L’édicule d’accès historique à la station de métro Gran Vía, à Madrid, retrouvera sa place initiale

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L’édicule d’accès à la station Gran Vía, sur le réseau du métro de Madrid, dans les années 40 (photographie : El País)

La Gran Vía, l’une des principales artères de Madrid et la rue la plus moderne du centre de la capitale, va connaître durant les prochaines semaines un intense processus de transformation avec la rénovation de son mobilier urbain, l’agrandissement de ses trottoirs et la refonte de station de métro, qui devrait aussi accueillir un accès aux trains de banlieue (les cercanías). Or, à l’issue de cette refonte, l’entrée en surface accueillera une réplique de l’édicule conçu par l’architecte madrilène Antonio Palacios et installé en 1919.

Cet édicule imposant et majestueux, muni d’une grande marquise en verre, devrait donc trôner entre la Gran Vía et la rue de la Montera, qui descend vers la Porte du Soleil. Cet édicule est resté en service pendant cinquante ans, jusqu’en 1969, lorsque les travaux de la cinquième ligne de métro sont passés par la zone. L’édifice a été démonté puis transporté à Porriño, dans la province de Pontevedra (Galice), où est né le génial architecte qui a bouleversé la capitale.

Source : https://elpais.com/ccaa/2018/07/09/madrid/1531152965_133120.html

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Des scientifiques espagnols améliorent les techniques d’exploration des épaves de navires

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Un canon de l’épave du navire Le Bucentaure exploré par des chercheurs de Cadix, en Andalousie (photographie : Fondation Descubre et La Razón)

Un groupe de scientifiques du Département de Sciences des Matériaux, de celui d’Ingénierie métallurgique et de Chimie inorganique ainsi que de celui de Physique appliquée de l’Université de Cadix (Andalousie) a mis au point le premier système technologique permettant l’exploration de restes archéologiques (et notamment d’épaves de bateaux) sous-marins sans nécessité pour les chercheurs de plonger eux-mêmes et sans dégrader l’environnement de ces sites.

Ce système a déjà été appliqué pour explorer les entrailles de deux navires français coulés lors de la bataille de Trafalgar (1805), qui opposait une coalition franco-espagnole aux Anglais. Les deux bâtiments ainsi parcourus sont Le Bucentaure et Le Fougueux. Leurs canons ont pu être analysés sans déplacer d’objet et sans rien dégrader par la Fondation Descubre.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/ciencia/investigadores-espanoles-crean-el-arqueologo-buzo-FD18823574

Le site archéologique espagnol de Madinat al-Zahra est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

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Une vue du site archéologique de Madinat al-Zahra, dans la banlieue de Cordoue, en Andalousie (photographie : Madero Cubero et El Mundo)

Réuni entre la fin juin et le début du mois de juillet à Manama, capitale du Bahreïn, le directoire de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, de la Science et la Culture (UNESCO) a classé un certain nombre de sites proposés par les différents pays du monde dans sa très prestigieuse liste. L’Espagne fait partie des pays ayant proposé une candidature retenue avec le site archéologique de Madinat al-Zahra (Medina Azahara en espagnol), situé dans la banlieue de Cordoue (Andalousie).

La ville devient ainsi la seule au monde à avoir quatre sites ou éléments reconnus par l’UNESCO, puisqu’elle a déjà fait classer son centre historique, sa célèbre mosquée-cathédrale et sa fête des patios fleuris. Construite dans le cadre du Califat de Cordoue, au Moyen Âge, Madinat al-Zahra est une ville nouvelle qui a été conçue pour l’exercice du pouvoir, ce qui été mis en valeur par l’organisation internationale.

À Manama étaient présents pour représenter cette candidature le conseiller régional andalou à la Culture, Miguel Ángel Vázquez (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; le président de la députation de Cordoue, Antonio Ruiz (PSOE) ; le maire de Cordoue, Isabel Ambrosio (PSOE) ; et la déléguée du gouvernement régional à Cordoue, Esther Ruiz. Ce succès est le fruit de dix ans de travail pour préparer une candidature convaincante.

Source : http://www.elmundo.es/cultura/2018/07/01/5b38a399e5fdea32378b45b7.html

« Jurassic World: Fallen Kingdom », un film au réalisateur espagnol… avec un dinosaure espagnol

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Le Concavenator Corcovatus, dinosaure dont les restes ont été retrouvés en Espagne (image : ABC)

Sorti sur les écrans du monde entier au mois de juin 2018, le film américain à gros budget Jurassic World: Fallen Kingdom a été réalisé par un cinéaste espagnol, Juan Antonio Bayona, né à Barcelone (Catalogne) en 1975. Mais ce n’est pas la seule touche ibérique dans cette superproduction venue d’outre-Atlantique, puisque l’un des dinosaures qui y apparaît, le Concavenator Corcovatus, a également été découvert outre-Pyrénées grâce à des fouilles réalisées sur le site de Las Hoyas, situé sur le territoire de la commune de La Cierva, dans la province de Cuenca (Castille-La Manche).

Depuis quelques mois, ce fossile est transféré morceau par morceau dans le Musée paléontologique de Castille-La Manche, dans la ville même de Cuenca, et sa célébrité est telle qu’il a déjà reçu le surnom de Pepito. Ces restes datent d’il y a 125 millions d’années et cette apparition à Hollywood va sans doute renforcer sa réputation en Espagne – et peut-être même hors des frontières espagnoles. Son nom signifie littéralement « chasseur bossu » en latin.

Source : http://www.abc.es/play/cine/noticias/abci-otro-espanol-jurassic-world-dinosaurio-pepito-paseo-cuenca-hace-125-millones-anos-201806130137_noticia.html

Le monastère Sainte-Marie-la-Royale de Valdeiglesias, près de Madrid, est en cours de restauration

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Une vue du monastère Sainte-Marie-la-Royale-de-Valdeiglesias, situé dans la commune de Pelayos de la Presa, non loin de Madrid (photographie : Maya Balanyà et ABC)

Acheté par un architecte madrilène, Mariano García Benito, en 1974 pour la somme de 12 millions de pesetas (soit environ 72 000 euros), le monastère Sainte-Marie-la-Royale-de-Valdeiglesias, situé sur le territoire de la commune de Pelayos de la Presa (Communauté de Madrid), est l’un des trois grands monastères de la région de la capitale avec celui de l’Escurial et celui d’El Paular. Déclaré Bien d’Intérêt culturel en 1984, il est restauré à partir de son rachat par García Benito lui-même, qui est décédé en 2012.

Joyau de l’art roman, gothique, isabélin, Renaissance et baroque, ce monastère cistercien avait été largement dévasté et pillé au fil des siècles et la tâche de restauration a été poursuivie par la nièce de l’architecte, Ana Muñoz, présidente de la fondation qui s’occupe du site. Le monastère Sainte-Marie-la-Royale-de-Valdeiglesias a été fondé par des moines sous le règne d’Alphonse VIII de Castille (1158-1214) avant de passer de main en main.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-pilares-tierra-pelayos-presa-201806170106_noticia.html

Cent ans de parcs nationaux en Espagne

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Le lac Enol, perle de la Principauté des Asturies située en plein Parc national des Pics d’Europe (photographie : ABC)

C’est en 1918 que Pedro Pidal (1870-1941), patriote espagnol, homme politique, juriste, journaliste et écrivain, marquis de Villaviciosa de Asturias de son état, a l’idée de créer les deux premiers parcs nationaux d’Espagne, celui de Covadonga (devenu Parc national des Pics d’Europe, à cheval sur la Principauté des Asturies, la Cantabrie et la Castille-et-León) et celui d’Ordesa (devenu Parc national d’Ordesa et du Mont Perdu, en Aragon). Il développe ainsi une loi de 1916 qu’il a lui-même contribué à faire approuver.

Il a voulu développer un premier réseau de parcs nationaux outre-Pyrénées afin de mettre en valeur les richesses du pays et faire protéger ces espaces exceptionnels non pas par les municipalités ou les provinces mais par l’État espagnol lui-même. Grand amateur de montagne et d’alpinisme, il est le premier à gravir le Naranjo de Bulnes (d’une hauteur de plus de 2 500 mètres). Il existe aujourd’hui quinze parcs nationaux en Espagne. Outre les deux cités plus haut, l’on trouve ainsi :

  • le Parc national du Teide (îles Canaries) ;
  • le Parc national de Guadarrama (Communauté de Madrid) ;
  • le Parc national de Timanfaya (îles Canaries) ;
  • le Parc national de Garajonay (îles Canaries) ;
  • le Parc national de la Sierra Nevada (Andalousie) ;
  • le Parc national d’Aiguas Tortas et du Lac Saint-Maurice (Catalogne) ;
  • le Parc national de la Caldeira de Taburiente (îles Canaries) ;
  • le Parc national des Îles Atlantiques (Galice) ;
  • le Parc national de Doñana (Andalousie) ;
  • le Parc national de Monfragüe (Estrémadure) ;
  • le Parc national des Lacs de Daimiel (Castille-La Manche) ;
  • le Parc national de l’Archipel de Cabrera (îles Baléares) ;
  • le Parc national de Cabañeros (Castille-La Manche).

Source : https://actualiteespagnole.wordpress.com/2018/06/12/pedro-rollan-nouvel-homme-fort-de-la-communaute-de-madrid/

La lettre envoyée par Christophe Colomb aux rois catholiques après son débarquement en Amérique revient en Espagne

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La tombe du navigateur Christophe Colomb, dans la cathédrale de Séville, en Andalousie (photographie : Destino Infinito)

C’est la Bibliothèque de Catalogne qui conservait ce document, lequel a été dérobé dans des conditions mystérieuses et emporté aux États-Unis d’Amérique : nous parlons ici de la lettre envoyée par le navigateur génois Christophe Colomb aux rois catholiques, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, après la découverte de l’Amérique et qui a finalement atterri entre les mains du gouvernement fédéral américain. Elle a enfin été remise le mercredi 6 juin à l’ambassadeur d’Espagne à Washington, Pedro Morenés.

Datée de 1493, la copie jadis possédée par l’Espagne porte le même nom que la lettre originale, Insulis Nuper Inventis, et a été incorporée à la Bibliothèque de Catalogne en 1918. Une enquête à ce sujet a été menée par le Bureau fédéral des Investigations des États-Unis d’Amérique à partir de 2011. La lettre avait été vendue en 2005 par deux marchands italiens.

Source : http://www.lavanguardia.com/internacional/20180606/444134345027/carta-cristobal-colon-america-espana.html?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_content=internacional&utm_campaign=lv

L’Algérie veut faire de la grotte où Miguel de Cervantes a été fait captif une attraction touristique

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La grotte d’Alger où Miguel de Cervantes a été retenu prisonnier (photographie : EFE et ABC)

À la grande époque des Barbaresques, en 1575, le célèbre écrivain espagnol Miguel de Cervantes a été fait prisonnier en Algérie, dans une grotte d’Alger, aux côtés de son frère Rodrigo. Il a mis près de cinq ans à être libéré même s’il a tenté plusieurs fois de s’échapper. Cette grotte existe toujours aujourd’hui et le ministre algérien de la Culture, Azzedine Mihubi, a récemment expliqué travailler avec l’ambassade d’Espagne sur place pour en faire une attraction touristique.

Ce haut site touristique a déjà été rénové en 2006 dans le cadre d’un partenariat hispano-algérien. Elle est utilisée chaque année pour la commémoration de la mort de Miguel de Cervantes, le 23 avril, et s’étend sur une superficie de deux mille mètres carrés. Elle abrite une fontaine et un buste en marbre de l’homme de lettres

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-argel-convierte-cervantes-atraccion-turistica-201806060129_noticia.html

Une publicité des années 20 est découverte lors de travaux dans le métro de Madrid

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La publicité en question, découverte dans la station de métro Sevilla (photographie : ABC)

Alors que des ouvriers travaillaient à l’agrandissement de la station de métro Sevilla, qui dessert le centre de Madrid, ils ont découvert par hasard, derrière un mur, une publicité en faïence des années 20 représentant une jolie jeune femme. Cette réclame visait à promouvoir les bienfaits du savon de Carabaña. Les experts de la Commission locale du Patrimoine historique de la Communauté de Madrid ont été dépêchés sur place afin d’analyser ce panneau publicitaire et ont affirmé qu’il s’agit de l’un des plus importants exemples de ce type dans la capitale.

La réclame est faite de carreaux d’azulejos de 15 centimètres sur 15 chacun et le tout est encadré dans un ensemble d’azulejos de 20 centimètres de côté. La découverte des ouvriers concerne également des azulejos rectangulaires biseautés typiques des premières décorations de la ligne 1 du métro de Madrid. Cette publicité avait été emmurée dans les années 70 mais, une fois restaurée, elle pourra être admirée par les usagers du métro.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-hallan-anuncio-anos-20-oculto-tras-muro-durante-obras-estacion-metro-sevilla-201806060054_noticia.html

La civilisation tartessienne se dévoile en Estrémadure

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L’anthropologue espagnole Victoria Peña travaille sur des ossements retrouvés sur le site archéologique de Turuñuelo de Guareña, situé sur le territoire de la commune de Guareña, dans la province de Badajoz, en Estrémadure (photographie : J. M. Romero et El País)

Situé sur le territoire de la commune de Guareña, dans la province de Badajoz (Estrémadure), le site archéologique de Turuñuelo de Guareña, en pleine vallée du Guadiana, révèle peu à peu tous ses secrets concernant la civilisation tartessienne, culture qui s’est épanouie dans le Sud de l’actuelle Espagne et du Portugal vers la moitié du premier millénaire avant Jésus-Christ. C’est ainsi que ce lieu chargé d’histoire dispose du seul bâtiment à deux étages que l’on connaisse de cette civilisation, lequel témoigne de techniques de construction très avancées mais regorge également de nombreux vestiges matériels qui nous en apprennent beaucoup sur les Tartessiens.

C’est l’anthropologue espagnole Victoria Peña, de l’Université Complutense de Madrid, qui dirige les fouilles. L’on a déjà retrouvé sur place des ossements humains ainsi que deux braséros de bronze. Les travaux de Turuñuelo de Guareña sont codirigés par Esther Rodríguez, chercheuse au Conseil supérieur des Recherches scientifiques (CSIC). Tous les artefacts trouvés sur place trahissent à la fois une grande richesse matérielle mais aussi des contacts poussé avec d’autres civilisations du bassin méditerranéen : les Grecs, les Phéniciens, les Étrusques, etc.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/06/04/actualidad/1528129263_355539.html