La télévision publique espagnole lance une nouvelle émission sur l’Institut Cervantes et la langue espagnole

Alcalá de Henares
Le cœur historique de la ville d’Alcalá de Henares, située dans la banlieue orientale de Madrid, lieu de naissance de Miguel de Cervantes, d’ailleurs honoré par une statue (photographie : Record Rent a Car)

Alors que le président du gouvernement conservateur Mariano Rajoy (Parti populaire) a récemment annoncé la mise en œuvre d’un nouveau plan de promotion de la langue espagnole à l’international, la télévision publique espagnole a lancé ce jeudi 15 février une nouvelle émission, intitulée La hora Cervantes (littéralement, L’Heure Cervantes), destinée à diffuser le travail de l’Institut Cervantes et à faire connaître la langue espagnole dans ses moindres secrets. Concrètement, c’est le Canal 24 Horas, qui émet en continu depuis Madrid, qui diffuse ce programme en remplacement de La hora cultural.

Présenté par Antonio Gárate, il donne corps au partenariat renouvelé entre l’Institut Cervantes et la RTVE (Radio-Télévision espagnole) et cherche à poursuivre le très important labeur de référence de la télévision publique espagnole (en particulier du Canal 24 Horas) sur le continent américain.

Source : http://www.rtve.es/rtve/20180214/canal-24-horas-estrena-programa-cultural-hora-cervantes/1678381.shtml

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Le gouvernement espagnol pense (enfin !) faire appliquer la loi en matière linguistique dans les écoles catalanes

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L’école Trinitat Nova, à Barcelone (photographie : Consuelo Batista et El País)

Alors que le Parlement régional catalan (Parlament) est toujours dans l’attente d’une séance d’investiture pour un nouveau président de la communauté autonome, que la justice espagnole continue de faire son œuvre face aux responsables séparatistes et que les partis indépendantistes s’écharpent autour de la marche à suivre dans les mois qui viennent, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) continue de diriger directement la Catalogne par le biais de l’article 155 de la Constitution de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région espagnole). Or, un problème légal et social touche depuis longtemps cette communauté autonome : la quasi impossibilité pour les parents hispanophones de scolariser leurs enfants dans des écoles publiques qui enseignent au moins pour moitié en espagnol.

Pourtant, l’espagnol est bel et bien la langue maternelle majoritaire des Catalans mais le système scolaire public, aux mains des nationalistes de tout poil depuis des décennies, ne tient pas compte de ce fait et des plaintes de nombreuses familles, qui doivent fuir vers le système privé, quitter la région ou subir des quolibets, voire des menaces si elles insistent un peu trop pour que leurs enfants suivent plus de cours en espagnol. Désormais, le secrétaire d’État à l’Éducation, Marcial Marín, affirme envisager la mise en place d’un formulaire destiné aux parents d’élèves catalans, formulaire dans lequel une case demanderait si ces parents souhaitent que leurs enfants étudient en espagnol (langue pourtant officielle sur l’ensemble du territoire espagnol !). Il s’agit là aussi d’un cheval de bataille du parti Citoyens (C’s). Seul l’avenir dira si la loi et la volonté majoritaire pourront être respectées en Catalogne.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/15/actualidad/1518702977_860940.html

L’Espagne remporte sa première médaille aux Jeux olympiques d’hiver depuis 1992

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Le snowboardeur espagnol Regino Hernández déploie le drapeau de son pays après sa très bonne prestation aux Jeux olympiques d’hiver (photographie : Issei Kato, Reuters et El Mundo)

Parmi les favoris de la délégation espagnole pour remporter une médaille lors des Jeux d’hiver qui se déroulent cette année à Pyeongchang (Corée du Sud), Lucas Eguibar, né en 1994 à Saint-Sébastien (Pays basque), figurait en bonne place. Il était l’une des principales chances de notre voisin ibérique en snowboard, était même le porte-drapeau de l’Espagne lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux et a pourtant très vite été éliminé lors de sa première épreuve. Et contre toute attente, c’est un de ses compatriotes, Regino Hernández (né à Ceuta en 1991), qui a décroché une médaille avec le bronze ce jeudi 15 février en snowboard cross.

Il a ainsi mis fin à une disette espagnole aux Jeux olympiques d’hiver qui durait depuis près de vingt-six ans, puisque la dernière médaille remportée par notre voisin pyrénéen dans cette compétition l’avait été par Blanca Fernández Ochoa (née à Madrid en 1963) lors des Jeux d’hiver d’Albertville (France) en 1992. C’était une médaille de bronze, gagnée lors de l’épreuve de slalom. Son frère, Francisco Fernández Ochoa, décédé en 2006, avait remporté l’or en ski alpin aux Jeux d’hiver de Sapporo (Japon) en 1972.

Source : http://www.elmundo.es/deportes/nieve/2018/02/15/5a85242a268e3eba098b4578.html

Un scientifique espagnol révèle la découverte des premières planètes connues hors de notre galaxie

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L’astrophysicien espagnol Eduardo Guerras devant l’université d’Oklahoma, aux États-Unis d’Amérique (photographie : El País)

Né en 1972 à Melilla, l’astrophysicien espagnol Eduardo Guerras travaille à l’heure actuelle à l’université d’Oklahoma, aux États-Unis d’Amérique. Aux côtés de l’un de ses collègues, Xinyu Dai, il a réalisé une découverte importante annoncée ce mardi 6 février : des planètes situées hors de notre galaxie, la Voie Lactée. Si cette trouvaille se confirme, il s’agira d’un bouleversement majeur pour la communauté astronomique mondiale. En effet, l’on connaît à l’heure actuelle l’existence de huit planètes qui gravitent autour du Soleil et de 3 588 autres planètes dans la Voie Lactée mais aucune n’avait pu être observée hors de la galaxie. Or, il existe deux billions de galaxies au moins dans l’univers.

Pour parvenir à cette découverte, Guerras et Dai se sont précisément intéressés au quasar RXJ 1131-1231, qui entoure un trou noir supermassif et se caractérise par sa grande brillance. Cet objet céleste se situe approximativement à 3,8 milliards d’années-lumière de la planète Terre. Or, les deux astrophysiciens ont observé des modifications de la lumière émise par le quasar, modifications probablement causées par l’existence de planètes orphelines qui gravitent autour de lui et dont la taille varie apparemment entre celle de la Lune et celle de Jupiter.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/02/05/ciencia/1517858232_392953.html

Les îles Canaries servent de terrain d’entraînement à des astronautes de l’ESA et de la NASA

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Deux astronautes s’entraînent dans des conditions (presque) réelles en novembre 2017, dans les îles Canaries (photographie : ESA et El País)

Dans l’objectif (lointain) de la colonisation de la Lune ou de Mars, ou en tout cas de l’étude de ces deux objets célestes, le programme PANGAEA-X, mené par l’Agence spatiale européenne (ESA), a choisi les îles Canaries pour l’entraînement de ses astronautes. Le but de ce « stage » grandeur nature est de préparer les futurs cosmonautes à l’identification et à l’analyse de vie microbienne prélevée dans le sol et le sous-sol. Cet entraînement est dirigé par une scientifique d’origine portugaise, Ana Miller, qui travaille au sein du groupe de microbiologie environnementale et de patrimoine culturel de l’Institut des Ressources naturelles et d’Agrobiologie de Séville (IRNAS). Cette institution dépend à son tour du Conseil supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), principal organisme public de recherche scientifique outre-Pyrénées.

L’environnement canarien a été sélectionné car il offre des espaces faits d’anciennes coulées de lave qui peuvent abriter des organismes oligotrophes, c’est-à-dire se contentant de peu de nutriments et d’un milieu a priori défavorable à la vie. Outre l’île de Pâques (Chili) et les îles Galápagos (Équateur), l’équipe d’Ana Miller a donc décidé de s’entraîner sur trois des îles de l’archipel des Canaries (La Palma, Tenerife et Lanzarote). C’est sur cette dernière qu’elle a installé un laboratoire semblable à ceux que l’ESA projette un jour de créer sur la Lune. La NASA a également participé à ce projet.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/29/ciencia/1517240958_990158.html

L’Espagne remporte son premier titre de championne d’Europe de handball chez les hommes

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La sélection nationale espagnole de handball célèbre son premier titre de championne d’Europe (photographie : AS)

Après quatre échecs en finale au cours de cette compétition (en 1996 à domicile, en 2000 en Italie, en 2006 en Suisse et en 2016 en Pologne), la sélection nationale espagnole masculine de handball a décroché le 28 janvier dernier son premier titre de championne d’Europe en battant la Suède 29 à 23, à Zagreb (Croatie). Cette victoire dont les joueurs avaient tant rêvé vient récompenser un très beau parcours, avec notamment un triomphe contre la France, considérée comme la meilleure équipe du monde dans cette discipline, en demi-finale.

Déjà deux fois champions du monde (en 2005 en Tunisie et en 2013 à domicile), les hispanos (surnom de cette sélection) ont enfin obtenu la médaille d’or continentale qui leur manquait, en espérant, un jour, le titre olympique. À noter que deux autres entraîneurs espagnols ont gagné deux autres championnats continentaux le même jour : Toni Gerona, qui entraîne la Tunisie, et Valero Ribera, qui entraîne le Qatar. Ils ont ainsi rejoint Jordi Ribera, sélectionneur de l’équipe espagnole, dans son triomphe.

Source : https://as.com/masdeporte/2018/01/28/balonmano/1517172930_398502.html

Quelques inventions espagnoles des dernières années

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La chercheuse espagnole Celia Sánchez-Ramos (photographie : Entre tú y yo)

J’ai déjà évoqué sur ce blog à plusieurs reprises le cas de José Ángel Ávila, scientifique espagnol au cœur de la conception du programme européen de positionnement global par satellite Galileo – programme dont l’un des centres de commandement sera réinstallé à Madrid. En dépit des difficultés de financement de la recherche espagnole ces dernières années, certains inventeurs de notre voisin ibérique continuent d’être à la pointe et de proposer des innovations et engins qui révolutionneront peut-être l’avenir du pays, voire de l’humanité. C’est le cas, par exemple, de José Luis López Gómez, qui a déjà déposé vingt-trois brevets et travaille depuis cinquante ans sur l’amélioration du confort des passagers des trains, par exemple pour réduire les vibrations lors du transport.

L’on peut également citer le cas de Celia Sánchez-Ramos, professeur à l’Université Complutense de Madrid, qui a réalisé d’importantes recherches sur l’identification unique des personnes par leur cornée, plus fiable que par leur iris. Elle a pour ce faire mis au point une machine capable de réaliser une véritable « topographie » de la cornée des personnes qui se soumettent à ce test. De son côté, le fondateur d’Erle Robotics, Víctor Mayoral, a conçu les premières pièces réutilisables pour la conception de robots, qui fonctionnent comme de véritables petits « legos » permettant de monter des engins de ce type sans être un spécialiste. Il commercialise déjà un ensemble permettant de fabriquer son propre drone.

Source : https://www.20minutos.es/noticia/3092761/0/los-inventos-del-futuro-salen-de-manos-espanolas/

Le nombre de prestations de serment civiles au drapeau se multiplie en Espagne depuis 2010

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Une prestation de serment au drapeau espagnol à Grenade (photographie : Ideal)

Les forces armées espagnoles organisent régulièrement, dans différents points de la géographie espagnole, des prestations de serment civiles au drapeau auxquelles peuvent participer des citoyens désireux de matérialiser au cours d’une cérémonie leur attachement à la patrie. Il n’existe que quelques prérequis pour prendre part à ces prestations de serment : jouir de la nationalité espagnole, être majeur et ne pas avoir été déclaré inapte mentalement.

Le Ministère de la Défense, aujourd’hui dirigé par María Dolores de Cospedal, tient à jour une comptabilité précise du nombre de personnes qui participent à ces actes solennels et officiels. Or, selon les statistiques qu’il a recueilli, ce nombre a été multiplié par douze depuis 2010. Cette année-là, 1 733 Espagnols ont pris part à cette cérémonie dans l’ensemble du pays. Or, en 2017, ils étaient 8 715, soit une augmentation de 47 % en sept ans. Le plus grand nombre de prestations de serment au drapeau a été organisé par l’armée de terre, suivie de l’armée de l’air, de la marine et de la Garde royale.

L’année 2018 a commencé sur les chapeaux de roue pour cet acte officiel avec une première prestation de serment le 13 janvier à Viator, dans la province d’Almería (Andalousie). D’autres prestations sont déjà prévues à Murcie, Saragosse (Aragon), Málaga (Andalousie), Madrid et Salamanque (Castille-et-León), entre autres.

Source : http://www.eleconomista.es/politica-eleconomista/noticias/8898044/01/18/El-numero-de-civiles-que-juran-la-bandera-se-multiplica-por-12-desde-2010.html

Mariano Rajoy annonce un vaste plan pour la promotion de l’espagnol dans le monde

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), lors d’un acte officiel au Musée de la Reine-Sophie (photographie : compte Twitter de Mariano Rajoy)

Ce mercredi 24 janvier, au Musée de la Reine-Sophie, à Madrid, le président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), a annoncé la mise en œuvre dans les prochaines semaines d’un vaste plan pour la promotion de la langue espagnole dans le monde. Rappelons que la langue de Cervantes est d’ores et déjà la deuxième plus parlée dans le monde (avec environ 500 millions de locuteurs maternels) et connaîtra dans les prochaines décennies un essor considérable. Afin d’accompagner cet accroissement de son importance, le chef de l’exécutif a donc lancé le projet « L’espagnol, langue mondiale » (El español, lengua global) qui mettra à profit les nouvelles technologies afin de renforcer la présence de ce moyen de communication sur toute la planète.

L’espagnol est déjà la troisième langue la plus présente sur Internet et la deuxième la plus représentée sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, la coopération de l’État avec des institutions d’enseignement supérieur (comme l’Université de Salamanque ou l’Université nationale autonome du Mexique) sera poursuivie. Madrid veut aussi promouvoir l’instauration d’un « programme Erasmus » au niveau ibéro-américain. Le Haut Commissariat du Gouvernement pour la Marque Espagne sera par ailleurs rebaptisé « Haut Commissariat du Gouvernement pour la Marque Espagne et la Promotion de l’Espagnol ».

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/presidente/actividades/Paginas/2018/2401187rajoyreinasofia.aspx

Málaga commencera à construire son Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez à la fin de l’année 2018

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Une vue d’artiste du futur Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez, qui sera construit à Málaga (photographie : The Hispanic Council)

C’est la députation de Málaga (Andalousie) qui a annoncé ce mardi 23 janvier que les travaux du futur Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez, projeté depuis plusieurs années, commenceront à partir de la fin de l’année 2018. Le président de la députation provinciale, Elías Bendodo (Parti populaire), a déjà fait promouvoir l’installation d’un portrait de Bernardo de Gálvez, héros de la Guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique (1775-1783), au Congrès des députés, tandis qu’un avion possédé par la compagnie aérienne espagnole Air Europa porte son nom. Par ailleurs, un autre portrait de ce grand officier espagnol trône au siège du Congrès des États-Unis d’Amérique, à Washington, depuis 2014 et le personnage a reçu la même la citoyenneté d’honneur de ce pays après la signature d’une résolution par le président Barack Obama.

L’Association Bernardo-de-Gálvez, qui vise à mieux faire connaître cette figure et à lui offrir la reconnaissance qu’elle mérite, parraine également la construction du Centre des Études américaines, conçu comme un lien entre Málaga et la première puissance mondiale. Cette fondation sera gérée par La Térmica, centre de culture contemporaine de la députation provinciale, et comptera des salles de lecture, une salle de recherches, des espaces de réunion, une salle polyvalente, une salle de projection et une salle consacrée aux expositions temporaires. L’on pourra aussi y voir des espaces pour l’exposition de costumes d’époque, de plans, de cartes, de documents divers, de drapeaux et d’armes. Une salle consacrée à la famille Gálvez sera également créée ainsi qu’une maquette reproduisant la bataille de Pensacola (qui marque la victoire, le 9 mai 1781, des troupes espagnoles de Bernardo de Gálvez sur les Britanniques, dans l’actuelle Floride) et une salle consacrée à Macharaviaya (commune natale de ce héros aujourd’hui peuplée de 450 habitants environ et située dans la province de Málaga) a été conçue.

Source : http://www.hispaniccouncil.org/malaga-contara-con-un-centro-de-estudios-americanos/