Une gare TGV en Espagne… pour une commune de 30 habitants ?

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L’un des lacs de Sanabria, dans la province de Zamora (photographie : Posada Los Condestables)

Les actualités liées au monde ferroviaire, et en particulier de la grande vitesse, auraient pu faire passer inaperçue cette nouvelle qui, pourtant, n’a pas manqué de susciter la polémique outre-Pyrénées. Alors que la crise économique de 2008 n’est pas encore achevée, et même si l’État espagnol a de nouveau engagé d’importantes dépenses en matière infrastructurelle, un village de 30 habitants nommé Otero de Sanabria (province de Zamora, en Castille-et-León), devrait disposer de sa propre gare TGV. Comment est-ce possible ?

Située sur la ligne à grande vitesse qui doit relier, à terme, Madrid à la Galice, cette minuscule localité est plutôt partagée quant à l’annonce de cette nouvelle. En réalité, plusieurs facteurs ont contribué à ce choix. Otero de Sanabria, qui est en fait un hameau de la commune de Palacios de Sanabria, est nichée au cœur d’une comarque de 7 000 habitants qui bénéfice d’un effet touristique important en été en raison de la proximité de zones lacustres. Par ailleurs, la ville portugaise de Bragance, peuplée de 35 000 habitants, se trouve à quelques dizaines de kilomètres, de l’autre côté de la frontière. Enfin, cette localité se situe dans l’une des rares lignes droites de la future ligne à grande vitesse dans cette région, qui devrait être parsemée de tunnels et de viaducs.

Cette décision, validée par le ministère de l’Équipement, devrait en tout cas continuer à faire parler d’elle…

Source : http://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-pueblo-30-habitantes-tendra-parada-201611270042_noticia.html?ns_campaign=gs_ms&ns_mchannel=abc_es&ns_source=fb&ns_fee=0&ns_linkname=cm_general

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Le cinéma scientifique a son festival en Espagne

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Le célèbre ravin de Ronda, en Andalousie (photographie : Apartamentos Casa Beli)

Du 28 novembre au 2 décembre 2016, le cinéma scientifique du monde entier se donne rendez-vous en Espagne pour la 28ème biennale internationale du cinéma scientifique, qui se déroule parallèlement à Madrid, Ronda (Andalousie) et Mexico. Parrainé par le ministère espagnol de l’Économie ainsi que la Fondation espagnole pour la Science et la Technologie (FECYT), ce grand rendez-vous accueille depuis 1977 les meilleures réalisations du genre.

Cette année, 35 films représentent 12 pays différents avec un total de 22 heures de programmation. En parallèle, du 30 novembre au 2 décembre, les organisateurs du festival proposent également le premier Congrès international du Cinéma et de l’Image scientifiques ainsi que diverses autres manifestations du même acabit.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/sociedad/el-mejor-cine-cientifico-internacional-se-da-cita-en-espana

L’Armée rouge triomphe sur Youtube… avec une jota aragonaise

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Un spectacle de jota aragonaise devant la cathédrale-basilique du Pilier à Saragosse (photographie : El Periódico de Aragón)

Les célèbres chœurs de l’Armée rouge, qui figurent parmi les meilleures chorales du monde, se sont une fois de plus distingués dernièrement et triomphent sur Youtube avec une interprétation très hispanique. Accompagné d’un important orchestre, le chanteur Vladislav Golikov entonne ainsi une jota aragonaise (qui est généralement agrémentée d’une danse spectaculaire) issue d’une zarzuela (opérette typiquement espagnole) Tomás Bretón, La Dolores.

Cette prestation est à découvrir ici : https://youtu.be/S2qgjeSx24o

Source : http://www.elmundo.es/f5/comparte/2016/11/28/583c0ce3468aebe4628b45a2.html

« Don Quichotte », deuxième ouvrage le plus traduit au monde

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La première de couverture d’une traduction en russe de Don Quichotte (photographie : Institut Ernest Lluch)

À l’occasion des quatre cents ans de la mort de Miguel de Cervantes, écrivain espagnol et universel, il est bon de se rappeler que les aventures de L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de La Manche constituent le deuxième ouvrage le plus traduit au monde après la Bible. Les traductions les plus anciennes (et les plus prestigieuses) sont bien entendu celles réalisées en Europe à partir du XVIIe siècle.

Ce sont les Anglais qui s’y sont mis en premier, avec la traduction de Thomas Shelton (1612), tandis que les Français, par l’entremise du célèbre hispaniste César Oudin, ont publié leur propre version en 1614. En Italie, la première traduction est réalisée par Franciosini en 1622. Suivent ensuite les versions allemande (Sohle, 1648) et néerlandaise (Lambert van den Boos, 1657). Cette année, dans le cadre de l’édition de l’œuvre Quijote universal, une traduction dans 150 langues environ sera réalisée par l’Université Complutense de Madrid – et pour certaines d’entre elles (comme des langues africaines), il s’agira de la première version.

Source : http://www.20minutos.es/noticia/2727239/0/miguel-cervantes-obra/traducciones-lenguas/idiomas-quijote/

La Costa Rica choisit l’Espagne pour renforcer sa présence en Europe

Le Costa Rica a décidé, pour développer son réseau Procomer (Promotrice du Commerce extérieur) – chargé d’identifier les opportunités offertes par les différents marchés et d’organiser des missions commerciales ou la participation des entreprises nationales à des foires spécialisées -, de choisir l’Espagne comme porte d’entrée. Environ 80 entreprises de notre voisin pyrénéen ont assisté ce 22 novembre à l’ouverture du premier centre de ce type sur le continent, à l’ambassade du Costa Rica à Madrid, en compagnie de l’ambassadeur, Doris Osterlof, du directeur de cette officine, Pedro Beirute Prada, ou de personnalités espagnoles liées au commerce international.

À titre de rappel, en 2014, 144 entreprises costaricaines ont exporté leurs 340 produits et services vers l’Espagne pour 126 millions de dollars. Le Costa Rica est d’ailleurs le premier fournisseur de fruits et matières premières exotiques (ananas, banane, café, manioc) pour notre voisin pyrénéen. Le choix de l’Espagne pour l’implantation du premier centre de Procomer a été guidé par la logistique et l’économie, puisque notre voisin pyrénéen sert de centre de répartition pour ce pays centre-américain vers tous les autres pays européens.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-costa-rica-elige-espana-como-puerta-entrada-europa-201611280202_noticia.html

La compagnie espagnole Talgo remporte le « contrat ferroviaire du siècle » chez notre voisin

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La nouvelle rame Avril de l’entreprise espagnole Talgo dans la gare de Saragosse-Delicias, en Aragon (photographie : Atresmedia)

C’est le nouveau ministre de l’Équipement, Íñigo de la Serna, qui l’a annoncé aujourd’hui à Madrid : l’entreprise espagnole Talgo, spécialisée dans la fabrication de matériel roulant, a remporté le « contrat du siècle » (« contrato del siglo ») outre-Pyrénées. Il s’agit de fournir jusqu’à 30 nouvelles rames à grande vitesse à l’opérateur ferroviaire national, la Renfe, pour un montant d’environ 1,5 milliard d’euros (soit une économie d’environ 1,2 milliards d’euros pour l’État espagnol par rapport au montant maximal exigé).

C’est aussi bien l’offre technique qu’économique qui a permis Talgo de s’imposer juste devant un autre fabricant espagnol, CAF, mais aussi devant l’entreprise allemande Siemens et la firme française Alstom, laquelle a d’ailleurs demandé des précisions sur la résolution de l’appel d’offres. Talgo pourra ainsi placer son nouveau produit, la rame Avril, pour laquelle il a investi 50 millions d’euros en matière de recherche et développement. Íñigo de la Serna, qui a rappelé que ce nouvel achat est censé répondre à l’augmentation importante du nombre de passagers dans les trains à grande vitesse espagnols (environ 60 % depuis 2013), a aussi précisé que ce contrat supposera la création de 1 000 emplois directs et indirects pendant cinq ans.

Source : http://economia.elpais.com/economia/2016/11/28/actualidad/1480325948_962730.html

La télévision publique espagnole présentera dès décembre une série de documentaires en très haute définition

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Les murailles d’Ávila, première ville mise à l’honneur par cette série de documentaires (photographie : Libertad digital – Blog « Artículos de viaje »)

Le samedi 10 décembre prochain, la télévision publique espagnole (TVE) présentera sur La 2 le premier numéro de sa série de documentaires en très haute définition (4K) sur les 15 villes espagnoles classées au patrimoine mondial de l’UNESCO : Alcalá de Henares (Communauté de Madrid), Ávila (Castille-et-León), Baeza (Andalousie), Cáceres (Estrémadure), Cordoue (Andalousie), Cuenca (Castille-La Manche), Ibiza (Îles Baléares), Mérida (Estrémadure), Salamanque (Castille-et-León), San Cristóbal de La Laguna (Îles Canaries), Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), Ségovie (Castille-et-León), Tarragone (Catalogne), Tolède (Castille-La Manche) et Úbeda (Andalousie). Ce premier numéro sera d’ailleurs consacré au berceau de sainte Thérèse d’Ávila.

Également disponible dès le 11 décembre sur TVE Internacional et en ligne, cette émission a été présentée au siège de la TVE, à Prado del Rey (commune de Pozuelo de Alarcón, dans la banlieue ouest de Madrid), par le président de la corporation RTVE, José Antonio Sánchez ; le maire de Cáceres et présidente du Groupe des Villes Patrimoine de l’Humanité, Elena Nevado del Campo (Parti populaire) ; le maire d’Alcalá de Henares, Javier Rodríguez Palacios (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; le maire d’Ávila, José Luis Rivas (PP) ; le maire de Baeza, Dolores Marín (PSOE) ; le maire de Cuenca, Ángel Mariscal (PP) ; le maire de Saint-Jacques-de-Compostelle, Martiño Noriega (Compostelle Ouverte) ; le maire de Ségovie, Clara Luquero (PSOE) ; et le maire de Tolède, Milagros Tolón (PSOE). Plusieurs conseillers municipaux des villes concernées avaient aussi fait le développement.

Cette série de documentaires, intitulée Ciudades españolas Patrimonio de la Humanidad, a été réalisée par Belén Molinero. Après Ávila le 10 décembre, ce sera au tour de Saint-Jacques-de-Compostelle (17 décembre) puis de Ségovie (24 décembre) d’être à l’honneur, toujours à 19h. En 2017, Cáceres, Mérida, Tolède et Salamanque seront l’objet d’un documentaire similaire. Le reste des villes devra attendre 2018 (Cordoue, Cuenca, Alcalá de Henares et Ibiza) et 2019 (San Cristóbal de La Laguna, Tarragone, Baeza et Úbeda) pour avoir son propre épisode.

Source : http://www.rtve.es/rtve/20161121/rtve-presenta-serie-documental-4k-ciudades-espanolas-patrimonio-humanidad/1445864.shtml

Le « TGV des pèlerins » est achevé à 65 %

Alors que le consortium hispano-saoudien chargé de le bâtir a obtenu un délai supplémentaire (jusqu’au mois de mars 2018, concrètement), l’on sait que le fameux « TGV des pèlerins », censé relier La Mecque à Médine, est achevé à hauteur de 65 %. Ce taux atteint même les 85 % en ce qui concerne le chantier « civil » (installation de la plateforme de roulement et des voies).

N’oublions pas que ce chantier, évalué à 6,7 milliards d’euros (soit le plus gros contrat ferroviaire de l’histoire mondiale), concerne 450 kilomètres de chemin de fer et cinq gares, soit un ensemble titanesque dont la réalisation est très complexe étant donné les conditions climatiques et géologiques.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2016/11/27/empresas/1480252689_254575.html

L’Espagne s’achemine-t-elle vers un grand pacte politique, économique et social ?

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Mariano Rajoy (au centre), aux côtés de la ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Fátima Báñez (au fond à gauche) ; de Juan Rosell (devant à gauche) ; d’Ignacio Fernández Toxo (au fond à droite) ; de Pepe Álvarez (au centre à droite) ; et d’Antonio Garamendi (devant à droite) – Photographie : Julián Rojas, El País

C’est la question posée par le quotidien économique espagnol Cinco días : notre voisin pyrénéen s’achemine-t-elle vers un grand pacte politique, économique et social généralisé ? La fragmentation parlementaire, les différentes coalitions qui ont tenté de se former et la perte de vitesse des acteurs idéologiques et institutionnels traditionnels (dont les deux grands partis « historiques » et les syndicats « classiques ») obligent en effet à plus de dialogue et de consensus que lors des législatures précédentes. Le mécontentement légitime de nombreux Espagnols face aux dégâts causés par la crise et aux politiques choisies par José Luis Rodríguez Zapatero puis par Mariano Rajoy ont aussi profondément secoué les habitudes politiques.

Ce jeudi 24 novembre, Mariano Rajoy recevait au palais de La Moncloa, en compagnie de Fátima Báñez, ministre de l’Emploi et de la Sécurité sociale, les « partenaires sociaux », selon l’expression consacrée : Josep María Álvarez (dit « Pepe » Álvarez), secrétaire général de l’Union générale des Travailleurs (UGT) ; Ignacio Fernández Toxo, secrétaire général des Commission ouvrières (CCOO) ; Juan Rosell, président de la Confédération espagnole des Organisations entrepreneuriales (CEOE) ; et Antonio Garamendi, président de la Confédération espagnole de la petit et moyenne Entreprise (CEPYME). Si les deux premiers ont rapidement fait part de menaces de mobilisation massive au cas où leurs revendications ne seraient pas satisfaites, ils ne peuvent se permettre de perdre le peu de crédit qu’il leur reste aujourd’hui auprès des travailleurs espagnols. De fait, tout le monde affiche sa volonté de négocier, à tel point que, pour la première fois depuis de nombreuses années, Fátima Báñez a accepté qu’une hausse substantielle du salaire minimal interprofessionnel sur les prochaines années soit sérieusement discutée.
C’est de toute façon le sens déjà pris par le Congrès des députés cette semaine.

Même Rosell, Garamendi et la Banque d’Espagne reconnaissent que les ajustements économiques ont été bien trop importants et qu’il faut désormais faire marche arrière sur certains d’entre eux.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2016/11/24/economia/1480015292_362302.html

L’Espagne produit près de la moitié de l’huile d’olive mondiale

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Une oliveraie de la province de Jaén, en Andalousie (photographie : eldiario.es)

Alors que la production mondiale d’huile d’olive a augmenté de quasiment 40 % au cours des dernières décennies, l’Espagne est responsable de 44 % de la production internationale de cette matière grasse, selon les statistiques officielles rapportées par Carlos Cabanas, secrétaire général du gouvernement espagnol pour l’Agriculture et l’Alimentation.

Généralement reconnue comme la meilleure huile pour la santé, l’huile d’olive ainsi que l’olive ont été célébrées comme il se doit ce 24 novembre, à l’occasion de la journée mondiale de l’olivier. Carlos Cabanas a remercié le Conseil oléicole international (COI) ainsi que tous ses pays membres pour l’aide apportée à la production d’huile d’olive lors des dernières années.

Source : http://www.mapama.gob.es/es/prensa/noticias/-carlos-cabanas-subraya-el-valor-del-aceite-de-oliva-como-un-referente-de-calidad-alimentaria-y-gastron%C3%B3mica-a-nivel-mundial/tcm7-439567-16