La moitié des personnalités politiques espagnoles accusées de corruption en Espagne viennent de la Communauté de Valence

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L’ancien conseiller régional de la Communauté de Valence Rafael Blasco (au premier plan – Parti populaire), aujourd’hui en prison suite à une affaire de corruption (photographie : EV et El Mundo)

Selon des statistiques présentées ce lundi 18 juin par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (CGPJ), la moitié des personnalités politiques accusées de corruption durant le premier trimestre 2018 en Espagne viennent de la Communauté de Valence avec 40 individus concernés sur 85 en tout et pour tout.

Cette communauté autonome est suivie par l’Andalousie (22 affaires instruites), la Communauté de Madrid (11 personnes) et les îles Baléares (6 personnes). Entre le 1er janvier et le 31 août 2017, les tribunaux de la Communauté de Valence ont prononcé trois sentences pour corruption dans le monde politique.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-valenciana/2018/06/19/5b27d91022601d28678b4663.html

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Les pays d’Amérique ibérique veulent former avec l’Espagne une alliance pour développer les technologies financières

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L’Espagnol Rodrigo García de la Cruz (au centre) lors d’une réunion de l’Alliance Fintech de l’Amérique ibérique à Madrid (photographie : Cinco Días)

C’est à la fin du mois de mai 2018 que la ville de Madrid a organisé le Sommet de l’Alliance Fintech de l’Amérique ibérique, qui a réuni les représentants de vingt pays de langue espagnole et portugaise autour d’entreprises pionnières dans le domaine des technologies de la finance (souvent appelées fintech) et de l’assurance (ou insurtech). Le maître de cérémonie, Rodrigo García de la Cruz, président de l’Association espagnole de Fintech et Insurtech (AEFI), s’est réjoui de ce sommet, qui vise à créer une dynamique permettant peut-être de concurrencer, à terme, les géants du secteur (États-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, France, Allemagne, pays d’Extrême Orient).

Il s’agit de constituer au fil des ans un marché unique de 700 millions de personnes dans ce secteur d’activité et l’Espagne est justement un pays moteur de cette initiative. En effet, 77,8 % des conseillers délégués des entreprises concernées considèrent que notre voisin pyrénéen est un parfait trait d’union entre l’Amérique latine et l’Union européenne. Ils désirent donc se positionner sur ce segment, comme certains pays émergents (Inde, Émirats arabes unis).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/25/mercados/1527268468_953185.html

Les Jeux méditerranéens se sont ouverts en Espagne

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Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), salue la foule au Nouveau Stade de Tarragone (Catalogne), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier – au centre), et du président de la Généralité de Catalogne, Quim Torra (photographie : David Aguilar, EFE et La Vanguardia)

Ce vendredi 22 juin au soir, en compagnie, entre autres personnalités, du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; de la ministre des Administrations territoriales et de la Fonction publique, Meritxell Batet ; du président de la Généralité de Catalogne, Quim Torra ; et du président du Comité olympique espagnol (COE), Alejandro Blanco, le roi d’Espagne, Philippe VI, a officiellement inauguré les XVIIIèmes Jeux méditerranéens, qui se dérouleront jusqu’au 1er juillet à Tarragone, capitale de province de la Catalogne. Dans un stade rempli, les différentes délégations des pays participants ont défilé avant le début des compétitions.

C’était aussi l’occasion pour le monarque et Quim Torra de se rencontrer pour la première fois, alors que les tensions séparatistes ne sont toujours pas résolues. Le président de la Généralité a d’ailleurs été copieusement hué alors que le roi a été ovationné par des spectateurs qui avaient amené de nombreux drapeaux espagnols. C’est la troisième fois que notre voisin ibérique organise les Jeux méditerranéens, après l’édition de 1955 à Barcelone (Catalogne) et celle de 2005 à Almería (Andalousie).

Source : http://www.lavanguardia.com/politica/20180622/45328241504/rey-quim-torra-juegos-mediterraneo-encuentro-tarragona.html

L’influence de la grand-mère espagnole de Ludwig van Beethoven sur sa musique

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Les parents du compositeur allemand Ludwig van Beethoven (photographie : Lebrecht, Cordon Press et El País)

Ses voisins et amis de Vienne (Autriche) le surnommaient « l’Espagnol » en raison de son teint mat, de sa petite taille et de son caractère mais le célèbre compositeur allemand Ludwig van Beethoven n’avait pas que ce rapport avec notre voisin ibérique. Sa grand-mère maternelle, María Josefa Poll, était en effet d’origine espagnole (elle venait probablement de la région de Valence, selon deux biographes américains du compositeur, David Jacobs et Harvard Elliot Forbes). C’est ce que confirme le musicologue espagnol Andrés Ruiz Tarazona dans son ouvrage España en los grandes músicos (littéralement, « L’Espagne chez les grands musiciens »), paru aux éditions Siruela.

Et cette grand-mère a eu une certaine influence chez Beethoven, qui, on le sait, s’est réjoui de la défaite des troupes de Napoléon Bonaparte lors de sa campagne ibérique (1808-1814). C’est aussi cette ascendance qui permet d’expliquer un peu mieux, selon Ruiz Tarazona, l’intérêt musical du compositeur pour notre voisin pyrénéen et son histoire. Ce n’est pas un hasard si son seul opéra, par exemple, intitulé Fidelio, se déroule à Séville (Andalousie). Par ailleurs, lorsqu’il a reçu la charge de son neveu, Karl, il l’a fait éduquer par le prestigieux Collège espagnol de Vienne, fondé par Cayetano Anastasio del Río, où toute l’aristocratie autrichienne envoyait ses enfants. Il s’est lié d’amitié avec cet autre Espagnol.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/05/27/actualidad/1527442267_166866.html

Pedro Sánchez a versé 9 millions d’euros de subventions aux syndicats dès son accession au pouvoir

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie des représentants syndicaux, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Jaime García et ABC)

À peine devenu président du gouvernement, au début du mois de juin 2018, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a décidé de verser environ 9 millions d’euros de subventions aux syndicats espagnols. Ce versement a été formellement approuvé le 5 juin dernier mais n’est apparu dans le Bulletin officiel de l’État (BOE) que ce samedi 16 juin. Il s’agit d’une somme similaire à celle reçue par les organisations de travailleurs de notre voisin ibérique en 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Par ce versement rapide, Pedro Sánchez veut montrer que son cabinet en a fini avec les coupes pratiquées par l’ancien exécutif de Mariano Rajoy (Parti populaire) dans les subsides octroyés aux organismes publics – et notamment aux syndicats. Par ailleurs, l’objectif pour Sánchez est évidemment d’entretenir les meilleurs rapports possibles avec les responsables syndicaux étant donné leurs revendications.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-pedro-sanchez-riega-9-millones-euros-sindicatos-201806181250_noticia.html

La RENFE garantit son monopole sur les trains régionaux et de banlieue pour quinze années supplémentaires

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Un train de banlieue dans la gare madrilène de Mirasierra-Paco de Lucía (photographie : El Economista)

Si la libéralisation du chemin de fer espagnol est prévue dès 2020 pour ce qui est de la grande vitesse (AVE, pour Alta Velocidad española), la RENFE (organisme public en charge de l’exploitation du transport de voyageurs et de fret outre-Pyrénées) s’est garantie le monopole sur les trains régionaux et de banlieue (cercanías) durant quinze ans supplémentaires. C’est ce qu’établit un contrat-programme que la compagnie ferroviaire doit signer en ce mois de juin avec l’État central espagnol.

Ainsi donc, jusqu’en 2033, seule la RENFE sera habilitée à opérer sur ces lignes considérées comme un service public de toute première importance. L’Union européenne, qui est à l’origine de la directive sur la privatisation du transport ferroviaire, établit en effet que les États membres ont le droit à une période de transition dans plusieurs cas.

Source : http://www.eleconomista.es/transportes/noticias/9165613/05/18/Renfe-se-garantizara-quince-anos-mas-de-monopolio-en-Cercanias-y-Regionales.html

Une pharmacie madrilène, pionnière de la publicité dans le domaine

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La pharmacie du docteur Garrido, à Madrid (photographie : Belén Rodrigo et ABC)

Originaire de Valence, le docteur en pharmacie Garrido s’installe à Madrid en 1873, après y avoir obtenu son doctorat. Il crée ainsi une officine au numéro 6 de la rue de la Lune et vit dans son arrière-boutique, où il crée de nombreux remèdes. Il est aussi connu pour avoir été le pionnier dans le pays de la publicité pharmaceutique, avec des slogans qui sont restés dans les mémoires : « Ici, on soigne les noirs, les blancs, les Cochinchinois, les Français, les Anglais, les Allemands et même ceux qui viennent de l’Alcarria » (zone de l’actuelle province de Guadalajara, dans la Castille-La Manche, plutôt dépeuplée et jadis très pauvre) ; « La première pharmacie qui vend bien et à des prix modiques » ; « Ma panacée, messieurs, entre dans la composition de tous mes médicaments. Elle ôte la tristesse, les douleurs et, même s’il y en a pour s’y opposer, elle inspire l’amour aux vieillards », etc.

Les réclames du docteur Garrido sont apparues dans les principaux titres de la presse de l’époque (El ImparcialEl Globo, El Liberal). Il a fini par revendre sa pharmacie en 1893 et l’officine a été reprise par un certain Julián Conthe, militant de droite fusillé au début de la Guerre civile, en 1936. Après le conflit, elle a été reprise par son gendre, Luis Cardona, puis par ses enfants, Jesús et María Paz Cardona. C’est aujourd’hui Susana Cardona, fille de Jesús, qui en est la propriétaire.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-botica-pionera-publicidad-farmaceutica-siglo-201805270005_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Le gouvernement espagnol veut rendre gratuites toutes les autoroutes à péage dont la concession arrivera à échéance

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L’autoroute à péage AP-4 (dite « Autoroute du Sud »), qui relie Séville à Cadix, en Andalousie (photographie : El Confidencial)

Le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), par l’intermédiaire du ministre de l’Équipement, José Luis Ábalos, veut rendre gratuites toutes les autoroutes à péage dont la concession à une entreprise privée arrivera prochainement à échéance. Concrètement, trois autoroutes de ce type retomberont dans l’escarcelle de l’État cette année ou l’année prochaine : la AP-1 (dite « Autoroute du Nord ») entre Burgos (Castille-et-León) et Armiñón, dans la province d’Alava (Pays basque), qui redeviendra publique le 30 novembre 2018 ; la AP-4 (dite « Autoroute du Sud ») entre Séville et Cadix (Andalousie ) ; et l’AP-7 (dite « Autoroute de la Méditerranée ») entre Alicante (Communauté de Valence) et Tarragone (Catalogne).

Dans les deux derniers cas, la concession arrivera à sa date limite le 31 décembre 2019. À eux trois, ces tronçons autoroutiers représentent 552 kilomètres de longueur, soit 21 % du réseau total d’autoroutes à péage outre-Pyrénées. Ils sont empruntés chaque jour par 16 321 véhicules pour l’AP-1, 15 824 pour l’AP-7 et 18 343 pour l’AP-4. Cette décision fera date car elle entraînera une jurisprudence pour les autoroutes à péage qui suivront : l’AP-7 entre Barcelone et La Jonquère, dans la province de Gérone, en Catalogne ; et l’AP-2 (dite « Autoroute du Nord-Est »), entre Saragosse (Aragon) et la côte méditerranéenne.

Source : http://www.eleconomista.es/transportes/noticias/9214312/06/18/Fomento-eliminara-los-peajes-de-las-autopistas-cuando-acabe-su-concesion.html

La transition vers une économie pauvre en carbone touchera 1,5 million d’emplois directs en Espagne d’ici à 15 ans

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De l’extraction de charbon en Espagne (photographie : El Economista)

En vertu des Accords de Paris (France) sur le climat, l’Espagne s’est engagée, comme de nombreux autres pays (environ 200), à réaliser dans les prochaines années une transition vers une économie pauvre en carbone. Or, près de 1,5 million d’emplois directs seront menacés d’ici à 15 ans outre-Pyrénées par cette transition, ce dont sont bien conscients les dirigeants espagnols, dont Joaquín Nieto, directeur pour notre voisin ibérique de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

C’est pourquoi des experts gouvernementaux, les syndicats et les entrepreneurs ont collaboré avec l’OIT pour établir de grandes lignes directrices qui permettraient aux pays signataires en général et à l’Espagne en particulier de profiter au mieux de cette transition en termes économiques. Bien entendu, les secteurs qui souffriront le plus de ces métamorphoses outre-Pyrénées sont l’énergie, l’agriculture, la construction, le transport, l’urbanisme et le tourisme.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9165275/05/18/La-descarbonizacion-afectara-a-un-millon-y-medio-de-empleos-directos-en-Espana-en-los-proximos-15-anos.html

L’archipel espagnol de Chinijo, menacé par les déchets plastiques

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Un homme ramasse des déchets dans l’archipel espagnol de Chinijo (photographie : Paco Puentes)

Situé au Nord de la côte de Lanzarote, dans les îles Canaries, l’archipel Chinijo est constitué de plusieurs îles de taille réduite (Alegranza, Montaña Clara, Roque del Este, Roque del Oeste) et de l’île de La Graciosa. Il constitue un parc naturel et une zone spéciale de protection des oiseaux mais est menacé depuis des années par les déchets, notamment plastiques, que rejette l’océan Atlantique sur son littoral : pots, emballages, mégots, peignes, bouteilles, filets de pêche, etc.

Trois mois par an, des volontaire de l’organisation non gouvernementale WWF, sise à Morges (Suisse), viennent nettoyer ce paradis et emportent les déchets qu’ils trouvent sur la grève. Ces détritus viennent d’Europe du Sud et parfois, même, du fait des courants, d’Amérique du Nord. C’est notamment la plage de l’Ambre (aussi appelée « plage Lambra ») qui est touchée par le phénomène.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/25/actualidad/1527244372_055695.html