Des recherches sont conduites dans le nord de l’Espagne concernant un mystérieux dolmen funéraire

Un dessin reconstituant le dolmen d’El Pendón, situé sur le territoire de la commune de Reinoso, dans la province de Burgos, en Castille-et-León (image : Université de Valladolid, Fran Tapias et El País)

C’est sur le territoire de la commune de Reinoso (province de Burgos, Castille-et-León), peuplée d’environ 15 habitants, que se dressent les restes du dolmen d’El Pendón, qui contient les ossements de 65 personnes et s’étend sur 25 mètres carrés. Il est actuellement exploré par des experts de l’Université de Valladolid (Castille-et-León) et, parmi les dépouilles, ils ont découvert le crâne d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années, ce qui en faisait probablement la plus vieille de son groupe humain à une époque où l’espérance de vie ne dépassait guère la quarantaine.

Ce crâne présente des ouvertures sur sa partie arrière, au niveau des orbites oculaires, qui intriguent les spécialistes. S’agit-il de marques d’une opération chirurgicale rudimentaire qui aurait mal tourné et à la suite de laquelle la femme en question serait décédée ? L’équipe de paléanthropologues dépêchée sur place est dirigée par le professeur de préhistoire Manuel Rojo Guerra, qui a également découvert des ossements d’enfants dans un charnier qui semble avoir été d’une très grande violence.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-29/la-anciana-del-dolmen-que-murio-en-el-quirofano.html

Madrid part à la recherche de la dépouille du grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca

Un portrait du grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca à l’église Notre-Dame-des-Douleurs de Madrid (photographie : El País)

Né en 1600 et décédé en 1681, le grand dramaturge espagnol Pedro Calderón de la Barca est notamment l’auteur d’une des pièces majeures du répertoire théâtral hispanique, La Vie est un songe (La vida es sueño en version originale). Sa dépouille se trouve pourtant dans un lieu inconnu depuis la Guerre civile espagnole (1936-1939), bien que la plupart des spécialistes supposent qu’elle ait été transférée à l’église Notre-Dame-des-Douleurs, située rue Saint-Bernard, dans le centre de Madrid. C’est cette conviction qui a récemment poussé au lancement de l’opération Calderón, visant à retrouver et identifier son cadavre.

Une équipe multidisciplinaire de l’Université CEU-Saint-Paul de la capitale espagnole, formée par des professeurs, des archéologues et des experts en localisation par géoradar, part ainsi à la recherche de son tombeau, qui avait d’abord été déposé dans le plus ancien temple catholique de Madrid, l’église du Sauveur. C’est en 1902, après la démolition de ce monument, qu’une nouvelle inhumation en grande pompe a été organisée à l’église Notre-Dame-des-Douleurs, bien que le conflit civil ait ensuite brouillé les cartes.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-27/en-busca-del-cuerpo-de-calderon-de-la-barca.html

Décès du professeur espagnol José Calvo González à l’âge de 64 ans

Le professeur espagnol José Calvo González (photographie : Sur)

L’on apprenait ce mardi 23 juin 2020 le décès à Málaga (Andalousie), à l’âge de 64 ans, du professeur d’université espagnol José Calvo González, qui était né à Séville (Andalousie) en 1956. Diplômé en droit auprès de l’Université de Séville en 1980, docteur auprès de celle de Málaga quatre ans plus tard, il devient en 2010 professeur de philosophie du droit, après avoir mené des recherches à l’Université de Bologne, en Émilie-Romagne (Italie).

Magistrat suppléant à la Cour supérieure de Justice de l’Audience provinciale (Audiencia Provincial) de Málaga, il a notamment initié les études de philosophie du droit dans plusieurs pays latino-américains (Argentine, Brésil, Pérou, Uruguay, Mexique). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont un rédigé en collaboration avec le grand historien espagnol Javier Tusell (1945-2005) intitulé Giménez Fernández, precursor de la democracia española (littéralement, Giménez Fernández, précurseur de la démocratie espagnole).

Source : https://www.diariosur.es/universidad/fallece-profesor-calvo-20200624144838-nt.html

Des restes archéologiques phéniciens sont découverts par hasard à Cadix

Un pan de mur phénicien apparu lors de travaux dans la partie souterrain de la Cueva del Pájaro Azul, à Cadix, en Andalousie (photographie : EFE et El Español)

Café-concert situé sous le niveau du sol, en plein centre de la ville espagnole de Cadix (Andalousie), rue Saint-Jean, à deux pas de la cathédrale Sainte-Croix, la Cueva del Pájaro Azul (littéralement, « Grotte de l’Oiseau bleu ») a vu passer entre ses murs des artistes de flamenco aussi célèbres et importants que la chanteuse María Dolores Flores Ruiz (dite « Lola » Flores – 1923-1995) ou le guitariste Jorge Monge Cruz (dit « Camarón de la Isla » – 1950-1992). C’est lors de travaux de rénovation au sein de cet établissement qu’a récemment été découvert un reste archéologique daté de l’époque phénicienne.

La ville de Cadix a en effet été fondée il y a trois millénaires environ par cette peuplade originaire de l’actuel Liban sous le nom de Gadir (qui signifiait « forteresse » dans leur langue). Ce pan de mur correspond probablement à un quai ou un morceau de chantier naval, étant donné la proximité géographique avec le port phénicien de la ville antique. Ce vaste chantier de réhabilitation de la Cueva del Pájaro azul promu par la mairie de Cadix, aujourd’hui dirigée par José María González (Podemos), permet donc désormais une analyse du lieu.

Source : https://www.elespanol.com/cultura/historia/20200624/salen-restos-fenicio-cadiz-historica-taberna-flamenca/500200431_0.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR0Um09uiX89HQND08ZUSeuswtgSN3jxklLa76DP7bLIRvr6HTH3zldFzmM#Echobox=1592997138

« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

Décès de l’archéologue espagnol Pepe el Ferreiro à l’âge de 78 ans

L’archéologue espagnol Pepe el Ferreiro lors d’une manifestation (photographie : La Voz de Asturias)

L’on apprenait ce samedi 13 juin 2020 le décès à Grandas de Salime (Principauté des Asturies), à l’âge de 78 ans, de l’archéologue et ethnographe espagnol José María Naveiras Escanlar (plus connu sous le pseudonyme de « Pepe el Ferreiro »), qui était né dans cette commune le 31 mars 1942. Travaillant d’abord dans la forge de son père (d’où son surnom, qui signifie littéralement « Le Forgeron »), il découvre en 1977 le site archéologique de Chao Samartín, situé sur le territoire de Grandas de Salime.

Ce castro (ville fortifiée typiquement celtique et celtibère) est exploré par ses soins, avec l’aide de deux archéologues professionnels, José Manuel Villamea et Miguel Ángel de Blas Cortina – ce dernier étant professeur à l’Université d’Oviedo (Principauté des Asturies). En 2011, il adhère au parti de droite régionaliste Foro Asturias, pour lequel il devient référent en matière d’ethnographie et d’archéologie.

Source : https://www.lavozdeasturias.es/noticia/asturias/2020/06/13/fallece-pepe-ferreiro-causa-enfermedad/00031592062943122947352.htm

« Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age »

La femme de lettres espagnole Sœur Juana Inés de la Cruz (1648-1695) – Photographie : The Guardian

Cet article intitulé « Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age », rédigé par Sam Jones et publié le samedi 7 juin 2020 sur le site Internet du grand quotidien britannique The Guardian, revient sur l’exposition organisée par la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE) à propos des femmes artistes qui ont fait le Siècle d’Or de notre voisin ibérique de 1550 à 1675 : https://www.theguardian.com/world/2020/jun/07/saint-soldier-playwright-museum-celebrates-forgotten-women-of-spains-golden-age

Décès de l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia à l’âge de 68 ans

L’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia, à droite sur la photographie (photographie : Noelia Ruiz et Europa Press)

C’est ce vendredi 12 juin 2020 qu’est décédé à Séville (Andalousie), à l’âge de 68 ans, l’académicien et professeur espagnol Rafael Valencia Rodríguez, qui était né à Berlanga, dans la province de Badajoz (Estrémadure), en 1952. Diplômé en philosophie et en lettres auprès de l’Université de Barcelone (Catalogne) en 1976, docteur en arabe après avoir soutenu sa thèse intitulée Sevilla musulmana hasta la caída del Califato – Contribución a su estudio (littéralement, Séville musulmane jusqu’à la chute du Califat – Contribution à son étude) à l’Université Complutense de Madrid, il est professeur assistant à l’Université de Bagdad (Irak) de 1978 à 1979.

Il enseigne l’arabe et l’histoire du monde musulman dans plusieurs centres d’enseignement supérieur argentins (Université de Buenos Aires, Université du Sauveur, Université Belgrano, Université pontificale catholique, École supérieure de Guerre, entre autres) de 1990 à 1997 avant d’être engagé dans diverses universités marocaines (Université de Fès, Université de Marrakech, Université de Rabat, Université de Tétouan) ainsi qu’à l’Université du Qatar. C’est en 1982 qu’il fait son entrée à l’Université de Séville, où il enseigne jusqu’à sa retraite la langue arabe, l’histoire de l’Islam ainsi que l’histoire et la littérature d’al-Andalus (portion de la péninsule ibérique sous domination arabo-berbère de 711 à 1492).

Source : https://www.europapress.es/andalucia/sevilla-00357/noticia-fallece-rafael-valencia-director-academia-sevillana-buenas-letras-profesor-universidad-sevilla-20200613131723.html

Décès de l’historien espagnol Antonio Rodríguez de las Heras à l’âge de 72 ans

L’historien espagnol Antonio Rodríguez de las Heras (photographie : Hoy)

C’est ce jeudi 4 juin 2020 qu’est décédé à Madrid, à l’âge de 72 ans, l’historien espagnol Antonio Rodríguez de las Heras, qui était né le 19 septembre 1947 à Vigo, dans la province de Pontevedra (Galice). Issu d’une famille de chercheurs et de professeurs, il étudie d’abord la physique dans la capitale espagnole avant de changer d’orientation à l’Université de Salamanque (Castille-et-León), où il se spécialise en philosophie et en lettres modernes.

Il commence sa carrière professionnelle en interviewant de nombreux écrivains de son époque, à l’instar de Salvador Espriu (1913-1985), Camilo José Cela (1916-2002) ou encore Antonio Buero Vallejo (1916-2000). Travaillant pour de nombreux journaux espagnols, il publie notamment une biographie du romancier espagnol Ángel María de Lera (1912-1984) en 1971. C’est en 1987 qu’il devient professeur d’histoire et il obtient quelques années plus tard un poste à l’Université Charles-III de Madrid.

Source : https://www.hoy.es/caceres/muere-catedratico-rodriguez-20200605195824-nt.html?ref=https:%2F%2Fes.wikipedia.org%2F

Un site archéologique met au jour des restes musulmans à Algésiras

L’équipe d’archéologues travaillant sur le site musulman d’Al-Bunayya, à Algésiras, dans la province de Cadix, en Andalousie (photographie : mairie d’Algésiras et El País)

C’est sur le territoire de la commune espagnole d’Algésiras, dans la province de Cadix (Andalousie), qu’a récemment été mis au jour un site archéologique musulman, celui d’Al-Bunayya, qui servait à la fois de camp militaire et d’ensemble palatial. Il a été bâti en 1282, sous le règne du sultan Abou Youssouf, de la dynastie béniméride, dans le cadre de la bataille pour le contrôle du détroit de Gibraltar. Durant 75 ans environ, en effet, chrétiens et musulmans s’affrontent en péninsule Ibérique pour tenter de faire main basse sur ce passage stratégique.

La ville d’Al-Bunayya a probablement été abandonnée vers 1375 et servait également de camp de base pour les moudjahidines, ces guerriers de la foi musulmans qui avaient décider de s’engager militairement dans le cadre du djihad. Une étude a été publiée dans la presse spécialisée par un archéologue municipal d’Algésiras et chef des fouilles sur place, Rafael Jiménez-Camino, qui signale que le site devait s’étendre au moment de son apogée sur approximativement 7 000 mètres carrés. Les murailles de l’ensemble seront visitables à terme.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-04/una-base-muyahidin-en-la-andalucia-del-siglo-xiii.html