Une carte de Juan de la Cosa, premier planisphère de l’histoire à représenter le continent américain

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Une image de la carte en question, signée Juan de la Cosa (photographie : Taringa)

Parmi tous les trésors que l’on peut admirer au Musée naval de Madrid, une carte réalisée par l’explorateur et cartographe espagnol Juan de la Cosa (1460-1510) attire particulièrement l’attention des visiteurs. Il s’agit du premier planisphère de l’histoire à représenter le continent américain (ou tout du moins une portion de ce continent) et il a été dessiné vers 1500 par ce grand personnage de l’histoire ibérique originaire de l’actuelle Cantabrie. Cette carte représente aussi les possessions européennes et africaines des rois catholiques, qui régnaient alors, et une partie de l’Asie – et c’est la raison pour laquelle elle a sans doute passionné Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon.

En raison de ses talents, Juan de la Cosa a accompagné Christophe Colomb lors d’au moins deux de ses voyages et son ouvrage cartographique a permis à l’Espagne de prendre de l’avance sur le Portugal, qui était alors son principal concurrent dans la course aux découvertes territoriales. La carte de Juan de la Cosa dont il est question ici a disparu au début du XIXe siècle avant d’être redécouverte en 1832 puis d’être déposée au Musée naval de Madrid par Isabelle II lors de son exposition, en 1843.

Source : http://www.abc.es/historia/abci-mapa-espana-adelanto-resto-representando-nuevo-mundo-201707132235_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

« La Corée du Nord cherche à s’inspirer du tourisme de masse espagnol »

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La ville de Benidorm, située dans la Communauté de Valence, est l’une des municipalités visitées par cette délégation nord-coréenne (photographie : Rumbo)

Dans cet article du journal français Le Monde daté du 10 juillet dernier (édition réservée aux abonnés), la journaliste Sandrine Morel évoque la visite d’une importante délégation nord-coréenne en Espagne (notamment en Catalogne, dans la Communauté de Valence et dans les îles Baléares) afin de s’inspirer des méthodes touristiques espagnoles : http://www.lemonde.fr/international/article/2017/07/10/la-coree-du-nord-cherche-a-s-inspirer-du-tourisme-de-masse-espagnol_5158263_3210.html#1ZetpGyHOUsGxwDU.99

L’on regrettera simplement que l’auteur de l’article ait saisi ce prétexte pour donner une vision stéréotypée et un peu condescendante du tourisme outre-Pyrénées…

D’importantes gravures du Paléolithique sont retrouvées au Pays basque

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Les spéléologues Ainara Rodríguez, Javier Buselo et Sergio Laburu devant une reproduction de gravures pariétales (photographie : Javier Hernández, Atlas et El País)

Un groupe de spéléologues a découvert dans une grotte située sur le territoire de la commune basque de Rentería, dans la province de Guipuscoa, des gravures rupestres représentant notamment des animaux et datées de 14 000 années environ. Ces gravures ont été réalisées sur une matière argileuse et figurent des bisons, des chevaux ou encore des cervidés. Selon les experts qui ont commencé à les examiner, leur état de conservation est exceptionnel et elles ont une grande valeur en raison de leur technique de réalisation, unique en péninsule Ibérique. La municipalité de Rentería espère pouvoir rapidement les mettre en valeur avec des visites guidées qui devraient démarrer dès le mois d’août.

Cette découverte a eu lieu au mois d’avril dernier et de telles gravures pariétales peuvent être rapprochées de celles réalisées dans l’Ariège, en France. Elles datent elles aussi du magdalénien. Dans le cas de la grotte de Rentería, c’est le caractère relativement inaccessible des lieux qui a permis de conserver de telles œuvres d’art de façon aussi remarquable. 

Source : https://cultura.elpais.com/cultura/2017/07/10/actualidad/1499687067_790027.html

Un nouveau train touristique relie Madrid à San Lorenzo de El Escorial

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Un employé en costume d’époque déambule à bord du train Philippe-II (photographie : Madrid es Noticia)

C’est ce samedi 8 juillet qu’a commencé à circuler entre Madrid et San Lorenzo de El Escorial un nouveau train touristique, baptisé « Train Philippe-II », en référence à ce monarque qui a régné sur l’Espagne de 1556 à 1598 et qui a construit le monastère de l’Escurial, situé non loin de la capitale. Géré par l’opérateur privé ALSA et empruntant le Réseau ferroviaire d’Intérêt général (REFIG), ce convoi est constitué d’une locomotive et de voitures datant des années 40. Il part chaque jour (sauf le lundi) de la gare Príncipe-Pío de Madrid, à 10h20, et met cinquante minutes pour rallier sa destination. Il fait le trajet en sens inverse à partir de 18h15.

Ce service touristique est agrémenté par des recréations historiques notamment rendues possibles par des employés en costume d’époque. Restauré par l’Association des Amis du Chemin de Fer de Venta de Baños, dans la province de Palencia (Castille-et-León), le convoi est donc désormais l’un des trois trains touristiques de la Communauté de Madrid avec le Train de la Fraise (qui relie Madrid à Aranjuez) et le Train Cervantes (qui relie Madrid à Alcalá de Henares).

Source : http://www.madridesnoticia.es/cultura/noticias_culturales/viaje-tren-san-lorenzo-escorial-felipe-ii

Le succès des usines espagnoles Citroën dure depuis 1958

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Le littoral de la ville galicienne de Vigo, où se situe l’une des deux usines Citroën d’Espagne (photographie : Unitrips)

En 2016, les deux usines que la marque automobile française Citroën gère sur le territoire espagnol, situées à Vigo (Galice) et Villaverde (Communauté de Madrid), ont fabriqué 32 % des voitures produites par le groupe au niveau mondial, soit plus de 362 000 unités. Jusqu’au mois de mai 2017, la part espagnole dans la production internationale de voitures estampillées Citroën grimpe jusqu’à 34 %. Environ 60 % des modèles commercialisés par la marque et vendus outre-Pyrénées sont fabriqués sur place – il s’agit de la C4 Cactus, de la C4 Picasso, du Grand C4 Picasso, du Berlingo et de la C-Élysée. Approximativement 84 % des voitures Citroën fabriquées chez notre voisin ibérique sont destinés à l’export.

Le plan de développement des usines de Vigo et Villaverde reste important et l’histoire d’amour entre la marque aux chevrons et l’Espagne dure depuis 1958. Depuis lors, 11,6 millions de véhicules Citroën ont été fabriqués chez notre voisin pyrénéen. En espérant que cette histoire continue encore dans les prochaines décennies !

Source : http://www.abc.es/motor/economia/abci-2-cactus-espana-fabrica-32-por-ciento-produccion-mundial-citroen-201707071258_noticia.html#ns_campaign=rrss&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=cm-general&ns_fee=0

De nombreux restes d’une possible nouvelle espèce de dinosaures sont retrouvés dans la Communauté de Valence

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Une représentation en images de synthèse du fameux dinosaure appelé Morellanodon (photographie : El Mundo)

C’est sur le site préhistorique de Mas de Romeu, sur le territoire de la commune de Morella, dans la province de Castellón (Communauté de Valence), que des paléontologues ont trouvé des fossiles de dinosaures extrêmement bien conservés. Appartenant à un sauropode d’une vingtaine de mètres de longueur environ et de huit mètres de hauteur, ces ossements comprennent 80 pièces datées de 125 millions d’années, ce qui fait de Mas de Romeu l’un des plus importants sites de cette nature en Europe.

Or, selon le paléontologue espagnol José Miguel Gasulla, les restes découverts pourraient être ceux d’une nouvelle espèce de dinosaure appelée Morellanodon, même si cette théorie doit être encore confirmée. Le maire de Morella, Rhamsés Ripollés (PSOE), s’est félicité de ces nouvelles trouvailles et de la collaboration avec l’entreprise Vega del Moll, qui fournit le matériel d’excavation. De nouvelles campagnes de fouilles sont prévues à l’avenir.

Source : http://www.elmundo.es/comunidad-valenciana/castellon/2017/06/13/593ff22de2704e193e8b45ec.html

Le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole voyage aux Philippines afin d’y favoriser la visibilité de la langue de Cervantes

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De gauche à droite, le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva ; l’ambassadeur des Philippines en Espagne, Philippe Lhuillier ; et le directeur honoraire de l’Académie philippine (photographie : Association des Académies de Langue espagnole)

C’est en sa qualité de président de l’Association de l’Association des Académies de Langue espagnole (ASALE) que le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva, réalise du 4 au 8 juillet une visite officielle auprès de l’Académie philippine de la Langue espagnole, l’un des vingt-trois membres de l’ASALE. Il a en effet pris l’habitude de venir soutenir en personne les efforts des différentes institutions qui promeuvent la langue de Cervantes dans le monde par une série de voyages. Le 5 juillet, il participe notamment à l’une des sessions de travail de l’Académie philippine tandis que, le 6 juillet, il prononce une conférence à l’Athénée de Manille avant de se rendre à l’Université des Philippines.

L’objectif de ce déplacement est aussi d’assister les professeurs d’espagnol dans leur travail et de favoriser le développement de cette langue dans un pays qui est une ancienne colonie de notre voisin ibérique. Darío Villanueva veut également y promouvoir le chabacano, créole à base d’espagnol parlé par les populations autochtones à partir de la colonisation ibérique de l’archipel.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-dario-villanueva-viaja-manila-para-fomentar-espanol-201707040119_noticia.html

La télévision publique espagnole continue d’innover avec sa première diffusion en 4K HDR

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La relève solennelle de la Garde royale, au palais royal d’Orient, à Madrid (photographie : Madrid Segway)

Le mercredi 5 juin prochain, à midi pile, la télévision publique espagnole (TVE) diffusera son premier programme réalisé à l’aide des technologies 4K (format d’image numérique ayant une définition supérieure ou égale à 4 096 pixels de large) et HDR (sigle anglais signifiant « Télévision à haute gamme dynamique »). Ce premier test sera réalisé dans les studios de la corporation à Madrid, Barcelone et Séville et l’émission concernée sera la relève solennelle de la Garde royale, au palais royal d’Orient, dans la capitale.

Ce programme est rendu possible grâce aux activités de recherche de la chaire RTVE de l’Université Polytechnique de Madrid, créée en janvier 2015. Plusieurs entreprises de taille (comme le concepteur de satellites Hispasat, la firme sud-coréenne LG ou la firme japonaise Canon) collaboreront avec la TVE le 5 juillet prochain. La relève de la Garde royale, à Madrid, est un cérémoniel mis en place sous le règne du roi Alphonse XII (1874-1885). Elle implique 400 personnes en uniforme d’époque et 100 chevaux.

Source : http://www.rtve.es/rtve/20170630/rtve-emitira-relevo-guardia-del-palacio-real-primera-retransmision-directo-4k-hdr-espana/1573940.shtml

Le conquistador Juan Ponce de León est honoré dans sa commune natale

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Une statue en hommage à Juan Ponce de León dans sa localité natale de Santervás de Campos (photographie : Panoramio)

C’est le 21 juin dernier que la petite commune de Santervás de Campos, située dans la province de Valladolid (Castille-et-León), a inauguré son musée consacré au plus illustre enfant du pays, le conquistador Juan Ponce de León (1460-1521). Installé dans un ancien couvent du XVIIe siècle, cet ensemble culturel rend ainsi hommage au premier gouverneur colonial de Porto Rico et au premier Européen à avoir accosté sur le littoral de l’actuelle Floride – et donc le premier Européen à avoir foulé le sol des actuels États-Unis d’Amérique.

Ce musée évoque aussi les figures liées à la geste de Juan Ponce de León, comme les rois catholiques ou Christophe Colomb, puisqu’il a participé à la deuxième expédition de ce dernier, en 1493. C’est en 1513 qu’il a découvert la péninsule de Floride, alors qu’il était à la recherche de la mythique fontaine de jouvence. Revenu en Espagne en 1514, il reçoit le titre de lieutenant de Floride (adelantado de La Florida) et meurt à La Havane en 1521. Ses restes sont transférés à San Juan en 1559 et il y repose toujours aujourd’hui dans un imposant mausolée.

Source : http://thediplomatinspain.com/ponce-de-leon-descubridor-de-america-del-norte-ya-cuenta-con-museo-en-su-pueblo-natal/

L’Espagne cherche à resserrer ses liens avec les Philippines

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main de l’ancien président philippin, Benigno Aquino (photographie : La Moncloa)

Ce vendredi 30 juin, les autorités espagnoles ont transmis aux autorités philippines, à l’occasion de la Journée de l’Amitié hispano-philippine, leur volonté de resserrer les liens entre les deux pays dans tous les domaines. Cette année est en effet particulière puisque l’on célèbre le soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Madrid et Manille, suite à l’indépendance de l’archipel asiatique à l’égard des États-Unis d’Amérique, survenue en 1946. Le passé commun est en effet riche et complexe puisque c’est en 1521 que le navigateur portugais Fernand de Magellan, qui entreprend un tour du monde au service de la Couronne espagnole, accoste sur les côtes des actuelles Philippines, ainsi nommées en hommage au prince des Asturies, futur Philippe II d’Espagne. L’archipel reste sous contrôle ibérique jusqu’à la Guerre hispano-américaine de 1898, qui marque le début de la domination (sanglante) de Washington sur le pays.

Pour faire honneur à cette histoire et tenter de relance l’apprentissage et la pratique de la langue espagnole sur place, un traité général d’amitié et de coopération a été signé entre Madrid et Manille dès 2000.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/espana/noticias/8467447/06/17/Espana-pretende-estrechar-sus-relaciones-con-filipinas-con-motivo-del-dia-de-la-amistad-hispanofilipina.html