Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

Le palais des expositions IFEMA de Madrid collabore à l’international avec la ville de Mexico

Le palais des expositions Santa Fe, dans la ville de Mexico, au Mexique (photographie : Cinco Días)

Organisme gérant le principal parc des expositions et palais des congrès de Madrid, IFEMA collabore désormais à l’international avec Expo Santa Fe, grand centre des conventions de la ville de Mexico, capitale du Mexique. Ce jeudi 30 janvier 2020, les deux institutions ont ainsi inauguré la Semaine de l’Éducation (Semana de la Educación), congrès qui se tient déjà annuellement dans la capitale espagnole et qui s’est réuni jusqu’au 1er février dernier dans le pays latino-américain. C’est sur 4 000 mètres carrés que s’est déroulé ce congrès regroupant universités mexicaines et étrangères, institutions éducatives privées, écoles de langues et autres entreprises de formation en présentiel ou en ligne.

L’exportation de ce modèle de convention fait partie du plan d’expansion d’IFEMA – sigle signifiant « Institution de la Féria de Madrid » (Instituto Ferial de Madrid) – en Amérique latine. L’organisme a également proposé, en plus des activités susnommées, toute une série de conférences, de présentations de voyages éducatifs à l’étranger et de rencontres avec des agences de voyage. La Côte d’Ivoire était le pays invité pour cette première édition de la Semaine de l’Éducation tandis qu’outre le pays-hôte et l’Espagne, l’on retrouvait le Canada, les États-Unis d’Amérique, le Japon, la France, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Russie.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/29/companias/1580290950_728059.html

Barcelone organisera cette année le principal congrès au monde concernant l’économie durable

Le quartier de la Foire de Barcelone, à Hospitalet de Llobregat, en Catalogne (photographie : Barcelona Bus Turístic)

Cette année, du 26 au 28 mai, la ville de Barcelone (Catalogne) organisera le principal congrès international concernant l’économie durable, BForPlanet, salon qui devrait réunir plusieurs milliers d’entrepreneurs, d’activistes, de responsables et de membres de la société civile autour des Objectifs du Développement durable (ODS) fixés pour 2030 par l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique). L’événement est parrainé par cet organisme mais également par le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), la Généralité de Catalogne, la mairie de Barcelone – dont l’actuelle dirigeante est Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos) – et l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »).

Lors de l’inauguration du congrès, le maire de la capitale catalane ainsi que la quatrième vice-présidente du gouvernement, en charge de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera (PSOE), devraient être présentes. De fait, la ville de Barcelone devrait accueillir le salon BForPlanet chaque année jusqu’en 2029, date à laquelle les Objectifs du Développement durable seront révisés par l’ONU. Barcelone a été préférée par les organisateurs du congrès à Lisbonne (Portugal) et Dublin (Irlande). Cette année, des pointures internationales comme la philanthrope américaine Melinda Gates ou l’entrepreneur d’origine sud-africaine Elon Musk devraient être de la partie.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2020-01-29/barcelona-se-queda-con-bforplanet-una-feria-de-sostenibilidad-con-el-apoyo-de-la-onu_2433420/

Une année de plus, la revue « The Economist » place l’Espagne parmi les démocraties pleines de la planète

Une vue de l’hémicycle du Congrès des députés, chambre basse des Cortes Generales (Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Europa Press et Crónica Global)

Comme chaque année, la célèbre et prestigieuse revue politique et économique britannique The Economist a proposé, en ce mois de janvier 2020, un classement des pays de l’ensemble de la planète en fonction de leur degré de démocratie, des dictatures aux démocraties pleines. Ainsi, selon le Democracy Index 2019, l’Espagne se retrouve une fois de plus parmi les pays les plus démocratiques du monde, avec une note de 8,8 sur 10, et améliore même son classement de l’année dernière en progressant d’une place. Elle passe ainsi de la dix-neuvième à la dix-huitième position, se payant le luxe de continuer à devancer plusieurs autres voisins européens ou pays développés comme le Portugal, la France, les États-Unis d’Amérique, l’Italie ou encore la Belgique.

Le Democracy Index, lancé par The Economist en 2006, classe les nations de la Terre en fonction de soixante critères, en passant de 0 sur 10 (régime le plus autoritaire au monde) à 10 sur 10 (démocratie la plus parfaite de la planète). Outre les nations autoritaires et les démocraties pleines, l’on compte deux autres catégories : les démocraties imparfaites et les régimes hybrides. Cette année, le trio de tête est occupé, dans l’ordre décroissant, par la Norvège, l’Islande et la Suède. L’Espagne, pour sa part, se retrouve classée entre l’île Maurice et le Costa Rica.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/the-economist-rebate-independentismo-espana-democracia-plena_311348_102.html?fbclid=IwAR3Iz76leXvSjDNTTJlLBk2zNauUSlOt5K-rGXLURnL37DEQu5mfT7IAusw

Le Parlement européen enquêtera sur les 379 crimes non résolus de l’ETA

La députée européenne espagnole Dolors Montserrat (Parti populaire) – Photographie : La Razón

Ce mardi 21 janvier 2020, le Parlement européen, sis à Strasbourg (France) et Bruxelles (Belgique), a décidé de mettre en marche une mission d’enquête visant à élucider les 379 crimes non résolus de l’organisation terroriste ETA, qui a sévi outre-Pyrénées et dans d’autres pays de 1959 à 2018. Pour ce faire, les enquêteurs se rendront directement sur place, ainsi que l’a annoncée le chef de la délégation du Parti populaire (PP) auprès du Parlement européen, Dolors Montserrat. L’on ignore pour le moment quels députés européens composeront cette commission d’investigation.

Une telle initiative a été proposée en novembre 2019 par le Parti populaire espagnol, qui a été soutenue par Citoyens et Vox – mais contre laquelle ont voté le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et leurs soutiens parlementaires venus du Pays basque et du Catalogne. Ces 379 assassinats non élucidés représentent quasiment la moitié (44 % pour être précis) des crimes de sang de l’ETA, d’après les données de l’association espagnol Dignité et Justice (Dignidad y Justicia)

Source : https://www.larazon.es/espana/20200121/xtqmpvcx4ffelezn6dg4trfvdm.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Tu_17_30

Crise diplomatique entre Madrid et Alger sur la délimitation des frontières maritimes au niveau des îles Baléares

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et El Mundo

Après le Maroc, c’est au tour de l’Algérie de faire passer une loi sur la délimitation de ses frontières maritimes qui pénalise l’Espagne. Le gouvernement d’Alger revendique en effet des eaux territoriales s’étendant bien au-delà de ce qu’il réclamait jusqu’alors. L’extension en question entre très largement dans les eaux souveraines espagnoles, au niveau de l’archipel des Baléares, plus précisément au sein de l’île de Cabrera, qui se situe au Sud de Majorque, n’accueille pas de population permanente et présente une superficie de près de 16 kilomètres carrés.

Cette décision a été prise par l’Algérie dès 2018 mais n’a été révélée qu’en ce début d’année 2020, provoquant l’inquiétude et la colère du gouvernement régional des îles Baléares, aujourd’hui dirigée par Francina Armengol (Parti socialiste ouvrier espagnol). La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), a été forcée de réagir en demandant à Alger une négociation sur la question tandis que le parti Vox a réagi en présentant toute une batterie d’initiatives parlementaires visant à mieux faire respecter la souveraineté espagnole sur ses eaux territoriales.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/02/20/5e4e7bfdfdddff35208b45c3.html

L’Espagne et la Chine signent un important accord concernant le développement de véhicules électriques

Le secrétaire général espagnol à l’Industrie et aux PME, Raül Blanco (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), et le secrétaire général de la plateforme chinoise EV100, Zhang Yongwei, lors de la signature d’un accord bilatéral concernant la fabrication de véhicules électriques (photographie : Cinco Días)

Le Ministre espagnol de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, aujourd’hui dirigé par Reyes Maroto (Parti socialiste ouvrier espagnol), a signé ce samedi 11 janvier 2020 avec la plateforme publique chinoise EV100 un accord visant à la création d’un hub en Espagne et en Chine pour le développement de véhicules électriques. Le mémorandum a été conclu par le secrétaire général espagnol à l’Industrie et aux PME, Raül Blanco (PSOE), et le secrétaire général de ladite plateforme, Zhang Yongwei.

Ce Hub technologique conjoint pour la Mobilité (Hub Tecnológico Conjunto para la Movilidad) vise à « promouvoir un écosystème innovateur dans le secteur des véhicules à énergies nouvelles et de la mobilité future ». Cet accord s’inscrit dans le cadre du Protocole de Collaboration (Protocolo de Colaboración) signé entre Madrid et Pékin en juin 2019, à l’occasion du premier Forum sino-espagnol sur le Véhicule électrique, qui se déroulait en Chine, à Shanghai.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/11/companias/1578739278_358250.html

Une fois de plus, le passeport espagnol est l’un des plus précieux au monde

Plusieurs passeports espagnols empilés (photographie : Fernando Bizerra Jr., EFE et La Razón)

En ce début d’année 2020, une bonne nouvelle est tombée pour l’Espagne : pour une nouvelle année consécutive, le passeport espagnol est le cinquième le plus « précieux » ou « puissant » au monde. Le classement, établi par l’entreprise britannique Henley & Partners, sise à Londres, est réalisé à partir des données communiquées par l’Association internationale du Transport aérien (IATA, selon son sigle en anglais), dont le siège se trouve à Montréal (Canada).

Un tel tableau prend en considération le nombre de pays pouvant être visités avec un passeport donné sans nécessité de visa. Dans le cas de l’Espagne, ce sont pas moins de 187 pays qui sont concernés, ce qui place notre voisin ibérique au cinquième rang du classement, à égalité avec le Luxembourg et le Danemark. En première place, l’on retrouve le Japon (191 pays sans visa). Il est suivi, sur la deuxième marche du podium, de la cité-État de Singapour (190 pays), l’Allemagne et la Corée du Sud se retrouvant en troisième position (189 pays). En quatrième place, l’Italie et la Finlande (188 pays) sont ex æquo.

Source : https://www.larazon.es/viajes/20200107/2ukywsmb4beylj7zx2msxkzigu.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_We_1_30