Le Comité exécutif du PSOE démissionne en masse pour forcer Pedro Sánchez à partir

C’est Antonio Pradas, secrétaire à la politique fédérale du Parti socialiste ouvrier espagnol, qui a remis les 17 démissions auprès du secrétariat de la formation, à son siège de la rue Ferraz, à Madrid, ce 28 septembre. Le Comité exécutif du PSOE a ainsi choisi la manière forte pour forcer Pedro Sánchez, premier secrétaire du parti, à démissionner suite aux résultats catastrophiques des socialistes aux dernières élections régionales en Galice et au Pays basque. Si la majorité des membres dudit Comité démissionnent en effet, le chef de la formation ne peut plus rester à son poste et doit laisser la main à un premier secrétaire intérimaire.

La manœuvre fait suite à la volonté de Pedro Sánchez de rester aux commandes coûte que coûte, d’abord en convoquant un Congrès fédéral ce samedi 1er octobre, puis en organisant des primaires qui lui auraient probablement été favorables. Il va désormais se produire une bataille juridique entre les partisans du premier secrétaire (qui sont aussi favorables à une alliance avec Podemos et les séparatistes pour pouvoir gouverner l’Espagne) et ses adversaires. Le Comité compte en effet officiellement 35 membres et qu’il faudrait donc 18 démissions pour obliger Sánchez à partir. Néanmoins, trois de ses sièges sont actuellement vacants suite à des décès ou à cause de démissionnaires non remplacés depuis plusieurs mois – ce qui ferait pencher la balance en faveur des adversaires de Pedro Sánchez. Parmi ces derniers, l’on retrouve Carme Chacón, ancien ministre de la Défense ; Micaela Navarro, présidente du PSOE ; Ximo Puig, président régional de la Communauté de Valence ; ou encore Emiliano García-Page, président régional de Castille-La Manche, récemment mis en difficulté par Podemos dans sa communauté autonome.

Si la fin de l’actuel secrétaire général se confirme, le déblocage de la situation politique nationale deviendra peut-être possible – sous réserve…

Sources http://www.abc.es/espana/abci-criticos-ejecutiva-entregaran-17-renuncias-ferraz-para-hacer-caer-sanchez-201609281723_noticia.html et http://politica.elpais.com/politica/2016/09/28/actualidad/1475047479_530114.html

Aux côtés des soldats qui hissent le plus grand drapeau espagnol au monde

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Le plus grand drapeau espagnol au monde, situé sur la place Colomb, à Madrid (photographie : World Travel Images)

Tous les troisièmes mercredis de chaque mois, un détachement de militaires issu de l’une des quatre armes (armée de terre, armée de l’air, marine, Garde civile) de l’armée espagnole est chargé de hisser le plus grand drapeau espagnol au monde, situé sur la place Colomb, à Madrid. Ce détachement est composé de volontaires qui conçoivent leur tâche comme un honneur.

Ce drapeau, situé entre le monument à Christophe Colomb et les mégalithes des jardins de la Découverte, s’élève depuis 2001 sur un mât de 50 mètres de haut et mesure 21 mètres de longueur pour 14 mètres de hauteur, soit 294 mètres carrés de surface.

Le journal El Confidencial digital propose à l’adresse ci-dessous de suivre un détachement de la marine lors de cet acte solennel et émouvant.

Source : http://www.elconfidencialdigital.com/defensa/Acompanamos-Armada-izado-bandera-Espana_0_2791520845.html

Jérôme Bosch offre un nouveau record au Prado

Le musée du Prado, joyau de la ville de Madrid et de toute l’Espagne, est connu pour ses chefs-d’œuvre, dont le célèbre Jardin des délices, du peintre flamand Jérôme Bosch (1450-1516). C’est d’ailleurs cet artiste aux peintures oniriques qui a offert un nouveau record à la plus grande pinacothèque espagnole.

L’exposition temporaire « Bosch – L’exposition du cinquième centenaire », qui s’achève ce dimanche, a attiré 585 000 visiteurs – plus que le précédent record, détenu par l’exposition « L’Hermitage au Prado » (583 206 billets vendus). Le succès a été tel que les autorités du musée ont dû faire face à l’afflux de curieux et d’amateurs en prolongeant l’exposition mais aussi en changeant les horaires de visite.

De nombreux manifestations parallèles ont été organisées par le Prado durant ces nombreux mois et elles s’achèveront par le sixième cours exceptionnel du musée, dispensé par le titulaire de la chaire du Prado, Reindert Falkenburg.

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/169888/la-exposicion-de-el-bosco-la-mas-visitada-de-la-historia-del-museo-del-prado.html

La Galice réaffirme ses liens avec les frères Castro

En juillet 1992, le président régional de la Galice, Manuel Fraga (Parti populaire), invite officiellement le principal dirigeant cubain, Fidel Castro, à venir lui rendre visite. Il faut dire que la famille Castro est originaire de la région, précisément de la commune de Láncara, dans la province de Lugo. Les frères Fidel et Raúl Castro y sont toujours propriétaires de la maison natale d’Ángel Castro, leur père, modeste paysan galicien.

Déclaré enfant adoptif de Láncara, Fidel Castro s’entretient cette année-là avec Manuel Fraga ; les deux hommes jouent aux dominos, rient, consomment des produits locaux (dont le fameux poulpe galicien).

La bourgade de 3 000 habitants, qui dispose de peu de ressources et souffre aujourd’hui de la crise du lait, a décidé, sous l’impulsion de son maire, Darío Piñeiro (Parti socialiste ouvrier espagnol) et avec l’aval de presque tous les partis représentés (y compris le Parti populaire), de déclarer enfant adoptif le frère de Fidel, Raúl Castro. Le premier édile reconnaît lui-même qu’il s’agit pour l’essentiel d’un acte économique, puisqu’il espère ainsi doper le tourisme dans la zone pour lui redonner un peu de vigueur. Le président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo, a d’ailleurs donné carte blanche à Darío Piñeiro en la matière.

De quoi, espérons, rapprocher un peu les deux pays et les deux peuples…

Source : http://politica.elpais.com/politica/2016/07/30/actualidad/1469902275_781170.html

Ces confettis d’Espagne dans le monde

Riche d’une histoire longue, plurielle, complexe et sans laquelle le monde ne saurait être compréhensible, l’Espagne a certes perdu de nombreux territoires ultramarins au cours des mouvements de décolonisation. Elle a pourtant su conserver quelques-uns de ces « confettis » qui lui assurent aujourd’hui une présence à certains endroits stratégiques du monde, particulièrement en Méditerranée.

C’est le cas des « places de souveraineté » (plazas de soberanía) qu’elle détient dans le Nord du Maroc ou au large du royaume chérifien. L’on distingue ainsi les îles Alhucemas (archipel composé du rocher d’Alhucemas, de l’île de la Mer et de l’île de la Terre), qui abritent une garnison de 350 soldats à 100 kilomètres de Melilla. L’on peut également citer le cas des îles Zaffarines (« islas Chafarinas », en espagnol), archipel situé à 3,5 kilomètres des côtes marocaines et à 48 kilomètres de Melilla. Composé de l’île du Congrès, de l’île Isabelle-II et de l’île du Roi, il abrite à son tour 200 soldats et garde-côtes espagnols. Moins connu est l’île d’Alboran, qui doit son nom au corsaire musulman al-Borani, auquel a été arraché cet îlot en 1540. Elle n’est habitée que depuis les années 60 par une petite garnison de 21 militaires. L’histoire de l’îlot Persil (« isla Perejil », en espagnol) est plus célèbre. Ce rocher situé à 200 mètres des côtes marocaines est conquis par le Portugal en 1415, avant d’être cédé à l’Espagne en 1688. Constamment réclamé par le Maroc, ce petit morceau de terre a donné lieu à de vives tensions entre Madrid et Rabat en 2002, lorsqu’un contingent des forces auxiliaires marocaines a débarqué sur place pour y planter le drapeau national et investir les lieux. C’est par l’opération Recuperar Soberanía que le gouvernement de José María Aznar a tenté de reprendre le contrôle de la situation, même s’il a fallu la médiation des États-Unis d’Amérique pour que l’îlot soit bien rétrocédé à l’Espagne.

Plus près de chez nous, c’est l’île des Faisans (ou île de la Conférence), située sur la Bidassoa, à la frontière franco-espagnole, qui rappelle ce passé glorieux de l’Espagne. Il s’agit d’un cas unique dans le droit et la géopolitique internationales, puisqu’il s’agit d’un condominium hispano-français qui prévoit que chaque pays administrera la langue de terre six mois par an. Le traité de Bayonne, signé par Madrid et Paris en 1856, règle cette organisation particulière.

Rappelons enfin l’affaire de la Micronésie espagnole, qui a récemment fait la une des médias outre-Pyrénées. En 2014, en effet, le député basque Jon Iñarritu (parti séparatiste de gauche Amaiur) avait formulé une question au gouvernement de Mariano Rajoy à propos des anciennes colonies espagnoles dans l’actuelle Océanie et au large de l’Asie. Cette zone a en effet été explorée et nommée par les Espagnols bien avant que les Britanniques et les Français n’y mettent le pied mais Madrid a dû céder la souveraineté sur les îles Mariannes, les îles Carolines et les Palaos aux États-Unis d’Amérique. Certains chercheurs avaient avancé la possibilité d’une réclamation auprès de l’Organisation des Nations unies afin de récupérer quelques-uns de ces « confettis » d’empire. Mariano Rajoy et son gouvernement, toutefois, ont préféré couper court à toutes les spéculations à ce sujet et renoncer définitivement à un recours auprès de l’ONU.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-islas-hispanicas-perdidas-todo-mundo-recuerdo-espana-imperio-201609230122_noticia.html

L’Espagne a la deuxième meilleure qualité de vie au monde

C’est une grande enquête réalisée par la banque britannique HSBC auprès de 26 800 cadres expatriés qui le certifie : l’Espagne est le deuxième pays au monde pour sa qualité de vie. Cette étude, qui a déjà neuf ans d’âge, sonde différents aspects de la vie de ces travailleurs qui habitent hors de leur pays d’origine (possibilités économiques, perspectives de carrière, vie de famille, expériences, etc.)

Si les catégories économiques et financières sont plutôt défavorables à notre voisin pyrénéen, ce dernier bénéficie d’atouts difficilement quantifiables et qui ne peuvent s’acheter puisqu’il est, derrière la Nouvelle-Zélande, la nation la plus agréable pour les étrangers qui y résident.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-espana-segundo-pais-mas-calidad-vida-segun-encuesta-mudial-hsbc-201609211304_noticia.html?ns_campaign=gs_ms&ns_linkname=boton&ns_source=fb&ns_mchannel=abc-es

La Floride se souvient d’Hernando de Soto

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Le pont Hernando-de-Soto à Memphis, sur le Mississippi (photographie : Larry Donald)

Alors qu’une partie de la prétendue gauche « radicale » espagnole ne cesse de faire preuve de sa haine pour l’Espagne et de sa honte pour son passé, les citoyens des États-Unis d’Amérique (et en particulier ceux de Floride) montrent une fois de plus qu’ils n’ont pas la mémoire courte. En septembre 2015, c’était la ville de Saint Augustine qui célébrait en grande pompe les 450 ans de sa fondation par le conquistador Pedro Menéndez de Avilés, avec au programme une visite officielle de Philippe VI et de la reine Letizia.

Cette année, ce sont des habitants de la commune de Bradenton (52 000 habitants environ) qui ont fait le déplacement jusqu’à Barcarrota, bourgade de 3 600 habitants dans la province de Badajoz (Estrémadure). Près de 7 000 kilomètres à vol d’oiseau séparent ces deux villes mais cela n’a pas empêché la délégation américaine de venir rendre hommage à un « enfant du pays », le conquistador Hernando de Soto (1500-1542). On doit à cet éminent explorateur d’importantes missions en Floride mais aussi dans une grande partie du Sud des actuels États-Unis. Il est d’ailleurs considéré comme le premier Européen à avoir découvert le Mississippi, qu’il nomme alors « fleuve du Saint-Esprit ». Son nom a été donné à un mémorial national à Bradenton mais aussi à deux comtés de Floride ainsi qu’à plusieurs villes, sites remarquables, édifices ou ponts dans cet État, en Géorgie, dans le Missouri, dans l’Arkansas, dans le Tennessee ou encore en Alabama.

C’est à l’occasion des 150 ans de la statue à l’effigie d’Hernando de Soto, située dans leur commune, que les habitats de Bradenton ont décidé de se rendre dans la bourgade natale de ce conquistador.

Source : http://www.hoy.es/culturas/201609/09/bradenton-coloniza-barcarrota-20160909002253-v.html