Le tourisme et la politique du logement marquent les deux échecs du maire de Barcelone

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Le maire de Barcelone, Ada Colau, lors de l’inauguration du salon Smart City Expo, dans la cité comtale (photographie : Carles Ribas, Atlas et El País)

Alors que la liste Barcelone en Commun, soutenue par Podemos, a récemment décidé de rompre son pacte de gouvernement de la capitale catalane avec le Parti des Socialistes catalans (PSC), un regard en arrière aide à se rappeler les deux grands chantiers qui avaient permis à Ada Colau, actuel maire de la cité comtale, d’emporter une victoire serrée aux élections municipales de mai 2015 : la lutte contre le tourisme sauvage et incontrôlé d’un côté et une politique du logement plus digne pour les plus défavorisés de l’autre. Passée la mi-mandat, ces deux sujets sont de francs échecs pour le premier édile de Barcelone, qui ne dispose plus que d’onze conseillers municipaux sur quarante-et-un. La principale préoccupation des Barcelonais reste en effet l’impact des activités touristiques sur leur qualité de vie, tandis que l’accès au logement n’a pas été facilité pour la majorité des administrés d’Ada Colau.

La gestion du parc locatif de Barcelone par le maire de la ville a même provoqué des critiques à son encontre de la part de la Plateforme des Victimes de l’Hypothèque (PAH), association pourtant fondée par Ada Colau elle-même. C’est cette institution qui l’a rendue célèbre mais le premier édile barcelonais n’a pour le moment pas tenu promesse car elle n’a même pas fait achever le recensement des appartements vides, pas plus que l’index de référence de la location. Quant aux inégalités socio-économiques entre quartiers (l’un des autres grands chevaux de bataille d’Ada Colau), elle est loin d’être réglée. Des données qui corroborent la sensation de malaise que l’on peut ressentir lorsque l’on constate qu’une bonne partie du budget théoriquement alloué aux aides sociales n’a pas été utilisée.

Source : https://elpais.com/ccaa/2017/11/14/catalunya/1510684702_139019.html

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L’objectif des trois millions de voitures construites en Espagne ne sera sans doute pas atteint à la fin de l’année

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L’usine automobile de la marque Volkswagen située en Navarre (photographie : Cinco Días)

Au cours de l’été 2017, l’Association espagnole des Fabricants d’Automobiles et de Camions (ANFAC) s’était fondée sur les très bons chiffres du secteur automobile national enregistrés depuis le mois de janvier pour affirmer que le pays atteindrait sans nul doute les trois millions de véhicules construits à la fin de l’année. Ce mardi 14 novembre, cependant, le vice-président exécutif de l’institution, Mario Armero, s’est montré plus pessimiste, expliquant que cet objectif fixé il y a cinq ans serait probablement repoussé d’une année. Lors d’une conférence prononcée dans le cadre de la trente-deuxième Rencontre de l’Automobile, organisée à Barcelone par l’Institut supérieur d’Études de Commerce et le cabinet d’audit néerlandais KPMG, Armero a précisé que la production automobile espagnole devrait tourner autour des 2,8 millions de véhicules assemblées au 31 décembre prochain.

Plusieurs facteurs permettent de rendre compte de ce retournement de situation défavorable, notamment la baisse des ventes de voitures aux particuliers mais aussi la crise séparatiste en Catalogne – région qui continue à fabriquer de nombreux véhicules, même si sa première place lui a été ravie en 2016 par la Castille-et-León. Mario Armero a également vanté les décisions prises par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) entre 2012 et 2016 concernant le secteur automobile mais il a demandé un nouveau pacte pour ce pan capital de l’économie espagnole car les données ont, selon lui, changé depuis lors. L’absence de gouvernement en exercice durant 315 jours, entre 2015 et 2016, a également empêché l’exécutif de se préoccuper de ce secteur.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2017/11/14/companias/1510683292_864859.html

Le Parti socialiste ouvrier espagnol, prêt à rejeter toute alliance avec les indépendantistes catalans ?

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (à gauche), en compagnie de la présidente de la formation, Cristina Narbona (au centre), et du premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC), Miquel Iceta (à droite) – Photographie : Uly Martín, Atlas et El País

Une nouvelle plutôt étonnante et lourde de conséquences a traversé le socialisme espagnol ce mercredi 15 novembre, puisque la direction du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et celle de sa formation-sœur, le Parti des Socialistes catalans (PSC), ont rejeté toute alliance avec les indépendantistes catalans à l’issue des élections régionales anticipées du 21 décembre prochain, convoquées par le président du gouvernement, Mariano Rajoy (Parti populaire), dans le cadre de la suspension de l’autonomie catalane. Ce rejet aura lieu même si les partis séparatistes changent une nouvelle fois d’avis et acceptent de rentrer dans la légalité. Cette prise de position a plus ou moins été provoquée par le parti Citoyens, dont le président, Albert Rivera, ne cesse de marteler depuis plusieurs jours que le PSC pourrait être tenté, dès le 22 décembre, de négocier la formation d’un gouvernement tripartite avec la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et l’antenne locale de Podemos.

Ce gouvernement à trois bandes serait une sorte de réédition de celui qui a gouverné la Catalogne de 2003 à 2010, sous l’égide de Pasqual Maragall (2003-2006) puis de José Montilla (2006-2010). À l’époque, le PSC s’était en effet allié à l’ERC et à l’Initiative pour la Catalogne-Les Verts (IC-V) afin de mettre fin à vingt-trois années de mandat conservateur (Convergence et Union). Pedro Sánchez, premier secrétaire du PSOE, a cependant été clair sur la chaîne de télévision Cuatro, de même que Miquel Iceta, premier secrétaire du PSC. Ce dernier répète à l’envi que son parti ne permettra ni à Artur Mas, ni à Carles Puigdemont (tous deux anciens présidents de la Généralité), ni à Oriol Junqueras (ancien vice-président de la Généralité et ancien conseiller régional à l’Économie et aux Finances) de devenir ou redevenir président de la Catalogne. On ne peut qu’espérer que tous tiendront parole…

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/14/actualidad/1510665499_970834.html

Mort du procureur général de l’État espagnol, José Manuel Maza

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L’ancien procureur général de l’État espagnol, José Manuel Maza (photographie : EFE et El País)

Ce samedi 18 novembre, le procureur général de l’État espagnol, José Manuel Maza, est décédé d’une insuffisance rénale aiguë dans un hôpital de Buenos Aires à l’âge de soixante-six ans. Il se trouvait dans la capitale argentine pour participer à l’Assemblée des Ministères publics ibéro-américains, mais s’est senti indisposé et les médecins qu’il a consultés lui ont conseiller de se diriger vers un hôpital. Il a été admis pour une infection et placé en soins intensifs.

Il devait s’entretenir avec le ministre argentin de la Justice, Germán Garavano, mais tout son agenda sur place a très vite été annulé. Ces derniers mois, José Manuel Maza s’est distingué par sa défense de la justice, de la loi et de la Constitution espagnole dans le cadre du défi séparatiste catalan. Il avait notamment demandé, au nom de l’État espagnol, la mise en détention provisoire de la plupart des anciens conseillers régionaux catalans suspectés de détournement de fonds et de rébellion. De nombreux indépendantistes catalans et leurs partisans ont très vite « fêté » la nouvelle de son décès sur les réseaux sociaux, ce qui en dit long sur leur mentalité et leur degré de fanatisme.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/18/actualidad/1511033447_692368.html

Joan Tardà reconnaît qu’une majorité de Catalans ne soutient pas l’indépendance de la communauté autonome

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Le député national de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), Joan Tardà (photographie : EFE et OK Diario)

Une déclaration à la fois ébouriffante et révélatrice a secoué les médias espagnols ce mardi 14 novembre. L’un des plus ardents défenseurs de l’indépendance de la Catalogne, Joan Tardà, député national de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) de son état, n’a cessé de prétendre pendant des années que les Catalans soutenaient en masse une sécession de la communauté autonome. Profitant de la tribune que lui offrait le Congrès des députés, chambre basse des Cortes (Parlement espagnol), et du salaire très confortable afférent à sa charge électorale, il n’a cessé de calomnier l’Espagne et de vitupérer contre tous ses adversaires. Plus le temps passait, plus il fulminait et hurlait. Or, cette semaine, ce même Joan Tardà a déclaré que si, l’indépendance de la Catalogne n’était pas effective à l’heure actuelle, c’était pour une raison précise : une majorité de Catalans n’étaient pas en faveur d’une telle idée.

Mais alors, Tardà a-t-il reconnu s’être trompé des années durant ? Ou a-t-il indirectement admis qu’il avait menti durant cette période ? Si Joan Tardà dit cette fois-ci la vérité, va-t-il aussi admettre qu’il a donc mené, avec l’ancien gouvernement séparatiste régional (Govern), une politique contraire à la volonté de la majeure partie des citoyens catalans ? Va-t-il aussi confesser qu’il a donc insulté en vain l’Espagne pendant des mois et des mois ? Rien n’est moins sûr. De la même façon, les électeurs des partis qui forment l’ancienne coalition Junts pel Sí (« Ensemble pour le Oui »), dont l’ERC, vont-il admettre avoir été bernés et abandonner leurs anciennes amours ? Il est toujours plus facile d’être dupé que de reconnaître qu’on l’a été…

Source : https://okdiario.com/espana/cataluna/2017/11/14/joan-tarda-admite-ahora-no-independencia-no-mayoria-catalanes-quiera-1514059?utm_campaign=inda&utm_medium=social&utm_source=Facebook

Des milliers d’habitants de l’Estrémadure manifestent à Madrid pour obtenir de meilleurs services ferroviaires

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Des manifestants agitent des drapeaux régionaux de l’Estrémadure sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Juan Carlos Hidalgo, EFE et El País)

Ils étaient sept mille selon les forces de police et quinze mille selon les organisateurs à manifester place d’Espagne, à Madrid, pour réclamer de meilleures infrastructures ferroviaires pour l’Estrémadure ce samedi 18 novembre. Il faut dire que cette communauté autonome est la moins bien gâtée du pays en la matière et subit la dure loi des revendications nationalistes basques ou catalanes, qui concentrent une bonne partie de l’attention des autorités nationales espagnoles. Quatre cents kilomètres séparent Madrid de Badajoz, l’une des capitales de province d’Estrémadure, et ils sont parcourus en six heures par des trains régulièrement en panne et qui fonctionnent au diésel. Ces rames ne disposent pas, par exemple, de service de restauration. Cela fait des décennies que les gouvernements centraux successifs, de droite comme de gauche, promettent à l’Estrémadure une amélioration de ses services ferroviaires mais jamais rien n’est fait concrètement.

Las d’attendre, les habitants de la région se sont unis par-delà les clivages politiques et sociaux traditionnels pour réclamer un « train digne » pour l’Estrémadure. Trois cents cinquante autobus sont ainsi arrivés dans la capitale espagnole pour que des habitants de la communauté autonome puissent participer à la manifestation. Le président de la RENFE (entreprise publique ferroviaire espagnole), Juan Alfaro, reconnaît volontiers que l’Estrémadure est très mal lotie. Les trains qui circulent entre Madrid et Badajoz ne dépassent jamais les 160 kilomètres par heure et peuvent descendre jusqu’à 30 kilomètres par heure. 

Source : https://elpais.com/elpais/2017/11/18/actualidad/1511007594_688450.html

L’opposant vénézuélien Antonio Ledezma est arrivé à Madrid

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L’opposant vénézuélien Antonio Ledezma (au centre), embrassé par son épouse à l’aéroport Adolfo-Suárez de Madrid-Barajas (photographie : Santi Burgos, Reuters Quality et El País)

Placé en résidence surveillée en 2015, Antonio Ledezma, ancien maire de Caracas et figure de proue de l’opposition au président Nicolás Maduro, a quitté le Venezuela en toute discrétion le vendredi 17 novembre. Après son arrivée en Colombie, il a pris un avion qui l’a conduit jusqu’à Madrid, où il est arrivé le samedi 18 novembre. Âgé de 62 ans, ce responsable politique, détesté par les uns et admiré par les autres, a été reçu au palais de La Moncloa par le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), qui a déjà octroyé la nationalité espagnole aux parents d’Henrique Capriles, autre opposant historique à Hugo Chávez et à son successeur à la tête du Venezuela.

Antonio Ledezma avait été arrêté pour conspiration, même si sa détention puis sa mise sous résidence surveillée a toujours fait débat, entre les partisans du régime vénézuélien (qui estiment qu’il était à la fois corrompu et dangereux pour la sûreté publique) et ses détracteurs (qui voyaient en lui un prisonnier politique). La décision des autorités espagnoles de l’accueillir ne va en tout cas pas arranger des relations déjà dégradées entre Madrid et Caracas, tandis que, de son côté, Nicolás Maduro soutient l’indépendantisme catalan.

Source : https://elpais.com/internacional/2017/11/18/actualidad/1510987029_555878.html

La Catalogne a perdu plus de 4 000 travailleurs indépendants depuis le mois de juin

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Le président de l’Association des Travailleurs indépendants (ATA), Lorenzo Amor (photographie : EFE et Libre Mercado)

Selon les données divulguées le lundi 13 novembre par le président de l’Association des Travailleurs indépendants (ATA), Lorenzo Amor, la Catalogne a perdu plus de 4 000 travailleurs indépendants (trabajadores autónomos) depuis juin 2017 et 54 % des commerçants catalans assurent que leurs ventes ont chuté au cours des derniers mois. Face à ce panorama négatif, qui contredit de manière frontale les mensonges des indépendantistes, 63 % des travailleurs indépendants de Catalogne affirment que leur situation présente est « préoccupante ».

C’est à Málaga (Andalousie), à l’occasion d’un congrès chargé d’analyser la nouvelle loi de réforme des mesures urgentes pour le travailleur indépendant, que Lorenzo Amor a fait ces déclarations, ajoutant que la province de Málaga était la locomotive de toute l’Espagne en matière de création de postes de travailleurs indépendants. Il s’y crée en effet quatre fois plus de ces postes que la moyenne nationale et deux fois plus que la moyenne andalouse.

Source : https://www.libremercado.com/2017-11-14/cataluna-pierde-mas-de-4000-autonomos-desde-junio-1276609028/

La Bibliothèque Cervantes de Shanghai fête son dixième anniversaire alors que l’espagnol est en plein essor en Chine

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L’Institut Cervantes de Pékin, en Chine (photographie : Ministère espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération)

Si la Chine n’accueille qu’un seul Institut Cervantes (organisme culturel chargé de promouvoir la langue espagnole à l’étranger), celui de Pékin, la ville de Shanghai abrite une Bibliothèque Cervantes qui fête en ce mois de novembre 2017 son dixième anniversaire. Or, cette dixième bougie est soufflée dans un contexte très favorable pour le castillan dans l’Empire du Milieu, ainsi que l’expliquait la directrice de l’Institut Cervantes de Pékin, Inmaculada González, à l’agence de presse espagnole EFE. La langue de notre voisin pyrénéen connaît en effet un décollage spectaculaire sur place sur les dernières années. Ainsi, les universités chinoises qui ouvrent des départements d’espagnol sont toujours plus nombreuses et l’espagnol est véritablement à la mode chez le géant asiatique.

Inaugurée en 2007 par Philippe et Letizia, qui étaient alors prince et princesse des Asturies, la Bibliothèque Cervantes de Shanghai collabore avec d’autres institutions comme des bibliothèques, des maisons d’édition, des festivals, etc. et organise des ateliers d’histoire, de réflexion ou de littérature, des expositions artistiques, des concerts, des représentations théâtrales, des conférences, des cycles de cinéma, etc. Cet organisme participe donc au rayonnement de la langue de Cervantes dans un pays où l’espagnol est devenue la deuxième langue étrangère la plus apprise, derrière l’anglais.

Source : http://www.lavanguardia.com/vida/20171111/432788683196/biblioteca-cervantes-de-shanghai-cumple-10-anos-en-pleno-boom-del-espanol.html?utm_campaign=botones_sociales&utm_source=facebook&utm_medium=social

L’Espagne est le troisième émetteur européen d’argent envoyé par des immigrés et expatriés

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Des immigrés équatoriens lors d’un marché solidaire à Madrid (photographie : El Universo)

Située derrière la France (qui a envoyé l’année dernière près de dix milliards d’euros) et le Royaume-Uni (un peu plus de sept milliards d’euros), l’Espagne est le troisième pays de l’Union européenne d’où sont parties en 2016 les plus grosses sommes d’argent envoyées par des immigrés et expatriés vers leur nation d’origine (souvent des pays latino-américains).

Concrètement, selon les données d’Eurostat, un peu plus de 6,7 milliards d’euros ont ainsi quitté le territoire espagnol l’année dernière ; à l’opposée, l’on retrouve la Bulgarie (9 millions d’euros), l’Estonie (46 millions d’euros) ou encore la Slovaquie (57 millions d’euros).

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/13/actualidad/1510588994_652343.html