La gestion de l’eau, crise dans la crise au sein du Parti populaire ?

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La ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina (photographie : Sergio González et El Mundo)

Alors que le Parti populaire (PP) du président du gouvernement Mariano Rajoy se remet difficilement de sa déroute lors des élections catalanes du 21 décembre 2017 et qu’il voit monter avec inquiétude la formation centriste Citoyens (C’s), qui marche désormais sur ses plates-bandes, une nouvelle crise pourrait surgir au sein de la formation conservatrice sur l’épineuse question de la gestion de l’eau en Espagne. Tandis que notre voisin ibérique a connu des années difficiles en matière de sécheresse, la ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, doit faire face à des dissensions territoriales internes dans le domaine. Elle a récemment dû convoquer au siège du PP, rue de Gênes, à Madrid, plusieurs députés, sénateurs et responsables de la formation originaires de la Communauté de Valence, de la Région de Murcie, d’Andalousie et de Castille-La Manche. Elle était accompagnée pour l’occasion de la ministre de la Défense et secrétaire générale du Parti populaire, María Dolores de Cospedal.

Leur souhait ? Que l’ensemble des figures publiques du parti parlent d’une seule et même voix sur ce sujet crucial, alors que les hiérarques conservateurs de ces communautés autonomes sont très sensibles aux réclamations des agriculteurs et associations de défense de l’irrigation (organizaciones de regantes), qui exigent des solutions face à la situation actuelle. Il s’agit pour le gouvernement d’assurer une défense unanime du Pacte national pour l’Eau – accord qui n’a cependant pas encore été formalisé, alors qu’il s’agit d’une vieille promesse de Mariano Rajoy. Reste aussi à régler la question du Plan hydrologique national (PHN), qui avait été mis en place dans les années 2000 mais a été mis entre parenthèses de manière systématique durant plus d’une décennie.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/01/15/5a5bc53ce5fdea3f118b4607.html

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Quelques nouvelles économiques d’une Catalogne secouée par la crise séparatiste

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Le président de l’organisation patronale catalane CECOT, Antoni Abad, lors d’une réunion de cet organisme (photographie : Carles Ribas et El País)

L’économie est l’un des secteurs-clé qui permettent de comprendre ce qui se trame actuellement dans la Catalogne agitée par la crise séparatiste. Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises sur ce blog, le défi indépendantiste pose de nombreux problèmes à la communauté autonome elle-même, qui connaît un déclin appuyé en raison, entre autres, de la fuite des sièges d’entreprises et des dépôts bancaires des particuliers. Le puissant patronat catalan lui-même est divisé sur cette question et sur les réponses à lui apporter. La principale organisation patronale régionale, Fomento del Trabajo, est ainsi dirigée par une aile opposée au processus sécessionniste en cours et qui s’inquiète des répercussions des décisions des anciennes autorités de la Généralité. Toutefois, il existe un autre pan des entrepreneurs catalans, notamment représentés par la CECOT (confédération des petites et moyennes entreprises), qui s’y montre nettement plus favorable. L’actuel président de cette dernière organisation, Antoni Abad, compte se présenter comme candidat à la direction de Fomento del Trabajo, l’élection devant se dérouler à la fin de l’année 2018.

En réalité, l’inimitié entre Abad et son grand rival, Joaquín Gay de Montellá, actuel président de Fomento del Trabajo, vient de plus loin mais elle a été ravivée par le défi séparatiste. C’est ainsi que la CECOT a soutenu la grève générale sécessionniste du 3 décembre dernier, promue par la Table pour la Démocratie (sic). Une victoire d’Abad au scrutin de cette année permettrait a priori aux indépendantistes de s’emparer de Fomento del Trabajo, mais cette victoire est loin d’être assurée.

Pendant ce temps, l’on apprenait que les quartiers périphériques de Barcelone continuent de s’appauvrir, dans l’indifférence générale et sans que les anciennes autorités séparatistes n’aient jamais rien fait pour y remédier. Le paradigme de cette paupérisation peut sans nul doute être trouvé à Ciudad Meridiana, l’un des quartiers de l’arrondissement de Nou Barris, dont nous avons déjà parlé sur ce blog. Avec une population immigrée vulnérable représentant 30 % environ de la population totale de la zone et un taux de chômage réel qui dépasse probablement les 15 % officiels, Ciudad Meridiana a été marquée par de nombreuses expulsions de ses citoyens hors de leurs logements au plus fort de la crise économique déclenchée en 2008. Le niveau de revenu y est le plus bas de toute la capitale catalane (si la moyenne municipale est à 100, le quartier atteint péniblement 34,3) et il a chuté de 40 % depuis 2008.

Le président de l’association de voisinage de Ciudad Meridiana, Fili Bravo, dénonce le désintérêt total dont fait preuve la mairie dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos) à l’égard de cette zone déshéritée. Un quart des adultes du quartier sont suivis par les services sociaux (contre 5 % en moyenne dans le reste de la cité comtale). Au-delà de ce constat, cela fait cinquante ans que Ciudad Meridiana n’intéresse pas les dirigeants politiques.

Sources : https://elpais.com/economia/2018/01/14/actualidad/1515960035_683585.html et https://elpais.com/ccaa/2018/01/14/catalunya/1515946867_762247.html

Une série de télévision espagnole à dix millions d’euros qui attire l’attention

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Le personnage de Teresa, interprété dans la série La Peste par l’actrice espagnole Patricia López Arnaiz (photographie : El Mundo)

Réalisée par Alberto Rodríguez, qui s’est déjà fait remarquer avec le thriller La isla mínima, la série espagnole intitulée La Peste est produite par Movistar+, branche télévision de l’opérateur de téléphonie ibérique Movistar. C’est son budget impressionnant (dix millions d’euros) qui a le plus attiré l’attention et, pour le moment, six épisodes de la création ont déjà été tournés. Le premier d’entre eux a été diffusé le 12 janvier dernier et l’action se situe dans la Séville du XVIe siècle, ravagée par une épidémie de peste. Thriller apparemment haletant, La Peste est extraordinaire pour l’ambiance qu’elle installe, faite d’obscurité, de sang, de jeux de pouvoir et d’enquête, puisqu’au cours de l’une des épidémies qui rongent la capitale andalouse, plusieurs personnes liées au protestantisme sont assassinées dans la cité.

Les personnages principaux évoluent dans une société miséreuse, loin de la richesse apportée par les métaux précieux des Amériques, et la photographie accorde une immense importance aux clairs-obscurs, profitant ainsi du faible éclairage de l’époque (bougies, cierges, lustres, etc.) Tout semble humide, moite et poisseux dans cette série, ce qui est un parti pris du réalisateur et de la production. Le directeur de la photographie, Esteve Birba, qui a déjà remporté un Goya, s’est beaucoup renseigné pour parvenir à recréer cette atmosphère et a donc lu plusieurs ouvrages historiques sur l’évolution de la lumière artificielle et la perception de la nuit.

Source : http://www.elmundo.es/television/2018/01/14/5a590624e2704eb6348b45e9.html

L’Espagne engagera 2 000 hackers professionnels et spécialistes des menaces virtuelles

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L’actuelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’une réunion publique du Parti populaire (PP) – Photographie : Kike Rincón et Madridiario

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) a prévu tout au long de l’année 2018 de proposer au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) une batterie de mesures visant à renforcer la sécurité cybernétique et de l’espace virtuel. Le premier objectif de l’exécutif est de créer un « bataillon » de « cyber-réservistes » – environ 2 000 hackers et experts civils des menaces en ligne – afin d’assister de différentes manières les forces armées de notre voisin ibérique. Placé sous le Commandement de la Cyber-Défense, ils devront veiller à la sécurité nationale et à la protection des services vitaux de l’État sur Internet, prévenir toute intrusion malveillante dans les services des infrastructures stratégiques, œuvrer contre les campagnes de désinformation, préserver le pays durant les campagnes électorales, etc.

Aux côtés de hackers « traditionnels », l’on retrouvera des experts en analyse des données, en analyse des réseaux, en langages informatiques, en cryptologie, en droit international, en communication, en sociologie, en psychologie, etc. qui devront répondre de leurs opérations devant l’état-major espagnol. L’Espagne s’aligne ainsi sur d’autres pays, notamment en Europe (Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas) ou sur d’autres continents (Australie), mais l’initiative a surgi chez notre voisin pyrénéen au sein de la société civile. Des professionnels de différents milieux (universités, grandes entreprises, juristes, hackers) se sont réunis autour de la figure d’Enrique Ávila, directeur du Centre national d’Excellence en Cybersécurité (CNEC), afin de promouvoir une telle initiative.

Ils ont obtenu des entrevues avec plusieurs partis politiques et des représentants du gouvernement, auxquels ils ont soumis un brouillon de projet de loi avec un budget prévisionnel pour cette force de 4 millions d’euros par an. Le porte-parole adjoint de la plateforme qui prône depuis plusieurs années la mise en place de ce groupe de défense en ligne, Teodoro García Egea, est ingénieur en télécommunications et a récemment rappelé à la presse que la Stratégie de Sécurité nationale approuvée par le gouvernement de Mariano Rajoy fait état de menaces cybernétiques.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-fichara-2000-hackers-y-expertos-civiles-contra-ciberamenazas-201801140302_noticia.html

Le tourisme de moyenne et haute gamme déserte Barcelone

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Des touristes se pressent à l’intérieur de la cathédrale Sainte-Croix-et-Sainte-Eulalie de Barcelone (photographie : Joan Puig et El Periódico)

Le développement extraordinaire du tourisme à Barcelone en particulier et sur la côte catalane en général doit beaucoup, sur les dernières décennies, à l’explosion du phénomène du low cost, aussi bien dans le domaine du transport aérien que des formules touristiques en général. C’est ainsi que le nombre de visiteurs étrangers dans la communauté autonome et dans sa capitale a grandement augmenté tandis que les dépenses moyennes par touriste stagnaient ou s’accroissaient moins qu’espéré de leur côté. La fuite des touristes enregistrée dans la région à partir du mois d’octobre 2017 a beaucoup inquiété les autorités politiques et économiques locales, qui constataient l’effet délétère du défi séparatiste pour l’autonomie. Les attentats d’août 2017 à Barcelone et Cambrils ainsi que l’ambiance générale de « tourismophobie » ont bien entendu joué leur rôle mais c’est véritablement l’atmosphère d’insécurité générée par les autorités séparatistes qui a porté un grave préjudice à l’économie catalane.

Et si la baisse du nombre de touristes est sensible, celle des revenus liés à cette activité l’est encore plus car ce sont les visiteurs au pouvoir d’achat moyen ou élevé qui ont le plus déserté Barcelone. C’est aussi ce qui explique le décalage entre, d’un côté, les statistiques officielles de la Généralité de Catalogne et, de l’autre, celles tenues par les hôteliers et restaurateurs, notamment dans les zones les plus chics de la capitale catalane. Les données de l’aéroport d’El Prat montrent que la baisse quantitative n’a pas été si terrifiante ; en revanche, les dépenses des touristes ont connu un écroulement réel. Les touristes plus aisés et toutes les entreprises désireuses d’organiser à Barcelone des conventions et congrès ont préféré se reporter sur d’autres destinations.

Il faut dire qu’un simple coup d’œil sur les promotions exceptionnelles proposées par les compagnies aériennes et les tours-opérateurs en Catalogne suffit à se convaincre du problème. Plusieurs restaurants de moyenne ou haute gamme mais aussi des hôtels voient leur salle principale ou plusieurs de leurs étages anormalement vides, même pour la baisse saison. Certains établissements barcelonais ont vu leur fréquentation chuter de 10 %, voire 50 % par rapport à la même période de l’année 2016.

Source : http://www.elperiodico.com/es/barcelona/20180113/el-turismo-mas-rentable-tacha-a-barcelona-de-sus-rutas-6548730

Des responsables administratifs catalans boycottent l’État central espagnol afin de pouvoir l’accuser de tous les maux

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Le secrétaire d’État espagnol aux Administrations publiques, Roberto Bermúdez de Castro, au Sénat, à Madrid (photographie : EFE Et Libertad Digital)

L’application de l’article 155 de la Constitution espagnole de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) en Catalogne ne s’achèvera que lorsqu’un nouveau gouvernement de la Généralité sera formellement constitué et, pendant ce temps, l’État central espagnol continue d’assurer la gestion des affaires courantes dans la communauté autonome. Cette gestion directe a permis de relancer un certain nombre d’aides et subventions qui avaient été gelées par les anciennes autorités catalanes séparatistes en raison de leur obsession sécessionniste, ce dont les Catalans étaient les premières victimes. Parmi ces versements, l’on retrouve des crédits accordés aux entreprises pour les aider à se lancer sur le chemin de l’innovation.

Or, qu’ont découvert plusieurs journalistes à ce sujet ? Alors que de telles subventions ont bel et bien été validées par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire), de hauts membres de l’administration catalane ont décidé de paralyser ces investissements. Dans quel but ? C’est le cas d’une entreprise en particulier qui nous donne la réponse à cette question. Cette firme a en effet sollicité auprès d’Acció, agence régionale pour la compétitivité de l’entreprise, des fonds prévus par l’État central espagnol. Or, le gérant d’Acció, Joan Romero, a laissé entendre au directeur de la compagnie que toute aide était paralysée en raison de l’application de l’article 155. L’entrepreneur concerné a donc, avec plusieurs collègues, cherché à contacter le secrétaire d’État aux Administrations publiques, Roberto Bermúdez de Castro, compétent en la matière.

Quelle n’a pas été leur surprise lorsqu’ils ont découvert qu’en réalité, c’était Joan Romero lui-même qui bloquait le versement de ces aides afin d’en attribuer ensuite la responsabilité au gouvernement ! Cette attitude concerne, semble-t-il, bien d’autres domaines de la vie économique et quotidienne des Catalans…

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/altos-cargos-govern-boicotean-estado-155_113243_102.html

Le plan du gouvernement espagnol contre les inégalités salariales entre hommes et femmes rencontre l’opposition du patronat et des syndicats

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La ministre espagnole de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fátima Báñez, au Congrès des députés, à Madrid (photographie : El Economista)

Dans le sillage des nouvelles dispositions légales mises en place dans des pays comme l’Islande ou l’Allemagne, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut préparer un plan relativement ambitieux contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Concrètement, ce train de réformes préparé par la ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fátima Báñez, prévoit notamment que toutes les entreprises espagnoles comptant plus de 250 travailleurs devront réaliser un audit salarial complet, c’est-à-dire rendre publiques et détailler les informations concernant le salaire de ses employés.

Pourtant, rien que cette proposition provoque une levée de boucliers au sein du patronat de notre voisin ibérique, qui y voit une « obligation injustifiée » qui entraînerait l’augmentation démesurée des coûts pour les entrepreneurs et une réduction de la compétitivité des firmes espagnoles. De leur côté, les organisations syndicales ne se montrent pas non plus satisfaites car elles souhaiteraient voir cette mesure étendue à toutes les entreprises de plus de 25 employés. Par ailleurs, Fátima Báñez désire modifier le Statut des Travailleurs (ET) actuellement en vigueur en Espagne pour obliger les entreprises à aller dans le sens décrit plus haut.

Aussi bien le patronat que les syndicats et le gouvernement sont d’accord sur la mise en place de mesures pour combler la différence salariale entre hommes et femmes mais ces trois acteurs divergent quant aux solutions à mettre en place. À titre de rappel, la différence moyenne de salaire entre hommes et femmes à travail égal est moins importante en Espagne (14,9 % sur le salaire horaire brut) que la moyenne zone euro (16,8 % de différence). Des pays comme l’Estonie, l’Allemagne, l’Autriche (qui sont les trois nations européennes où cette divergence est la plus forte), la Finlande, les Pays-Bas ou la France sont aussi plus touchés par le phénomène que notre voisin ibérique. Les trois pays européens où cette différence est la plus faible sont le Luxembourg, l’Italie et la Belgique.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8864373/01/18/Los-empresarios-contra-las-auditorias-salariales-que-plantea-el-Gobierno.html

L’Espagne, l’un des pays où l’on commet le moins d’homicides au monde

ZOIDO ADVIERTE A LOS TERRORISTAS QUE NO ESPEREN "TRATO DE FAVOR NI IMPUNIDAD"
L’actuel ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido (photographie : EFE et Libertad Digital)

D’après les données fournies par le Ministère de l’Intérieur, aujourd’hui dirigé par Juan Ignacio Zoido, chaque année, 300 personnes sont assassinées en Espagne, soit 30 % de moins qu’il y a trente ans. Comme le confirment la plupart des analyses et statistiques, la violence s’est grandement réduite outre-Pyrénées sur les dernières décennies et notre voisin ibérique atteint désormais un plus bas historique avec 7 meurtre par tranche de dix mille habitants en 2015, loin de la moyenne mondiale (53 meurtres par tranche de dix mille habitants). Il s’agit de l’un des pays les plus sûrs non seulement au sein de l’Union européenne (plus que l’Allemagne, la France ou le Portugal, par exemple) mais aussi sur toute la planète. Seuls des pays comme l’Irlande, les Pays-Bas et Singapour font mieux que l’Espagne en la matière.

À l’heure actuelle, 10 % des foyers espagnols perçoivent le vandalisme et la délinquance comme un problème rencontré au quotidien, contre 19 % il y a dix ans selon l’enquête sur les conditions de vie élaborée par l’Institut national des Statistiques (INE). Les communautés autonomes espagnoles les plus sûres de ce point de vue sont la Navarre, le Pays basque, la Castille-et-León et l’Aragon, tandis que celles où la perception de la délinquance est la plus importante sont Melilla, Ceuta, la Communauté de Madrid et la Région de Murcie. En 2008, par ailleurs, le Ministère de l’Intérieur enregistrait 135 attaques à main armée par jour. En 2016, ils n’étaient « plus que » 80 par jour.

Source : http://www.elmundo.es/papel/2018/01/12/5a577b2eca4741687c8b465b.html

L’Association internationale du Transport aérien choisit Madrid comme nouveau centre opérationnel mondial

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La tour de l’Europe, l’un des gratte-ciel emblématiques de Madrid, accueille déjà les bureaux régionaux de l’IATA (photographie : Youtube)

Ce jeudi 11 janvier 2017, l’Association internationale du Transport aérien (IATA), dont le siège se trouve à Montréal, a annoncé qu’elle avait choisi la ville de Madrid comme nouveau centre opérationnel mondial. Depuis la capitale espagnole, cet organisme gérait déjà le trafic aérien en Europe et, désormais, il s’occupera également de l’Amérique du Nord, de l’Amérique latine, de l’Afrique, du Moyen-Orient et d’une partie de l’Asie orientale. Madrid deviendra ainsi, devant Montréal, Singapour, Genève et Pékin, le principal pôle administratif et financier de l’IATA. Cette gestion concernera 280 compagnies aériennes (qui représentent 83 % du trafic aérien de la planète), soit près de 125 milliards d’euros de volumes de vente de billets d’avion, mais aussi 50 000 agences de voyage.

Les bureaux de la tour de l’Europe, qui servaient déjà de siège régional à l’IATA, n’ont cessé de croître en importance depuis 2008 et les 260 employés qui les occupent auront à s’occuper prochainement de 315 millions de billets d’avion par an. Dans le communiqué qui révélait le choix de la capitale espagnole, l’organisme a souligné les qualités de Madrid dans tous les domaines (politique, économie, qualité de vie, etc.)

Source : https://elpais.com/economia/2018/01/11/actualidad/1515671744_478866.html

Dissensions au sein de la coalition Unidos Podemos entre la Gauche unie et Podemos

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Le coordinateur fédéral de la Gauche unie (IU), Alberto Garzón (au centre), en compagnie du premier secrétaire de Podemos, Pablo Iglesias (debout à droite) et de l’une des figures de proue de ce parti, Íñigo Errejón, au Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE et Libertad Digital)

L’échec cuisant de la « confluence » régionale de Podemos, En Comú-Podem, lors des élections catalanes du 21 décembre 2017 a approfondi le malaise au sein de la formation mais aussi au sein de la coalition qu’elle constitue au niveau national avec le parti Gauche unie (IU), Unidos Podemos, qui comprend notamment le Parti communiste espagnol (PCE). Ce jeudi 11 novembre, le coordinateur fédéral d’IU, Alberto Garzón, a révélé quelques éléments d’un rapport qu’il compte présenter au bureau politique de son parti et dans lequel il exprime son inquiétude face à l’érosion électorale d’Unidos Podemos.

Il a d’ailleurs clairement lancé un ultimatum à la formation de Pablo Iglesias, lui laissant trois mois pour rectifier le tir et lui communiquer sa volonté ou son refus de participer en coalition aux élections municipales et régionales prévues pour 2019. Il demande également de préciser, les cas échéant, les modalités d’une telle coalition. La porte-parole adjointe d’Unidos Podemos au Congrès des députés, Ione Belarra, a pour le moment adressé une fin de non recevoir à Alberto Garzón, dont le parti est visiblement le dindon de la farce de la politique menée par la formation de Pablo Iglesias.

Source : http://www.libertaddigital.com/espana/2018-01-11/garzon-critica-la-estrategia-de-iglesias-en-cataluna-y-da-un-plazo-de-tres-meses-para-reeditar-las-confluencias-1276611931/