« La gare espagnole de Canfranc, le « Titanic des montagnes » »

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La gare espagnol de Canfranc, dans les Pyrénées (photographie : Meteo, astronomía, fotografía)

Le journal français Le Monde évoque, dans son édition en ligne du 21 juillet dernier, l’immense gare espagnol de Canfranc, située dans la province de Huesca, en Aragon. Inaugurée en grande pompe en 1928, elle a connu un naufrage de fréquentation dans les années 60-70 mais pourrait connaître une nouvelle jeunesse grâce à la ligne commerciale qui sera progressivement mise en place entre Pau et Saragosse : http://www.lemonde.fr/m-voyage/article/2017/07/21/la-gare-espagnole-de-canfranc-le-titanic-des-montagnes_5163443_4497613.html

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Le trésor galicien de Caldas sera temporairement exposé à Madrid

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Quelques-unes des pièces du trésor de Caldas (photographie : Députation de Pontevedra et La Voz de Galicia)

Le trésor de Caldas, constitué de pièces d’orfèvrerie d’une grande valeur, est l’un des plus importants jamais découverts dans le Nord de la péninsule Ibérique. Daté de 1 550 avant Jésus-Christ, il tire son nom de la commune de Caldas de Reyes, située dans la province de Pontevedra (Galice), et il est représentatif de l’âge du bronze tel qu’il se développé dans l’actuelle Espagne à la préhistoire. À l’occasion du cent-cinquantième anniversaire du Musée archéologique national (MAN), situé à Madrid, il sera partiellement exposé pour une durée de six mois dans cette institution de la capitale espagnole, dans le cadre d’un programme dirigé par Gonzalo Ruiz Zapatero.

Les pièces qui feront le voyage ont été sélectionnées par ce dernier en coopération avec l’archéologue galicien Antonio de la Peña. Concrètement, deux jarres, une carafe, quatre anneaux, une spirale et un peigne seront exposés au grand public à Madrid dans le cadre du programme intitulé « El poder del pasado » (« Le pouvoir du passé »), qui regroupe cent cinquante objets provenant de 68 institutions et représentatifs de la splendeur de l’archéologie espagnole. Le trésor de Caldas, uniquement constitué de pièces en or, a été découvert par hasard dans une ferme galicienne en 1940.

Source : https://www.lavozdegalicia.es/noticia/arousa/2017/09/14/tesoro-caldas-viaja-madrid-codeara-dama-elche/0003_201709A14C8993.htm?utm_source=facebook&amp%3Butm_medium=referral&amp%3Butm_campaign=fbarou

Une fête régionale catalane bien moins suivie que lors d’autres éditions

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Des manifestants lors de la fête régionale catalane (Diada) du 11 septembre 2017 (photographie : Carles Ribas et El País)

Comme tous les ans, les Catalans célébraient ce 11 septembre leur fête régionale (Diada), censée commémorer la défaite des partisans de l’archiduc Charles d’Autriche face aux armées du roi Philippe V lors de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714). Ces dernières années, cette manifestation populaire a été instrumentalisée par le pouvoir séparatiste non seulement pour réinventer l’histoire mais aussi pour faire défiler des défenseurs du sécessionnisme à grand renfort de banderoles, ballons, drapeaux et autres vêtements partisans – le tout financé par des fonds publics. Depuis 2012, la Garde urbaine (police municipale barcelonaise) et les organisateurs de ces processions annoncent des chiffres de participation tout à fait phénoménaux afin de donner l’impression d’une exigence sociale forte et d’un unanimisme derrière le « oui » à l’indépendance.

Cette année encore, les promoteurs du séparatisme ont évoqué un million de manifestants environ dans les rues du centre de la capitale catalane. L’on est en droit de douter sérieusement de cette affirmation partisane, ce nombre étant sérieusement diminué par d’autres organismes. L’association anti-séparatiste Société civile catalan (SCC) annonce de son côté 225 000 personnes et la Délégation du gouvernement (équivalent de notre préfecture), environ 335 000. Il s’agit déjà d’un trop grand nombre de personnes pour défendre une option illégale et illégitime mais ce chiffre semble déjà plus raisonnable. Si l’on veut s’en référer à une autorité plus « neutre », l’on peut toujours consulter El País, journal peu suspect de communier avec la droite espagnole, et qui a compté de son côté environ 500 000 personnes.

L’on peut aussi rappeler que, même en faisant confiance aux données fournies par les organisateurs, la Diada de 2017 a perdu environ 800 000 manifestants par rapport à celle de 2014 (dernière année au cours de laquelle une consultation référendaire a été organisée concernant l’indépendance de la communauté autonome). D’ailleurs, si l’on est toujours à la recherche de sources plus « neutres », l’on peut s’intéresser aux chiffres établis par Lorenç Badiella, directeur du Service des Statistiques appliquées de l’université autonome de Barcelone (UAB).

En 2012, les organisateurs de la manifestation séparatiste annonçaient deux millions de personnes et la Délégation du gouvernement, 600 000 – Lorenç Badiella allait plutôt dans le sens de cette dernière avec une hypothèse haute de 500 000 à 600 000 personnes. En 2013, le conseiller régional à l’Intérieur, Francesc Homs, allait jusqu’à deux millions de manifestants, tandis que Badiella estimait leur nombre à 794 000 et que même le statisticien séparatiste Miquel Almirall parlait de 700 000 personnes dans la revue Contrastant. En 2014, la mairie de Barcelone parlait de 1,8 million de personnes mais les chiffres de la Délégation (plus proches de la réalité statistique, comme on l’a vu) frôlaient les 520 000. En 2015, 1,4 million de manifestants défilaient à Barcelone selon les séparatistes (les données réelles sont sans doute plus proches de 450 000 manifestants si l’on applique la méthode de Badiella). En 2016, la manifestation « décentralisée » devait masquer la chute des soutiens au séparatisme et l’Assemblée nationale catalane (sic), association proche de la Généralité de Catalogne, évoquait un million de personnes dans les rues. De son côté, Lorenç Badiella estimait qu’il était impossible qu’il y en eût plus de 292 000.

Dans tous les cas, il n’y a donc pas eu un million de Catalans dans le cortège du 11 septembre 2017. Un simple aperçu sur une carte des processions de 2014, 2015 et 2017 démontre l’impossibilité de ce chiffre…

Sources : http://www.abc.es/espana/catalunya/abci-demostracion-fuerza-independentismo-para-imponer-referendum-201709111930_noticia.html, https://www.dolcacatalunya.com/2017/09/pinchazo-letal-la-diada-solo-225-000-nacionalistas-las-calles-pedir-butifarrendum/ et https://elpais.com/ccaa/2017/09/11/catalunya/1505146699_315551.html

La municipalité de Madrid veut rouvrir le tunnel Bonaparte d’ici à 2019

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Le « tunnel Bonaparte », tel qu’il peut être admiré aujourd’hui (photographie : Carlos Rosillo et El País)

Frère aîné du premier empereur des Français, Joseph Bonaparte a d’abord été brièvement roi de Naples (1806-1808) avant d’être placé sur le trône d’Espagne entre 1808 et 1813, dans le cadre de la campagne d’Espagne de Napoléon. Contrôlant à peine plus que le territoire correspondant à la capitale espagnole et largement menacé par une armée restée fidèle au roi Ferdinand VII et une population en pleine révolte, Joseph Bonaparte a toujours été obsédé par sa propre sécurité. Il voulait notamment pouvoir compter sur des tunnels qui lui permettraient de s’échapper du palais royal d’Orient, à Madrid, en cas d’attaque impromptue. Le passage secret qu’il a fait construire, aujourd’hui appelé « tunnel Bonaparte » (túnel de Bonaparte), devrait être rénové et rouvert au public en 2019. L’actuelle municipalité, dirigée par Manuela Carmena (de la liste Maintenant Madrid, soutenue par Podemos), reprend en cela une vieille idée des municipalités conservatrices précédentes.

Le projet de rénovation, parrainé par la mairie et l’organisme en charge des biens de la famille royale espagnole, vise à rafraîchir ce tunnel de 55 mètres de longueur dont la structure originelle est encore bien conservée. Son ouverture est possible depuis l’achèvement des travaux d’enfouissement de la M30, principal périphérique de la capitale, et il devrait permettre, une fois rouvert au public, de relier le Manzanares (cours d’eau qui traverse Madrid), le parc Madrid Río, le palais royal d’Orient et les jardins de Sabatini. Le projet devrait finir d’être rédigé cette année et la structure devrait être prête avant la fin du mandat de Manuela Carmena.

Source : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-joya-oculta-madrid-tunel-bonaparte-reabrira-2019-sala-cine-201709030148_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Le gouvernement espagnol prépare le terrain pour une prochaine visite du couple royal à Cuba

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L’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos, échange quelques mots avec l’ancien dirigeant cubain, Fidel Castro (photographie : TVA Nouvelles)

Le mardi 5 septembre prochain, le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, effectuera un voyage officiel à Cuba afin de préparer le terrain pour une future visite du président du gouvernement, Mariano Rajoy, voire du couple royal. Il avait déjà annoncé avant l’été son intention de se rendre dans l’archipel, qui est plongé dans l’incertitude depuis la mort de son dirigeant historique, Fidel Castro, le 25 novembre 2016, et la mise en place des réformes voulues par son frère et successeur, Raúl Castro. La visite d’État de Philippe VI et de la reine Letizia, réclamée par Raúl Castro lui-même, pourrait se produire en février 2018, peu avant la démission de l’actuel président cubain, qui a révélé depuis quelque temps sa volonté d’abandonner les responsabilités qu’il occupe actuellement.

La dernière visite officielle du couple royal espagnol à Cuba remonte à 1999, lorsque Juan Carlos et la reine Sophie se sont déplacés à La Havane afin de participer au Sommet ibéro-américain qui se déroulait alors sur place. Mardi prochain, Alfonso Dastis profitera de son déplacement pour rencontrer les Espagnols qui vivent et travaillent sur place. Le mercredi 6, il rencontrera son homologue cubain, Bruno Rodríguez, avec lequel il discutera des conditions de cette future visite royale. Ils évoqueront très probablement par la même occasion la situation au Venezuela. Alfonso Dastis s’entretiendra enfin avec le ministre cubain des Investissements et du Commerce extérieur, Rodrigo Malmierca.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-dastis-viaja-cuba-para-preparar-posible-visita-reyes-201709010300_noticia.html

Le parti Citoyens veut limiter le nombre de mandats du président du gouvernement

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Le président du parti Citoyens, Albert Rivera (photographie : Rokambol News)

Parmi les nombreuses mesures avec lesquelles le parti centriste et libéral Citoyens (C’s) prétend régénérer la vie publique espagnole, la limitation du nombre de mandats du président du gouvernement est sans doute l’une des plus emblématiques. La formation ne dispose aujourd’hui au Congrès des députés « que » de 32 sièges sur 350 mais espère bien trouver des alliés dans les rangs de l’opposition de gauche au gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Le président de C’s, Albert Rivera, compte présenter une loi sur la limitation du nombre de mandats devant ses collègues le lundi 4 septembre prochain, ce qui serait en accord avec l’une des cent cinquante mesures conjointement signées par Albert Rivera et Mariano Rajoy dans le cadre de leur pacte parlementaire de 2016 intitulé « 150 engagements pour améliorer l’Espagne » (150 compromisos para mejorar España).

L’objectif de ce texte de loi est de réduire à huit ans maximum le nombre d’années passées en tant que président du gouvernement mais ce changement se heurte à certains problèmes juridiques. A priori, Il faudrait en effet réformer la constitution de 1978 afin de modifier certains dispositions de son titre IV, ce qui demanderait un consensus énorme au sein des Cortes (le Parlement espagnol) et un processus politique long et complexe. En réponse à cette objection qui n’a pas manqué d’être formulée, le porte-parole de C’s au Congrès des députés, Juan Carlos Girauta, a suggéré qu’une simple cause d’inéligibilité pourrait être votée.

Il existe des précédents en Espagne à cette proposition de limitation du nombre de mandats du président du gouvernement. Les communautés autonomes sont en effet de plus en plus enclines à empêcher tout président régional à exercer ce pouvoir pendant plus de huit ans. La première à avoir adopté une telle disposition est la Castille-La Manche, sous la férule de son président José Bono, qui a dirigé la région de 1983 à 2004 avant de devenir ministre de la Défense dans le premier gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero. C’est en 2003 que la loi régionale empêchant à un président d’occuper ce poste plus de huit ans consécutifs a été adoptée. En 2004, le Parlement de la Région de Murcie a décidé de modifier le chapitre II de son Statut du Président et du Conseil de Gouvernement afin de limiter à deux mandats maximum le président régional. En 2014, c’était au tour de l’Estrémadure de statuer dans le même sens. Il existe cependant des variations entre les communautés autonomes, puisque la loi de Castille-La Manche dont nous parlions plus haut n’empêche pas un ancien président qui aurait déjà effectué huit ans à la tête de la région de se représenter quatre ans après la fin de son dernier mandat.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-claves-ley-limitacion-mandatos-201708302127_noticia.html

Deux conséquences un peu inattendues de la sécheresse en Espagne

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Les ruines de l’ancien village de Mansilla de la Sierra, révélées par la sécheresse (photographie : EFE et ABC)

En 1960, le barrage de Mansilla de la Sierra, bourgade de La Rioja qui est alors d’une certaine importance, est mis en eaux et la commune poursuit alors un lent et inexorable déclin, en dépit de la réinstallation de ses habitants (ils étaient 600 au début du XXe siècle et ne sont plus que 71 aujourd’hui). L’ancien village, totalement en ruines, est inondé par le lac de retenue, qui se trouve dans le bassin du Najerilla, affluent de l’Èbre en rive droite. Mais la sécheresse qui touche l’Espagne depuis plusieurs mois déjà a réduit le niveau du barrage de Mansilla de la Sierra, qui atteint désormais 14,7 % de son niveau maximal, soit 10 hectomètres cubes (contre 68 hectomètres cubes l’année dernière, à la même époque), selon les données fournies par la Confédération hydrographique de l’Èbre. L’eau est tombée tellement bas que les habitants redécouvrent le village en ruines qu’ils ont, pour certains, quittées il y a cinquante-sept ans. S’il est habituel de voir le clocher de l’ancienne église au mois d’août, le niveau du lac baissant toujours un peu en été, cette situation est pour le coup insolite.

Autre conséquence de cette sécheresse et d’un état climatique global préoccupant : les grottes gelées des pics d’Europe, en Cantabrie, en Castille-et-León et dans les Asturies, fondent peu à peu. Les névés qu’elles abritent se réduisent d’année en année, voire disparaissent purement et simplement. Selon José Manuel Gutiérrez, professeur au département de Météorologie de l’Institut de Physique de l’université de Cantabrie, la montée des températures depuis plus d’un siècle et demi est en cause, même s’il ne sous-estime pas non plus la plus faible quantité de neige tombée ces dernières années.

Sources : http://www.abc.es/sociedad/abci-antiguo-pueblo-emergido-sequia-tras-50-anos-bajo-agua-201708292125_noticia.html et http://www.abc.es/sociedad/abci-cuevas-hielo-picos-europa-derriten-201708301303_noticia.html

Des portiques de sécurité à l’entrée de l’Alhambra, nouvelle mesure de sécurité emblématique en Espagne

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Une vue nocturne de l’Alhambra de Grenade avec, en arrière-plan, la Sierra Nevada (photographie : Spain Info)

Monument le plus visité du pays, l’Alhambra de Grenade, célèbre palais mauresque construit par la dynastie nasride à partir du XIIIe siècle, est l’objet d’une nouvelle mesure de sécurité, très emblématique dans une Espagne récemment touchée par les attentats de Barcelone et Cambrils. La police nationale et la police locale préparent en effet un vaste plan de sécurisation d’un site régulièrement cité par l’État islamique comme une cible potentielle. C’est une réunion officielle entre plusieurs personnalités importantes qui a permis d’établir un plan complet pour tenter d’éviter une catastrophe dans la cité andalouse. Ont assisté à ce sommet le délégué du gouvernement (équivalent d’un préfet français) en Andalousie, Antonio Sanz ; le sous-délégué du gouvernement (équivalent d’un sous-préfet français) dans la province de Grenade, Francisco Fuentes ; le maire de Grenade, Francisco Cuenca (dit « Paco Cuenca ») ; le général en chef de la Garde civile en Andalousie, Manuel Contreras ; le commissaire provincial de la police nationale, Jorge Infantes ; le commissaire en chef de la Brigade de Sécurité citoyenne, José Miguel Amaya ; le lieutenant-colonel de la Garde civile José Santiago Martínez ; le chef du renseignement de la Garde civile dans la province de Grenade, Manuel Juan Martín ; et le chef de la police locale, José Antonio Moreno.

Si cette réunion n’a pas concerné que l’Alhambra, le monument historique y a occupé une place importante étant donné sa teneur symbolique et sa fréquentation touristique. Il s’agira désormais d’installer des jardinières et bollards à l’entrée des principales artères piétonnes de Grenade mais aussi de mettre en place des portiques de sécurité à l’entrée du palais nasride. Depuis quelques jours, des agents de police patrouillent dans la zone afin de dissuader les plus timorés d’une attaque en ce lieu.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-arcos-seguridad-para-proteger-alhambra-amenaza-yihadista-201708302055_noticia.html

Le palais de l’infant don Louis, chef-d’œuvre de la banlieue madrilène

 

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Une vue sur le palais de l’infant don Louis et sur ses jardins (photographie : Tele Boadilla)

C’est en 2011 que se sont achevés les travaux de rénovation et de réhabilitation du palais de l’infant don Louis (palacio del Infante Don Luis), chef-d’œuvre architectural et historique de la banlieue madrilène puisqu’il est situé sur le territoire de la commune de Boadilla del Monte, à l’Ouest de la capitale. Il s’agit d’un ensemble bâti au XVIIIe siècle par le célèbre architecte néoclassique espagnol Ventura Rodríguez et qui tire son nom de l’infant don Louis, sixième fils du roi Philippe V (1700-1746). Cet enfant de la royauté a en effet acquis en 1761 les terres sur lesquelles il a été érigé par la suite auprès de Josefa Micaela, marquise de Mirabal. Construit sur un plan rectangulaire de 80 mètres de longueur sur 17 mètres de largeur, il s’étend sur une superficie de 6 300 mètres carrés. Déclaré monument national à la fin de la période franquiste, en 1974, il est racheté par la municipalité de Boadilla del Monte en 1988 à la famille Rúspoli, qui a hérité du titre de marquis de Boadilla.

En 2006, la ville de Boadilla del Monte cède l’édifice à la Société générale des Auteurs (SGAE), organisation musicale, afin qu’y soit mené à bien un projet culturel. Pourtant, la Communauté de Madrid rejette ce projet qui risquait de dégrader des restes archéologiques trouvés sous le jardin du palais de l’infant don Louis. C’est finalement en 2011, après plusieurs années de travaux, qu’est rouverte cette merveille au grand public. Rien que sur le premier semestre de l’année 2017, 40 000 personnes se sont pressées entre ses murs et 20 000 ont visité ses jardins.

Source : http://www.abc.es/viajar/abci-desconocido-monumento-nacional-recupera-brillo-cerca-madrid-201708282216_noticia.html

Le jeu vidéo espagnol « Numantia » sortira bientôt

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Une image du jeu vidéo Numantia, développé par une entreprise espagnole (photographie : ABC)

La firme madrilène RECOtechnology, à laquelle l’on doit plusieurs jeux vidéo qui prennent le Japon pour toile de fond, s’est inspirée de l’histoire espagnole pour sa nouvelle production, baptisée Numantia. C’est à l’automne que cette réalisation, soutenue par la chaîne américaine History, devrait être disponible dans le commerce. L’histoire de ce jeu vidéo se déroule entre 154 et 133 avant Jésus-Christ, alors que les Ibères tentent de résister à l’invasion de la République romaine, d’abord incarnée par le consul Quintus Fulvius Nobilior, qui tente de prendre (en vain) la ville de Numance. C’est finalement Publius Cornelius Scipio qui parvient, au terme d’un siège sanglant, à envahir la cité.

Le jeu Numantia, dont le développement a duré deux ans, en est à ses ultimes retouches. Il sera lancé dans cinq langues et quatre-vingts pays différents sur PlayStation 4, ordinateur et Xbox One. La rigueur historique est en tout cas de mise pour ce jeu vidéo qui a voulu reproduire non seulement les personnages, lieux, costumes et armes de l’époque, sans parler des événements, mais également les conditions météorologiques qui ont marqué la période.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-numantia-historia-militar-llega-videojuegos-espanoles-201708240255_noticia.html