Les forces de l’ordre espagnoles confisquent 100 000 affiches en faveur du référendum séparatiste du 1er octobre

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Des membres de la Garde civile lors de la confiscation de palettes d’affiches pour le référendum séparatiste du 1er octobre (photographie : EFE et Crónica Global)

La Garde civile espagnole (équivalent de notre gendarmerie) a intercepté ce vendredi 13 septembre environ 100 000 affiches de propagande liées au référendum séparatiste illégal et illégitime que la Généralité de Catalogne compte organiser le 1er octobre prochain. Ce matériel a été retrouvé dans des hangars industriels d’une entreprise détenue par Marc Martí et qui est liée à l’affaire de corruption dite du « Palais de la Musique ». Également appelée « affaire Millet » – du nom de Félix Millet, ancien président de la Fondation de l’Orphéon catalan et du Palais de la Musique catalane (qui est aussi le principal prévenu) – cette affaire a supposé une vaste fraude fiscale qui a touché les rangs de l’ancienne Convergence et Union (CiU), parti de droite séparatiste dont est issu l’actuel président de la Généralité, Carles Puigdemont. Le matériel retrouvé dans ce hangar, donc, concerne pour l’essentiel des affiches électorales illégales et pèse environ une tonne et demie.

La Garde civile a emporté ce matériel dans trois fourgonnettes spécialement affrétées pour l’occasion. Par ailleurs, d’autres fouilles ont été effectuées ce même vendredi auprès d’imprimeurs d’Hospitalet de Llobregat (deuxième ville la plus peuplée de Catalogne), Badalona et San Feliu de Llobregat ainsi que dans la commune de Constantí, dans la province de Tarragone. Bien entendu, les groupuscules de « gauche radicale » indépendantiste ont profité de ces opérations policières pour organiser de petites manifestations devant les locaux perquisitionnés. N’oublions jamais que toute décision qui ne va pas dans leur sens leur déplaît…

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/guardia-civil-propaganda-referendum_87518_102.html#.Wbw5mw6o_VM.facebook

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« Référendum sous tension en Catalogne »

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Le roi d’Espagne Philippe VI (au centre), accompagné du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), et du président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à droite), lors de la minute de silence consécutive aux attentats de Barcelone et Cambrils, en août 2017 (photographie : EFE et El Español)

L’excellent site Polony.tv, lancé et tenu, entre autres personnes, par la journaliste et femme de lettres française Natacha Polony, proposait le 16 septembre dernier une interview de Jean-Michel Quatrepoint à propos des plus récents développements de l’indépendantisme catalan. Toujours bien informé et très mesuré, ce site fait ainsi un tour d’horizon des acteurs du séparatisme et de l’anti-séparatisme et je ne saurais trop vous recommander de le suivre de façon générale (la vidéo n’est accessible en entier que pour les abonnés) : https://polony.tv/focus/referendum-sous-tension-en-catalogne?autoplay=true

La ville andalouse de Linares manifeste contre le chômage

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Le cortège qui manifestait la semaine dernière à Linares (photographie : EFE et El Mundo)

C’est ce jeudi 14 septembre que plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans la ville de Linares, située dans la province de Jaén, dans le Nord de l’Andalousie, afin de réclamer des solutions contre le très important taux de chômage qui touche la région. Selon les données fournies par l’Institut national des Statistiques (INE) en juillet dernier, il s’agit de la ville proportionnellement la plus touchée par l’absence d’emploi dans le pays, avec 44,5 % de la population active actuellement sans emploi. Le cortège, qui a suivi un itinéraire reliant la place de l’Amérique à la place de l’Hôtel-de-Ville, a réuni entre 40 000 et 50 000 citoyens selon les organisateurs, qui ont répondu à l’appel de la plate-forme citoyenne « Todos a una por Linares » (« Tous ensemble pour Linares »), créée sur Facebook durant l’été et qui a connu un immense succès en un mois et demi avec 25 000 membres.

Le syndicat Commissions ouvrières (CCOO) et le parti de « gauche radicale » Gauche unie (IU) ont refusé de participer à la manifestation en raison, selon eux, du caractère ambigu des revendications des manifestants et de l’interdiction d’apporter d’autres drapeaux que celui de la commune. De son côté, le député andalou de Podemos Diego Cañamero a participé au cortège à titre personnel. La ville de Linares est peuplée d’environ 60 000 personnes et a connu une grave fuite de son tissu industriel au cours des dernières décennies, suite à la fermeture de ses mines de plomb puis de l’ancienne usine Santana Motor.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/2017/09/15/59bbffabe5fdea0f4c8b459e.html

L’État espagnol contrôle désormais toutes les dépenses de la Généralité de Catalogne

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Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (photographie : Rokambol)

Alors que le bureau du procureur général de l’État espagnol, José Manuel Maza, a décidé d’ouvrir une enquête sur l’ensemble des municipalités qui accepteront de collaborer avec la Généralité de Catalogne dans l’organisation du référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre prochain, l’État espagnol a décidé le vendredi 15 septembre dernier, en Conseil des ministres, de suspendre l’autonomie financière de cette communauté autonome. Les indépendantistes prétendent en effet se servir de l’argent public (c’est-à-dire des richesses de l’ensemble des Espagnols) afin de briser l’intégrité du pays, ce qui est évidemment inadmissible. Par ailleurs, le vice-président de la Généralité et conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras, a cessé en fin de semaine dernière d’envoyer les rapports hebdomadaires qu’il doit obligatoirement fournir à Madrid concernant les dépenses publiques catalanes.

La Commission déléguée aux Affaires économiques du gouvernement espagnol a donné quarante-huit heures au président de la Généralité, Carles Puigdemont, pour reprendre ces envois obligatoires. Par ailleurs, il devra aussi justifier auprès de Madrid toute dépense publique et l’Inspection générale devra en certifier la conformité. De plus, les banques privées devront signaler au gouvernement espagnol tout transfert ou paiement lié au référendum du 1er octobre et Madrid devra donner son accord à Barcelone pour que la Catalogne puisse émettre de nouveaux titres de dette. Enfin, les factures concernant les services publics fondamentaux au niveau régional seront aussi scrutées à la loupe par Madrid.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8610602/09/17/Las-cinco-medidas-del-Gobierno-para-controlar-a-la-Hacienda-catalana.html

Les principales associations de magistrats espagnols condamnent le séparatisme catalan et le référendum du 1er octobre

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Une réunion des représentants des principales associations syndicales des magistrats espagnols (photographie : Libertad digital)

Ce jeudi 14 septembre, les quatre principales associations de magistrats espagnols (l’Association professionnelle de la Magistrature, l’Association Francisco-de-Vitoria, les Juges pour la Démocratie et le Forum judiciaire indépendant) ont diffusé un communiqué officiel conjoint dans lequel elles s’expriment à propos du séparatisme catalan, des scénarios possibles suite au référendum indépendantiste illégal et illégitime que veut organiser la Généralité de Catalogne le 1er octobre prochain et des fonctionnaires et citoyens catalans. Elles rappellent dans ce document que l’ensemble des Espagnols et des pouvoirs publics du pays sont soumis à une obligation d’obéissance à la Constitution de 1978 et aux lois en vigueur. En dehors de ce cadre, il n’existe donc aucune légalité possible. Par ailleurs, les rédacteurs de ce texte ajoutent qu’il n’est pas du ressort de la justice de résoudre des conflits politiques mais uniquement d’appliquer la loi et de la faire respecter.

Ils ont donc déclaré inconstitutionnels et nuls les récents textes de loi catalans sur le référendum du 1er octobre et la transition vers une République catalane indépendante, ce qui oblige la justice espagnole en général et catalane à particulier à ne pas les appliquer. Ils ont enfin réaffirmé un principe simple : la Généralité de Catalogne étant en rupture avec la loi, les citoyens catalans sont déliés de leurs obligations à son égard en ce qui concerne les lois anticonstitutionnels. Ils peuvent trouver du secours auprès des tribunaux si jamais ils estiment être dans une situation délicate en raison du défi séparatiste.

Source : http://www.libertaddigital.com/espana/2017-09-14/los-jueces-en-bloque-la-desobediencia-no-es-un-acto-heroico-sino-totalitario-1276605881/

Le gouvernement régional catalan suggère que l’État espagnol pourrait continuer à payer les retraites de ses administrés après une hypothétique indépendance de la région

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Le siège du Ministère espagnol de l’Emploi et de la Sécurité sociale, à Madrid (photographie : Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale)

Les séparatistes catalans ne reculent devant rien, surtout pas devant le ridicule ou le délire : c’est ce que nous ont appris ces nombreuses années de défi indépendantiste et les déclarations des dirigeants sécessionnistes ou de leurs soutiens. Ce mercredi 13 septembre, la conseillère régionale catalane au Travail, Dolors Bassa, a affirmé en conférence de presse aux côtés du secrétaire de son département, Josep Ginesta, que la Sécurité sociale espagnole devrait continuer à payer les pensions de traite de ses administrés pendant quelque temps après une hypothétique indépendance de la communauté autonome. Elle a toutefois précisé qu’un accord entre Barcelone et Madrid serait nécessaire à ce sujet, consentant ainsi à demander son avis à l’État espagnol. Elle a par ailleurs expliqué que la loi de création de l’Agence de Protection sociale, qui est conçue comme une future Sécurité sociale catalane indépendante, avait été approuvée.

Elle n’a pas manqué de déclarer que cet organisme serait « plus puissant et plus fiable » que la Sécurité sociale espagnole – on se demande bien comment étant donné que les finances régionales, qui sont dans un état déplorable, dépendent largement des largesses économiques de Madrid. Elle a également expliqué qu’une fois la Catalogne devenue une République à part entière, elle retrouvera l’équilibre budgétaire dès le printemps 2018 et pourra augmenter les pensions de retraite grâce à un environnement économique très favorable. Elle a donc évidemment passé sous silence la catastrophe financière que représenterait une indépendance de la Catalogne pour la région elle-même. Quoi qu’il en soit, cette conférence de presse signifie que Barcelone ne veut ni ne peut payer les pensions de retraite de ses administrés et attend que l’Espagne finance le séparatisme une fois de plus.

Source : http://www.expansion.com/economia/2017/09/13/59b93a9b22601de93c8b45d0.html

L’Espagne note une nette recrudescence des tentatives de traversée de la Méditerranée vers ses côtes

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Des sauveteurs espagnols qui viennent de recueillir des migrants qui tentaient la traversée de la Méditerranée en embarcation de fortune (photographie : Carlos Barba, EFE et El País)

Le 17 août dernier a été une journée particulièrement agitée pour les sauveteurs espagnols en mer qui ont dû recueillir en douze heures plus de 600 migrants qui tentaient de traverser la mer Méditerranée pour rejoindre les côtes espagnoles. Il s’agit d’un record pour l’année 2017, qui dépasse déjà les statistiques de l’année dernière : de janvier à septembre de cette année, 11 043 personnes ont ainsi été sauvées en mer d’Alboran (dépendance de la Méditerranée qui baigne le littoral andalou, marocain et algérien), contre 10 389 à la même époque de l’année 2016. Pour les organisations non gouvernementales ibériques, les causes de cette recrudescence sont claires : les restrictions aux migrations appliquées par la Libye forcent les réfugiés à choisir d’autres itinéraires pour rallier l’Europe et le conflit social en cours dans le Rif empêche le Maroc d’être aussi vigilant face aux flux migratoires.

Les provinces de Cadix, Málaga et Almería ont ainsi vu arriver cet été de nombreuses pateras, ces embarcations de fortune qu’utilisent les migrants pour quitter l’Afrique et rejoindre notre continent. Rien qu’au mois de juin 2017, la Croix Rouge espagnole a secouru 2 384 personnes qui tentaient la traversée de la Méditerranée, contre 671 au mois de juin 2016. Selon cette organisation caritative, ces chiffres sont comparables à ceux de 2008, année au cours de laquelle 12 690 migrants ont été secourus. Il faut par ailleurs ajouter aux données dont nous disposons l’ensemble des personnes qui ont pu accoster sur le littoral espagnol et n’ont pu être comptabilisées par les autorités de notre voisin ibérique. Il existe trois grands itinéraires suivis par les migrants : celui qui part de Nador (Maroc) et Oran (Algérie), traverse la mer d’Alboran et arrive dans les provinces d’Almería et Grenade ; celui qui prend les îles Alhucemas (Maroc) pour point de départ afin de rejoindre les côtes de la province de Málaga ; et celui qui part de Tanger (Maroc) afin de rallier la province de Cadix.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/09/13/actualidad/1505297407_338569.html

Le Val d’Aran fait savoir aux autorités régionales catalanes qu’il ne participera pas au référendum du 1er octobre

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L’église Sainte-Eulalie de Viella Mitg Arán, capitale du Val d’Aran (photographie : Viure als Pirineus)

Juan Antonio Serrano, maire de la commune de Viella Mitg Arán, capitale du Val d’Aran, dans la province de Lérida (Catalogne), a fait savoir ce mercredi 13 septembre par courrier au président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, qu’il refuserait de participer au référendum séparatiste illégal et illégitime que les autorités régionales prétendent organiser le 1er octobre prochain. Il a rappelé dans sa missive qu’il entendait respecter la loi en vigueur en Espagne et les dernières sentences de la Cour constitutionnelle de notre voisin pyrénéen, qui suspendent l’organisation de cette consultation référendaire. La lettre a également été adressée au vice-président de la Généralité et conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras.

Nous avons déjà rappelé il y a quelques semaines sur ce blog que le Val d’Aran, région à l’identité affirmée au sein de la Catalogne, a fait savoir qu’en cas d’hypothétique indépendance de la communauté autonome, ses autorités demanderaient son intégration à l’Espagne rémanente. De quoi compliquer encore un peu plus un référendum déjà problématique en soi…

Source : https://okdiario.com/espana/cataluna/2017/09/13/otra-bofetada-puigdemont-val-daran-avisa-carta-cumpliran-ley-no-habra-1-1317961?utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1505312941

La mairie de Madrid et le Comité olympique espagnol sont en désaccord sur une nouvelle candidature olympique de la capitale

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L’actuel président du Comité olympique espagnol, Alejandro Blanco (photographie : Diario crítico)

C’est officiel depuis le mercredi 13 septembre dernier, même si la concurrence était nulle et l’attribution, connue depuis l’été 2017 : Paris organisera les Jeux olympiques d’été de 2024 et Los Angeles, ceux de 2028. Ainsi en a décidé le Comité international olympique (CIO), présidé par l’Allemand Thomas Bach, lors d’une session qui se déroulait à Lima. Nous avions déjà évoqué à l’époque sur ce blog la possibilité pour Madrid de présenter une nouvelle candidature pour les JO d’été de 2032, alors que la capitale espagnol a échoué à se faire élire pour ceux de 2012, 2016 et 2020. Le sujet n’a pas manqué de faire à nouveau l’actualité outre-Pyrénées étant donné la votation qui a eu lieu au Pérou cette semaine. Au début de ce mois de septembre, le président du Comité olympique espagnol (COE), Alejandro Blanco, a réaffirmé que l’organisme qu’il dirige soutiendrait et encouragerait activement une candidature de Madrid pour les Jeux olympiques d’été de 2032.

Les défaites face à Londres, Rio de Janeiro et Tokyo ne l’ont donc pas refroidi au point de jeter l’éponge et il affirme dans une récente interview accordée au Conseil supérieur des Sports (CSD) que les dernières décisions du CIO (qui veut favoriser l’organisation de JO plus économes) favoriseraient une prochaine réussite de Madrid. Comme nous le pressentions dès les vacances d’été, cependant, l’actuel maire de la capitale, Manuela Carmena (liste Maintenant Madrid, soutenue par Podemos), a rejeté l’idée d’une nouvelle candidature olympique de la ville. Interrogée depuis New York, où elle se trouvait début septembre, l’élue a déclaré que ce n’était « pas le moment » et que la municipalité, en butte ces dernières années à des restrictions budgétaires, avaient d’autres priorités. Rappelons que l’on commémorait cet été les 25 ans des Jeux olympiques d’été de Barcelone, en présence notamment du roi Philippe VI, et que certains dans la capitale catalane lorgnent du côté d’une possible nouvelle candidature olympique barcelonaise.

De notre côté, nous répétons ce que nous avons déjà dit sur ce blog : le CIO n’accordera pas avant très longtemps des JO d’été à Madrid et toute nouvelle candidature de la capitale espagnole, quand bien même elle serait séduisante et entraînante, est vouée à l’échec durant les prochaines décennies. Ce serait donc une dépense inutile et cela supposerait une déception supplémentaire. Autant s’épargner une telle épreuve.

Sources : https://www.efe.com/efe/espana/deportes/alejandro-blanco-no-tengo-ninguna-duda-madrid-debe-volver-a-optar-jjoo/10006-3371243 et http://www.mundodeportivo.com/juegos-olimpicos/20170907/431108044415/carmena-descarta-una-nueva-candidatura-de-madrid-para-los-jjoo.html

Les maires socialistes de Catalogne dénoncent les pressions exercées à leur encontre par la Généralité

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Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans, Miquel Iceta (photographie : PSC et La Marea)

Dans un manifeste commun diffusé ce mardi 12 septembre, 350 maires ou conseillers municipaux socialistes de Catalogne dénoncent les pressions exercées à leur encontre par les autorités de la Généralité, qui veut absolument leur faire céder des locaux pour l’installation de bureaux de vote dans le cadre du référendum séparatiste illégal et illégitime qu’elles prétendent organiser le 1er octobre prochain. Ces maires évoquent dans le document qu’ils ont rédigé des « menaces et insultes » proférées contre tous ceux qui s’en remettent à la légalité espagnole et aux sentences de la Cour constitutionnelle. Ce manifeste a été révélé alors que le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, était présent à Santa Coloma de Gramanet (province de Barcelone), aux côtés de son allié, Miquel Iceta, premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC).

Sánchez a rappelé que la légalité était du côté des premiers édiles qui refusent de prêter main forte aux indépendantistes – ce qui confirme ses louvoiements et ambiguïtés au sujet de l’indépendantisme. Le maire d’Hospitalet de Llobregat (deuxième commune la plus peuplée de Catalogne et première commune de banlieue d’Espagne) et celui de Palau-solità i Plegamans (province de Barcelone), par exemple, ont été menacés par écrit, tout comme Núria Parlón, qui dirige Santa Coloma de Gramanet. Il s’agit d’une nouvelle démonstration du fanatisme de la Généralité de Catalogne et des méthodes auxquelles ont recours les partisans de l’indépendance de la communauté autonome. Ces élus rudoyés ont été soutenus par le maire de Lérida, celui de Mataró, celui de Viladecans, celui d’El Prat de Llobregat ou celui de Casteldefels, entre autres.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/09/12/59b7990bca474163168b4585.html