L’Espagne augmente de 53 % le poids de ses exportations dans son PIB

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Des bateaux à quai au port marchand de Villanueva de Arosa, en Galice (photographie : Economía en Galicia)

Tout au long des cinq dernières années, le poids des exportations dans l’économie espagnole a augmenté de 53 % et ces ventes à l’étranger représentent désormais 21,6 % de son produit intérieur brut, un record depuis qu’il existe des statistiques à ce sujet. C’est la dernière publication de la revue Esenciales, éditée par la Fondation BBVA et l’Institut valencien des Recherches économiques (IVIE), qui le montre. Cet accroissement spectaculaire s’est produit en pleine crise, alors qu’en 2009, le commerce mondial a chuté de 25 % (cette baisse atteignant alors 30 % chez notre voisin pyrénéen). L’Espagne a ainsi rattrapé la moyenne mondiale, même si ses exportations continuent à se concentrer sur quelques marchés (majoritairement l’Union européenne) et si la part de ces ventes sur les marchés étrangers reste inférieure à ce que l’on pourrait attendre d’une économie comme celle de notre voisin ibérique.

La reprise des exportations depuis la crise de 2008 a été plus rapide en Espagne que dans le reste du monde, tout comme la relance des importations. La France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni concentrent toujours 40 % des exportations espagnoles, l’interconnexion de notre voisin avec les autres économies de la planète étant plus faible que dans le cas d’autres nations. C’est notamment le cas des relations commerciales avec les pays les plus lointains.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8607046/09/17/Economia-Macro-Espana-eleva-el-peso-de-las-exportaciones-en-el-PIB-un-53-en-cinco-anos-e-iguala-la-media-mundial.html

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La formation et la productivité des travailleurs, gros points faibles de l’économie espagnole

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Des ouvriers sur un chantier de Séville, en Andalousie (photographie : Paco Fuentes et El País)

Selon des données fournies par le Forum économique mondial, l’Espagne est très mal classée parmi les pays développés ou en voie de développement pour ce qui est de la formation de son capital humain. Concrètement, seules la Grèce, la Moldavie et la Serbie sont situées plus bas sur le continent européen dans le classement élaboré par l’institution. La liste, dont les trois premiers pays sont la Norvège, la Finlande et la Suisse, montre que l’Espagne est quarante-troisième sur les 130 pays examinés, entre le Portugal et les Émirats arabes unis. De nombreux pays a priori moins avancés que notre voisin pyrénéen comme le Kazakhstan, la Thaïlande, la Pologne ou la Bulgarie le dépassent dans ce classement. Qu’est-ce qui peut expliquer un résultat si mauvais ? L’évaluation du Forum économique mondial est réalisée à partir d’une série de critères, dont l’alphabétisation, le niveau de diplômes, le taux d’emploi, le taux de chômage, le taux de sous-emploi, la qualité de la formation et la proportion d’emplois qualifiés.

Une note est donnée à chacun des pays considérés à partir d’un savant calcul et la moyenne d’Europe occidentale est de 71 – l’Espagne s’en sortant avec un piteux 65. Notre voisin ibérique est bien classé en matière d’alphabétisation et de formation primaire et secondaire. En revanche, il baisse rapidement dès lors que l’on s’intéresse aux diplômes du supérieur, au taux d’emploi et, bien entendu, au taux de chômage – qui, en dépit d’une baisse prononcée ces dernières années, reste élevé. Le sous-emploi est lui aussi pointé du doigt. Notons enfin que la qualification de l’emploi reste, toujours selon ce rapport, insuffisante outre-Pyrénées.

Source : https://economia.elpais.com/economia/2017/09/13/actualidad/1505326460_397289.html

Le trésor galicien de Caldas sera temporairement exposé à Madrid

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Quelques-unes des pièces du trésor de Caldas (photographie : Députation de Pontevedra et La Voz de Galicia)

Le trésor de Caldas, constitué de pièces d’orfèvrerie d’une grande valeur, est l’un des plus importants jamais découverts dans le Nord de la péninsule Ibérique. Daté de 1 550 avant Jésus-Christ, il tire son nom de la commune de Caldas de Reyes, située dans la province de Pontevedra (Galice), et il est représentatif de l’âge du bronze tel qu’il se développé dans l’actuelle Espagne à la préhistoire. À l’occasion du cent-cinquantième anniversaire du Musée archéologique national (MAN), situé à Madrid, il sera partiellement exposé pour une durée de six mois dans cette institution de la capitale espagnole, dans le cadre d’un programme dirigé par Gonzalo Ruiz Zapatero.

Les pièces qui feront le voyage ont été sélectionnées par ce dernier en coopération avec l’archéologue galicien Antonio de la Peña. Concrètement, deux jarres, une carafe, quatre anneaux, une spirale et un peigne seront exposés au grand public à Madrid dans le cadre du programme intitulé « El poder del pasado » (« Le pouvoir du passé »), qui regroupe cent cinquante objets provenant de 68 institutions et représentatifs de la splendeur de l’archéologie espagnole. Le trésor de Caldas, uniquement constitué de pièces en or, a été découvert par hasard dans une ferme galicienne en 1940.

Source : https://www.lavozdegalicia.es/noticia/arousa/2017/09/14/tesoro-caldas-viaja-madrid-codeara-dama-elche/0003_201709A14C8993.htm?utm_source=facebook&amp%3Butm_medium=referral&amp%3Butm_campaign=fbarou

Les principales associations de magistrats espagnols condamnent le séparatisme catalan et le référendum du 1er octobre

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Une réunion des représentants des principales associations syndicales des magistrats espagnols (photographie : Libertad digital)

Ce jeudi 14 septembre, les quatre principales associations de magistrats espagnols (l’Association professionnelle de la Magistrature, l’Association Francisco-de-Vitoria, les Juges pour la Démocratie et le Forum judiciaire indépendant) ont diffusé un communiqué officiel conjoint dans lequel elles s’expriment à propos du séparatisme catalan, des scénarios possibles suite au référendum indépendantiste illégal et illégitime que veut organiser la Généralité de Catalogne le 1er octobre prochain et des fonctionnaires et citoyens catalans. Elles rappellent dans ce document que l’ensemble des Espagnols et des pouvoirs publics du pays sont soumis à une obligation d’obéissance à la Constitution de 1978 et aux lois en vigueur. En dehors de ce cadre, il n’existe donc aucune légalité possible. Par ailleurs, les rédacteurs de ce texte ajoutent qu’il n’est pas du ressort de la justice de résoudre des conflits politiques mais uniquement d’appliquer la loi et de la faire respecter.

Ils ont donc déclaré inconstitutionnels et nuls les récents textes de loi catalans sur le référendum du 1er octobre et la transition vers une République catalane indépendante, ce qui oblige la justice espagnole en général et catalane à particulier à ne pas les appliquer. Ils ont enfin réaffirmé un principe simple : la Généralité de Catalogne étant en rupture avec la loi, les citoyens catalans sont déliés de leurs obligations à son égard en ce qui concerne les lois anticonstitutionnels. Ils peuvent trouver du secours auprès des tribunaux si jamais ils estiment être dans une situation délicate en raison du défi séparatiste.

Source : http://www.libertaddigital.com/espana/2017-09-14/los-jueces-en-bloque-la-desobediencia-no-es-un-acto-heroico-sino-totalitario-1276605881/

Le gouvernement régional catalan suggère que l’État espagnol pourrait continuer à payer les retraites de ses administrés après une hypothétique indépendance de la région

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Le siège du Ministère espagnol de l’Emploi et de la Sécurité sociale, à Madrid (photographie : Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale)

Les séparatistes catalans ne reculent devant rien, surtout pas devant le ridicule ou le délire : c’est ce que nous ont appris ces nombreuses années de défi indépendantiste et les déclarations des dirigeants sécessionnistes ou de leurs soutiens. Ce mercredi 13 septembre, la conseillère régionale catalane au Travail, Dolors Bassa, a affirmé en conférence de presse aux côtés du secrétaire de son département, Josep Ginesta, que la Sécurité sociale espagnole devrait continuer à payer les pensions de traite de ses administrés pendant quelque temps après une hypothétique indépendance de la communauté autonome. Elle a toutefois précisé qu’un accord entre Barcelone et Madrid serait nécessaire à ce sujet, consentant ainsi à demander son avis à l’État espagnol. Elle a par ailleurs expliqué que la loi de création de l’Agence de Protection sociale, qui est conçue comme une future Sécurité sociale catalane indépendante, avait été approuvée.

Elle n’a pas manqué de déclarer que cet organisme serait « plus puissant et plus fiable » que la Sécurité sociale espagnole – on se demande bien comment étant donné que les finances régionales, qui sont dans un état déplorable, dépendent largement des largesses économiques de Madrid. Elle a également expliqué qu’une fois la Catalogne devenue une République à part entière, elle retrouvera l’équilibre budgétaire dès le printemps 2018 et pourra augmenter les pensions de retraite grâce à un environnement économique très favorable. Elle a donc évidemment passé sous silence la catastrophe financière que représenterait une indépendance de la Catalogne pour la région elle-même. Quoi qu’il en soit, cette conférence de presse signifie que Barcelone ne veut ni ne peut payer les pensions de retraite de ses administrés et attend que l’Espagne finance le séparatisme une fois de plus.

Source : http://www.expansion.com/economia/2017/09/13/59b93a9b22601de93c8b45d0.html

L’Espagne note une nette recrudescence des tentatives de traversée de la Méditerranée vers ses côtes

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Des sauveteurs espagnols qui viennent de recueillir des migrants qui tentaient la traversée de la Méditerranée en embarcation de fortune (photographie : Carlos Barba, EFE et El País)

Le 17 août dernier a été une journée particulièrement agitée pour les sauveteurs espagnols en mer qui ont dû recueillir en douze heures plus de 600 migrants qui tentaient de traverser la mer Méditerranée pour rejoindre les côtes espagnoles. Il s’agit d’un record pour l’année 2017, qui dépasse déjà les statistiques de l’année dernière : de janvier à septembre de cette année, 11 043 personnes ont ainsi été sauvées en mer d’Alboran (dépendance de la Méditerranée qui baigne le littoral andalou, marocain et algérien), contre 10 389 à la même époque de l’année 2016. Pour les organisations non gouvernementales ibériques, les causes de cette recrudescence sont claires : les restrictions aux migrations appliquées par la Libye forcent les réfugiés à choisir d’autres itinéraires pour rallier l’Europe et le conflit social en cours dans le Rif empêche le Maroc d’être aussi vigilant face aux flux migratoires.

Les provinces de Cadix, Málaga et Almería ont ainsi vu arriver cet été de nombreuses pateras, ces embarcations de fortune qu’utilisent les migrants pour quitter l’Afrique et rejoindre notre continent. Rien qu’au mois de juin 2017, la Croix Rouge espagnole a secouru 2 384 personnes qui tentaient la traversée de la Méditerranée, contre 671 au mois de juin 2016. Selon cette organisation caritative, ces chiffres sont comparables à ceux de 2008, année au cours de laquelle 12 690 migrants ont été secourus. Il faut par ailleurs ajouter aux données dont nous disposons l’ensemble des personnes qui ont pu accoster sur le littoral espagnol et n’ont pu être comptabilisées par les autorités de notre voisin ibérique. Il existe trois grands itinéraires suivis par les migrants : celui qui part de Nador (Maroc) et Oran (Algérie), traverse la mer d’Alboran et arrive dans les provinces d’Almería et Grenade ; celui qui prend les îles Alhucemas (Maroc) pour point de départ afin de rejoindre les côtes de la province de Málaga ; et celui qui part de Tanger (Maroc) afin de rallier la province de Cadix.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/09/13/actualidad/1505297407_338569.html

Une rencontre hispano-vénézuélienne sous haute tension à Madrid

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, dans les couloirs du Sénat, à Madrid (photographie : Kiko Huesca, EFE et El País)

Lors d’une rencontre bilatérale qui s’est tenue ce mercredi 13 septembre à Madrid, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, et son homologue vénézuélien, Jorge Arreaza, ont semble-t-il eu une discussion très animée selon plusieurs sources diplomatiques. La conversation a tourné autour de la situation que traverse actuellement le pays latino-américain, qui connaît une grave crise politique et une lutte acharnée entre le président Nicolás Maduro et l’opposition, qui contrôle notamment le Parlement. Alfonso Dastis a ainsi reproché à Jorge Arreaza et à son gouvernement de ne pas aller assez loin dans la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Venezuela, tandis que le chancelier latino-américain a évoqué une vision déformée de son pays chez notre voisin pyrénéen.

De fait, ces tensions s’inscrivent aussi dans le rôle qu’entend jouer, à tort ou à raison, l’Espagne dans la résolution du conflit politique vénézuélien. L’ancien président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, actuellement en déplacement en République dominicaine, a en effet rencontré Nicolás Maduro à plusieurs reprises pour tenter de jouer les médiateurs entre le président et l’opposition. C’est à Saint-Domingue que Zapatero compte discuter une nouvelle fois avec les autorités vénézuéliennes, sous les auspices du président dominicain, Danilo Medina. Par ailleurs, Alfonso Dastis a rappelé à Jorge Arreaza que 7 000 retraités vénézuéliens vivent aujourd’hui en Espagne et qu’ils n’ont pas touché leur pension mensuelle, normalement versée par l’Institut vénézuélien des Assurances sociales, depuis janvier 2016.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/09/13/actualidad/1505301234_538057.html

Le Val d’Aran fait savoir aux autorités régionales catalanes qu’il ne participera pas au référendum du 1er octobre

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L’église Sainte-Eulalie de Viella Mitg Arán, capitale du Val d’Aran (photographie : Viure als Pirineus)

Juan Antonio Serrano, maire de la commune de Viella Mitg Arán, capitale du Val d’Aran, dans la province de Lérida (Catalogne), a fait savoir ce mercredi 13 septembre par courrier au président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, qu’il refuserait de participer au référendum séparatiste illégal et illégitime que les autorités régionales prétendent organiser le 1er octobre prochain. Il a rappelé dans sa missive qu’il entendait respecter la loi en vigueur en Espagne et les dernières sentences de la Cour constitutionnelle de notre voisin pyrénéen, qui suspendent l’organisation de cette consultation référendaire. La lettre a également été adressée au vice-président de la Généralité et conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras.

Nous avons déjà rappelé il y a quelques semaines sur ce blog que le Val d’Aran, région à l’identité affirmée au sein de la Catalogne, a fait savoir qu’en cas d’hypothétique indépendance de la communauté autonome, ses autorités demanderaient son intégration à l’Espagne rémanente. De quoi compliquer encore un peu plus un référendum déjà problématique en soi…

Source : https://okdiario.com/espana/cataluna/2017/09/13/otra-bofetada-puigdemont-val-daran-avisa-carta-cumpliran-ley-no-habra-1-1317961?utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1505312941

La mairie de Madrid et le Comité olympique espagnol sont en désaccord sur une nouvelle candidature olympique de la capitale

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L’actuel président du Comité olympique espagnol, Alejandro Blanco (photographie : Diario crítico)

C’est officiel depuis le mercredi 13 septembre dernier, même si la concurrence était nulle et l’attribution, connue depuis l’été 2017 : Paris organisera les Jeux olympiques d’été de 2024 et Los Angeles, ceux de 2028. Ainsi en a décidé le Comité international olympique (CIO), présidé par l’Allemand Thomas Bach, lors d’une session qui se déroulait à Lima. Nous avions déjà évoqué à l’époque sur ce blog la possibilité pour Madrid de présenter une nouvelle candidature pour les JO d’été de 2032, alors que la capitale espagnol a échoué à se faire élire pour ceux de 2012, 2016 et 2020. Le sujet n’a pas manqué de faire à nouveau l’actualité outre-Pyrénées étant donné la votation qui a eu lieu au Pérou cette semaine. Au début de ce mois de septembre, le président du Comité olympique espagnol (COE), Alejandro Blanco, a réaffirmé que l’organisme qu’il dirige soutiendrait et encouragerait activement une candidature de Madrid pour les Jeux olympiques d’été de 2032.

Les défaites face à Londres, Rio de Janeiro et Tokyo ne l’ont donc pas refroidi au point de jeter l’éponge et il affirme dans une récente interview accordée au Conseil supérieur des Sports (CSD) que les dernières décisions du CIO (qui veut favoriser l’organisation de JO plus économes) favoriseraient une prochaine réussite de Madrid. Comme nous le pressentions dès les vacances d’été, cependant, l’actuel maire de la capitale, Manuela Carmena (liste Maintenant Madrid, soutenue par Podemos), a rejeté l’idée d’une nouvelle candidature olympique de la ville. Interrogée depuis New York, où elle se trouvait début septembre, l’élue a déclaré que ce n’était « pas le moment » et que la municipalité, en butte ces dernières années à des restrictions budgétaires, avaient d’autres priorités. Rappelons que l’on commémorait cet été les 25 ans des Jeux olympiques d’été de Barcelone, en présence notamment du roi Philippe VI, et que certains dans la capitale catalane lorgnent du côté d’une possible nouvelle candidature olympique barcelonaise.

De notre côté, nous répétons ce que nous avons déjà dit sur ce blog : le CIO n’accordera pas avant très longtemps des JO d’été à Madrid et toute nouvelle candidature de la capitale espagnole, quand bien même elle serait séduisante et entraînante, est vouée à l’échec durant les prochaines décennies. Ce serait donc une dépense inutile et cela supposerait une déception supplémentaire. Autant s’épargner une telle épreuve.

Sources : https://www.efe.com/efe/espana/deportes/alejandro-blanco-no-tengo-ninguna-duda-madrid-debe-volver-a-optar-jjoo/10006-3371243 et http://www.mundodeportivo.com/juegos-olimpicos/20170907/431108044415/carmena-descarta-una-nueva-candidatura-de-madrid-para-los-jjoo.html

Les maires socialistes de Catalogne dénoncent les pressions exercées à leur encontre par la Généralité

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Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans, Miquel Iceta (photographie : PSC et La Marea)

Dans un manifeste commun diffusé ce mardi 12 septembre, 350 maires ou conseillers municipaux socialistes de Catalogne dénoncent les pressions exercées à leur encontre par les autorités de la Généralité, qui veut absolument leur faire céder des locaux pour l’installation de bureaux de vote dans le cadre du référendum séparatiste illégal et illégitime qu’elles prétendent organiser le 1er octobre prochain. Ces maires évoquent dans le document qu’ils ont rédigé des « menaces et insultes » proférées contre tous ceux qui s’en remettent à la légalité espagnole et aux sentences de la Cour constitutionnelle. Ce manifeste a été révélé alors que le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, était présent à Santa Coloma de Gramanet (province de Barcelone), aux côtés de son allié, Miquel Iceta, premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC).

Sánchez a rappelé que la légalité était du côté des premiers édiles qui refusent de prêter main forte aux indépendantistes – ce qui confirme ses louvoiements et ambiguïtés au sujet de l’indépendantisme. Le maire d’Hospitalet de Llobregat (deuxième commune la plus peuplée de Catalogne et première commune de banlieue d’Espagne) et celui de Palau-solità i Plegamans (province de Barcelone), par exemple, ont été menacés par écrit, tout comme Núria Parlón, qui dirige Santa Coloma de Gramanet. Il s’agit d’une nouvelle démonstration du fanatisme de la Généralité de Catalogne et des méthodes auxquelles ont recours les partisans de l’indépendance de la communauté autonome. Ces élus rudoyés ont été soutenus par le maire de Lérida, celui de Mataró, celui de Viladecans, celui d’El Prat de Llobregat ou celui de Casteldefels, entre autres.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/09/12/59b7990bca474163168b4585.html