Le succès des usines espagnoles Citroën dure depuis 1958

Isla de Toralla en la ría de Vigo. Pontevedra.
Le littoral de la ville galicienne de Vigo, où se situe l’une des deux usines Citroën d’Espagne (photographie : Unitrips)

En 2016, les deux usines que la marque automobile française Citroën gère sur le territoire espagnol, situées à Vigo (Galice) et Villaverde (Communauté de Madrid), ont fabriqué 32 % des voitures produites par le groupe au niveau mondial, soit plus de 362 000 unités. Jusqu’au mois de mai 2017, la part espagnole dans la production internationale de voitures estampillées Citroën grimpe jusqu’à 34 %. Environ 60 % des modèles commercialisés par la marque et vendus outre-Pyrénées sont fabriqués sur place – il s’agit de la C4 Cactus, de la C4 Picasso, du Grand C4 Picasso, du Berlingo et de la C-Élysée. Approximativement 84 % des voitures Citroën fabriquées chez notre voisin ibérique sont destinés à l’export.

Le plan de développement des usines de Vigo et Villaverde reste important et l’histoire d’amour entre la marque aux chevrons et l’Espagne dure depuis 1958. Depuis lors, 11,6 millions de véhicules Citroën ont été fabriqués chez notre voisin pyrénéen. En espérant que cette histoire continue encore dans les prochaines décennies !

Source : http://www.abc.es/motor/economia/abci-2-cactus-espana-fabrica-32-por-ciento-produccion-mundial-citroen-201707071258_noticia.html#ns_campaign=rrss&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=cm-general&ns_fee=0

Une indépendance sans cesse repoussée

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Une vue de la place Saint-Jacques de Barcelone, où se situent la mairie de la ville et le palais de la Généralité, siège de la présidence du gouvernement régional (photographie : Mygola)

Le processus indépendantiste autoritaire et sans fin lancé par l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas, et repris par son successeur, Carles Puigdemont, a, selon les autorités régionales catalanes, souvent été sur le point d’aboutir. De fait, ce lundi 10 juillet était censé être marqué par la déclaration unilatérale d’indépendance que l’actuel président du gouvernement régional (Govern) devait proclamer tantôt au balcon du palais de la Généralité, tantôt au Parlement de la communauté autonome (Parlament). Carles Puigdemont avait en effet officiellement fixé cette date au moment de son entrée en fonction en tant que président régional, le 12 janvier 2016. De fait, il avait également promis ne rester que dix-huit mois dans le fauteuil présidentiel avant de céder la main. Désormais, c’est le référendum illégal et illégitime du 1er octobre prochain qui doit apporter l’indépendance tant souhaitée par certains.

Si la date-butoir du 10 juillet a une nouvelle fois été repoussée, c’est que le degré de crédibilité des annonces séparatistes, qui sont censées être toutes plus historiques et incroyables les unes que les autres, n’est plus très grand à l’heure actuelle. Rappelons qu’Artur Mas avait déjà proclamé que le 23 avril 2015 marquerait l’indépendance de la région. À l’époque, l’Assemblée nationale catalane (sic), association stipendiée par le pouvoir séparatiste, avait prévenu le président de la Généralité qu’elle le ferait plier s’il se dédisait. Il est pourtant resté en poste jusqu’en janvier 2016. La date de l’indépendance a alors été repoussée au 27 septembre 2015, sans que les indépendantistes n’obtiennent le plébiscite qu’ils espéraient. Désormais, ces derniers tablent sur le 2 ou le 3 octobre pour claironner qu’ils sont devenus indépendant. À moins que le moment de « libération » tant attendu ne se fasse encore prier…

Source : http://www.diariodeleon.es/noticias/espana/cumplen-18-meses-cataluna-todavia-no-es-independiente_1173495.html

L’UNESCO inscrit plusieurs hêtraies espagnoles et européennes au patrimoine mondial

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La hêtraie de Montejo, située sur le territoire de la commune de Montejo de la Sierra, dans la Communauté de Madrid (photographie : Escapada Rural)

Ce vendredi 7 juillet, l’UNESCO a décidé d’inscrire au patrimoine mondial une série de hêtraies européennes protégées et d’une grande valeur paysagère et écologique, dont plusieurs sont situées sur le territoire espagnol : la forêt de Tejera Negra et celle de Montejo (Communauté de Madrid), la forêt de Lizardoia et celle d’Aztaparreta (Navarre) ainsi que la forêt de Cuesta Fría et celle du Canal d’Asotín (Castille-et-León). Le Ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport s’en est rapidement fait l’écho dans un communiqué de presse.

Plus globalement, cette quarante-et-unième session du patrimoine mondial (qui se déroulait à Cracovie, en Pologne) a choisi de classer une série de forêts de hêtres toutes situées en Europe sous le label « Hêtraies primitives des Carpates et d’autres régions d’Europe ». Outre l’Espagne, neuf autres pays du continent sont concernés : l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Roumanie, la Slovénie et l’Ukraine. Pour l’Espagne, il s’agit du quarante-sixième site classé par l’UNESCO, ce qui en fait le troisième pays au monde pour le nombre de lieux inscrits dans cette liste, derrière l’Italie et la Chine.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/musica/noticias/8483963/07/17/La-UNESCO-incluye-como-Patrimonio-Mundial-el-Hayedo-de-Montejo.html

Programme et enjeux de la visite d’État du couple royal espagnol au Royaume-Uni

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Le roi Philippe VI (au centre) salue la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (à gauche), sous l’œil de la reine Letizia (photographie : Juan Carlos Hidalgo, EFE et Público)

C’est du 12 au 14 juillet prochains que se déroulera la visite d’État du roi Philippe VI et de la reine Letizia au Royaume-Uni, un voyage très attendu qui a été repoussé à deux reprises (une première fois en mars 2016, en raison de l’absence de gouvernement de plein droit en Espagne, et une seconde fois en juin 2017, en raison des élections générales anticipées au Royaume-Uni). Le couple royal espagnol atterrira à l’aéroport londonien de Luton le 11 juillet, avant d’entamer un marathon qui le mènera, entre autres, au palais de Buckingham (où il résidera durant ces quelques jours), au palais de Westminster (avec un discours de Philippe VI devant la Chambre des Communes et la Chambre des Lords réunies) ou encore à l’université d’Oxford. Le couple royal y rencontrera également des entrepreneurs et des scientifiques espagnols installés sur le sol britannique. C’est la première fois depuis 1986 que le roi d’Espagne et son épouse se rendent en visite d’État outre-Manche.

Au-delà du faste monarchique, les enjeux de ce voyage sont nombreux, notamment à la lumière de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (communément appelée Brexit). L’Espagne désire en effet que cette sortie soit négociée et se fasse en douceur afin de préserver ses intérêts économiques sur place. Le pays bénéficie largement du commerce bilatéral, puisqu’il enregistre un excédent de 8 milliards d’euros sur les 30 milliards d’euros d’échanges annuels entre les deux pays. Par ailleurs, le Royaume-Uni est le principal récepteur des investissements directs espagnols, avec un stock de 82,5 milliards d’euros en 2015. Les investissements espagnols permettent donc de maintenir 140 000 emplois au Royaume-Uni, pays qui est aussi le principal émetteur de touristes à destination de notre voisin ibérique (17,8 millions de visiteurs en 2016, soit un touriste sur quatre). L’on compte 130 000 Espagnols enregistrés auprès du consulat d’Espagne au Royaume-Uni et 300 000 Britanniques officiellement installés en Espagne (même si le chiffre réel approche probablement les 600 000 personnes).

Sources : http://royallifemagazine.co.uk/state-visit-king-queen-spain/ et http://www.lavanguardia.com/vida/20170705/423911979398/el-viaje-de-los-reyes-a-reino-unido-subrayara-el-deseo-de-espana-de-mantener-la-mejor-relacion-tras-el-brexit.html

Un référendum séparatiste illégal qui va poser bien des problèmes…

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Les paysages montagneux et enneigés du val d’Aran, dans les Pyrénées (photographie : Conseil général d’Aran)

Le référendum séparatiste illégal et illégitime que veut organiser la Généralité de Catalogne le 1er octobre prochain, outre qu’il a été condamné par l’ensemble des organismes internationaux indépendants chargés de veiller au respect des principes démocratiques, présente de nombreux problèmes liés à sa nature même et à l’incurie du gouvernement régional. Parmi ces problèmes, certains sont de taille. C’est ainsi qu’il sera a priori impossible pour les autorités séparatistes d’empêcher une seule et même personne de voter plusieurs fois car elles ne disposent pas de logiciel permettant de croiser les données des différents bureaux de vote. Elles espèrent surmonter cet obstacle en mettant en place un système humain nettement moins fiable, qui n’empêchera donc pas des fraudes massives. Par ailleurs, la page Internet mise en place par la Généralité pour proposer à tout un chacun d’adhérer au « Pacte pour le Référendum » permet à n’importe qui de s’y inscrire depuis le monde entier, plusieurs fois et sous des identités différentes ou fantaisistes.

Laissons de côté le fait qu’à quelques mois du scrutin, la Généralité ne dispose toujours pas de bulletins ou d’urnes. Il y a en effet plus grave : le syndicat électoral chargé de surveiller le référendum, qui dépendra du Parlement régional (Parlament), ne comportera aucun juge, contrairement aux standards démocratiques occidentaux. Notons enfin que le val d’Aran, vallée pyrénéenne située à la pointe nord-ouest de la Catalogne, refuse de se prêter à cette mascarade de référendum et a déjà signalé qu’en cas d’indépendance de la région, elle exigerait de pouvoir s’autodéterminer elle aussi pour rester en Espagne. Les autorités de Barcelone vont-elles s’appliquer à elles-mêmes leurs propres remèdes de rebouteux ou se comporteront-elles comme une « tyrannie sanguinaire » à l’égard du val d’Aran ?…

Sources : https://okdiario.com/espana/2017/07/06/referendum-ilegal-urde-puigdemont-permite-votar-varias-veces-1133656 et http://www.esdiario.com/804009055/El-Valle-de-Aran-se-rebela-y-da-al-independentismo-de-su-medicina-Por-Espana.html

Selon le Reputation Institute, la réputation internationale de l’Espagne s’améliore nettement

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Une plage de sable fin aux Canaries (photographie : 20 minutos)

Le dernier rapport en date émis par l’organisme privé Reputation Institute, qui s’intéresse à l’image des pays, des entreprises, des dirigeants, etc., montre que la renommée internationale de l’Espagne s’est grandement améliorée entre 2016 et 2017, à la faveur de la reprise économique et du retour à une certaine stabilité institutionnelle. Notre voisin ibérique est ainsi le treizième pays le mieux perçu au niveau mondial selon le classement que cet organisme réalise chaque année, avec 74,6 points (contre 82,8 points pour le premier de la liste, le Canada), soit une progression de quatre places. L’Espagne se place ainsi entre le Japon (76,5 points) et l’Italie (73,8 points).

L’augmentation du nombre de touristes, des investissements directs venus de l’étranger et des exportations a ainsi grandement favorisé notre voisin pyrénéen dans un classement qui prend surtout en compte les facteurs économiques. La révélation de ce rapport coïncide avec le cinquième anniversaire de la mise en place de la Marque Espagne par le gouvernement de Mariano Rajoy. Cette initiative, présidée par Carlos Espinosa de los Monteros, cherche à améliorer l’image de l’Espagne à l’international.

Source : http://www.elmundo.es/espana/2017/07/05/595d076de2704ede7e8b45f5.html

Le dernier baromètre du CIS montre une nette augmentation de l’inquiétude des Espagnols face au terrorisme international

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Des agents de la police nationale espagnole lors d’une cérémonie solennelle en présence de la reine Letizia, en novembre 2015, à Madrid (photographie : ICAL et La Nueva Crónica)

Le dernier baromètre du Centre des Études sociologiques (CIS selon son sigle espagnol), organisme public, concernant les principales préoccupations des citoyens espagnols montre que le terrorisme international fait désormais partie de leurs dix premiers motifs d’inquiétude, puisqu’il est mentionné par 5,8 % des personnes interrogées en juin, contre 1,9 % lors du baromètre précédent. Il faut dire que cette étude a été menée du 1er au 9 juin, alors que le Royaume-Uni avait été touché par un attentat à Manchester et un autre à Londres.

Le chômage reste cependant, et de loin, la principale source de préoccupation de nos voisins ibériques, puisqu’il est mentionné par 71,2 % des sondés (deux dixièmes de moins qu’en mai). Le suivent la corruption (49,1 % en juin, contre 54,3 % en mai), les problèmes économiques du pays en général (21,7 %) et le monde politique en général (20,9 %). Le problème du séparatisme catalan est mentionné par à peine 1,2 % des personnes interrogées. Pour 3,1 % des sondés, la situation politique espagnole est bonne ou très bonne, contre 70,4 % qui la jugent mauvaise ou très mauvaise. 12 % d’entre eux pensent qu’elle va s’améliorer là où 23,1 % estiment qu’elle ne peut qu’empirer.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-preocupacion-terrorismo-internacional-dispara-201707051252_noticia.html

Mariano Rajoy et Pedro Sánchez réaffirment leur entente concernant le référendum séparatiste illégal en Catalogne

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Le président du gouvernement, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main du premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez, sur le perron du palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : EFE et El Imparcial)

C’est la première fois depuis la réélection de Pedro Sánchez à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) que l’homme fort de la social-démocratie ibérique rencontre le président du gouvernement, Mariano Rajoy, au palais de La Moncloa. Cette rencontre, qui a duré environ deux heures ce jeudi 6 juillet, a permis aux deux responsables de reprendre contact en dépit de leur lourd passif et de leur inimitié naturelle. La réunion entre le chef de l’exécutif et le chef de l’opposition a permis de réaffirmer les points d’accord dans plusieurs domaines, notamment en matière de lutte contre la violence domestique.

C’est également le référendum séparatiste illégal et illégitime que les autorités catalanes veulent organiser le 1er octobre prochain qui a occupé une partie de leur discussion. Tout comme lors de leur première conversation téléphonique à l’issue de la réélection de Pedro Sánchez, le premier secrétaire du PSOE a déclaré que ce référendum unilatéral était « inacceptable » et il a confirmé qu’il voulait défendre la constitution et la souveraineté nationale. Son point de vue sur la réforme de ladite constitution, en revanche, n’est pas le même que celui de Mariano Rajoy, puisqu’il veut introduire le concept de plurinationalité dans ce texte fondamental, s’inspirant d’un pays à la situation bien différente, à savoir la Bolivie…

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/179323/nacional/rajoy-y-sanchez-acuerdan-defender-la-constitucion-frente-al-desafio-secesionista.html

De nombreux restes d’une possible nouvelle espèce de dinosaures sont retrouvés dans la Communauté de Valence

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Une représentation en images de synthèse du fameux dinosaure appelé Morellanodon (photographie : El Mundo)

C’est sur le site préhistorique de Mas de Romeu, sur le territoire de la commune de Morella, dans la province de Castellón (Communauté de Valence), que des paléontologues ont trouvé des fossiles de dinosaures extrêmement bien conservés. Appartenant à un sauropode d’une vingtaine de mètres de longueur environ et de huit mètres de hauteur, ces ossements comprennent 80 pièces datées de 125 millions d’années, ce qui fait de Mas de Romeu l’un des plus importants sites de cette nature en Europe.

Or, selon le paléontologue espagnol José Miguel Gasulla, les restes découverts pourraient être ceux d’une nouvelle espèce de dinosaure appelée Morellanodon, même si cette théorie doit être encore confirmée. Le maire de Morella, Rhamsés Ripollés (PSOE), s’est félicité de ces nouvelles trouvailles et de la collaboration avec l’entreprise Vega del Moll, qui fournit le matériel d’excavation. De nouvelles campagnes de fouilles sont prévues à l’avenir.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-valenciana/castellon/2017/06/13/593ff22de2704e193e8b45ec.html

Le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole voyage aux Philippines afin d’y favoriser la visibilité de la langue de Cervantes

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De gauche à droite, le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva ; l’ambassadeur des Philippines en Espagne, Philippe Lhuillier ; et le directeur honoraire de l’Académie philippine (photographie : Association des Académies de Langue espagnole)

C’est en sa qualité de président de l’Association de l’Association des Académies de Langue espagnole (ASALE) que le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva, réalise du 4 au 8 juillet une visite officielle auprès de l’Académie philippine de la Langue espagnole, l’un des vingt-trois membres de l’ASALE. Il a en effet pris l’habitude de venir soutenir en personne les efforts des différentes institutions qui promeuvent la langue de Cervantes dans le monde par une série de voyages. Le 5 juillet, il participe notamment à l’une des sessions de travail de l’Académie philippine tandis que, le 6 juillet, il prononce une conférence à l’Athénée de Manille avant de se rendre à l’Université des Philippines.

L’objectif de ce déplacement est aussi d’assister les professeurs d’espagnol dans leur travail et de favoriser le développement de cette langue dans un pays qui est une ancienne colonie de notre voisin ibérique. Darío Villanueva veut également y promouvoir le chabacano, créole à base d’espagnol parlé par les populations autochtones à partir de la colonisation ibérique de l’archipel.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-dario-villanueva-viaja-manila-para-fomentar-espanol-201707040119_noticia.html