Un portrait attribué à Diego Velázquez est vendu aux enchères mais ne pourra quitter l’Espagne

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Le tableau intitulé Portrait de petite fille ou Jeune immaculée est attribué à Diego de Velázquez (photographie : Abalarte Subastas)

Peint vers 1617 et attribué au célèbre peintre sévillan Diego Velázquez, le tableau intitulé Portrait de petite fille (Retrato de niña) ou Jeune immaculée (Joven inmaculada) est représentatif de la formation et de la jeunesse de l’artiste. Déclaré inexportable par le Ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport, dirigé par Íñigo Méndez de Vigo, il a été vendu ce mardi 25 avril par la maison madrilène de vente aux enchères Abalarte pour huit millions d’euros. Son propriétaire ne pourra donc pas lui faire quitter le pays.

Des représentants de l’État étaient présents dans la salle au moment de la mise en vente mais il semble que le gouvernement ait finalement décidé de ne pas acquérir cette œuvre. Íñigo Méndez de Vigo a cependant demandé à la Communauté de Madrid de la déclarer bien d’intérêt culturel afin de la protéger au mieux. Dans la foulée, le Ministère a d’ailleurs déclaré inexportable une petite sculpture intitulée Éros et Thanatos, datée du IIe siècle après Jésus-Christ et retrouvée sur le site archéologique de Clunia Sulpicia, située dans la province de Burgos (Castille-et-León).

Source : http://www.elimparcial.es/noticia/176858/cultura/el-retrato-inexportable-de-velazquez-vendido-por-8-millones-de-euros.html

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères propose un plan de rétrocession progressive de Gibraltar à l’Espagne

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L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo (à gauche), en compagnie du secrétaire d’État britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, Boris Johnson (photographie : El Español)

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo, s’était déjà distingué par le passé par ses sorties souvent tonitruantes contre les autorités britanniques à propos de Gibraltar, territoire de péninsule Ibérique dont la souveraineté devrait théoriquement revenir à l’Espagne mais qui est toujours occupé par le Royaume-Uni suite au traité d’Utrecht (1713). C’est l’une des raisons qui a motivé le président du gouvernement, Mariano Rajoy, à se séparer de lui en faveur d’Alfonso Dastis, en 2016.

Pourtant, le diplomate espagnol ne désarme pas et il a déclaré ce mercredi 26 avril qu’il avait conçu un plan permettant à son pays de récupérer le Rocher de Gibraltar (Peñón, selon la terminologie de notre voisin pyrénéen) en quatre ans. Il entend ainsi mettre en exergue l’idée selon laquelle le Brexit a replacé ce sujet dans le domaine des relations strictement bilatérales entre Madrid et Londres – ce dont s’était déjà bien rendu compte Alfonso Dastis. Profitant de la situation, l’Espagne pourrait, selon lui, procéder à une « hongkongisation de Gibraltar » en prônant un statut de co-souveraineté hispano-britannique sur le Rocher en matière d’affaires étrangères, de défense et de gestion des frontières. L’idée serait ensuite d’attirer les Gibraltariens en leur octroyant la citoyenneté espagnole, un statut d’autonomie comparable à celui des autres communautés autonomes et un régime économique spécial.

Ce plan passe toutefois à côté de l’essentiel, puisque Gibraltar est non seulement une colonie britannique en plein territoire espagnol mais c’est aussi une plaque tournante de tous les trafics possibles et imaginables ainsi que de nombreux délits financiers. Ce cancer dans le Sud de l’Andalousie appauvrit considérablement les zones limitrophes, ne respecte pas les directives environnementales au niveau européen et favorise une forte évasion fiscale. Un régime économique spécial ne permettrait en rien de lutter contre ces fléaux.

Source : http://gaceta.es/noticias/los-calculos-margallo-gibraltar-cuatro-anos-estaremos-ahi-26042017-1748

Un nouveau satellite espagnol permet d’affiner les prévisions météorologiques

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Le satellite PAZ, conçu par l’Espagne et utilisé dans le cadre des prévisions météorologiques (photographie : EFE, ESA et Marca España)

L’Institut espagnol des Sciences de l’Espace (ICE-CSIC), assisté de l’Institut des Études spatiales de Catalogne (IECC-CSIC), va mener de nouveaux tests d’ici à la fin de l’année 2017 grâce au satellite espagnol PAZ (littéralement, « paix »), créé dans le cadre du Programme national d’Observation de la Terre par Satellite. L’objectif de ces expériences, dirigées par Estel Cardellach, est de se servir de la technologie GPS afin de mieux prévoir le temps qu’il fera dans une région donnée. Les signaux envoyés par ce satellite doivent en effet mieux évaluer le profil des précipitations intenses.

À terme, si cette technique est éprouvée, elle offrira de nouvelles possibilités en matière de prévision et de modélisation des épisodes orageux et des averses violentes, avec une évaluation accrue des possibles dégâts et des mesures à prendre de la part des autorités. L’entreprise espagnole qui a conçu le satellite, Hisdesat, est aussi de la partie aux côtés de la NASA.

Source : http://www.larazon.es/tecnologia/tecnologia-espanola-para-acertar-en-el-pronostico-del-tiempo-GK14969492

La RENFE va de nouveau investir massivement dans les trains espagnols

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Le ministre espagnol de l’Équipement, Íñigo de la Serna (photographie : IBM)

La reprise économique observée en Espagne depuis plusieurs années s’est partiellement traduite ces derniers mois par un retour (encore timide) à l’investissement public, notamment en matière d’infrastructures. Le réseau ferroviaire espagnol en est le principal bénéficiaire et la compagnie nationale espagnole RENFE va de nouveau dépenser une grosse somme d’argent afin de renouveler et d’agrandir la flotte de trains du pays.

C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Équipement, Íñigo de la Serna, dans le cadre d’un forum organisé à Madrid par le quotidien conservateur ABC ainsi que les entreprises Deloitte et Ferrovial. Il a expliqué qu’en 2018, l’État espagnol allait miser sur les trains de banlieue (cercanías) et les trains régionaux afin d’en améliorer l’accessibilité, la fréquence et l’impact environnemental. Ce plan suit un vaste programme de renouvellement des trains à grande vitesse (AVE) d’un montant de plus d’un milliard d’euros.

Source : http://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/04/26/companias/1493220689_173676.html

L’Espagne perd des habitants pour la cinquième année consécutive

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Une carte représentant les densités de population en Espagne (photographie : El Blog del Maestro Raúl)

Selon les données fournies ce mercredi 26 avril par l’Institut national des Statistiques (INE), la population espagnole s’établit au 1er janvier 2017 à 46 539 026 habitants exactement, soit 17 982 personnes de moins qu’au 1er janvier 2016. Au sein de cette population, 41 989 168 habitants sont détenteurs de la nationalité espagnole, tandis que 4 549 858 personnes sont de nationalité étrangère, soit 9,8 % du total. C’est la cinquième année consécutive que notre voisin pyrénéen perd des habitants, phénomène qui est l’une des conséquences de la crise économique de 2008 mais aussi de la démographie faiblissante dans le pays.

Il faut cependant noter que le nombre d’habitants possédant la nationalité espagnole a augmenté au cours de l’année dernière de 0,1 % (50 741 personnes) tandis que les personnes de nationalité étrangère ont baissé de 1,5 % (68 723 personnes). C’est donc pour l’essentiel le départ des étrangers qui motive cette baisse démographique – et non pas un exode massif d’Espagnols comme nous le vend parfois la presse française. Au sein de la population, 51,1 % des habitants sont des femmes tandis que 86,8 % des personnes résidant outre-Pyrénées y sont nées.

Tout comme en 2016, les trois communautés autonomes les plus peuplées sont, dans l’ordre décroissant, l’Andalousie, la Catalogne et la Communauté de Madrid, tandis que les trois autonomies les moins peuplées sont, dans l’ordre croissant, La Rioja, la Cantabrie et la Navarre.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-espana-pierde-poblacion-quinto-consecutivo-201704261138_noticia.html

Une productivité très disparate selon les régions espagnoles

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (à gauche) et la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes (photographie : El Periódico)

Sans grande surprise, la productivité espagnole est très disparate en fonction des communautés autonomes considérées et le classement des autonomies en fonction de ce critère n’offre pas non plus de bouleversement par rapport à ce qui peut être attendu. Établi par l’Institut valencien des Recherches économiques (IVIE) et la fondation de la banque BBVA, ce classement compare ainsi l’investissement public dans chaque région à l’apport économique total de ladite région au sein du pays. Un déséquilibre en faveur du premier élément montre ainsi une productivité plus faible.

La Communauté de Madrid et le Pays basque sont en tête de course, là où l’Estrémadure et la Castille-La Manche ferment la marche. Un décalage qui tient à de nombreux facteurs sans doute plus économiques et structurels que véritablement politiques, même si certains veulent y voir un exemple de la réussite du Parti populaire (PP) et de l’échec du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Source : https://intereconomia.com/economia/macroeconomia/las-comunidades-donde-gobierna-psoe-las-menos-productivas-espana-20170410-1748/

Le formidable essor de l’exportation des services espagnols

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La ville d’Almería, symbole d’une Andalousie touristique et génératrice de services (photographie : Turismo en fotos)

Les exportations espagnoles ont connu ces dernières années, alors que le pays n’est pas encore complètement tiré de la crise économique de 2008, un essor tout à fait impressionnant qui a pris de court un certain nombre d’observateurs internationaux ou ibériques. Au sein de ces exportations, celles qui concernent les services se sont particulièrement distinguées et concernent de nombreux secteurs : tourisme, télécommunications, services professionnels, ingénierie, services informatiques, etc.

Dans une analyse publiée par l’Institut royal Elcano (groupe de réflexion sis à Madrid), Enrique Fanjul revient sur ce phénomène en rappelant qu’en 2016, l’Espagne était le onzième pays au monde en matière d’exportation de services. L’année dernière, notre voisin pyrénéen représentait 2,7 % des exportations de services au niveau mondial et avait connu une croissance de 7,6 % dans le domaine, largement au-dessus de la moyenne internationale (0,1 %). Par ailleurs, depuis 2007, l’Espagne exporte moins de services touristiques que de services d’autres natures, ce qui casse le mythe d’un pays entièrement tourné vers le soleil et l’accueil des vacanciers. Enrique Fanjul appelle toutefois l’État espagnol à davantage prêter attention à cette catégorie d’exportations, qui a traditionnellement moins concentré les regards que l’exportation de marchandises.

Source : http://www.blog.rielcano.org/auge-de-la-exportacion-de-servicios/

La grande vitesse ferroviaire espagnole fête son quart de siècle

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Un train à grande vitesse espagnol (AVE) en gare de Séville-Sainte-Juste (photographie : Savh)

357 millions : c’est le nombre de passagers qui ont eu recours au service du train à grande vitesse espagnol (AVE, sigle signifiant à la fois « Grande Vitesse espagnole » et « Oiseau ») depuis la mise en service de sa première ligne, entre Madrid et Séville, il y a vingt-cinq ans. Le 14 avril 1992 circulait ainsi pour la première fois ce fleuron de la technologie ibérique, à l’occasion de l’Exposition universelle qui se déroulait la même année dans la capitale andalouse. L’introduction de ce nouveau mode de transport a permis à l’Espagne d’adapter son système ferroviaire à celui en vigueur dans le reste de l’Europe occidentale, notamment en termes de largeur de voie.

Vingt-sept provinces espagnoles représentant 67 % de la population du pays sont désormais desservies d’une façon ou d’une autre par la grande vitesse ferroviaire chez notre voisin pyrénéen. Une vraie réussite qui a aussi imposé de très lourds investissements dans l’un des pays les plus élevés d’Europe (derrière la Suisse et l’Autriche) mais qui a permis à ce véhicule de circuler à une vitesse moyenne de 222 kilomètres par heure, soit mieux qu’au Japon (218 kilomètres par heure) ou en France (216 kilomètres par heure).

Alors qu’un certain nombre de voies sont toujours en construction (notamment vers la Galice, le Pays basque, l’Estrémadure et la Région de Murcie), le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé un effort budgétaire supplémentaire de l’ordre de 500 millions d’euros afin d’acheter quinze nouvelles rames de train qui se déplaceront sur ce réseau spécifique. La réussite de l’AVE se traduit également par l’obtention d’importants contrats à l’étranger dans le domaine de la grande vitesse ferroviaire et, plus largement, dans le domaine du transport par train. Le projet le plus connu qui soit mené par un consortium ibérique est probablement celui du « TGV des pèlerins », entre La Mecque et Médine. Mais l’Espagne s’est aussi positionnée dans d’autres pays, comme la Turquie (AVE entre Istanbul et Ankara, en circulation depuis 2014) ou la Russie (train Talgo entre Moscou et Berlin, en circulation depuis 2016). L’Allemagne, la Belgique ou les États-Unis d’Amérique ont eux aussi récemment placé leur confiance dans des constructeurs espagnols.

Sources : http://www.abc.es/economia/abci-espana-exporta-alta-velocidad-mundo-201704210414_noticia.html, http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-celebra-25-anos-defensa-cohesion-espana-juntos-somos-mejores-201704211210_noticia.html, http://www.abc.es/economia/abci-tren-cambio-espana-cumple-25-anos-201704202312_noticia.html et http://www.abc.es/economia/abci-modernizar-flota-trenes-permitira-ofrecer-nuevos-destinos-201704210415_noticia.html

La Semaine sainte établit de nouveaux records touristiques en Espagne

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La procession de Jésus le Nazaréen de Medinaceli, l’un des moments forts de la Semaine sainte à Madrid (photographie : Ticketea)

Comme cela avait été prévu par de nombreux organismes espagnols ou étrangers, la Semaine sainte 2017 a été, pour notre voisin pyrénéen, un excellent cru touristique et a battu des records en la matière. Le taux d’occupation des hôtels et des logements mis à disposition des visiteurs étrangers a ainsi dépassé les 90 % au niveau national. Les îles Canaries (91,2 %) et la Catalogne (89,8 %) sont en tête dans le classement régional, suivies de l’Andalousie (88,7 %) et de la Communauté de Valence (87,4 %). La Galice (76,5 %) et la Cantabrie (85,2 %) ont connu des augmentations spectaculaires de leur fréquentation hôtelière par rapport à l’année dernière. Certaines villes, comme Barcelone, Séville et Grenade, ont largement tiré leur épingle du jeu avec un taux qui dépassait là aussi les 90 %.

Le tourisme rural a bien fonctionné dans un certain nombre d’autonomies qui ont dépassé le taux d’occupation moyen de 75 % : Catalogne, Aragon, Navarre, La Rioja, Pays basque, Cantabrie, Asturies, Galice ainsi que Castille-et-León. Madrid a elle aussi connu une saison touristique exceptionnelle, à tel point que les entrepreneurs du secteur demandent désormais à la municipalité et à la communauté autonome la mise en place d’une taxe touristique afin de pouvoir réguler l’afflux de touristes, à l’image de ce qui se fait à Londres, Rome ou Paris.

Sources : http://www.elimparcial.es/noticia/176473/economia/semana-santa-de-record-turistico.html et http://www.abc.es/espana/madrid/abci-semana-santa-record-madrid-201704170114_noticia.html

L’Espagne veut se positionner en Asie en utilisant notamment les atouts de la monarchie

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Le couple royal espagnol (à gauche) reçu à son arrivée au Palais impérial de Tokyo par le couple impérial japonais (photographie : Maison de Sa Majesté le Roi)

Plutôt tournée vers l’Ouest, et notamment vers le continent américain en général et l’Amérique latine en particulier, l’Espagne est encore relativement peu présente en Asie (tout particulièrement en Extrême-Orient) au regard de son poids économique et démographique. C’est justement pour tenter de positionner l’Espagne dans la région que le gouvernement de Mariano Rajoy cherche à utiliser les atouts de la monarchie, qui offre de grandes possibilités à la diplomatie de notre voisin pyrénéen. C’est pourquoi le couple royal espagnol était cette semaine en visite d’État au Japon, déplacement qui avait été prévu en 2016 mais avait dû être annulé en raison du blocage parlementaire que connaissait alors le pays. Ce voyage devait initialement inclure la Corée du Sud, mais un tel séjour n’a pas été reprogrammé en même temps que celui au Japon étant donné l’instabilité politique que traverse aujourd’hui le Pays du Matin Frais.

Le Japon est aujourd’hui le deuxième partenaire économique de l’Espagne en Asie après la Chine. Notre voisin exporte vers l’archipel des biens et services à hauteur de 2,4 milliards d’euros, tandis que les importations espagnoles depuis le Japon atteignent les 3,6 milliards d’euros. Par ailleurs, de nombreuses entreprises japonaises sont sises en péninsule Ibérique et près de 700 000 touristes nippons ont visité l’Espagne l’année dernière (ce qui en fait la troisième destination touristique favorite du Japon en Europe après l’Allemagne et la France). Les réunions qui se sont tenues durant cette visite reprogrammée ont permis de nouer des liens encore plus solides entre les deux nations mais aussi de signer tout un ensemble d’accords de diverses natures, notamment en matière culturelle et économique.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/04/06/58e547f8468aeb09208b4677.html