Le site archéologique espagnol de Madinat al-Zahra est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

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Une vue du site archéologique de Madinat al-Zahra, dans la banlieue de Cordoue, en Andalousie (photographie : Madero Cubero et El Mundo)

Réuni entre la fin juin et le début du mois de juillet à Manama, capitale du Bahreïn, le directoire de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, de la Science et la Culture (UNESCO) a classé un certain nombre de sites proposés par les différents pays du monde dans sa très prestigieuse liste. L’Espagne fait partie des pays ayant proposé une candidature retenue avec le site archéologique de Madinat al-Zahra (Medina Azahara en espagnol), situé dans la banlieue de Cordoue (Andalousie).

La ville devient ainsi la seule au monde à avoir quatre sites ou éléments reconnus par l’UNESCO, puisqu’elle a déjà fait classer son centre historique, sa célèbre mosquée-cathédrale et sa fête des patios fleuris. Construite dans le cadre du Califat de Cordoue, au Moyen Âge, Madinat al-Zahra est une ville nouvelle qui a été conçue pour l’exercice du pouvoir, ce qui été mis en valeur par l’organisation internationale.

À Manama étaient présents pour représenter cette candidature le conseiller régional andalou à la Culture, Miguel Ángel Vázquez (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; le président de la députation de Cordoue, Antonio Ruiz (PSOE) ; le maire de Cordoue, Isabel Ambrosio (PSOE) ; et la déléguée du gouvernement régional à Cordoue, Esther Ruiz. Ce succès est le fruit de dix ans de travail pour préparer une candidature convaincante.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2018/07/01/5b38a399e5fdea32378b45b7.html

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Des chercheurs espagnols découvrent deux nouveaux systèmes planétaires

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Une vue d’artiste du système solaire (infographie : Daily Geek Show)

Des scientifiques travaillant pour l’Institut d’Astrophysique des îles Canaries (IAC) et l’université d’Oviedo (Principauté des Asturies) ont annoncé le 27 juin dernier la découverte de deux nouveaux systèmes planétaires dans l’univers, dont l’un abrite une planète dont la taille fait trois fois celle de la Terre. Cette découverte a été faite suite à l’étude de données recueillies par l’agence spatiale américaine (NASA) dans le cadre de la mission K2 du satellite Kepler.

Ces deux systèmes planétaires tournent chacun autour d’une naine rouge et se situent environ à 160 années-lumière de notre propre planète. Les détails les concernant ont été tirés après des relevés effectués à l’Observatoire du Rocher des Jeunes-Hommes, situé sur le territoire de la commune de Garafía, dans les îles Canaries. Le directeur de l’équipe de l’IAC est Rafael Rebolo et celui de l’université d’Oviedo, Javier de Cos.

Source : http://marcaespana.es/actualidad/innovación/investigadores-españoles-descubren-dos-nuevos-sistemas-planetarios

Les socialistes et Podemos se mettent d’accord pour maintenir la nouvelle direction de la télévision publique jusqu’aux prochaines élections

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L’actuel président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – de dos, au premier plan), lors du vote de la motion de censure contre son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire) – Photographie : Alberto Di Lolli et El Mundo

Alors que la direction de la radio-télévision publique espagnole (RTVE) a récemment été rénovée par la voie d’urgence et que les membres qui la composent sont tout sauf dépolitisés, nombreux sont ceux qui, au sein des Espagnols ou dans l’opposition au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), attendent impatiemment qu’un directoire durable soit nommé par le biais d’un appel à candidatures. Pourtant, les groupes parlementaires de gauche, qui prétendaient que tel était leur souhait, se sont mis d’accord pour que cette direction tienne jusqu’aux élections municipales, régionales et européennes de 2019.

Concrètement, le PSOE et Podemos ont passé ce pacte afin de pouvoir continuer à contrôler les médias dans cette période électorale cruciale. La vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence, à l’Égalité et aux Relations avec le Parlement, Carmen Calvo, avait elle-même certifié il y a quelques jours que ce directoire n’était choisi qu’à titre transitoire.

Source : http://www.elmundo.es/television/2018/07/09/5b4265c7468aebc4248b461d.html

Après 50 000 heures de restauration, le portique de la Gloire de Saint-Jacques-de-Compostelle retrouve ses couleurs

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Un détail du portique de la Gloire de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans la province de La Corogne (Galice), représentant l’apôtre Jacques de Zébédée (photographie : Xoán Rey, EFE et El Mundo)

Il aura fallu 50 000 heures de travaux réparties sur la dernière décennie mais le célèbre portique de la Gloire de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, dans la province de La Corogne (Galice), a retrouvé ses couleurs d’origine, telles que maître Mateo les avait imaginées. Son importance historique, architecturale et artistique lui a valu le surnom de « chapelle Sixtine de l’art roman ».

La restauration a été coordonnée et menée à bien par la fondation de la cathédrale, la Fondation Barrié, l’Institut du Patrimoine culturel de l’Espagne et la Junte de Galice. Il a fallu rédiger divers rapports sur le projet de rafraîchissement pour entamer la phase de restauration proprement dite. C’est la conservatrice espagnole Ana Laborde, épaulée par des experts venus des universités américaines de Georgetown, Harvard et Stanford, qui a dirigé les opérations.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2018/06/28/5b34da05468aeba50b8b460f.html

La prestigieuse entreprise viticole espagnole Codorníu est rachetée par un fonds d’investissement américain

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L’ancien siège de l’entreprise viticole Codorníu, à San Sadurní de Noya, dans la province de Barcelone, en Catalogne (photographie : Ignacio Adeva et El País)

C’est le mercredi 27 juin dernier que le fonds d’investissement américain Carlyle est parvenu à un accord avec l’entreprise viticole espagnole Codorníu, dont le siège se trouve aujourd’hui dans la commune de Haro (La Rioja), afin de racheter cette dernière. Il s’agit de la plus ancienne compagnie du pays encore existante, puisqu’elle date de 1551, et elle produit essentiellement du cava, vin espagnol proche du champagne français.

Cette opération, estimée à hauteur de 390 millions d’euros, va ainsi venir remplir les bourses de la famille Raventós, en particulier à Mar Raventós, qui préside la firme depuis des années et avait justement décidé de passer la main en 2018. Le fonds d’investissement Carlyle a racheté pour 55 % à 60 % d’actions de Codorníu, dont les chais sont répartis entre l’Espagne, l’Argentine et les États-Unis d’Amérique.

Sources : http://www.elmundo.es/economia/2018/06/28/5b34ca5be2704e98428b459c.html et https://elpais.com/economia/2018/06/28/actualidad/1530177599_667187.html

Pedro Sánchez aura besoin de 30 milliards d’euros supplémentaires pour mener à bien ses projets budgétaires

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : ¿Qué pasa?

S’il a repris à son compte le budget de l’État voté sous la houlette de son prédécesseur, Mariano Rajoy (Parti populaire), le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, compte bien augmenter la limite des dépenses (techo de gasto) auquel s’est engagée l’Espagne auprès de l’Union européenne, et ce en dépit des promesses de réduction du déficit public faites par Madrid. C’était justement pour rassurer Bruxelles qu’il avait choisi Nadia Calviño au poste de ministre de l’Économie et de l’Entreprise. Or, pour mener à bien les projets qu’il a annoncés (fin du péage sur certaines autoroutes concédées à des opérateurs privés, changements radicaux dans la politique énergétique, modifications de la dernière réforme du marché du travail), Pedro Sánchez va avoir besoin de 30 milliards d’euros supplémentaires dans les caisses de l’État.

Face à des accords parlementaires qui s’annoncent difficiles étant donné l’état de minorité des socialistes au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), le chef de l’exécutif doit aussi parvenir à un déficit public de 2,2 % du produit intérieur brut (PIB) à terme. Une véritable quadrature du cercle avec une croissance qui restera assez haute (autour de 2 %) mais n’atteindra pas les sommets des dernières années. Les négociations promettent donc d’être âpres avec l’Union européenne.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/07/06/midinero/1530901803_822620.html

L’Espagne adhère à l’Initiative européenne d’Intervention

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La ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol – deuxième en partant de la gauche), en compagnie de plusieurs de ses homologues européens (photographie : ABC)

Ce lundi 25 juin, l’Espagne, par la voix de sa ministre de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), a officiellement adhéré à l’Initiative européenne d’Intervention (IEI), dont font déjà partie neuf pays membres de l’Union européenne (UE). Ce projet, imaginé par le président de la République française, Emmanuel Macron, se construit en marge de l’UE de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) et des États-Unis d’Amérique.

Il vise à rendre capables les États signataires de répondre rapidement et de manière efficace à une possible crise aux frontières de l’Union européenne. Les autres nations qui ont rejoint cette initiative lors d’une cérémonie dans la ville de Luxembourg sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark, l’Estonie et le Portugal.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/iniciativa-intervencion-compromiso-estrategico-24854.asp/

Un village espagnol en ruine, possession d’une famille aristocratique

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L’ancienne église de Coto de Lomeda, village inhabité de la province de Soria, en Castille-et-León (photographie : Kike Para et El País)

Situé dans la province de Soria, en Castille-et-León, le village de Coto de Lomeda est désert et en ruine. Il est la propriété d’une grande famille de l’aristocratie espagnole, les marquis de La Lapilla et de Monesterio, dont l’actuel représentant est Juan Pedro de Soto Martorell.

Il partage en réalité cette possession avec 13 autres propriétaires qui sont des membres de sa famille et accumulent à eux tous dix titres aristocratiques : comté de Darnius, marquisat de Villel, duché d’Almenara Alta, marquisat d’Albranca, duché de Frías, marquisat de La Lapilla, marquisat de Paredes, duché d’Escalona, marquisat de Villena et comté de Haro.

Des documents datés de la fin du XVIIIe siècle accréditent déjà cette propriété, même si la lignée pense qu’elle était déjà propriétaire de Coto de Lomeda dans les siècles précédents.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/06/19/diario_de_espana/1529415401_962990.html

Le maire de Saragosse et son équipe municipale sont mis en examen

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Le maire de Saragosse (Aragon), Pedro Santisteve (soutenu par Podemos), en compagnie de la déléguée du gouvernement dans la communauté autonome, Carmen Sánchez (photographie : Toni Galán, EFE et El Mundo)

Le maire de Saragosse, Pedro Santisteve (Saragosse en Commun, liste soutenue par Podemos), et l’ensemble de son équipe municipale, composée de huit membres (tous issus de Saragosse en Commun, la Gauche unie et d’autres alliés locaux), ont été formellement mis en examen ce vendredi 6 juillet par la juge de la chambre n° 3 du Tribunal d’Instruction de Saragosse, Mercedes Terrer. Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée le 7 juin dernier par Miguel Ángel Portero, ancien gérant de l’entreprise d’assainissement des eaux dans l’agglomération, Ecociudad, qui dépend de la mairie.

Il a en effet été destitué de ses fonctions par Pedro Santisteve le 14 février suite à une procédure judiciaire pour des irrégularités présumées dans la gestion d’Ecociudad. En février dernier, le maire de Saragosse a décidé de limoger l’ensemble des représentants de l’opposition dans les différentes compagnies municipales, ce qui s’est fait sans respecter un certain nombre de procédures prévues à cet effet. Les élus du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), du Parti populaire (PP), de Citoyens (C’s) et du Rassemblement aragonais (CHA) au conseil municipal n’excluent pas une possible motion de censure contre Santisteve.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2018/07/06/5b3f957c22601da77f8b4574.html

La construction de logements sociaux est au plus bas en Espagne depuis les années 50

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Des logements sociaux à Madrid (photographie : Uly Martín et El País)

La crise économique de 2008, la récession qu’elle a entraînée et les coupes budgétaires qu’elle a provoquées ont causé une forte chute dans la construction de logements sociaux en Espagne ces dix dernières années. Concrètement, selon les données du Ministère de l’Équipement, dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol), en 2017, 4 938 habitations à loyer modéré (appelées VPO – c’est-à-dire Viviendas de Protección oficial – en espagnol) ont été livrées, soit le plus bas niveau depuis les années 50, alors que la demande est, de son côté, de 400 000 personnes.

Certains citoyens attendent leur logement social depuis dix ans ou plus, d’autant que beaucoup de familles se sont retrouvées sans source de revenu et sans emploi durant la crise. Depuis le début de cette dernière, la livraison de nouveaux HLM s’est effondrée de 93 %. Certaines communautés autonomes sont particulièrement mal loties, comme l’Andalousie ou la Catalogne. Outre-Pyrénées, le parc de VPO constitue 2,5 % du parc immobilier total, contre 30 % aux Pays-Bas, 20 % au Danemark, 19 % en Suède ou 17,6 % au Royaume-Uni.

Source : https://elpais.com/economia/2018/06/24/actualidad/1529856103_281346.html