Le président du gouvernement espagnol annonce des investissements massifs dans le réseau routier

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Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna, au Congrès des députés (photographie : Mariscal, EFE et Ara) 

Ce vendredi 14 juillet, à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a présenté au palais de La Moncloa, à Madrid, un plan d’investissement exceptionnel dans le réseau routier national. Fondé sur une collaboration entre le secteur public et le secteur privé (notamment les grandes multinationales espagnoles du domaine du bâtiment), ce plan devrait mobiliser 5 milliards d’euros et prévoit la création de 189 200 emplois directs ou indirects pendant trente ans. Il s’agit, selon les propres mots du président du Parti populaire (PP), de compléter au sein de la péninsule Ibérique le « réseau transeuropéen », de mettre fin à un certain nombre goulots d’étrangement, d’améliorer la sécurité des autoroutes, de réduire le bruit généré par le trafic et de diminuer la pollution.

L’Espagne espère pouvoir compter sur des participations financières de la Banque européenne d’Investissement (BEI) et de l’Union européenne, via le « plan Juncker ». Deux mille kilomètres de routes très empruntées seront concernés par ce plan et le gouvernement a annoncé que de tels travaux devraient entraîner un retour fiscal de 3 milliards d’euros. Plusieurs présidents directeurs généraux de grandes firmes de la construction (comme Florentino Pérez ou Esther Alcocer Koplowitz) ainsi que Julián Núñez, président de l’organisme regroupant les plus grandes entreprises du secteur (SEOPAN), et Jaime Lamo de Espinosa, président de l’association des compagnies du bâtiment non cotées en bourse (ANCI), étaient présents lors de cette conférence de presse.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-gobierno-presenta-plan-inversion-carreteras-creara-189200-empleos-201707141405_noticia.html

Les fonctionnaires catalans ne veulent pas suivre les séparatistes dans leur course au référendum

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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à gauche), en compagnie du vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras (photographie : Albert Bertrán, Europa Press et El Periódico)

Ce mardi 11 juillet, le Conseil du Collège des Secrétaires, Inspecteurs et Trésoriers de l’Administration locale de Catalogne (CSITAL), qui représente une bonne partie des fonctionnaires de l’administration régionale, s’est publiquement prononcé à propos du référendum annoncé par le pouvoir séparatiste catalan pour le 1er octobre prochain. Le pouvoir en place à Barcelone exige en effet de ses membres une totale collaboration dans l’organisation de ce vote illégal et illégitime mais l’organisme a déjà rejeté toute participation à cette farce et affirme qu’il sera fidèle « à l’esprit et au texte de la constitution » de 1978.

En effet, les fonctionnaires locaux ne peuvent violer ce texte fondamental et se doivent de respecter les règles et lois en vigueur dans toute l’Espagne, ce que n’a pas manqué de rappeler le CSITAL. Il s’agit d’un nouvel échec pour les autorités séparatistes après, notamment, le fiasco de l’appel d’offres concernant les urnes du référendum.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/179520/nacional/funcionarios-catalanes-se-muestran-fieles-a-la-constitucion-y-rechazan-participar-en-el-referendum.html

La limite des dépenses de l’État espagnol pour 2018 est approuvée par le Congrès des députés

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Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, au Congrès des députés (photographie : Europa Press et Público)

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy n’avait besoin que d’une majorité relative d’élus pour faire approuver la limite des dépenses (techo de gasto, littéralement, « plafond des dépenses ») de l’État pour l’année 2018, préalable indispensable au vote du budget. Cette limite atteindra un peu plus de 119 milliards d’euros, soit 1,3 % de plus qu’en 2016. Les négociations du Parti populaire avec Citoyens et avec le Parti nationaliste basque (PNV) ont été âpres mais ont permis à l’exécutif de poursuivre son ouvrage grâce au soutien de ces formations politiques. Cela signifie donc pour Mariano Rajoy un bol d’air après quelques semaines difficiles en raison de la révélation de plusieurs scandales de corruption et la réprobation de Cristóbal Montoro par le même Congrès des députés.

Le vote de ce « plafond des dépenses » offre au gouvernement la possibilité d’envisager plus sereinement l’élaboration du budget, dont un premier brouillon doit être envoyé pour examen à l’Union européenne d’ici à l’automne. Outre Citoyens et le PNV, les deux partis régionalistes canariens représentés à la chambre basse du Parlement (Coalition canarienne et Nueva Canarias) ont permis l’adoption de cette limite de dépenses par leur vote en faveur ou leur abstention. Le reste de l’opposition a voté contre.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-congreso-vuelve-alas-rajoy-aprobacion-techo-gasto-201707110032_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-congreso-aprueba-techo-gasto-y-oxigeno-gobierno-201707112146_noticia.html

Une indépendance sans cesse repoussée

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Une vue de la place Saint-Jacques de Barcelone, où se situent la mairie de la ville et le palais de la Généralité, siège de la présidence du gouvernement régional (photographie : Mygola)

Le processus indépendantiste autoritaire et sans fin lancé par l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas, et repris par son successeur, Carles Puigdemont, a, selon les autorités régionales catalanes, souvent été sur le point d’aboutir. De fait, ce lundi 10 juillet était censé être marqué par la déclaration unilatérale d’indépendance que l’actuel président du gouvernement régional (Govern) devait proclamer tantôt au balcon du palais de la Généralité, tantôt au Parlement de la communauté autonome (Parlament). Carles Puigdemont avait en effet officiellement fixé cette date au moment de son entrée en fonction en tant que président régional, le 12 janvier 2016. De fait, il avait également promis ne rester que dix-huit mois dans le fauteuil présidentiel avant de céder la main. Désormais, c’est le référendum illégal et illégitime du 1er octobre prochain qui doit apporter l’indépendance tant souhaitée par certains.

Si la date-butoir du 10 juillet a une nouvelle fois été repoussée, c’est que le degré de crédibilité des annonces séparatistes, qui sont censées être toutes plus historiques et incroyables les unes que les autres, n’est plus très grand à l’heure actuelle. Rappelons qu’Artur Mas avait déjà proclamé que le 23 avril 2015 marquerait l’indépendance de la région. À l’époque, l’Assemblée nationale catalane (sic), association stipendiée par le pouvoir séparatiste, avait prévenu le président de la Généralité qu’elle le ferait plier s’il se dédisait. Il est pourtant resté en poste jusqu’en janvier 2016. La date de l’indépendance a alors été repoussée au 27 septembre 2015, sans que les indépendantistes n’obtiennent le plébiscite qu’ils espéraient. Désormais, ces derniers tablent sur le 2 ou le 3 octobre pour claironner qu’ils sont devenus indépendant. À moins que le moment de « libération » tant attendu ne se fasse encore prier…

Source : http://www.diariodeleon.es/noticias/espana/cumplen-18-meses-cataluna-todavia-no-es-independiente_1173495.html

Un référendum séparatiste illégal qui va poser bien des problèmes…

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Les paysages montagneux et enneigés du val d’Aran, dans les Pyrénées (photographie : Conseil général d’Aran)

Le référendum séparatiste illégal et illégitime que veut organiser la Généralité de Catalogne le 1er octobre prochain, outre qu’il a été condamné par l’ensemble des organismes internationaux indépendants chargés de veiller au respect des principes démocratiques, présente de nombreux problèmes liés à sa nature même et à l’incurie du gouvernement régional. Parmi ces problèmes, certains sont de taille. C’est ainsi qu’il sera a priori impossible pour les autorités séparatistes d’empêcher une seule et même personne de voter plusieurs fois car elles ne disposent pas de logiciel permettant de croiser les données des différents bureaux de vote. Elles espèrent surmonter cet obstacle en mettant en place un système humain nettement moins fiable, qui n’empêchera donc pas des fraudes massives. Par ailleurs, la page Internet mise en place par la Généralité pour proposer à tout un chacun d’adhérer au « Pacte pour le Référendum » permet à n’importe qui de s’y inscrire depuis le monde entier, plusieurs fois et sous des identités différentes ou fantaisistes.

Laissons de côté le fait qu’à quelques mois du scrutin, la Généralité ne dispose toujours pas de bulletins ou d’urnes. Il y a en effet plus grave : le syndicat électoral chargé de surveiller le référendum, qui dépendra du Parlement régional (Parlament), ne comportera aucun juge, contrairement aux standards démocratiques occidentaux. Notons enfin que le val d’Aran, vallée pyrénéenne située à la pointe nord-ouest de la Catalogne, refuse de se prêter à cette mascarade de référendum et a déjà signalé qu’en cas d’indépendance de la région, elle exigerait de pouvoir s’autodéterminer elle aussi pour rester en Espagne. Les autorités de Barcelone vont-elles s’appliquer à elles-mêmes leurs propres remèdes de rebouteux ou se comporteront-elles comme une « tyrannie sanguinaire » à l’égard du val d’Aran ?…

Sources : https://okdiario.com/espana/2017/07/06/referendum-ilegal-urde-puigdemont-permite-votar-varias-veces-1133656 et http://www.esdiario.com/804009055/El-Valle-de-Aran-se-rebela-y-da-al-independentismo-de-su-medicina-Por-Espana.html

Selon le Reputation Institute, la réputation internationale de l’Espagne s’améliore nettement

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Une plage de sable fin aux Canaries (photographie : 20 minutos)

Le dernier rapport en date émis par l’organisme privé Reputation Institute, qui s’intéresse à l’image des pays, des entreprises, des dirigeants, etc., montre que la renommée internationale de l’Espagne s’est grandement améliorée entre 2016 et 2017, à la faveur de la reprise économique et du retour à une certaine stabilité institutionnelle. Notre voisin ibérique est ainsi le treizième pays le mieux perçu au niveau mondial selon le classement que cet organisme réalise chaque année, avec 74,6 points (contre 82,8 points pour le premier de la liste, le Canada), soit une progression de quatre places. L’Espagne se place ainsi entre le Japon (76,5 points) et l’Italie (73,8 points).

L’augmentation du nombre de touristes, des investissements directs venus de l’étranger et des exportations a ainsi grandement favorisé notre voisin pyrénéen dans un classement qui prend surtout en compte les facteurs économiques. La révélation de ce rapport coïncide avec le cinquième anniversaire de la mise en place de la Marque Espagne par le gouvernement de Mariano Rajoy. Cette initiative, présidée par Carlos Espinosa de los Monteros, cherche à améliorer l’image de l’Espagne à l’international.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/07/05/595d076de2704ede7e8b45f5.html

Le dernier baromètre du CIS montre une nette augmentation de l’inquiétude des Espagnols face au terrorisme international

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Des agents de la police nationale espagnole lors d’une cérémonie solennelle en présence de la reine Letizia, en novembre 2015, à Madrid (photographie : ICAL et La Nueva Crónica)

Le dernier baromètre du Centre des Études sociologiques (CIS selon son sigle espagnol), organisme public, concernant les principales préoccupations des citoyens espagnols montre que le terrorisme international fait désormais partie de leurs dix premiers motifs d’inquiétude, puisqu’il est mentionné par 5,8 % des personnes interrogées en juin, contre 1,9 % lors du baromètre précédent. Il faut dire que cette étude a été menée du 1er au 9 juin, alors que le Royaume-Uni avait été touché par un attentat à Manchester et un autre à Londres.

Le chômage reste cependant, et de loin, la principale source de préoccupation de nos voisins ibériques, puisqu’il est mentionné par 71,2 % des sondés (deux dixièmes de moins qu’en mai). Le suivent la corruption (49,1 % en juin, contre 54,3 % en mai), les problèmes économiques du pays en général (21,7 %) et le monde politique en général (20,9 %). Le problème du séparatisme catalan est mentionné par à peine 1,2 % des personnes interrogées. Pour 3,1 % des sondés, la situation politique espagnole est bonne ou très bonne, contre 70,4 % qui la jugent mauvaise ou très mauvaise. 12 % d’entre eux pensent qu’elle va s’améliorer là où 23,1 % estiment qu’elle ne peut qu’empirer.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-preocupacion-terrorismo-internacional-dispara-201707051252_noticia.html

Mariano Rajoy et Pedro Sánchez réaffirment leur entente concernant le référendum séparatiste illégal en Catalogne

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Le président du gouvernement, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main du premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, sur le perron du palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : EFE et El Imparcial)

C’est la première fois depuis la réélection de Pedro Sánchez à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) que l’homme fort de la social-démocratie ibérique rencontre le président du gouvernement, Mariano Rajoy, au palais de La Moncloa. Cette rencontre, qui a duré environ deux heures ce jeudi 6 juillet, a permis aux deux responsables de reprendre contact en dépit de leur lourd passif et de leur inimitié naturelle. La réunion entre le chef de l’exécutif et le chef de l’opposition a permis de réaffirmer les points d’accord dans plusieurs domaines, notamment en matière de lutte contre la violence domestique.

C’est également le référendum séparatiste illégal et illégitime que les autorités catalanes veulent organiser le 1er octobre prochain qui a occupé une partie de leur discussion. Tout comme lors de leur première conversation téléphonique à l’issue de la réélection de Pedro Sánchez, le premier secrétaire du PSOE a déclaré que ce référendum unilatéral était « inacceptable » et il a confirmé qu’il voulait défendre la constitution et la souveraineté nationale. Son point de vue sur la réforme de ladite constitution, en revanche, n’est pas le même que celui de Mariano Rajoy, puisqu’il veut introduire le concept de plurinationalité dans ce texte fondamental, s’inspirant d’un pays à la situation bien différente, à savoir la Bolivie…

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/179323/nacional/rajoy-y-sanchez-acuerdan-defender-la-constitucion-frente-al-desafio-secesionista.html

La télévision publique espagnole continue d’innover avec sa première diffusion en 4K HDR

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La relève solennelle de la Garde royale, au palais royal d’Orient, à Madrid (photographie : Madrid Segway)

Le mercredi 5 juin prochain, à midi pile, la télévision publique espagnole (TVE) diffusera son premier programme réalisé à l’aide des technologies 4K (format d’image numérique ayant une définition supérieure ou égale à 4 096 pixels de large) et HDR (sigle anglais signifiant « Télévision à haute gamme dynamique »). Ce premier test sera réalisé dans les studios de la corporation à Madrid, Barcelone et Séville et l’émission concernée sera la relève solennelle de la Garde royale, au palais royal d’Orient, dans la capitale.

Ce programme est rendu possible grâce aux activités de recherche de la chaire RTVE de l’Université Polytechnique de Madrid, créée en janvier 2015. Plusieurs entreprises de taille (comme le concepteur de satellites Hispasat, la firme sud-coréenne LG ou la firme japonaise Canon) collaboreront avec la TVE le 5 juillet prochain. La relève de la Garde royale, à Madrid, est un cérémoniel mis en place sous le règne du roi Alphonse XII (1874-1885). Elle implique 400 personnes en uniforme d’époque et 100 chevaux.

Source : http://www.rtve.es/rtve/20170630/rtve-emitira-relevo-guardia-del-palacio-real-primera-retransmision-directo-4k-hdr-espana/1573940.shtml

Le gouvernement espagnol lance un vaste plan afin de lutter contre le changement climatique sur les littoraux

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Les zones humides d’A Xunqueria de Areal (ici avant les récents travaux environnementaux), en Galice, font partie des plans de régénération du gouvernement déjà menés à bien (photographie : ABC)

C’est dans les prochains jours que la Direction générale de la Durabilité de la Côte et de la Mer mettra en œuvre, en Espagne, sa Stratégie d’Adaptation de la Côte espagnole au Changement climatique. Ce vaste plan a été initié en 2013 par le Ministère de l’Agriculture et de l’Environnement afin d’établir l’ensemble des risques liés au réchauffement mondial et à la possible montée du niveau des océans, ainsi que l’a rappelé Isabel García Tejerina, ministre de tutelle, lors d’une récente comparution au Sénat.

Le gouvernement espagnol, pleinement engagé dans la lutte contre le changement climatique, a en effet conscience que les littoraux sont largement menacés par ce phénomène d’ampleur mondiale. Il s’agira d’agir en matière infrastructurelle (en régénérant des zones dunaires ou marécageuses), sociale (en créant des systèmes d’alerte et d’information dans les régions concernées) et institutionnelle (en favorisant, notamment par la fiscalité, des usages respectueux de l’environnement littoral). Certaines zones comme A Xunqueria de Areal (Galice), l’estuaire de San Martín de la Arena (Cantabrie), les dunes des Baléares ou encore la Tancada, dans l’estuaire de l’Èbre (Catalogne), ont fait partie des projets-pilote en la matière.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-gobierno-lanza-plan-para-salvar-costas-cambio-climatico-201707030252_noticia.html