L’Espagne a connu une année 2017 record du point de vue des exportations

AEC_001
Une usine aéronautique en Andalousie (photographie : Andalucía Economía)

Tout au long de l’année 2017, l’Espagne a exporté pour plus de 277 milliards d’euros de marchandises, soit une croissance de 8,9 % par rapport à l’année 2016, ce qui représente un record absolu depuis que notre voisin ibérique élabore des statistiques fiables à ce sujet. En dépit de cette excellente nouvelle, le déficit commercial espagnol s’est creusé puisque les importations ont elles aussi grandement augmenté l’année dernière (+ 10,5 %) pour atteindre plus de 301 milliards d’euros.

Le taux de croissance des exportations espagnoles sur l’année écoulée a dépassé celui de la moyenne de la zone euro et de l’Union européenne mais aussi celui des États-Unis d’Amérique, de l’Italie, de l’Allemagne, de la France et de la Chine. Parmi les grandes économies mondiales, seuls le Royaume-Uni et le Japon ont fait mieux en la matière. Les ventes espagnoles à l’étranger ont légèrement crû dans le domaine automobile (+ 0,1 %) et ont surtout connu une augmentation en matière de biens d’équipement (+ 9,2 %) mais aussi dans l’industrie agroalimentaire (+ 6,3 %), le secteur de la chimie (+ 7,8 %) et des biens de consommation (+ 9,7 %).

En 2017, les principaux clients internationaux de l’Espagne se sont surtout concentrés dans l’Union européenne (65,7 % des exportations totales) et la zone euro (51,6 %). Les ventes vers les autres régions ont cependant augmenté de 10,6 %, avec une croissance particulièrement robuste pour l’Argentine, le Nigeria, la Chine, l’Australie, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, le Mexique, le Canada, la Turquie et les États-Unis d’Amérique. Les communautés autonomes qui ont connu la plus forte augmentation dans leurs ventes à l’étranger sont les îles Baléares (+ 59 %), les îles Canaries (+ 26,6 %) et l’Andalousie (+ 20,5 %). Cette dernière est d’ailleurs devenue la deuxième région exportatrice d’Espagne, derrière la Catalogne et devant la Communauté de Madrid.

Sources : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2018/200218comercio_ext.aspx et http://www.lavanguardia.com/local/sevilla/20180220/44937139835/andalucia-se-situa-por-primera-vez-como-segunda-ccaa-exportadora-al-cerrar-2017-con-casi-31000-millones.html

Publicités

SEAT présentera cette année ses résultats à Madrid

seat-martorell-kJdG--1240x698@abc
Le siège de la marque automobile espagnole SEAT, situé à Martorell, dans la banlieue de Barcelone (photographie : EFE et ABC)

La direction de la compagnie nie tout lien entre cette décision et la crise politique et économique qui secoue la Catalogne en proie au séparatisme depuis octobre 2017, affirmant qu’elle avait déjà choisi la capitale du Royaume d’Espagne l’année dernière, à l’issue de la présentation de ses résultats pour 2016. Pourtant, beaucoup y voient un nouveau symbole, alors que l’entreprise a menacé de délocaliser son siège social en cas d’indépendance de la communauté autonome : SEAT, principale marque automobile espagnole, présentera ses résultats de l’année 2017 à Madrid.

Cette présentation sera dirigée par le président directeur général de la firme, l’Italien Luca de Meo, et aura lieu le 22 mars prochain, au cours d’une conférence de presse qui se déroulera au Musée ABC, dans la capitale espagnole, donc. L’année dernière, Barcelone avait déjà été préférée à la commune de banlieue qui abrite le siège de l’entreprise, Martorell. L’avenir nous dira si cette décision est lourde de sens ou pas…

Source : http://www.abc.es/motor/economia/abci-seat-traslada-barcelona-madrid-presentacion-resultados-economicos-2017-201802191640_noticia.html#ns_campaign=rrss&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=cm-general&ns_fee=0

La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Barcelone fête son dixième anniversaire

1519041070_591214_1519041294_sumario_normal_recorte1
Un train à grande vitesse espagnol de la marque allemande Siemens sur la ligne entre Madrid et Barcelone (photographie : El País)

C’était le 20 février 2008 à six heures du matin : le premier train à grande vitesse entre la capitale du Royaume d’Espagne, Madrid, et sa deuxième ville la plus peuplée, Barcelone, quittait la gare d’Atocha pour effectuer son premier parcours commercial. Ceux qui l’empruntaient alors (ils étaient 250) étaient essentiellement des journalistes venus couvrir l’événement et des cadres qui faisaient le déplacement entre les deux pôles économiques. Cette ligne fête donc en ce mois de février 2018 ses vingt ans d’existence. Il s’agit de la plus longue ligne ferroviaire à grande vitesse en Espagne (649 kilomètres et même 804 kilomètres si l’on rajoute son extension vers Gérone, Figueras et la frontière française).

Entamée en 1996 pour le tronçon entre Madrid et Saragosse (Aragon), la construction de l’infrastructure a duré un an de plus que prévu (elle devait être inaugurée en 2007, en pleine campagne pour les élections générales de l’année suivante). Le trajet Madrid-Tarragone a été achevé en 2006 et celui jusqu’à la frontière française en 2013 par le roi Philippe VI, qui n’était alors que prince des Asturies. Il s’agit également de la ligne ferroviaire à grande vitesse la plus chère du pays : près de 9 milliards d’euros d’investissements, soit 14,4 millions d’euros par kilomètres, selon la Cour espagnole des Comptes. En dix ans, l’AVE (nom espagnol du TGV) a transporté 31 millions de voyageurs entre Madrid et Barcelone et est devenu le mode de transport favori des Espagnols entre ces deux destinations, devant le fameux « pont aérien » (puente aéreo).

Source : https://elpais.com/economia/2018/02/19/actualidad/1519041070_591214.html

 

Luis de Guindos s’assure la vice-présidence de la Banque centrale européenne

170808_Mario-Draghi-Luis-de-Guindos_ECB
L’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE), l’Italien Mario Draghi, aux côtés de Luis de Guindos, nommé ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité en 2011 et confirmé à ce poste en 2016 (photographie : Saltamos)

Il n’avait qu’un rival, l’actuel gouverneur de la Banque centrale irlandaise, Philip Lane, qui s’est finalement désisté : le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (Parti populaire), qui était soutenu par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, s’est donc assuré le poste de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Il s’agit du premier succès à ce niveau des institutions de l’Union européenne (UE) pour notre voisin pyrénéen depuis 2012. La décision doit encore être formellement confirmée par le Conseil européen des 22 et 23 mars prochains, après que ce dernier aura demandé son avis au Parlement européen et au Conseil des gouverneurs de la BCE.

L’exécutif espagnol s’était cette fois-ci assuré d’avoir des soutiens de poids au sein de l’Union européenne, dont celui du Portugal (pays de l’actuel vice-président de la BCE, Vítor Constâncio, dont le mandat finit à la fin du mois de mai 2018), mais surtout celui de la France d’Emmanuel Macron et de l’Allemagne d’Angela Merkel, rejoints par d’autres pays de moindre influence au sein des organisations communautaires. L’absence de soutien de la part des dirigeants du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) n’a donc pas été préjudiciable à Luis de Guindos. Né en 1960 à Madrid, Luis de Guindos Jurado mettra fin à la période des « colombes » (dirigeants financiers favorables à une politique monétaire souple) à la tête de la BCE en faveur d’un retour du règne des « faucons » (dirigeants financiers « orthodoxes » sur le plan monétaire et budgétaire).

Il s’est d’ailleurs servi de sa réputation de père-la-rigueur (il s’est présenté comme le candidat qui a redressé l’économie espagnole après la crise économie de 2008 au prix d’une austérité draconienne) pour obtenir ses soutiens, mais aussi de son passé de banquier (il est passé, entre autres, par la banque américaine Lehman Brothers, qui a fait faillite en 2008). Il est le premier ministre en exercice à obtenir un tel poste et a assuré qu’il démissionnera dans les jours qui viennent. Sa succession est donc ouverte mais c’est Mariano Rajoy qui tranchera en dernier ressort.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/02/19/5a8ad6e8e5fdea22768b466f.html

Quatre présidents régionaux espagnols (deux conservateurs, deux socialistes) passent un pacte dans le cadre de la réforme du financement des communautés autonomes

1519028985_658509_1519054758_noticia_normal_recorte1
De gauche à droite, le président de la Principauté des Asturies, le socialiste Javier Fernández ; le président de la Junte de Castille-et-León, le conservateur Juan Vicente Herrera ; le président de la Junte de Galice, le conservateur Alberto Núñez Feijóo ; et le président de l’Aragon, le socialiste Javier Lambán (photographie : J. Casares, EFE et El País)

C’est l’une des patates chaudes et l’un des points d’achoppement cruciaux de la présente législature, qui doit normalement s’achever au premier semestre de l’année 2020 : la réforme du financement des communautés autonomes espagnoles. Le président conservateur du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), et son cabinet doivent s’y atteler prochainement mais le sujet est complexe, touche à de multiples domaines et privilèges et toute décision entraînera le contentement des uns (sans doute une minorité) et le mécontentement des autres (probablement une majorité). Le défi séparatiste catalan et les velléités des uns et des autres en matière économique concernant cette communauté autonome ont provoqué bien des remous.

Or, ce lundi 19 février, une rencontre inédite a eu lieu à León (Castille-et-León) entre quatre présidents régionaux espagnols : Juan Vicente Herrera, président de la Junte de Castille-et-León (Parti populaire) ; Javier Lambán, président régional de l’Aragon (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; Javier Fernández, président de la Principauté des Asturies (PSOE) ; et Alberto Núñez Feijóo, président de la Junte de Galice (PP). Ils veulent ainsi accélérer cette réforme, qui doit être menée à bien depuis 2014. Il faut dire que l’année 2018 semble représenter la dernière fenêtre d’opportunité pour une mesure d’une telle ampleur avant l’année 2019, dont le calendrier électoral sera chargé : élections régionales andalouses, élections municipales, élections régionales (sauf en Andalousie, en Catalogne, au Pays basque et en Galice) et élections européennes.

Cette alliance entre quatre présidents régionaux de signes politiques différents ne doit pas masquer des exigences très contradictoires concernant cette réforme en fonction des exécutifs régionaux. D’un côté, certains plaident pour qu’elle prenne en compte les capacités fiscales des communautés autonomes. C’est le cas de Cristina Cifuentes, présidente de la Communauté de Madrid (PP) ; de Francina Armengol, présidente des îles Baléares (PSOE) ; ou de l’exécutif catalan. D’autres veulent mettre en avant les problèmes liés à la démographie, à l’instar de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (PSOE), ou du président de la Junte des Communautés de Castille-La Manche, Emiliano García-Page (PSOE). Une troisième solution consisterait à tenir compte de l’endettement public de chacune des communautés autonomes et de leur déficit d’investissements. C’est ce que proposent Ximo Puig, président de la Communauté de Valence (PSOE), et Fernando López Miras, président de la Région de Murcie (PP).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/19/actualidad/1519028985_658509.html

Les bananes des Canaries cherchent désespérément un débouché étranger

1518181208_404236_1518984885_noticia_normal_recorte1
Un travailleur agricole dans une plantation de bananiers, sur l’île de Grande Canarie, aux îles Canaries (photographie : Ángel Medina, EFE et El País)

Certes, le tourisme de masse a largement détrôné le secteur agricole comme principale source de richesse des îles Canaries et la culture des bananes ne représente aujourd’hui plus que 1 % du produit intérieur brut régional. Pourtant, les plantations de bananiers continuent de s’étendre dans la communauté autonome, comme dans la zone de Playa Paraíso, à Ténérife, ou le long de la route de Bañaderos, à Grande Canarie. Surtout, la banane continue à donner de l’emploi à de nombreux habitants : ils sont 10 000 à travailler dans le domaine et 5 000 personnes sont employées de manière indirecte par cette culture. Par ailleurs, les récoltes des dernières années ont été exceptionnelles : 434 millions de kilogrammes de bananes en 2016 et un cru 2017 qui s’annonce aussi important.

Or, les producteurs canariens exportent l’essentiel de leurs produits vers le reste de l’Espagne et ces récoltes record ne sont pas nécessairement une bonne nouvelle dans ce cadre. En 2016, 16,2 millions de kilogrammes de bananes ont été confiées à des banques alimentaires, utilisées comme nourriture pour le bétail ou purement et simplement détruites. Ce chiffre devrait atteindre les 17 millions de kilogrammes en 2017. Ces retraits de bananes du marché doivent permettre d’éviter l’effondrement du prix de vente face aux considérables récoltes des dernières années. La concurrence de la banane latino-américaine et africaine, qui peut entrer toujours plus facilement sur le territoire de l’Union européenne grâce à des tarifs douaniers toujours plus bas, est aussi en cause dans la baisse des prix. Les subventions européennes, de leur côté, baissent et les tensions entre organisations de producteurs s’accroissent.

Plusieurs de ces organisations n’ont jamais réellement cherché à diversifier le marché de la banane canarienne en dehors de petites incursions vers le Maroc, la Suisse et le Royaume-Uni. Près de 100 % de la production est vendue sur le reste du territoire national et de nouveaux clients étrangers sont plus nécessaires que jamais. C’est pour faire face à tous ces défis que la ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina, a rencontré son homologue français, Stéphane Travert, et portugais, Luis Capoulas Santos, en janvier 2018. Leur objectif est de préserver les aides européennes aux bananes des Canaries, de Madère, de Martinique et de Guadeloupe.

Source : https://elpais.com/economia/2018/02/09/actualidad/1518181208_404236.html

La RENFE va remplacer ses derniers trains au diésel obsolètes par des trains hybrides

valdebebas-k0yH--1240x698@abc
Un train de banlieue en gare de Valdebebas, à Madrid (photographie : Isabel Permuy et ABC)

C’est une vieille revendication de plusieurs communautés autonomes qui a été à nouveau agitée il y a quelques jours par le conseiller régional aragonais à la Vertébration territoriale, José Luis Soro : remplacer les vieux trains obsolètes qui fonctionnent encore au diésel par des rames plus modernes et plus fiables. Familièrement surnommés « Tamagotchis », ces trains de la série 596 sont de taille réduite et connaissent des pannes régulières. Ils ne sont plus utilisés que sur quatre lignes toutefois assez empruntées : celle qui relie Vigo (Galice) et Valença do Minho (Portugal) ; celle qui relie Murcie à Carthagène ; celle qui relie Saragosse à Canfranc (Aragon) ; et celle qui relie Teruel à la gare de banlieue de Miraflores, à Saragosse.

Concrètement, la RENFE (compagnie nationale des chemins de fer espagnols) a déjà décidé de substituer ce vieux matériel roulant par des locomotives au gaz ou à combustible hybride. Une enveloppe spécifique de 1,5 milliard d’euros sera ainsi débloquée à ces fins entre 2018 et 2019. De la même façon, la firme a opté pour un remplacement plus rapide des trains de banlieue des séries 446 et 470, qui pourraient continuer à rouler sans problème majeur mais commencent à subir l’outrage des années.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-renfe-invertira-1500-millones-para-sustituir-trenes-diesel-obsoletos-hibridos-y-201802180200_noticia.html

Le gouvernement central espagnol va payer aux fonctionnaires catalans un treizième mois que la Généralité leur doit depuis… 2012 !

1441293270795
L’actuel délégué du gouvernement central espagnol (équivalent de notre préfet) en Catalogne, Enric Millo (photographie : El Periódico)

Dans le cadre de l’application de l’article 155 de la Constitution espagnole de 1978 (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) en Catalogne et l’absence de nouveau gouvernement de plein droit dans la communauté autonome, c‘est toujours l’État central qui gère les affaires courantes catalanes, via le président conservateur du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire) ; sa vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría ; et le délégué du gouvernement (équivalent du préfet français) à Barcelone, Enric Millo.

Chaque semaine, à l’issue du Conseil espagnol des ministres ordinaire, le vendredi, un Conseil extraordinaire se tient donc depuis le 27 octobre 2017 pour traiter des affaires spécifiquement catalanes et prendre des décisions à ce sujet. Or, parmi les mesures prises par le gouvernement de Mariano Rajoy ce vendredi 16 février et annoncées par Enric Millo en conférence de presse, Madrid a décidé de payer aux fonctionnaires régionaux catalans le treizième mois que la Généralité leur doit… depuis l’année 2012.

À l’époque, face aux graves difficultés économiques et financières nationales et régionales, ce treizième mois avait été suspendu et n’avait pas été versé depuis par la Généralité. Madrid fera ainsi respecter un accord signé à ce sujet en juin 2017 et qui prévoyait son versement pour le premier trimestre de l’année 2018. Une nouvelle décision qui peut faire douter une fois de plus, dans tous les cas, de la prétendue politique sociale de l’ancien gouvernement de Carles Puigdemont.

Source : https://economia.e-noticies.es/el-estado-pagara-a-los-funcionarios-el-20-pendiente-de-la-extra-de-2012-115785.html

Les îles Baléares misent sur le tout électrique pour les véhicules d’ici à 2050

Palma_de_Mallorca_Royal_Palace_La_Almudaina
Le palais royal de l’Almudaina, à Palma de Majorque, aux îles Baléares (photographie : Wikipedia)

En 2025, aucune nouvelle voiture roulant au diésel ne pourra pénétrer sur le territoire des îles Baléares. Dès 2035, ce sera le cas de tous les véhicules à essence. Seuls ceux déjà enregistrés dans l’archipel seront autorisés à circuler, selon l’avant-projet de Loi sur le Changement climatique et la Transition énergétique que veut mettre en place le gouvernement régional, présidé par Francina Armengol (Parti socialiste ouvrier espagnol). Par ailleurs, les flottes de véhicules en location devront progressivement être remplacées par des ensembles de voitures et camionnettes électriques d’ici à 2050, car l’objectif est de circuler tout électrique dans la communauté autonome à cette date.

Cet avant-projet de loi a été présenté le jeudi 15 février par le conseiller régional au Territoire, à l’Énergie et à la Mobilité, Marc Pons, aux différents acteurs politiques et sociaux de l’archipel. De plus, dès 2019, tout nouveau véhicule qui voudrait pénétrer sur le territoire de l’île de Formentera, plus petite et moins peuplée que Majorque, Minorque et Ibiza, devra obtenir un permis spécial de la part des autorités insulaires. Dans le même goût, d’ici à 2025, les parkings publics et privés des îles Baléares qui sont d’une taille suffisante (au moins mille mètres carrés) devront installer des panneaux solaires sur leurs toits.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8941680/02/18/Baleares-prohibira-la-entrada-de-coches-diesel-en-2025-y-de-gasolina-en-2035.html

Les barons régionaux du Parti populaire font connaître leurs exigences au gouvernement

15184653191908 (1)
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), en compagnie des barons régionaux du Parti populaire (PP), lors d’une réunion exceptionnelle à Madrid, ce lundi 12 février (photographie : Bernardo Díaz et El Mundo)

Ce lundi 12 février, le président conservateur du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), réunissait à Madrid, au siège de sa formation, rue de Gênes, les barons régionaux du parti afin de traiter des années de législature qui restent avant les élections générales de 2020. Officiellement, il n’a pas du tout été question du formidable essor des centristes de Citoyens (C’s), qui pourraient disputer l’hégémonie à droite aux coreligionnaires de Mariano Rajoy. Dans les coulisses, cependant, les bons résultats des libéraux de C’s dans les derniers sondages, à la faveur du défi séparatiste catalan, ont forcément été un sujet de discussion et d’inquiétude pour les présidents des communautés autonomes dirigées par le PP et les présidents des fédérations régionales, qui demandent plus d’activité parlementaire au gouvernement.

Ils ont également fait part de ces préoccupations à la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, et à la secrétaire générale du Parti populaire, María Dolores de Cospedal, qui est aussi l’actuelle ministre de la Défense. Un autre sujet brûlant qui a été évoqué une fois les portes du siège de la rue de Gênes refermées a bien entendu été le problème du financement des communautés autonomes. La plupart des présidents régionaux conservateurs s’opposent à toute suppression d’une partie ou de l’ensemble des dettes des communautés autonomes, notamment dans le cas catalan. C’est par exemple l’opinion du président de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo ; de celui de la Junte de Castille-et-León, Juan Vicente Herrera ; et de la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/02/12/5a81f16a46163f351a8b459e.html