Luis de Guindos s’assure la vice-présidence de la Banque centrale européenne

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L’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, aux côtés de Luis de Guindos, nommé ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité en 2011 et confirmé à ce poste en 2016 (photographie : Saltamos)

Il n’avait qu’un rival, l’actuel gouverneur de la Banque centrale irlandaise, Philip Lane, qui s’est finalement désisté : le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (Parti populaire), qui était soutenu par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, s’est donc assuré le poste de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il s’agit du premier succès à ce niveau des institutions de l’Union européenne (UE) pour notre voisin pyrénéen depuis 2012. La décision doit encore être formellement confirmée par le Conseil européen des 22 et 23 mars prochains, après que ce dernier aura demandé son avis au Parlement européen et au Conseil des gouverneurs de la BCE.

L’exécutif espagnol s’était cette fois-ci assuré d’avoir des soutiens de poids au sein de l’Union européenne, dont celui du Portugal (pays de l’actuel vice-président de la BCE, Vítor Constâncio, dont le mandat finit à la fin du mois de mai 2018), mais surtout celui de la France d’Emmanuel Macron et de l’Allemagne d’Angela Merkel, rejoints par d’autres pays de moindre influence au sein des organisations communautaires. L’absence de soutien de la part des dirigeants du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) n’a donc pas été préjudiciable à Luis de Guindos. Né en 1960 à Madrid, Luis de Guindos Jurado mettra fin à la période des « colombes » (dirigeants financiers favorables à une politique monétaire souple) à la tête de la BCE en faveur d’un retour du règne des « faucons » (dirigeants financiers « orthodoxes » sur le plan monétaire et budgétaire).

Il s’est d’ailleurs servi de sa réputation de père-la-rigueur (il s’est présenté comme le candidat qui a redressé l’économie espagnole après la crise économie de 2008 au prix d’une austérité draconienne) pour obtenir ses soutiens, mais aussi de son passé de banquier (il est passé, entre autres, par la banque américaine Lehman Brothers, qui a fait faillite en 2008). Il est le premier ministre en exercice à obtenir un tel poste et a assuré qu’il démissionnera dans les jours qui viennent. Sa succession est donc ouverte mais c’est Mariano Rajoy qui tranchera en dernier ressort.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/02/19/5a8ad6e8e5fdea22768b466f.html

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L’Espagne négocie âprement pour continuer à bénéficier des aides européennes en dépit du départ du Royaume-Uni

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), en compagnie de l’actuel président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Uly Martín et El País)

Le budget de l’Union européenne s’élèvera en 2018 à 155 milliards d’euros (environ 1 % du produit intérieur brut de l’ensemble de ses États-membres) et, dès 2019, la sortie du Royaume-Uni hors de l’organisation (le Brexit) va retirer audit budget au moins 12 milliards d’euros annuels. Face à cette situation, les instances communautaires veulent présenter dès le mois de mai 2018 une réforme qu’elles affirment « ambitieuse » de ce budget, réforme qui sera surtout conditionnée par la France et l’Allemagne, lesquelles ont des divergences mais aussi des points d’accord. Et l’Espagne, dans tout cela ? Elle cherche surtout à préserver les subventions qu’elle reçoit de l’Union européenne, même si le départ des Britanniques pourrait faire d’elle un contributeur net dans les prochaines années.

C’est en premier lieu en matière agricole que notre voisin ibérique mène la bataille puisque Madrid défend bec et ongles l’état actuel des choses concernant la Politique agricole commune (PAC). Elle voudrait toutefois l’améliorer sur plusieurs points, comme par exemple en matière de lutte contre le changement climatique ou contre la désertification du milieu rural. Concernant les fonds de cohésion, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut faire en sorte qu’ils continuent à être liés au taux de chômage (ce qui favoriserait son pays, encore miné par ce problème). Quant à la politique énergétique, il défend bien évidemment la continuité des aides aux interconnexions entre l’Espagne et le reste du continent. En matière d’immigration, l’Espagne propose que les aides distribuées soient conditionnées à l’intégration des migrants (moins qu’à leur accueil). Plus globalement, notre voisin pyrénéen demande que toutes les exemptions exceptionnelles de contribution au budget (dont bénéficiait par exemple le Royaume-Uni) soient définitivement supprimées.

Source : https://elpais.com/economia/2018/02/04/actualidad/1517767456_187302.html

L’Espagne fait partie des pays critiqués par l’Union européenne pour sa pollution atmosphérique

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Une vue de Madrid avec son nuage (boina, c’est-à-dire « béret ») de pollution (photographie : Jaime García et ABC)

Le lundi 29 janvier dernier, le commissaire européen à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, le Maltais Karmenu Vella, a envoyé son dernier avertissement à huit pays membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, concernant leur violation de la législation communautaire en matière de pollution atmosphérique. Concrètement, si ces pays ne présentent pas d’ici une semaine un plan concret et jugé sérieux pour lutter contre ce problème, Bruxelles menace de les traîner devant la Cour de Justice de l’Union européenne, située à Luxembourg.

Outre l’Espagne, donc, les sept autres nations concernées par ces nouvelles remontrances sont la République tchèque, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et le Royaume-Uni. C’est lors d’une réunion ad hoc, à laquelle assistait la secrétaire d’État espagnole à l’Environnement, María García, que cet avertissement a été formulé. Outre-Pyrénées, les régions qui préoccupent le plus la Commission européenne en matière de pollution atmosphérique et de dépassement des seuils autorisés sont l’aire urbaine de Madrid, celle de Barcelone ainsi que des zones précises en Andalousie et dans la Principauté des Asturies. Dans la capitale du Royaume, seules les limites de dioxyde d’azote sont dépassées tandis que, dans la cité comtale, aussi bien le NO2 que les microparticules sont dans le viseur des autorités espagnoles et européennes. En Andalousie, ce sont certaines régions rurales (comme Villanueva del Arzobispo, dans la province de Jaén) qui inquiètent tandis que dans les Asturies, les villes d’Avilés et Gijón sont touchées.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-bruselas-mantiene-ultimatum-espana-y-ocho-paises-contaminacion-aire-201801301704_noticia.html

Mariano Rajoy annonce un vaste plan pour la promotion de l’espagnol dans le monde

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), lors d’un acte officiel au Musée de la Reine-Sophie (photographie : compte Twitter de Mariano Rajoy)

Ce mercredi 24 janvier, au Musée de la Reine-Sophie, à Madrid, le président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a annoncé la mise en œuvre dans les prochaines semaines d’un vaste plan pour la promotion de la langue espagnole dans le monde. Rappelons que la langue de Cervantes est d’ores et déjà la deuxième plus parlée dans le monde (avec environ 500 millions de locuteurs maternels) et connaîtra dans les prochaines décennies un essor considérable. Afin d’accompagner cet accroissement de son importance, le chef de l’exécutif a donc lancé le projet « L’espagnol, langue mondiale » (El español, lengua global) qui mettra à profit les nouvelles technologies afin de renforcer la présence de ce moyen de communication sur toute la planète.

L’espagnol est déjà la troisième langue la plus présente sur Internet et la deuxième la plus représentée sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, la coopération de l’État avec des institutions d’enseignement supérieur (comme l’Université de Salamanque ou l’Université nationale autonome du Mexique) sera poursuivie. Madrid veut aussi promouvoir l’instauration d’un « programme Erasmus » au niveau ibéro-américain. Le Haut Commissariat du Gouvernement pour la Marque Espagne sera par ailleurs rebaptisé « Haut Commissariat du Gouvernement pour la Marque Espagne et la Promotion de l’Espagnol ».

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/2401187rajoyreinasofia.aspx

Un retour du service militaire très improbable en Espagne (pour le moment)

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La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’un discours à Tolède, en 2016 (photographie : Ismael Herrero et El Correo gallego)

Toujours attentifs à ce qui se fait et se dit de ce côté-ci des Pyrénées, les médias espagnols se sont emparés des récentes déclarations du président de la République française, Emmanuel Macron, qui s’est montré décidé à rétablir une forme de service militaire dans notre pays, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Une telle discussion est tout naturellement revenue sur le devant de la scène chez nos voisins ibériques, même si le rétablissement de l’ancien système est plus qu’improbable à l’heure actuelle. Face à la recrudescence des attentats terroristes dans toute l’Europe (et sur le sol espagnol), certains réclament davantage une sorte de formation citoyenne à l’auto-défense et à la gestion de ce type de cas critiques.

C’est en 1996 que le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar (Parti populaire), suspend le service militaire obligatoire dans son pays. À l’instar de ce qui se passe dans la plupart des autres nations européennes, l’objectif est à la professionnalisation des forces armées, qui doivent pour ce faire subir une « cure d’amaigrissement ». Certains autres pays du continent, comme la Norvège et la Suède, sont aussi favorables à un retour sur cette abolition. Pourtant, outre-Pyrénées, tout cela semble bien brumeux. Le Parti populaire (PP) étant en situation de minorité au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), il peut difficilement manœuvrer en ce sens, d’autant qu’il ne semble pas favorable à une mesure telle que celle annoncée par Emmanuel Macron. De leur côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos font preuve d’un antimilitarisme plus ou moins développé, ce qui amenuise là aussi les possibilités d’un rétablissement du service militaire ou d’une formation à la défense en Espagne.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/22/opinion/1516605424_891722.html

Le Royaume-Uni veut renforcer sa coopération militaire avec l’Espagne après le Brexit

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Deux soldats (un Espagnol et un Britannique) défilent côte à côte avec le drapeau de leur pays respectif (photographie : ABC)

Dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 janvier, le navire de guerre le plus moderne de la marine britannique a accosté au niveau du quai n° 1 du port de Málaga, d’où embarquent d’habitude les croisiéristes. Cette visite de courtoisie, qui consiste en une brève escale avant une mission en mer Méditerranée, a attiré de nombreux badauds, des expatriés britanniques, des représentants d’associations de chefs d’entreprise, des policiers, des gardes civils, des diplomates, des journalistes et, bien entendu, des militaires. Le consulat du Royaume-Uni dans la ville andalouse a accueilli une cérémonie assez informelle pour souhaiter la bienvenue aux membres d’équipage du HMS Duncan.

Il faut dire que Londres et Madrid veulent préparer la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit) et renforcer leur coopération stratégique une fois cette échéance passée. Un éternel point d’achoppement (le statut de Gibraltar) demeure évidemment mais ni le commodore Michael Utley, ni l’ambassadeur britannique en Espagne, Simon Manley, ne sont venus parler de ce sujet. Un peu à l’instar de ce qui s’est passé lors du récent sommet qui avait lieu entre le président de la République française, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, Londres et Madrid envisagent des manœuvres conjointes, des échanges militaires, des partages de connaissance et de savoir-faire en matière de déminage, de guerre hybride ou de guerre cybernétique.

En novembre 2017, déjà, le chef d’état-major des forces armées britanniques, Stuart Peach, avait rendu visite à Madrid à son homologue espagnol, Fernando Alejandre. Notons aussi qu’en décembre, le Conseil espagnol des ministres a autorisé le rachat par l’entreprise britannique Rolls-Royce de 53,1 % de la firme espagnole Industria de Turbopropulsores (ITP). Le nouveau président de la filiale est un certain Josep Piqué, ministre espagnol des Affaires étrangères de 2000 à 2002.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/reino-unido-busca-reforzar-su-relacion-de-defensa-con-espana-tras-el-brexit-23134.asp/

Miguel Ángel Moratinos veut diriger l’Alliance des Civilisations

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L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Miguel Ángel Moratinos (photographie : Wikipedia)

Fondée en avril 2007 sur l’initiative du président du gouvernement espagnol de l’époque, José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol), et de celui qui était alors le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, l’Alliance des Civilisations avait pour objectif initial de combattre l’idéologie du choc des civilisations et de rapprocher l’Occident du monde arabo-musulman. Son premier haut représentant était l’ancien président de la République portugaise, Jorge Sampaio, auquel a succédé le Qatari Abdulaziz Al-Nasser.

Ce poste devrait se libérer prochainement, probablement en fin d’année 2018, car l’actuel dirigeant de cette Alliance parrainée par l’Organisation des Nations unies (ONU) est déjà en poste depuis cinq ans. C’est pourquoi le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut promouvoir la candidature de Miguel Ángel Moratinos, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération de 2004 à 2010. La décision finale reviendra dans tous les cas à l’actuel secrétaire général de l’ONU, le Portugais António Guterres, qui a été soutenu par Madrid pour grimper les différents échelons de l’organisation.

Mariano Rajoy cherche ainsi à pallier l’absence de responsables espagnols à des postes d’importance aussi bien au sein de l’ONU que de l’Union européenne. L’ancien hiérarque socialiste Joan Clos, ministre de l’Industrie, du Tourisme et du Commerce de 2006 à 2008, ne sera bientôt plus à la tête du Programme des Nations unies pour les Établissements humains (ONU-Habitat), dont le siège est à Nairobi (Kenya). De son côté, la diplomate Ana María Menéndez a été nommée en juin 2017 en tant que conseillère principale d’António Guterres pour les questions politiques. Il s’agit certes d’une fonction importante mais très peu visible et médiatique. Miguel Ángel Moratinos a déjà tenté sa chance en 2011 auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) mais n’a finalement pas été élu en tant que directeur général de l’organisme.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/moratinos-aspira-a-dirigir-la-alianza-de-civilizaciones-16893.asp/

« People traffickers target Spain to exploit new route into Europe »

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Le remorqueur de la Marine espagnole Clara-Campoamor, qui sert aujourd’hui au sauvetage en haute mer (photographie : Wikipedia)

Cet article de Graham Keeley, publié le 20 janvier dernier dans le journal britannique The Times, évoque le défi migratoire de l’Espagne, qui doit faire face à d’importantes arrivées illégales de pateras, ces embarcations de fortune utilisées par des Africains pour traverser la mer Méditerranée. Ils veulent en effet arriver en Europe via l’Andalousie, la Région de Murcie et les îles Canaries, tandis que les villes autonomes de Ceuta et Melilla doivent elles aussi résoudre ce problème  : https://www.thetimes.co.uk/article/people-traffickers-target-spain-to-exploit-new-route-into-europe-hcm3k3wxd?shareToken=9a150cab327330942f4ce4d8ac700e0c

La Banque d’Espagne envisage d’acheter des réserves de yuans

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Des escaliers en marbre su siège de la Banque d’Espagne, à Madrid (photographie : Merca2)

Après deux importantes dévaluations ces dernières années et après avoir atteint un minimum dans son cours en 2016, le yuan, devise nationale chinoise, attire de nouveau l’intérêt du monde entier, d’autant qu’elle a été intégrée dans le panier de monnaies de plusieurs institutions planétaires et grandes entreprises.

Certains pays, comme la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique ou la Slovaquie voient depuis des mois leurs banques centrales s’approvisionner en réserves de yuans et notre voisin ibérique pourrait bien leur emboîter le pas. C’est tout du moins ce que des sources autorisées ont récemment révélé au journal économique espagnol El Economista.

Source : http://www.eleconomista.es/mercados-cotizaciones/noticias/8871852/01/18/El-Banco-de-Espana-baraja-comprar-yuanes-en-maximos-de-la-segunda-devaluacion.html

L’Espagne s’engage auprès de l’OTAN à augmenter son budget militaire d’ici à 2024

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Un avion Eurofighter et des soldats espagnols sur la base militaire de Morón de la Frontera, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Uly Martín et El País)

Par une lettre envoyée au secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le Norvégien Jens Stoltenberg, l’Espagne a pris de nouveaux engagements en matière de dépenses militaires par la voix de sa ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire). Notre voisin ibérique a en effet fixé une feuille de route qui doit lui permettre de respecter une partie des promesses faites à l’occasion du sommet de l’OTAN de 2014, qui se déroulait à Newport, au Pays de Galles. Alors que les dépenses militaires de l’Espagne représentent 0,92 % de son produit intérieur brut en 2017 (à peine plus que la Belgique et le Luxembourg en termes proportionnels), elle se propose de parvenir à dix-huit milliards d’euros d’investissement total d’ici à 2024.

Cette augmentation de 80 % du budget actuel (rien que ça) supposera un effort considérable mais l’Espagne n’atteindra pas pour autant les 2 % du PIB en termes de dépenses militaires, qui constituent l’engagement minimal auquel doivent parvenir tous les membres de l’alliance. L’on sera plus proche, si la décision de María Dolores de Cospedal est suivie d’effets dans le temps, des 1,5 % ou 1,6 % du PIB. Il faudra attendre au mieux 2028 pour dépasser la barre fatidique des 2 %.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/12/26/actualidad/1514312944_214046.html