La plus importante collection publique espagnole de photographies dispose enfin d'une salle d'exposition permanente

Des séminaristes espagnols en train de jouer au football (photographie : Ramón Masats et El País)

Possédée par la municipalité d’Alcobendas (Communauté de Madrid), commune de 117 000 habitants environ aujourd’hui dirigée par Rafael Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), la plus importante collection publique de photographies en Espagne dispose enfin d’une salle d’exposition permanente depuis le début du mois de février 2020. Elle a été inaugurée dans le cadre de la manifestation intitulée « No tengo tiempo – Premios Nacionales en la Colección de Fotografías de Alcobendas » (littéralement, « Je n’ai pas le temps – Prix nationaux au sein de la Collection de Photographies d’Alcobendas »).

L’objectif est de mettre en valeur les meilleurs photographes du pays en l’absence de grandes institutions publiques disposées à réaliser des expositions permanentes d’importance dans cette discipline artistique outre-Pyrénées. Les clichés exposés ont été sélectionnés par l’ancien conservateur de la collection, José María Díaz-Maroto, qui a occupé ce poste durant près de douze ans. Il a sélectionné des photographies « iconiques » qui représentent le meilleur de ce qui s’est fait dans le domaine en Espagne sur les dernières décennies. L’on y retrouve par exemple le célèbre cliché des séminaristes espagnols jouant au football par Ramón Masats, photographe né à Caldas de Montbui (province de Barcelone, Catalogne) en 1931.

Source : https://elpais.com/ccaa/2020/02/07/madrid/1581106236_864803.html?ssm=TW_CC

Décès de l'historien espagnol Pedro Tedde de Lorca à l'âge de 75 ans

L’historien espagnol Pedro Tedde de Lorca (photographie : ABC)

L’on apprenait ce samedi 8 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 75 ans, de l’historien espagnol Pedro Tedde de Lorca, qui état né à Málaga (Andalousie) le 5 avril 1944. Membre de l’Académie royale d’Histoire (Real Academia de la Historia, RAH), il était docteur en sciences économiques depuis la soutenance de sa thèse intitulée La banca privada y las transformaciones en la economía española durante la Restauración (1874-1914) (littéralement, La Banque privée et les transformations dans l’économie espagnole durant la Restauration (1874-1914)) auprès de l’Université Complutense de Madrid.

Professeur d’historie économique dans cet établissement d’enseignement supérieur de 1971 à 1982, il est ensuite embauché par l’Université de Málaga (1982-1993) avant de finir sa carrière d’enseignant à l’Université Saint-Paul de la capitale espagnole (1993-2014). Pedro Tedde de Lorca a mené à bien plusieurs travaux de recherche pour le service des études de la Banque d’Espagne et a publié plusieurs ouvrages majeurs, comme El Banco de España y el Estado liberal (1847-1874) (littéralement, La Banque d’Espagne et l’État libéral (1847-1874)), Málaga y los Larios – Capitalismo industrial y atraso económico (1875-1914) (littéralement, Málaga et les Larios – Capitalisme industriel et retard économique (1875-1914)) ou encore La economía española al final del Antiguo Régimen (littéralement, L’Économie espagnole à la fin de l’Ancien Régime).

Source : https://www.abc.es/economia/abci-muere-historiador-pedro-tedde-lorca-202002082104_noticia.html

Découverte de superbes œuvres pariétales dans le Nord-Est de l'Espagne

Un cheval gravé sur l’une des parois des grottes d’Espluga de Francolí, dans la province de Tarragone, en Catalogne (photographie : La Vanguardia)

Connu depuis longtemps, l’ensemble de grottes situé sur le territoire de la commune d’Espluga de Francolí (province de Tarragone, Catalogne), peuplée d’environ 3 800 habitants, recelait un secret qui n’a été découvert que récemment : des œuvres d’art pariétales datées d’il y a environ 15 000 ans. Il s’agit d’un ensemble d’une centaine de gravures qui ont été mises au jour en octobre 2019 par Josep Maria Vergès, membre de l’Institut catalan de Paléo-écologie humaine et d’Évolution sociale (Instituto Catalán de Paleoecología Humana y Evolución Social, IPHES), qui effectuait des fouilles dans cette zone du Nord-Est de l’Espagne.

Ces excavations faisaient suite à un ensemble de crues et d’inondations dans la zone, catastrophes qui ont poussé Vergès à s’intéresser de plus près à ce réseau de grottes. Les gravures en question remontent au Paléolithique supérieur, plus précisément à l’époque du madgalénien (17 000 à 12 000 ans avant notre ère). Il s’agit de fait sanctuaire d’art rupestre figuratif et abstrait découvert dans la communauté autonome. L’occupation de ces grottes est contemporaine de celle de la grotte d’Altamira, située sur le territoire de la commune de Santillana del Mar (Cantabrie).

Source : https://www.lavanguardia.com/cultura/20200207/473324283721/altamira-catalana-espluga-de-francoli-cien-grabados-paleolitico.html?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_content=cultura&fbclid=IwAR2updyRhaY9iJt3HBe_wE9CqXz9-PF1TAwEaZ67o9oZ6jECBziu5fmhGEY

Le tableau "Les Fileuses", de l'Espagnol Diego Velázquez, sera bientôt exposé dans sa version originale

Sur cette version du tableau « Les Fileuses » (« Las hilanderas »), de l’Espagnol Diego Velázquez, les ajouts du XVIIIe siècle sont assombris (photographie : ABC)

Exposée au Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne, le tableau La Fable d’Arachné (La fábula de Aracne, en espagnol), plus connu sous le titre Les Fileuses (Las hilanderas), est l’une des œuvres les plus célèbres du peintre espagnol Diego Velázquez (1599-1660). Il fait partie de ces toiles dont les actuelles dimensions ne sont pas celles qu’elles avaient à l’origine, puisque plusieurs parties ont été ajoutées tout autour de la scène originale au XVIIIe siècle. Grâce à un système innovant d’encadrement, le Prado pourra présenter à ses visiteurs, à partir du 25 mai prochain, le tableau tel qu’il était au départ.

Selon l’inventaire de l’ancien Alcazar royal de Madrid dressé en 1664 par le fonctionnaire Pedro de Arce, Les Fileuses mesurait d’abord 167 centimètres de hauteur sur 252 centimètres de longueur. Pourtant, au siècle suivant, dans l’inventaire du nouveau Palais royal d’Orient, la toile apparaissait avec les dimensions suivantes : 220 centimètres de hauteur pour 289 centimètres de longueur. Toute une bande entourant le tableau originel avait été rajoutée depuis la mort de Diego Velázquez. Ainsi que le signalait récemment aux médias Javier Portús, conservateur en chef du Département de peinture espagnole au Musée du Prado, ce type de rajouts altèrent l’expérience du spectateur.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-hilanderas-version-original-202002061917_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Décès du professeur d'université espagnol José Ángel Ascunce à l'âge de 73 ans

Le professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mercredi 5 février 2020 le décès à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), à l’âge de 73 ans, du professeur d’université espagnol José Ángel Ascunce Arrieta, qui était né à Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, Pays basque) en 1946. Ancien enseignant à l’Université Deusto de Bilbao, il était spécialiste de la culture espagnole au Siècle d’Or (1550-1675) et à l’époque contemporaine. Il était notamment un fin connaisseur de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Miguel de Cervantes (1547-1616).

Fondateur et président de l’association Hamaika Bide, qui œuvre pour la connaissance de la culture basque en exil durant la dictature franquiste (1939-1975), il a travaillé à récupérer la mémoire d’écrivains espagnols comme Ernestina de Champourcin (1905-1999), Cecilia García de Guilarte (1915-1989), Eugenio Ímaz (1900-1951) ou encore Justo Gárate (1900-1994). Sa thèse de doctorat, soutenue à l’Université autonome de Madrid, portait sur la poésie de León Felipe (1884-1968).

Source : https://canales.diariovasco.com/esquelas/diario/2020-02-06/jos–ngel-ascunce-arrieta-521343.htm?ref=https://www.google.com/

Les comédies musicales jouées à Madrid réalisent de plus gros bénéfices que l'ensemble du cinéma espagnol

« Le Roi Lion », l’une des comédies musicales à succès qui anime la ville de Madrid (photographie : « Le Roi Lion » et La Razón)

Régulièrement objets de polémiques, les subventions versées par l’État espagnol à l’industrie du septième art outre-Pyrénées ne génèrent pas toujours un retour sur investissement, tant s’en faut. Et, comme pour remettre une pièce dans la machine, la maison de production espagnole SOM Produce a récemment divulgué une donnée qui va dans le sens des adversaires de ces subventions : les comédies musicales jouées à Madrid, l’une des principales villes au monde pour ce genre de spectacles, réalisent des bénéfices plus importants que l’ensemble du cinéma de notre voisin pyrénéen. Concrètement, en 2018, elles ont réalisé un chiffre d’affaires de 110 millions d’euros en termes d’entrées, soit 7 millions d’euros de plus que les films espagnols.

Ces 110 millions d’euros représentent par ailleurs l’essentiel des 160 millions d’euros générés par les 21 entreprises privées et les 28 théâtres et salles de spectacles de la capitale espagnole la même année, selon le producteur espagnol José María Cámara. Environ 90 % de cette somme est d’ailleurs le fait de deux maisons de production, SOM Produce et Stage Entertainment. La première de ces deux firmes est la plus importante du pays, avec 4 700 sièges gérés en propre. C’est en partie elle qui permet à Madrid de se consolider comme capitale mondiale de la comédie musicale en espagnol.

Source : https://www.larazon.es/cultura/20200205/5lbp7xy64ne3bi6oigwy6lciiy.html

Décès de l'ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira à l'âge de 88 ans

L’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira (photographie : HM Televisión et Info Católica)

L’on apprenait ce lundi 3 février 2020 le décès à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 88 ans, de l’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel María Carreira Vérez, qui était né à Valdoviño, dans la province de La Corogne (Galice), le 31 mai 1931. Membre de la Compagnie de Jésus depuis 1948, il a commencé par étudier les langues anciennes à l’Université de Salamanque et la philosophie à l’Université pontificale de Comillas, à Madrid. Diplômé en théologie auprès de l’Université Loyola de Chicago (États-Unis d’Amérique), il est ordonné prêtre en 1960.

Il poursuit ses études dans le domaine des sciences, notamment en physique, à l’Université John-Carroll de Cleveland (États-Unis), avant d’obtenir un doctorat à l’Université catholique d’Amérique de Washington D.C., dans le même pays. Sa thèse porte sur les rayons cosmiques et elle est dirigée par le chercheur américain Clyde Cowan, l’un des découvreurs du neutrino. Grand défenseur de la compatibilité entre foi et science, Manuel Carreira reçoit en 1999 la médaille Castelao de la part du gouvernement régional galicien, alors dirigé par Manuel Fraga (Parti populaire).

Source : http://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=36876

Décès du cinéaste espagnol José Luis Cuerda à l'âge de 72 ans

Le cinéaste espagnol José Luis Cuerda (photographie : Carlos Rosillo et El País)

L’on apprenait ce mardi 4 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 72 ans, du cinéaste espagnol José Luis Cuerda Martínez, qui était né à Albacete (Castille-La Manche) le 18 février 1947. Réalisateur, scénariste et producteur, il commence par étudier le droit avant de devenir technicien de radiodiffusion et de télévision, travaillant pour la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE). Directeur des programmes culturels de l’entité publique à partir de 1969, il passe pour la première fois derrière la caméra en 1977 en adaptant pour le petit écran le roman El túnel (littéralement, Le Tunnel), de l’écrivain argentin Ernesto Sábato (1911-2011). C’est également pour la TVE qu’il réalise la même année le long métrage Mala racha (littéralement, Mauvaise passe).

Il débute en 1982 en tant que réalisateur de cinéma avec Pares y nones (littéralement, Pairs et impairs), inaugurant ainsi avec plusieurs de ses confrères, comme Fernando Colomo (né en 1946), le genre de la « comédie madrilène ». En 1987, avec El bosque animado (littéralement, La Forêt animée), il s’oriente vers l’humour absurde, qu’il affectionnera particulièrement tout au long de sa carrière et qui lui vaudra plusieurs grands succès publics : Amanece, que no es poco (littéralement, Le Jour se lève, et ce n’est pas rien) en 1988 ; Así en el cielo como en la tierra (littéralement, Sur la terre comme au ciel) en 1995, etc. En 1999, il porte à l’écran le roman La lengua de las mariposas (littéralement, La Langue des papillons), qui présenta sa propre vision de la Guerre civile espagnole (1936-1939).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/04/actualidad/1580827168_161811.html

Plusieurs chefs espagnols sont distingués par l'Académie internationale de Gastronomie

Le chef cuisinier espagnol José Andrés (photographie : El Comercio)

Sise à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine (France), l’Académie internationale de Gastronomie remet chaque année des prix prix spécifiques afin de distinguer des chefs cuisiniers et professionnels de l’art culinaire venus de tous les pays. Dans leur édition 2020, ces prix sont venus récompenser plusieurs gastronomes espagnols, dont le chef José Andrés, né à Mieres (Principauté des Asturies) en 1969. Il a en effet reçu le Prix de la Culture gastronomique, qui distingue sa défense ardente de la culture culinaire espagnole ainsi que son labeur humanitaire par le biais de son organisation non gouvernementale (ONG) World Central Kitchen (littéralement, « Cuisine centrale mondiale »).

Née en 1975 à Valence (Communauté de Valence), la chef cuisinière espagnole Begoña Rodrigo a pour sa part reçu le prix du Cuisinier d’Avenir pour son travail à la tête des cuisines du restaurant La Salita. Deux des quatre catégories les plus prestigieuses des prix de l’Académie internationale de Gastronomie ont donc été remis à des Espagnols. Ajoutons que Raúl Miguel Revilla, qui travaille au restaurant Zalacaín de Madrid, a été distingué comme meilleur sommelier tandis que Paco Torreblanca, qui gère une pâtisserie à Alicante (Communauté de Valence), a été reconnu meilleur chef de pâtisseries de l’année. Enfin, l’ouvrage Los cocineros del vino (littéralement, Les Cuisiniers du vin), édité par Planeta, a obtenu le prix de la littérature gastronomique.

Source : https://www.elcomercio.es/gastronomia/jose-andres-premio-cultura-gastronomica-20200203183550-nt.html?ref=https%3A%2F%2Ft.co%2FneIpjIGhS2%3Famp%3D1

Rapide tour d'horizon des ventes musicales en Espagne en 2019

Le chanteur espagnol Alejandro Sanz, qui figure une fois de plus en bonne place dans les ventes d’albums en Espagne en 2019 (photographie : YouTube)

L’entrée dans l’année 2020 est l’occasion idéale pour réaliser toute une série de bilans dans divers domaines et la musique n’échappe pas au phénomène. Outre-Pyrénées, l’album qui s’est le plus vendu est celui du célèbre chanteur Alejandro Sanz (né à Madrid en 1968) – l’un des recordmen du genre – à savoir #ElDisco (littéralement, #LeDisque). Par ailleurs, selon les données fournies par l’association Promusicae et l’Association de Gestion des Droits intellectuels (Asociación de Gestión de Derechos Intelectuales, AGEDI), toutes deux sises à Madrid, la chanson la plus vendue chez notre voisin ibérique l’année dernière est Contando lunares (littéralement, En comptant les pois), du rappeur espagnol Patricio Martín Díaz (dit « Don Patricio »), né en 1993 à Valverde (île d’El Hierro, province de Santa Cruz de Ténérife, îles Canaries), en duo avec son compatriote Cruz Cafuné.

En streaming, l’album complet le plus écouté en 2019 en Espagne est Oasis, du Portoricain Benito Antonio Martínez Ocasio (dit « Bad Bunny »). De manière générale, l’année écoulée a été très favorable outre-Pyrénées pour les ventes musicales avec une croissance de 20 % par rapport à l’année 2018. Le marché du numérique a de nouveau bondi, avec 25 % de progression sur un an, et se consolide comme un mode de consommation essentiel sur la scène musicale espagnole. D’après l’étude réalisée par la Fédération internationale de l’Industrie phonographique (IFPI), dont le siège se trouve à Londres (Royaume-Uni), en 2019, les Espagnols ont passé en moyenne 19,8 heures par semaine à écouter de la musique. Plus de 10 millions de nos amis ibériques ont ainsi recours à un service de streaming dans le domaine.

Source : https://www.abc.es/cultura/musica/abci-musica-streaming-bate-nuevo-record-10-millones-espanoles-escuchan-diario-202002031448_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura