La Maison de l’Amérique de Madrid fête son vingt-cinquième anniversaire

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L’un des escaliers du palais de Linares, qui abrite la Maison de l’Amérique à Madrid (photographie : Periodísticos)

L’année 2017 est riche en éphémérides et commémorations pour l’Espagne : quarante ans des premières élections démocratiques après la fin de la dictature franquiste, vingt-cinq ans des Jeux olympiques d’été de Barcelone, etc. Parmi tous ces anniversaires, il en est un qui peut retenir notre attention : le quart de siècle de la Maison de l’Amérique, institution culturelle et diplomatique sise au palais de Linares, sur la place de Cybèle, à Madrid. Créé par le gouvernement socialiste de Felipe González dans la perspective des cinq cents ans de la découverte de l’Amérique, cet organisme public a pour objectif de rapprocher l’Espagne de ses anciennes colonies latino-américaines mais aussi d’organiser des colloques, conférences, expositions, concerts, manifestations culturelles diverses, etc. en rapport avec cette aire de civilisation.

Pour commémorer cette éphéméride, la Maison de l’Amérique elle-même organise une grande exposition de photographies et de vidéos sur son histoire, les principaux événements qui ont jalonné ces vingt-cinq ans, etc. Un espace spécialement consacré à la restauration du magnifique palais de Linares a aussi été pensé pour les visiteurs.

Source : http://www.casamerica.es/exposiciones/america-en-su-casa-25-anos

Mariano Rajoy sort en vie de son témoignage dans l’affaire Gürtel

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, lors de la conférence de presse du Sommet des Pays d’Europe du Sud, en 2017, à Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

C’était une date attendue par beaucoup en Espagne, notamment par l’opposition de gauche au gouvernement : ce mercredi 26 juillet, le président du gouvernement, Mariano Rajoy, était appelé à comparaître en tant que témoin devant l’Audience nationale de San Fernando de Henares, grand tribunal situé dans la banlieue de Madrid. C’est en effet cette cour qui est en charge de l’affaire Gürtel, qui concerne un immense réseau de corruption touchant des élus municipaux et régionaux du Parti populaire (PP), notamment dans la Communauté de Madrid et en Andalousie. S’il n’est juridiquement accusé de rien, le chef de l’exécutif savait parfaitement que cette citation à comparaître allait être utilisée par les partis de gauche (Parti socialiste ouvrier espagnol et Podemos, notamment) mais aussi par la formation Citoyens afin de le clouer au pilori.

L’exercice était donc périlleux pour Mariano Rajoy, qui s’en est toutefois mieux tiré que ce que beaucoup pensaient. Il a ainsi pris ses distances avec le financement du PP, mis en cause de cette affaire, au début des années 2000, ainsi qu’avec Francisco Correa, ancien chef d’entreprise par qui le scandale est arrivé. Les passes d’armes avec l’avocat qui l’interrogeait, Mariano Benítez de Lugo, ont fait les choux gras de la presse. Il faut dire que ce dernier, qui n’a jamais caché ses sympathies socialistes, fait partie de l’Association des Avocats démocrates d’Europe (ADADE), proche du PSOE, et que sa présence lors de cet interrogatoire était très critiquée à droite. Dans la foulée du témoignage de Mariano Rajoy, le premier secrétaire du PSOE, Pedro Sánchez, a exigé pour la forme la démission du président du gouvernement tandis que le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias, a demandé la tenue d’une séance extraordinaire du Congrès des députés.

Pourtant, si l’image du président du gouvernement n’est pas sortie grandie de cette journée du 26 juillet, elle n’en est pas forcément sortie si écornée et l’opposition n’a donc pas pu en profiter comme elle le souhaitait.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-declaracion-mariano-rajoy-claves-201707261202_noticia.html

Les socialistes espagnols veulent obliger les prochains représentants du pays à l’Eurovision à chanter en espagnol ou dans une autre langue co-officielle en Espagne

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Le représentant de l’Espagne lors du Concours Eurovision de la Chanson 2017, Manel Navarro (photographie : EFE et ABC)

Ce mardi 25 juillet, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) a déposé au Congrès des députés une proposition de loi, qui devrait être débattue à la Commission de la Culture de la chambre basse des Cortes (le Parlement espagnol), visant à obliger les prochains représentants du pays à l’Eurovision à chanter uniquement en espagnol ou dans une autre co-officielle (ce qui inclurait non seulement le catalan, le basque et le galicien mais aussi le valencien ou l’aranais). Cette proposition fait suite à la polémique générée par la chanson interprétée par Manel Navarro lors de l’édition 2017 du Concours Eurovision de la Chanson, Do it for you lover, qui avait d’abord été rédigée entièrement en anglais avant de ne garder que son refrain dans la langue de Shakespeare pour ne pas trop heurter la sensibilité d’un public espagnol très sourcilleux sur ces questions. L’année précédente, la chanteuse Barei avait déjà interprété un titre entièrement en anglais, Say yay!, ce qui avait suscité là aussi des réactions très négatives.

Au-delà de cette évidente trahison de la culture espagnole, qui a la chance de pouvoir s’exprimer dans la deuxième maternelle au monde par son nombre de locuteurs (derrière le mandarin), c’est aussi le résultat catastrophique de cette année (Manel Navarro a fini bon dernier) qui pose question. La stratégie de départ (chanter totalement ou partiellement en anglais pour récolter plus de points et espérer gagner le concours) a en effet été un échec complet. Espérons qu’une telle proposition de loi, l’une des très rares présentées par les socialistes à être intelligente, puisse aboutir.

Source : http://www.abc.es/cultura/eurovision/abci-psoe-quiere-proximo-representante-eurovision-cante-espanol-o-otra-lengua-cooficial-201707251949_noticia.html

Les délires fédéralistes de Pedro Sánchez soulèvent la méfiance des barons régionaux

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (à gauche), en compagnie de la présidente de la formation, Cristina Narbona (photographie : Álvaro García et El País)

Depuis sa réélection à la tête du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), en mai dernier, Pedro Sánchez souffle le chaud et le froid à propos de l’unité de l’Espagne et, tout occupé qu’il est à complaire à Podemos et aux séparatistes de tous bords, soulève désormais l’opposition d’une partie des barons régionaux qui lui sont traditionnellement opposés. Ces derniers, qui avaient soutenu la candidature de Susana Díaz, actuelle présidente de la Junte d’Andalousie, contre celle de l’actuel secrétaire général de la formation, sont d’ailleurs en passe d’être réélus à la tête de leur fédération régionale à la suite de primaires et Pedro Sánchez ne peut donc pas se targuer d’une légitimité démocratique bien supérieure à la leur.

Plusieurs d’entre eux rejettent en effet les nouvelles mesures profondément inégalitaires et injustes que voudrait promouvoir le secrétaire général du PSOE s’il arrivait à la tête du gouvernement espagnol, comme le « fédéralisme asymétrique » (un oxymore complet) proposé par la Communauté de Valence ou la reconnaissance délirante d’une « fédération des îles Baléares ». Susana Díaz, qui est assurée d’être réélue à la tête de la fédération andalouse, a fait voter une motion territoriale qui ne reprend aucune des conclusions du 39e Congrès du PSOE, dominé par la figure de Pedro Sánchez. Elle a été soutenue en cela par le secrétaire à l’Organisation du parti, José Luis Ábalos. Il est en fait très clair que le mouvement que cherche à initier Pedro Sánchez bénéficiera politiquement et économiquement aux communautés autonomes qui sont déjà les mieux dotées, s’éloignant donc définitivement d’un modèle de gauche a priori épris de justice. Nul doute que Pedro Sánchez risque aussi de soulever l’opposition d’autres barons régionaux, en Estrémadure, en Castille-La Manche ou en Aragon.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/07/24/actualidad/1500882162_325191.html

Les principaux partis politiques espagnols se mettent d’accord sur un pacte national contre la violence domestique

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Un point de vue sur l’une des réunions de la sous-commission pour un pacte d’État sur la violence domestique (photographie : Jaime Villanueva et El País)

C’est peut-être l’un des très larges accords transpartisans que connaîtra la présente législature espagnole : ce mardi 25 juillet, les principaux partis politiques du pays ont annoncé la conclusion d’un pacte d’État avec pour objectif de lutter contre les violences faites aux femmes. Le but est de protéger toute femme victime de maltraitance, ainsi que ses enfants, dès que son médecin généraliste décèlera le moindre signe de violence de la part de son mari, compagnon, etc. Ce pacte n’est pas la première série de réformes menée par les gouvernements espagnols successifs dans le domaine mais il est d’une tout autre ampleur puisqu’il réunit près de 200 mesures et sera financé à hauteur d’un milliard d’euros durant les cinq années à venir.

Il aura fallu six mois de travail à la sous-commission concernée et soixante-six interventions d’experts liés à ce domaine pour y parvenir. Le thème qui a sans doute donné le plus de fil à retordre aux membres de cette sous-commission est la définition même de ce que sont des violences faites aux femmes, qui s’en tiendra pour le moment à celle donnée par la Convention d’Istanbul, ratifiée en 2014 par le gouvernement de Mariano Rajoy (toute violence contre une femme qui implique des dommages ou des souffrances de nature physique, sexuelle, psychologique ou économique).

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/07/24/actualidad/1500883885_958602.html

Le film argentin « Citoyen d’honneur » fait un carton lors du dernier gala des Prix Platino

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De gauche à droite, le scénariste argentin Andrés Duprat, le réalisateur argentin Gastón Duprat, l’acteur argentin Óscar Martínez et le réalisateur argentin Mariano Cohn, qui ont triomphé lors de cette cérémonie (photographie : Kiko Huesca, EFE et El País)

Créés en 2014 lors d’une première cérémonie à Panamá, les prix Platino récompensent depuis lors le meilleur du cinéma ibérique et ibéro-américain et leur quatrième et dernière cérémonie en date se tenait ce samedi 22 juillet, à Madrid. Présentée par l’acteur espagnol Carlos Latre et l’actrice uruguayenne Natalia Oreiro, la soirée de gala a notamment vu le triomphe du long métrage argentin Citoyen d’honneur (El Ciudadano ilustre, en version originale), qui a notamment gagné le prix Platino du meilleur film, tandis qu’Óscar Martínez, qui y joue le rôle principal, a remporté celui du meilleur interprète masculin.

Le prix de la meilleure interprète féminin est allé à l’actrice brésilienne Sônia Braga pour son rôle dans le long métrage Aquarius et le prix d’honneur est revenu à l’acteur américain d’origine hispanique Edward James Olmos. Notons enfin que le prix Platino du meilleur réalisateur a été remporté par l’Espagnol Pedro Almodóvar pour le film Julieta. Après des édition à Panamá, Marbella (Espagne), Punta del Este (Uruguay) et Madrid (Espagne), la prochaine édition aura lieu en 2018 à Rivera Maya, au Mexique.

Source : https://elpais.com/cultura/2017/07/22/actualidad/1500752933_566525.html

La Communauté de Madrid rejette un nouveau projet de loisirs pharaonique et incertain

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Une vue d’artiste du projet de Cordish à Torres de la Alameda (photographie : ABC)

Ce samedi 22 juillet, la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes, a fait savoir à la presse qu’elle rejetait pour la seconde fois un nouveau projet de loisirs pharaonique mais très incertain dans sa région. Ce projet, baptisé « Live Madrid ! », était porté par l’entreprise immobilière américaine Cordish, qui voulait construire un immense complexe à Torres de la Alameda, dans la banlieue orientale de la capitale. Il se serait agi d’un ensemble de casinos et d’établissements liés aux jeux d’argent, à l’image du projet Eurovegas, porté par le magnat américain Sheldon Adelson il y a quelques années mais là aussi refusé par la Communauté de Madrid en raison de ses exigences ahurissantes.

C’est donc par la voix de la conseillère régionale à l’Économie, Engracia Hidalgo, que Cristina Cifuentes a pu qualifier ce projet de « très risqué », expliquant qu’il n’aurait pas d’impact positif durable et véritablement prouvé sur l’emploi et l’économie de la zone. Cordish promettait la création de 56 433 postes de travail dans son complexe pour un investissement total de 2,2 milliards d’euros, mais les promesses de César n’engagent que ceux qui y croient…

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-arriesgado-motivos-llevado-cifuentes-rechazar-proyecto-cordish-201707220111_noticia.html

Luis de Guindos annonce une chute du taux de chômage espagnol jusqu’à 7 % d’ici à 2022

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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, dans les locaux de son Ministère (photographie : Maya Balanya et ABC)

Dans une longue interview accordée ce dimanche 23 juillet au quotidien conservateur ABC, le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, a traité une bonne partie des dossier brûlants dont il a la charge (taux de chômage, taux de croissance, dette et déficit publics, problèmes liés aux entreprises, réforme du système des retraites, etc.) et s’est globalement montré optimiste quant à l’évolution de l’économie de notre voisin ibérique. Il a notamment affirmé que le chômage devrait passer en-dessous de la barre (toujours élevée) des 17 % cette année et que son Ministère pourrait réviser à la hausse le taux de croissance du pays (jusqu’à 3,2 %). Il est allé plus loin en envisageant un taux de chômage de 7 % en 2022, soit l’équivalent du plein emploi.

Il en a profité pour saluer l’action du gouvernement de Mariano Rajoy (ce qui est de bonne guerre) et pour souligner le renversement de situation économique du pays après la crise de 2008. À son sens, seul le retour massif de l’emploi permettra de résoudre les principaux problèmes du pays et d’améliorer ses performances macro-économiques. Quant à une possible hausse des salaires, il s’est sans surprise montré prudent à cet égard, expliquant que la reprise devait bénéficier au plus grand nombre mais que l’ampleur du chômage dans le pays freinait des augmentations trop importantes. La fin totale de l’austérité n’est donc pas pour demain. 

Source : http://www.abc.es/economia/abci-luis-guindos-espana-crecera-mas-pasado-y-paro-bajara-17-por-ciento-201707231209_noticia.html

Des militaires espagnols parcourront à nouveau le Chemin espagnol

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Les militaires espagnols qui referont l’itinéraire jadis emprunté par les Tercios (photographie : Alberto M. Flechoso et ABC)

C’est une initiative originale qui est promue par un groupe de militaires espagnols afin de faire revivre l’histoire moderne de leur pays et de toute l’Europe. Durant la Guerre des Flandres (1568-1648), qui opposait notre voisin ibérique aux actuels Pays-Bas (alors appelés « Dix-sept Provinces »), Fernando Álvarez de Toledo y Pimentel, duc d’Albe, sous le commandement du roi Philippe II (1556-1598), a organisé un vaste réseau de routes permettant aux Tercios (les redoutables unités d’infanterie espagnole) d’embarquer à Barcelone pour passer en Italie puis de rallier Milan aux Pays-Bas à pied. Ce réseau permettait au roi d’Espagne, qui résidait à 1 500 kilomètres du théâtre de l’affrontement, de diriger ses troupes efficacement. C’est ce que l’on appelle le Chemin espagnol (Camino español), qui traversait notamment les Alpes, la Savoie, la Franche-Comté, la Lorraine et le Luxembourg.

Pour faire revivre cette glorieuse époque, un groupe de trente militaires espagnols va s’engager dans le même itinéraire au cours de ce mois de juillet 2017 et devrait arriver aux Pays-Bas autour du 23 juillet. Ils rallieront le village néerlandais d’Empel, lieu de l’une des plus grandes victoires espagnoles (appelé « miracle d’Empel ») – 7 et 8 décembre 1585. Les membres de cette expédition transporteront avec eux des costumes d’époque ainsi que du matériel utilisé durant le conflit.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-siguiendo-pasos-tercios-espanoles-traves-europa-201707220158_noticia.html

L’Allemagne devient le principal client européen des voitures espagnoles

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Un ouvrier sur une chaîne de montage de l’usine Citroën de Vigo, en Galice (photographie : Revista Motor)

Tout au long de l’année 2016, selon les données fournies par l’Association espagnole de Fabricants d’Automobiles et de Camions (ANFAC), l’Allemagne est devenue le principal client européen des voitures fabriquées en Espagne, avec 425 718 unités achetées. Elle est ainsi passée devant la France, qui occupait cette première place en 2015. Dans le cas allemand, les exportations espagnoles ont donc connu une croissance annuelle de 11 %. La France est donc désormais deuxième client des voitures fabriquées outre-Pyrénées, avec 421 423 unités.

Le classement est complété par le Royaume-Uni (348 199 unités), l’Italie (241 505 véhicules) et la Turquie (135 035 voitures et camions). L’Union européenne dans son ensemble continue de représenter le principal marché à l’export pour l’automobile espagnole (81,26 % de l’ensemble).

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/business/alemania-francia-exportacion-vehiculos_76838_102.html