Le gouvernement espagnol se montre plus pessimiste sur les évolutions économiques du pays à court terme

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La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE et El Mundo)

Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), par la voix de sa ministre de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño, a réaffirmé que la réduction du déficit public pour « rentrer dans les clous » européens n’était pas une de ses priorités financières. Plus précisément, la ministre a expliqué au début du mois de juillet que l’objectif pour 2018 était de descendre sous les 3 % du Produit intérieur brut (PIB) mais pas nécessairement de parvenir à 2,2 %, ce qui est pourtant la demande de la Commission européenne.

Concernant la croissance économique, l’exécutif espagnol confirme les prévisions du cabinet sortant de Mariano Rajoy (Parti populaire), tout en se montrant officiellement méfiant à l’égard de certaines des projections contenues dans le budget de l’État élaboré il y a quelques semaines. Nadia Calviño a dans tous les cas affirmé que le potentiel de croissance de l’économie espagnole lui semblait désormais moindre et que cette augmentation de la richesse nationale devait ralentir et se normaliser dans les années à venir.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/07/11/5b44da3222601d28618b45c7.html

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L’Espagne veut dépenser 5 milliards d’euros en armement militaire jusqu’à la fin de l’année

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La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Chema Moya, EFE et El País

Même si le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a affirmé au président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, que l’Espagne ne comptait pas passer à la vitesse supérieure en matière de dépenses militaires afin de parvenir aux objectifs fixés par Washington, notre voisin ibérique ne va pas moins dépenser d’argent pour continuer à moderniser ses forces armées. C’est ainsi que le secrétaire d’État à la Défense, Ángel Olivares, a annoncé pour 5 milliards d’euros d’investissements en armement d’ici à la fin de l’année 2018.

Sont notamment concernés les hélicoptères de transport NH-90, la rénovation des hélicoptères Chinook ou encore le sous-marin S-80. Le premier et le dernier de ces projets sont les plus coûteux (entre 1,5 et 1,8 milliard d’euros et 1,45 milliard d’euros respectivement).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/07/11/actualidad/1531290399_484393.html

L’Espagne devra réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’un tiers en une décennie

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La centrale thermique espagnole de Soto de Ribera, située sur le territoire de la commune de Ribera de Arriba, dans la Principauté des Asturies (photographie : Paco Paredes et El País)

En 2017, en raison de la forte croissance économique du pays (3,1 %), les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté en Espagne de 4,4 %, ce qui constitue la plus forte hausse de ce type depuis 2002. Or, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), notamment par le biais de sa ministre pour la Transition écologique, Teresa Ribera, s’est engagé à réduire de 20 % ce genre d’émissions par rapport au niveau de 1990 d’ici à 2030 (et d’un tiers par rapport à la situation actuelle), soit dans un peu plus d’une décennie.

Les grands efforts réalisés par l’Espagne jusqu’à présent dans le domaine ont donc été insuffisants, ce qu’avait déjà reconnu l’ancien gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) dans un document envoyé à la Commission européenne en mars 2018. Le nouveau secrétaire d’État à l’Environnement, Hugo Morán, a réaffirmé la volonté de l’exécutif d’introduire plus massivement les énergies renouvelables dans le mix énergétique espagnol.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/07/09/actualidad/1531135242_431178.html

Les socialistes et Podemos se mettent d’accord pour maintenir la nouvelle direction de la télévision publique jusqu’aux prochaines élections

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L’actuel président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – de dos, au premier plan), lors du vote de la motion de censure contre son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire) – Photographie : Alberto Di Lolli et El Mundo

Alors que la direction de la radio-télévision publique espagnole (RTVE) a récemment été rénovée par la voie d’urgence et que les membres qui la composent sont tout sauf dépolitisés, nombreux sont ceux qui, au sein des Espagnols ou dans l’opposition au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), attendent impatiemment qu’un directoire durable soit nommé par le biais d’un appel à candidatures. Pourtant, les groupes parlementaires de gauche, qui prétendaient que tel était leur souhait, se sont mis d’accord pour que cette direction tienne jusqu’aux élections municipales, régionales et européennes de 2019.

Concrètement, le PSOE et Podemos ont passé ce pacte afin de pouvoir continuer à contrôler les médias dans cette période électorale cruciale. La vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence, à l’Égalité et aux Relations avec le Parlement, Carmen Calvo, avait elle-même certifié il y a quelques jours que ce directoire n’était choisi qu’à titre transitoire.

Source : http://www.elmundo.es/television/2018/07/09/5b4265c7468aebc4248b461d.html

Pedro Sánchez aura besoin de 30 milliards d’euros supplémentaires pour mener à bien ses projets budgétaires

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : ¿Qué pasa?

S’il a repris à son compte le budget de l’État voté sous la houlette de son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, compte bien augmenter la limite des dépenses (techo de gasto) auquel s’est engagée l’Espagne auprès de l’Union européenne, et ce en dépit des promesses de réduction du déficit public faites par Madrid. C’était justement pour rassurer Bruxelles qu’il avait choisi Nadia Calviño au poste de ministre de l’Économie et de l’Entreprise. Or, pour mener à bien les projets qu’il a annoncés (fin du péage sur certaines autoroutes concédées à des opérateurs privés, changements radicaux dans la politique énergétique, modifications de la dernière réforme du marché du travail), Pedro Sánchez va avoir besoin de 30 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État.

Face à des accords parlementaires qui s’annoncent difficiles étant donné l’état de minorité des socialistes au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), le chef de l’exécutif doit aussi parvenir à un déficit public de 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) à terme. Une véritable quadrature du cercle avec une croissance qui restera assez haute (autour de 2 %) mais n’atteindra pas les sommets des dernières années. Les négociations promettent donc d’être âpres avec l’Union européenne.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/07/06/midinero/1530901803_822620.html

L’Espagne adhère à l’Initiative européenne d’Intervention

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La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol – deuxième en partant de la gauche), en compagnie de plusieurs de ses homologues européens (photographie : ABC)

Ce lundi 25 juin, l’Espagne, par la voix de sa ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a officiellement adhéré à l’Initiative européenne d’Intervention (IEI), dont font déjà partie neuf pays membres de l’Union européenne (UE). Ce projet, imaginé par le président de la République française, Emmanuel Macron, se construit en marge de l’UE de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) et des États-Unis d’Amérique.

Il vise à rendre capables les États signataires de répondre rapidement et de manière efficace à une possible crise aux frontières de l’Union européenne. Les autres nations qui ont rejoint cette initiative lors d’une cérémonie dans la ville de Luxembourg sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Estonie et le Portugal.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/iniciativa-intervencion-compromiso-estrategico-24854.asp/

Le maire de Saragosse et son équipe municipale sont mis en examen

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Le maire de Saragosse (Aragon), Pedro Santisteve (soutenu par Podemos), en compagnie de la déléguée du gouvernement dans la communauté autonome, Carmen Sánchez (photographie : Toni Galán, EFE et El Mundo)

Le maire de Saragosse, Pedro Santisteve (Saragosse en Commun, liste soutenue par Podemos), et l’ensemble de son équipe municipale, composée de huit membres (tous issus de Saragosse en Commun, la Gauche unie et d’autres alliés locaux), ont été formellement mis en examen ce vendredi 6 juillet par la juge de la chambre n° 3 du Tribunal d’Instruction de Saragosse, Mercedes Terrer. Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée le 7 juin dernier par Miguel Ángel Portero, ancien gérant de l’entreprise d’assainissement des eaux dans l’agglomération, Ecociudad, qui dépend de la mairie.

Il a en effet été destitué de ses fonctions par Pedro Santisteve le 14 février suite à une procédure judiciaire pour des irrégularités présumées dans la gestion d’Ecociudad. En février dernier, le maire de Saragosse a décidé de limoger l’ensemble des représentants de l’opposition dans les différentes compagnies municipales, ce qui s’est fait sans respecter un certain nombre de procédures prévues à cet effet. Les élus du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), du Parti populaire (PP), de Citoyens (C’s) et du Rassemblement aragonais (CHA) au conseil municipal n’excluent pas une possible motion de censure contre Santisteve.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/07/06/5b3f957c22601da77f8b4574.html

Pedro Sánchez pactise avec les séparatistes catalans pour prendre le contrôle de la télévision publique

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De gauche à droite, le porte-parole du Parti démocrate européen de Catalogne au Congrès des députés, à Madrid, Carles Campuzano ; la porte-parole du groupe socialiste (PSOE) au Congrès, Adriana Lastra ; et le secrétaire général du groupe socialiste à la chambre basse, Rafael Simancas (photographie : Jaime Villanueva et El País)

Alors que, jusqu’à peu, Andrés Gil était pressenti pour devenir le nouveau directeur de la radio-télévision publique espagnole (RTVE), il a renoncé à ce poste face à l’opposition du Parti nationaliste basque (PNV), qui n’en voulait pas. Ce mercredi 4 juillet, au Congrès des députés, à Madrid, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a finalement obtenu 177 sièges sur 350 pour la liste qu’il proposait de concert avec Podemos… et les partis séparatistes catalans (Parti démocrate européen de Catalogne et Gauche républicaine de Catalogne), auxquels il a une fois de plus dû faire des concessions dont la teneur sera dévoilée dans les prochaines semaines et les prochains mois.

La formation Citoyens (C’s) et le Parti populaire (PP) ont refusé de présenter des candidats au directoire de la RTVE et les conservateurs ont d’ailleurs annoncé qu’ils déposeraient un recours auprès de la Cour constitutionnelle contre ce vote. Le nouveau président de la radio-télévision publique est ainsi Tomás Fernando Flores, né à Puertollano, dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche), en 1961, et jusqu’à présent directeur de Radio 3. Il est accompagné de Rosa María Artal, née en 1949 à Saragosse (Aragon) et ancienne candidate de Podemos aux élections générales ; Juan José Baños, né en 1955 à La Felguera (Principauté des Asturies), membre du directoire de la télévision publique basque (EITB) ; Concepción Cascajosa, née en 1979 à Hospitalet de Llobregat, dans la province de Barcelone (Catalogne), professeur de journalisme et de communication audiovisuelle à l’université Charles-III de Madrid ; Cristina Fallarás, née en 1968 à Saragosse (Aragon), spécialiste des violences faites aux femmes ; et Víctor Sampedro, né en 1966 à Vivero, dans la province de Lugo (Galice), professeur d’opinion publique à l’université du Roi-Juan-Carlos, à Madrid.

Très peu dépolitisé, en dépit des promesses à ce sujet du PSOE, ce nouveau directoire est nommé à titre provisoire, le temps que des remplaçants soient choisis par un comité d’experts et par le biais d’un appel à candidatures.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/07/04/actualidad/1530697046_477460.html

La Catalogne n’est plus la première communauté autonome espagnole pour le commerce textile

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Une boutique de vêtements à Séville, en Andalousie (photographie : Noon Kids)

Traditionnellement bien située dans le domaine du textile (aussi bien concernant la confection de vêtements et d’accessoires que leur vente), la Catalogne a subi là aussi le contrecoup de la crise séparatiste qui l’agite depuis l’année dernière et a perdu sa première place parmi les communautés autonomes de notre voisin ibérique en termes de ventes textiles.

Selon les données fournies par Eduardo Zamácola, président d’ACOTEX (syndicat patronal du secteur), la Communauté de Madrid lui a ravi la première place avec 17,3 % des transactions de l’ensemble du pays.

Elle est suivie de l’Andalousie, avec 16,21 % du total, tandis que l’autonomie catalane a chuté à la troisième place, avec 15,84 %. Le chiffre d’affaires du secteur textile catalan n’a cessé de diminuer lourdement depuis l’organisation du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre 2017.

Source : http://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9220076/06/18/Cataluna-pierde-el-liderazgo-del-comercio-textil-Madrid-y-Andalucia-se-colocan-por-delante-tras-la-ofensiva-independentista.html

« Harcelées, agressées : en Espagne, la révolte des cueilleuses de fraises marocaines »

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La récolte des fraises dans la province andalouse de Huelva (photographie : EFE, Julián Pérez et ABC)

Cet article intitulé « Harcelées, agressées : en Espagne, la révolte des cueilleuses de fraises marocaines », publié le 27 juin 2018 sur le site Internet du journal français Sud-Ouest, montre le combat des ouvrières agricoles marocaines embauchées dans les exploitations de fraises de la province de Huelva, en Andalousie, pour un traitement humain et professionnel digne et juste, sujet dont s’est emparée la justice espagnole : https://www.sudouest.fr/2018/06/27/harcelees-agressees-en-espagne-la-revolte-des-cueilleuses-de-fraises-marocaines-5182994-4803.php