Amazon ouvrira trois centres de données en Espagne, dont le premier en 2022

Des participants à la conférence annuelle d’Amazon Web Services (AWS) de 2017 (photographie : Reuters, Salvador Rodríguez et El País)

La gestion des données en ligne au sein du cloud représente une part toujours plus importante des recettes du géant américain de la vente en ligne Amazon – environ 70 % à l’heure actuelle. Dans ce contexte, la multinationale sise à Seattle, dans l’État de Washington, mise sur l’Espagne pour développer ses infrastructures vitales. Trois centres de gestion des données seront ainsi ouvert outre-Pyrénées entre la fin 2022 et le début 2023.

Ces trois complexes seront tous situés en Aragon et permettront de raccourcir substantiellement les délais de livraison ou de réponse aux clients dans tout le pays. Cependant, ces centres de données ne seront pas utilisés que par les Espagnols puisqu’ils seront disponibles pour l’ensemble des clients d’Amazon dans le monde entier. Selon le responsable d’Amazon Web Services (AWS) pour l’Europe du Sud, l’Espagnol Miguel Álava, plusieurs centaines de postes de travail seront créés en Aragon à cette occasion. Outre l’Aragon, Milan, capitale de la Lombardie (Italie), est également dans le viseur d’Amazon, qui dispose déjà de centres de données à Dublin (Irlande), Francfort-sur-le-Main (Allemagne), Londres (Royaume-Uni), Paris (France) et Stockholm (Suède).

Source : https://elpais.com/tecnologia/2019/10/31/actualidad/1572543489_687316.html

Le deuxième opéra de l’histoire en galicien a été créé le 10 novembre dernier

Le compositeur espagnol Fernando Buíde devant des affiches de son opéra « A amnesia de Clío » (photographie : Mairie de Saint-Jacques-de-Compostelle et ABC)

Fruit d’un travail de deux ans d’écriture à partir d’un texte du dramaturge espagnol Fernando Epelde, l’œuvre A amnesia de Clío (littéralement, L’Amnésie de Clio) est devenue le 10 novembre 2019 le deuxième opéra en galicien a été créé dans le monde. Pour le composer, Fernando Buíde a reçu le soutien de divers organismes comme la Junte de Galice, dirigée par Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) ; la mairie de Saint-Jacques-de-Compostelle ; la députation de La Corogne ; ou encore la banque BBVA, sise à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque).

Buíde a également pu compter sur le parrainage de Paul Daniel, directeur de la Philharmonie royale de Galice, et son opéra été créé à Saint-Jacques-de-Compostelle avant d’être joué dans deux autres villes galiciennes : La Corogne et Orense. Fernando Buíde suit ainsi les traces de Juan Durán, compositeur du premier opéra en galicien de l’histoire, baptisé O Arame (littéralement, Le Fil de fer). Docteur suite à ses études à l’Université de Yale, dans le Connecticut (États-Unis d’Amérique), Fernando Buíde est aujourd’hui pensionnaire de l’Académie espagnole de Rome (Italie).

Source : https://www.abc.es/espana/galicia/abci-milagro-estrenar-opera-contemporanea-lengua-gallega-201910301132_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

La ville de Madrid honorera le diplomate espagnol Ángel Sanz-Briz tous les 10 mai

Le diplomate espagnol Ángel Sanz-Briz (photographie : La Razón)

Ce mercredi 30 octobre 2019, la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), a adopté une mesure visant à célébrer tous les 10 mai à partir de 2020 la figure du diplomate espagnol (1910-1980), surnommé « l’ange de Budapest » (el ángel de Budapest, jeu de mots sur son nom et son labeur durant la Seconde Guerre mondiale).

Né à Saragosse (Aragon), diplomate de carrière, il est affecté à Budapest (Hongrie) durant le second conflit international, tandis que son pays est officiellement non belligérant. Il y sauve la vie d’environ cinq mille Juifs hongrois qui devaient être envoyés dans les camps de la mort en leur octroyant un passeport espagnol et en les faisant passer pour des séfarades. C’est ce qui explique que l’État d’Israël l’ait ensuite reconnu comme « Juste parmi les Nations ».

Source : https://www.larazon.es/local/madrid/10-de-mayo-dia-del-angel-de-budapest-DL25489479?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_We_23_30

Décès du divulgateur et critique espagnol de flamenco Balbino Gutiérrez à l’âge de 74 ans

Le critique et vulgarisateur espagnol de flamenco Balbino Gutiérrez (photographie : Luis Camacho et El País)

L’on apprenait ce mardi 29 octobre 2019 le décès à Madrid du vulgarisateur et critique de flamenco espagnol Balbino Gutiérrez Quesada à l’âge de 74 ans. Né le 8 décembre 1944 à Campillo de Arenas, dans la province de Jaén (Andalousie), il était ce que les Espagnols appellent « flamencologue » (flamencólogo) et s’était spécialisé dans l’étude de la figure du cantaor (chanteur de flamenco) Enrique Morente (1942-2010), dont il avait rédigé une biographie officielle.

Cet ouvrage a été réédité et enrichi à deux reprises, dont la dernière en 2018. Cette nouvelle édition avait été présentée en exclusivité à Grenade et Málaga (Andalousie). Cette biographie, intitulée Enrique Morente – La voz libre (littéralement, Enrique Morente – La voix libre), avait reçu l’approbation de la famille de Morente, et notamment celui de Soledad Morente (dite « Soleá » Morente), fille du cantaor et cantaora elle-même.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/29/actualidad/1572353376_911209.html

La découverte de la tombe d’un diacre dans la province de Ciudad Real confirme que cette ville est un siège épiscopal depuis longtemps

La tombe du diacre Aurelius Vincentius, retrouvée dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Projet Oretum et El País)

Peuplée de 730 habitants environ, la commune de Granátula de Calatrava, située dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche), a vu débarquer il y a plusieurs années l’équipe de deux archéologues espagnols, Antonio Manuel Poveda Navarro, de l’Université d’Alicante (Communauté de Valence), et José Luis Fuentes Sánchez, de l’Université de Grenade (Andalousie). Il s’agissait pour eux de mettre fin à une énigme : l’ancienne cité romaine d’Oretum, située sur le territoire de ce village, avait-elle été le siège d’un évêché dès l’Antiquité ?

Un religieux wisigothique y avait en effet été retrouvé dans sa tombe avec un morceau de céramique venues d’Afrique du Nord. Ce clerc, appelé Aurelius Vincentius et décédé à l’âge de 70 ans, avait été enterré dans un mausolée, sous quinze couches protectrices. Les historiens doutaient en effet de la présence d’un évêque à Oretum étant donné la proximité de l’archevêché de Tolède (Castille-La Manche), qui était très jaloux de ce statut. En 2005, les fouilles effectuées dans un ancien hammam ont remis en cause cette théorie, finalement contredite par la découvert du cercueil d’Aurelius Vincentius, plus que probable évêque d’Oretum en son temps.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/29/actualidad/1572364409_233292.html

Le juge Manuel Marchena est réélu à la tête de la chambre pénale de la Cour suprême espagnole

Le juge de la Cour suprême espagnole Manuel Marchena (à droite) – Photographie : Emilia Gutiérrez et La Vanguardia

Ce mercredi 30 octobre 2019, le juge Manuel Marchena a été réélu par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ) pour un mandat de cinq ans à la tête de la chambre pénale de la Cour suprême (Tribunal Supremo, TS). Manuel Marchena est devenu célèbre dans toute l’Espagne ces dernières années en raison du rôle central qu’il a joué dans le procès des anciens dirigeants séparatistes catalans. Il a obtenu dix-neuf votes en sa faveur contre deux votes blancs, Enrique Lucas et Concha Sáez.

De fait, sa réélection à la tête de la chambre pénale de la Cour suprême ne faisait aucun réel doute ces derniers mois. Son professionnalisme durant ledit procès a été souligné par de nombreux médias et responsables politiques. Manuel Marchena doit désormais affronter un problème qu’il a lui-même exposé au CGPJ : le déficit de magistrats au sein de la chambre pénale du TS, qui pourrait retarder une éventuelle extradition de l’ancien président de la Généralité de Catalogne Carles Puigdemont depuis la Belgique.

Source : https://www.lavanguardia.com/politica/20191030/471289668288/juez-manuel-marchena-reelegido-presidente-sala-penal-ii-tribunal-supremo-proces-cataluna.html

L’armée espagnole organise d’importantes manœuvres

Un canon d’artillerie utilisé par l’armée espagnole (photographie : FUTER et ABC)

Du 8 au 24 novembre, l’armée de terre espagnole a organisé les plus importantes manœuvres de l’année 2019 sur le sol national avec environ 6 000 soldats impliqués, 750 véhicules ainsi que 12 hélicoptères coordonnés par la division Castillejos. Baptisé « Toro 19 », cet exercice massif permet d’entraîner les troupes de notre voisin ibérique à collaborer en cas de réponse à apporter à une invasion de l’Espagne. L’interopérabilité et la capacité d’intégration dans des structures militaires internationales sont donc au cœur de la manœuvre.

Différentes bases militaires sont concernées par l’exercice de façon simultanée : la base Saint-Grégoire de Saragosse (Aragon) ; la base de Chinchilla de Montearagón (province d’Albacete, Castille-La Manche) ; la base Général-Menacho à Badajoz (Estrémadure) ; la base Jacques-Ier de Bétera (province de Valence, Communauté de Valence) ; la base Général-Morillo de Pontevedra (Galice) ; la base Caporal-Noval (Principauté des Asturies) ; et la base des Monegros (province de Saragosse, Aragon).

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/espana/el-ejercito-se-prepara-para-el-combate-generalizado-en-sus-mayores-maniobras-del-ano.html?fbclid=IwAR0Q6MoZk1wWRGGC6vUw6oknpKBKw9Y8myWij-XTsap3OxCavbGu8eZuppA

L’Alhambra de Grenade reçoit un prix au niveau européen

La cour des Lions de l’Alhambra, à Grenade, en Andalousie (photographie : COPE)

Ce mardi 29 octobre 2019, à Paris (France), se tenait la cérémonie de récompense des Grands Prix du Patrimoine européen, remis par la Fondation Europa Nostra et la Commission européenne. Vingt-cinq projets situés dans seize pays-membres de l’Union européenne (UE) ont été pré-sélectionnés dans le domaine de la conservation, de la recherche, des services à la personne, de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation. Sur ce total de vingt-cinq, huit ont été formellement récompensés.

Parmi ces huit lauréats, l’on retrouve le célèbre palais de l’Alhambra de Grenade (Andalousie), au cœur duquel a été rénové l’oratoire du palais du Partal. Un chèque de dix mille euros a ainsi été remis à l’organisme de gestion de ce fameux ensemble palatial mauresque par le président de la Fondation Europa Nostra, le ténor espagnol Plácido Domingo. Au sein des vingt-cinq pré-sélectionnés, l’on retrouve également la restauration du Portail de la Gloire de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice).

Source : https://www.cope.es/actualidad/cultura/noticias/alhambra-granada-gana-gran-premio-del-patrimonio-europeo-20191030_539086

Le Musée de la Reine-Sophie disposera de 22 nouvelles salles d’ici à 2021

Une vue d’artiste de la future extension du Musée de la Reine-Sophie, à Madrid (photographie : Musée national de la Reine-Sophie et El País)

Depuis 2017, un projet d’agrandissement du Musée de la Reine-Sophie de Madrid prévoit l’ajout d’une vingtaine de nouvelles salles au sein d’une extension de l’aile Sabatini dont les travaux devraient coûter environ 3,1 millions d’euros. Cette extension devrait s’étendre sur une surface de 1 200 mètres carrés et devrait ouvrir ses portes au public d’ici à 2021. Le projet est porté par deux architectes espagnols, Juan Pablo Rodríguez et Aurora Herrera Gómez.

La moitié des nouveaux fonds viendra des magasins du Ministère de l’Équipement, aujourd’hui dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui va notamment apporter des éléments d’histoire de l’architecture, un art qui n’a pas de musée propre dans la capitale espagnole. Des œuvres d’art réalisées à partir des années 90 du siècle dernier seront également exposées, selon le souhait du directeur du musée, Manuel Borja-Villel.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/28/actualidad/1572274157_990213.html

L’Institut national des Statistiques espagnol suit les téléphones portables de tout le pays pendant huit jours

Des voyageurs du métro de Madrid en train de téléphoner (photographie : Santi Burgos et El País)

Durant quatre jours ouvrables de novembre, un dimanche et trois jours de vacances, l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), organisme public sis à Madrid, suit les mouvements de l’ensemble des téléphones portables d’Espagne de façon anonyme. Grâce à un accord pionnier passé au sein de l’Union européenne (UE), cette étude permet de suivre la mobilité des citoyens espagnols, de savoir où ils partent en vacances, etc.

L’étude est menée dans les agglomérations humaines d’au moins 15 000 habitants avec l’accord et la coopération des opérateurs téléphoniques qui opèrent outre-Pyrénées. Le relevé de position est effectué entre neuf heures du matin et six heures du soir afin de déterminer les trajets entre le lieu de résidence et le lieu de travail, les fluctuations de population dans les transports en commun, etc.

Source : https://elpais.com/economia/2019/10/28/actualidad/1572295148_688318.html