Le premier robot policier émirati a été créé par une société espagnole

Capture d_écran 2017-06-20 à 15.39.18
Le robot policier de conception espagnole lors de sa présentation aux autorités de Dubaï (photographie : Police de Dubaï et CNN Español)

Les Émirats arabes unis, et en particulier le plus riche d’entre eux, Dubaï, ont acquis auprès de l’entreprise espagnole PAL Robotics leur premier robot policier le 24 mai 2017. Ce robot, nommé REEM, mesure 1,70 mètres, pèse 100 kilogrammes et se déplace sur des roues. Hautement personnalisable, il peut parler jusqu’à neuf langues et pourra être averti d’un crime par des êtres humains afin de lancer une enquête elle aussi effectuée par des policiers humains. Il pourra également répondre à diverses questions, recevoir le paiement d’amendes, etc.

Le gérant commercial de PAL Robotics, Carlos Vivas, a expliqué que cette collaboration très fructueuse d’un point de vue financier n’était pas dans les habitudes de la compagnie, qui préfère d’ordinaire éviter les contrats militaires. Quoi qu’il soit, l’on aurait souhaité que l’Espagne montre son savoir-faire technologique auprès d’un autre pays et dans d’autres circonstances…

Source : http://cnnespanol.cnn.com/2017/05/24/primer-robot-policia-de-dubai-fue-producido-por-empresa-espanola/#0

Les exportations espagnoles marquent un nouveau record de janvier à avril 2016

IMG00251-20120124-1642
Un camion espagnol à l’approche de la frontière entre la France et l’Espagne (photographie : Trucker Emotion)

Selon les données officielles fournies par le Ministère espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, les exportations espagnoles ont battu un nouveau record entre janvier et avril 2017 car elles ont connu une croissance de 9,8 % sur ces quelques mois par rapport à la même période de l’année 2016. Elles ont ainsi atteint plus de 91,5 milliards d’euros, tandis que les importations ont elles aussi connu une forte hausse (12,4 %) entre janvier et avril. Parmi les grandes économies européennes, seul le Royaume-Uni a fait mieux sur la période (+ 17,4 % d’exportations), tandis que l’Italie (+ 6,6 %), l’Allemagne (+5,5 %) ou la France (+2,3 %) sont en-dessous. La moyenne de l’Union européenne se situe à + 7,2 %.

Parmi les principales marchandises qui ont progressé entre janvier et avril 2017, l’on retiendra surtout les biens d’équipement ainsi que l’alimentation, les boissons et le tabac. L’Union européenne reste le principal marché de l’Espagne à l’export, même si tous les continents ont davantage acheté des produits à notre voisin pyrénéen. Ces achats ont même augmenté de manière significative en Chine (+ 25,4 %), au Canada (+ 21,1 %), au Mexique (+ 20,8 %) ou au Maroc (+ 17,7 %).

Source : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2017/200617comercioexterior.aspx

Les communautés autonomes espagnoles doivent 150 milliards d’euros à l’État

montoro-junqueras-U101099211194WE--620x349@abc
Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (à gauche), en compagnie du vice-président de la Généralité de Catalogne, Oriol Junqueras (photographie : ABC)

La crise économique de 2008 a lourdement affecté non seulement l’État central espagnol mais aussi les communautés autonomes qui composent le pays, à tel point que nombre d’entre elles, très endettées, n’ont pu se financer sur les marchés privés et ont dû appeler Madrid à l’aide. L’administration centrale les a ainsi aidées via différents mécanismes, comme le Fonds de Financement des Communautés autonomes (qui comprend le Fonds de Liquidité aux Autonomies et le Fonds de Facilité financière). En réalité, seuls le Pays basque et la Navarre n’ont pas eu recours à ces largesses de l’État espagnol.

D’autres, au contraire, doivent d’importantes sommes à Madrid, comme la Catalogne (51 milliards d’euros). De fait, l’État central détient 60 % ou plus de la dette publique de cette communauté autonome ainsi que de l’Andalousie, des îles Baléares, des îles Canaries, de la Cantabrie, de la Castille-La Manche, de la Région de Murcie et de la Communauté de Valence. En tout et pour tout, les différentes autonomies espagnoles doivent 150 milliards d’euros à l’État.

Source : http://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-cataluna-debe-estado-51000-millones-tras-cinco-anos-rescates-continuos-201706182318_noticia.html

La Banque d’Espagne pense que seul un cinquième des sommes investies pour sauver les caisses d’épargne régionales pourra être récupéré

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
La place de Castille, à Madrid, avec les gratte-ciel de la porte d’Europe, qui abritent le siège de l’une des caisses d’épargne mises en cause en Espagne au début de la crise économique de 2008, Caja Madrid (photographie : Wikipedia)

Au début de la crise économique espagnole, en 2008-2010, la solidité du système bancaire espagnol a été mise à rude épreuve. Ce sont notamment les caisses d’épargne régionales, maillon faible du domaine, qui étaient en cause en raison de leurs difficultés de financement et de leur exposition aux crédits immobiliers que de nombreuses familles ne pouvaient rembourser. Lancé sous le second mandat de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol), le grand processus de fusion et d’acquisition de ces caisses d’épargne a permis d’assainir le système bancaire national mais a coûté très cher au contribuable.

Les aides publiques et privées injectées dans ces institutions atteignent en effet plus de 76 milliards d’euros et ont permis de « sauver » des entreprises comme Caja Madrid (Communauté de Madrid), Novacaixagalicia (Galice), Caja Castilla-La Mancha (Castille-La Manche) ou encore Catalunya Caixa (Catalogne). Le gouverneur de la banque d’Espagne, Luis María Linde, a toutefois révélé ce vendredi 16 juin que seul un cinquième (21,8 % pour être précis) des sommes dépensées pourraient sans doute être récupérées par l’État. Une perte sèche qui exige de s’occuper des responsabilités politiques et économiques dans cette affaire…

Source : http://www.abc.es/economia/abci-banco-espana-estima-solo-recuperable-quinta-parte-ayudas-cajas-201706161233_noticia.html

Du rififi entre Madrid et Athènes sur fond de crise de l’euro

Grecia-Eurogrupo-Rescate_financiero-Deuda_publica-Economia_127497819_5391616_1706x960
Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (au centre) en compagnie du ministre grec des Finances, Euclide Tsakalótos (photographie : El Español)

La crise de la zone euro qui dure depuis 2008 et s’illustre notamment par la tragédie de la Grèce semble sans fin et des rebondissements ne cessent de se produire dans une indifférence de plus en plus grande. Ce jeudi 15 juin, le Conseil des ministres de l’Économie et des Finances de la zone euro (le fameux Eurogroupe) a accordé à la République hellénique un nouveau prêt afin qu’elle puisse faire face à ses créanciers privés mais désormais, Madrid menace Athènes de ne pas verser sa part, qui se monte tout de même à 8,5 milliards d’euros.

En cause ? Un fonctionnaire européen de nationalité espagnole a rédigé, aux côtés d’un collègue italien et d’un autre partenaire slovaque, un rapport sur un projet du fonds grec de privatisation qui aurait finalement généré des pertes s’élevant à plusieurs millions d’euros. Des avocats grecs ont décidé de porter plainte contre ces trois employés de l’Union européenne et les accusent d’avoir agi « de mauvaise foi », en poussant l’État grec à financer un projet très déficitaire. Le gouvernement espagnol, secondé en cela par le gouvernement italien, exige d’Athènes l’immunité pour ce ressortissant espagnol, sans quoi il refusera de verser les 8,5 milliards d’euros prévus. De quoi renforcer les dissensions généralisées au sein de cet attelage absurde qu’est l’Union européenne…

Source : http://www.abc.es/economia/abci-espana-amenaza-bloquear-pago-grecia-si-no-inmunidad-funcionario-espanol-201706160900_noticia.html

« Les lumières et les ombres du « miracle espagnol » »

EU Summit of 27 on Brexit guidelines
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors d’une intervention à Bruxelles après une réunion des instances de l’Union européenne (photographie : Antena 3)

Cet article de la journaliste Cécile Thibaud, publié dans le journal économique français Les Échos le 17 mai 2017, résume de manière synthétique les principales réussites macro-économiques mais aussi les limites des réformes du gouvernement de Mariano Rajoy et les défis auxquels sera confrontée l’économie espagnole à l’avenir : https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0212088560801-les-lumieres-et-les-ombres-du-miracle-espagnol-2087330.php

La dette publique espagnole dépasse toujours les 100 % du PIB

sala-banco-de-espana
La salle de réunion du directoire de la Banque d’Espagne (photographie : El debate de hoy)

Au cours du premier trimestre de l’année 2017, la dette de l’ensemble des administrations publique de l’Espagne a enregistré une nouvelle augmentation, tant et si bien qu’elle dépasse une fois de plus les 100 % du produit intérieur brut pour s’établir exactement à 100,4 %, soit 1 129 milliards d’euros environ. En d’autres termes, la richesse produite durant toute une année chez notre voisin ne suffirait pas à rembourser ce que doit l’État dans son ensemble à ses créanciers privés. Ce constat pose évidemment la nécessité d’une décote au moins partielle, sinon totale sur cette dette publique, qui ne décroît que marginalement pour le moment en dépit de plusieurs années de croissance du PIB.

Cette dette publique avait clôturé l’année 2016 à un niveau de 99,4 % du PIB mais le record, établi au premier trimestre de l’année dernière avec 101,2 %, n’a fort heureusement pas été battu. C’est l’administration centrale qui représente l’essentiel de cette somme, avec un peu plus de 814 milliards d’euros, suivie des communautés autonomes avec près de 280 milliards d’euros. Les entités locales (provinces, comarques, municipalités, etc.) sont les seules à avoir fait baisser le niveau de leur dette publique.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/178641/economia/la-deuda-publica-escala-otros-21.000-millones-hasta-marzo-y-se-situa-en-el-1004-del-pib.html

Les affaires de corruption en Catalogne menacent de plus en plus Carles Puigdemont

Carles_Puigdemont-Caso_3-Girona-Financiacion_ilegal-Agencia_Tributaria-Tribunales_222490002_35954179_1024x576
L’actuel président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, alors qu’il était encore maire de Gérone (photographie : EFE et El Español)

L’une des raisons qui poussent le plus les autorités catalanes à accélérer leur calendrier en matière séparatiste est probablement l’étau de la justice qui se resserre chaque jour un peu plus sur elles. Après avoir eu recours à leurs habituelles explications xénophobes pendant des années en expliquant que la corruption était une affaire proprement espagnole qui ne pouvait toucher les institutions régionales, ils ont en effet été rattrapés par les affaires de fraude fiscal de Jordi Pujol, ancien président de la Généralité (1980-2003), par diverses affaires locales (qui concernent notamment la Gauche républicaine de Catalogne) mais aussi par « l’affaire des 3 % ».

Cette dernière est ainsi nommée car de nombreux responsables ou anciens responsables régionaux sont soupçonnés d’avoir empoché de manière systématique 3 % des contrats publics qu’ils acceptaient en échange de marchés avantageux pour les entreprises qui acceptaient de se prêter au jeu. Désormais, le fisc espagnol tourne ses regards vers l’actuel président de la Généralité, Carles Puigdemont, dont les activités en tant que maire de Gérone (2011-2016) intéressent de près la justice. Il aurait en effet pu perpétuer un système qui datait de son prédécesseur et qui consistait à détourner d’importantes sommes brassées par l’entreprise municipale d’adduction d’eau. Au total, près de huit millions d’euros auraient ainsi pu être soustraits.

Il va de soi que, pour tenter d’échapper à une condamnation, tous les responsables qui prônent l’indépendance de la Catalogne sont prêts à accélérer au maximum le cours de choses afin de se garantir une forme d’immunité de facto dans une hypothétique république bananière indépendante.

Source : http://www.elespanol.com/espana/tribunales/20170610/222727979_0.html

Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité annonce que le deuxième trimestre sera excellent sur le front de l’emploi et de la croissance

1497261883_944169_1497267046_noticia_fotograma
Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, participait ce lundi 12 juin au forum « Le Pérou du futur », organisé à Madrid à l’occasion de la première visite officielle en Espagne du nouveau président péruvien, Pedro Pablo Kuczynski. Il a profité de sa conférence pour annoncer que le deuxième trimestre de l’année 2017 serait excellent pour l’économie espagnole et devrait même faire mieux que le premier trimestre, au cours duquel notre voisin pyrénéen avait connu une croissance de son produit intérieur brut de 0,8 %.

Même si le gouvernement de Mariano Rajoy maintient, par prudence, une prévision de croissance de l’ordre de 2,7 % sur l’ensemble de l’année, il envisage depuis plusieurs mois de porter cette prévision à 3 % en raison de l’accélération de l’économie espagnole. Par ailleurs, sur le front de l’emploi, Luis de Guindos estime que les données des mois d’avril, mai et juin 2017 devraient être excellentes et que plus de 424 500 postes de travail devraient être créés durant la période, ce qui serait un record absolu – le précédent étant détenu par le deuxième trimestre de l’année 2005, alors que le boom de l’immobilier tirait toute l’économie espagnole.

Il est évident qu’il convient de rester mesuré face à de telles annonces, même s’il est tout aussi certain qu’elles sont sous-tendues par plusieurs indicateurs et qu’elles ne datent pas d’hier.

Source : http://economia.elpais.com/economia/2017/06/12/actualidad/1497261883_944169.html

La sécheresse menace cette année la moitié de l’Espagne

EMBALSE-ENTREPENAS-kbc--620x349@abc
Le niveau très bas du lac de retenue du barrage d’Entrepeñas, situé sur le cours du Tage, dans la province de Guadalajara, en Castille-La Manche (photographie : ABC)

Le mois de mai a été particulièrement sec et chaud dans une bonne partie de l’Europe, y compris en Espagne, et le niveau historiquement faible des précipitations a réduit le niveau des lacs de retenue, qui affichent désormais un taux de remplissage moyen de 54,2 %. C’est moins que l’année dernière, que les cinq et même que les dix années qui viennent de s’écouler, sauf dans quelques bassins hydrographiques précis (le bassin cantabrique oriental, le bassin du Tinto et de l’Odiel ou encore celui des zones intérieures de la Catalogne). Le sous-secrétaire d’État à l’Agriculture, à la Pêche, à l’Alimentation et à l’Environnement, Jaime Haddad, reconnaît lui-même que la situation est « préoccupante ».

La directrice générale de l’Eau, Liliana Ardiles, a toutefois voulu tempérer ce constat en expliquant que le pays ne devrait pas connaître de situation hydrologique dramatique d’ici au retour des pluies, à l’automne 2017. Le bassin hydrographique du Júcar et celui du Segura, dans le Sud-Est de l’Espagne (Communauté de Valence et Région de Murcie) n’ont néanmoins pas profité des pluies torrentielles qui sont tombées au printemps. Plusieurs zones cultivables ont été touchées, particulièrement celles qui concernent le secano (agriculture non irriguée). La situation a forcé le gouvernement à paralyser pour le moment tous les transferts hydrologiques (trasvases) entre bassins hydrographiques.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-falta-lluvia-pone-media-espana-alerta-o-emergencia-sequia-201706082239_noticia.html