La ville catalane de Lérida résiste aux pressions séparatistes

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Le socialiste Àngel Ros, maire de la ville catalane de Lérida depuis 2004 (photographie : Agustín Catalán et El Periódico)

Ce mardi 20 juin, une séance plénière extraordinaire du Conseil municipal de la ville catalane de Lérida a permis de montrer aux yeux de toute la nation espagnole que cette capitale de province savait résister aux pressions constantes du gouvernement séparatiste. Son maire, Àngel Ros, du Parti des Socialistes catalans (PSC), soutenu par son groupe politique ainsi que par le Parti populaire (PP) et la formation Citoyens a refusé de prêter des espaces publics aux organisateurs du référendum indépendantiste illégal et illégitime du 1er octobre prochain.

Par ailleurs, il a validé, toujours avec les mêmes soutiens, l’idée d’un match de la sélection espagnole de football (ou, à défaut, de la sélection espagnole de football des moins de vingt-et-un ans) dans le principal stade de la ville, le Camp d’Esports. Il s’agit d’un symbole très important puisque le gouvernement régional cherche depuis des années à empêcher que la Roja joue à domicile en Catalogne.

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/06/20/59494223268e3e29408b456f.html

La campagne espagnole contre les incendies estivaux démarre dans un contexte tendu

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La ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, lors d’une récente comparution à l’issue d’un Conseil des ministres (photographie : Óscar del Pozo et ABC)

C’est ce mardi 20 juin que la ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, a présenté la campagne nationale contre les incendies et feux de forêt estivaux, qui touchent régulièrement notre voisin ibérique. Alors que le Portugal est lui-même aux prises avec une catastrophe majeure de ce type, l’Espagne destinera 85 millions d’euros à la lutte contre les incendies et à leur prévention. Il faut dire que le pays connaît d’ores et déjà une année noire sur ce front avec 6 119 incendies depuis le début de l’année 2017 (contre 4 897 en moyenne sur les dix dernières années et à la même période) et 12 829 hectares de forêt partis en fumée. La manque de précipitations (particulièrement dans le Nord-Ouest du pays), qui fait craindre une sécheresse dévastatrice, est l’une des causes de ce mauvais résultat.

Cette année, l’Espagne pourra avoir recours à quatre drones de surveillance nocturne, quatre avions de coordination et d’observation, vingt-quatre avions bombardiers d’eau, huit hélicoptères bombardiers d’eau, dix avions de transport, dix-neuf hélicoptères de transport et d’extinction et un hélicoptère de coordination et d’observation – et ce sans compter les moyens propres des différentes communautés autonomes. Il s’agit du plus important dispositif de lutte contre les incendies de toute l’Union européenne.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-isabel-garcia-tejerina-extremar-precauciones-mucho-jugamos-201706201443_noticia.html

Pedro Sánchez affirme vouloir parvenir au pouvoir grâce à Podemos et Citoyens

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, à son arrivée au 39e Congrès fédéral de la formation, le 16 juin dernier (photographie : EFE et El Confidencial)

Le 39e Congrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui se déroulait du vendredi 16 au dimanche 18 juin à Madrid, a entériné le retour de Pedro Sánchez à la tête de la formation et lui a donné l’occasion de totalement reprendre la main sur ses organes de direction. Désormais, certains barons régionaux, comme Ximo Puig, président de la Communauté de Valence, ou Javier Lambán, président de l’Aragon, qui s’étaient élevés contre Sánchez et avaient soutenu Susana Díaz, présidente de la Junte d’Andalousie, contre lui lors des primaires du parti, sont menacés dans leur fief. Par ailleurs, lors de son discours de clôture, Pedro Sánchez a revendiqué pour le PSOE l’héritage des indignés de la Puerta del Sol (qui manifestaient pourtant aussi bien contre les socialistes que contre les conservateurs) et a affirmé que le « nouveau PSOE » qu’il dirige désormais sera le « protagoniste du changement » politique en Espagne.

Il a également défini son parti comme la « gauche de gouvernement » et a affirmé qu’il travaillera « avec sérieux, sérénité, ambition et rigueur ». Il veut enfin positionner le PSOE comme la seule alternative crédible au Parti populaire (PP) de Mariano Rajoy mais a visiblement rejeté une alliance avec les partis séparatistes catalans ou basques puisqu’à son sens, « le changement dépend de trois forces » : PSOE, Podemos et Citoyens. Il veut réunir ces trois partis afin d’entamer au plus vite des négociations dans le cadre d’un espace de coordination au Congrès des députés. Une telle coalition semble toutefois improbable étant donné que Pablo Iglesias et Albert Rivera ont toujours fait savoir qu’ils refuseraient de soutenir le même gouvernement et le même programme.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-pedro-sanchez-abrira-espacio-201706181312_noticia.html

Carles Puigdemont se dédit et demande à comparaître devant le Congrès des députés

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), et le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, lors d’une réunion au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : La Moncloa et Libertad Digital)

Souvent le séparatisme varie, bien fol est qui s’y fie : l’on pourrait presque détourner de la sorte le vieil adage dû au roi de France François Ier pour évoquer le gouvernement séparatiste catalan, tant il change d’avis souvent et perd en crédibilité jour après jour. Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, avait en effet été invité il y a quelque temps par le gouvernement de Mariano Rajoy à défendre son projet devant le Congrès des députés, conçu comme le cœur de la représentation et de la souveraineté du peuple espagnol.

Il avait alors rejeté cette possibilité, snobant le pouvoir central et expliquant qu’il n’avait rien à faire dans la capitale tant que Mariano Rajoy n’avait pas cédé au moindre de ses désidérata. Pourtant, ce vendredi 16 juin, Carles Puigdemont a finalement demandé à la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor, de comparaître devant les députés pour débattre du projet de référendum indépendantiste illégal et illégitime, qui doit être organisé le 1er octobre prochain. Il faut désormais attendre la réponse de la principale intéressée.

Source : https://www.elimparcial.es/puigdemont-carles-congreso-debate-referendum

Une députée canarienne reçoit un tombereau d’insultes de la part des militants de Podemos sur les réseaux sociaux

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La seule représentante de la Coalition canarienne au Congrès des députés, Ana Oramas, lors d’une réunion publique, en pleine campagne électorale (photographie : Gomera Noticias)

La motion de censure défendue par Podemos cette semaine, mais qui s’est soldée par un échec total pour la formation, n’aura pas seulement illustré la solitude de Pablo Iglesias, dont le programme de gouvernement est loin d’avoir séduit une majorité des membres du Congrès des députés. Elle aura aussi été l’occasion de passes d’armes verbales parfois violentes entre les différents partis. À cette occasion, la seule députée de la Coalition canarienne (CC) représentée à la chambre basse des Cortes (le Parlement espagnol), Ana Oramas, s’en est pris au secrétaire général de Podemos en l’accusant notamment de « machisme » et de « misogynie ». 

Des déclarations qui ont été très mal prises par les militants de la formation, mécontents que la députée régionaliste ait osé s’attaquer ainsi au dirigeant de leur parti. Ils se sont alors servi des réseaux sociaux pour l’insulter ou l’interpeller avec des commentaires vulgaires et sexistes. Elle a dénoncé cette campagne d’intimidation dans les médias, rappelant aussi que son discours à la tribune lui avait valu des félicitations aussi bien de la part d’élus de gauche que de droite.

Source : http://www.libertaddigital.com/espana/2017-06-15/ana-oramas-denuncia-amenazas-del-entorno-de-podemos-llevo-48-horas-recibiendo-ordinarieces-1276601126/

Mariano Rajoy et Emmanuel Macron se rencontrent à Paris

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite) en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée (photographie : EFE et ABC)

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé au palais de l’Élysée, à Paris, ce vendredi 16 juin peu après 13h afin de participer à un déjeuner de travail avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre les deux dirigeants, qui s’étaient déjà croisé il y a quelques semaines à Bruxelles, lors d’un sommet exceptionnel de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Au menu, notamment, les sempiternelles discussions sur l’avenir de l’Union européenne, notamment suite au départ du Royaume-Uni (le fameux Brexit), dans la continuité du sommet de Versailles, organisé par François Hollande, avec le concours de la chancelière allemande, Angela Merkel, du président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, et de Mariano Rajoy.

Les deux hommes ont également évoqué la coopération antiterroriste, les interconnexions énergétiques entre l’Espagne et la France ainsi que le séparatisme catalan. À ce sujet, au cours de la conférence de presse qui a suivi le déjeuner, Emmanuel Macron a une fois de plus douché les espoirs des indépendantistes en déclarant qu’il ne reconnaissait qu’un seul interlocuteur en la matière : une Espagne unie.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-llega-eliseo-para-impulsar-macron-espiritu-versalles-201706161309_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-macron-rotundo-sobre-cataluna-tengo-unico-interlocutor-mariano-rajoy-201706161531_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

« En Espagne, des migrants marocains pour repeupler les villages des régions désertes »

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La localité aragonaise d’Alfambra, dans la province de Teruel (photographie : Teruel profundo)

Un intéressant article traduit par Sandrine Morel pour le quotidien français Le Monde, dans son numéro daté du 15 juin, évoque le repeuplement des zones vides du centre de l’Espagne (notamment en Aragon) par des immigrés venus du Maroc, du Pakistan et de Roumanie : http://www.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2017/06/15/en-espagne-des-immigres-marocains-pour-repeupler-les-villages_5145010_5084811.html

Le Venezuela est le pays qui a déposé le plus de demandes d’asile en Espagne en 2016

OPOSITORES VENEZOLANOS COMIENZAN "PLANTÓN" EN VARIAS CIUDADES DEL PAÍS
Une manifestation de Vénézuéliens à Madrid en avril 2017 (photographie : EFE et Libre Mercado)

La récente crise des migrants, l’afflux de réfugiés politiques ou économiques venus d’Afrique et d’Asie mais aussi d’Amérique latine et, plus globalement, les grands mouvements de populations que connaissent le monde depuis des décennies et en particulier sur les dernières années touchent aussi l’Espagne, qui est par exemple en premier ligne avec ses enclaves de Ceuta et Melilla, au Maroc. Selon les statistiques fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié (CEAR) dans un rapport dévoilé ce vendredi 16 juin, 15 700 personnes ont officiellement déposé une demande d’asile auprès des autorités espagnoles en 2016. Seules 355 demandes ont été approuvées sur ce total, ce qui est toutefois plus qu’en 2015 (220 demandes acceptées). Néanmoins, il faut ajouter que 6 500 demandeurs d’asile ont reçu une protection particulière de la part de l’Espagne.

C’est du Venezuela que viennent l’essentiel de ces demandeurs d’asile dont le cas a été traité par Madrid, avec 3 960 personnes concernées. Le pays est suivi de la Syrie (2 975 personnes), de l’Ukraine (2 570), de l’Algérie (740), de la Colombie (615), du Salvador (425) et du Honduras (385)

Source : http://www.abc.es/espana/abci-venezuela-pais-mas-solicitudes-asilo-recibio-espana-2016-201706161231_noticia.html

Un 39e Congrès fédéral du PSOE face à bien des incertitudes

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (photographie : Reuters et El Confidencial)

C’est à partir de ce vendredi 16 juin que se déroule le 39e Congrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui doit entériner le retour de Pedro Sánchez à la tête de la formation, alors que ce dernier a nommé plusieurs barons sociaux-démocrates au sein de son comité exécutif, comme l’ancien lehendakari (président régional du Pays basque) Patxi López ou le président de l’Estrémadure, Guillermo Fernández Vara. En dépit du retour de la ligne « dure » face au Parti populaire (PP), ce Congrès présente bien des incertitudes car il va devoir commencer à définir la conduite qui sera celle du parti pour les semaines et mois à venir.

Pedro Sánchez va-t-il se montrer plus conciliant avec Mariano Rajoy et son gouvernement, comme certains le pensent ? Ou le premier secrétaire du PSOE va-t-il au contraire saisir la « main tendue » par Podemos pour tenter de déloger le PP du pouvoir au prix de contorsions parlementaires plutôt dangereuses ? La question est d’autant plus pertinente que Pablo Iglesias et le porte-parole du PSOE au Congrès des députés, José Luis Ábalos, ont cherché à mettre en scène ces derniers jours un rapprochement entre les deux partis. Si Podemos n’a constitutionnellement plus le droit, après sa motion de censure ratée de cette semaine, d’en présenter une nouvelle jusqu’à la fin de la présente législature, le PSOE, lui, le pourrait. C’est d’ailleurs ce qu’espèrent Pablo Iglesias et les siens, car ils pourraient négocier leur ralliement à une telle motion.

Mathématiquement, pourtant, cette motion de censure ne pourrait se contenter d’une « simple » coalition entre le PSOE et Podemos. Il faudrait qu’au moins trois à quatre partis minoritaires la soutiennent à leur tour et, parmi ces formations, les partis séparatistes exigeraient bien évidemment la tenue d’un référendum indépendantiste. Si Podemos est ouvertement favorable à un démembrement du pays, Pedro Sánchez irait-il jusqu’à cette extrémité uniquement pour avoir le pouvoir ? Pour le moment, Ábalos a déclaré que le PSOE n’envisageait pas de présenter une motion de censure « à court terme ».

Sources : https://www.elimparcial.es/noticia/178649/nacional/las-relaciones-con-podemos-marcan-el-39-congreso-del-psoe.html et http://www.abc.es/espana/abci-psoe-descarta-otra-mocion-censura-corto-plazo-201706161027_noticia.html

« Les lumières et les ombres du « miracle espagnol » »

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors d’une intervention à Bruxelles après une réunion des instances de l’Union européenne (photographie : Antena 3)

Cet article de la journaliste Cécile Thibaud, publié dans le journal économique français Les Échos le 17 mai 2017, résume de manière synthétique les principales réussites macro-économiques mais aussi les limites des réformes du gouvernement de Mariano Rajoy et les défis auxquels sera confrontée l’économie espagnole à l’avenir : https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0212088560801-les-lumieres-et-les-ombres-du-miracle-espagnol-2087330.php