Un portrait attribué à Diego Velázquez est vendu aux enchères mais ne pourra quitter l’Espagne

velazquez-nincc83a
Le tableau intitulé Portrait de petite fille ou Jeune immaculée est attribué à Diego de Velázquez (photographie : Abalarte Subastas)

Peint vers 1617 et attribué au célèbre peintre sévillan Diego Velázquez, le tableau intitulé Portrait de petite fille (Retrato de niña) ou Jeune immaculée (Joven inmaculada) est représentatif de la formation et de la jeunesse de l’artiste. Déclaré inexportable par le Ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport, dirigé par Íñigo Méndez de Vigo, il a été vendu ce mardi 25 avril par la maison madrilène de vente aux enchères Abalarte pour huit millions d’euros. Son propriétaire ne pourra donc pas lui faire quitter le pays.

Des représentants de l’État étaient présents dans la salle au moment de la mise en vente mais il semble que le gouvernement ait finalement décidé de ne pas acquérir cette œuvre. Íñigo Méndez de Vigo a cependant demandé à la Communauté de Madrid de la déclarer bien d’intérêt culturel afin de la protéger au mieux. Dans la foulée, le Ministère a d’ailleurs déclaré inexportable une petite sculpture intitulée Éros et Thanatos, datée du IIe siècle après Jésus-Christ et retrouvée sur le site archéologique de Clunia Sulpicia, située dans la province de Burgos (Castille-et-León).

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/176858/cultura/el-retrato-inexportable-de-velazquez-vendido-por-8-millones-de-euros.html

Un nouveau satellite espagnol permet d’affiner les prévisions météorologiques

satelite-paz2
Le satellite PAZ, conçu par l’Espagne et utilisé dans le cadre des prévisions météorologiques (photographie : EFE, ESA et Marca España)

L’Institut espagnol des Sciences de l’Espace (ICE-CSIC), assisté de l’Institut des Études spatiales de Catalogne (IECC-CSIC), va mener de nouveaux tests d’ici à la fin de l’année 2017 grâce au satellite espagnol PAZ (littéralement, « paix »), créé dans le cadre du Programme national d’Observation de la Terre par Satellite. L’objectif de ces expériences, dirigées par Estel Cardellach, est de se servir de la technologie GPS afin de mieux prévoir le temps qu’il fera dans une région donnée. Les signaux envoyés par ce satellite doivent en effet mieux évaluer le profil des précipitations intenses.

À terme, si cette technique est éprouvée, elle offrira de nouvelles possibilités en matière de prévision et de modélisation des épisodes orageux et des averses violentes, avec une évaluation accrue des possibles dégâts et des mesures à prendre de la part des autorités. L’entreprise espagnole qui a conçu le satellite, Hisdesat, est aussi de la partie aux côtés de la NASA.

Source : http://www.larazon.es/tecnologia/tecnologia-espanola-para-acertar-en-el-pronostico-del-tiempo-GK14969492

L’Estrémadure est à la pointe en matière de chirurgie mini invasive

centro-cirugia-minima-invasion-kfaB--620x349@abc
Une chercheuse du Laboratoire de Thérapie cellulaire du centre Jesús-Usón (photographie : ABC)

Si la ville de Cáceres, en Estrémadure, est connue pour son centre historique de toute beauté et pour ses bâtiments de la Renaissance, elle abrite aussi un centre de recherche scientifique de tout premier plan peut-être moins connu : le Centre de Chirurgie Mini Invasive Jesús-Usón (CCMI). Ce dernier regroupe des spécialistes, professeurs et chercheurs qui travaillent pour améliorer les techniques qui permettent d’opérer des patients sans ouvrir leur corps (par le biais de l’endoscopie, de la microchirurgie, de la cœlioscopie, etc.)

La thérapie cellulaire, les nanotechnologies, la robotique ou la procréation médicalement assistée (PMA) sont quelques-unes des disciplines étudiées par les élèves qui assistent aux cours dispensés par des professionnels du secteur. Ils étaient d’ailleurs 19 000 l’année dernière et ont pu profité des simulateurs ou des blocs opératoires expérimentaux pour s’entraîner. Le CCMI Jesús-Usón a déposé jusqu’à présent 17 brevets dans ses domaines de prédilection. S’il existe depuis 1986, il est aujourd’hui installé dans un grand centre de 20 000 mètres carrés ultramoderne.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-tecnologia-vanguardia-corazon-extremadura-201704212223_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Le député régional catalan Lluís Llach est soutenu par Carles Puigdemont dans ses déclarations scandaleuses

lluis-llach-efe-kpHG--620x349@abc
Lluís Llach au Parlement régional de Catalogne (photographie : Inés Baucells et ABC)

Auteur-compositeur s’étant rendu célèbre à la fin des années 60 et dans les années 70 par son opposition au franquisme, Lluís Llach s’est aussi engagé dans l’indépendantisme catalan de façon assez précoce et il est député au Parlement régional de Catalogne (Parlament) pour la coalition Ensemble pour le Oui depuis octobre 2015. L’une de ses récentes déclarations politiques a été vivement critiquée (à juste titre), notamment par le Parti populaire de Catalogne, présidé par Xavier García Albiol.

Il a en effet affirmé que les fonctionnaires régionaux qui refuseront de mettre en œuvre le processus séparatiste qui doit être enclenché cette année pour la énième fois par la Généralité devront être sanctionnés. En d’autres termes : lorsque le gouvernement régional catalan refuse d’appliquer les lois et sentences espagnoles qui lui déplaisent, il est un défenseur de la démocratie et du droit à l’autodétermination ; mais lorsque les fonctionnaires catalans, qui ne participent majoritairement pas au processus indépendantiste, n’appliquent pas les directives illégales et illégitimes venues de Barcelone, ils doivent être durement punis. Une dérive autoritaire, digne d’une république bananière et mafieuse, qui a été validée par le président régional, Carles Puigdemont, et son parti politique, lesquels ont officiellement soutenu Lluís Llach.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-puigdemont-defiende-llach-y-llama-ignorantes-acusan-proferir-amenazas-201704261125_noticia.html

La ville celtibère de Numance tombait il y a 2 150 ans

Numancia_Alejo_Vera_Estaca_1880
Le tableau Numancia, du peintre Alejo Vera y Estaca (photographie : Wikipedia)

C’est sur le territoire de la commune de Garray, dans la province de Soria (Castille-et-León), que l’on peut découvrir le site archéologique de Numance, ville celtibère tombée il y a 2 150 ans aux mains des Romains après une résistance héroïque. Le siège de la cité a en effet duré onze mois. Les armées romaines étaient alors commandées par l’un de leurs meilleurs généraux, Scipion Émilien, qui avait déjà défait Carthage.

Cette importante éphéméride est célébrée comme il se doit cette année avec une série de conférences et d’activités coordonnées par l’académicien Martín Almagro Gorbea et le président du Forum Soria 21, Amalio de Marichalar. De façon plus générale, là où Jules César a conquis la Gaule en six ans, la conquête de l’Hispanie par les légions romaines a pris deux siècles, ce qui donne une bonne idée de la résistance des populations locales. Amalio de Marichalar veut faire de Numance le symbole de cette résistance et faire inscrire Numance au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les festivités de cette année seront présidées à titre symbolique par le couple royal espagnol.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-numancia-gesta-pasado-futuro-201704170132_noticia.html

Les Espagnols écoutent en moyenne 30 % de musique classique en plus que dans le reste du monde

manuel-de-falla
Le compositeur espagnol Manuel de Falla (1876-1946), originaire de Cadix (photographie : Clásica Córdoba)

Selon une vaste enquête réalisée par le géant suédois de la musique en ligne Spotify, les Espagnols écoutent en moyenne 30,84 % de musique classique en plus que dans le reste du monde, avec une préférence marquée pour l’Allemand Jean-Sébastien Bach et l’Italien Ludovico Einaudi. Les suivent Frédéric Chopin et Ludwig van Beethoven.

La musique classique jouit ainsi d’une santé enviable outre-Pyrénées, même si le profil moyen de ceux qui écoutent le plus de musique classique en Espagne montre un âge supérieur à trente-cinq ans, ce qui pose un problème de renouvellement des générations.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2017/03/29/58dbcef246163f167f8b458d.html

Les Madrilènes vivent 84,9 ans en moyenne, un record mondial

Madrid-Palacio-Real-007-2
Le Palais royal d’Orient, à Madrid (photographie : Viajar a Madrid)

Lorsqu’ils naissent, les Madrilènes ont une espérance de vie moyenne pondérée de 84,9 ans, soit la plus forte d’Espagne et un record au niveau mondial. C’est tout du moins ce que l’on peut comprendre des dernières données divulguées par Eurostat, organisme des statistiques de l’Union européenne. En moyenne, un Espagnol vit 82,8 ans et un Européen, 79,6 ans. Chez les hommes, les Madrilènes ont ainsi une espérance de vie de 81,2 ans et chez les femmes, de 86,5 ans. Ainsi, les bouchons, le stress de la grande ville ou la pollution n’ont pas d’influence négative sur la qualité de vie des habitants de la capitale espagnole.

La Communauté de Madrid établit par ailleurs un record au niveau mondial puisque le pays qui présente la plus forte espérance de vie est le Japon, avec 83,7 ans. De plus, la capitale est aussi l’endroit d’Espagne où l’on meurt le moins souvent de maladies cardiovasculaires et de cancers. Quatre centenaires (dont trois femmes) vivent actuellement dans la région.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-madrilenos-mas-viven-mundo-201704080112_noticia.html

L’arabisant Federico Corriente Córdoba est élu à l’Académie royale de la Langue espagnole

real-academia-espanola-RAE-madrid-01-27
L’intérieur de l’Académie royale de la Langue espagnole (photographie : Libertad Digital)

Réunie en séance plénière ce lundi 10 avril, l’Académie royale de la Langue espagnole (équivalent de notre Académie française) a élu l’arabisant Federico Corriente Córdoba pour succéder à la femme de lettres catalane Ana María Matute au siège K, vacant depuis 2014. Présentée par les académiciens Juan Gil, Miguel Sáenz et Aurora Egido, cette candidature s’est imposée à celle du dramaturge valencien José Sanchis Sinisterra.

Né à Grenade en 1940, Federico Corriente Córdoba est diplômé en philologie sémitique auprès de l’Université Complutense de Madrid et il s’est fait remarquer pour des éditions et traductions d’une grande qualité. En 1995, il est nommé à l’Académie de Langue arabe du Caire, en Égypte. Professeur d’espagnol, d’hébreux et de linguistique sémitique à l’Université Mohammed-V de Rabat de 1965 à 1968, également en poste en Espagne ou aux États-Unis d’Amérique, il rejoint ainsi la prestigieuse institution.

Cette dernière compte encore deux sièges vacants : le M, suite à la mort de Carlos Bousoño, en 2015 ; et le J, suite au décès de Francisco Nieva, en 2016.

Source : http://www.elimparcial.es/federico-corriente-cordoba-academico-rae

L’Espagne veut se positionner en Asie en utilisant notamment les atouts de la monarchie

King-Felipe-Queen-Letizia-Visit-Japan-1
Le couple royal espagnol (à gauche) reçu à son arrivée au Palais impérial de Tokyo par le couple impérial japonais (photographie : Maison de Sa Majesté le Roi)

Plutôt tournée vers l’Ouest, et notamment vers le continent américain en général et l’Amérique latine en particulier, l’Espagne est encore relativement peu présente en Asie (tout particulièrement en Extrême-Orient) au regard de son poids économique et démographique. C’est justement pour tenter de positionner l’Espagne dans la région que le gouvernement de Mariano Rajoy cherche à utiliser les atouts de la monarchie, qui offre de grandes possibilités à la diplomatie de notre voisin pyrénéen. C’est pourquoi le couple royal espagnol était cette semaine en visite d’État au Japon, déplacement qui avait été prévu en 2016 mais avait dû être annulé en raison du blocage parlementaire que connaissait alors le pays. Ce voyage devait initialement inclure la Corée du Sud, mais un tel séjour n’a pas été reprogrammé en même temps que celui au Japon étant donné l’instabilité politique que traverse aujourd’hui le Pays du Matin Frais.

Le Japon est aujourd’hui le deuxième partenaire économique de l’Espagne en Asie après la Chine. Notre voisin exporte vers l’archipel des biens et services à hauteur de 2,4 milliards d’euros, tandis que les importations espagnoles depuis le Japon atteignent les 3,6 milliards d’euros. Par ailleurs, de nombreuses entreprises japonaises sont sises en péninsule Ibérique et près de 700 000 touristes nippons ont visité l’Espagne l’année dernière (ce qui en fait la troisième destination touristique favorite du Japon en Europe après l’Allemagne et la France). Les réunions qui se sont tenues durant cette visite reprogrammée ont permis de nouer des liens encore plus solides entre les deux nations mais aussi de signer tout un ensemble d’accords de diverses natures, notamment en matière culturelle et économique.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/04/06/58e547f8468aeb09208b4677.html

Le séparatisme catalan se prend une fois de plus les pieds dans le tapis

777223
Le maire de la ville de León, Antonio Silván (photographie : Diario Vadiniense)

En visite aux frais de la princesse à l’université de Harvard (États-Unis d’Amérique) cette semaine, le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a pu y vendre devant un parterre réduit de spectateurs l’image d’une région parfaitement démocratique luttant contre l’hydre dictatoriale représentée par Madrid. Il a notamment expliqué que la Catalogne avait disposé d’un Parlement inédit en Europe dès le Haut Moyen Âge, avant même le célèbre Parlement anglais.

Carles Puigdemont n’a pourtant pas de chance car sa propagande se heurte une nouvelle fois aux faits historiques établis. Des travaux de longue haleine ont en effet été menés à bien ces dernières décennies afin de mettre en valeur la tradition parlementaire castillane et, partant, espagnole. C’est en effet en 1188 que s’est tenu à l’église collégiale Saint-Isidore de León (actuelle Castille-et-León) le premier Parlement connu dans les Espagnes et le premier Parlement européen, à l’exception peut-être de l’Althing islandais. Le Parlement de León, qui a réuni des nobles, des membres du clergé et des représentants du peuple, est donc bien antérieur à n’importe quel autre assemblée parlementaire en péninsule Ibérique. C’est même l’UNESCO qui l’a reconnu en 2013, déclarant León « berceau du parlementarisme » (cuna del parlamentarismo).

Le maire de la ville, Antonio Silván (Parti populaire), ne s’est d’ailleurs pas privé de le rappeler à Carles Puigdemont dans une lettre qu’il lui a adressée dès qu’il appris les déclarations délirantes de son homologue catalan.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-leon-ensena-historia-puigdemont-201704042042_noticia.html