L’agenda social du gouvernement espagnol devient plus fourni

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Le ministre espagnol des Finances et des Administrations publiques, Cristóbal Montoro (au centre), en compagnie des représentants syndicaux Miguel Borra, Julio Lacuerda et Javier Jiménez, le mercredi 29 mars 2017 (photographie : Víctor Sainz, Atlas et El País)

Dans le cadre des négociations pour la modification du budget national pour l’année 2017 mais aussi dans le cadre des nouvelles politiques économiques du gouvernement espagnol, l’agenda social de Mariano Rajoy et de ses ministres devient un peu plus fourni. C’est ainsi que ce mercredi 29 mars 2017, le ministre des Finances et des Administrations publiques, Cristóbal Montoro, a signé un très important accord avec les trois syndicats représentatifs de la fonction publique, dont les délégués étaient à l’occasion Miguel Borra (Centrale syndicale indépendante et des Fonctionnaires, CSIF), Julio Lacuerda (Union générale des Travailleurs, UGT) et Javier Jiménez (Commissions ouvrières, CCOO). L’objectif de ce pacte est de réduire jusqu’à 8 % le taux de contrats temporaires parmi les fonctionnaires, alors que ce taux a atteint des sommets suite à la crise économique de 2008 (23 %).

Concrètement, le gouvernement espagnol s’est engagé à recruter 250 000 nouveaux fonctionnaires dans les prochaines années afin de soulager certains secteurs très touchés par cette précarité comme la police, la santé publique, les services sociaux ou l’enseignement. Cette année, 67 000 nouveaux postes seront ainsi ouverts outre-Pyrénées. L’objectif du gouvernement est, à terme, de parvenir à un accord salarial avec les syndicats.

Quant au budget de l’État, il vient de recevoir un soutien décisif de la part du parti Citoyens, dont le président, Albert Rivera, est lui aussi parvenu à un accord avec le président du gouvernement. Ce mercredi 29 mars, les deux hommes ont en effet modifié la proposition initiale de budget national afin d’en renforcer le volet social. Il s’agira d’ajouter à ce budget 1,65 milliard d’euros de dépenses, dont 500 millions financeront un complément salarial pour les jeunes travailleurs ; 480 millions viendront soutenir les travailleurs indépendants ; 340 millions serviront à lutter contre la pauvreté des enfants dans le pays ; et 230 millions viendront renforcer le système des congés parentaux. L’accord global entre Rivera et Rajoy sur l’ensemble du budget devrait avoisiner 4 milliards d’euros de dépenses supplémentaires.

Sources : http://politica.elpais.com/politica/2017/03/29/actualidad/1490813199_281600.html et http://economia.elpais.com/economia/2017/03/29/actualidad/1490807021_613646.html

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Les communautés autonomes espagnoles demandent à Mariano Rajoy le même traitement que la Catalogne en matière d’infrastructures

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre, légèrement à gauche), en compagnie de la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría (au centre, légèrement à droite) et de plusieurs présidents de communauté autonome (de gauche à droite, Miguel Ángel Revilla, président de la Cantabrie ; Alberto Núñez Feijóo, président de la Galice ; Susana Díaz, présidente de l’Andalousie ; et Javier Fernández, président de la Principauté des Asturies) – Photographie : RTVE

Il fallait s’y attendre, car c’est l’une des tares du système des communautés autonomes en Espagne : après l’annonce, ce mardi 28 mars, d’importants investissements publics réalisés par l’État en Catalogne, les autres autonomies espagnoles demandent elles aussi davantage de dépenses en matière d’infrastructures à la faveur de la reprise économique. Le premier à monter au créneau a été Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire), président de la Junte de Galice, qui a notamment exprimé son désir de voir prochainement s’achever les travaux du TGV entre Madrid et sa région – ce qui devrait être le cas en 2019. De son côté, Joaquim Puig, dit « Ximo » Puig (Parti socialiste ouvrier espagnol), président de la Communauté de Valence, a transmis au gouvernement central sa volonté de voir respectée la « justice et l’équité » entre communautés autonomes. Il faut dire que les gouvernements régionaux valenciens successifs se sont régulièrement plaints, à juste titre, du fait que leur communauté autonome était régulièrement sous-financée en matière d’infrastructures. L’opposition au gouvernement régional de Ximo Puig, incarnée par Isabel Bonig (PP), espère elle aussi un geste.

Susana Díaz (PSOE), présidente de l’Andalousie, Miguel Ángel Revilla (Parti régionaliste de Cantabrie), président de la Cantabrie, ou Guillermo Fernández Vara (PSOE), président de l’Estrémadure, ont aussi salué les investissements futurs de Madrid en Catalogne tout en exprimant leur souhait de voir de l’argent frais affluer de la capitale. Ces exigences ont forcé Mariano Rajoy, en déplacement officiel à Malte le 29 mars, à promettre de façon générale des investissements dans les infrastructures de toutes les autonomies.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-resto-comunidades-piden-equidad-inversion-201703290201_noticia.html et http://www.elespanol.com/espana/politica/20170329/204480216_0.html

Les Canaries se proposent comme solution de rechange pour un grand observatoire mondial

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La route des volcans, sur l’île espagnole de La Palma (photographie : Salut îles Canaries)

L’Observatoire international du TMT (sigle anglais signifiant Thirty Meter Telescope, soit Télescope de Trente Mètres) a signé ce mercredi 29 mars un accord avec l’Institut d’Astrophysique des Canaries (IAC) afin de proposer une solution de rechange au cas où cette grande infrastructure scientifique ne pourrait finalement être installée à Hawaï (États-Unis d’Amérique), premier choix de l’institution. C’est en théorie la montagne de Mauna Kea qui devrait en voir la construction mais il existe encore des incertitudes quant à la viabilité du projet sur place.

Selon cet accord d’une durée de 75 ans, en cas d’abandon du site hawaïen, l’Observatoire du Roque de los Muchachos, sur l’île de La Palma, sera assuré d’abriter le TMT, dont les responsables devront également protéger l’environnement et prendre à leur charge la construction et l’éventuelle démolition du site.

Source : http://www.abc.es/ciencia/abci-palma-firma-acuerdo-para-albergar-forma-alternativa-gran-telescopio-30-metros-201703291954_noticia.html

Les Espagnols ont-ils plutôt une bonne opinion de leur démocratie ?

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Une citoyenne espagnole dépose son bulletin dans une urne à l’occasion des élections générales de juin 2016 (photographie : Iris Press)

La crise économique qui a débuté en 2008 a remis en cause les fondements d’une bonne partie du système politique, économique, financier et institutionnel de l’Espagne, avec l’expression du mécontentement d’une frange des citoyens espagnols. Si tout classement qui cherche à établir la qualité des différentes démocraties dans le monde est sujet à discussion et à critiques, celui récemment effectué par la revue britannique The Economist dans 167 pays peut donner matière à réflexion et permettre de relativiser au moins un peu l’idée d’une mauvaise perception de la démocratie espagnole par nos voisins pyrénéens. Il est surtout intéressant de noter que cette analyse se fonde sur les réponses des citoyens des pays concernés eux-mêmes à une série de questions.

Divisée en cinq grandes catégories (processus électoraux et pluralisme politique ; fonctionnement des administrations ; libertés civiles ; attitude de la société à l’égard de la démocratie ; moyens d’expression citoyenne), l’enquête menée à bien par The Economist donne à la démocratie espagnole une note de 8,3/10, ce qui lui permet de se classer en dix-septième position. Devant elle, l’on retrouve, dans l’ordre décroissant de note, la Norvège, l’Islande, la Suède, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, le Canada, l’Irlande, la Suisse, la Finlande, l’Australie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche, Malte et le Royaume-uni. L’Espagne se classe toutefois devant l’Italie (qui est vingt-deuxième), la France (vingt-quatrième), le Portugal (vingt-huitième) ou la Belgique (trente-cinquième), pour prendre des pays européens. Un score plutôt honorable, donc.

Source : http://www.libremercado.com/2017-03-26/el-informe-que-desmonta-las-criticas-de-podemos-a-la-democracia-espanola-1276595525/

Le gouvernement espagnol améliore ses prévisions concernant le taux de chômage cette année

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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (à gauche), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (photographie : El Confidencial digital)

Les prévisions économiques du gouvernement espagnol pour l’année 2017 s’améliorent sensiblement ces derniers mois. Comme je l’expliquais déjà sur ce blog, le cadre macro-économique de notre voisin pyrénéen est clairement en passe d’être révisé pour le meilleur, notamment en ce qui concerne l’évolution du taux de chômage. C’est ainsi que l’a assuré le ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, ce mardi 28 mars lors d’une conférence prononcée dans le cadre d’un petit-déjeuner organisé par l’agence de presse Europa Press.

Il a donc expliqué que son Ministère prévoyait un taux de chômage au 31 décembre prochain inférieur à 17 % de la population active, contre 17,6 % dans les prévisions antérieures. Ces statistiques se fondent un taux de croissance du produit intérieur brut de 2,5 % et un excédent de la balance des paiements de plus de 2 %. Un tel taux de chômage, s’il reste bien évidemment trop élevé, est encourageant, bien qu’il convienne également de rappeler que la qualité de l’emploi n’est pas nécessairement au rendez-vous chez notre voisin pyrénéen.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-gobierno-rebajara-prevision-tasa-paro-para-este-debajo-17-por-ciento-201703281012_noticia.html

La Catalogne est la communauté autonome espagnole qui a reçu le plus de crédits pour ses infrastructures entre 2006 et 2015

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Un tronçon de l’autoroute espagnole AP7 (surnommée « autoroute de la Méditerranée ») en Catalogne (photographie : Youtube)

Les faits sont têtus et les chiffres le sont plus encore : en dépit de tous les mensonges et de toute la propagande des séparatistes catalans, la Catalogne est bel et bien la communauté autonome espagnole qui a reçu le plus de crédits d’État pour la construction et l’entretien de ses infrastructures entre 2006 et 2015 (8,28 milliards d’euros environ sur les 51,3 milliards d’euros approximativement dépensés en la matière par le Ministère de l’Équipement). Elle n’est pourtant ni l’autonomie la plus peuplée, ni la plus vaste, ni la moins bien fournie dans le domaine.

Ces statistiques ont été confirmées par l’association Cohabitation civique catalane (Convivencia cívica catalana), qui explique par ailleurs que la région est désormais presqu’aussi bien dotée que la moyenne européenne en matière d’équipements (97,9 % de la moyenne communautaire). Dans le classement des dépenses par communauté autonome, la Catalogne (qui représente donc 17,7 % du total sur la période considérée) est suivie de l’Andalousie (17 %), de la Galice (12,6 %), de la Castille-et-León (12,1 %) et de la Communauté de Valence (8,9 %).

Source : http://www.abc.es/espana/abci-cataluna-comunidad-mas-dinero-recibido-para-infraestructuras-ultimos-anos-201703281151_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Mariano Rajoy se rend à Barcelone pour parler infrastructures

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (photographie : Alberto Estévez, EFE et La Vanguardia)

C’est ce mardi 28 mars que le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’est rendu à Barcelone afin d’y présider une Journée des Infrastructures au cours de laquelle il a notamment promis des investissements à hauteur de 4,2 milliards d’euros en Catalogne jusqu’en 2020. Sous le slogan « Conectados al futuro » (« Connectés au futur »), l’homme fort du Parti populaire (PP) a ainsi réuni au sein du Palais des Congrès de Catalogne un important parterre d’entrepreneurs nationaux et régionaux du bâtiment mais aussi d’autres secteurs économiques, comme Florentino Pérez, président directeur général d’ACS ; Salvador Alemany, dirigeant de la firme Abertis ; Ignacio Segura, principal représentant de Dragados ; José Luis Bonet, de la Chambre de Commerce espagnole ; Joaquim Gay de Montellà (président de l’association patronale catalane) ; José Bou (président de la fondation Entrepreneurs de Catalogne) ; des représentants d’Agbar (adduction d’eau), Pronovias (industrie textile), Hotusa (tourisme), Alsa (transport), etc.

Il s’agissait pour Mariano Rajoy, en l’absence des dirigeants de la Généralité de Catalogne (partis aux États-Unis d’Amérique afin de dire tout le mal qu’ils pensent de l’Espagne), de tenter une fois de plus de renouer le dialogue entre Madrid et Barcelone. Il a ainsi affirmé que le gouvernement porterait toute son attention sur le fameux « Couloir méditerranéen » (Corredor mediterráneo), qui doit permettre de relier, à terme, Barcelone, Valence et Alicante. Il a d’ailleurs chiffré les projets de l’État : 1,9 milliard d’euros pour les trains régionaux jusqu’en 2020 et près de 4 milliards jusqu’en 2025 ; 200 millions d’euros pour les aéroports ; 40 millions d’euros pour la navigation aérienne ; 800 millions d’euros pour les routes, etc.

L’on peut cependant douter de l’efficacité d’une telle stratégie, puisque Carles Puigdemont, président de la Généralité, et ses épigones ont déjà annoncé leur intention de rompre avec l’Espagne. Par ailleurs, depuis les années 70, Madrid a cherché à contenter les secteurs les plus radicaux de la politique catalane avec des dépenses faramineuses, ce qui ne les a jamais empêchés de se plaindre du manque d’investissements dans la communauté autonome et de prôner toujours plus d’éloignement avec le reste du pays.

Sources : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-anuncia-4200-millones-inversiones-cataluna-hasta-2020-201703281120_noticia.html, http://www.abc.es/espana/catalunya/abci-cercanias-corredor-mediterraneo-carreteras-gobierno-promete-cumplir-cataluna-201703281129_noticia.html et http://www.abc.es/espana/catalunya/abci-pleno-empresarial-para-recibir-rajoy-barcelona-201703281122_noticia.html

Le film en catalan « Verano 1993 » est couronné au Festival du Cinéma en espagnol de Málaga

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La réalisatrice espagnole Carla Simón, récompensée lors du Festival du Cinéma en espagnol de Málaga (photographie : Filmin)

À l’occasion de sa vingtième édition, le Festival du Cinéma en espagnol de Málaga a récompensé du Bouquet de Jasmin d’Or (Biznaga de Oro), plus haute reconnaissance possible lors de cette manifestation, un film en catalan intitulé Verano 1993 (littéralement, Été 1993), réalisé par Carla Simón. La réalisatrice y relate sa propre histoire à cette époque et la mort de ses parents lorsqu’elle n’avait que dix ans.

De son côté, le cinéaste colombien Víctor Gaviria a reçu la récompense du meilleur réalisateur pour le long métrage La mujer del animal (à l’international, The Animal’s wife ;  littéralement, La Femme à l’animal), tandis que les Bouquets de Jasmin du meilleur acteur et de la meilleure actrice ont été octroyés respectivement à Leonardo Sbaraglia pour El otro hermano (The Lost brother à l’international ; L’Autre frère, littéralement) et à Nathalie Poza pour No sé decir adiós (littéralement, Je ne sais pas dire adieu). Gabriela Ramos a été récompensée de son côté pour son second rôle dans Últimos días en La Habana (Last days in Havana, à l’international), de Fernando Pérez. Enfin, le prix de la critique est revenu au long métrage Selfie, de Víctor García León.

Source : http://www.libertaddigital.com/cultura/cine/2017-03-26/festival-malaga-cine-espanol-verano-1993-carla-simon-1276595623/

L’Espagne vient en aide au Pérou face aux inondations que subit le pays

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Une inondation au Pérou (photographie : Institut national péruvien de Défense civile)

Pour faire face aux énormes inondations qui touchent le Pérou depuis plusieurs semaines et qui sont causées par le phénomène dit « El Niño côtier » (El Niño costero), le pays a logiquement recours à l’aide internationale, qui vient d’abord de ses voisins latino-américains. Mais c’est aussi l’Espagne qui, après avoir assisté le Chili face à d’importants incendies, envoie une délégation de pompiers venus de Málaga (Andalousie) afin de prêter main forte à un pays hispanophone.

C’est le Consortium provincial des Pompiers de Málaga et la Fondation Mapfre qui ont pris cette initiative et qui enverront six hommes ainsi quatre dispositifs massifs visant à rendre potable l’eau afin de porter secours aux populations locales. Les pompiers espagnols formeront par ailleurs leurs homologues péruviens à l’utilisation de ces dispositifs et interviendront dans les zones de Piura, Trujillo, Huarmey et Chosica.

Source : http://rpp.pe/peru/actualidad/bomberos-de-espana-llegan-al-peru-para-ayudar-contra-las-inundaciones-noticia-1039601

Une entreprise de la Région de Murcie veut rivaliser avec des géants de la distribution comme Amazon

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Des travailleurs de l’entreprise PC Componentes (photographie : EE et El Español)

Il y a douze ans naissait dans la Région de Murcie l’entreprise PC Componentes avec des moyens très modestes. Aujourd’hui, cette firme spécialisée dans la distribution enregistre un chiffre d’affaires brut de 270 millions d’euros, en attend 300 millions d’euros à la fin de l’année 2017 et rêve désormais de rivaliser avec des géants du secteur comme la multinationale américaine Amazon. Elle a d’ailleurs inauguré sa deuxième boutique physique ce mardi 21 mars.

Ses deux fondateurs, Francisco Yúfera et Alfonso Tomás, cherchent désormais à consolider leur création, notamment dans sa version physique, puisque cette branche de leur firme emploie 23 personnes et représente 10 % de leur chiffre d’affaires. Ils souhaitent également permettre aux particuliers de vendre leurs propres produits sur leur plateforme en ligne.

Source : http://www.elespanol.com/economia/empresas/20170321/202480049_0.html