L’entreprise aéronautique espagnole Hispasat collaborera avec l’ONU dans le cadre des catastrophes naturelles

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L’intérieur du siège de l’entreprise aéronautique espagnole Hispasat, à Madrid (photographie : Fondation Conseil Espagne-Brésil)

Fondée en 1989 pour concevoir les satellites civils et militaires espagnols et sises à Madrid, l’entreprise Hispasat va collaborer avec d’autres opérateurs satellitaires et l’Organisation des Nations unies (ONU), plus précisément avec le Programme alimentaire mondial, au sein du Cluster des Télécommunications d’Urgence (ETC). Les autres firmes et organismes signataires de la Charte de Connectivité en Cas de Crise sont l’Organisation arabe des Satellites de Communication (Arabsat), la firme française Eutelsat, la compagnie américaine Global Eagle, les Britanniques d’Inmarsat, l’entreprise américaine Intelsat, l’opérateur luxembourgeois SES et les firmes émiraties Thuraya et Yahsat.

Cette convention doit permettre d’établir au plus vite des télécommunications efficaces et fiables par satellite dans le cadre d’une catastrophe naturelle. Les signataires s’engagent par cette charte à céder gratuitement des équipements et canaux satellitaires sous vingt-quatre heures au maximum. Hispasat avait déjà agi de la sorte après les ouragans Katrina, Irma et María, qui ont touché le continent américain.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9144262/05/18/Hispasat-colaborara-con-la-onu-para-restablecer-comunicaciones-en-casos-de-desastre.html

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Un ouvrage d’un responsable socialiste basque crée des remous au sein du gouvernement régional

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L’homme politique espagnol Andoni Unzalu, lors d’un déplacement à Madrid pour la présentation de son ouvrage (photographie : Luis Ángel Gómez et El Correo)

Alors que l’organisation terroriste basque ETA a récemment enclenché son processus de dissolution définitive, un responsable socialiste du gouvernement régional de Vitoria, Andoni Unzalu, fait beaucoup parler de lui et secoue les fondements du pouvoir basque. Actuel directeur de cabinet du conseiller régional au Tourisme, Alfredo Retortillo, il a en effet publié un ouvrage très critique à l’égard du Parti nationaliste basque (PNV), qui a presque toujours gouverné la communauté autonome depuis la démocratisation de l’Espagne.

Unzalu, bras droit de Patxi López (président du Pays basque de 2009 à 2012 pour le Parti socialiste ouvrier espagnol puis brièvement président du Congrès des députés, à Madrid, en 2016), a intitulé ce livre Ideas y creencias – Conversaciones con un nacionalista (littéralement, « Idées et croyances – Conversations avec un nationaliste »). Il y critique fortement le nationalisme en général et le PNV en particulier alors que l’actuel lehendakari (président régional basque), Íñigo Urkullu, est issu de ce parti et que le PSOE le soutient dans le cadre d’un gouvernement de coalition. Andoni Unzalu affirme notamment que le PNV n’a pas réellement combattu le terrorisme de l’ETA et qu’il ment régulièrement à ce sujet.

Source : http://www.elcorreo.com/politica/tormenta-gobierno-vasco-20180512224712-nt.html?edtn=alava

La province de Teruel, symbole d’une Espagne en voie de désertification

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Le village de Miravete de la Sierra, dans la province de Teruel, en Aragon, n’est plus peuplé que d’une trentaine d’habitants (photographie : Julián Rojas et El País)

Il y a quarante ans, face à l’exode rural, à la concentration de la population et des activités économiques à Madrid, Barcelone ou Valence et au dépeuplement de la région, les habitants de la province de Teruel, dans le Sud de l’Aragon, se sont regroupés dans la petite commune de Miravete de la Sierra, symbole de cette déperdition démographique, pour lancer le mouvement « Teruel existe ». L’objectif était d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la situation dramatique de la zone et d’exiger de leur part plus de moyens économiques et matériels pour la développer et la rendre attractive. Miravete de la Sierra était peuplée, à l’époque, d’environ 3 000 habitants.

Il n’en reste plus qu’une trentaine à l’heure actuelle, dans ce hameau situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale provinciale. En 1977, plusieurs manifestations avaient agité la commune et, en 2000, une grève générale avait secoué la province afin de se rappeler au bon souvenir du gouvernement central, alors présidé par José María Aznar (Parti populaire). Au mois de mai 2018, 4 000 personnes ont marché dans les rues de la capitale aragonaise, Saragosse, pour réclamer des investissements dans les infrastructures. Il faut dire que, tout comme l’Estrémadure, la province de Teruel est très mal connectée à Madrid par voie ferroviaire et que ses trains sont en moyenne les plus lents du pays.

Le vieillissement de la population est palpable dans les milieux ruraux et les petits villages du Sud de l’Aragon sont très dispersés. Les services publics disparaissent peu à peu, faute d’habitants (et notamment de familles avec des enfants). Une situation à laquelle ne veulent pas se résigner ceux qui vivent encore sur place et défendent le mode de vie local.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/05/11/actualidad/1526054281_854487.html

Des nouvelles de la prétendue « politique sociale » des séparatistes catalans

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L’ancien vice-président de la Généralité de Catalogne et conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras (au centre), en compagnie de l’ancienne conseillère régionale à la Gouvernance, aux Administrations publiques et au Logement, Meritxell Borràs (à gauche), et de l’ancien président de la Fédération des Associations catalanes, Oriol Illa (photographie : Généralité de Catalogne et Crónica Global)

En 2016, celui qui était alors vice-président de la Généralité de Catalogne ainsi que conseiller régional à l’Économie et aux Finances, Oriol Junqueras, promettait de ne plus vendre à l’encan les logements sociaux de la communauté autonome et d’accélérer les démarches nécessaires aux familles modestes qui voulaient y accéder. Or, comme toujours avec la fameuse « politique sociale » catalane, cette promesse est restée un vœu pieux puisque la Généralité présidée par le séparatiste xénophobe Quim Torra continue de vendre aux enchères lesdits logements.

Concrètement, à l’heure actuelle, 47 appartements à loyer modéré sont en vente et tous sont situés en Catalogne, à l’exception d’un bien possédé par la Généralité à Vinaroz, dans la province de Castellón de la Plana (Communauté de Valence). Par ailleurs, alors que les autorités sécessionnistes n’avaient pas d’argent à consacrer à l’instruction et à la santé publiques, elles consacraient cinq fois plus d’argent entre 2011 et 2017 au doublage des longs métrages de Walt Disney en catalan (alors que la quasi totalité des Catalans sont hispanophones et que l’espagnol est leur langue majoritaire). Une histoire de priorités, sans doute…

Sources : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/govern-promesa-herencias-intestadas-alquiler-social_144536_102.html et https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/millon-doblar-peliculas-disney-catalan_144575_102.html

Les investisseurs mexicains sont attirés par l’immobilier madrilène

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Un ensemble d’appartements de luxe dans l’arrondissement de Salamanca, à Madrid (photographie : El Mundo)

Après les plus aisés des Vénézuéliens qui investissent dans l’immobilier madrilène afin d’échapper aux conditions économiques incertaines de leur pays, c’est au tour des Mexicains de s’intéresser aux plus luxueux des bâtiments de la capitale espagnole. Ils cherchent sur place des bâtiments au fort cachet historique avec un prix par appartement de deux à quatre millions d’euros. Ces derniers mois, les acheteurs mexicains sont toujours plus nombreux à Madrid et, en 2017, 18 % des acquéreurs venaient de ce pays ou du Venezuela.

Ils jettent surtout leur dévolu sur des biens d’au moins deux cents mètres carrés totalement rénovés qui sont prêts à être habités. Ces investisseurs préfèrent largement Madrid à Barcelone pour des questions de stabilité et de proximité culturelle et linguistique mais ne comptent pas habiter dans la capitale : il s’agit pour eux d’un point de passage ou de résidence secondaire. Outre l’arrondissement de Salamanca, ils effectuent leurs recherches dans celui de Chamberí et dans le quartier des Hiéronymites. Ils profitent également de la récente ouverture de la Maison du Mexique à Madrid.

Source : http://www.elmundo.es/economia/vivienda/2018/05/12/5af5cbe7468aebca548b45fb.html

L’être vivant le plus vieux d’Espagne est un arbre

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Cet if de la chaîne de Cazorla, dans la province de Jaén (Andalousie), a plus de deux mille ans (photographie : ABC)

Avec plus de deux cents espèces animales et de deux mille trois cents espèces végétales, la chaîne montagneuse de Cazorla, située dans la province de Jaén (Andalousie), abrite notamment les sources du Guadalquivir. C’est non loin de ce lieu que se trouve le sentier des Ifs millénaires, l’un des écosystèmes les plus précieux et les mieux conservés de toute la communauté autonome.

Certains exemplaires de cet arbre y dépassent les mille ans d’existence mais l’un d’entre eux est singulier car il a plus de deux mille ans de vie. Il s’agit de l’un des plus anciens arbres d’Europe et du plus vieil être vivant d’Espagne. Il remonte à l’époque de l’Empire romain et certains spécialistes lui pronostiquent une durée de vie totale de plus de trois mille ans.

Source : http://www.abc.es/viajar/destinos/espana/abci-tejo-epoca-imperio-romano-sierra-cazorla-201805120037_noticia.html

Mariano Rajoy propose le nom du nouveau gouverneur de la Banque d’Espagne

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Pablo Hernández de Cos, proposé par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) comme futur gouverneur de la Banque d’Espagne (photographie : Cinco Días)

Il aurait souhaité avoir le soutien du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) mais la motion de censure déposée par son premier secrétaire, Pedro Sánchez, l’a poussé à en décider seul, comme il en a le droit : le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy (Parti populaire), a choisi Pablo Hernández de Cos pour remplacer José María Linde en tant que gouverneur de la Banque d’Espagne. Actuel directeur du département d’Économie et des Statistique de l’organisme, Hernández de Cos a été annoncé ce mardi 29 mai au Congrès des députés par le ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Román Escolano (PP). Pablo Hernández de Cos devra prendre ses fonctions le 8 juin prochain.

Reste désormais à choisir le nom du sous-gouverneur de l’entité afin de remplacer Javier Alonso, dont le mandat peut encore théoriquement s’étirer sur quatre années supplémentaires. Il est toutefois convenu depuis longtemps qu’Alonso mettra fin à son mandat en même temps que José María Linde. Le nom de Margarita Delgado, actuelle directrice générale adjointe du Mécanisme unique de Supervision (MUS) de l’Union européenne, est favori dans ce cadre. Pablo Hernández de Cos est un bon connaisseur des arcanes de la Banque centrale européenne (BCE), auprès de laquelle il travaille pour l’État espagnol depuis l’an 2000.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/28/companias/1527531000_424681.html

La grande vitesse espagnole continue à croître en nombre de passagers

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Un TGV espagnol (AVE, pour Alta Velocidad española) en gare de Madrid-Atocha (photographie : Juan Carlos Soler et ABC)

En 2017, près de 29 millions de passagers ont utilisés un AVE (Alta Velocidad española, sigle désignant le TGV espagnol), un record depuis que ce mode de transport a été inauguré dans le pays, en 1992. Au sein de l’Espagne péninsulaire, sur ces douze mois, l’AVE a ainsi atteint le double du nombre de passagers par rapport à l’avion sur les longues distances. Depuis 2008, la grande vitesse ferroviaire a gagné 10 millions d’usagers chez notre voisin ibérique.

Les trains classiques de longue distance restent les plus empruntés outre-Pyrénées (33 millions de personnes en 2017). À l’heure actuelle, depuis l’inauguration de la ligne Madrid-Albacete-Valence (438 kilomètres), en 2010, l’Espagne est le pays d’Europe qui dispose du plus grand kilométrage de lignes ferroviaires à grande vitesse et le deuxième au monde (derrière la Chine), avec 3 200 kilomètres en tout et pour tout. 

Source : http://www.abc.es/economia/abci-sigue-creciendo-y-encara-30-millones-viajeros-anuales-201805270101_noticia.html

Trois chercheurs espagnols en médecine veulent changer la santé publique dans les pays les plus pauvres du monde

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L’Hôpital clinique de Barcelone (Catalogne), dont font parties les trois chercheurs espagnols concernés (photographie : Barcelona Century)

Ils sont trois chercheurs espagnols en médecine de l’Hôpital clinique de Barcelone (Catalogne), nommés Jaume Ordi, Quique Bassat et Clara Menéndez. Ils veulent changer la santé publique dans les pays les plus pauvres de la planète car, ainsi que l’estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), seuls 3 % des décès d’enfants de cinq ou moins dans ces pays sont constatés par un médecin, qui peut notamment en déterminer la cause.

C’est pourquoi ils ont tous les trois mis au point une nouvelle technique rapide, bon marché et efficace afin de connaître la cause des décès dans les nations les moins avancées du globe. Ils l’ont baptisée « autopsie mini-invasive ». Leur procédé est déjà appliqué à ces enfants âgés de cinq ans ou moins décédés et consiste en une minuscule biopsie de leur foie, de leurs poumons et de leur cerveau grâce à de très fines aiguilles.

Ce système, bien plus viable économiquement parlant dans ces pays, affiche des résultats qui correspondent jusqu’à 89 % aux autopsies complètes telles qu’elles sont pratiquées en Europe. Elles permettent par ailleurs de rendre le corps de ces enfants à leur famille dans un parfait état de conservation.

Source : http://www.marcaespana.es/actualidad/innovación/tres-espanoles-revolucionan-la-sanidad-en-el-tercer-mundo

Une statue de Bernardo de Gálvez est inaugurée aux États-Unis d’Amérique

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La cérémonie d’inauguration de la statue de Bernardo de Gálvez, à Pensacola, en Floride (photographie : Députation de Málaga et ABC)

J’ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog de Bernardo de Gálvez (1746-1786), officier espagnol originaire de la bourgade de Macharaviaya, dans l’actuelle province de Málaga (Andalousie), qui a activement participé à la Guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique et s’est notamment distingué avec une victoire sur les troupes britanniques lors de la bataille de Pensacola (9 mai 1781), en Floride. Après être devenu citoyen d’honneur du pays en 2014 et avoir vu son portrait accroché au Congrès américain, ce gouverneur de la Louisiane espagnole a vu une statue le représentant être inaugurée ce mardi 8 mai à Pensacola.

Située au croisement des rues Palafox et Wright, la sculpture le montre sur son cheval, en train de saluer les passants avec son chapeau. Une délégation de la commune de Macharaviaya était présente à l’inauguration, tout comme le consul espagnol à Miami, Cándido Creis, et l’aventurier Jaime de Marichalar. L’œuvre d’art a été réalisée par un officier de marine américain à la retraite, Robert Rasmussen, et sa fille, Katherine R. Vincze.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-heroe-bernardo-galvez-recibe-pensacola-eeuu-homenaje-espana-no-201805100101_noticia.html