Les infrastructures espagnoles sont-elles préparées pour de grands épisodes climatiques ?

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Un pont qui s’est effondré en raison de la crue exceptionnelle de la rivière Blanco, dans la province de Séville, en Andalousie (photographie : Nito Salas et ABC)

D’importantes pluies se sont abattues ces dernières semaines en plusieurs endroits de la géographie espagnole, notamment à San Lorenzo del Cardasar, au Nord-Est de l’île de Majorque (îles Baléares), mais également sur le littoral méditerranéen, du côté de la Communauté de Valence et de l’Andalousie. Ces épisodes climatiques restent exceptionnels par leur intensité, avec 289 litres d’eau par mètre carré enregistrés en six heures dans la commune d’Alpandeire, dans la province de Málaga (Andalousie). Il s’agit d’un record absolu pour l’Espagne, comme l’a confirmé l’agence météorologique nationale, AEMET.

La plupart des experts ont toutefois souligné que le changement climatique amènerait avec lui de plus en plus d’épisodes climatiques intenses et que le pays devait s’y préparer, notamment au niveau de ses infrastructures. Notre voisin ibérique a toutefois pris conscience de façon très précoce de la gravité d’une sécheresse ou d’importantes inondations grâce aux travaux d’un Joaquín Costa (1846-1911). Des spécialistes comme Juan Santamera, président du Collège des Ingénieurs des Ponts et Chaussées, propose plusieurs solutions pour renforcer la sécurité du pays, de ses infrastructures et de ses habitants : consolider le système d’alerte au niveau national et régional, travailler sur le lit des cours d’eau et construire davantage de retenues d’eau. De son côté, José Damián Ruiz Sinoga, professeur de géographie à l’université de Málaga, insiste sur l’idée qu’il faut rendre les sols plus perméable aux précipitations, notamment en évitant le recours systématique aux revêtements imperméables.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-esta-espana-preparada-para-afrontar-diluvio-201810230251_noticia.html

L’université de Salamanque conçoit un système innovant pour améliorer le sauvetage des accidentés de la route

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Des sauveteurs d’Ávila, en Castille-et-León, s’entraînent avec le nouveau système de conception espagnole TagForRescue (photographie : USAL et Salamanca 24 horas)

À travers un groupe de recherche de l’École polytechnique d’Ávila, l’université de Salamanque (Castille-et-León), plus ancien établissement d’enseignement d’Espagne toujours en fonctionnement, a conçu le prototype d’un système technologique innovant baptisé TagForRescue, qui doit permettre d’améliorer le temps de réponse des unités de sauvetage en cas d’accident de la route. Ce groupe de recherche est dirigé par Diego González Aguilera et il est déjà testé par le Service de Prévention, d’Extinction des Incendies et de Sauvetage de la mairie d’Ávila (Castille-et-León), plus couramment appelé SPEIS.

Ce système doit en effet fournir aux sauveteurs des données sur le type du ou des véhicule(s) accidenté(s) ainsi que sur l’état sanitaire des personnes qui s’y trouvent afin d’aider les services d’urgence dans leur labeur. Une réduction de dix minutes dans le temps d’intervention des secours peut en effet grandement contribuer à sauver la vie de personnes qui, autrement, seraient décédées. Une initiative supplémentaire qui rappelle que l’Espagne est à la pointe en Europe et dans le monde en matière de sécurité routière.

Source : https://www.salamanca24horas.com/texto-diario/mostrar/1213146/universidad-salamanca-desarrolla-prototipo-innovador-optimizar-tiempos-rescate-accidentes-trafico

Un mauvais automne sur le front industriel en Espagne ?

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Une manifestation contre la fermeture de l’usine Alcoa de La Corogne (Galice) – Photographie : Marcos Mínguez et La Voz de Galicia

Les entreprises industrielles implantées en Espagne vont-elles connaître un automne très défavorable ? Plusieurs mauvaises nouvelles se sont accumulées sur ce front dernièrement, avec la fermeture de l’usine de l’entreprise danoise Vestas, spécialisée dans la fabrication d’éoliennes, de Villadangos del Páramo, dans la province de León (Castille-et-León). S’y est ajoutée la fermeture programmée de deux usines de la multinationale américaine Alcoa, grand fabricant d’aluminium, à La Corogne (Galice) et Avilés (Principauté des Asturies).

Plusieurs autres groupes vont réorganiser leur production outre-Pyrénées : La Naval à Sestao, dans la province de Biscaye (Pays basque), dans le domaine de la construction navale, ou encore le cimentier mexicain Cemex. Les problèmes de production et de nature technologique ou encore l’augmentation du prix de l’électricité sont largement en cause dans ces fermetures de sites de production. Pour faire face à cette nouvelle crise, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) veut lancer un nouveau plan de recherche et de développement.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9466317/10/18/Otono-caliente-en-la-industria-con-cierres-que-amenazan-centenares-de-empleos.html

Le pilote espagnol Marc Márquez remporte son septième titre de champion du monde de moto

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Le pilote espagnol Marc Márquez célèbre son septième titre mondial en course de motos (photographie : Toru Hanai, Reuters et El País)

Les sports mécaniques espagnols sont décidément à l’honneur en cette fin d’année 2018 : après Anna Carrasco, première femme championne du monde de moto GP de l’histoire, c’est un autre pilote originaire de notre voisin ibérique, Marc Márquez, qui marque un peu plus les annales de la discipline en remportant son septième titre de champion du monde. Né à Cervera, dans la province de Lérida (Catalogne), en 1993, il est en effet arrivé en tête au Grand Prix du Japon ce dimanche 21 octobre, ce qui lui a permis de remporter une nouvelle couronne mondiale.

Il n’est désormais plus qu’à trois titres du recordman de la discipline, l’Italien Giacomo Agostini, alors qu’il n’a que vingt-cinq ans. Marc Márquez y met par ailleurs la manière puisqu’il fait preuve d’un style reconnu par tous les amateurs de moto GP et prend régulièrement des risques sur la piste. Ce dimanche 21 octobre, il s’est notamment défait de l’un de ses principaux rivaux, l’Italien Andrea Dovizioso, qui le menaçait pour ce nouveau titre. Marc Márquez a d’ailleurs brillé dans plusieurs catégories de moto GP.

Source : https://elpais.com/deportes/2018/10/21/actualidad/1540084290_123490.html

Madrid, grande capitale espagnole et mondiale du spectacle musical

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Une représentation de la comédie musicale américaine West Side Story sur une scène madrilène (photographie : Javier Nadal et ABC)

Madrid est à l’heure actuelle (et ce depuis plusieurs décennies) la grande capitale espagnole du spectacle musical et la troisième ville au monde pour le nombre de représentations de ce type derrière New York (États-Unis d’Amérique) et Londres (Royaume-Uni). La Gran Vía se place ainsi derrière Broadway et le West End, ce que peu de Français savent. Si les Espagnols sont très friands de comédies musicales et des nombreux titres variés proposés dans leur capitale, les touristes étrangers s’y mettent eux aussi de plus en plus.

Environ 22 % des spectateurs de comédies musicales à Madrid viennent de l’étranger ou d’une autre communauté autonome. Outre Le Médecin d’Ispahan, spectacle à gros budget, l’on retrouve d’autres productions à succès comme Anastasia, qui nous transporte dans la Russie impériale au théâtre Coliseum, ou encore Le Roi lion, qui fait voyager les spectateurs du théâtre Lope-de-Vega en Afrique. Madrid compte chaque année entre 3 et 3,3 millions de spectateurs pour ces comédies musicales.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-madrid-capital-musicales-espanol-22-por-ciento-espectadores-turistas-201810210103_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Environ 100 000 Espagnols souffrant d’un handicap mental pourront voter pour la première fois de leur vie en décembre 2018

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Ignacio Tremiño (au premier plan, en fauteuil roulant), député de la province de Valladolid (Castille-et-León) pour le Parti populaire (PP), devant le Congrès des députés, à Madrid, en compagnie de personnes atteintes d’un handicap mental (photographie : EFE et El Confidencial)

À partir du 2 décembre 2018 et des élections régionales andalouses, environ 100 000 citoyens espagnols souffrant d’un handicap mental pourront voter librement pour la première fois de leur vie, sans passer par l’autorisation d’un juge saisi spécialement à cet effet. C’est une réforme de la Loi organique du Régime électoral général (LOREG), votée à l’unanimité du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) ce jeudi 18 octobre, qui le leur permettra. Le texte législatif a été proposé par le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) mais a pu compter sur le soutien de l’ensemble des forces politiques représentées dans l’hémicycle.

Avant la modification de cette loi, la plupart des personnes souffrant d’un handicap mental en Espagne ne pouvaient, dans les faits, pas voter en raison de dispositions prises par leurs proches. Le texte doit désormais passer devant le Sénat, où il a toutes les chances d’être adopté dans les prochaines semaines, avant d’être publié au Bulletin officiel de l’État. Une telle modification était aussi une revendication historique de nombreuses associations s’occupant de personnes souffrant d’un handicap mental.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2018-10-21/congreso-derecho-voto-discapacitados-intelectual-espana-reforma-ley-electoral_1632997/?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=BotoneraWeb

Madrid rendra hommage à l’écrivain Benito Pérez Galdós

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Une statue en hommage au romancier Benito Pérez Galdós dans le parc du Retiro, à Madrid (photographie : ABC)

Alors que l’on est sur le point de commémorer le centenaire de sa mort, le romancier espagnol Benito Pérez Galdós (né à Las Palmas de Grande Canarie, aux îles Canaries, en 1843, et mort à Madrid en 1920) va être à l’honneur prochainement dans la capitale espagnole. Son œuvre est absolument majeure et il a conté Madrid presque comme aucun autre écrivain espagnol. C’est pourquoi la mairie, dirigée par Manuel Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), a décidé d’ériger en son hommage des statues éphémères dans les rues de la métropole.

Ces statues auront les traits de ses héros et personnages archétypiques, comme Fortunata et Jacinta, Marianela ou le fonctionnaire Ramón Villaamil. Par ailleurs, les bibliothèques municipales de Madrid rappelleront également les Épisodes nationaux (Episodios nacionales), série de romans sur l’histoire de l’Espagne au XIXe siècle. Cet hommage particulier aura lieu dans la Cage aux Fauves du parc du Retiro, au cœur de la capitale.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-estatuas-efimeras-fortunata-marianela-o-cesante-tomaran-madrid-para-homenajear-perez-galdos-201810150121_noticia.html

L’histoire des Espagnols de Park Slope refait surface

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Des immigrés espagnols et leurs enfants dans le quartier de Park Slope, à Brooklyn, dans la ville de New York, aux États-Unis d’Amérique, au début du XXe siècle (photographie : ABC)

Il y a quelques jours, la romancière espagnole Enriqueta Castillo présentait à l’Institut Cervantes de New York (États-Unis d’Amérique) un ouvrage intitulé Yo nací en Brooklyn (littéralement, Je suis née à Brooklyn), qui rappelle l’immigration espagnole dans le quartier de Park Slope, situé dans l’arrondissement de Brooklyn, dans la plus grande ville américaine. Elle y explique que cette petite diaspora ibérique était originaire d’Alhama de Almería, dans la province d’Almería (Andalousie), avant de disparaître suite aux vagues successives d’immigration et au départ de ses membres dans d’autres arrondissements new-yorkais ou d’autres États américains.

Le père d’Enriqueta Castillo s’est installé à Park Slope en 1924, alors que sa fille était déjà née (le titre de son ouvrage était donc plus métaphorique qu’à prendre au pied de la lettre). Deux autres enfants de l’immigration espagnole à Brooklyn, María Rozas Marco et Elisea Castellón, ont répondu à l’appel d’une autre romancière espagnole, María Dueñas, dont le dernier ouvrage, Las hijas del capitán (littéralement, Les Filles du capitaine), se déroule dans ce quartier jadis surnommé « Little Spain ».

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-cuando-almeria-tenia-barrio-brooklyn-201810180252_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Le gouvernement espagnol autorise désormais les infirmières à prescrire certains médicaments

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L’Ancienne Pharmacie de la Reine-Mère, plus vieille officine de Madrid et de toute l’Espagne (photographie : Wikipedia)

Ce vendredi 19 octobre, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), réuni en Conseil des ministres, a autorisé le collectif des infirmiers et infirmières à prescrire aux patients certains médicaments, dans un contexte régulé et précisément établi. Il s’agissait d’une vieille revendication du Conseil général de l’Infirmerie et du syndicat des infirmiers SATSE, qui en avaient déjà fait part à l’ancienne ministre de la Santé, de la Consommation et du Bien-Être social, Carmen Montón (PSOE), mais c’est son successeur, María Luisa Carcedo (PSOE), qui l’a reprise à son compte.

Concrètement, cette autorisation se fait sous la forme d’un décret-loi royal qui autorisera les communautés autonomes à réguler à leur tour cet exercice spécifique du métier d’infirmier, largement féminin en Espagne comme en France. Un tel décret est le fruit d’une concertation entre l’État central et les représentants de la profession. De nombreux médicaments pourront ainsi être prescrits et administrés directement par les infirmiers, notamment dans le cas des vaccins.

Source : https://www.elmundo.es/ciencia-y-salud/salud/2018/10/19/5bc9e10eca4741974d8b458c.html

L’Espagne a travaillé sur la mise en œuvre de la mission spatiale européenne et japonaise BepiColombo

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Une vue d’artiste du dispositif de la mission spatiale BepiColombo (photographie : CSIC)

Alors que la mission spatiale BepiColombo, conçue par l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence d’Exploration aérospatiale japonaise (JAXA) a récemment décollé pour rejoindre la planète Mercure, rappelons que plusieurs dispositifs qui seront au cœur de l’étude cet objet céleste ont été conçus et fabriqués en Espagne. C’est notamment le cas de 700 diodes de protection des cellules photovoltaïques qui forment les panneaux solaires alimentant la mission, réalisées par l’Institut de Microélectronique de Barcelone (Catalogne), qui dépend du Conseil supérieur des Recherches scientifiques (CSIC), sis à Madrid.

Ces diodes sont fondamentales afin d’éviter à la mission de partir en fumée en raison des températures extrêmes qui règnent sur Mercure, planète ne disposant pas d’atmosphère : plus de 300 degrés Celsius le jour et jusqu’à – 150 degrés Celsius la nuit. Les deux sondes ainsi équipées par des chercheurs espagnols sont la Mercury Planetary Orbiter et la Mercury Magnetospheric Orbiter. A également participé à cette conception le site madrilène de la firme ALTER Technology, dont le siège se trouve à Séville (Andalousie).

Source : http://www.csic.es/home?p_p_id=contentviewerservice_WAR_alfresco_packportlet&p_p_lifecycle=1&p_p_state=maximized&p_p_mode=view&p_p_col_id=column-1-2&p_p_col_count=2&_contentviewerservice_WAR_alfresco_packportlet_struts_action=/contentviewer/view&_contentviewerservice_WAR_alfresco_packportlet_nodeRef=workspace://SpacesStore/80ee76db-b17d-4dcb-95ec-20a9ff39f356&_contentviewerservice_WAR_alfresco_packportlet_gsa_index=false&_contentviewerservice_WAR_alfresco_packportlet_title=noticias&contentType=news