Le Ministère espagnol de la Défense veut déclassifier les archives militaires de la Guerre civile et du franquisme jusqu’en 1968

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Un jeune homme consulte des documents aux Archives militaires générales espagnoles, situées à Ávila (Castille-et-León) – Photographie : Raúl Sanchidrián, EFE et El País 

Le Ministère espagnol de la Défense, aujourd’hui dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a récemment entamé les premières démarches pour déclassifier les documents militaires concernant la période de la Guerre civile (1936-1939) et de la dictature franquiste (1939-1975) jusqu’au 1er janvier 1968 exclu. D’ici à quelques mois, les documents concernés devraient donc pouvoir être librement consultés aux Archives militaires générales d’Ávila (Castille-et-León).

Ce processus correspond à une demande formulée par la Commission du Ministère de la Défense sur la Classification des Documents. Les comptes rendus d’opérations et de déploiement d’unités ainsi que les documents concernant les camps de concentration franquistes, les bataillons de travail, les travaux de fortification dans les Pyrénées ou au Maroc et les bulletins des services secrets font partie des textes et autres archives qui seront consultables. 

Source : https://elpais.com/politica/2018/09/16/actualidad/1537121723_032402.html

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L’Espagne réclame désormais un chapitre spécifique concernant Gibraltar dans l’accord sur le Brexit

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Une vue du rocher de Gibraltar (photographie : Marcos Moreno, AP et El País)

À la suite de celui de Mariano Rajoy (Parti populaire), le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) veut influer sur le processus de sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) concernant la question de Gibraltar, enclave britannique de la province de Cadix (Andalousie) réclamée depuis des siècles par Madrid. Le chef des négociations communautaires avec Londres, le Français Michel Barnier, s’est entrevu avec Pedro Sánchez sur la question ce lundi 17 septembre au palais de La Moncloa, à Madrid, car il est sensible à cette demande espagnole.

Alors que le rocher de Gibraltar doit une grande partie de sa prospérité actuelle aux jeux d’argent, aux trafics en tout genre et à l’absorption d’une partie de la main d’œuvre andalouse (ce qui pose de graves problèmes à cette zone), l’exécutif espagnol veut profiter du Brexit pour modifier la donne en faveur des intérêts nationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (PSOE), devrait être chargé de conduire les négociations en ce sens.

Source : https://elpais.com/politica/2018/09/16/actualidad/1537126159_632155.html

Les autorités espagnoles de la concurrence donnent leur feu vert au premier TGV privé du pays

 

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Un train à grande vitesse espagnol en gare d’Albacete-Los Llanos (Castille-La Manche) – Photographie : ABC

Ce lundi 17 septembre, la Commission nationale des Marchés et de la Concurrence (CNMC) a donné son feu vert à la première ligne de trains à grande vitesse (AVE, selon leur sigle espagnol) privés outre-Pyrénées, qui devrait être contrôlé par Ilsa, filiale de la compagnie aérienne Air Nostrum, sise à Valence (Communauté de Valence). Cette ligne privée parcourra la distance entre Madrid et Montpellier (France) avec un arrêt à Barcelone (Catalogne), sur le trajet le plus fréquenté du réseau ferroviaire à grande vitesse de notre voisin ibérique.

Les TGV sont à l’heure actuelle les seuls trains transportant des passagers à être ouverts à la concurrence privée en Espagne, face à la compagnie nationale, RENFE. La demande d’Ilsa a minutieusement été analysée par le président de la CNMC, José María Marín Quemada, afin qu’elle corresponde au cahier des charges fixé par l’organisme. Les trajets proposés par la filiale d’Air Nostrum devraient être en moyenne 10 % moins chers que ceux offerts par la RENFE.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-competencia-verde-primer-privado-201809171342_noticia.html

Pedro Sánchez veut rapidement réformer la Constitution espagnole sur la question de l’immunité des dirigeants politiques

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), lors d’une conférence prononcée le lundi 17 septembre à la Maison de l’Amérique, à Madrid (photographie : Reuters, Sergio Pérez et La Razón)

Ce lundi 17 septembre, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), prononçait une conférence à la Maison de l’Amérique, à Madrid, à l’occasion des cent premières journées de son exécutif. C’est dans ce contexte qu’il a proposé une réforme rapide de la Constitution de 1978 sur la question de l’immunité (ou plutôt du régime judiciaire spécial) des dirigeants politiques de notre voisin ibérique.

Il souhaite que cette réforme passe en soixante jours au Congrès des députés après sa présentation et permette la fin de l’aforamiento, cette disposition qui offre la possibilité à un responsable politique élu d’être jugé par une juridiction spécifique en cas de mise en examen. Cette réforme fait partie du plan que Pedro Sánchez désire mettre en œuvre d’ici à 2030 afin de changer en profondeur l’Espagne – si tant est qu’il puisse conserver son poste d’ici-là.

Source : https://www.larazon.es/espana/a-la-espera-del-anuncio-importante-de-sanchez-FH19872997

Le trafic portuaire espagnol augmente sur le premier semestre de l’année 2018

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Une vue du port de Motril, dans la province de Grenade, en Andalousie (photographie : Luis León Ortiz)

Le trafic de marchandises dans les ports espagnols a crû de 5,2 % entre janvier et juillet 2018 par rapport à la même période de l’année précédente, jusqu’à atteindre les 326 millions de tonnes déplacées en sept mois. Seuls quelques ports marchands ont connu une chute de leur activité entre janvier et juillet : celui de Melilla, avec – 25,2 % ; celui d’Alicante (Communauté de Valence), avec – 16,5 % ; celui de Gijón (Principauté des Asturies), avec – 13,2 % ; celui de Carthagène (Région de Murcie), avec – 1,9 % ; celui de Tarragone (Catalogne), avec – 1,3 % ; et celui de la baie de Cadix (Andalousie), avec – 0,04 %.

Au contraire, d’autres zones portuaires ont connu une forte augmentation de leur trafic durant les sept premiers mois de l’année en cours :

  • celle de Motril, dans la province de Grenade (Andalousie), avec + 25, 8 % ;
  • celle de Barcelone (Catalogne), avec + 16,7 % ;
  • celle de Castellón de la Plana (Communauté de Valence), avec + 12,4 % ;
  • celle d’Almería (Andalousie), avec + 11,7 % ;
  • et celle de Santander (Cantabrie), avec + 11,2 %.

En termes absolus, le port de la baie d’Algésiras, dans la province de Cadix (Andalousie), est resté en tête avec 63 millions de tonnes de marchandises transférées, devant le port de Valence (43,5 millions de tonnes).

Source : http://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9388778/09/18/El-trafico-portuario-roza-los-326-millones-de-toneladas-hasta-julio-un-52-mas.html

L’Espagnol Mario Mola remporte son troisième titre mondial consécutif en triathlon

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L’athlète espagnol Mario Mola soulève son trophée de champion du monde (photographie : Wagner Araujo et El País)

Ce dimanche 16 septembre, l’athlète espagnol Mario Mola, originaire de Palma de Majorque (îles Baléares), est arrivé en deuxième position lors de la dernière manche des Championnats du Monde de Triathlon, qui se déroulait à Gold Coast (Australie). Il lui suffisait d’arriver quatorzième pour remporter son troisième titre mondial consécutif dans cette discipline et il a logiquement soulevé son trophée tant convoité.

Mario Mola a entamé son épreuve fétiche, la course à pied sur dix kilomètres de distance, en position de force et n’a pas eu à se forcer beaucoup pour l’emporter une fois de plus cette année. Il se rapproche ainsi d’une autre légende espagnole de ce sport, Javier Gómez Noya (né à Bâle, en Suisse, en 1983), qui a gagné cinq championnats du monde de triathlon.

Source : https://elpais.com/deportes/2018/09/16/actualidad/1537077141_022812.html

L’Espagne crée son premier prix national d’archéologie et de paléontologie

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L’égyptologue espagnole Carmen Pérez Die sur le site d’Héracléopolis Magna, en Égypte (photographie : ABC)

Passionné d’archéologie depuis un stage effectué auprès du Musée archéologique de Catalogne (MAC), lorsqu’il avait l’âge de dix-neuf ans, Antonio Gallardo Ballart a décidé de créer, après son départ à la retraite, la Fondation Palarq, chargée de soutenir les recherches de ce type à l’étranger. C’est cet organisme qui remettra le 26 novembre prochain le prix national d’Archéologie et de Paléontologie, première récompense de ce genre chez notre voisin ibérique. Cette initiative a été saluée par la communauté scientifique espagnole, notamment par Juan Luis Arsuaga, paléontologue et directeur du Musée de l’Évolution humaine de Burgos (Castille-et-León).

La Fondation Palarq a été formellement créée en février 2016 et a déjà apporté sa contribution à 22 projet paléontologiques et archéologiques lors de sa première année d’existence. Il faut dire que les problèmes de financement sont nombreux pour les archéologues et paléontologues espagnols à l’étranger, notamment en raison de la crise économique de 2008 et de l’absence de budget modifié pour l’année 2018. Le prix national d’Archéologie et de Paléontologie dispose d’une dotation de 80 000 euros et, parmi les jurés chargés de l’attribuer, l’on retrouve de prestigieux noms comme celui du paléanthropologue français Yves Coppens ou de l’archéologue britannique Andrew Selkirk.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-nace-primer-premio-nacional-arqueologia-y-paleontologia-201809140252_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Près de cinquante ans plus tard, le Jarama est toujours concerné par un accident industriel nucléaire

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Une vue des rives du Jarama, durablement affectées par cette pollution nucléaire (photographie : El País)

Le 7 novembre 1970, non loin d’une route entre Madrid et Tolède (Castille-La Manche), un accident industriel majeur se produit avec une fuite de matériel nucléaire qui affecte durablement un ensemble de terres boueuses aujourd’hui recouvertes d’une végétation rase. Ces matériaux, issus d’un réacteur expérimental qui se trouvait dans la Cité universitaire de la capitale, au cœur du Centre national de l’Énergie nucléaire Juan-Vigón, filtrent par accident dans les égouts avant de contaminer le Manzanares, rivière de 92 kilomètres de longueur qui passe par Madrid avant de se jeter dans le Jarama à Rivas-Vaciamadrid (Communauté de Madrid).

La dictature franquiste cherchait alors à obtenir la bombe atomique par le biais de l’opération Islero et, désireux de présenter un visage avenant au reste du monde, il a caché cette pollution nucléaire qui concerne surtout le Jarama, cours d’eau de 190 kilomètres qui se jette dans le Tage à Aranjuez (Communauté de Madrid). C’est seulement à partir de 1995 que le Conseil de Sécurité nucléaire (CSN) a réalisé une évaluation du degré de pollution des zones concernées et, en 1998, le Centre des Recherches énergétiques, environnementales et technologiques (CIEMAT) a mené à bien la dernière étude à ce sujet. Aujourd’hui, nombreux sont les Espagnols qui demandent une enquête plus complète à ce sujet.

Source : https://elpais.com/sociedad/2018/09/15/actualidad/1537017298_346043.html

Un nouveau prix Nobel espagnol en 2018 ?

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L’économiste espagnol Manuel Arellano (à droite) lors d’une conférence à Toulouse (France) – Photographie : Manuel Arellano et El Economista

Chaque année, la litanie des remises des prix Nobel capte une bonne partie de l’attention des médias du monde entier et 2018 ne devrait pas déroger à la règle. L’attente est elle que l’entreprise américaine Clarivate Analytics, spécialiste des brevets scientifiques et technologiques, publie peu de temps avant l’annonce des lauréats une liste des personnalités susceptibles de recevoir un prix Nobel dans les différentes modalités existantes (exception faite de la littérature). Cette année, un Espagnol fait partie de cette liste en économie : Manuel Arellano.

Cet économiste de notre voisin ibérique rentre ainsi dans la liste des dix-sept noms sélectionnés, dont onze viennent des principales institutions de recherche américaines et le reste se répartit en Europe (Espagne, donc, mais aussi Royaume-Uni, France, Allemagne) et en Asie (Japon et Corée du Sud). Chercheur au Centre des Études monétaires et financières (CEMFI) de Madrid, Manuel Arellano a contribué avec le Britannique Stephen Bond à l’élaboration de mesures plus fiables des données des panels statistiques.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9398507/09/18/Manuel-Arellano-el-unico-economista-espanol-en-las-quinielas-del-Nobel-2018.html

Les mystérieux squelettes d’Humanejos, près de Madrid

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Le crâne de la Grande Dame (Gran Dama), retrouvé sur le site archéologique d’Humanejos, dans la commune de Parla, dans la Communauté de Madrid (photographe : Sara Genicio et El País)

Près de cent soixante squelettes ont été retrouvés lors de fouilles archéologiques menées à bien durant la dernière décennie sur le site d’Humanejos, situé sur le territoire de la commune de Parla, peuplée d’environ 125 000 habitants et à vingt kilomètres au Sud de Madrid. Ces dix dernières années, de nombreux spécialistes ont ainsi patiemment exhumé ces corps rongés par le temps et qui peuplent ce qui semble être la plus grande nécropole préhistorique de l’ère campaniforme (2 900 à 1 900 avant Jésus-Christ) de toute la péninsule Ibérique.

Des datations au carbone 14 ont été envoyées à l’université de Groningue (Pays-Bas) tandis que des tests ADN sont actuellement réalisés à Harvard (États-Unis d’Amérique) et Mayence (Allemagne) afin de compléter les connaissances que les experts ont déjà au sujet de ce site archéologique d’une grande valeur. Outre la Communauté de Madrid, l’Université autonome de la capitale, l’Université Complutense et des entreprises privées financent un tel travail de fourmi.

S’étendant aujourd’hui sur 20 hectares, ce site déborde actuellement sur la commune voisine de Torrejón de la Calzada et présente notamment un squelette dit « de la Grande Dame » (de la Gran Dama), principal personnage féminin découvert par les archéologues. Ce cadavre repose dans une tombe circulaire de 2,8 mètres de diamètre et de 1,2 mètre de hauteur. 

Source : https://elpais.com/cultura/2018/09/12/actualidad/1536766400_338655.html