« Valence, tout l’art de vivre à l’espagnole »

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Les jardins du Turia, à Valence, avec, en arrière-fond, la Cité des Arts et des Sciences (photographie : José Luis Filpo Cabana et Wikipedia)

Cet article de Marie-France Parra, paru le 9 octobre dernier sur le site du magazine français Femme actuelle, évoque quelques balades touristiques dans la troisième ville la plus peuplée d’Espagne, Valence, entre paysages et monuments : http://www.femmeactuelle.fr/voyage/destination-voyage/valence-tout-l-art-de-vivre-a-l-espagnol-43794

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Carles Puigdemont sera numéro un sur la liste « Ensemble pour la Catalogne »

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L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (photographie : Rafael Marchante, Reuters et El País)

Au bout d’un suspense (presque) insoutenable, le syndicat électoral chargé d’organiser les élections régionales catalanes anticipées du 21 décembre prochain a révélé ce lundi 13 novembre que Carles Puigdemont serait candidat à sa propre succession à la tête d’une liste intitulée Junts per Catalunya (« Ensemble pour la Catalogne », en français). Ce changement de nom, qui n’est certes pas des plus hardis ni des plus originaux, est censé rappeler que l’ancien Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT) cherche à rassembler au-delà de ses limites traditionnelles, dans une tentative désespérée de ne pas sombrer, contrairement à ce qu’indique la plupart des sondages réalisés jusqu’à présent.

Cette annonce, faite par Carles Puigdemont lui-même lors d’un acte public à Bruxelles (Belgique), est l’un des nombreux signes qui démontrent que toute candidature indépendantiste unique semble désormais écartée, contrairement au souhait initial de la droite séparatiste. L’idée promue par l’entourage de l’ancien président de la Généralité de Catalogne serait d’inviter sur sa liste Jordi Sànchez, président de l’Assemblée nationale catalane (ANC), et Jordi Cuixart, président d’Òmnium Cultural, tous deux placés en détention préventive le 16 octobre dernier. La liste « Ensemble pour la Catalogne » ressemblerait de fait plus à un rassemblement d’électeurs qu’à un parti en campagne proprement dit, ce qui compliquerait l’accès de ladite liste à la propagande électorale.

Source : https://elpais.com/ccaa/2017/11/13/catalunya/1510594309_466530.html

Mais à quoi jouent les indépendantistes catalans ?

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Le porte-parole de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Sergi Sabrià (photographie : EFE et Crónica Global)

Avec le défi indépendantiste catalan, les jours se suivent et ne se ressemblent que partiellement. En tout cas, les responsables séparatistes habituent leur auditoire (peut-être pour mieux le tenir en haleine) à des rebondissements fréquents. Le dernier en date concerne plusieurs déclarations qui convergent toutes dans le même sens : une remise en cause de l’indépendance de la communauté autonome. Après la trahison de la présidente en fonction du Parlement régional (Parlament), Carme Forcadell, c’est au tour de l’ancien président de la Généralité, Carles Puigdemont, de faire un pas de côté. Dans une interview accordée au quotidien belge Le Soir du 13 novembre 2017, il assure ainsi qu’un accord pourrait être envisagé avec le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) et qu’une autre solution que l’indépendance est toujours envisageable – alors même que la sécession était l’objectif irremplaçable de l’ancien président régional.

Il faut dire que tous les sondages promettent un effondrement de la formation de Puigdemont, le Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT), lors des élections régionales anticipées du 21 décembre et qu’il essaye sans doute sauver les meubles avec de telles contorsions idéologiques. De son côté, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) va dans le même sens. C’est ainsi que le lundi 13 novembre, son porte-parole, Sergi Sabrià, a affirmé que sa formation n’était pas prête à déclarer l’indépendance en octobre – après avoir clamé le contraire sur tous les tons. Il confirme donc les dires de l’ancienne conseillère régionale à l’Enseignement, Carla Ponsatí, qui expliquait le dimanche 12 novembre que ni la Catalogne, ni son gouvernement (Govern) n’étaient en mesure de réellement assumer l’indépendance le 27 octobre dernier. Mais alors, pourquoi l’avoir proclamée ? Et pourquoi avoir fait croire aux masses indépendantistes qu’une telle indépendance était possible ?

Sources : https://okdiario.com/espana/cataluna/2017/11/13/carles-puigdemont-acobarda-dice-ahora-esta-dispuesto-aceptar-alternativas-independencia-1509359?utm_source=sharebuttons%3Futm_medium%3Dfacebook, https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/erc-govern-no-preparado-independencia_99584_102.html et https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/division-independentista-pdecat-cuerdas_99470_102.html

« Au clair de Pampelune, avec Hemingway »

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La place du Château de Pampelune, lors d’un rassemblement culturel, à la nuit tombée (photographie : Turismo de Pamplona)

Cet article paru dans la revue française Télérama le 12 novembre dernier et rédigé par Jean-Baptiste Roch évoque les pérégrinations de l’écrivain américain Ernest Hemingway dans les années 20 dans la capitale de la Navarre (qui n’est donc pas une cité basque, contrairement à ce qu’indique l’auteur), ce qui donne l’occasion de faire un peu de tourisme dans la communauté autonome : http://www.telerama.fr/divers/au-clair-de-pampelune,-avec-hemingway,n5326129.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1510325940

L’Espagne va affronter une nouvelle saison froide avec des prix de l’électricité en hausse

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Au 31 octobre 2017, le lac de retenue du barrage de Barrios de Luna, dans la province de León (Castille-et-León), était à 7 % de sa capacité totale (photographie : Uly Martín, Atlas et El País)

En 2015, l’ancien système d’établissement des prix de l’électricité avait fait bondir la facture d’électricité des particuliers en Espagne. En 2016, la mise à l’arrêt pour maintenance et rénovation de plusieurs centrales nucléaires françaises avait aussi fait grimper le prix du kilowattheure. Cette année, c’est la sécheresse que subit le pays (particulièrement dans sa moitié septentrionale) qui va provoquer une hausse du tarif de l’énergie. En bref, il y a toujours une bonne raison pour que notre voisin pyrénéen connaisse au cours de la saison froide une explosion du prix de l’électricité. L’absence de précipitations soutenues durant l’été et l’automne 2017 ont en effet vidé les lacs de retenue de nombreux barrages, provoquant ainsi un renchérissement de l’énergie hydroélectrique (qui représente en moyenne un cinquième de l’énergie produite dans le pays) ou un report vers des sources alternatives (gaz, énergies renouvelables de type éolien ou solaire) plus chères.

Entre janvier et octobre 2017, la facture d’électricité des particuliers a déjà bondi de 12 % en Espagne tandis que le prix du gaz a connu une augmentation de 3,2 % à 4,5 %, selon des données fournies par le Ministère de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, dirigé par Álvaro Nadal. Avec des lacs de retenue globalement à 35,7 % de leur capacité, les conditions météorologiques semblent clairement en cause. Au mois d’octobre, la production hydroélectrique s’est d’ailleurs effondrée dans toute l’Espagne, puisque ce mois a été marqué par une production de 725 gigawatts, soit le chiffre le plus bas depuis que l’État espagnol tient des statistiques à ce sujet (c’est-à-dire depuis 1990). Le manque de vent a lui aussi paralysé une bonne partie des éoliennes du pays. Les principales compagnies de production d’électricité d’Espagne (Endesa, Iberdrola et Gas Natural Fenosa) ont aussi obtenu de très mauvais résultats financiers cette année pour les mêmes raisons.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/10/actualidad/1510335366_495010.html

Nord et Sud de l’Espagne, opposés en matière salariale

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Le salaire mensuel brut que touche en moyenne chaque travailleur dans les différentes communautés autonomes espagnoles (infographie : ABC)

Il n’y a pas que le taux de chômage plus ou moins marqué qui oppose à l’heure actuelle les régions au sein d’une Espagne qui a connu la crise économique suivie d’une reprise assez vigoureuse. C’est aussi le salaire brut que touche en moyenne chaque travailleur espagnol en fonction de sa communauté autonome de résidence qui dessine une claire dichotomie entre Nord et Sud du pays, avec un avantage certain pour le premier. En effet, les autonomies septentrionales concentrent l’essentiel des industries et des services à haute valeur ajoutée de notre voisin pyrénéen là où les autonomies méridionales sont davantage marquées par le poids du secteur primaire et des services à plus faible valeur ajoutée. Nous avons déjà vu sur ce blog que la population réellement occupée est bien plus faible en Andalousie ou en Estrémadure qu’en Aragon ou en Castille-et-León, ce qui traduit aussi l’échec des politiques de relance de l’emploi pratiquées dans les communautés autonomes du Sud du pays, en dépit des sommes qui y ont été investies.

Concernant le salaire brut moyen, il s’établit au niveau national à 1 878 euros par mois, ce qui est moins qu’au cours de l’époque de vaches grasses (2000-2008). Onze communautés autonomes espagnoles sur dix-sept affichent un salaire brut inférieur à la moyenne nationale et seules six sont donc au-dessus de cette barre symbolique. Par ailleurs, seules trois autonomies (le Pays basque avec 2 235,20 euros, la Communauté de Madrid avec 2 165,80 euros et la Navarre avec 2 085,20 euros) affichent un salaire mensuel brut moyen supérieur à deux mille euros. Les autres régions qui dépassent la moyenne nationale sont les Asturies (1 957,30 euros), la Catalogne (1 925 euros) et la Cantabrie (1 910,40 euros). Les trois communautés autonomes où un travailleur espagnol touche en moyenne le plus faible salaire brut mensuel sont l’Estrémadure (1 613 euros), la Région de Murcie (1 627,90 euros) et les îles Canaries (1 631,80 euros). 622 euros par mois séparent en moyenne un travailleur basque d’un travailleur d’Estrémadure, soit 28 % de différence.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-trabajador-vasco-cobra-622-euros-media-mas-extremeno-201711122046_noticia.html

La Candidature d’Unité populaire valide sa participation en solitaire aux élections catalanes anticipées du 21 décembre

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Le logo officiel de la Candidature d’Unité populaire (photographie : CUP et Wikipedia)

À l’image du Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT) et de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), la troisième grande formation séparatiste de Catalogne, la Candidature d’Unité populaire (CUP), avait commencé par rejeter toute idée de participation aux élections régionales anticipées du 21 décembre prochain. Le parti refusait en effet de donner de la légitimité à ce scrutin convoqué par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire), dans le cadre de l’application de l’article 155 de la Constitution dans la communauté autonome. Finalement, probablement apeurés par un boycott contreproductif des formations sécessionnistes et désireux de ne pas perdre les prébendes acquises, les adhérents de la CUP, réunis à Granollers, dans la province de Barcelone, ce dimanche 12 novembre, ont décidé à 91,63 % des suffrages de participer aux élections régionales.

Ils ont désormais beau les taxer d’illégitimité, ils en ont validé non seulement le principe mais aussi le bien-fondé, ce qui est une reculade au moins d’un point de vue symbolique. L’objectif de la CUP est de présenter en solitaire une candidature « la plus large possible, clairement en rupture, indépendantiste et de gauche ».  Les 1 200 personnes qui étaient présentes à l’occasion de l’Assemblée nationale extraordinaire ont eu à choisir entre trois options qui revenaient grosso modo au même. Des personnalités venues d’autre horizons pourront participer aux listes de la CUP mais cette décision enterre à son tour a priori définitivement tout front commun des séparatistes.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-acudira-solitario-elecciones-21-d-candidatura-mas-rupturista-posible-201711121724_noticia.html

Selon un sondage, deux tiers des Catalans pensent que la sécession de leur région est devenue impossible

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Le cours de la Grâce (paseo de Gracia), l’une des plus célèbres avenues de Barcelone, à la nuit tombante (photographie : Royal Hotels)

Les événements catalans et espagnols du mois d’octobre et de ce début de mois de novembre 2017 se sont succédé à une vitesse parfois ahurissante et ont bouleversé le panorama indépendantiste et national. Si les images laissées par le référendum sécessionniste illégal et illégitime du 1er octobre ont d’abord semblé donner des ailes au pouvoir en place à ce moment-là en Catalogne, la suite des péripéties a plus que modéré l’enthousiasme des indépendantistes. Ainsi, selon un sondage d’opinion réalisé par l’institut Metroscopia et publié le dimanche 12 novembre par le grand quotidien El País, deux Catalans sur trois (66 % d’entre eux exactement) considèrent que la sécession de leur communauté autonome à l’égard du reste est improbable, voire impossible. 

La fuite des sièges sociaux d’entreprises, la paralysie des investissements et le ralentissement du tourisme en Catalogne ont joué un rôle prépondérant dans la modération des ardeurs séparatistes. De la même façon, l’application de l’article 155 de la Constitution de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région espagnole) dans la communauté autonome ; la convocation d’élections régionales anticipées pour le 21 décembre prochain ; l’escapade de l’ancien président de la Généralité, Carles Puigdemont, et de plusieurs des anciens conseillers régionaux à Bruxelles ; et le début de l’enquête sur d’anciens responsables catalans ont également été fondamentaux.

Cette même enquête d’opinion montre que 69 % des personnes sondées en Catalogne approuvent la tenue d’élections anticipées le 21 décembre (contre 76 % dans le reste de l’Espagne). D’après Metroscopia et El País, 52 % des citoyens espagnols rendent responsables de l’actuelle crise l’ancien gouvernement de Carles Puigdemont et 28 % d’entre eux estiment que c’est celui de Mariano Rajoy qui est le fautif. En Catalogne même, les proportions sont de 32 % pour la première hypothèse et de 44 % pour la seconde.

Source : http://www.eleconomista.es/politica-eleconomista/noticias/8738341/11/17/Los-catalanes-ya-no-ven-posible-la-secesion-tras-la-fuga-de-empresas-y-el-155.html

La petite révolution numérique de l’Espagne

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Quelques données sur l’utilisation que les mineurs faisaient d’Internet en Espagne en 2013 (infographie : Inevery Crea)

En 2007, au moment où la crise économique et financière a commencé à pointer le bout de son nez en Europe (et notamment chez notre voisin pyrénéen), l’Espagne affichait un réel retard en matière de pénétration des nouvelles technologies et de connexion à Internet. Ainsi seuls 55 % des foyers espagnols avaient-ils un réel accès régulier au réseau, soit l’un des taux de pénétration les plus faibles d’Europe. Dix ans plus tard, alors que la reprise économique a permis un réel redémarrage de notre voisin ibérique, l’Espagne a mené à bien une vraie petite « révolution numérique », avec un taux de pénétration d’Internet de 82 % – et ce dans des conditions économiques adverses.

Selon les données fournies par la banque d’investissement britannique GP Bullhound, ce changement radical offre de nouvelles possibilités au pays et devrait attirer de nombreux investisseurs dans les années à venir. L’utilisation des téléphones portables intelligents, par exemple, est bien plus importante outre-Pyrénées qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne. En 2016, 93 % des usagers espagnols d’Internet accédaient au réseau via leur smartphone, soit bien plus que la moyenne européenne, qui s’établissait à 79 % à ce moment-là. Cette « révolution » a favorisé l’émergence d’entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, comme Cabify, sise à Madrid mais qui s’est largement développée en Amérique latine. De son côté, le site de petites annonces Wallapop, créé par des Barcelonais, séduit désormais les Américains. L’on est évidemment loin des géants comme Google ou Facebook mais cette situation est inespérée au regard du passé de l’Espagne en la matière. En 2016, l’Espagne a dépassé la Suède en matière d’investissements dans les nouvelles technologies et a presque rattrapé le niveau de la France et de l’Allemagne.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-emprendimiento-digital-espana-anima-fiesta-parecia-llegar-tarde-201711120234_noticia.html

Ada Colau rompt le pacte de gouvernement de Barcelone qu’elle avait avec les socialistes catalans

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Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC), Miquel Iceta (photographie : PSC et Vanity Fair)

Durant la fin de la semaine dernière, les militants de Barcelone en Commun (BeC), liste qui gouverne actuellement la capitale catalane avec le soutien de Podemos, étaient appelés à s’exprimer sur le pacte qui liait Ada Colau, maire de la cité comtale, avec le Parti des Socialistes catalans (PSC). Or, 54 % des inscrits sur les listes d’adhérents de BeC qui ont effectivement voté ont décidé d’enterrer cet accord et de confirmer le gouvernement en solitaire d’Ada Colau, avec le soutien ponctuel d’autres partis politiques.

C’est le premier adjoint de la première édile, Gerardo Pisarello, qui a annoncé les résultats, soulignant qu’ils corroboraient l’idée répandue au sein de Barcelone en Commun selon laquelle les socialistes n’auraient pas dû soutenir l’application de l’article 155 de la Constitution espagnole pour suspendre l’autonomie régionale. Il faut dire qu’en dépit de certaines déclarations tonitruantes et d’une équidistance de façade, Ada Colau a toujours aligné ses positions sur celles du séparatisme. La formation du maire se retrouve à nouveau avec seulement onze conseillers municipaux sur les quarante-et-un que compte l’assemblée de Barcelone.

Source : http://cadenaser.com/ser/2017/11/12/politica/1510483269_822857.html