Les travaux publics atteignent un nouveau maximum en 2019 en Espagne

L’aéroport de Grande Canarie, situé sur le territoire de la commune de Telde, sur l’île de Grande Canarie, dans la province du même nom, aux îles Canaries (photographie : Cinco Días)

Si l’on tient compte de l’ensemble des administrations espagnoles, les travaux publics outre-Pyrénées ont atteint en 2019 le montant total de 18,5 milliards d’euros environ, soit 11,8 % de plus qu’en 2018. Ces données, fournies par le syndicat professionnel des entreprises de construction et d’infrastructures SEOPAN, supposent un nouveau record sur la dernière décennie, après les 26 milliards d’euros investis par les autorités publiques en 2011, juste avant que ne commencent les coupes claires dans le domaine, en pleine crise économique.

Paradoxalement, c’est au cours d’une année où le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a été pour l’essentiel incapable de mener une politique au sens propre du terme en raison des élections générales anticipées du 28 avril et du 10 novembre. Il faut dire que ce sont les communautés autonomes qui ont assumé le plus gros de ces investissements l’année passée – environ 6 milliards d’euros.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/09/companias/1581250221_404810.html

Le gestionnaire des aéroports espagnols est prêt à investir 1,5 milliard d'euros pour moderniser celui de Barcelone

Des contrôles de sécurité à l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat, en Catalogne (photographie : Juan Barbosa et El País)

Sis à Madrid, l’organisme public Aéroports espagnols et Navigation aérienne (Aeropuertos Españoles y Navegación Aérea, AENA), qui gère l’essentiel des grandes infrastructures aéroportuaires d’Espagne, projette d’investir environ 1,5 milliards d’euros afin d’agrandir et de moderniser l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat (Catalogne). Dans le cadre du plan stratégique 2022-2026 lié à cet important hub aérien, l’objectif est de construire un satellite pour le terminal T1, à l’image de ce qui existe à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas, ainsi que d’étendre les pistes d’atterrissage et de décollage.

Plusieurs options sont envisagées pour cette dernière tâche, notamment celle qui consisterait à rallonger le tarmac vers la côte méditerranéenne – même si cette idée rencontre une certaine opposition pour des raisons à la fois politiques et environnementales. Par ailleurs, le but d’AENA est de permettre à l’aéroport de Barcelone-El Prat d’opérer jusqu’à 90 vols par heure (contre 78 à l’heure actuelle) ainsi que davantage de vols internationaux.

Source : https://elpais.com/economia/2020/02/07/actualidad/1581102883_303563.html

L'Espagne multiplie par 20 son installation de systèmes de production électrique renouvelable en un an

La centrale photovoltaïque de Tejeda de Tiétar, dans la province de Cáceres, en Estrémadure (photographie : Solparpack et El Independiente)

Au cours de l’année 2019, notre voisin ibérique a vu l’installation sur son sol de 6 456 mégawatts d’électricité renouvelable, soit vingt fois plus qu’au cours de l’année 2018 (330 mégawatts). Il s’agit d’un nouveau record qui bat celui qu’avait établi l’Espagne au cours de la décennie 2000, selon les données fournies par l’opérateur du système électrique de notre voisin pyrénéen, Réseau Électrique d’Espagne (Red Eléctrica de España, REE), sis à Alcobendas (Communauté de Madrid). En 2008, en effet, 4 658 mégawatts d’énergies « vertes » avaient été mises en route outre-Pyrénées, avant le début de la crise économique et le ralentissement des investissements dans le domaine.

Une nouveauté par rapport il y a dix ans, cependant : l’essentiel des centrales photovoltaïques et éoliennes mises en place l’année dernière en Espagne n’ont bénéficié d’aucune aide financière de l’État. Elles font en revanche partie du plan mis en œuvre dans le domaine par le gouvernement de Mariano Rajoy (Parti populaire) en 2017. À l’époque, l’État central avait ainsi permis aux entreprises concernées de construire des centrales de production pour un maximum de 8 000 mégawatts. En 2019, par ailleurs, la production d’électricité photovoltaïque et éolienne a battu tous les records. Ainsi, le 3 novembre dernier, les éoliennes ont couvert 75,97 % de la demande électrique immédiate.

Source : https://www.elindependiente.com/economia/2020/01/23/espana-instala-20-veces-mas-renovables-en-un-ano-y-pulveriza-el-record-historico/

Le Forum économique mondial décerne à l'Espagne le titre de meilleur système de santé au monde

Une opération dans un hôpital espagnol (photographie : Redacción Médica)

Sis à Genève (Suisse), le Forum économique mondial décerne cette année à l’Espagne le titre de meilleur système de santé au monde, place que notre voisin ibérique partage en 2020 avec Singapour, Hong Kong et le Japon. C’est ce qui se dégage de son index mondial de la compétitivité relatif à l’année 2019, qui donne ainsi aux quatre États la note maximale de 100 points. Par ailleurs, toujours selon l’organisme international, l’Espagne partage avec le Japon et Singapour la plus longue espérance de vie à la naissance sur la planète – 72,4 ans en moyenne, contre 73,1 ans pour l’Empire du Soleil Levant et 74,2 ans pour la cité-État.

Le système sanitaire espagnol dépasse ainsi une année de plus la moyenne des systèmes de santé des autres pays européens et de ceux d’Amérique du Nord. L’index de compétitivité du Forum économique mondial place l’Espagne en 23e place dans son classement général, soit trois rangs de plus qu’en 2018. Reposant sur douze piliers fondamentaux, il donne ainsi à notre voisin pyrénéen une meilleure note globale que l’Irlande, les Émirats arabes unis, la Chine, l’Italie, le Portugal ou encore le Brésil. Outre le santé, l’Espagne se distingue particulièrement dans le domaine des infrastructures et celui de stabilité macro-économique.

Source : https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/espana-cuenta-con-la-mejor-sanidad-el-mundo-segun-el-foro-economico-mundial-8476

L'entreprise espagnole Acciona construira une ligne du métro de São Paulo

Le président directeur général (PDG) de l’entreprise espagnole d’infrastructures Acciona, José Manuel Entrecenales (photographie : Pablo Monge et Cinco Días)

Sise à Alcobendas (Communauté de Madrid), l’entreprise espagnole d’infrastructures Acciona a été sélectionnée par les autorités de l’État de São Paulo (Brésil) afin d’achever la construction et d’assurer l’exploitation de la sixième ligne du métro de la principale métropole sud-américaine. Ce chantier, évalué à environ 2 milliards d’euros, est le premier dont se charge la multinationale ibérique dans le pays lusophone depuis plusieurs années.

La sixième ligne du métro de São Paulo avait été initialement confiée à la firme brésilienne Odebrecht jusqu’à ce que le chantier ne lui soit retiré en 2016 en raison des problèmes qu’a traversés l’entreprise au cours des dernières années. Acciona dispose désormais d’un délai de quatre ans pour achever la ligne, dont le coût total sera financé à hauteur de 50 % par l’État de São Paulo. Le chantier devrait théoriquement reprendre en fin d’année 2020.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/07/companias/1581101997_104978.html

La ligne TGV entre Madrid et Séville va être intégralement rénovée pour l'ouverture du transport ferroviaire de voyageurs à la concurrence

La gare TGV de Ciudad Real (Castille-La Manche), située sur la ligne entre Madrid et Séville (Andalousie) – Photographie : EFE et Cinco Días

Première ligne ferroviaire à grande vitesse inaugurée en Espagne, en 1992, le trajet de TGV entre Madrid et Séville (Andalousie) va être intégralement rénové par l’administrateur du réseau de chemin de fer de notre voisin ibérique, ADIF, sis dans la capitale. Le projet de réfection et de modernisation est actuellement en phase de rédaction, notamment afin de remplacer un ancien système de sécurité, nommé LZB (sigle signifiant en allemand Linienzugbeeinflussung, soit « Contrôle de Vitesse linéaire » en français), considéré obsolète à l’heure actuelle.

L’existence du système LZB est aujourd’hui une entrave à l’interopérabilité entre l’entreprise ferroviaire espagnole RENFE et son équivalent italien, Trenitalia, qui doit entrer sur le marché libéralisé à partir de décembre 2020. Dès cette date, d’ailleurs, la ligne entre Madrid, Barcelone (Catalogne) et la frontière française sera dotée des systèmes de sécurité les plus modernes. Concernant la ligne Madrid-Séville, le budget total de la rénovation devrait être de 131 millions d’euros pour une durée de travaux de 52 mois et cette action permettra d’installer le système ERTMS (sigle signifiant European Rail Traffic Management System, soit « Système européen de Gestion du Trafic ferroviaire » en français).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/07/companias/1581077084_966253.html

La ville de Madrid veut ajouter de la végétation autour du périphérique M30

Le périphérique M30, qui encercle le centre de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Encerclant l' »amande centrale » (almendra central) de Madrid, le périphérique M30 est l’un des symboles de Madrid mais aussi de ses embouteillages. La circulation qui caractérise cette voie rapide à toute heure génère également un important nuage de pollution (la boina, c’est-à-dire « le béret ») au-dessus de la capitale espagnole. C’est pour limiter ces nuisances environnementales mais également la pollution sonore que la municipalité, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), veut planter de nombreux arbres aux abords de cette voie rapide.

Plus largement, ce sont non seulement la M30 mais également deux autres périphériques, la M40 et la M50, qui devraient voir fleurir dans les prochains mois des pins, chênes verts et autres genévriers sur une superficie totale de 100 hectares environ – l’équivalent, grosso modo, du parc du Bon-Repos (Buen Retiro), au centre de la ville. Les terrains vagues situés aux abords de ces périphériques dans les quartiers de Valverde, Mirasierra, El Goloso, Valdefuentes, Montecarmelo, Las Tablas et Sanchinarro seront eux aussi recouverts.

Source : https://madridsecreto.co/carreteras-madrid-arboles/?fbclid=IwAR2oFHYMnzWSDHV94Q_WDNU7XiAo3GfS2etpR1g4nm8Yk5qlHnTJujq4XSE

L'entreprise ferroviaire espagnole CAF s'étend en Europe du Nord

Un hangar de la principale usine de l’entreprise ferroviaire espagnole CAF, à Beasáin, dans la province de Guipuscoa, au Pays basque (photographie : Cinco Días)

Après Talgo, c’est au tour d’une autre entreprise ferroviaire espagnole, CAF (sigle signifiant Construcción y Auxiliar de Ferrocarriles, soit « Construction et Industrie auxiliaire des Chemins de Fer »), sise à Beasáin (province de Guipuscoa, Pays basque), d’étendre peu à peu son empire dans le reste de l’Europe, en particulier dans le Nord du continent. C’est ainsi que l’une des filiales de la firme, Euromaint, a récemment signé un important contrat avec l’opérateur ferroviaire norvégien VY afin d’entretenir neuf ans durant la flotte de trains qui circulent à Bergen et dans son agglomération. Il s’agit du premier contrat d’Euromaint en Norvège, pays où l’entreprise compte bien s’étendre à l’avenir en profitant de l’expérience que va lui apporter ce partenariat avec VY.

Le système ferroviaire de Bergen (appelé Bergensbanen sur place) relie la ville, deuxième cité plus peuplée de Norvège, à la capitale, Oslo. Outre ce réseau, CAF doit aussi s’occuper de fournir cinq nouvelles rames de la série M300 pour le métro d’Helsinki (Finlande). Ils viendront s’ajouter aux vingt trains déjà opérés par l’entreprise HKL dans la capitale finlandaise. En Espagne même, l’agglomération de Barcelone (Catalogne), à travers sa Compagnie des Transports métropolitains (Compañía de Transportes Metropolitanos de Barcelona, TMB), a rendue publique une commande de 14 autobus électriques auprès de Solaris, filiale de CAF.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/06/companias/1580992289_065204.html

Le marché espagnol du textile retrouve des couleurs en 2019

Un stand à la foire du textile Momad de 2019, à Madrid (photographie : IFEMA et Cinco Días)

Après une année morose dans le domaine en 2018, l’année 2019 a marqué pour l’Espagne une reprise du marché du textile et des vêtements avec une croissance des ventes de 1,2 %, soit environ 18 milliards d’euros de chiffre d’affaires outre-Pyrénées. C’est ce que l’organisme de la foire de Madrid, IFEMA, a dévoilé au début du mois de février 2020, à l’occasion de la nouvelle édition du salon du textile, des chaussures et des accessoires baptisé Momad. L’augmentation aurait toutefois pu être plus prononcée si le mois de décembre 2019 n’avait pas été marquée par un temps particulièrement maussade, avec plusieurs épisodes climatiques aux conséquences parfois graves.

Selon les explications données aux médias par le président de l’Association des Entrepreneurs du Commerce du Textile, des Accessoires et du Cuir (Asociación Empresarial del Comercio Textil, Complementos y Piel, ACOTEX), Eduardo Zamácola, la campagne de ventes des fêtes de Noël 2019 n’a donc pas été aussi positive que prévu. En ce qui concerne la production industrielle, 2019 s’est avérée moins active que d’habitude, notamment en raison du processus de transformation des différentes entreprises, qui s’orientent vers des marchés de niche ou vers des façons de faire plus écologiques. Environ 134 000 personnes étaient employées dans le secteur l’année dernière, soit 2,5 % de moins qu’en 2018.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/05/companias/1580920291_327878.html

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html