Des nouveaux objets font remonter la présence humaine sur le site archéologique espagnol d’Atapuerca à 600 000 ans

Un éclat de pierre retrouvé au niveau 8 de la Grande Doline du site archéologique d’Atapuerca, dans la province de Burgos, en Castille-et-León (photographie : AOC, EIA et ABC)

Classé au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle anglais), dont le siège se trouve à Paris (France), le site archéologique d’Atapuerca, situé sur le territoire de la commune éponyme (province de Burgos, Castille-et-León), offre l’un des principaux témoignages sur le peuplement primitif de l’Europe. De nouveaux objets qui y ont récemment été découverts montrent que ledit peuplement est probablement encore plus ancien que ce que les chercheurs pensaient jusqu’à présent.

Au sein de la Grande Doline (Gran Dolina) ont en effet été mis au jour des outils préhistoriques en quartzite qui datent d’il y a 500 000 à 600 000 ans en arrière. Il s’agit d’objets qui étaient très certainement utilisés pour la chasse et prouvent que le site a connu une présence humaine ininterrompue très longue. C’est au niveau 8 de la Grande Doline qu’ont été dégagés ces artefacts, dont les créateurs sont encore un mystère pour les paléanthropologues qui travaillent sur place – dont José María Bermúdez de Castro, co-directeur du site archéologique d’Atapuerca.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-hallan-primera-presencia-humana-atapuerca-hace-600000-anos-202007231516_noticia.html

L’Espagne chute lourdement dans le classement PISA en matière de lecture

Le lycée Zorrilla de Valladolid, en Castille-et-León (photographie : Soria Noticias)

Le 3 décembre 2019, le classement PISA, qui mesure les acquis des élèves de primaire dans plusieurs disciplines au niveau international, était révélé pour les pays faisant partie de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), sise à Paris (France). Les résultats en matière de lecture pour l’Espagne n’avaient cependant pas été dévoilés en raison d’incohérences dans l’évaluation et les réponses fournies par les élèves.

Finalement, l’OCDE a remanié les statistiques qui lui sont parvenues afin de proposer ce jeudi 23 juillet les résultats finaux. Pour 2018, dans ce secteur, notre voisin ibérique chute de 19 points par rapport aux chiffres disponibles pour 2015, passant ainsi de 496 à 477 points – la moyenne de l’OCDE se situe à 487 points et celle de l’Union européenne (UE), à 489 points. Seules la Castille-et-León, la Principauté des Asturies, la Galice et l’Aragon sont les communautés autonomes à dépasser ces deux moyennes.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-picado-lectura-pisa-enormes-dudas-sobre-fiabilidad-datos-202007231137_noticia.html

Décès de l’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados à l’âge de 98 ans

L’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados (photographie : ABC)

L’on apprenait ce mardi 21 juillet 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 98 ans, de l’académicien espagnol Francisco Rodríguez Adrados, qui était né à Salamanque (Castille-et-León) le 29 mars 1922. Helléniste de formation, il obtient son doctorat de philologie classique à l’Université de Salamanque à l’Université centrale de Madrid (devenue depuis lors Université Complutense) en 1946. Après avoir occupé divers postes de professeur de grec à Madrid et Barcelone (Catalogne), il obtient un poste à l’Université Complutense.

Il y reste de 1952 à 1988. Président d’honneur de la Société espagnole des Études classiques (Sociedad Española de Estudios Clásicos, SEEC), directeur de diverses revues appartenant à son champ de compétence (Emerita, Revista española de lingüística), il coordonne également la collection de classiques latins et grecs Alma Máter, publiée par le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de Madrid.

Outre la littérature grecque classique, il se distingue également par des recherches et ouvrages sur la littérature latine, espagnole et indienne. Expert en linguistique indo-européenne, il reçoit en 1989 le prix Aristote-Onassis, remis par la Grèce, pour son dictionnaire du grec classique et médiéval. Le 28 avril 1991, il est reçu à l’Académie royale espagnole (Real Academia Española, RAE), au fauteuil d, en remplacement de Dámaso Alonso (1898-1990).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-academico-francisco-rodriguez-adrados-202007211205_noticia.html

Madrid, protagoniste du numéro d’août 2020 de « Vogue España »

Le mannequin espagnol Miriam Sánchez pose pour « Vogue » sur la Puerta del Sol, à Madrid (photographie : « Vogue » et RTVE)

La version espagnole du magazine de mode américain Vogue rend dans son numéro d’août 2020 un vibrant hommage à la ville de Madrid, qui devient protagoniste de la revue un mois durant. Le mannequin espagnol Miriam Sánchez, originaire de la capitale, pose ainsi dans des lieux emblématiques de la ville, comme devant le bâtiment Metrópolis, sur la Puerta del Sol ou encore sur la place de Castille ou la Plaza Mayor.

L’objectif du numéro est ainsi de montrer les atouts et les ressorts d’une ville fière de son passé mais qui regarde décidément vers l’avenir. De nombreux noms du textile régional, depuis les couturiers jusqu’aux entrepreneurs, ont écrit des colonnes et chroniques pour ce numéro afin de donner leur vision personnelle de la capitale espagnole.

Source : https://www.rtve.es/television/20200720/vogue-madrid-miriam-sanchez-moda/2030480.shtml

Jon Rahm devient le deuxième golfeur espagnol numéro un mondial de l’histoire

Le golfeur espagnol Jon Rahm (photographie : AFP et El Mundo)

C’était un exploit auquel seul Severiano Ballesteros (1957-2011) était parvenu dans l’histoire de ce sport en Espagne, et c’était en 1986 : le golfeur espagnol Jon Rahm, né en 1994 à Barrica, dans la province de Biscaye (Pays basque), est devenu numéro un mondial de son sport ce lundi 20 juillet 2020. Professionnel depuis 2016, il a réalisé cet exploit après avoir remporté le Memorial Tournament de Dublin, dans l’Ohio (États-Unis d’Amérique), qui se tient depuis 1976.

Jon Rahm est un prodige du golf qui est arrivé troisième lors de son premier tournoi et a obtenu sa carte pour participer au PGA Tour (principal circuit masculin de golf au monde) au bout de trois compétitions seulement. C’est donc seulement à 25 ans que Jon Rahm remporte le Memorial Tournament, l’un des tournois les plus prestigieux au monde dans sa discipline, et se place sur la plus haute marche du golf international.

Source : https://www.elmundo.es/deportes/golf/2020/07/20/5f14e4a8fc6c83ae358b467a.html

Décès de l’écrivain espagnol Juan Marsé à l’âge de 87 ans

L’écrivain espagnol Juan Marsé, photographié en 1991 (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce dimanche 19 juillet le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 87 ans, de l’écrivain espagnol Juan Marsé Carbó, qui était né dans la capitale catalane le 8 janvier 1933. Originaire du quartier barcelonais de Guinardó, il faisait partie de l' »École de Barcelone » (Escuela de Barcelona) avec d’autres grands écrivains espagnols, à l’image de Jaime Gil de Biedma (1929-1990), Carlos Barral (1928-1989) ou encore Manuel Vázquez Montalbán (1939-2003).

Considéré comme l’un des romanciers majeurs de l’Espagne actuelle, il avait reçu le Prix Planeta en 1978, le Prix national de Narration en 2001 et le prix Cervantes en 2008. On lui doit des chefs-d’œuvre intemporels de la littérature espagnole, à l’image de Teresa l’après-midi (Últimas tardes con Teresa, en version originale), La Fille à la culotte d’or (La muchacha de las bragas de oro, en version originale) ou encore Cette putain si distinguée (Esa puta tan distinguida, en version originale).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-muere-escritor-juan-marse-87-anos-202007191038_noticia.html

Le Musée de l’Armée espagnole fête ses 10 ans dans son siège de Tolède

L’alcazar de Tolède (Castille-La Manche), actuel siège du Musée de l’Armée espagnole (photographie : Wikipedia)

Ce dimanche 19 juillet 2020, le Musée de l’Armée espagnole (Museo del Ejército) fêtait ses dix ans au sein de son actuel siège, situé à Tolède (Castille-La Manche). C’est en effet le 19 juillet 2010 que l’infrastructure a été inaugurée par le roi Philippe VI, qui était alors prince des Asturies. Il se situait auparavant au sein du palais de Monteleón, à Madrid.

En une décennie, l’institution a accueilli environ deux millions de visiteurs – avec un moyenne de 300 000 par an approximativement. Cet organisme dépend du Ministère de la Défense, dont la titulaire est Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), à travers l’Institut d’Histoire et de Culture militaire (Instituto de Historia y Cultura Militar).

Source : http://www.digitalmonarquico.es/post/el-museo-del-ejército-cumple-este-domingo-10-años-en-toledo?fbclid=IwAR1TFOWGoC08fchmVuszZ2CMuBI-gnwmH7WxbklJxEWMn4xHrIa6lUZ0ycc

Décès de l’écrivain et chercheur espagnol Rafael Aguirre Franco à l’âge de 83 ans

L’écrivain et chercheur espagnol Rafael Aguirre Franco (photographie : Lobo et Diario Vasco)

L’on apprenait ce jeudi 16 juillet 2020 le décès à Saint-Sébastien, dans la province de Guipuscoa (Pays basque), à l’âge de 83 ans, de l’écrivain et chercheur basque Rafael Aguirre Franco, qui était né dans la même ville le 11 avril 1937. Après des études de droit à l’Université de Valladolid (Castille-et-León), il s’intègre au Centre d’Attraction et de Tourisme (Centro de Atracción y Turismo, CAT) de sa ville natale.

Il y travaille de fait pendant 30 ans, s’intéressant notamment aux traditions régionales basques. Passionné de régates, il en organise une chaque année dans la baie de La Conque, à Saint-Sébastien même. Fin connaisseur de pelote basque, il écrit également des ouvrages sur l’histoire locale, la pyrotechnie, les fermes basques et les embarcations traditionnelles de sa communauté autonome d’origine.

Source : https://www.diariovasco.com/culturas/muere-escritor-rafael-20200716153929-nt.html?ref=https:%2F%2Fwww.diariovasco.com%2Fculturas%2Fmuere-escritor-rafael-20200716153929-nt.html

Décès de l’écrivain et journaliste espagnol Manuel M. Almeida à l’âge de 58 ans

L’écrivain et journaliste espagnol Manuel M. Almeida (photographie : Wikipedia)

L’on apprenait ce mardi 14 juillet 2020 le décès à Las Palmas de Grande Canarie, dans la province du même nom, sur l’île de Grande Canarie (îles Canaries), du journaliste, écrivain et musicien Manuel Martín Almeida Peña (dit Manuel « M. » Almeida), qui était né dans la même ville en 1962. Fondateur en 1979 d’un groupe musical baptisé Nueva Semilla (littéralement, « Nouvelle Graine »), dont il est le chanteur, parolier et compositeur, il se lance en solitaire à partir de 1990 en tant que chanteur-auteur-compositeur.

Journaliste auprès des publications régionales Canarias7 et La Provincia, il s’y spécialise comme chroniqueur musical. De 2009 à 2015, après avoir gravi les échelons dans le domaine du journalisme, il est nommé chef du Département de la Presse du gouvernement régional des îles Canaries, sous la présidence de Paulino Rivero (Coalition canarienne). On lui doit par ailleurs plusieurs romans ainsi que des récits divers, comme El líder las alcantarillas (littéralement, Le Leader des égouts), publié en 2016.

Source : https://diariodeavisos.elespanol.com/2020/07/fallece-el-periodista-y-escritor-canario-manuel-m-almeida/

Une jeune mathématicienne espagnole résout un problème vieux de vingt ans

La jeune mathématicienne espagnole María Cumplido (photographie : Université de Séville)

Chercheuse à l’Université d’Édimbourg, en Écosse (Royaume-Uni), mais originaire de Cordoue (Andalousie), la jeune mathématicienne espagnole María Cumplido a récemment marqué l’histoire de sa discipline. Spécialiste des groupes de tresses, elle vient en effet de résoudre un problème vieux de vingt ans, celui des sous-groupes spéciaux d’Artin.

Ces derniers portent le nom d’Emil Artin (1898-1962), mathématicien autrichien, et, bien qu’il s’agisse à première vue de mathématiques fondamentales pures, une telle trouvaille peut avoir des applications importantes dans plusieurs domaines, dont celui de la sécurité informatique. Récipiendaire de plusieurs prix outre-Pyrénées, elle est âgée d’à peine 28 ans.

Source : https://www.canalsur.es/noticias/andalucía/cordoba/una-andaluza-resuelve-un-problema-de-matematicas-planteado-hace-20-anos/1603995.html?utm_source=twitter&utm_medium=csurnoticias&utm_term=5ea74309-75b2-46c8-98c3-0671da91199f&utm_content=&utm_campaign=