Le premier robot policier émirati a été créé par une société espagnole

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Le robot policier de conception espagnole lors de sa présentation aux autorités de Dubaï (photographie : Police de Dubaï et CNN Español)

Les Émirats arabes unis, et en particulier le plus riche d’entre eux, Dubaï, ont acquis auprès de l’entreprise espagnole PAL Robotics leur premier robot policier le 24 mai 2017. Ce robot, nommé REEM, mesure 1,70 mètres, pèse 100 kilogrammes et se déplace sur des roues. Hautement personnalisable, il peut parler jusqu’à neuf langues et pourra être averti d’un crime par des êtres humains afin de lancer une enquête elle aussi effectuée par des policiers humains. Il pourra également répondre à diverses questions, recevoir le paiement d’amendes, etc.

Le gérant commercial de PAL Robotics, Carlos Vivas, a expliqué que cette collaboration très fructueuse d’un point de vue financier n’était pas dans les habitudes de la compagnie, qui préfère d’ordinaire éviter les contrats militaires. Quoi qu’il soit, l’on aurait souhaité que l’Espagne montre son savoir-faire technologique auprès d’un autre pays et dans d’autres circonstances…

Source : http://cnnespanol.cnn.com/2017/05/24/primer-robot-policia-de-dubai-fue-producido-por-empresa-espanola/#0

Les exportations espagnoles marquent un nouveau record de janvier à avril 2016

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Un camion espagnol à l’approche de la frontière entre la France et l’Espagne (photographie : Trucker Emotion)

Selon les données officielles fournies par le Ministère espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, les exportations espagnoles ont battu un nouveau record entre janvier et avril 2017 car elles ont connu une croissance de 9,8 % sur ces quelques mois par rapport à la même période de l’année 2016. Elles ont ainsi atteint plus de 91,5 milliards d’euros, tandis que les importations ont elles aussi connu une forte hausse (12,4 %) entre janvier et avril. Parmi les grandes économies européennes, seul le Royaume-Uni a fait mieux sur la période (+ 17,4 % d’exportations), tandis que l’Italie (+ 6,6 %), l’Allemagne (+5,5 %) ou la France (+2,3 %) sont en-dessous. La moyenne de l’Union européenne se situe à + 7,2 %.

Parmi les principales marchandises qui ont progressé entre janvier et avril 2017, l’on retiendra surtout les biens d’équipement ainsi que l’alimentation, les boissons et le tabac. L’Union européenne reste le principal marché de l’Espagne à l’export, même si tous les continents ont davantage acheté des produits à notre voisin pyrénéen. Ces achats ont même augmenté de manière significative en Chine (+ 25,4 %), au Canada (+ 21,1 %), au Mexique (+ 20,8 %) ou au Maroc (+ 17,7 %).

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2017/200617comercioexterior.aspx

L’Allemagne de Helmut Kohl et l’Espagne de Felipe González : une amitié un peu oubliée

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González (à droite), en compagnie de l’ancien chancelier allemand, Helmut Kohl (au centre), lors d’une visite de ce dernier à Saint-Jacques-de-Compostelle (photographie : La Voz de Galicia)

C’est ce vendredi 16 juin que l’on apprenait dans les médias le décès de l’homme politique allemand Helmut Kohl, chancelier fédéral de l’Allemagne de l’Ouest puis de l’Allemagne réunifiée (1982-1998), importante figure de la politique européenne sur deux décennies-clé dans l’histoire du continent. Les médias français ont surtout mis en avant, comme l’on pouvait s’y attendre, l’amitié franco-allemande qu’il a voulu renforcer aux côtés du président de la République française de l’époque, François Mitterand. De l’autre côté des Pyrénées, toutefois, nombreux sont les journalistes et commentateurs qui ont rappelé que le chancelier allemand s’entendait bien mieux avec le président du gouvernement espagnol de l’époque, le socialiste Felipe González (1982-1996).

C’est ce que rappelle Luis Ayllón sur son blog intitulé « Terminal cero », publié par le quotidien conservateur ABC et consacré à la politique étrangère de l’Espagne : en dépit des divergences idéologiques entre les deux hommes (différences qu’il convient cependant de ne pas exagérer), Helmut Kohl et Felipe González étaient très proches personnellement et politiquement. Cette amitié entre les deux hommes est née lors du premier voyage de González à Bonn, en mai 1983, lorsque le président du gouvernement espagnol a soutenu l’idée de Kohl de faire installer des missiles Pershing américains sur le territoire de la République fédérale d’Allemagne. Le chancelier allemand, de son côté, a souvent soutenu Felipe González lorsque ce dernier réclamait une augmentation du budget de la Politique agricole commune. L’homme fort de la social-démocratie espagnole a par ailleurs immédiatement soutenu l’idée de la réunification allemande, à laquelle étaient plus réticents la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/kohl-el-amigo-aleman-del-pata-negra-16732.asp/

L’Espagne vient au secours du Portugal, ravagé par un incendie meurtrier

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Un avion espagnol survole la zone de l’incendie qui fait des ravages au Portugal (photographie : ABC et Por tierra, mar y aire)

Le Portugal est ravagé depuis plusieurs jours déjà par un vaste incendie qui concerne le district de Leiria, dans la région Centre, et qui a fait de nombreux morts et blessés. Pour faire face à ce feu de forêt rapidement devenu incontrôlable, le gouvernement portugais a appelé à l’aide ses partenaires européens, comme la France ou l’Espagne, et notre voisin pyrénéen a répondu à cet appel en envoyant quatre avions bombardiers d’eau du 43e Groupement de l’Armée de l’Air. Ces appareils ont décollé depuis la base militaire de Matacán, dans la province de Salamanque (Castille-et-León), et depuis celle de Torrejón de Ardoz, dans la banlieue de Madrid.

De son côté, Philippe VI a appelé ce dimanche 18 juin le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, afin de l’assurer du soutien de toute la nation espagnole et de lui transmettre ses condoléances suite aux nombreux décès causés par cette catastrophe naturelle.

Sources : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-envia-tres-aviones-apagafuegos-del-ejercito-del-aire-al-incendio-de-portugal-21598.asp/ et http://www.abc.es/internacional/abci-felipe-conversa-presidente-portugal-agradece-apoyo-espana-tras-incendio-201706181521_noticia.html

Du rififi entre Madrid et Athènes sur fond de crise de l’euro

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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (au centre) en compagnie du ministre grec des Finances, Euclide Tsakalótos (photographie : El Español)

La crise de la zone euro qui dure depuis 2008 et s’illustre notamment par la tragédie de la Grèce semble sans fin et des rebondissements ne cessent de se produire dans une indifférence de plus en plus grande. Ce jeudi 15 juin, le Conseil des ministres de l’Économie et des Finances de la zone euro (le fameux Eurogroupe) a accordé à la République hellénique un nouveau prêt afin qu’elle puisse faire face à ses créanciers privés mais désormais, Madrid menace Athènes de ne pas verser sa part, qui se monte tout de même à 8,5 milliards d’euros.

En cause ? Un fonctionnaire européen de nationalité espagnole a rédigé, aux côtés d’un collègue italien et d’un autre partenaire slovaque, un rapport sur un projet du fonds grec de privatisation qui aurait finalement généré des pertes s’élevant à plusieurs millions d’euros. Des avocats grecs ont décidé de porter plainte contre ces trois employés de l’Union européenne et les accusent d’avoir agi « de mauvaise foi », en poussant l’État grec à financer un projet très déficitaire. Le gouvernement espagnol, secondé en cela par le gouvernement italien, exige d’Athènes l’immunité pour ce ressortissant espagnol, sans quoi il refusera de verser les 8,5 milliards d’euros prévus. De quoi renforcer les dissensions généralisées au sein de cet attelage absurde qu’est l’Union européenne…

Source : http://www.abc.es/economia/abci-espana-amenaza-bloquear-pago-grecia-si-no-inmunidad-funcionario-espanol-201706160900_noticia.html

Mariano Rajoy et Emmanuel Macron se rencontrent à Paris

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite) en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée (photographie : EFE et ABC)

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, est arrivé au palais de l’Élysée, à Paris, ce vendredi 16 juin peu après 13h afin de participer à un déjeuner de travail avec le président de la République française, Emmanuel Macron. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre les deux dirigeants, qui s’étaient déjà croisé il y a quelques semaines à Bruxelles, lors d’un sommet exceptionnel de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Au menu, notamment, les sempiternelles discussions sur l’avenir de l’Union européenne, notamment suite au départ du Royaume-Uni (le fameux Brexit), dans la continuité du sommet de Versailles, organisé par François Hollande, avec le concours de la chancelière allemande, Angela Merkel, du président du Conseil italien des ministres, Paolo Gentiloni, et de Mariano Rajoy.

Les deux hommes ont également évoqué la coopération antiterroriste, les interconnexions énergétiques entre l’Espagne et la France ainsi que le séparatisme catalan. À ce sujet, au cours de la conférence de presse qui a suivi le déjeuner, Emmanuel Macron a une fois de plus douché les espoirs des indépendantistes en déclarant qu’il ne reconnaissait qu’un seul interlocuteur en la matière : une Espagne unie.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-llega-eliseo-para-impulsar-macron-espiritu-versalles-201706161309_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-macron-rotundo-sobre-cataluna-tengo-unico-interlocutor-mariano-rajoy-201706161531_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

« En Espagne, des migrants marocains pour repeupler les villages des régions désertes »

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La localité aragonaise d’Alfambra, dans la province de Teruel (photographie : Teruel profundo)

Un intéressant article traduit par Sandrine Morel pour le quotidien français Le Monde, dans son numéro daté du 15 juin, évoque le repeuplement des zones vides du centre de l’Espagne (notamment en Aragon) par des immigrés venus du Maroc, du Pakistan et de Roumanie : http://www.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2017/06/15/en-espagne-des-immigres-marocains-pour-repeupler-les-villages_5145010_5084811.html

Le Venezuela est le pays qui a déposé le plus de demandes d’asile en Espagne en 2016

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Une manifestation de Vénézuéliens à Madrid en avril 2017 (photographie : EFE et Libre Mercado)

La récente crise des migrants, l’afflux de réfugiés politiques ou économiques venus d’Afrique et d’Asie mais aussi d’Amérique latine et, plus globalement, les grands mouvements de populations que connaissent le monde depuis des décennies et en particulier sur les dernières années touchent aussi l’Espagne, qui est par exemple en premier ligne avec ses enclaves de Ceuta et Melilla, au Maroc. Selon les statistiques fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié (CEAR) dans un rapport dévoilé ce vendredi 16 juin, 15 700 personnes ont officiellement déposé une demande d’asile auprès des autorités espagnoles en 2016. Seules 355 demandes ont été approuvées sur ce total, ce qui est toutefois plus qu’en 2015 (220 demandes acceptées). Néanmoins, il faut ajouter que 6 500 demandeurs d’asile ont reçu une protection particulière de la part de l’Espagne.

C’est du Venezuela que viennent l’essentiel de ces demandeurs d’asile dont le cas a été traité par Madrid, avec 3 960 personnes concernées. Le pays est suivi de la Syrie (2 975 personnes), de l’Ukraine (2 570), de l’Algérie (740), de la Colombie (615), du Salvador (425) et du Honduras (385)

Source : http://www.abc.es/espana/abci-venezuela-pais-mas-solicitudes-asilo-recibio-espana-2016-201706161231_noticia.html

Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité annonce que le deuxième trimestre sera excellent sur le front de l’emploi et de la croissance

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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, participait ce lundi 12 juin au forum « Le Pérou du futur », organisé à Madrid à l’occasion de la première visite officielle en Espagne du nouveau président péruvien, Pedro Pablo Kuczynski. Il a profité de sa conférence pour annoncer que le deuxième trimestre de l’année 2017 serait excellent pour l’économie espagnole et devrait même faire mieux que le premier trimestre, au cours duquel notre voisin pyrénéen avait connu une croissance de son produit intérieur brut de 0,8 %.

Même si le gouvernement de Mariano Rajoy maintient, par prudence, une prévision de croissance de l’ordre de 2,7 % sur l’ensemble de l’année, il envisage depuis plusieurs mois de porter cette prévision à 3 % en raison de l’accélération de l’économie espagnole. Par ailleurs, sur le front de l’emploi, Luis de Guindos estime que les données des mois d’avril, mai et juin 2017 devraient être excellentes et que plus de 424 500 postes de travail devraient être créés durant la période, ce qui serait un record absolu – le précédent étant détenu par le deuxième trimestre de l’année 2005, alors que le boom de l’immobilier tirait toute l’économie espagnole.

Il est évident qu’il convient de rester mesuré face à de telles annonces, même s’il est tout aussi certain qu’elles sont sous-tendues par plusieurs indicateurs et qu’elles ne datent pas d’hier.

Source : http://economia.elpais.com/economia/2017/06/12/actualidad/1497261883_944169.html

L’Espagne compte désormais 3 000 soldats mobilisés sur des théâtres extérieurs

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Deux soldats de l’armée de terre espagnole (photographie : Taringa)

En ce mois de juin 2017, l’armée espagnole compte plus de 3 000 soldats engagés sur des théâtres d’opération extérieurs, malheureusement souvent dans des guerres qui ne concernent pas notre voisin ibérique. Selon les données de l’état-major, 3 039 militaires sont ainsi déployés dans différents pays du monde, 976 sous la bannière de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), 767 au sein de bataillons de l’Union européenne (UE), 634 pour le compte de l’Organisation des Nations unies (ONU), 463 afin de lutter auprès d’autres nations contre l’État islamique (EI), 106 venus prêter main forte à la France en Afrique et 93 dans le cadre d’opérations bilatérales avec d’autres pays (notamment au Sénégal et au Cap-Vert).

Il faut ajouter à ces déploiements permanents des opérations temporaires, notamment en Italie et en Roumanie, où la Légion espagnole et le régiment Guadarrama X sont mobilisés. C’est donc la première fois depuis 2011 que l’Espagne a envoyé tant de ses militaires à l’étranger, alors que la nouvelle ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, espère faire parvenir notre voisin au respect des engagements pris à l’égard de Washington.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-letonia-exterior-21579.asp/