L’Espagne se rapproche des trois millions de voitures produites en 2017

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Une chaîne de montage de la grande usine SEAT de Martorell, en Catalogne (photographie : Diario Motor)

L’Espagne va-t-elle parvenir à dépasser la barre symbolique des trois millions de véhicules produits en 2017 ? C’est ce que pensent de nombreux responsables du secteur et tous ceux qui s’intéressent de près au domaine de l’automobile dans le pays. Il suffirait que la tendance actuelle se poursuive dans les prochains mois pour que ce record soit battu, ce qui serait un signe très clair de la reprise économique dans le pays. Selon les données fournies par l’Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions (ANFAC), jusqu’à la fin du mois de mai 2017, notre voisin ibérique a produit 6,3 % de véhicules supplémentaires par rapport à la même période de l’année 2016.

Or, il suffirait d’une augmentation de 5,8 % sur l’ensemble de l’année pour dépasser la barre mythique des trois millions d’unités. À l’heure actuelle, l’Espagne fabrique 43 modèles différents, dont une vingtaine de façon exclusive, dans les dix-sept usines qu’elle accueille. C’est en 2000 que notre voisin pyrénéen a atteint le record toujours en vigueur aujourd’hui (3,03 millions de voitures, camions, utilitaires, etc.).

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8501374/07/17/Espana-apunta-a-un-record-historico-de-mas-de-tres-millones-de-coches-fabricados-este-ano.html

Une carte de Juan de la Cosa, premier planisphère de l’histoire à représenter le continent américain

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Une image de la carte en question, signée Juan de la Cosa (photographie : Taringa)

Parmi tous les trésors que l’on peut admirer au Musée naval de Madrid, une carte réalisée par l’explorateur et cartographe espagnol Juan de la Cosa (1460-1510) attire particulièrement l’attention des visiteurs. Il s’agit du premier planisphère de l’histoire à représenter le continent américain (ou tout du moins une portion de ce continent) et il a été dessiné vers 1500 par ce grand personnage de l’histoire ibérique originaire de l’actuelle Cantabrie. Cette carte représente aussi les possessions européennes et africaines des rois catholiques, qui régnaient alors, et une partie de l’Asie – et c’est la raison pour laquelle elle a sans doute passionné Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon.

En raison de ses talents, Juan de la Cosa a accompagné Christophe Colomb lors d’au moins deux de ses voyages et son ouvrage cartographique a permis à l’Espagne de prendre de l’avance sur le Portugal, qui était alors son principal concurrent dans la course aux découvertes territoriales. La carte de Juan de la Cosa dont il est question ici a disparu au début du XIXe siècle avant d’être redécouverte en 1832 puis d’être déposée au Musée naval de Madrid par Isabelle II lors de son exposition, en 1843.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-mapa-espana-adelanto-resto-representando-nuevo-mundo-201707132235_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Le président du gouvernement espagnol annonce des investissements massifs dans le réseau routier

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Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna, au Congrès des députés (photographie : Mariscal, EFE et Ara) 

Ce vendredi 14 juillet, à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a présenté au palais de La Moncloa, à Madrid, un plan d’investissement exceptionnel dans le réseau routier national. Fondé sur une collaboration entre le secteur public et le secteur privé (notamment les grandes multinationales espagnoles du domaine du bâtiment), ce plan devrait mobiliser 5 milliards d’euros et prévoit la création de 189 200 emplois directs ou indirects pendant trente ans. Il s’agit, selon les propres mots du président du Parti populaire (PP), de compléter au sein de la péninsule Ibérique le « réseau transeuropéen », de mettre fin à un certain nombre goulots d’étrangement, d’améliorer la sécurité des autoroutes, de réduire le bruit généré par le trafic et de diminuer la pollution.

L’Espagne espère pouvoir compter sur des participations financières de la Banque européenne d’Investissement (BEI) et de l’Union européenne, via le « plan Juncker ». Deux mille kilomètres de routes très empruntées seront concernés par ce plan et le gouvernement a annoncé que de tels travaux devraient entraîner un retour fiscal de 3 milliards d’euros. Plusieurs présidents directeurs généraux de grandes firmes de la construction (comme Florentino Pérez ou Esther Alcocer Koplowitz) ainsi que Julián Núñez, président de l’organisme regroupant les plus grandes entreprises du secteur (SEOPAN), et Jaime Lamo de Espinosa, président de l’association des compagnies du bâtiment non cotées en bourse (ANCI), étaient présents lors de cette conférence de presse.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-gobierno-presenta-plan-inversion-carreteras-creara-189200-empleos-201707141405_noticia.html

« Le tellure, minerai au cœur de la bataille des eaux territoriales entre le Maroc et l’Espagne ? »

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Le roi du Maroc Mohammed VI (au centre) lors de la première visite officiel du nouveau couple royal espagnol dans son pays, en juillet 2014 (photographie : Foro Loco)

Cet article daté du 14 juillet dernier, écrit par Jazia El Hammari et publié sur le site marocain Yabiladi montre une autre dimension des disputes territoriales entre l’Espagne et le Maroc, en évoquant notamment la facette économique et technologique : https://www.yabiladi.com/articles/details/55570/tellure-minerai-coeur-bataille-eaux.html

Juan Manuel Bonet, directeur de l’Institut Cervantes, souligne l’impact économique de la langue espagnole

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Le nouveau directeur de l’Institut Cervantes, Juan Manuel Bonet (à droite), aux côtés de la secrétaire générale ibéro-américaine, la Costaricaine Rebeca Grynspan (photographie : EFE et El Mundo)

Entré en fonction en février dernier, le nouveau directeur de l’Institut Cervantes (organisme chargé de la promotion internationale de la langue espagnole), Juan Manuel Bonet a défendu en ce mois de juillet l’impact économique de la langue espagnole dans le cadre d’un cours organisé à San Lorenzo de El Escorial, bourgade de la grande banlieue de Madrid. Il eu l’occasion de rappeler que, selon le rapport intitulé « La valeur économique de l’espagnol » (« El valor económico del español »), commandé par son prédécesseur, Víctor García de la Concha, l’espagnol génère à lui seul 16 % du produit intérieur brut (PIB) national, soit 164 milliards d’euros et 3,5 millions d’emplois. Il n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer : « L’espagnol est l’actif économique le plus important des pays hispanophones ».

Il a par là même voulu préparer la réunion des directeurs des différents Instituts Cervantes du monde, qui aura lieu à Málaga (Andalousie) le 24 juillet prochain et regroupera environ soixante-dix personnes. L’objectif est désormais de renforcer la place de la langue de Cervantes dans certains pays non hispanophones où elle est déjà répandue (comme le Brésil), notamment par le biais d’expositions.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2017/02/08/589b4c1b22601d59558b45de.html

Les fonctionnaires catalans ne veulent pas suivre les séparatistes dans leur course au référendum

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Le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (à gauche), en compagnie du vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras (photographie : Albert Bertrán, Europa Press et El Periódico)

Ce mardi 11 juillet, le Conseil du Collège des Secrétaires, Inspecteurs et Trésoriers de l’Administration locale de Catalogne (CSITAL), qui représente une bonne partie des fonctionnaires de l’administration régionale, s’est publiquement prononcé à propos du référendum annoncé par le pouvoir séparatiste catalan pour le 1er octobre prochain. Le pouvoir en place à Barcelone exige en effet de ses membres une totale collaboration dans l’organisation de ce vote illégal et illégitime mais l’organisme a déjà rejeté toute participation à cette farce et affirme qu’il sera fidèle « à l’esprit et au texte de la constitution » de 1978.

En effet, les fonctionnaires locaux ne peuvent violer ce texte fondamental et se doivent de respecter les règles et lois en vigueur dans toute l’Espagne, ce que n’a pas manqué de rappeler le CSITAL. Il s’agit d’un nouvel échec pour les autorités séparatistes après, notamment, le fiasco de l’appel d’offres concernant les urnes du référendum.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/179520/nacional/funcionarios-catalanes-se-muestran-fieles-a-la-constitucion-y-rechazan-participar-en-el-referendum.html

« La Corée du Nord cherche à s’inspirer du tourisme de masse espagnol »

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La ville de Benidorm, située dans la Communauté de Valence, est l’une des municipalités visitées par cette délégation nord-coréenne (photographie : Rumbo)

Dans cet article du journal français Le Monde daté du 10 juillet dernier (édition réservée aux abonnés), la journaliste Sandrine Morel évoque la visite d’une importante délégation nord-coréenne en Espagne (notamment en Catalogne, dans la Communauté de Valence et dans les îles Baléares) afin de s’inspirer des méthodes touristiques espagnoles : http://www.lemonde.fr/international/article/2017/07/10/la-coree-du-nord-cherche-a-s-inspirer-du-tourisme-de-masse-espagnol_5158263_3210.html#1ZetpGyHOUsGxwDU.99

L’on regrettera simplement que l’auteur de l’article ait saisi ce prétexte pour donner une vision stéréotypée et un peu condescendante du tourisme outre-Pyrénées…

D’importantes gravures du Paléolithique sont retrouvées au Pays basque

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Les spéléologues Ainara Rodríguez, Javier Buselo et Sergio Laburu devant une reproduction de gravures pariétales (photographie : Javier Hernández, Atlas et El País)

Un groupe de spéléologues a découvert dans une grotte située sur le territoire de la commune basque de Rentería, dans la province de Guipuscoa, des gravures rupestres représentant notamment des animaux et datées de 14 000 années environ. Ces gravures ont été réalisées sur une matière argileuse et figurent des bisons, des chevaux ou encore des cervidés. Selon les experts qui ont commencé à les examiner, leur état de conservation est exceptionnel et elles ont une grande valeur en raison de leur technique de réalisation, unique en péninsule Ibérique. La municipalité de Rentería espère pouvoir rapidement les mettre en valeur avec des visites guidées qui devraient démarrer dès le mois d’août.

Cette découverte a eu lieu au mois d’avril dernier et de telles gravures pariétales peuvent être rapprochées de celles réalisées dans l’Ariège, en France. Elles datent elles aussi du magdalénien. Dans le cas de la grotte de Rentería, c’est le caractère relativement inaccessible des lieux qui a permis de conserver de telles œuvres d’art de façon aussi remarquable. 

Source : https://cultura.elpais.com/cultura/2017/07/10/actualidad/1499687067_790027.html

La limite des dépenses de l’État espagnol pour 2018 est approuvée par le Congrès des députés

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Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, au Congrès des députés (photographie : Europa Press et Público)

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy n’avait besoin que d’une majorité relative d’élus pour faire approuver la limite des dépenses (techo de gasto, littéralement, « plafond des dépenses ») de l’État pour l’année 2018, préalable indispensable au vote du budget. Cette limite atteindra un peu plus de 119 milliards d’euros, soit 1,3 % de plus qu’en 2016. Les négociations du Parti populaire avec Citoyens et avec le Parti nationaliste basque (PNV) ont été âpres mais ont permis à l’exécutif de poursuivre son ouvrage grâce au soutien de ces formations politiques. Cela signifie donc pour Mariano Rajoy un bol d’air après quelques semaines difficiles en raison de la révélation de plusieurs scandales de corruption et la réprobation de Cristóbal Montoro par le même Congrès des députés.

Le vote de ce « plafond des dépenses » offre au gouvernement la possibilité d’envisager plus sereinement l’élaboration du budget, dont un premier brouillon doit être envoyé pour examen à l’Union européenne d’ici à l’automne. Outre Citoyens et le PNV, les deux partis régionalistes canariens représentés à la chambre basse du Parlement (Coalition canarienne et Nueva Canarias) ont permis l’adoption de cette limite de dépenses par leur vote en faveur ou leur abstention. Le reste de l’opposition a voté contre.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-congreso-vuelve-alas-rajoy-aprobacion-techo-gasto-201707110032_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-congreso-aprueba-techo-gasto-y-oxigeno-gobierno-201707112146_noticia.html

Un nouveau train touristique relie Madrid à San Lorenzo de El Escorial

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Un employé en costume d’époque déambule à bord du train Philippe-II (photographie : Madrid es Noticia)

C’est ce samedi 8 juillet qu’a commencé à circuler entre Madrid et San Lorenzo de El Escorial un nouveau train touristique, baptisé « Train Philippe-II », en référence à ce monarque qui a régné sur l’Espagne de 1556 à 1598 et qui a construit le monastère de l’Escurial, situé non loin de la capitale. Géré par l’opérateur privé ALSA et empruntant le Réseau ferroviaire d’Intérêt général (REFIG), ce convoi est constitué d’une locomotive et de voitures datant des années 40. Il part chaque jour (sauf le lundi) de la gare Príncipe-Pío de Madrid, à 10h20, et met cinquante minutes pour rallier sa destination. Il fait le trajet en sens inverse à partir de 18h15.

Ce service touristique est agrémenté par des recréations historiques notamment rendues possibles par des employés en costume d’époque. Restauré par l’Association des Amis du Chemin de Fer de Venta de Baños, dans la province de Palencia (Castille-et-León), le convoi est donc désormais l’un des trois trains touristiques de la Communauté de Madrid avec le Train de la Fraise (qui relie Madrid à Aranjuez) et le Train Cervantes (qui relie Madrid à Alcalá de Henares).

Source : http://www.madridesnoticia.es/cultura/noticias_culturales/viaje-tren-san-lorenzo-escorial-felipe-ii