Le niveau en anglais des Espagnols baisse encore

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Un dictionnaire bilingue espagnol-anglais (photographie : Diccionario Inglés-Español Oxford)

Depuis qu’existe l’EF English Proficiency Index, classement international des pays en fonction de la connaissance que leurs citoyens ont de la langue de Shakespeare, le niveau en anglais des Espagnols n’a jamais été aussi bas qu’aujourd’hui. Depuis l’année dernière, la chute concerne l’ensemble des communautés autonomes du pays, y compris le Pays basque, qui était en 2016 la seule région espagnole à manifester un « très haut » niveau de connaissance de l’anglais. Même la Castille-et-León, considérée comme la meilleure autonomie du pays en matière éducative, ne tient pas la route en la matière. Quant à la Catalogne, elle passe d’un niveau « haut » à « modéré ». Le podium reste occupé par le Pays basque (59,29 points dans le classement), suivi de la Navarre (59,25 points) et des Asturies (59,04 points).

Les trois moins bonnes communautés autonomes espagnoles en la matière sont l’Estrémadure (52,75 points), la Région de Murcie (54,26 points) et la Communauté de Valence (54,41 points). Si l’on s’intéresse au classement des villes, Barcelone arrive en tête avec 58,69 points, suivie de Bilbao (58,15 points), Madrid (57,31 points), Saragosse (56,46 points) et Valence (55,17 points). Avec de tels résultats, l’Espagne pointe à la vingt-et-unième place en Europe, juste derrière la Lituanie et devant la France. L’on peut évidemment se demander si une connaissance aussi poussée de l’anglais est absolument indispensable pour un pays comme l’Espagne, dont la langue est parlée par 500 millions de locuteurs dans le monde et connaît un essor inédit au niveau international.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/graficnews/ingles-espanoles-sigue-empeorando_99752_102.html

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La Bibliothèque Cervantes de Shanghai fête son dixième anniversaire alors que l’espagnol est en plein essor en Chine

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L’Institut Cervantes de Pékin, en Chine (photographie : Ministère espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération)

Si la Chine n’accueille qu’un seul Institut Cervantes (organisme culturel chargé de promouvoir la langue espagnole à l’étranger), celui de Pékin, la ville de Shanghai abrite une Bibliothèque Cervantes qui fête en ce mois de novembre 2017 son dixième anniversaire. Or, cette dixième bougie est soufflée dans un contexte très favorable pour le castillan dans l’Empire du Milieu, ainsi que l’expliquait la directrice de l’Institut Cervantes de Pékin, Inmaculada González, à l’agence de presse espagnole EFE. La langue de notre voisin pyrénéen connaît en effet un décollage spectaculaire sur place sur les dernières années. Ainsi, les universités chinoises qui ouvrent des départements d’espagnol sont toujours plus nombreuses et l’espagnol est véritablement à la mode chez le géant asiatique.

Inaugurée en 2007 par Philippe et Letizia, qui étaient alors prince et princesse des Asturies, la Bibliothèque Cervantes de Shanghai collabore avec d’autres institutions comme des bibliothèques, des maisons d’édition, des festivals, etc. et organise des ateliers d’histoire, de réflexion ou de littérature, des expositions artistiques, des concerts, des représentations théâtrales, des conférences, des cycles de cinéma, etc. Cet organisme participe donc au rayonnement de la langue de Cervantes dans un pays où l’espagnol est devenue la deuxième langue étrangère la plus apprise, derrière l’anglais.

Source : http://www.lavanguardia.com/vida/20171111/432788683196/biblioteca-cervantes-de-shanghai-cumple-10-anos-en-pleno-boom-del-espanol.html?utm_campaign=botones_sociales&utm_source=facebook&utm_medium=social

« Valence, tout l’art de vivre à l’espagnole »

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Les jardins du Turia, à Valence, avec, en arrière-fond, la Cité des Arts et des Sciences (photographie : José Luis Filpo Cabana et Wikipedia)

Cet article de Marie-France Parra, paru le 9 octobre dernier sur le site du magazine français Femme actuelle, évoque quelques balades touristiques dans la troisième ville la plus peuplée d’Espagne, Valence, entre paysages et monuments : http://www.femmeactuelle.fr/voyage/destination-voyage/valence-tout-l-art-de-vivre-a-l-espagnol-43794

« Au clair de Pampelune, avec Hemingway »

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La place du Château de Pampelune, lors d’un rassemblement culturel, à la nuit tombée (photographie : Turismo de Pamplona)

Cet article paru dans la revue française Télérama le 12 novembre dernier et rédigé par Jean-Baptiste Roch évoque les pérégrinations de l’écrivain américain Ernest Hemingway dans les années 20 dans la capitale de la Navarre (qui n’est donc pas une cité basque, contrairement à ce qu’indique l’auteur), ce qui donne l’occasion de faire un peu de tourisme dans la communauté autonome : http://www.telerama.fr/divers/au-clair-de-pampelune,-avec-hemingway,n5326129.php?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#link_time=1510325940

La petite révolution numérique de l’Espagne

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Quelques données sur l’utilisation que les mineurs faisaient d’Internet en Espagne en 2013 (infographie : Inevery Crea)

En 2007, au moment où la crise économique et financière a commencé à pointer le bout de son nez en Europe (et notamment chez notre voisin pyrénéen), l’Espagne affichait un réel retard en matière de pénétration des nouvelles technologies et de connexion à Internet. Ainsi seuls 55 % des foyers espagnols avaient-ils un réel accès régulier au réseau, soit l’un des taux de pénétration les plus faibles d’Europe. Dix ans plus tard, alors que la reprise économique a permis un réel redémarrage de notre voisin ibérique, l’Espagne a mené à bien une vraie petite « révolution numérique », avec un taux de pénétration d’Internet de 82 % – et ce dans des conditions économiques adverses.

Selon les données fournies par la banque d’investissement britannique GP Bullhound, ce changement radical offre de nouvelles possibilités au pays et devrait attirer de nombreux investisseurs dans les années à venir. L’utilisation des téléphones portables intelligents, par exemple, est bien plus importante outre-Pyrénées qu’au Royaume-Uni ou en Allemagne. En 2016, 93 % des usagers espagnols d’Internet accédaient au réseau via leur smartphone, soit bien plus que la moyenne européenne, qui s’établissait à 79 % à ce moment-là. Cette « révolution » a favorisé l’émergence d’entreprises spécialisées dans les nouvelles technologies, comme Cabify, sise à Madrid mais qui s’est largement développée en Amérique latine. De son côté, le site de petites annonces Wallapop, créé par des Barcelonais, séduit désormais les Américains. L’on est évidemment loin des géants comme Google ou Facebook mais cette situation est inespérée au regard du passé de l’Espagne en la matière. En 2016, l’Espagne a dépassé la Suède en matière d’investissements dans les nouvelles technologies et a presque rattrapé le niveau de la France et de l’Allemagne.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-emprendimiento-digital-espana-anima-fiesta-parecia-llegar-tarde-201711120234_noticia.html

Selon l’OCDE, l’Espagne est le deuxième pays développé où l’on vit le plus longtemps au monde

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La supercentenaire espagnole Ana Vela Rubio, née près de Cordoue en 1901 (photographie : Invision Free)

Selon une étude dévoilée par l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) – le « club des pays riches » – le 10 novembre dernier, l’Espagne est, après le Japon, le deuxième pays développé au monde dont les citoyens vivent le plus longtemps. Les Espagnols ont ainsi une espérance de vie moyenne à la naissance de 83 ans et seul l’Empire du Soleil levant fait mieux avec 83,9 ans. De leur côté, les femmes espagnoles peuvent espérer arriver en moyenne à l’âge de 85,8 ans. Cette longévité exceptionnelle chez nos amis d’outre-Pyrénées s’accompagne évidemment de problèmes de santé liés à la vieillesse, comme les démences séniles ou les ictus.

Cela pose aussi d’autres soucis puisque, d’ici trente-trois ans, des nations comme l’Espagne, le Japon, le Portugal, la Grèce, la Corée du Sud ou la Chine présenteront une population très déséquilibrée d’un point de vue générationnel avec 40 % de personnes âgées de 65 ans ou plus. L’OCDE alerte aussi plusieurs pays concernant le cancer, qui tue désormais plus de monde que les maladies cardiovasculaires dans des pays comme l’Espagne, le Danemark, la France, le Japon, les Pays-Bas, le Canada, le Royaume-Uni, la Belgique ou l’Australie.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-espana-segundo-pais-mas-longevo-tras-japon-201711101110_noticia.html

Quelle reconversion pour l’ancienne centrale nucléaire de Lemóniz ?

 

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L’ancienne centrale nucléaire de Lemóniz, située au bord de l’océan Atlantique (photographie : El País)

Construite à partir de 1972, la centrale nucléaire de Lemóniz, située dans la province de Biscaye (Pays basque), à une vingtaine de kilomètres de Bilbao, a bel et bien été achevée mais n’a jamais été mise en service en raison d’une forte opposition populaire, de la crainte d’attentats perpétrés par l’ETA et du moratoire nucléaire mise en place par le gouvernement socialiste de Felipe González en 1986. Le groupe terroriste séparatiste a ainsi assassiné cinq employés de l’infrastructure et la centrale a ainsi été définitivement abandonnée en 1984, même si elle n’a jamais été formellement démantelée. Le site est ainsi devenu une friche industrielle que le gouvernement régional basque veut désormais reconvertir. C’est ainsi que la conseillère régionale au Développement économique, Arantxa Tapia, a annoncé aux côtés du président du laboratoire halieutique Azti, Rogelio Pozo, un projet visant à transformer la centrale nucléaire (notamment ses transformateurs et bassins) en vaste centre d’aquaculture.

Il s’agirait d’y élever diverses espèces aquatiques comme des gambas, des langoustines, des soles, des turbots, des saumons et des truites saumonées. Des investisseurs espagnols, français et norvégiens seraient déjà intéressés par le projet. Il faut dire que le site dispose déjà logiquement de systèmes d’arrivée d’eau – et l’océan Atlantique est, dans la région, d’une grande pureté. Le laboratoire Azti, en parti financé par les autorités régionales basques, emploie 240 personnes et son chiffre d’affaires annuel atteint les 18,8 millions d’euros. Le terrain que ses dirigeants veulent exploiter est actuellement la propriété de l’entreprise Iberdrola mais, si le Pays basque le rachète, il ne devrait débourser qu’une somme symbolique.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/08/actualidad/1510151292_317461.html

Vers une pénurie de médecins en Espagne d’ici à une décennie ?

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En plein concours, ces Espagnols aspirent à faire partie des services de santé publics galiciens (photographie : EFE et ABC)

Bien que le système de santé publique espagnole soit considéré comme l’un des meilleurs au monde, il devra affronter dans les années qui viennent d’importants défis, notamment concernant le vieillissement de la population. Mais c’est aussi une pénurie de médecins qui guette notre voisin puisque les professionnels de la santé vieillissent eux aussi et que leur remplacement va être problématique. Selon l’Organisation médicale collégiale (OMC), dans les dix prochaines années, 40 % des employés du système de santé publique espagnole vont partir à la retraite. Or, le nombre de postes offerts aux différents concours est insuffisant et ceux qui les réussissent ont le choix entre exercer en Espagne, mais dans des conditions parfois très mauvaises (faible salaire, contrat à durée déterminée), ou partir à l’étranger.

Dix communautés autonomes espagnoles sont particulièrement concernées par le phénomène : l’Estrémadure, la Navarre, l’Andalousie, les Asturies, la Cantabrie, le Pays basque, la Castille-La Manche, la Communauté de Valence, les îles Baléares et l’Aragon. Plusieurs profils vont ainsi manquer dans la décennie qui vient : les médecins généralistes, les urgentistes, les pédiatres, les chirurgiens orthopédiques, les gynécologues, les ophtalmologues et les oncologues. Concernant ces derniers, c’est la Société espagnole d’Oncologie médicale elle-même qui a récemment tiré la sonnette d’alarme en demandant une augmentation de 20 % du nombre de spécialistes dans le pays. Pour pallier ce problème, la plupart des communautés autonomes veulent faire modifier la loi qui empêche d’embaucher des médecins venus de pays situés en dehors de l’Union européenne avec les mêmes conditions que les ressortissants d’un pays de la communauté. Le Ministère de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, dirigé par Dolors Montserrat, se veut rassurant à ce sujet et a déjà ouvert plus de 129 000 nouvelles places – mais elles serviront surtout à réduire le nombre de contrats à durée déterminée.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-medicos-espanoles-mayores-y-sin-recambio-201711072215_noticia.html

Dernières conférences et parution de mes premiers ouvrages

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Un drapeau espagnol et un drapeau catalan se mêlent lors d’une manifestation unioniste à Barcelone, en 2013 (photographie : El Mundo)

Votre serviteur a prononcé au mois d’octobre plusieurs conférences, dont l’une pour présenter son premier ouvrage, intitulé Rupture de ban – L’Espagne face à la crise (23 octobre, Cercle Aristote, Paris) : https://youtu.be/igpW7Y314fg. Cette conférence a d’ailleurs été mise en ligne en version audio par le très bon site Ekouter.net : http://ekouter.net/l-espagne-en-crise-avec-nicolas-klein-au-cercle-aristote-3379

Deux jours plus tard, j’étais l’invité du Club du Mercredi de Nancy pour m’exprimer sur le défi séparatiste catalan : https://youtu.be/RxDRLH4yIr8.

J’ai également sorti au cours du mois d’octobre la traduction de deux ouvrages de l’arabisant espagnol Serafín Fanjul, réunis en un seul volume intitulé Al-Andalus, l’invention d’un mythe (éditions de L’Artilleur) et consacrés à cette page de l’histoire espagnole.

 

Les mystérieuses peintures de l’église d’Alaiza n’ont pas encore livré leurs secrets

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L’abside de l’église d’Alaiza, au Pays basque (photographie : L. Rico et El País)

Situé dans la commune d’Iruraiz-Gauna, dans la province d’Alava, au Sud du Pays basque, le hameau d’Alaiza, peuplé d’un peu plus de soixante habitants, est surtout célèbre pour son église de l’Assomption, construite dans le style roman au XIIe siècle. Ce sont précisément les peintures qu’elle recèle qui intriguent les chercheurs. L’on y distingue ainsi des chevaliers en train d’attaquer un château, des femmes qui portent des coupes, des êtres étrangers qui montrent leurs parties intimes, un centaure, etc. Cela fait plusieurs années que José Javier López de Ocariz travaille sur ces représentations pour lesquelles il n’existe pas d’équivalent basque, espagnol ni même international. Il aime en tout cas à les interpréter comme l’une des premières peintures libertaires de l’histoire.

Cela fait désormais 35 ans que le curé de la paroisse, Juan José Lecuona, a découvert ces représentations en retirant le retable de l’abside et en dépoussiérant le mur qui se trouvait derrière. Le 10 novembre prochain, trois professeurs d’université spécialisés dans le domaine (José Javier López de Ocariz, bien entendu, mais aussi Ernesto Pastor et Fernando Sánchez Aranaz) interviendront lors d’une journée spécifiquement consacrée à cette église et ses peintures ; cette journée sera organisée par la députation de la province d’Alava dans la bourgade d’Azilu. Tous les experts qui ont un jour étudié cette œuvre d’art sont en tout cas d’accord pour dire qu’elles sont dénuées de tout contexte et manifestement irrévérencieuses. L’église de Gazeo, toute proche, offre par exemple des peintures qui n’ont rien à voir avec celles d’Alaiza.

Source : https://elpais.com/cultura/2017/10/25/actualidad/1508931587_314301.html