La ville catalane de Lérida résiste aux pressions séparatistes

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Le socialiste Àngel Ros, maire de la ville catalane de Lérida depuis 2004 (photographie : Agustín Catalán et El Periódico)

Ce mardi 20 juin, une séance plénière extraordinaire du Conseil municipal de la ville catalane de Lérida a permis de montrer aux yeux de toute la nation espagnole que cette capitale de province savait résister aux pressions constantes du gouvernement séparatiste. Son maire, Àngel Ros, du Parti des Socialistes catalans (PSC), soutenu par son groupe politique ainsi que par le Parti populaire (PP) et la formation Citoyens a refusé de prêter des espaces publics aux organisateurs du référendum indépendantiste illégal et illégitime du 1er octobre prochain.

Par ailleurs, il a validé, toujours avec les mêmes soutiens, l’idée d’un match de la sélection espagnole de football (ou, à défaut, de la sélection espagnole de football des moins de vingt-et-un ans) dans le principal stade de la ville, le Camp d’Esports. Il s’agit d’un symbole très important puisque le gouvernement régional cherche depuis des années à empêcher que la Roja joue à domicile en Catalogne.

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/06/20/59494223268e3e29408b456f.html

La série « Game of thrones » est déjà en contact avec les autorités régionales espagnoles pour tourner une partie de sa saison huit

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Les ruines de la cité romaine d’Itálica, située sur le territoire de la commune andalouse de Santiponce (photographie : Junte d’Andalousie)

L’Espagne a la chance, grâce à son climat favorable, à ses paysages uniques et à son patrimoine historique immense, d’attirer le tournage de nombreux films et séries télévisées. Parmi ces dernières, Game of thrones (ou Le Trône de fer en bon français) a déjà investi de nombreuses communautés autonomes (Andalousie, Pays basque, Catalogne, Castille-La Manche, etc.) afin de pouvoir réaliser plusieurs de ses épisodes lors des précédentes saisons. Il s’en est souvent suivi une augmentation très nette du tourisme dans les lieux concernés. Mais la maison de production de ce feuilleton ne s’arrête pas là puisqu’elle s’est à nouveau mise en contact avec la Junte d’Andalousie ce 19 juin afin de demander l’autorisation pour de nouveaux tournages dans la région.

Le secrétaire général à la Culture de l’autonomie, Eduardo Tamarit, doit ainsi gérer cette demande, qui concerne les ruines romaines d’Itálica, sur le territoire de la commune de Santiponce, dans la province de Séville, ainsi que les chantiers navals royaux de la capitale andalouse. Ces derniers devraient être mobilisés en mars 2018, précisément au moment où la Junte d’Andalousie a prévu d’entamer la restauration du site. Des négociations sont donc en cours entre Séville et Game of thrones afin de trouver un accord à ce sujet.

Source : http://www.abc.es/play/series/noticias/abci-juego-tronos-pide-rodar-octava-temporada-sevilla-201706201401_noticia.html

L’Espagne veut accueillir un nouvel accélérateur de particules

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L’intérieur d’un prototype de réacteur ITER, lié à l’accélérateur de particules que l’Espagne veut accueillir (photographie : Euro Fusion et ABC)

La ville andalouse de Grenade pourrait peut-être accueillir, à terme, l’accélérateur de particules Ifmif-Dones, qui permettra de réaliser des expérimentations liées au réacteur nucléaire ITER, actuellement en construction à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône. La candidature de cette ville au passé pluriséculaire est en tout cas soutenue par le conseiller régional à l’Économie et à la Connaissance, Antonio Ramírez de Arellano, et par la secrétaire d’État à la Recherche, au Développement et à l’Innovation, Carmen Vela.

L’État espagnol a promis de financer 50 % du coût de construction de cet accélérateur de particules, soit 200 millions d’euros, et d’assumer 10 % de ses frais de fonctionnement, soit 5 millions d’euros par an. La candidature espagnole était examinée la semaine dernière par sept experts de l’organisme Fusion for Energy, institution européenne qui prendra la décision concernant la localisation de l’infrastructure scientifique. Ces experts ont notamment visité la commune d’Escúzar et le Parc métropolitain et technologique de Grenade, deux sites qui devront accueillir l’accélérateur de particules et les bureaux des scientifiques qui travailleront sur place.

Pour le moment, le seul concurrent de l’Espagne en la matière est la Croatie. La décision sera normalement prise cet été.

Source : http://www.abc.es/ciencia/abci-estado-impulsa-acelerador-particulas-reactor-nuclear-inagotable-201706161852_noticia.html

José Ángel Dávila gagne le prix de l’inventeur européen de l’année

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José Ángel Dávila (à gauche) et l’un de ses collaborateurs (photographie : EPO, EPV et El País)

Souvenez-vous : il y a quelques semaines, j’évoquais sur ce blog la possibilité qu’un ingénieur espagnol, José Ángel Dávila, remporte le prix de l’inventeur européen de l’année dans la catégorie « recherche », récompense remise par l’Office européen des Brevets (EPO selon son sigle anglais). Il avait en effet été l’un des maîtres d’œuvre du projet de positionnement global par satellite de l’Union européenne, le fameux réseau Galileo. Il avait d’ailleurs fait en sorte que ce réseau bénéficie d’une grande précision et d’une interopérabilité tout aussi importante.

C’est désormais chose faite pour José Ángel Dávila et son équipe, qui ont reçu leur prix à Venise (Italie). L’ingénieur madrilène était accompagné pour l’occasion des autres scientifiques qui ont travaillé à ses côtés, dont un Français, un Belge et un Allemand. Il s’agit du second espagnol à être récompensé par ce prix en onze éditions. Le premier était José Luis López qui, en 2013, avait été distingué pour ses travaux sur le train Talgo, l’un des joyaux de la technologie ibérique.

Source : http://tecnologia.elpais.com/tecnologia/2017/06/15/actualidad/1497516193_254743.html

Le Musée Reine-Sophie fait désormais partie des dix musées les plus visités au monde

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La façade principale du Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid (photographie : Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie)

Selon les données fournies par la compagnie américaine AECOM, spécialisée dans les études et le conseil en ingénierie, le Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid fait partie en 2016 des dix musées les plus visités au monde avec 3,6 millions d’entrées, soit une progression de 12 % par rapport à 2015. Le podium n’a en revanche pas beaucoup changé puisque la première place revient toujours au Musée du Louvre, à Paris, suivi du British Museum de Londres et des Musées du Vatican, à Rome.

Inaugurée en 1992, cette institution culturelle, qui porte le nom de l’ancienne reine Sophie de Grèce, épouse de Juan Carlos, occupe les anciens bâtiments de l’Hôpital Saint-Charles, construit au XVIIIe siècle par José de Hermosilla et Francesco Sabatini. Il est notamment célèbre pour abriter la toile Guernica, de Pablo Picasso.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-reina-sofia-entra-museos-internacionales-36-millones-visitantes-2016-201706141315_noticia.html

Une exposition à Madrid retrace 2 000 ans d’ingénierie espagnole

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Le funiculaire espagnol (Spanish aerocar) qui circule depuis cent ans au-dessus du Niagara (photographie : El Confidencial)

Depuis les années 1990, l’Espagne s’est imposée comme l’une des principales puissances mondiales en matière d’ingénierie publique et d’infrastructures. Il faut dire que l’affaire n’est pas nouvelle, puisque cela fait 2 000 que l’Espagne (ou les structures politiques qui l’ont précédée) abrite ou conçoit d’importants ouvrages d’art et divers engins ou inventions parfois méconnus. C’est justement pour mieux les faire connaître du grand public que le Centre culturel du Comte-Duc, à Madrid, organise depuis le 7 juin dernier une grande exposition sur l’ingénierie espagnole sur les 2 000 dernières années.

Ouverte jusqu’au 17 septembre prochain, cette exposition propose de découvrir, à travers une série de photographies et de maquettes, tout un ensemble de projets qui ont été menés à bien (ou pas) en Espagne pour ou par l’Espagne. C’est ainsi que les visiteurs pourront s’intéresser de près à l’aqueduc romain de Ségovie (Castille-et-León) ; au phare de Buda, qui éclairait les navires au large de la Catalogne jusqu’en 1961 ; à l’artifice de Juanelo, sorte de système d’adduction d’eau qui devait servir à Tolède (Castille-La Manche) au XVIe siècle, etc.

Source : http://www.elconfidencial.com/tecnologia/2017-06-07/dos-milenios-de-ingenieria-espanola_1394834/

Constitution de la commission pour le cinquième centenaire du premier tour du monde

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Le navigateur portugais Fernand de Magellan (à gauche) et le marin espagnol Juan Sebastián Elcano, les deux « héros » du premier tour du monde (photographie : ABC)

C’est ce vendredi 9 juin que le Conseil espagnol des ministres a validé la création de la commission pour la commémoration du cinquième centenaire du premier tour du monde, réalisé entre 1519 et 1520 par le navigateur portugais Fernand de Magellan (première partie) et le marin espagnol d’origine basque Juan Sebastián Elcano (seconde partie) pour le compte de Charles Quint, qui était alors, entre autres choses, roi d’Espagne. Cette expédition exceptionnelle comptait à son départ cinq navires et 265 marins, dont 64 % étaient espagnols. La joyeuse compagnie a levé l’ancre dans le port andalou de Sanlúcar de Barrameda mais est revenue en Espagne très amoindrie par deux années extrêmement difficiles.

Cette commission nationale aura pour objectif de coordonner les activités culturelles liées à cette éphéméride. Elle sera présidée par la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, et sera également composée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis ; de la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal ; et du ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, également porte-parole du gouvernement, Íñigo Méndez de Vigo. Interviendront également le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro ; le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido ; le secrétaire d’État à la Coopération internationale et pour l’Amérique ibérique, Fernando García Casas ; le secrétaire d’État à la Culture, Fernando Benzo ; l’amiral en chef de l’état-major de la Marine, Teodoro López Calderón ; le secrétaire général de Politique de Défense, Juan Francisco Martínez Núñez ; et le sous-secrétaire aux Finances et à la Fonction publique, Felipe Martínez Rico. La plupart des autres ministres auront aussi leur mot à dire dans les délibérations de la commission.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-creada-comision-nacional-para-centenario-expedicion-magallanes-y-elcano-201706091700_noticia.html

Philippe VI vient défendre le secteur espagnol des énergies renouvelables au Kazakhstan

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Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), en compagnie du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, lors de leur visite au Kazakhstan (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de l’inauguration de l’Exposition internationale de 2017, qui se déroule à Astana, capitale du Kazakhstan, du 10 juin au 10 septembre, le roi Philippe VI s’est rendu dans ce pays d’Asie centrale afin de visiter le pavillon espagnol et de soutenir le secteur national des énergies renouvelables. Cette manifestation est en effet placée sous le signe des « énergies du futur » et notre voisin pyrénéen a un beau patrimoine infrastructurel et économique à défendre en matière d’éoliennes ou de centrales solaires.

Accompagné du ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, il en a profité pour rencontrer le secrétaire général des Nations unies, le Portugais António Guterres ; le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping ; le président kazakh, Noursoultan Nazarbaïev ; le président ouzbek, Shavkat Mirziyoyev ; ou encore le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine. Cette exposition internationale regroupe 115 pays et de nombreuses organisations internationales, d’où son importance stratégique dans la diplomatie et l’économie mondiales.

Source : http://www.abc.es/espana/casa-real/abci-llega-kazajstan-para-inauguracion-expo-2017-201706091042_noticia.html

Pedro Sánchez voudrait-il changer de stratégie parlementaire et politique ?

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol, Pedro Sánchez (à gauche), serre la main du président du gouvernement, Mariano Rajoy (à droite), en présence du présentateur Manuel Campo Vidal, après le grand débat électoral de décembre 2015 (photographie : EFE, Juanjo Martín et Público)

Le retour de Pedro Sánchez à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), en mai dernier, fait planer un doute sur la stabilité et le caractère durable de la présente législature étant donné l’opposition résolue, voire le mépris et la haine qu’il entretient à l’égard du président du gouvernement, Mariano Rajoy. Pourtant, l’homme fort de la social-démocratie ibérique a rapidement appelé le chef de l’exécutif pour lui faire part de son soutien total face au séparatisme catalan, ce qui est plutôt inédit étant donné la stratégie jadis adoptée par Sánchez à l’égard des partis indépendantistes. Faut-il y voir un changement d’attitude globale de la part du PSOE ?

C’est une possibilité que l’on ne peut écarter, même s’il convient d’être prudent en la matière. Le dirigeant socialiste a en tout cas remarqué que son rejet de l’indépendantisme catalan et les gages qu’il a donnés (oralement) à Mariano Rajoy à ce sujet ont plu, aussi bien au sein de sa formation qu’en dehors. Son objectif serait-il désormais de parvenir, au moins pour le moment, à des pactes ponctuels avec le gouvernement conservateur ? D’après plusieurs membres du PSOE, Pedro Sánchez serait prêt à annoncer publiquement son soutien au Parti populaire dans la lutte contre le terrorisme. Il souhaiterait aussi négocier avec Mariano Rajoy la nomination de plusieurs responsables publics, notamment au sein du conseil de la TVE (télévision publique) ou encore le nouveau défenseur du peuple (équivalent du défenseur des droits français).

Source : http://www.elconfidencialdigital.com/politica/Pedro-Sanchez-dispuesto-pactar-PP_0_2942105773.html

Deux entreprises espagnoles participent à l’élaboration de l’aimant le plus puissant du monde

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L’aimant en question, actuellement en cours de construction (photographie : EFE)

Deux firmes espagnoles, Iberdrola Ingeniería y Construcción et Elytt, ont été sélectionnées pour participer à la construction de l’aimant le plus puissant du monde. Il devrait, une fois achevé, être aussi lourd qu’un Boeing 747 et devrait générer un champ magnétique un million de fois plus puissant que celui de la planète Terre. Cet aimant est destiné à accompagner le réacteur ITER, situé à Cadarache, en France, afin d’agir comme une bobine qui confinera le plasma bouillant de ce réacteur dans un périmètre donné. Un tel aimant devrait mesurer treize mètres de hauteur et neuf mètres de largeur.

Iberdrola Ingeniería y Construcción, qui est à la tête d’un consortium européen dans la construction de cet aimant, est notamment responsable de la gestion du projet, de son ingénierie et de sa qualité. Le contrat qu’elle a obtenu pour ce faire atteint les 150 millions d’euros.

Source : http://www.efe.com/efe/espana/economia/dos-empresas-espanolas-participan-en-la-fabricacion-del-iman-mas-potente-de-historia/10003-3270918#