La série « Game of thrones » est déjà en contact avec les autorités régionales espagnoles pour tourner une partie de sa saison huit

CAI_es_024_anfiteatro_lg
Les ruines de la cité romaine d’Itálica, située sur le territoire de la commune andalouse de Santiponce (photographie : Junte d’Andalousie)

L’Espagne a la chance, grâce à son climat favorable, à ses paysages uniques et à son patrimoine historique immense, d’attirer le tournage de nombreux films et séries télévisées. Parmi ces dernières, Game of thrones (ou Le Trône de fer en bon français) a déjà investi de nombreuses communautés autonomes (Andalousie, Pays basque, Catalogne, Castille-La Manche, etc.) afin de pouvoir réaliser plusieurs de ses épisodes lors des précédentes saisons. Il s’en est souvent suivi une augmentation très nette du tourisme dans les lieux concernés. Mais la maison de production de ce feuilleton ne s’arrête pas là puisqu’elle s’est à nouveau mise en contact avec la Junte d’Andalousie ce 19 juin afin de demander l’autorisation pour de nouveaux tournages dans la région.

Le secrétaire général à la Culture de l’autonomie, Eduardo Tamarit, doit ainsi gérer cette demande, qui concerne les ruines romaines d’Itálica, sur le territoire de la commune de Santiponce, dans la province de Séville, ainsi que les chantiers navals royaux de la capitale andalouse. Ces derniers devraient être mobilisés en mars 2018, précisément au moment où la Junte d’Andalousie a prévu d’entamer la restauration du site. Des négociations sont donc en cours entre Séville et Game of thrones afin de trouver un accord à ce sujet.

Source : http://www.abc.es/play/series/noticias/abci-juego-tronos-pide-rodar-octava-temporada-sevilla-201706201401_noticia.html

L’Allemagne de Helmut Kohl et l’Espagne de Felipe González : une amitié un peu oubliée

BIF030G07
L’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe González (à droite), en compagnie de l’ancien chancelier allemand, Helmut Kohl (au centre), lors d’une visite de ce dernier à Saint-Jacques-de-Compostelle (photographie : La Voz de Galicia)

C’est ce vendredi 16 juin que l’on apprenait dans les médias le décès de l’homme politique allemand Helmut Kohl, chancelier fédéral de l’Allemagne de l’Ouest puis de l’Allemagne réunifiée (1982-1998), importante figure de la politique européenne sur deux décennies-clé dans l’histoire du continent. Les médias français ont surtout mis en avant, comme l’on pouvait s’y attendre, l’amitié franco-allemande qu’il a voulu renforcer aux côtés du président de la République française de l’époque, François Mitterand. De l’autre côté des Pyrénées, toutefois, nombreux sont les journalistes et commentateurs qui ont rappelé que le chancelier allemand s’entendait bien mieux avec le président du gouvernement espagnol de l’époque, le socialiste Felipe González (1982-1996).

C’est ce que rappelle Luis Ayllón sur son blog intitulé « Terminal cero », publié par le quotidien conservateur ABC et consacré à la politique étrangère de l’Espagne : en dépit des divergences idéologiques entre les deux hommes (différences qu’il convient cependant de ne pas exagérer), Helmut Kohl et Felipe González étaient très proches personnellement et politiquement. Cette amitié entre les deux hommes est née lors du premier voyage de González à Bonn, en mai 1983, lorsque le président du gouvernement espagnol a soutenu l’idée de Kohl de faire installer des missiles Pershing américains sur le territoire de la République fédérale d’Allemagne. Le chancelier allemand, de son côté, a souvent soutenu Felipe González lorsque ce dernier réclamait une augmentation du budget de la Politique agricole commune. L’homme fort de la social-démocratie espagnole a par ailleurs immédiatement soutenu l’idée de la réunification allemande, à laquelle étaient plus réticents la France, le Royaume-Uni et l’Italie.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/kohl-el-amigo-aleman-del-pata-negra-16732.asp/

Le Musée Reine-Sophie fait désormais partie des dix musées les plus visités au monde

sede_sabatini
La façade principale du Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid (photographie : Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie)

Selon les données fournies par la compagnie américaine AECOM, spécialisée dans les études et le conseil en ingénierie, le Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid fait partie en 2016 des dix musées les plus visités au monde avec 3,6 millions d’entrées, soit une progression de 12 % par rapport à 2015. Le podium n’a en revanche pas beaucoup changé puisque la première place revient toujours au Musée du Louvre, à Paris, suivi du British Museum de Londres et des Musées du Vatican, à Rome.

Inaugurée en 1992, cette institution culturelle, qui porte le nom de l’ancienne reine Sophie de Grèce, épouse de Juan Carlos, occupe les anciens bâtiments de l’Hôpital Saint-Charles, construit au XVIIIe siècle par José de Hermosilla et Francesco Sabatini. Il est notamment célèbre pour abriter la toile Guernica, de Pablo Picasso.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-reina-sofia-entra-museos-internacionales-36-millones-visitantes-2016-201706141315_noticia.html

Une exposition à Madrid retrace 2 000 ans d’ingénierie espagnole

imagen-sin-titulo
Le funiculaire espagnol (Spanish aerocar) qui circule depuis cent ans au-dessus du Niagara (photographie : El Confidencial)

Depuis les années 1990, l’Espagne s’est imposée comme l’une des principales puissances mondiales en matière d’ingénierie publique et d’infrastructures. Il faut dire que l’affaire n’est pas nouvelle, puisque cela fait 2 000 que l’Espagne (ou les structures politiques qui l’ont précédée) abrite ou conçoit d’importants ouvrages d’art et divers engins ou inventions parfois méconnus. C’est justement pour mieux les faire connaître du grand public que le Centre culturel du Comte-Duc, à Madrid, organise depuis le 7 juin dernier une grande exposition sur l’ingénierie espagnole sur les 2 000 dernières années.

Ouverte jusqu’au 17 septembre prochain, cette exposition propose de découvrir, à travers une série de photographies et de maquettes, tout un ensemble de projets qui ont été menés à bien (ou pas) en Espagne pour ou par l’Espagne. C’est ainsi que les visiteurs pourront s’intéresser de près à l’aqueduc romain de Ségovie (Castille-et-León) ; au phare de Buda, qui éclairait les navires au large de la Catalogne jusqu’en 1961 ; à l’artifice de Juanelo, sorte de système d’adduction d’eau qui devait servir à Tolède (Castille-La Manche) au XVIe siècle, etc.

Source : http://www.elconfidencial.com/tecnologia/2017-06-07/dos-milenios-de-ingenieria-espanola_1394834/

Constitution de la commission pour le cinquième centenaire du premier tour du monde

elcano-magallanes-kHwD--620x349@abc
Le navigateur portugais Fernand de Magellan (à gauche) et le marin espagnol Juan Sebastián Elcano, les deux « héros » du premier tour du monde (photographie : ABC)

C’est ce vendredi 9 juin que le Conseil espagnol des ministres a validé la création de la commission pour la commémoration du cinquième centenaire du premier tour du monde, réalisé entre 1519 et 1520 par le navigateur portugais Fernand de Magellan (première partie) et le marin espagnol d’origine basque Juan Sebastián Elcano (seconde partie) pour le compte de Charles Quint, qui était alors, entre autres choses, roi d’Espagne. Cette expédition exceptionnelle comptait à son départ cinq navires et 265 marins, dont 64 % étaient espagnols. La joyeuse compagnie a levé l’ancre dans le port andalou de Sanlúcar de Barrameda mais est revenue en Espagne très amoindrie par deux années extrêmement difficiles.

Cette commission nationale aura pour objectif de coordonner les activités culturelles liées à cette éphéméride. Elle sera présidée par la vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, et sera également composée du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis ; de la ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal ; et du ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, également porte-parole du gouvernement, Íñigo Méndez de Vigo. Interviendront également le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro ; le ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido ; le secrétaire d’État à la Coopération internationale et pour l’Amérique ibérique, Fernando García Casas ; le secrétaire d’État à la Culture, Fernando Benzo ; l’amiral en chef de l’état-major de la Marine, Teodoro López Calderón ; le secrétaire général de Politique de Défense, Juan Francisco Martínez Núñez ; et le sous-secrétaire aux Finances et à la Fonction publique, Felipe Martínez Rico. La plupart des autres ministres auront aussi leur mot à dire dans les délibérations de la commission.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-creada-comision-nacional-para-centenario-expedicion-magallanes-y-elcano-201706091700_noticia.html

L’Andalousie serait-elle menacée par un raz-de-marée ?

aereaG
Une vue aérienne du Sud de la province de Huelva, en Andalousie (photographie : Mairie de Huelva)

Les scientifiques espagnols en sont persuadés : la côte andalouse, notamment à l’Ouest, dans les provinces de Cadix et Huelva, pourrait être touchée par un important raz-de-marée lié à un tremblement de terre d’ici 300 ans au plus tard. Ils ajoutent que cette catastrophe naturelle pourrait survenir bien avant la date-butoir. Dans un documentaire intitulé La gran ola (littéralement, « la grande vague »), Fernando Arroyo cherche à mettre en garde les Espagnols face à ce danger potentiel en faisant intervenir plusieurs spécialistes qui expliquent que l’Algarve, région du Sud du Portugal, pourrait elle aussi être frappée par un tel phénomène dévastateur. Or, les pouvoirs publics n’ont jamais pris en compte les avertissements de la communauté scientifique et n’ont jamais agi pour parer à toute éventualité.

Il existe en effet, à 400 kilomètres du cap Saint-Vincent (Portugal), une zone de failles sismiques qui ont déjà causé la destruction de la ville de Lisbonne en 1755 et dont les effets, une fois qu’elles ont été activées, ont été ressentis jusqu’au Maroc. Il semblerait que la cité antique de Baelo Claudia, située à une vingtaine de kilomètres de Tarifa, en Espagne, ait elle aussi été détruite par un tsunami lié à un séisme. Mauricio González, directeur du Groupe d’Ingénierie des Côtes de l’Institut d’Hydraulique environnementale de Cantabrie signale qu’un tel raz-de-marée, s’il se produisait en pleine journée, pourrait avoir des conséquences aussi graves que celui de 2004 en Indonésie, car les côtes andalouses sont très fréquentées et le degré de préparation des populations et des autorités à ce sujet est nul.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-expertos-aseguran-tsunami-llegara-andalucia-201706091834_noticia.html

La Russie célèbre dignement la fin de l’année bilatérale avec l’Espagne en matière de tourisme

IMG_9594-kS9E--620x349@abc
Des fumées aux couleurs du drapeau espagnol s’élèvent dans le ciel de Saint-Pétersbourg, au-dessus du palais de Peterhof (photographie : Visit Russia España, Raúl García Cuesta et ABC)

Après déjà une année bilatérale générale et une autre centrée sur la littérature, l’Espagne et la Russie ont organisé entre 2016 et 2017 un ensemble de manifestations conjointes dont le thème principal était le tourisme. C’est en cette fin de mois de mai que le spectacle censé clôturer l’année bilatérale a été réalisé non loin de Saint-Pétersbourg, au palais de Peterhof, construit en 1710 par le tsar Pierre Ier au bord de la mer Baltique. Ce spectacle, intitulé « Voyage au pays de don Quichotte », a effectivement transporté les personnes qui y assistaient en péninsule Ibérique, avec des références à des genres musicaux typiquement espagnols comme la zarzuela, la jota ou la sévillane ; des peintres comme Velázquez, Le Greco ou Dalí ; des écrivains comme Cervantes ; ou bien encore des allusions à la tauromachie.

Ont participé à l’organisation de cette belle démonstration d’amitié le pianiste de flamenco Manolo Carrasco ou encore la violoniste hispano-russe Elena Mikhaïlova. Étaient présents dans les gradins la secrétaire d’État espagnole au Tourisme, Matilde Pastora Asian González ; l’ambassadeur d’Espagne en Russie, Ignacio Ybáñez Rubio ; la vice-ministre russe de la Culture, Alla Manilova ; et le gouverneur de la ville de Saint-Pétersbourg, Georgui Poltavchenko.

Ce spectacle a été précédé par une réunion du forum de travail de la Commission mixte Espagne-Russie. Cette dernière a notamment pu faire un bilan du tourisme russe en Espagne mais également des expositions artistiques temporaires organisées conjointement par le musée du Prado et le musée d’État des Arts plastiques Pouchkine. En 2018, la Russie devrait ainsi recevoir des œuvres de Francisco de Goya.

Source : http://www.abc.es/viajar/destinos/europa/abci-rusia-declara-amor-hacia-espana-cierre-dual-turismo-201705231016_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

 

Une compagnie aérienne norvégienne rend hommage à des grandes figures culturelles espagnoles

norwegian-benito-perez-galdos-boeing-737-800
La queue de l’un des avions en question avec un portrait de Benito Pérez Galdós (photographie : Noticias aéreas)

La compagnie aérienne norvégienne à bas coût Norwegian Air Shuttle rend hommage ces dernières années à de grandes figures des arts, de la littérature, du monde public et de la science espagnols et le dernier en date à en bénéficier est l’écrivain Benito Pérez Galdós (1843-1920). Chef de fil du réalisme et du naturalisme espagnols, cet homme de lettres originaire des Canaries est l’auteur de très nombreuses œuvres romanesques ainsi que de pièces de théâtre (dont certaines ont fait scandale en leur temps par leurs prises de position sociales et politiques) qui forment une véritable fresque de l’histoire espagnole.

En tout, la Norwegian Air Shuttle a rendu hommage à 87 figures culturelles des pays nordiques, du Royaume-Uni, de l’Irlande et de l’Espagne. Notre voisin ibérique a ainsi été honoré par des portraits de Christophe Colomb, du navigateur Juan Sebastián Elcano, des écrivains Miguel de Cervantes, Gloria Fuentes et Rosalía de Castro, de l’avocate et femme politique Clara Campoamor et du scientifique Santiago Ramón y Cajal.

Source : http://www.europapress.es/turismo/transportes/aerolineas/noticia-norwegian-rinde-homenaje-benito-perez-galdos-aviones-20170511164844.html

Carles Puigdemont refuse l’invitation du gouvernement espagnol de venir présenter le projet indépendantiste au Parlement national

-CON58.jpg de Reporteros ABC--0UUM3503.jpg-
La façade néoclassique et la porte des Lions du Congrès des députés, chambre basse du Parlement (Cortes) espagnol (photographie : Becas, Concursos y Congresos)

Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil espagnol des ministres du vendredi 19 mai, le porte-parole du gouvernement, également ministre de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo, a rendue publique l’invitation du président du gouvernement, Mariano Rajoy, adressée au président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, afin que ce dernier s’exprime devant le Congrès des députés pour défendre son projet d’indépendance de la région. Cette initiative, aussi étrange puisse-t-elle paraître, met le dirigeant catalan face à ses responsabilités et répond à ses demandes constantes et biaisées de dialogue en la matière.

Un tel cas s’était déjà présenté en 2005, lorsque le lehendakari (président régional du Pays basque), Juan José Ibarretxe, avait comparu devant les représentants de la souveraineté nationale espagnole afin de leur proposer de soutenir son projet de nouveau statut d’autonomie, qui prévoyait une co-souveraineté de Madrid et Vitoria. Mais Carles Puigdemont, pour sa part, a refusé de s’exprimer devant les députés nationaux à moins que le gouvernement de Mariano Rajoy ne lui confirme auparavant que son projet de référendum pourra avoir lieu en toute légalité.

En d’autres termes, la posture victimaire des séparatistes catalans ne peut plus tenir puisque offre de dialogue il y a bien de la part de Madrid mais que c’est Barcelone qui la refuse. Par ailleurs, l’ultimatum de Puigdemont démontre que les négociations dont parle constamment la Généralité consistent surtout à imposer toutes ses vues. Curieuse conception du dialogue…

Source : http://www.abc.es/opinion/abci-puigdemont-desmiente-si-mismo-201705200451_noticia.html

« Le nationalisme catalan comme populisme : une approche des discours d’Artur Mas en 2014 »

Catalan Leader Artur Mas
L’ancien président de la Généralité de Catalogne, Artur Mas (photographie : El País Zeta)

Un excellent article intitulé « Le nationalisme catalan comme populisme : une approche des discours d’Artur Mas en 2014 », rédigée par le chercheur Jordi Canal et publiée dans la revue universitaire L’Histoire du temps présent : Amérique latine, Caraïbes, Espagne en 2017 permet de mieux comprendre la rhétorique simpliste du prédécesseur de Carles Puigdemont à la tête de la Généralité de Catalogne : http://cm.revues.org/2483

Sa lecture, bien qu’un peu longue, n’est pas excessivement compliquée et je vous la recommande chaudement.