Des recherches sont conduites dans le nord de l’Espagne concernant un mystérieux dolmen funéraire

Un dessin reconstituant le dolmen d’El Pendón, situé sur le territoire de la commune de Reinoso, dans la province de Burgos, en Castille-et-León (image : Université de Valladolid, Fran Tapias et El País)

C’est sur le territoire de la commune de Reinoso (province de Burgos, Castille-et-León), peuplée d’environ 15 habitants, que se dressent les restes du dolmen d’El Pendón, qui contient les ossements de 65 personnes et s’étend sur 25 mètres carrés. Il est actuellement exploré par des experts de l’Université de Valladolid (Castille-et-León) et, parmi les dépouilles, ils ont découvert le crâne d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années, ce qui en faisait probablement la plus vieille de son groupe humain à une époque où l’espérance de vie ne dépassait guère la quarantaine.

Ce crâne présente des ouvertures sur sa partie arrière, au niveau des orbites oculaires, qui intriguent les spécialistes. S’agit-il de marques d’une opération chirurgicale rudimentaire qui aurait mal tourné et à la suite de laquelle la femme en question serait décédée ? L’équipe de paléanthropologues dépêchée sur place est dirigée par le professeur de préhistoire Manuel Rojo Guerra, qui a également découvert des ossements d’enfants dans un charnier qui semble avoir été d’une très grande violence.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-29/la-anciana-del-dolmen-que-murio-en-el-quirofano.html

L’Espagne prévoit de diriger la mission militaire européenne au Mali en 2021

Un soldat espagnol enseigne des techniques de combat à un soldat malien dans la ville de Koulikoro, au Mali (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de son premier voyage à l’étranger après la pandémie de coronavirus d’origine chinoise, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a fait le choix du Mali, où se tient en 2020 une réunion ministérielle dans le cadre du Sommet international du Sahel. Cette initiative, notamment parrainée par la France d’Emmanuel Macron, doit permettre au chef de l’exécutif espagnol de faire la rencontre de ses homologues et des chefs d’État des pays membres du G5 (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).

C’est justement dans ce cadre que Pedro Sánchez a officiellement annoncé que l’Espagne comptait prendre la tête de l’EUTM Mali, mission militaire européenne sur place, à compter de janvier 2021. L’objectif avait déjà été affiché pour 2019 mais le président du gouvernement de notre voisin ibérique n’avait alors pas été formellement reconduit dans ses fonctions et ne pouvait qu’expédier les affaires courantes. En 2018, le commandement de cette mission a été confiée à une coalition germano-autrichienne et, en 2019, au Portugal.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-espana-preve-liderar-2021-mision-militar-union-europea-mali-202006300249_noticia.html?fbclid=IwAR0_DxHavIp1HdySiLskyyqFzkMMAq1n4N1rdRt6rn0YZrAaSh0KOivmnGw

Le film espagnol « Douleur et Gloire » triomphe aux prix Platino

L’acteur espagnol dans le film « Douleur et Gloire » (photographie : El Deseo et El Confidencial)

Créés en 2014, les prix Platino du Cinéma ibéro-américain, dont deux éditions ont vu leur cérémonie se dérouler en Espagne (en 2015 à Madrid et en 2017 à Marbella, dans la province de Málaga, en Andalousie), récompensent chaque année les meilleurs films et professionnels du septième art dans le monde hispanophone et lusophone d’Europe et d’Amérique. Cette année, à l’occasion d’une cérémonie de remise qui s’est déroulée, pandémie de coronavirus oblige, sur Internet, c’est le film Douleur et Gloire (Dolor y gloria, en version originale), de l’Espagnol Pedro Almodóvar, qui a triomphé.

Pas moins de six statuettes ont ainsi été remises à cette production :

  • meilleur film pour la maison de production El Deseo ;
  • meilleur réalisateur pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur scénario pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur interprète masculin pour l’Espagnol Antonio Banderas ;
  • meilleure musique originale pour l’Espagnol Alberto Iglesias ;
  • meilleur montage pour l’Espagnole Teresa Font.

Source : https://www.elconfidencial.com/cultura/2020-06-30/premios-platino-cine-iberoamericano_2661416/

L’entreprise espagnole Naturgy prévoit d’installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne en Estrémadure

Des panneaux solaires dans un parc photovoltaïque construit et géré par l’entreprise espagnole Naturgy, situé sur le territoire de la commune de Porzuna, dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Cinco Días)

Sise à Madrid, l’entreprise énergétique espagnole Naturgy a débuté ce lundi 29 juin 2020 les démarches administratives qui doivent la conduire à installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne non loin de la comarque (équivalent d’un canton français) de Campo Arañuelo, dans la province de Cáceres (Estrémadure). Cette centrale électrique devrait permettre, une fois installée, la production de 300 mégawatts d’énergie. C’est la quatrième vice-présidente du gouvernement espagnol, en charge de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui doit valider le projet.

Les commentateurs estiment que l’investissement total de la firme dirigée par Francisco Reynés devrait atteindre environ 150 millions d’euros. Le choix d’une installation proche de la comarque de Campo Arañuelo, où se situe la centrale nucléaire d’Almaraz, n’est pas un hasard. Ce sont précisément les communes d’Aldeacentenera et de Torrecillas de la Tiesa qui accueilleront l’infrastructure, laquelle devrait a priori s’étendre sur une superficie de 522 hectares et fournir de l’énergie à 175 000 foyers espagnol au maximum.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/06/28/companias/1593362586_497911.html

Les élections régionales galiciennes et basques aboutissent à la continuité

Le président régional galicien Alberto Núñez Feijóo lors du scrutin dans la communauté autonome, le dimanche 12 juillet 2020 (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 12 juillet 2020, les électeurs de Galice et du Pays basque étaient appelés à renouveler les 75 sièges de leur Parlement régional respectif dans le cadre des premières élections en Espagne après le confinement lié à la pandémie de coronavirus d’origine chinoise. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont opté pour la continuité. À Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) conquiert ainsi sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 sièges).

Le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui engrange 19 élus (contre 6 il y a quatre ans) se paye pour sa part le luxe de passer devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui ne décolle pas des 14 députés régionaux. Podemos s’effondre totalement en perdant ses 14 députés obtenus en 2016. Quant au Pays basque, le paysage y est plus fragmenté, même si le Parti nationaliste basque (PNV) d’Íñigo Urkullu se rapproche de la majorité absolue sans l’atteindre avec 31 sièges (contre 29 il y a quatre ans). Il devrait théoriquement rééditer son alliance avec les socialistes, qui passe de 9 à 10 élus.

La droite nationale, qui partait cette année sur deux candidatures principales (une conjointe du Parti populaire et de Citoyens d’un côté, une de Vox de l’autre), laisse des plumes dans l’arène électorale basque avec 6 élus, contre 9 il y a quatre ans. La formation de Santiago Abascal obtient cependant un siège dans la province d’Alava. Les nationalistes de « gauche » de Bildu progressent de 17 à 22 députés régionaux et la « confluence » locale de Podemos essuie elle aussi un revers, passant de 11 à 6 élus.

Sources : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-gallegas/abci-elecciones-galicia-pp-gallego-empieza-respirar-cerca-cuarta-mayoria-absoluta-feijoo-202007122150_noticia.html et https://www.abc.es/elecciones/elecciones-vascas/abci-nacionalistas-arrasan-pais-vasco-constitucionalismo-bajo-minimos-202007122231_noticia.html

Décès de la journaliste espagnole Eva Galvache à l’âge de 57 ans

La journaliste espagnole Eva Galvache (photographie : Noticias Cuatro et Cope)

L’on apprenait ce samedi 27 juin 2020 le décès à Pozuelo de Alarcón (Communauté de Madrid), à l’âge de 57 ans, de la journaliste Eva Galvache, qui était née à Carthagène (Région de Murcie), en 1963. Surtout connue à la radio, elle fait ses débuts en 1986 pour la grande fréquence Cadena COPE, de tendance conservatrice, aux côtés de Faustino Catalina.

Elle présente alors le programme d’actualité religieuse Iglesia noticia (littéralement, Église nouvelle), avant d’animer pendant plusieurs saisons les émissions Letra y música (littéralement, Paroles et musique) ainsi qu’El espejo de la familia (littéralement, Le Miroir de la famille). Spécialisée dans les informations religieuses, elle couvre pour la Cadena COPE les Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ), synodes, conclaves et autres cérémonies de canonisation.

Source : https://www.ultimahora.es/noticias/sociedad/2020/06/27/1176535/eva-galvache-fallece-periodista-anos.html

Le salaire annuel moyen brut a dépassé les 24 000 euros en Espagne en 2018

Une chaîne de montage dans une usine automobile espagnole (photographie : EFE et Cinco Días)

Selon l’enquête quadriennale sur les structures salariales espagnoles réalisée par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), organisme sis à Madrid, et révélée au public ce jeudi 25 juin 2020, le salaire annuel moyen brut a été en 2018 de 24 009,12 euros, soit 1,5 % de plus qu’au cours de l’année 2017. Néanmoins, ce chiffre doit, selon l’INE lui-même, être relativisé car certains salaires particulièrement hauts viennent relever cette moyenne de façon un peu artificielle.

Le salaire médian, pour sa part, donne une vision plus exacte de la réalité outre-Pyrénées et il s’élevait il y a deux ans à 20 078,44 euros. Pour cette même année, les différences salariales entre hommes et femmes sont encore sensibles, avec un salaire moyen brut annuel de 26 738,19 euros pour les hommes (+ 1,3 % par rapport à 2017) et de 21 011,89 euros pour les femmes (+ 2 % sur un an). Le salaire féminin moyen correspond donc à 78,6 % du salaire masculin moyen.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/06/25/economia/1593079151_839616.html

Madrid part à la recherche de la dépouille du grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca

Un portrait du grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca à l’église Notre-Dame-des-Douleurs de Madrid (photographie : El País)

Né en 1600 et décédé en 1681, le grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca est notamment l’auteur d’une des pièces majeures du répertoire théâtral hispanique, La Vie est un songe (La vida es sueño en version originale). Sa dépouille se trouve pourtant dans un lieu inconnu depuis la Guerre civile espagnole (1936-1939), bien que la plupart des spécialistes supposent qu’elle ait été transférée à l’église Notre-Dame-des-Douleurs, située rue Saint-Bernard, dans le centre de Madrid. C’est cette conviction qui a récemment poussé au lancement de l’opération Calderón, visant à retrouver et identifier son cadavre.

Une équipe multidisciplinaire de l’Université CEU-Saint-Paul de la capitale espagnole, formée par des professeurs, des archéologues et des experts en localisation par géoradar, part ainsi à la recherche de son tombeau, qui avait d’abord été déposé dans le plus ancien temple catholique de Madrid, l’église du Sauveur. C’est en 1902, après la démolition de ce monument, qu’une nouvelle inhumation en grande pompe a été organisée à l’église Notre-Dame-des-Douleurs, bien que le conflit civil ait ensuite brouillé les cartes.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-27/en-busca-del-cuerpo-de-calderon-de-la-barca.html

Décès de l’éditrice espagnole Belén Bermejo à l’âge de 51 ans

L’éditrice espagnole Belén Bermejo (photographie : Álvaro García et El País)

L’on apprenait ce samedi 27 juin 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 51 ans, de l’éditrice espagnole Belén Bermejo, qui était née à Aranda de Duero, dans la province de Burgos (Castille-et-León), en 1969. Elle a trouvé la mort des suites d’un cancer. Travaillant pour la prestigieuse maison d’édition espagnole Espasa-Calpe, sise dans la capitale espagnole, elle avait suivi des études de philologie hispanique.

Passionnée de fiction et de poésie, elle avait notamment publié en 2019 l’ouvrage Microgeografía de Madrid (littéralement, Microgéographie de Madrid). Les bénéfices issus de la vente de cet ouvrage avaient été entièrement reversés au service d’oncologie de l’Hôpital de la Princesse, à Madrid.

Source : https://www.lavanguardia.com/vida/20200627/481993990490/fallece-en-madrid-la-editora-belen-bermejo.html

Une usine de tours éoliennes sera construite en Castille-La Manche

Un paysage typique de Motilla del Palancar, commune de la province de Cuenca, en Castille-La Manche (photographie : Wikipedia)

En cette fin de mois de juin 2020, l’on apprenait que l’entreprise allemande Nordex, filiale du groupe énergétique espagnol Acciona (sis à Alcobendas, dans la Communauté de Madrid), allait construire une usine de tours éoliennes en béton dans la commune de Motilla del Palancar, peuplée de 5 900 habitants environ et située dans la province de Cuenca, en Castille-La Manche. L’infrastructure, qui devrait s’étendre sur une surface de 12 hectares, sera prête au mois d’août prochain.

Environ 200 emplois directs devraient être créés par l’usine, qui en générera également 300 indirects dans une zone rurale où toute activité industrielle nouvelle n’est jamais de trop. Nordex est spécialisée dans la conception et la fabrication de tours éoliennes ainsi que de turbines pour ces aérogénérateurs. C’est en 2015 qu’Acciona a racheté environ 36 % du capital de la firme germanique et cette future usine sera la douzième du groupe dans le monde.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/06/26/companias/1593163902_727338.html