L’Espagne se rapproche des trois millions de voitures produites en 2017

seat-martorell-1
Une chaîne de montage de la grande usine SEAT de Martorell, en Catalogne (photographie : Diario Motor)

L’Espagne va-t-elle parvenir à dépasser la barre symbolique des trois millions de véhicules produits en 2017 ? C’est ce que pensent de nombreux responsables du secteur et tous ceux qui s’intéressent de près au domaine de l’automobile dans le pays. Il suffirait que la tendance actuelle se poursuive dans les prochains mois pour que ce record soit battu, ce qui serait un signe très clair de la reprise économique dans le pays. Selon les données fournies par l’Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions (ANFAC), jusqu’à la fin du mois de mai 2017, notre voisin ibérique a produit 6,3 % de véhicules supplémentaires par rapport à la même période de l’année 2016.

Or, il suffirait d’une augmentation de 5,8 % sur l’ensemble de l’année pour dépasser la barre mythique des trois millions d’unités. À l’heure actuelle, l’Espagne fabrique 43 modèles différents, dont une vingtaine de façon exclusive, dans les dix-sept usines qu’elle accueille. C’est en 2000 que notre voisin pyrénéen a atteint le record toujours en vigueur aujourd’hui (3,03 millions de voitures, camions, utilitaires, etc.).

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8501374/07/17/Espana-apunta-a-un-record-historico-de-mas-de-tres-millones-de-coches-fabricados-este-ano.html

Le président du gouvernement espagnol annonce des investissements massifs dans le réseau routier

Rajoy-intenta-garantir-reforma-lestiba_1760234356_39756807_1500x999
Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna, au Congrès des députés (photographie : Mariscal, EFE et Ara) 

Ce vendredi 14 juillet, à l’issue du Conseil des ministres hebdomadaire, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a présenté au palais de La Moncloa, à Madrid, un plan d’investissement exceptionnel dans le réseau routier national. Fondé sur une collaboration entre le secteur public et le secteur privé (notamment les grandes multinationales espagnoles du domaine du bâtiment), ce plan devrait mobiliser 5 milliards d’euros et prévoit la création de 189 200 emplois directs ou indirects pendant trente ans. Il s’agit, selon les propres mots du président du Parti populaire (PP), de compléter au sein de la péninsule Ibérique le « réseau transeuropéen », de mettre fin à un certain nombre goulots d’étrangement, d’améliorer la sécurité des autoroutes, de réduire le bruit généré par le trafic et de diminuer la pollution.

L’Espagne espère pouvoir compter sur des participations financières de la Banque européenne d’Investissement (BEI) et de l’Union européenne, via le « plan Juncker ». Deux mille kilomètres de routes très empruntées seront concernés par ce plan et le gouvernement a annoncé que de tels travaux devraient entraîner un retour fiscal de 3 milliards d’euros. Plusieurs présidents directeurs généraux de grandes firmes de la construction (comme Florentino Pérez ou Esther Alcocer Koplowitz) ainsi que Julián Núñez, président de l’organisme regroupant les plus grandes entreprises du secteur (SEOPAN), et Jaime Lamo de Espinosa, président de l’association des compagnies du bâtiment non cotées en bourse (ANCI), étaient présents lors de cette conférence de presse.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-gobierno-presenta-plan-inversion-carreteras-creara-189200-empleos-201707141405_noticia.html

« Le tellure, minerai au cœur de la bataille des eaux territoriales entre le Maroc et l’Espagne ? »

e6224466798ae21b590f6a706700e7fe
Le roi du Maroc Mohammed VI (au centre) lors de la première visite officiel du nouveau couple royal espagnol dans son pays, en juillet 2014 (photographie : Foro Loco)

Cet article daté du 14 juillet dernier, écrit par Jazia El Hammari et publié sur le site marocain Yabiladi montre une autre dimension des disputes territoriales entre l’Espagne et le Maroc, en évoquant notamment la facette économique et technologique : https://www.yabiladi.com/articles/details/55570/tellure-minerai-coeur-bataille-eaux.html

Juan Manuel Bonet, directeur de l’Institut Cervantes, souligne l’impact économique de la langue espagnole

14865730733725
Le nouveau directeur de l’Institut Cervantes, Juan Manuel Bonet (à droite), aux côtés de la secrétaire générale ibéro-américaine, la Costaricaine Rebeca Grynspan (photographie : EFE et El Mundo)

Entré en fonction en février dernier, le nouveau directeur de l’Institut Cervantes (organisme chargé de la promotion internationale de la langue espagnole), Juan Manuel Bonet a défendu en ce mois de juillet l’impact économique de la langue espagnole dans le cadre d’un cours organisé à San Lorenzo de El Escorial, bourgade de la grande banlieue de Madrid. Il eu l’occasion de rappeler que, selon le rapport intitulé « La valeur économique de l’espagnol » (« El valor económico del español »), commandé par son prédécesseur, Víctor García de la Concha, l’espagnol génère à lui seul 16 % du produit intérieur brut (PIB) national, soit 164 milliards d’euros et 3,5 millions d’emplois. Il n’a d’ailleurs pas hésité à déclarer : « L’espagnol est l’actif économique le plus important des pays hispanophones ».

Il a par là même voulu préparer la réunion des directeurs des différents Instituts Cervantes du monde, qui aura lieu à Málaga (Andalousie) le 24 juillet prochain et regroupera environ soixante-dix personnes. L’objectif est désormais de renforcer la place de la langue de Cervantes dans certains pays non hispanophones où elle est déjà répandue (comme le Brésil), notamment par le biais d’expositions.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2017/02/08/589b4c1b22601d59558b45de.html

La limite des dépenses de l’État espagnol pour 2018 est approuvée par le Congrès des députés

5851a3d8386fd
Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, au Congrès des députés (photographie : Europa Press et Público)

Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy n’avait besoin que d’une majorité relative d’élus pour faire approuver la limite des dépenses (techo de gasto, littéralement, « plafond des dépenses ») de l’État pour l’année 2018, préalable indispensable au vote du budget. Cette limite atteindra un peu plus de 119 milliards d’euros, soit 1,3 % de plus qu’en 2016. Les négociations du Parti populaire avec Citoyens et avec le Parti nationaliste basque (PNV) ont été âpres mais ont permis à l’exécutif de poursuivre son ouvrage grâce au soutien de ces formations politiques. Cela signifie donc pour Mariano Rajoy un bol d’air après quelques semaines difficiles en raison de la révélation de plusieurs scandales de corruption et la réprobation de Cristóbal Montoro par le même Congrès des députés.

Le vote de ce « plafond des dépenses » offre au gouvernement la possibilité d’envisager plus sereinement l’élaboration du budget, dont un premier brouillon doit être envoyé pour examen à l’Union européenne d’ici à l’automne. Outre Citoyens et le PNV, les deux partis régionalistes canariens représentés à la chambre basse du Parlement (Coalition canarienne et Nueva Canarias) ont permis l’adoption de cette limite de dépenses par leur vote en faveur ou leur abstention. Le reste de l’opposition a voté contre.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-congreso-vuelve-alas-rajoy-aprobacion-techo-gasto-201707110032_noticia.html et http://www.abc.es/espana/abci-congreso-aprueba-techo-gasto-y-oxigeno-gobierno-201707112146_noticia.html

Le succès des usines espagnoles Citroën dure depuis 1958

Isla de Toralla en la ría de Vigo. Pontevedra.
Le littoral de la ville galicienne de Vigo, où se situe l’une des deux usines Citroën d’Espagne (photographie : Unitrips)

En 2016, les deux usines que la marque automobile française Citroën gère sur le territoire espagnol, situées à Vigo (Galice) et Villaverde (Communauté de Madrid), ont fabriqué 32 % des voitures produites par le groupe au niveau mondial, soit plus de 362 000 unités. Jusqu’au mois de mai 2017, la part espagnole dans la production internationale de voitures estampillées Citroën grimpe jusqu’à 34 %. Environ 60 % des modèles commercialisés par la marque et vendus outre-Pyrénées sont fabriqués sur place – il s’agit de la C4 Cactus, de la C4 Picasso, du Grand C4 Picasso, du Berlingo et de la C-Élysée. Approximativement 84 % des voitures Citroën fabriquées chez notre voisin ibérique sont destinés à l’export.

Le plan de développement des usines de Vigo et Villaverde reste important et l’histoire d’amour entre la marque aux chevrons et l’Espagne dure depuis 1958. Depuis lors, 11,6 millions de véhicules Citroën ont été fabriqués chez notre voisin pyrénéen. En espérant que cette histoire continue encore dans les prochaines décennies !

Source : http://www.abc.es/motor/economia/abci-2-cactus-espana-fabrica-32-por-ciento-produccion-mundial-citroen-201707071258_noticia.html#ns_campaign=rrss&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=cm-general&ns_fee=0

Programme et enjeux de la visite d’État du couple royal espagnol au Royaume-Uni

59539a634330f
Le roi Philippe VI (au centre) salue la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (à gauche), sous l’œil de la reine Letizia (photographie : Juan Carlos Hidalgo, EFE et Público)

C’est du 12 au 14 juillet prochains que se déroulera la visite d’État du roi Philippe VI et de la reine Letizia au Royaume-Uni, un voyage très attendu qui a été repoussé à deux reprises (une première fois en mars 2016, en raison de l’absence de gouvernement de plein droit en Espagne, et une seconde fois en juin 2017, en raison des élections générales anticipées au Royaume-Uni). Le couple royal espagnol atterrira à l’aéroport londonien de Luton le 11 juillet, avant d’entamer un marathon qui le mènera, entre autres, au palais de Buckingham (où il résidera durant ces quelques jours), au palais de Westminster (avec un discours de Philippe VI devant la Chambre des Communes et la Chambre des Lords réunies) ou encore à l’université d’Oxford. Le couple royal y rencontrera également des entrepreneurs et des scientifiques espagnols installés sur le sol britannique. C’est la première fois depuis 1986 que le roi d’Espagne et son épouse se rendent en visite d’État outre-Manche.

Au-delà du faste monarchique, les enjeux de ce voyage sont nombreux, notamment à la lumière de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (communément appelée Brexit). L’Espagne désire en effet que cette sortie soit négociée et se fasse en douceur afin de préserver ses intérêts économiques sur place. Le pays bénéficie largement du commerce bilatéral, puisqu’il enregistre un excédent de 8 milliards d’euros sur les 30 milliards d’euros d’échanges annuels entre les deux pays. Par ailleurs, le Royaume-Uni est le principal récepteur des investissements directs espagnols, avec un stock de 82,5 milliards d’euros en 2015. Les investissements espagnols permettent donc de maintenir 140 000 emplois au Royaume-Uni, pays qui est aussi le principal émetteur de touristes à destination de notre voisin ibérique (17,8 millions de visiteurs en 2016, soit un touriste sur quatre). L’on compte 130 000 Espagnols enregistrés auprès du consulat d’Espagne au Royaume-Uni et 300 000 Britanniques officiellement installés en Espagne (même si le chiffre réel approche probablement les 600 000 personnes).

Sources : http://royallifemagazine.co.uk/state-visit-king-queen-spain/ et http://www.lavanguardia.com/vida/20170705/423911979398/el-viaje-de-los-reyes-a-reino-unido-subrayara-el-deseo-de-espana-de-mantener-la-mejor-relacion-tras-el-brexit.html

Selon le Reputation Institute, la réputation internationale de l’Espagne s’améliore nettement

673733
Une plage de sable fin aux Canaries (photographie : 20 minutos)

Le dernier rapport en date émis par l’organisme privé Reputation Institute, qui s’intéresse à l’image des pays, des entreprises, des dirigeants, etc., montre que la renommée internationale de l’Espagne s’est grandement améliorée entre 2016 et 2017, à la faveur de la reprise économique et du retour à une certaine stabilité institutionnelle. Notre voisin ibérique est ainsi le treizième pays le mieux perçu au niveau mondial selon le classement que cet organisme réalise chaque année, avec 74,6 points (contre 82,8 points pour le premier de la liste, le Canada), soit une progression de quatre places. L’Espagne se place ainsi entre le Japon (76,5 points) et l’Italie (73,8 points).

L’augmentation du nombre de touristes, des investissements directs venus de l’étranger et des exportations a ainsi grandement favorisé notre voisin pyrénéen dans un classement qui prend surtout en compte les facteurs économiques. La révélation de ce rapport coïncide avec le cinquième anniversaire de la mise en place de la Marque Espagne par le gouvernement de Mariano Rajoy. Cette initiative, présidée par Carlos Espinosa de los Monteros, cherche à améliorer l’image de l’Espagne à l’international.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/07/05/595d076de2704ede7e8b45f5.html

Le dernier baromètre du CIS montre une nette augmentation de l’inquiétude des Espagnols face au terrorisme international

ical310584
Des agents de la police nationale espagnole lors d’une cérémonie solennelle en présence de la reine Letizia, en novembre 2015, à Madrid (photographie : ICAL et La Nueva Crónica)

Le dernier baromètre du Centre des Études sociologiques (CIS selon son sigle espagnol), organisme public, concernant les principales préoccupations des citoyens espagnols montre que le terrorisme international fait désormais partie de leurs dix premiers motifs d’inquiétude, puisqu’il est mentionné par 5,8 % des personnes interrogées en juin, contre 1,9 % lors du baromètre précédent. Il faut dire que cette étude a été menée du 1er au 9 juin, alors que le Royaume-Uni avait été touché par un attentat à Manchester et un autre à Londres.

Le chômage reste cependant, et de loin, la principale source de préoccupation de nos voisins ibériques, puisqu’il est mentionné par 71,2 % des sondés (deux dixièmes de moins qu’en mai). Le suivent la corruption (49,1 % en juin, contre 54,3 % en mai), les problèmes économiques du pays en général (21,7 %) et le monde politique en général (20,9 %). Le problème du séparatisme catalan est mentionné par à peine 1,2 % des personnes interrogées. Pour 3,1 % des sondés, la situation politique espagnole est bonne ou très bonne, contre 70,4 % qui la jugent mauvaise ou très mauvaise. 12 % d’entre eux pensent qu’elle va s’améliorer là où 23,1 % estiment qu’elle ne peut qu’empirer.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-preocupacion-terrorismo-internacional-dispara-201707051252_noticia.html

L’impôt sur le revenu baissera pour les ménages espagnols les plus modestes en 2018

soraya_rivear
La vice-président du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría (à droite), discute de façon informelle sur un plateau de télévision avec le président du parti Citoyens, Albert Rivera (au centre) – Photographie : EsDiario

Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, avait d’abord rejeté cette demande du parti Citoyens, faisant valoir que la consolidation fiscale et les impératifs venus de Bruxelles empêchaient d’aller plus loin en matière de baisse d’impôts. Finalement, un accord a été trouvé entre le gouvernement de Mariano Rajoy et la formation présidée par Albert Rivera afin de réduire de deux milliards d’euros l’impôt sur le revenu des ménages les plus modestes au cours de l’année 2018. C’est ce qu’a annoncé le secrétaire général de Citoyens, José Manuel Villegas, ce mercredi 5 juillet, se félicitant qu’un pacte de cette nature ait pu être passé avec le Parti populaire (PP).

Ce « soulagement fiscal » dont parle le parti, et qui est conforme à ses convictions libérales, est rendu possible par la bonne tenue de l’économie espagnole et par les perspectives de croissance du pays. Il doit par ailleurs permettre au gouvernement d’obtenir le soutien du parti Citoyens dans le prochain vote parlementaire concernant la limite des dépenses (techo de gasto) de l’État pour l’année à venir, prélude indispensable à l’approbation du budget de l’État.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-gobierno-pacta-ciudadanos-reducir-irpf-2000-millones-euros-201707051533_noticia.html