Les réservations hôtelières baissent sévèrement en Catalogne

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Des touristes font la queue devant une boutique du cours de la Grâce (Paseo de Gracia), à Barcelone (photographie : Albert Bertran et El Periódico)

Le mois d’octobre a été particulièrement néfaste pour la Catalogne à la suite du défi séparatiste qui a secoué la communauté autonome, notamment en matière économique. Le tourisme s’en est particulièrement ressenti et les premiers chiffres concernant les réservations hôtelières sur la période sont mauvais. C’est ainsi que l’occupation des chambres d’hôtel à Barcelone a chuté de 7 % et le chiffre d’affaires des responsables du secteur, de 13 % au cours du mois d’octobre 2017. Cette chute a même été de 40 % dans certains cas, ainsi que l’a révélé le président de la Corporation des Hôtels de la capitale catalane, Jordi Clos. Ces baisses sont d’autant plus préoccupantes que les prévisions étaient à l’origine très favorables pour le tourisme dans la communauté autonome, plus en tout cas que pour le mois d’octobre 2016.

Quant aux fêtes de fin d’année, elles pourraient ne pas être plus heureuses pour le secteur touristique catalan puisque les réservations pour la période sont en chute de 40 %. Pour Jordi Clos, c’est la situation politique générale de la Catalogne qui est en cause, au-delà même du séparatisme : grève des vigiles à l’aéroport de Barcelone, vandalisme contre les touristes, attentats islamistes des 17 et 18 août derniers, référendum du 1er octobreetc.

Source : http://www.elperiodico.com/es/barcelona/20171115/alerta-por-el-desplome-de-las-reservas-hoteleras-en-barcelona-6425565

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Les Émirats arabes unis commandent cinq avions militaires fabriqués à Séville

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L’intérieur de l’usine d’Airbus Military à Séville (photographie : ABC)

Les Émirats arabes unis sont officiellement devenus le vingt-septième pays à avoir commandé un ou plusieurs exemplaire(s) de l’avion de transport militaire C295 d’Airbus Military. Concrètement, ce sont cinq appareils qui seront construits dans les usines que la firme possède à Séville (Andalousie) et la compagnie dépassera ainsi les deux cents unités vendues de cet avion à succès. Ces aéronefs devront venir remplacer les six anciens C235 dont dispose l’aviation de cette monarchie du Golfe.

La livraison des cinq exemplaires commandés débutera au quatrième trimestre de l’année 2018 et le montant du contrat décroché par Airbus Military n’a pas été dévoilé au grand public. C’est à Tablada, dans la périphérie de Séville, que débute la construction de l’appareil (notamment de son fuselage), avant que les chaînes de montage de San Pablo ne prennent le relai. À l’heure actuelle, les trois principaux acheteurs du C295 d’Airbus Military sont l’Égypte (avec 24 unités), la Pologne (avec 17 unités) et le Canada (avec 16 unités).

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/emiratos-c295-22513.asp/

La Généralité de Catalogne a « oublié » de valider 152 millions d’euros de dépenses sociales

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L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont (photographie : Joan Cortadellas et El Periódico)

Ces derniers mois, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, et son gouvernement (Govern) ont malencontreusement « oublié » de valider 152 millions d’euros de dépenses sociales destinées à diverses entités sociales. Il faut dire que l’exécutif régional était tellement obnubilé par sa course vers l’abîme indépendantiste qu’il s’est très peu préoccupé de politique sociale – voire a mené un programme ouvertement antisocial. Ainsi un programme d’aides sociales enclenché en mars 2017, et qui devait être validé au plus tard le 20 juillet dernier, n’a jamais été pris en considération par le gouvernement catalan.

Le département régional au Travail, aux Affaires sociales et aux Familles devait s’en charger mais il est soupçonné depuis quelques semaines d’avoir détourné des sommes d’argent en faveur du processus séparatiste. De nombreux agents du service public, qui ont témoigné sous couvert d’anonymat par peur des représailles, ont reconnu auprès du journal conservateur ABC que le système de subventions publiques de la Généralité de Catalogne était dans tous les cas très perfectible.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-govern-puigdemont-olvido-152-millones-subvenciones-entidades-sociales-201711142322_noticia.html

Bisbille au sein du gouvernement espagnol sur la question des centrales thermiques

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La centrale thermique au charbon d’Andorra, en Aragon, est exploitée par l’entreprise Endesa (photographie : EFE et ABC)

La question de la fermeture des centrales thermiques en Espagne (notamment celles utilisant le charbon comme combustible) a été récemment relancée par la décision de la multinationale ibérique Iberdrola de cesser d’exploiter les deux dernières infrastructures de ce type qui lui appartiennent. Cette décision a été froidement reçue par le ministre de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Álvaro Nadal, d’autant qu’une telle nouvelle est arrivée quelques jours avant la divulgation du décret royal préparé par son Ministère concernant la fermeture progressive des centrales au charbon. Nadal est d’ailleurs l’un des rares partisans au sein du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) de la prolongation de leur durée de vie. Il s’oppose notamment sur cette question à la ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, laquelle s’est engagée à réduire presque totalement les émissions de particules polluantes dans l’atmosphère d’ici à 2050.

Il s’agit de l’une des conséquences de la signature des accords de Paris sur le climat. Pedro Iglesia, président de Carbunión, organisation patronale du secteur, a récemment rappelé que le charbon était la seule source d’énergie totalement propre à l’Espagne, qu’elle était bon marché, qu’elle garantissait la production d’électricité dans le pays et qu’elle pouvait accompagner la transition écologique de notre voisin ibérique. De son côté, le président de chacune des trois communautés autonomes concernées par l’extraction de charbon (Asturies, Castille-et-León et Aragon) est aussi vent debout contre l’agenda gouvernemental en la matière. Le Castillan Juan Vicente Herrera (PP) et l’Asturien Javier Fernández (Parti socialiste ouvrier espagnol) ont ouvertement fait part de leur mécontentement à l’égard d’Iberdrola. Quant à l’Aragonais Javier Lambán (PSOE), il s’est lui aussi montré inquiet en dépit des décisions prises par Álvaro Nadal. Derrière Iberdrola, d’autres firmes, comme Gas Natural Fenosa, risquent elles aussi de fermer leurs centrales au charbon.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-polemica-carbon-enfrenta-alvaro-nadal-y-isabel-garcia-tejerina-201711150207_noticia.html

Le tourisme et la politique du logement marquent les deux échecs du maire de Barcelone

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Le maire de Barcelone, Ada Colau, lors de l’inauguration du salon Smart City Expo, dans la cité comtale (photographie : Carles Ribas, Atlas et El País)

Alors que la liste Barcelone en Commun, soutenue par Podemos, a récemment décidé de rompre son pacte de gouvernement de la capitale catalane avec le Parti des Socialistes catalans (PSC), un regard en arrière aide à se rappeler les deux grands chantiers qui avaient permis à Ada Colau, actuel maire de la cité comtale, d’emporter une victoire serrée aux élections municipales de mai 2015 : la lutte contre le tourisme sauvage et incontrôlé d’un côté et une politique du logement plus digne pour les plus défavorisés de l’autre. Passée la mi-mandat, ces deux sujets sont de francs échecs pour le premier édile de Barcelone, qui ne dispose plus que d’onze conseillers municipaux sur quarante-et-un. La principale préoccupation des Barcelonais reste en effet l’impact des activités touristiques sur leur qualité de vie, tandis que l’accès au logement n’a pas été facilité pour la majorité des administrés d’Ada Colau.

La gestion du parc locatif de Barcelone par le maire de la ville a même provoqué des critiques à son encontre de la part de la Plateforme des Victimes de l’Hypothèque (PAH), association pourtant fondée par Ada Colau elle-même. C’est cette institution qui l’a rendue célèbre mais le premier édile barcelonais n’a pour le moment pas tenu promesse car elle n’a même pas fait achever le recensement des appartements vides, pas plus que l’index de référence de la location. Quant aux inégalités socio-économiques entre quartiers (l’un des autres grands chevaux de bataille d’Ada Colau), elle est loin d’être réglée. Des données qui corroborent la sensation de malaise que l’on peut ressentir lorsque l’on constate qu’une bonne partie du budget théoriquement alloué aux aides sociales n’a pas été utilisée.

Source : https://elpais.com/ccaa/2017/11/14/catalunya/1510684702_139019.html

L’objectif des trois millions de voitures construites en Espagne ne sera sans doute pas atteint à la fin de l’année

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L’usine automobile de la marque Volkswagen située en Navarre (photographie : Cinco Días)

Au cours de l’été 2017, l’Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions (ANFAC) s’était fondée sur les très bons chiffres du secteur automobile national enregistrés depuis le mois de janvier pour affirmer que le pays atteindrait sans nul doute les trois millions de véhicules construits à la fin de l’année. Ce mardi 14 novembre, cependant, le vice-président exécutif de l’institution, Mario Armero, s’est montré plus pessimiste, expliquant que cet objectif fixé il y a cinq ans serait probablement repoussé d’une année. Lors d’une conférence prononcée dans le cadre de la trente-deuxième Rencontre de l’Automobile, organisée à Barcelone par l’Institut supérieur d’Études de Commerce et le cabinet d’audit néerlandais KPMG, Armero a précisé que la production automobile espagnole devrait tourner autour des 2,8 millions de véhicules assemblées au 31 décembre prochain.

Plusieurs facteurs permettent de rendre compte de ce retournement de situation défavorable, notamment la baisse des ventes de voitures aux particuliers mais aussi la crise séparatiste en Catalogne – région qui continue à fabriquer de nombreux véhicules, même si sa première place lui a été ravie en 2016 par la Castille-et-León. Mario Armero a également vanté les décisions prises par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) entre 2012 et 2016 concernant le secteur automobile mais il a demandé un nouveau pacte pour ce pan capital de l’économie espagnole car les données ont, selon lui, changé depuis lors. L’absence de gouvernement en exercice durant 315 jours, entre 2015 et 2016, a également empêché l’exécutif de se préoccuper de ce secteur.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/11/14/companias/1510683292_864859.html

Des milliers d’habitants de l’Estrémadure manifestent à Madrid pour obtenir de meilleurs services ferroviaires

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Des manifestants agitent des drapeaux régionaux de l’Estrémadure sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Juan Carlos Hidalgo, EFE et El País)

Ils étaient sept mille selon les forces de police et quinze mille selon les organisateurs à manifester place d’Espagne, à Madrid, pour réclamer de meilleures infrastructures ferroviaires pour l’Estrémadure ce samedi 18 novembre. Il faut dire que cette communauté autonome est la moins bien gâtée du pays en la matière et subit la dure loi des revendications nationalistes basques ou catalanes, qui concentrent une bonne partie de l’attention des autorités nationales espagnoles. Quatre cents kilomètres séparent Madrid de Badajoz, l’une des capitales de province d’Estrémadure, et ils sont parcourus en six heures par des trains régulièrement en panne et qui fonctionnent au diésel. Ces rames ne disposent pas, par exemple, de service de restauration. Cela fait des décennies que les gouvernements centraux successifs, de droite comme de gauche, promettent à l’Estrémadure une amélioration de ses services ferroviaires mais jamais rien n’est fait concrètement.

Las d’attendre, les habitants de la région se sont unis par-delà les clivages politiques et sociaux traditionnels pour réclamer un « train digne » pour l’Estrémadure. Trois cents cinquante autobus sont ainsi arrivés dans la capitale espagnole pour que des habitants de la communauté autonome puissent participer à la manifestation. Le président de la RENFE (entreprise publique ferroviaire espagnole), Juan Alfaro, reconnaît volontiers que l’Estrémadure est très mal lotie. Les trains qui circulent entre Madrid et Badajoz ne dépassent jamais les 160 kilomètres par heure et peuvent descendre jusqu’à 30 kilomètres par heure. 

Source : https://elpais.com/elpais/2017/11/18/actualidad/1511007594_688450.html

La Catalogne a perdu plus de 4 000 travailleurs indépendants depuis le mois de juin

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Le président de l’Association des Travailleurs indépendants (ATA), Lorenzo Amor (photographie : EFE et Libre Mercado)

Selon les données divulguées le lundi 13 novembre par le président de l’Association des Travailleurs indépendants (ATA), Lorenzo Amor, la Catalogne a perdu plus de 4 000 travailleurs indépendants (trabajadores autónomos) depuis juin 2017 et 54 % des commerçants catalans assurent que leurs ventes ont chuté au cours des derniers mois. Face à ce panorama négatif, qui contredit de manière frontale les mensonges des indépendantistes, 63 % des travailleurs indépendants de Catalogne affirment que leur situation présente est « préoccupante ».

C’est à Málaga (Andalousie), à l’occasion d’un congrès chargé d’analyser la nouvelle loi de réforme des mesures urgentes pour le travailleur indépendant, que Lorenzo Amor a fait ces déclarations, ajoutant que la province de Málaga était la locomotive de toute l’Espagne en matière de création de postes de travailleurs indépendants. Il s’y crée en effet quatre fois plus de ces postes que la moyenne nationale et deux fois plus que la moyenne andalouse.

Source : https://www.libremercado.com/2017-11-14/cataluna-pierde-mas-de-4000-autonomos-desde-junio-1276609028/

L’Espagne est le troisième émetteur européen d’argent envoyé par des immigrés et expatriés

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Des immigrés équatoriens lors d’un marché solidaire à Madrid (photographie : El Universo)

Située derrière la France (qui a envoyé l’année dernière près de dix milliards d’euros) et le Royaume-Uni (un peu plus de sept milliards d’euros), l’Espagne est le troisième pays de l’Union européenne d’où sont parties en 2016 les plus grosses sommes d’argent envoyées par des immigrés et expatriés vers leur nation d’origine (souvent des pays latino-américains).

Concrètement, selon les données d’Eurostat, un peu plus de 6,7 milliards d’euros ont ainsi quitté le territoire espagnol l’année dernière ; à l’opposée, l’on retrouve la Bulgarie (9 millions d’euros), l’Estonie (46 millions d’euros) ou encore la Slovaquie (57 millions d’euros).

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/13/actualidad/1510588994_652343.html

L’Espagne va affronter une nouvelle saison froide avec des prix de l’électricité en hausse

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Au 31 octobre 2017, le lac de retenue du barrage de Barrios de Luna, dans la province de León (Castille-et-León), était à 7 % de sa capacité totale (photographie : Uly Martín, Atlas et El País)

En 2015, l’ancien système d’établissement des prix de l’électricité avait fait bondir la facture d’électricité des particuliers en Espagne. En 2016, la mise à l’arrêt pour maintenance et rénovation de plusieurs centrales nucléaires françaises avait aussi fait grimper le prix du kilowattheure. Cette année, c’est la sécheresse que subit le pays (particulièrement dans sa moitié septentrionale) qui va provoquer une hausse du tarif de l’énergie. En bref, il y a toujours une bonne raison pour que notre voisin pyrénéen connaisse au cours de la saison froide une explosion du prix de l’électricité. L’absence de précipitations soutenues durant l’été et l’automne 2017 ont en effet vidé les lacs de retenue de nombreux barrages, provoquant ainsi un renchérissement de l’énergie hydroélectrique (qui représente en moyenne un cinquième de l’énergie produite dans le pays) ou un report vers des sources alternatives (gaz, énergies renouvelables de type éolien ou solaire) plus chères.

Entre janvier et octobre 2017, la facture d’électricité des particuliers a déjà bondi de 12 % en Espagne tandis que le prix du gaz a connu une augmentation de 3,2 % à 4,5 %, selon des données fournies par le Ministère de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, dirigé par Álvaro Nadal. Avec des lacs de retenue globalement à 35,7 % de leur capacité, les conditions météorologiques semblent clairement en cause. Au mois d’octobre, la production hydroélectrique s’est d’ailleurs effondrée dans toute l’Espagne, puisque ce mois a été marqué par une production de 725 gigawatts, soit le chiffre le plus bas depuis que l’État espagnol tient des statistiques à ce sujet (c’est-à-dire depuis 1990). Le manque de vent a lui aussi paralysé une bonne partie des éoliennes du pays. Les principales compagnies de production d’électricité d’Espagne (Endesa, Iberdrola et Gas Natural Fenosa) ont aussi obtenu de très mauvais résultats financiers cette année pour les mêmes raisons.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/10/actualidad/1510335366_495010.html