Un manuscrit ayant servi de base à la Bible polyglotte de Cisneros que l’on pensait perdu

Le manuscrit biblique abîmé par le feu (photographie : La Razón)

C’est une Bible espagnole contenant notamment le texte sacré en grec, copiée en Italie, reliée en peau de veau rougie, que l’on pensait totalement perdue et qui avait servi de base à la Bible polyglotte du cardinal Francisco Jiménez de Cisneros (1436-1517), réalisée en 1517. Elle était censée avoir brûlé lors de la première année de la Guerre civile espagnole (1936-1939), lors de la bataille de la Cité universitaire de Madrid, lorsque les bibliothèques de l’Université Complutense ont été pillées.

Pourtant, au début du XXIe siècle est apparu dans un dépôt de l’Institut du Patrimoine historique un volume manuscrit noirci et dont les pages sont déformées par les flammes. Les premières études, réalisées à partir de 58 photographies de l’ouvrage, ont montré que le livre avait été atteint par une explosion ou un projectile. Les analyses ont rapidement montré qu’il s’agissait de la Bible que l’on croyait disparue. En 2017, les chercheurs Felipe G. Hernández Muñoz, de l’Université Complutense, et Carlos A. Martins, de l’Université de Coïmbre (Portugal), ont aussi expliqué qu’il subsistait de 70 % à 80 % du manuscrit original (soit 223 folios sur 307).

Source : https://www.larazon.es/cultura/la-biblia-perdida-del-cardenal-cisneros-AK21093614

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Des chercheurs espagnols mettent de l’ordre dans l’apparent chaos des mélanomes

Une étude de mélanome au microscope (photographie : Thinkstock et RTVE)

Des scientifiques espagnols du Groupement des Mélanomes du Centre national des Recherches oncologiques (CNIO), rattaché à l’Institut de Santé de l’Université Charles-III de Madrid, et des médecins de l’Hôpital du 12-Octobre de la capitale ont commencé à mettre de l’ordre dans le chaos apparent des mélanomes. Ils ont en effet découvert un point commun aux nombreux processus de développement et d’action des métastases causées par cette forme particulière de cancer : la protéine p62.

Cette découverte est intéressante dans la mesure où le mélanome est un cancer de la peau extrêmement agressif qui peut développer des métastases très rapidement et qui surviennent de manière apparemment chaotique. Les travaux de ces deux groupes de chercheurs ont été publiés dans la revue spécialisée américaine Cancer Cell. Ils y expliquent notamment, par la voix de la directrice du Groupement des Mélanomes, Marisol Soengas, que les altérations dans l’ARN sont nombreuses dans les cellules du mélanome, ce qui complique leur analyse.

Source : http://www.rtve.es/noticias/20181220/cientificos-espanoles-descubren-procesos-implicados-metastasis-del-melanoma-tienen-coordinador-global/1856820.shtml

Un petit portrait du XVIIe siècle pourrait être attribué à l’Espagnol Velázquez

Un portrait de Ferdinand d’Autriche, personnage-clé de l’histoire espagnole du XVIIe siècle (photographie : El Mundo)

Il y a quelques années, lors d’une vente aux enchères qui se déroulait à Madrid, est apparu un petit portrait d’un membre de la famille royale espagnole, dont on a d’abord cru qu’il s’agissait du roi Philippe IV (1621-1665). Il s’agit en réalité d’une peinture représentant son frère cadet, Ferdinand d’Autriche (1609-1641), surnommé « le cardinal-infant » (il s’était fait ordonner).

Ferdinand est un personnage-clé de l’histoire de notre voisin ibérique au XVIIe siècle, puisqu’il s’est distingué comme commandant en chef des forces armées de la monarchie hispanique, écrasant les troupes suédoises en septembre 1634 lors de la bataille de Nördlingen, dans l’actuelle Allemagne.

Ce portrait de Ferdinand d’Autriche a d’abord été attribué aux ateliers du peintre flamand Pierre-Paul Rubens, qui l’aurait réalisé lors de l’entrée triomphal du chef de guerre à Bruxelles (actuelle Belgique). L’on pense aujourd’hui que la miniature est l’œuvre du célèbre peintre d’origine sévillane Diego Velázquez, qui a réalisé d’autres portraits du même type, comme celui du comte-duc d’Olivares.

Source : https://www.elmundo.es/cronica/2018/12/22/5c16403721efa0a3518b4700.html

Des archéologues retrouvent l’emplacement de la bataille médiévale d’El Alcocer

Une pièce archéologique retrouvée à El Alcocer (photographie : ABC)

Financée en 2018 par la Députation provinciale de Saragosse (Aragon) et réalisée par l’entreprise Arathea, la campagne de fouilles pour retrouver le site historique de la bataille médiévale d’El Alcocer, à laquelle à participé Rodrigo Díaz de Vivar, dit « le Cid ». C’est dans la zone de La Mora Encantada, sur le territoire de la commune aragonaise d’Ateca, qu’ont été découverts des objets qui témoigne de cette bataille entre les troupes du Cid et une armée musulmane juste après que le fameux chevalier errant a été banni par le roi Alphonse VI de León (1065-1109).

C’est ainsi qu’ont été mis aux jours des tessons de céramique dorée de Calatayud (province de Saragosse, Aragon) datés de la fin du XIe siècle, ce qui correspond à la date de passage du Cid dans la région et à la date de la bataille d’El Alcocer (1081). Ils étaient contenus dans une sorte de garde-manger qui devait servir à la préparation de repas pour les hommes qui avaient suivi le chevalier dans son exil.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-arqueologos-hallan-alcocer-donde-vencio-campo-batalla-musulmanes-201812220217_noticia.html

Huit des dix-sept communautés autonomes espagnoles n’ont pas récupéré leur niveau de PIB antérieur à la crise

L’évolution du Produit intérieur brut (PIB) des différentes communautés espagnoles espagnoles par rapport à leur niveau de 2008 (image : El País)

Les citoyens espagnols continuent pour une bonne partie d’entre eux à subir les conséquences les plus néfastes de la crise économique de 2008, comme la précarité au travail, le chômage ou les inégalités entre classes. Néanmoins, en termes macroéconomiques, huit des dix-sept communautés autonomes de notre voisin ibérique n’ont pas récupéré à la fin de l’année 2017 leur niveau de Produit intérieur brut (PIB) d’il y a dix ans, et ce même si l’Espagne dans sa globalité l’a pour sa part dépassé.

Parmi les autonomies les plus défavorisées, l’on retrouve ainsi :

  1. la Principauté des Asturies (- 6,4 % par rapport à 2008) ;
  2. La Rioja (- 5 %) ;
  3. la Cantabrie (- 3,6 %) ;
  4. la Communauté de Valence (- 2,3%) ;
  5. et la Castille-et-León (- 2,2 %).

Au contraire, les communautés autonomes qui ont vu le plus progresser leur richesse durant la période sont les suivantes :

  1. la Communauté de Madrid (+ 7 %) ;
  2. Melilla (+ 5,9 %) ;
  3. la Région de Murcie (+ 5,4 %) ;
  4. les îles Baléares (+ 5,1 %) ;
  5. et Ceuta (+ 4,4 %).

Source : https://elpais.com/economia/2018/12/21/actualidad/1545388889_544651.html

« Fruit, veg and family life – why Spaniards are living longer »

Des Espagnols lors d’un concert privé de flamenco (photographie : Godong, UIG, Rex, Shutterstock et The Guardian)

Cet article de Sam Jones publié le 19 octobre 2018 sur le site en ligne du journal britannique The Guardian et intitulé « Fruit, veg and family life – why Spaniards are living longer » s’intéresse aux causes de la longévité exceptionnelle des Espagnols, notamment en se concentrant sur leur mode de vie : https://www.theguardian.com/world/2018/oct/19/spaniards-living-longer-researchers-credit-diet-lifestyle-fruit-veg-family-life

L’Académie royale de la Langue espagnole a présenté les nouveaux mots qui sont entrés dans son dictionnaire en 2018

La lexicographe espagnole Paz Battaner, membre de l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : Twitter)

Depuis la création de son édition numérique, en 2014, le dictionnaire de l’Académie royale de la Langue espagnole incorpore régulièrement de nouveaux mots liés à l’actualité et aux évolutions logiques de la langue de Cervantes. L’ancien directeur de la vénérable institution, Darío Villanueva, et la lexicographe Paz Battaner, qui en fait également partie, ont récemment proposé un récapitulatif de ces vocables acceptés et recueillis dans le dictionnaire.

En 2018, 748 nouveaux termes y ont fait leur entrée, 23 ont été supprimés et 780 modifications ont été validées par l’Académie. Les principales langues qui ont ainsi influencé l’espagnol cette année sont l’anglais, l’italien et le portugais. Quelques vocables apparus cette année : escrache (harcèlement d’une personnalité devant chez elle ou son lieu de travail), memeviagra, abrumante (« accablant », « écrasant »), ciberarte (« cyber-art »), feminicidio (meurtre d’une femme pour des motifs misogynes), subtrama (trame secondaire dans une œuvre), etc.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/12/21/actualidad/1545399638_735996.html

Décès de Joana Biarnés, première femme photojournaliste en Espagne

La photographe espagnole Joana Biarnés lors de l’inauguration d’une exposition qui lui était consacrée, dans la ville de Tarrasa (province de Barcelone, Catalogne), en 2014 (photographie : Cristóbal Castro et El País)

Ce mercredi 19 décembre, la photojournaliste espagnole de renom Joana Biarnés est décédée d’un infarctus du myocarde dans sa maison de Barcelone (Catalogne) à l’âge de 83 ans. Née en 1935 à Tarrasa, dans la province de Barcelone, elle a été la première femme outre-Pyrénées à exercer ce métier et elle a par exemple couvert la tournée des Beatles, le célèbre groupe britannique, à Madrid et Barcelone en 1965.

Elle a travaillé pour le journal Pueblo durant 22 ans et a croqué en photographie de nombreuses personnalités du monde des arts en Espagne : les chanteurs Joan Manuel Serrat, Lola Flores, Massiel, Rocío Jurado et Raphael, le peintre Salvador Dalí, le cinéaste Luis Buñuel, etc. En 1985, Joana Biarnés a décidé de mettre fin à sa carrière et de prendre sa retraite dans sa propriété d’Ibiza (îles Baléares).

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/12/20/catalunya/1545293789_388530.html

Décès du cinéaste espagnol Jorge Grau à l’âge de 88 ans

Le cinéaste espagnol Jorge Grau (photographie : ABC)

L’on apprenait ce mercredi 26 décembre le décès du cinéaste espagnol Jorge Grau à Madrid, à l’âge de 88 ans. Né à Barcelone (Catalogne) en 1930, Grau s’est fait connaître dans les années 70 et 80, en pleine Transition démocratique espagnole, notamment en proposant en 1975 le premier nu intégral du cinéma national, celui de l’actrice María José Cantudo dans La Trastienda (littéralement, L’Arrière-boutique).

Mais Jorge Grau est surtout devenu célèbre pour ses films d’horreur, notamment Ceremonia sangrienta (sorti en France sous le titre Cérémonie sanglante) en 1972 et No profanar el sueño de los monstruos vivientes (commercialisé dans notre pays sous le titre Le Massacre des morts-vivants), en 1974. Jorge Grau a connu le cinéma à partir de 1949 et a travaillé dans le domaine en Italie, où il est devenu ami de réalisateurs comme de Federico Fellini et Michelangelo Antonioni.

Source : https://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-muere-cineasta-jordi-grau-responsable-primer-desnudo-integral-hubo-espana-201812261947_noticia.html

Santiago Muñoz Machado, nouveau président de l’Académie royale de la Langue espagnole

Le juriste espagnol Santiago Muñoz Machado, nouveau président de l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : Andrea Comas et El País)

Ce jeudi 20 décembre, le juriste espagnol Santiago Muñoz Machado, également membre de l’Académie royale des Sciences morales et politiques, a été élu directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, l’une des principales institutions culturelles et linguistiques de notre voisin ibérique, pour faire suite à Darío Villanueva, qui ne se présentait pas à sa propre succession. Né en 1949 à Pozoblanco, dans la province de Cordoue (Andalousie), il a battu son principal compétiteur pour le poste, Juan Luis Cebrián, fondateur du journal El País.

José Antonio Pascual, linguiste de son état, était le troisième candidat à la direction de l’Académie. Santiago Muñoz Machado devra faire face, entre autres choses, à la situation financière délicate de la vénérable institution, qui est grevée par une dette de deux millions d’euros. Il est le deuxième juriste à président l’Académie royale de la Langue espagnole, après Antonio Maura, président du Conseil des ministres à plusieurs reprises et directeur de l’organisme de 1913 à 1925.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/12/20/actualidad/1545328604_686176.html