L’industrie accélère à Madrid et ralentit fortement en Catalogne

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Un complexe industriel dans l’agglomération de Madrid (photographie : Legal y fiscal Grupo SCA)

Il y a quelques jours, le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, évoquait une « profonde décélération » de l’économie catalane suite à l’intensification du défi séparatiste dans la communauté autonome et aux conséquences économiques qui y sont liées. L’un des plus clairs indicateurs de ce coup de frein est le très fort ralentissement des commandes industrielles passées aux entreprises sises en Catalogne au cours du mois de septembre – alors que le référendum séparatiste illégal et illégitime du 1er octobre n’avait pas encore eu lieu. Ainsi, selon les données fournies par l’Institut national des Statistiques (INE), le taux de variation interannuelle des commandes était de +76,8 % pour la Communauté de Madrid… et de +2,3 % en Catalogne. La moyenne nationale s’établissait pour la même période à +11,9 %.

Onze communautés autonomes espagnoles ont fait mieux que la région catalane au cours du mois de septembre 2017. La variation interannuelle du chiffre d’affaires des compagnies industrielles catalane a de son côté gagné 3,4 % (contre 6,8 % de moyenne nationale). Quant au secteur des services, il n’offre pas de meilleurs résultats pour la région catalane, avec une croissance interannuelle de 4,7 % – contre 5,7 % pour l’ensemble de notre voisin ibérique, 10,5 % pour la Navarre, 8,9 % pour la Communauté de Madrid ou 7,4 % pour la Communauté de Valence.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2017/11/22/5a1480b8e2704eca058b46cf.html

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Neuf des treize ministres du gouvernement espagnol sont de parfaits inconnus pour une majorité de leurs administrés

Madrid. 15-11-2012 --- Jornada 'Niños Sanos. Claves educativas,
L’actuelle ministre espagnole de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina (photographie : El Correo diplomático)

Selon les données fournies par la dernière enquête du Centre des Recherches sociologiques (CIS), neuf des treize ministres qui forment aujourd’hui le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) sont de parfaits inconnus pour une majorité des Espagnols… alors qu’ils sont en poste depuis un an minimum. Le moins connu de nos voisins ibériques est l’actuel ministre de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Álvaro Nadal, technocrate nommé après que Mariano Rajoy a été reconduit à la tête de l’exécutif espagnol, en novembre 2016. 72,3 % des personnes sondées ignorent son nom et 6,8 % ne savent pas quoi en penser. Il est suivi de l’actuel ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, lui aussi nommé en novembre dernier et dont le profil plus technique que politique est lourdement handicapant : 66,6 % des Espagnols interrogés ne connaissent pas son nom.

Viennent ensuite la ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, Isabel García Tejerina ; la ministre de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, Dolors Montserrat (ces deux dernières sont connues par moins de 40 % de nos voisins pyrénéens) ; le ministre de l’Équipement, Íñigo de la Serna ; le ministre de la Justice, Rafael Catalá (qui est pourtant en poste depuis 2014) ; et le ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo. Ce dernier est d’ailleurs porte-parole du gouvernement depuis novembre 2016, ce qui est d’autant plus surprenant. La plus connue des ministres de l’actuel cabinet conservateur est Soraya Sáenz de Santamaría, vice-président du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales. Seul un Espagnol sur dix affirme en effet ignorer qui elle est.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-estos-ministros-rajoy-nadie-conoce-segun-201711220252_noticia.html

Madrid fait partie des cent villes les plus intelligentes du monde

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Le croisement de la rue d’Alcalá et de la Gran Vía, à Madrid, avec l’immeuble Metrópolis sur la gauche (photographie : Sergio González Valero et El Mundo)

Selon un classement établi par l’entreprise de services et solutions numériques Easypark, la ville de Madrid fait partie des cent cités les plus intelligentes du monde. Cette étude a été réalisée à partir de cinq cent villes du monde entier, qui ont été analysées selon dix-neuf critères répartis en différentes catégories : transport et mobilité, durabilité, gouvernance, innovation, numérisation, qualité de vie. Des éléments précis ont été passés au crible dans ces grandes thématiques, comme le pourcentage d’espaces verts, le niveau de congestion de la circulation, le degré de covoiturage, la satisfaction des usagers des transports en commun, le pourcentage d’électricité produite par des sources d’énergie renouvelable, le nombre de startups, le nombre d’ordinateurs disponibles par tranche de 1 000 habitants ou les points de connexion à Internet. Madrid se situe ainsi à la cinquante-et-unième place du classement, deux rangs devant Barcelone.

La capitale dépasse notamment la cité comtale en matière de congestion du trafic (7,84/10 pour la première contre 4,98 pour la seconde) et de planification urbaine (5,94 contre 3,12), notamment grâce à ses parcs publics. C’est la ville de Copenhague qui ouvre le classement, suivie par bon nombre de cités américaines (Boston, San Francisco, New York, Washington, Philadelphie, Chicago). L’on compte aussi dans les premières places nombre de cités asiatiques (Singapour, Séoul, Osaka, Taipei ou Hong Kong).

Source : http://www.elmundo.es/madrid/2017/11/08/5a02d4c8e5fdea756f8b46a4.html

Mariano Rajoy veut organiser une Conférence des présidents régionaux au premier trimestre de l’année 2018

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Quelques-uns des participants à la Conférence des présidents régionaux de janvier 2017 (photographie : José Luis Roca et El Periódico)

Si le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) a appliqué l’article 155 de la Constitution espagnole en Catalogne afin de suspendre temporairement l’autonomie de la région, c’est aussi pour y rétablir la « normalité démocratique », ainsi que ne cesse de le marteler le chef de l’exécutif. En réalité, ce dernier souhaiterait qu’une telle « normalité » s’étende au-delà du 21 décembre (date prévue des élections régionales anticipées) et c’est pourquoi il veut organiser une nouvelle édition de la Conférence des présidents régionaux au premier trimestre de l’année 2018 en présence du président de la Généralité qui sortira des urnes. La dernière édition de cette réunion, qui s’est déroulée en janvier 2017, après cinq ans d’absence, avait pour objectif de favoriser le dialogue entre Madrid et Barcelone, en pleine « opération dialogue » (operación diálogo). Pourtant, ni Carles Puigdemont (ancien président de la Généralité), ni le lehendakari (président régional du Pays basque) Íñigo Urkullu n’y ont assisté.

Une douzaine d’accords entre l’État et les régions ont malgré tout pu être conclus au cours de cette Conférence. L’année prochaine, Mariano Rajoy aimerait présenter aux différentes communautés autonomes qui seront représentées au Sénat, à Madrid, un agenda global en matière de recherche et de développement. Mais le plat de résistance de cette réunion devrait être l’épineux sujet du financement régional, dont une réforme est demandée à cor et à cri par la plupart des exécutifs régionaux. Le système de santé publique, l’instruction et l’immigration devraient également être des sujets abordés lors de ce symposium.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-quiere-conferencia-presidentes-primer-trimestre-2018-cataluna-201711272312_noticia.html#ns_campaign=rrss&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=cm-general&ns_fee=0

« Madrid : ça bouge dans le district des Merveilles »

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La fontaine de la place d’Espagne de Madrid, la nuit (photographie : El Perro viajante)

Cet article paru sur le site Internet du magazine français The Good Life le 17 novembre dernier et rédigé par Giovanna Castelli évoque la rénovation urbaine et les changements connus par le quartier des Merveilles (barrio de las Maravillas) de Madrid, entre institutions culturelles et movida : http://thegoodlife.thegoodhub.com/2017/11/17/madrid-ca-bouge-district-merveilles/

Le Cratère des Guerriers, une des plus mystérieuses œuvres d’art de l’Espagne antique

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Le Cratère des Guerriers, l’un des chefs-d’œuvre de l’art ibérique (photographie : José Jordán et El País)

Daté du IIIe ou du IIe siècle avant Jésus-Christ, le Cratère des Guerriers (Vaso de los Guerreros) est à la peinture ibérique ce que la Dame d’Elche est à la sculpture de ce peuple énigmatique mais culturellement prolifique qui peuplait jadis la péninsule qui porte son nom. Les mystères de cette pièce archéologique sont pourtant toujours nombreux et quelques-unes de conclusions des recherches à son sujet sont exposés jusqu’au mois de mars 2018 au Musée de la Préhistoire de Valence. Cette poterie est ornée d’une frise continue qui représente six guerriers à cheval et deux membres d’infanterie armés d’une falcata (épée recourbée en fer qui était typique de la zone avant la conquête romaine) et d’une lance.

Cette petite troupe nous est montrée en train de poursuivre quatre autres soldats qui fuient tout en jetant un regard en arrière et en protégeant avec leur bouclier. La scène semble se dérouler à l’air libre étant donné le décor fait de fleurs et de feuilles qui parsème le cratère.

Les spécialistes de la civilisation ibérique se demandent toujours aujourd’hui si cette céramique représente une véritable bataille ou un simple affrontement rituel. Quoi qu’il en soit, le récipient est en accord avec les valeurs guerrières de l’aristocratie qui dominait l’antique cité d’Edeta, qui correspond à l’actuelle commune de Liria (Communauté de Valence). C’est dans les parages de cette ville actuellement peuplée d’environ 23 000 habitants, à trente kilomètres de Valence, qu’a été trouvée cette pièce en 1934.

Source : https://elpais.com/cultura/2017/11/14/actualidad/1510672886_222840.html

Des juristes espagnols proposent spontanément des orientations pour la réforme de la Constitution de 1978

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La présentation du document « Idées pour une réforme de la Constitution », révélé ce lundi 20 novembre 2017 (photographie : Julián Rojas et El País)

Cordonné par Santiago Muñoz Machado, un groupe de juristes espagnols, spécialistes du droit constitutionnel et administratif, a proposé ce lundi 20 novembre des orientations pour une réforme de la Constitution espagnole de 1978, alors que les différents partis politiques nationaux sont en plein débat à ce sujet. Leur objectif est d’avoir recours à des techniques fédérales employées dans d’autres pays européens (dont l’Allemagne et l’Autriche). Ces experts prônent notamment la suppression du rang de loi organique pour chacun des statuts d’autonomie des différentes régions (ce qui n’imposerait plus leur validation par les Parlements desdites régions) mais aussi l’établissement définitif des compétences de l’État central et des autonomies espagnoles.

Le document qu’ils ont présenté ce lundi 20 novembre s’intitule « Idées pour une réforme de la Constitution » (Ideas para una reforma de la Constitución) et c’est devant le public de l’Académie royale des Sciences morales et politiques de Madrid que Muñoz Machado, professeur à l’université Complutense, dans la capitale, a défendu ce travail. Les différents experts qui ont participé à la rédaction de ce document expliquent que la réforme de la Constitution de 1978 ne peut pas être pensée uniquement pour satisfaire à certaines revendications catalanes. Ils proposent cependant un régime juridique particulier pour la Catalogne (ce qui ne sera pas sans poser des problèmes de multiples natures).

Cinq des experts qui ont travaillé sur ce sujet sont catalans (Eliseo Aja, Francesc de Carreras, Enric Fossas, Victor Ferreres et Joaquín Tornos). Les autres viennent d’Andalousie (Ana Carmona, José Antonio Montilla), du Pays basque (Alberto López Basaguren) et de Madrid (Javier García Roca). Concernant la réforme du Sénat, ces juristes penchent pour une adaptation du modèle allemand (les sénateurs seraient ainsi élus par le gouvernement des communautés autonomes) ou autrichien (ils seraient élus par les parlementaires régionaux). Selon les promoteurs d’une telle réforme, le gouvernement national devra en tout cas se saisir de ces mesures et bien d’autres contenues dans le document présenté le 20 novembre afin d’animer un débat d’ampleur nationale.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/20/actualidad/1511206935_296549.html

Le ministre espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport obéit à une mise en demeure judiciaire concernant des œuvres d’art à restituer à l’Aragon

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Le monastère Sainte-Marie-de-Sijena, situé à Villanueva de Sijena, en Aragon (photographie : ABC)

Ce mardi 28 novembre, le ministre espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo – qui est aussi porte-parole du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) -, a obéi à une mise en demeure judiciaire qu’il a officiellement reçue. Il a en effet donné l’ordre aux autorités compétentes de rapatrier depuis la Catalogne quarante-quatre œuvres d’art conservées de manière illégale dans la région depuis des décennies et qui appartiennent au monastère Sainte-Marie-de-Sijena, situé dans la commune aragonaise de Villanueva de Sijena. Depuis la mise en place des dispositions de l’article 155 de la Constitution (qui prévoit la suspension temporaire de l’autonomie d’une région) en Catalogne, il est en effet le responsable du Département à la Culture de la Généralité.

Il devra par ailleurs tenir au courant le tribunal qui l’a mis en demeure, en sa qualité de ministre et de conseiller régional, concernant l’emplacement exact de chacune de ces œuvres d’art, leur date de restitution à l’Aragon mais aussi le moyen qui sera choisi pour les restituer. C’est la chambre numéro un du tribunal de première instance de Huesca qui a rendu cet arrêt et la nouvelle a logiquement réjoui la conseillère régionale aragonaise à l’Éducation, à la Culture et au Sport, Mayte Pérez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Il faut dire que le gouvernement aragonais se bat depuis plusieurs décennies pour que ces œuvres d’art, qui ont été emportées à Barcelone dans des conditions troubles, soient rapatriées dans leur région d’origine. En dépit de nombreuses sentences judiciaires, les gouvernements catalans successifs ont toujours refusé de réparer ce délit du passé, ainsi que nous l’avons déjà expliqué sur ce blog.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-mendez-vigo-ordena-cumplir-devolucion-bienes-sijena-201711281434_noticia.html

Une année de plus, la télévision publique chinoise organise un concours de langue espagnole

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L’écran de présentation de cette émission de la télévision publique chinoise (photographie : Télévision centrale de Chine et Telemundo 47)

Ce dimanche 19 novembre avait lieu, comme chaque année, un grand concours de langue espagnole à la télévision publique chinoise (Télévision centrale de Chine, souvent désignée sous son sigle anglais CCTV). La tenue à intervalles réguliers de cette compétition témoigne de la popularité croissante de la langue de Cervantes dans l’Empire du Milieu, ainsi que nous le signalions récemment sur ce blog. Le grand gagnant de l’édition de cette année, Ji Yuchen, est un étudiant en traduction et interprétation âgé de vingt-six ans. Il a fait preuve d’une parfaite maîtrise de l’espagnol, tant d’un point de vue grammatical que lexical mais a aussi séduit le jury par ses capacités à l’improvisation et à la conversation. Une traductrice de vingt-quatre ans, Yuan Xiaoting, a remporté le deuxième prix, et Xiang Xicong, étudiant de vingt ans, a complété le podium.

Le jury était composé de dix-huit représentants issus de différents médias (dont la principale agence de presse espagnole, EFE), d’institutions éducatives et diplomatiques chinoises ou de pays de langue espagnole. Les tuteurs des candidats étaient cette année l’ambassadeur d’Uruguay en Chine, Fernando Lugris ; la journaliste et présentatrice de la télévision publique espagnole Marta Jaumandreu ; et l’hispaniste chinois Liu Jian. Outre les habituels trophées, le gagnant a remporté un voyage en Uruguay et ses deux dauphins, un séjour dans La Rioja, communauté autonome espagnole où est née la langue espagnole. Les trois premiers ont également remporté des cours gratuits à l’Institut Cervantes de Pékin. La grande finale de ce concours était présentée en chinois par Xu Xin et en espagnol par le présentateur ibérique Luis Martínez.

À l’heure actuelle, en Chine, à Taïwan et à Hong Kong, 34 000 élèves prennent des cours d’espagnol à l’université et plusieurs milliers dans les autres niveaux du système éducatif. L’Institut Cervantes de Pékin accueille cette année 3 000 étudiants.

Source : https://www.telemundo47.com/noticias/mundo/El-espanol-vuelve-a-ser-protagonista-en-la-television-estatal-china-458668653.html

Que pensent les Espagnols de leur vie collective ?

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Une manifestation de policiers nationaux et de gardes civils à Madrid, en octobre 2017, en faveur de l’alignement de leur salaire sur celui des policiers autonomes de Catalogne ou du Pays basque (photographie : La Crítica)

Dans l’une de ses enquêtes annuelles sur ses pays-membres, l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE, le « club des pays riches ») montre que, comme dans les autres pays occidentaux, le bonheur de vivre a baissé en Espagne au cours de la dernière décennie. La satisfaction des Espagnols face à leur existence individuelle et collective est ainsi passée, sur une échelle de 0 à 10, de 7,1 à 6,4. Par ailleurs, toujours selon ce rapport, seuls 23 % des Espagnols sondés estiment pouvoir avoir une influence sur la politique menée par leur gouvernement (contre 33 % de moyenne pour les pays-membres de l’institution). 82 % des personnes interrogées outre-Pyrénées pensent de plus que la corruption est un phénomène généralisé dans le monde politique (c’est le cas de 56 % des citoyens dans la moyenne de l’OCDE).

Sans surprise, nos voisins ibériques sont aussi plus préoccupés que la moyenne par le chômage, par la protection des chômeurs, par la précarité dans le monde du travail et par le chômage de longue durée. Entre 2008 et 2016, le taux de participation aux élections a sensiblement baissé outre-Pyrénées, passant de 75 % à 70 % en moyenne – ce qui reste un résultat élevé. Des statistiques qui corroborent l’idée d’un certain pessimisme espagnol consécutif à la crise économique de 2008 et un désenchantement durable à l’égard du monde politique.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/19/actualidad/1511100260_749243.html