Le gouvernement espagnol va réfléchir à une interdiction totale du glyphosate

La ministre espagnole de la Transition écologique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EP et ABC

Alors qu’elle a subi un nouveau revers judiciaire aux États-Unis d’Amérique il y a quelques jours, la firme américaine de biotechnologies agricoles Monsanto (détenue par le géant allemand de la chimie Bayer) est dans la tourmente dans la plupart des pays du monde. En Espagne, la ministre de la Transition écologique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), affirme que le gouvernement de Pedro Sánchez réfléchira prochainement à une interdiction totale du glyphosate, composé chimique qui entre dans la production de nombreux pesticides commercialisés par Monsanto.

Cette molécule semble en effet responsable de l’apparition de cancers chez ceux qui l’ont utilisé de façon régulière et prolongée. C’est lors de sa participation au Forum Petersberg de Berlin (Allemagne) que Ribera a fait cette annonce, expliquant qu’elle préférait appliquer le principe de précaution en l’absence de consensus scientifique absolu en la matière. Elle suivrait également les recommandations de l’Agence européenne pour la Sécurité alimentaire (EFSA) et pour les Substances chimiques (ECHA).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-ribera-quiere-gobierno-estudie-prohibicion-glifosato-201905142018_noticia.html

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Madrid fait partie des 50 villes les plus intelligentes au monde

La Puerta del Sol, centre névralgique de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Selon le classement des principales villes intelligentes (smart cities, en anglais) au monde IESE Cities in Motion (littéralement, « Villes en mouvement ») – c’est-à-dire des métropoles connectées qui ont le plus recours aux nouvelles technologies pour améliorer le quotidien de leurs habitants et être les mieux gérées possibles -, Madrid fait partie des cinquante premières villes dans le domaine. Elle atteint précisément le vingt-quatrième rang, notamment grâce à sa durabilité et à son portail citoyen en ligne Madrid Decide (littéralement, « Madrid Décide »).

Plusieurs autres métropoles espagnoles figurent elles aussi dans ce classement :

  • Barcelone (Catalogne), à la 28e place ;
  • Valence (Communauté de Valence), à la 61e place ;
  • Séville (Andalousie), à la 76e place ;
  • Málaga (Andalousie), à la 80e place ;
  • Palma de Majorque (îles Baléares), à la 88e place ;
  • Saragosse (Aragon), à la 101e place ;
  • La Corogne (Galice), à la 102e place ;
  • Murcie (Région de Murcie), à la 105e place ;
  • et Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), à la 107e place.

Source : https://madridsecreto.co/madrid-esta-en-el-top-50-de-las-ciudades-mas-inteligentes-del-mundo/?fbclid=IwAR3PvoUTRJpfaNv9AWMakIt5dnaf-k9QQkUQNMLjw0g-M1S-8mBDrq3d-B0

La cathédrale de Valence, en danger à cause des termites

Une zone affectée par les termites dans la cathédrale de l’Assomption-de-Notre-Dame de Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : AVAN et ABC)

Chef-d’œuvre de l’architecture religieuse du bassin méditerranéen mêlant divers styles (dont le roman et le gothique), la cathédrale de l’Assomption-de-Notre-Dame de Valence (Communauté de Valence) est aujourd’hui menacée par une invasion de termites qui rongent tous les éléments en bois qu’elles rencontrent, dont les poutres du bâtiment. Selon l’architecte-restaurateur en charge du monument, Salvador Vila, il existe aujourd’hui un risque d’effondrement d’une partie du temple, du côté de la Loge des Chanoines.

Vila tire aujourd’hui la sonnette d’alarme car cela fait plusieurs années que le budget prévu pour l’extermination des termites et la consolidation de l’ensemble n’a pas été validé par le Département régional à la Culture. Il a fallu poser des étais provisoires afin de soutenir les poutres de 45 centimètres de largeur attaquées par les insectes car elles sont aujourd’hui dans un très mauvais état.

Source : https://www.abc.es/espana/comunidad-valenciana/abci-catedral-valencia-alerta-riesgo-colapso-fachada-renacentista-termitas-201905131757_noticia.html

Pour la première fois, Madrid s’impose à Barcelone dans le domaine de l’organisation des congrès internationaux

Une vue de la ville de Barcelone, en Catalogne (photographie : Dreamstime et Expansión)

Haut lieu du tourisme étranger, la ville de Barcelone (Catalogne) est traditionnellement la principale en Espagne pour ce qui est de l’organisation du plus grand nombre de congrès professionnels internationaux. Pourtant, en 2018, la capitale catalane s’est fait dépasser par Madrid, selon les données fournies par l’Association internationale des Congrès et des Conventions (ICCA, selon son sigle en anglais).

Concrètement, l’année dernière, Barcelone a accueilli 163 événements de ce type, soit une chute de 16,4 % par rapport à l’année 2017, même si le nombre de congressistes est resté assez stable (environ 135 000 participants). Madrid, de son côté, est devenue la première commune de notre voisin ibérique pour le nombre de congrès et conventions accueillis.

Elle est également la troisième ville d’Europe en la matière, derrière Paris (France) et Vienne (Autriche). Au niveau national, l’Espagne a vu le nombre de congrès organisés progresser de 5,5 % en un an, avec 595 manifestations de cette nature. Ces chiffres font de notre voisin pyrénéen le troisième pays au monde en la matière derrière les États-Unis d’Amérique et l’Allemagne.

Source : http://www.expansion.com/catalunya/2019/05/13/5cd9986622601d22108b4584.html

La Sécurité sociale espagnole pourrait récupérer les 20 millions de cotisants d’ici juin 2019

Un bureau pour l’emploi de la Communauté de Madrid (photographie : El Economista)

Selon un rapport élaboré par le syndicat professionnel des agences de placement Asempleo et révélé aux médias en ce mois de mai 2019, la Sécurité sociale espagnole (Seguridad Social) devrait récupérer les 20 millions de cotisants d’ici au mois de juin prochain, avec un taux de croissance de l’emploi d’environ 2,5 % par mois. Ce taux est certes inférieur à ce qui avait été enregistré lors des dernières années (environ 3 % par mois en moyenne) mais restera soutenu, d’après ces prévisions.

Asempleo prévoit pour l’ensemble de l’année 2019 la création de 460 000 postes de travail outre-Pyrénées, soit une croissance de 2,4 % par rapport à l’année 2018 et un taux final qui devrait s’élever, au 31 décembre prochain, à 13,8 %. De fait, selon le président d’Asempleo, Andreu Cruañas, le comportement du marché de l’emploi en Espagne sur les premiers mois de 2019 a agréablement surpris le patronat après une fin d’année 2018 plus difficile.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/9873988/05/19/Espana-recuperara-en-junio-los-20-millones-de-ocupados-por-primera-vez-en-11-anos-segun-Asempleo.html

La ruée vers le lithium en Espagne (et au Portugal)

Des manifestants agitent une banderole « Non à la mine » à Cáceres, en Estrémadure (photographie : Plateforme Sauvons la Montagne de Cáceres et El Confidencial)

De la province de Cáceres (Estrémadure) à celle de Pontevedra et Orense (Galice) en passant par l’Est du Portugal se trouvent de vastes réserves de lithium, métal alcalin indispensable pour la fabrication des batteries des voitures électriques, à l’heure où les pays développés cherchent à abandonner les énergies fossiles. De fait, dès 2020, la plus grande mine de lithium d’Europe ouvrira ses portes à Cepeda, au Portugal, à dix kilomètres de la frontière espagnole.

Les prospections vont également bon train du côté espagnol mais les associations d’écologistes et de voisins sont vent debout contre la possible exploitation de cet élément chimique. Les communes de Cáceres, Fornelos de Montes, Cercedo-Cotobad, La Lama, Forcarey (province de Pontevedra), Avión, Beariz, Boborás et Irijo sont concernées par de telles prospections et sont également l’objet d’une contestation populaire.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/galicia/2019-05-13/fiebre-litio-ilusion-alarma-gran-filon-galicia_1995558/

Un groupe privé cherche à rénover la maison natale de Diego de Velázquez à Séville

L’une des dépendances de la maison natale du peintre espagnol Diego de Velázquez, à Séville, en Andalousie (photographie : Cristina Gómez et ABC)

Il s’agit de l’une des très rares maisons populaires du XVIe siècle encore debout à Séville, capitale de l’Andalousie : celle où est né le célèbre peintre espagnol Diego de Velázquez (1599-1660), notamment connu pour le tableau Les Ménines. Un groupe de cinq investisseurs sévillans, dirigé par l’écrivain et journaliste Enrique Bocanegra, a racheté l’immeuble du centre de la ville, situé non loin de la place Saint-Pierre, où a également été baptisé l’artiste.

L’objectif de ce groupe privé est de rénover le lieu pour en faire un vaste musée dédié au peintre, sur le modèle de la maison de Mozart à Salzbourg (Autriche), de celle de Rubens à Anvers (Belgique), celle de Shakespeare à Stratford-upon-Avon (Royaume-Uni) ou de celle de Rembrandt à Amsterdam (Pays-Bas). Face à l’inaction de la Junte d’Andalousie et de la municipalité de Séville, ces investisseurs font désormais appel aux dons des particuliers pour faire aboutir leur projet. Ils collaborent pour ce faire avec l’organisme culturel Hispania Nostra.

Cet immeuble de deux étages s’étend sur une superficie de 590 mètres carrés. Son acquisition s’inscrit par ailleurs dans un vaste mouvement de mise en valeur des demeures des artistes espagnols en général et andalous en particulier. Ces dernières années, des projets ont été lancés ou menés à bien concernant la maison du poète Luis Cernuda (1902-1963) ou du peintre Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682).

Source : https://sevilla.abc.es/cultura/sevi-casa-natal-velazquez-sevilla-recurre-micromecenazgo-ante-pasividad-autoridades-201905120049_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

L’Espagne cesse d’être le pays de l’Union européenne avec le plus de succursales bancaires par habitant

La présidente directrice générale de la Banque Santander, l’Espagnole Ana Patricia Botín (photographie : EFE et El Confidencial)

Avant la crise économique de 2008, l’expansion du secteur bancaire en particulier et financier en général outre-Pyrénées avait entraîné une multiplication des succursales des principales banques et caisses d’épargne dans toute l’Espagne, à tel point que notre voisin ibérique était devenu le premier pays de l’Union européenne pour le nombre de banques par habitant. Les grandes firmes bancaires d’Espagne ont toutefois entamé ces dernières années un processus de fermeture de nombreuses succursales, les dernières annonces en date en ce sens ayant été faites par Santander (sise à Santander, capitale de la Cantabrie) et CaixaBank (sise à Valence, dans la Communauté de Valence).

À elles deux, ces entreprises cherchent à passer un pacte avec les syndicats de travailleurs pour fermer environ 1 900 succursales dans tout le pays. À la fin de l’année 2019, le secteur bancaire espagnol pourrait ainsi disposer de 24 000 succursales, contre 46 000 avant la crise. C’est ce qui explique que l’Espagne ait officiellement cessé d’être la nation membre de l’Union européenne avec le plus de succursales bancaire par tranche de 10 000 habitants. La moyenne de l’organisation est d’environ 4 à 4,5 banques pour 10 000 habitants et notre voisin ibérique en est désormais à un taux de 5,14 pour 10 000, derrière la France (5,53) et Chypre (5,34).

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2019-05-12/espana-pais-eres-recortes-santander-caixabank_1985014/

Des chercheurs madrilènes conçoivent un moteur à plasma novateur

Le prototype du moteur à plasma espagnol, baptisé Alphie, à l’Université polytechnique de Madrid (photographie : Innovadores et La Razón)

Des chercheurs du Laboratoire des Plasmas – intégré dans le département de physique appliquée à l’ingénierie aéronautique et navale de l’École technique supérieure d’Ingénierie aéronautique et de l’Espace (ETSIAE) de l’Université polytechnique de Madrid (UPM) – ont créé Alphie (sigle signifiant Alternative Low Power Hybrid Ion Engine). Il s’agit d’un propulseur à ions qui doit permettre de lancer de petits satellites en orbite autour de la Terre.

Ce type de propulsion électrique par plasma offrirait la possibilité de réduire grandement les coûts de lancement des satellites gravitant en orbite basse (entre 200 et 2 000 kilomètres d’altitude). Un tel projet a été également soutenu par la multinationale espagnole Aernnova Aerospace, sise à Vitoria, capitale de la province d’Alava (Pays basque).

Source : https://innovadores.larazon.es/es/not/un-motor-de-plasma-espanol-para-propulsar-satelites-espaciales

Madrid devient la capitale espagnole de la musique sur scène au détriment de Barcelone

Un concert à Madrid (photographie : Madrid es Noticia)

Pour la première fois depuis qu’il existe des statistiques fiables à ce sujet, en 2018, Madrid est devenue la capitale espagnole de la musique sur scène, place traditionnellement occupée par Barcelone (Catalogne). L’année dernière, la capitale a en effet représenté 22,75 % du chiffre d’affaires des spectacles musicaux en direct dans le pays, contre 21,56 % pour la principale ville catalane, soit une différence de 4 millions d’euros environ.

Ces données ont été fournies par la Société générale des Auteurs et des Éditeurs (SGAE) dans son annuaire de 2019. Madrid bénéficie de la présence de nombreuses salles de concert sur son territoire, notamment du WiZink Center, qui peut accueillir jusqu’à 17 500 spectateurs environ dans sa configuration à 360 degrés. L’année dernière, pas moins de 179 événements y ont été organisés, dont 93 concerts, soit un record historique.

Source : https://www.madridesnoticia.es/2019/05/madrid-facturacion-conciertos/