L’Espagne compte désormais sa première femme général

Le général Patricia Ortega, lorsqu’elle est devenue colonel de l’armée de terre espagnole, en 2016 (photographie : Álvaro García et El País)

Âgée de 56 ans, la Madrilène Patricia Ortega est devenue ce vendredi 12 juillet 2019 la première femme général d’Espagne, trois ans après avoir été nommée colonel de l’armée de terre. Cette promotion a été proposée par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), au gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), qui a validé le changement en Conseil des ministres.

Cette promotion se produit trente-et-un ans après l’ouverture de la carrière militaire aux femmes outre-Pyrénées. Patricia Ortega fait justement partie des pionnières qui ont permis l’accès plus massif des femmes à l’armée et qui leur ont ouvert les grades supérieurs. En 2009, elle est ainsi devenue la première lieutenant-colonel de l’armée de terre puis, en 2016, le premier colonel.

Source : https://elpais.com/politica/2019/07/10/actualidad/1562784246_624867.html

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Paz Esteban devient la première femme à diriger les services secrets espagnols (bien qu’elle ne soit là qu’à titre intérimaire)

La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie de l’ancien directeur du Centre national du Renseignement, Félix Sanz Roldán (au centre), et de l’actuelle directrice intérimaire de l’organisme, Paz Esteban (photographie : EFE et ABC)

Entré en fonction le 6 juillet 2009, le général Félix Sanz Roldán, ancien chef d’état major de l’armée espagnole, a effectué à la tête du Centre national des Renseignements (Centro Nacional de Inteligencia, CNI, les services secrets de notre voisin ibérique) deux mandats de cinq ans et a donc dû quitter son poste le 6 juillet 2019. Le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) étant encore en fonction à l’heure où nous écrivons ces lignes, il a été remplacé par la secrétaire générale de l’organisation, Paz Esteban López.

Bien qu’uniquement en poste à titre intérimaire, cette dernière est devenue la première femme à diriger les services secrets espagnols. Elle a été nommée en vertu de la Loi de Régulation du Centre national des Renseignements (Ley Reguladora del Centro Nacional de Inteligencia). Née en 1958, elle est licenciée en lettres et en philosophie après avoir obtenu son diplôme à l’Université autonome de Madrid. Elle a fait son entrée au Centre supérieur de l’Information de la Défense (Centro Superior de Información de la Defensa, CESID, ancêtre du CNI) en 1983.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/paz-esteban-primera-mujer-al-frente-del-cni-aunque-sea-de-modo-interino.html

L’Espagne voit ses chances de placer une ministre à la tête du FMI s’accroître

La ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE, Luca Piergiovanni et La Razón

Récemment choisie pour devenir directrice de la Banque centrale européenne (BCE), sise à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), Christine Lagarde a officiellement démissionné de son poste de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) – dont le siège se trouve à Washington (États-Unis d’Amérique) -, poste qu’elle occupait depuis juillet 2011. Il faut désormais un nom pour remplacer la Française et l’Union européenne (UE) veut faire front commun en la matière afin de conserver ce poste stratégique.

Or, la ministre espagnole de l’Économie et de l’Entreprise, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), fait partie des favorites pour être la candidate unique de l’UE. L’idée de placer à la tête du FMI une femme issue d’un gouvernement social-démocrate semble plaire à beaucoup, même si le dernier directeur général espagnol du FMI, Rodrigo Rato (2004-2007), avait laissé un mauvais souvenir au sein de l’organisme. Son principal adversaire dans la course à la désignation européenne devrait être le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, ancien ministre des Finances dans son pays et ancien président de l’Eurogroupe.

Sources : https://elpais.com/economia/2019/07/17/actualidad/1563392126_400498.html, https://www.larazon.es/economia/el-gobierno-ve-un-honor-que-nadia-calvino-este-en-la-lista-de-favoritos-para-ocupar-la-direccion-del-fmi-CB24256523 et https://www.elconfidencial.com/economia/2019-07-17/calvino-gobierno-finalistas-candidatura-europea-fmi_2131183/

L’Espagne est le deuxième pays méditerranéen le plus exposé aux grands feux de forêt

Un terrain calciné dans une forêt de la province de Tarragone (Catalogne) – Photographie : EFE et El Mundo

Selon un rapport intitulé Arde el Mediterráneo (littéralement, La Méditerranée brûle) élaboré et communiqué par l’organisation non gouvernementale (ONG) écologiste WWF, l’Espagne est le deuxième pays du bassin méditerranéen (après le Portugal) à subir le plus d’incendies dévastateurs et de feux de forêt chaque année. L’on compte en effet outre-Pyrénées 12 000 incendies par an qui calcinent une superficie moyenne de 100 000 hectares. Cette étude a été menée, outre dans les deux pays susmentionnés, en France, en Italie, en Grèce et en Turquie.

Au cours de la période 2018-2019, notre voisin ibérique a enregistré 23 % de l’ensemble des sinistres liés aux incendies dans les nations considérées – pour une surface brûlée de 26 %. Le principal auteur du rapport, Lourdes Hernández, a rappelé que l’ensemble des pays du monde doit désormais faire face aux « méga-incendies » ou « incendies de sixième génération », beaucoup plus ravageurs car plus difficiles à éteindre et plus susceptibles de s’étendre sur de vastes superficies.

Source : https://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/ciencia/2019/07/04/5d1de893fdddff92888b4633.html

Nouveau revers pour Ada Colau dans sa politique du logement à Barcelone

Le maire de Barcelone (Catalogne), Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos) – Photographie : EFE et El Confidencial

Ce lundi 1er juillet 2019, la troisième chambre de la Cour suprême espagnole (Sala Tercera del Tribunal Supremo) a rendu un verdict qui suppose un véritable revers pour le maire de Barcelone (Catalogne), Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), dans sa politique du logement. L’institution a en effet confirmé la nullité de la taxe qu’elle avait voulu mettre en place afin d’inciter les organismes financiers propriétaires d’appartements vides à les mettre en vente ou en location. La Cour suprême valide ainsi un jugement rendu par le Tribunal supérieur de Justice de Catalogne (TSJC) il y a un an.

À l’occasion de ce procès, la Société de Gestion des Actifs provenant de la Restructuration bancaire (SAREB), qui était le plaignant, avait obtenu gain de cause face à la municipalité de Barcelone. L’organisme avait en effet présenté un recours contre la loi votée par le Conseil municipal de la capitale catalane le 30 septembre 2016. La Cour suprême espagnole estime de son côté, tout comme le TSJC, que la municipalité de Barcelone ne dispose pas des compétences qui permettraient à Ada Colau de mettre en place une telle taxation.

Source : https://www.elconfidencial.com/vivienda/2019-07-01/pisos-vacios-ada-colau-ayuntamiento-de-barcelona-sareb_2099842/

Les autorités séparatistes catalanes ont détourné de l’argent pour les pays les plus pauvres afin de financer leurs basses œuvres

L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (photographie : EFE et El Confidencial)

La Cour des Comptes espagnole a récemment découvert que les autorités séparatistes catalanes avaient détourné de l’argent public destiné à l’aide au développement des pays les plus pauvres afin de financer leurs différentes initiatives indépendantistes illégales. Des milliers d’euros publics ont ainsi été utilisés à des fins peu avouables à travers l’Agence catalane de Coopération au Développement (ACCD), organisme chargé de répartir les crédits de l’aide aux nations en voie de développement.

Ce détournement concerne deux anciens présidents régionaux : Artur Mas et son successeur, Carles Puigdemont. La Généralité de Catalogne a en effet eu recours à des sommes de l’ACCD pour financer diverses initiatives à visée purement intérieure concernant, par exemple, des conférences sur l’interdiction des armes nucléaires en Catalogne même ou la promotion du tourisme rural.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2019-07-01/puigdemont-uso-dinero-tercer-mundo-para-proces_2098710/

Décès du procureur espagnol Eduardo Fungairiño, connu pour sa lutte contre l’ETA

Le magistrat espagnol Eduardo Fungairiño, photographié à Madrid en 2005 (photographie : Andrea Comas, Reuters et El País)

L’on apprenait ce dimanche 30 juin 2019 le décès du célèbre procureur espagnol Eduardo Fungairiño Bringas à l’âge de 73 ans. Né le 30 mai 1946 à Santander (Cantabrie), il se déplaçait en chaise roulante depuis l’âge de 19 ans en raison d’un grave accident. Cela ne l’a pas empêché de suivre des études de droit et de devenir procureur à l’Audience provincial de Barcelone (Catalogne) en 1973, poste qu’il a occupé jusqu’en 1980.

C’est cette année-là qu’il a été nommé procureur (fiscal) de l’Audience nationale, à Madrid. Il s’est rendu célèbre suite à ses investigations dans le cadre de scandales sanitaires comme celui de l’huile de colza frelatée, dans les années 80. Il est toutefois resté dans les annales pour sa lutte incessante contre l’organisation terroriste basque ETA, dans le contexte des affaires Henri Parot, José Javier Arizcuren Ruiz ou encore Francisco Múgica Garmendia.

Source : https://elpais.com/politica/2019/06/30/actualidad/1561895217_818015.html

Décès de l’homme politique espagnol Rafael de la Sierra, qui a joué un grand rôle dans l’autonomie de la Cantabrie

L’homme politique espagnol Rafael Sierra (à droite), aux côtés du président régional de Cantabrie, Miguel Ángel Revilla, en 2016 (photographie : Pedro Puente Hoyos, EFE et El País)

C’est ce mercredi 19 juin 2019 que l’on apprenait le décès à Santander (Cantabrie) de l’homme politique espagnol Rafael Ángel de la Sierra González, qui a joué un grand rôle tout au long de sa carrière politique dans l’autonomie de sa région natale. Né le 20 septembre 1948 à Piélagos, dans l’actuelle communauté autonome de Cantabrie, il est le fondateur, aux côtés du président régional Miguel Ángel Revilla, du Parti régionaliste de Cantabrie (PRC).

Décédé des suites d’un cancer, il a structuré le PRC à partir de l’Association pour la Défense des Intérêts de la Cantabrie (ADIC) et a permis que la région devienne une communauté autonome à part entière en décembre 1981. Licencié en droit à l’Université de Saragosse (Aragon), il a occupé diverses fonctions d’importance croissante au sein de l’exécutif régional.

Source : https://elpais.com/politica/2019/06/20/actualidad/1561044543_934203.html

L’Espagnol Josep Borrell occupera normalement le poste de « chef de la diplomatie européenne »

L’actuel ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Stéphanie Lecocq, EFE et El País

Après un marathon entamé lors du G20 d’Osaka (Japon) et poursuivi à Bruxelles (Belgique), les principales forces politiques issues des élections au Parlement européen du 26 mai dernier sont tombées d’accord sur la répartition des grands postes à pourvoir au sein de l’Union européenne (UE). La Présidence de la Commission européenne devrait échoir à l’actuelle ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, tandis que la Française Christine Lagarde devrait devenir la nouvelle présidente de la Banque centrale européenne (BCE), ce qui l’obligera à quitter son poste de directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Le Belge Charles Michel sera président du Conseil européen en remplacement du Polonais Donald Tusk. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier européen), a obtenu le poste qu’il convoitait, à savoir celui de haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité. C’est son actuel ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE), qui devra l’occuper en remplacement de l’Italienne Federica Mogherini. De son côté, le Bulgare Sergueï Stanichev devrait présider le Parlement européen.

Sources : https://www.elmundo.es/internacional/2019/07/02/5d1b908221efa086678b46b1.html et https://elpais.com/internacional/2019/07/02/actualidad/1562089986_242931.html

Pedro Sánchez veut changer le nom et la stratégie du Ministère de l’Équipement

La secrétaire d’État espagnole au Transport du Ministère de l’Équipement, María José Rallo (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Cinco Días

Traditionnellement appelé « Ministère de l’Équipement » (Ministerio de Fomento, dans la langue de Cervantes), ce département aujourd’hui dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol) devrait prochainement changer de nom. C’est en tout cas le souhait du président du gouvernement, Pedro Sánchez (PSOE), qui veut l’intituler « Ministère du Transport, de la Mobilité et de l’Agenda urbain (Ministerio de Transporte, Movilidad y Agenda Urbana).

Au-delà de la modification de l’intitulé en lui-même, c’est la stratégie globale du département qui devrait être bouleversée. C’est ce qu’a annoncé la secrétaire d’État au Transport, María José Rallo (PSOE), ce vendredi 14 juin 2019 lors d’une réunion officielle avec l’association du transport Astic, à Grenade (Andalousie). L’idée est désormais d’équilibrer davantage les dépenses entre les nouvelles voies de chemin de fer (notamment à grande vitesse) d’un côté et l’entretien des infrastructures existantes (surtout les routes) de l’autre.

De nombreux défis attendent José Luis Ábalos dans les mois à venir, si Pedro Sánchez parvient à conserver son poste de chef de l’exécutif : une loi de financement des infrastructures lourdes ; une solution au conflit entre taxis et VTC ; la libéralisation du transport ferroviaire de passagers à l’horizon 2020 ; la gestion de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit), notamment concernant les compagnies aériennes Iberia et Vueling ; ou encore les progrès en matière de ciel unique européen.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/06/17/companias/1560794621_955336.html