENA, afin de mettre en place cet agrandissement.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10390442/03/20/Metro-de-Madrid-ampliara-la-linea-5-para-que-conecte-con-el-aeropuerto-de-Barajas.html

L'Espagne bat en 2019 son record de recyclage du verre

Un conteneur en verre géant dans une ville espagnole à l’occasion de l’édition 2019 de la Journée mondiale du Recyclage (photographie : EFE et El Confidencial)

Les premières lois sur le recyclage en Espagne datent d’il y a plus de vingt ans et, parmi les grands succès que l’on peut mettre à leur actif, le recyclage du verre est indéniablement un point fort de nos voisins ibériques. Selon la fondation espagnole Ecovidrio, en 2019, 896 450 tonnes de verre ont ainsi été recyclées outre-Pyrénées, soit une moyenne de 19 kilogrammes par citoyen – environ 65 contenants entre les bouteilles, les flacons et autres pots. Il s’agit d’un nouveau record pour l’Espagne avec une augmentation de 6,6 % par rapport à 2018 ou encore 30 % de plus qu’il y a cinq ans.

Les communautés autonomes espagnoles qui recyclent le plus le verre sont les îles Baléares (31,6 kilogrammes par habitant), le Pays basque (28,4 kilogrammes par habitant), La Rioja (28,2 kilogrammes par habitant), la Navarre (26,6 kilogrammes par habitant) et la Catalogne (22,5 kilogrammes par habitant). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-La Manche (14,2 kilogrammes par habitant), l’Andalousie (14,4 kilogrammes par habitant) et l’Estrémadure (8,9 kilogrammes par habitant). Le taux de croissance du recyclage du verre dans ces dernières autonomies est considérable sur la dernière année. La province de Málaga (Andalousie) a ainsi enregistré une augmentation de 48,7 % dans le domaine par rapport à 2018 ; celle de Badajoz (Estrémadure), de 48,4 % ; celle d’Almería (Andalousie), de 31,4 % ; celle de Jaén (Andalousie), de 27,3 % ; et celle de Cordoue (Andalousie), de 17,1 %.

Source : https://www.elconfidencial.com/sociedad/2020-03-02/reciclaje-vidrio-espana-bra_2468244/

L'Espagne dépense 33,6 milliards d'euros de moins que la moyenne de l'UE en matière de protection sociale, d'éducation et de santé publique

L’Hôpital universitaire et polytechnique de La Foi, à Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : Linkedin)

Après la crise économique de 2008, l’Espagne a grandement réduit ses dépenses publiques, notamment en matière de santé, d’instruction et de protection sociale. En 2018, les crédits alloués à ces trois postes capitaux ont de nouveau augmenté plus vite que le produit intérieur brut (PIB) en dix ans mais notre voisin ibérique accuse toujours un retard par rapport à la moyenne de l’Union européenne (UE). Ainsi, à la fin de l’année 2018, la différence des dépenses dans ces domaines entre Espagne et UE atteignait 4,1 % du PIB espagnol.

En moyenne, notre voisin pyrénéen dépense 33,6 milliards d’euros de moins que ses voisins continentaux dans le domaine de l’instruction, de la santé et des subventions sociales. La différence est particulièrement prononcée si l’on parle de santé publique, de protection sociale et de retraite, d’éducation ainsi que de défense nationale. Les conséquences que l’on peut tirer de ces statistiques ne sont toutefois pas univoques, car l’efficacité et l’université du système de santé publique en Espagne ne sont plus à démontrer.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-03-02/espana-millones-menos-ue-sanidad-educacion_2475559/

Madrid progresse dans un classement des meilleures villes pour vivre au monde

La Puerta del Sol, à Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Selon l’édition 2019 d’un classement élaboré annuellement par l’entreprise Mercer, sise à New York (États-Unis d’Amérique), la ville de Madrid est la 46e la plus agréable pour vivre au monde.

Elle progresse ainsi de trois places par rapport à 2018, notamment en améliorant son score dans le domaine de la situation économique et sanitaire ainsi qu’en matière de qualité de l’environnement.

Source : https://madridsecreto.co/madrid-asciende-en-el-ranking-de-mejores-ciudades-del-mundo-para-vivir/?fbclid=IwAR20SiJWie729gB-8lkAhK7IMuJ976VIHUvmTWX5laTPXZICR-mHP6Tj4ZE

L'ancienne Gare du Nord de Madrid devient un nouveau théâtre

Une vue d’artiste du nouveau Grand Théâtre Bankia Príncipe Pío de Madrid (image : Madrid Low Cost)

Abandonné durant une vingtaine d’années à partir des années 80, la Gare du Nord de Madrid (Estación del Norte) a été réhabilitée et modernisées depuis 2015, sous l’impulsion de plusieurs acteurs et humoristes espagnols, dont Santiago Segura, Luis Álvarez et José Mota afin de devenir un théâtre. Il a fallu cinq ans de travaux et un investissement de 16 millions d’euros en tout et pour tout afin de parvenir à la réouverture de cet espace, devenu Grand Théâtre Bankia Prince-Pie (Gran Teatro Bankia Príncipe Pío). Les éléments historiques de l’édifice, comme certains lustres, la chapelle d’Alphonse XIII ou encore l’escalier impérial, ont été conservés à l’issue de l’opération.

Avec une capacité moyenne de 1 080 personnes et maximale de 1 900 spectateurs, ce nouveau théâtre est déjà convoité par plusieurs entreprises de production de spectacle, comme la firme américaine Warner Music. C’est le 1er mars dernier que s’est pour la première fois le rideau dans le Grand Théâtre Bankia Prince-Pie avec le spectacle El sentido del humor (littéralement, Le Sens de l’humour). Du 3 au 21 mars a été mis en scène le spectacle Callas in Concert (littéralement, Callas en concert), consacré à cette célèbre cantatrice grecque, puis, à partir du 4 avril, a été joué le spectacle musical de l’acteur espagnol Antonio Banderas, A Chorus Line, créé au Théâtre Soho de Málaga (Andalousie). Le 7 août devrait être joué le spectacle musical We will rock you, consacré au groupe britannique Queen.

Source : https://www.madridlowcost.es/la-vieja-estacion-de-principe-pio-se-estrena-como-gran-teatro/?fbclid=IwAR1f9sKgUFO07uQ8Lpv5b4s75kCaSwXjjHDy_oDdOUrouvvRf8vAiq88MB4

L'Espagne est le pays le plus sain au monde selon la Fondation Bloomberg

L’Hôpital universitaire de la Fondation Jiménez-Díaz, à Madrid (photographie : Quirón Salud)

Chaque année, la Fondation Bloomberg, dont le siège se trouve à New York (États-Unis d’Amérique), édite un Indice mondial de Santé qui classe les pays du globe du plus sain au moins sain. Cette année, selon les données collectées en 2019, l’Espagne est, selon cette fondation, le pays le plus sain au monde, détrônant ainsi l’Italie, qui passe en deuxième position. Sur la troisième marche du podium, l’on retrouve l’Islande. Le classement de la Fondation Bloomberg prend en compte toute une série de facteurs : les habitudes et conduites à risque de la population (tabagisme, obésité, pression sanguine, etc.), des facteurs environnementaux (accès à l’eau potable, alimentation, qualité de l’air), la sécurité sociale, l’espérance de vie, les causes les plus fréquentes de décès, etc.

Après l’Islande, l’on retrouve les nations suivantes parmi les dix premières du classement de la Fondation Bloomberg : le Japon, la Suisse, la Suède, l’Australie, Singapour, la Norvège et Israël. La bonne place de l’Espagne et de l’Italie est en partie due à la pratique du régime méditerranéen (légumes secs, légumes verts, fruits, céréales, huile d’olive). Concernant notre voisin pyrénéen, le haut taux de personnes qui marchent quotidiennement (37 % des Espagnols environ se rendent à pied sur leur lieu de travail) et l’espérance de vie à la naissance (83,5 ans à l’heure actuelle) sont également des facteurs qui expliquent ce résultat.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-pais-mas-saludable-mundo-segun-bloomberg-202002292130_noticia.html

Les Espagnols sont en moyenne plus préoccupés que le reste des Européens par le chômage et la situation économique

Un bureau pour l’emploi dans la Communauté de Madrid (photographie : EFE et Cinco Días)

Selon le dernier Eurobaromètre publié par la Commission européenne, parmi une série de quatorze options, les Espagnols se disent le plus préoccupés par le chômage (51 % d’entre eux) et la situation économique (25 % des personnes interrogées). Derrière ces deux aspects de la vie des pays, l’on retrouve outre-Pyrénées (23 % des sondés), le système de santé publique et l’état de la Sécurité sociale (13 % des Espagnols pour chacun). L’immigration et l’environnement arrivent par la suite, avec 11 % des personnes interrogées chacun. Ces données mettent en valeur un décalage patent entre notre voisin ibérique et le reste de l’Union européenne (UE).

En effet, la santé publique et la Sécurité sociale (23 % des mentions) sont les principaux sujets de préoccupation des citoyens des pays membres de l’UE, devant l’environnement (21 %) et le taux de chômage (20 %). Par ailleurs, en moyenne, au sein de l’Union européenne, la situation économique est jugée satisfaisante par 47 % des Européens sondés mais seulement par 16 % des Espagnols interrogés. Au contraire, elle est mauvaise pour 50 % des Européens en moyenne et pour 83 % dans le cas espagnol. Quant à la conjoncture de l’emploi, elle est considérée bonne par 45 % des habitants des pays membres de l’UE et par seulement 13 % des citoyens espagnols.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/28/economia/1582890393_555392.html

L'Espagne est l'un des pays de l'OCDE où la dépense publique est la moins efficiente

Des élèves dans une salle de classe en Espagne (photographie : Cinco Días)

Selon un rapport récemment élaboré par l’Institut des Études économiques (Instituto de Estudios Económicos, IEE), sis à Madrid, l’Espagne est l’un des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches ») où la dépense publique est la moins efficiente. Concrètement, sur les trente-six pays qui composent cet organisme sis à Paris (France), l’Espagne se place vingt-sixième en matière d’efficacité de la dépense publique, le premier pays du classement étant la Suisse, avec un résultat 66 % supérieur à celui de notre voisin ibérique. Ce dernier se trouve également en-dessous de la moyenne de l’Union européenne (UE).

L’un des principaux domaines où la dépense publique espagnole pourrait être grandement améliorée est celui de l’instruction publique, puisque le taux d’abandon scolaire est encore élevé outre-Pyrénées – 17,9 % en 2018. Les résultats des élèves espagnols sont donc très inférieurs à ce que l’on serait en droit d’attendre au vu des sommes investies dans leur éducation par l’État, les communautés autonomes et les municipalités. Les politiques de retour à l’emploi constituent également un chantier majeur pour l’amélioration de l’efficience de la dépense publique chez notre voisin pyrénéen.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/27/economia/1582805892_218368.html