Un groupe privé cherche à rénover la maison natale de Diego de Velázquez à Séville

L’une des dépendances de la maison natale du peintre espagnol Diego de Velázquez, à Séville, en Andalousie (photographie : Cristina Gómez et ABC)

Il s’agit de l’une des très rares maisons populaires du XVIe siècle encore debout à Séville, capitale de l’Andalousie : celle où est né le célèbre peintre espagnol Diego de Velázquez (1599-1660), notamment connu pour le tableau Les Ménines. Un groupe de cinq investisseurs sévillans, dirigé par l’écrivain et journaliste Enrique Bocanegra, a racheté l’immeuble du centre de la ville, situé non loin de la place Saint-Pierre, où a également été baptisé l’artiste.

L’objectif de ce groupe privé est de rénover le lieu pour en faire un vaste musée dédié au peintre, sur le modèle de la maison de Mozart à Salzbourg (Autriche), de celle de Rubens à Anvers (Belgique), celle de Shakespeare à Stratford-upon-Avon (Royaume-Uni) ou de celle de Rembrandt à Amsterdam (Pays-Bas). Face à l’inaction de la Junte d’Andalousie et de la municipalité de Séville, ces investisseurs font désormais appel aux dons des particuliers pour faire aboutir leur projet. Ils collaborent pour ce faire avec l’organisme culturel Hispania Nostra.

Cet immeuble de deux étages s’étend sur une superficie de 590 mètres carrés. Son acquisition s’inscrit par ailleurs dans un vaste mouvement de mise en valeur des demeures des artistes espagnols en général et andalous en particulier. Ces dernières années, des projets ont été lancés ou menés à bien concernant la maison du poète Luis Cernuda (1902-1963) ou du peintre Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682).

Source : https://sevilla.abc.es/cultura/sevi-casa-natal-velazquez-sevilla-recurre-micromecenazgo-ante-pasividad-autoridades-201905120049_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

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Une nouvelle application 5G permet de découvrir l’histoire de Ségovie

Le célèbre alcazar de Ségovie, en Castille-et-León (photographie : Alberto R. Roldán et La Razón)

L’entreprise de télécommunications espagnole Telefónica, géant du secteur et ancien opérateur national dans le domaine, a présenté au début du mois de mai 2019 une application pour téléphone portable qui utilise la technologie 5G afin de découvrir l’histoire de Ségovie (capitale de province de Castille-et-León), notamment à l’époque médiévale. Cette application de réalité augmentée offre ainsi un parcours qui va du célèbre alcazar jusqu’à l’aqueduc romain en passant par l’église Saint-Martin, la porte Saint-Martin et le rue Almira.

Les touristes qui se serviront de ladite application pourront vivre presque « en vrai » le couronnement de la reine Isabelle la Catholique (1474-1504) à l’aide de lunettes de réalité virtuelle. D’autres personnages historiques viendront peupler ce parcours, comme la fille aînée de la reine, Isabelle (1470-1498), le demi-frère de la souveraine, Henri IV de Castille (1454-1474), ou encore son époux, Ferdinand d’Aragon (1479-1516).

Source : https://www.larazon.es/tecnologia/una-aplicacion-5g-recorre-segovia-con-isabel-la-catolica-EB23223263

Le palais de Liria deviendra un musée

Une pièce du palais de Liria, à Madrid, avec des tableaux de maîtres espagnols (photographie : Luis Sevillano et El País)

Dans les prochains moins, le palais de Liria, résidence principale de la grande famille aristocratique d’Albe, à Madrid, deviendra un musée ouvert au public. Il s’agit d’une annonce majeure de la part de la fondation de la Maison-d’Albe, puisque l’enceinte constitue la collection artistique et historique privée la plus riche et importante d’Espagne. Bâtiment du XVIIIe siècle le plus remarquable de la capitale après le palais royal d’Orient, le palais de Liria pourra ainsi être visité de façon quasi intégrale (y compris les cuisines ou les salles à manger).

Cela permettra aux hôtes de ces lieux de ne plus avoir à prêter de façon régulière les objets d’art que recèle leur résidence. Il y a sept ans, par exemple, ils avaient organisé avec la municipalité de Madrid une grande exposition intitulée El legado de la Casa de Alba – Mecenazgo al servicio del arte (littéralement, « Le legs de la Maison d’Albe – Mécénat au service de l’art »), qui avait alors regroupé 150 pièces d’une grande valeur. Environ 160 000 personnes s’étaient rendues à cette exposition.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/05/07/actualidad/1557242762_616571.html

Un important campement militaire d’il y a 650 ans est découvert dans le centre de l’Espagne

Le « cercueil des lions », retrouvé durant les fouilles archéologiques à Montiel, dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Université de Castille-La Manche et El País)

Le 14 mars 1369, dans le cadre de la Première Guerre civile de Castille (1366-1369), s’affrontent les troupes du roi Pierre Ier de Castille (1350-1369) à celle du futur roi Henri II de Castille (1369-1379). Le premier est défait par la coalition du second avec les troupes françaises de Bertrand du Guesclin et assassiné, ce qui donne lieu à un changement de dynastie : celle de Bourgogne cède la place à celle des Trastamare. C’est dans cette modeste bourgade de l’actuelle province de Ciudad Real, en Castille-La Manche, peuplée d’environ 1 400 habitants, que des archéologues de l’Université de Castille-La Manche ont récemment découvert le campement militaire d’Henri II.

La Première Guerre civile de Castille, liée à la Guerre de Cent Ans (1337-1453) entre France et Angleterre, change radicalement le visage de cette Couronne et, partant, de toute l’Espagne moderne. Les fouilles menées à Montiel par Jesús Manuel Molero García, David Gallego Valle et Cristina Peña Ruiz ont permis de mettre au jour le point de départ des 500 chevaliers français qui ont assisté les troupes d’Henri de Trastamare dans sa lutte contre son demi-frère.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/04/29/actualidad/1556546824_809214.html

L’historien espagnol Miguel Ángel Ladero remporte la deuxième édition du Prix des Ordres espagnols

L’historien espagnol Miguel Ángel Ladero (photographie : ABC)

Après l’hispaniste britannique John H. Elliott l’année dernière, c’est au tour cette année de l’historien espagnol Miguel Ángel Ladero Quesada, né à Valladolid (Castille-et-León) en 1943, de recevoir le Prix des Ordres espagnols pour sa deuxième édition. Remise à un spécialiste de la recherche historique, cette récompense est dotée d’un chèque de 60 000 euros et vise à couronner un chercheur qui s’est consacré à l’étude de l’histoire espagnole et à sa réhabilitation.

Le prix sera remis, comme l’année dernière, au monastère de l’Escurial (Communauté de Madrid), par les ordres militaires espagnols de Saint-Jacques-de-l’Épée, de Calatrava, d’Alcántara et de Montesa. Membre de l’Académie royale d’Histoire, Miguel Ángel Ladero est spécialiste de la Couronne de Castille entre le XIIIe et le XVe siècles. Il est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages et de plus de 400 articles.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-miguel-angel-ladero-premio-investigacion-historica-ordenes-espanolas-201903261312_noticia.html

Découverte de restes d’un temple paléo-chrétien sous la cathédrale de Barcelone

L’autel de la cathédrale Saintes-Croix-et-Eulalie de Barcelone, avec ses vestiges romains utilisés comme pieds (photographie : FHEAG et ABC)

Menée à bien par la Faculté Antonio-Gaudí d’Histoire, d’Archéologie et d’Arts chrétiens (FHEAG) de Barcelone (Catalogne), une prospection au géoradar a permis de découvrir sous le fondements de la cathédrale Saintes-Croix-et-Eulalie de la métropole les vestiges d’un temple paléo-chrétien daté entre le IIIe et le VIIIe siècles de notre ère. Il s’agit plus précisément d’un baptistère dont l’étude est l’œuvre de Julia Beltrán et Isabel Rodà.

Par ailleurs, la journée d’analyse organisée par la FHEAG a également permis de déterminer que la cathèdre en usage dans la cathédrale de Barcelone est utilisée par les évêques de la ville au moins depuis 1058, ce qui en fait l’une des plus anciennes d’Espagne. D’autres éléments réalisés à l’époque romaine ou au début du christianisme ont été passés au crible, comme les fonts baptismaux ou la tombe de saint Raymond de Peñafort.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-descubren-restos-templo-paleocristiano-bajo-catedral-barcelona-201905030938_noticia.html

Trois portraits de Francisco de Goya exposés pour la première fois en Espagne

Trois portraits du peintre espagnol Francisco de Goya représentant, de gauche à droite, Ramona Barrachano, Bernarda Tavira et Antonio Adán de Yarza (photographie : Musée des Beaux-Arts de Bilbao et El País)

Évacués vers la France en 1937, en pleine Guerre civile espagnole (1936-1939), afin d’éviter qu’ils ne soient endommagés ou détruits, trois portraits du célèbre peintre espagnol Francisco de Goya (1746-1828) sont exposés pour la première fois outre-Pyrénées, plus précisément au Musée des Beaux-Arts de Bilbao, dans la province de Biscaye (Pays basque). Ces trois œuvres ont été restaurées durant un an avant d’être dévoilées ce vendredi 26 avril 2019 au public.

Ces portraits représentent Ramona Barrachano, Bernarda Tavira et le fils de cette dernière, Antonio Adán de Yarza. C’est le gouvernement basque de l’époque qui avait décidé de leur transfert depuis le palais Zubieta d’Ispáster, dans la province de Biscaye, vers Paris. La caisse dans laquelle ils ont été transportés est également exposée au public.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/04/26/actualidad/1556274199_520227.html

Iberia rendra hommage au navigateur espagnol Juan Sebastián Elcano en donnant son nom à l’un de ses avions

Un avion de la compagnie aérienne nationale espagnol Iberia en plein vol (photographie : Indemniflight)

La compagnie aérienne nationale espagnole Iberia doit recevoir dans les semaines et mois avenir le quatrième et le cinquième avion de sa nouvelle flotte composée d’Airbus A350-900. Le quatrième appareil portera le nom de Selección española de fútbol (littéralement, Sélection espagnole de football) et devrait être livré au mois de mai, tout comme le cinquième. De son côté, ce dernier sera baptisé Juan Sebastián Elcano, en hommage au célèbre marin basque né en 1476 à Guetaria (actuelle province de Guipuscoa) et mort en 1526 dans l’océan Pacifique.

L’Espagne commémore en effet cette année les 500 ans du premier tour du monde jamais réalisé par l’homme. Cet exploit, réalisé entre le 10 août 1519 et le 6 septembre 1522, a été entrepris par l’explorateur portugais Fernand de Magellan avec le soutien et le financement du roi d’Espagne Charles Ier (1516-1556) mais a été achevé par l’Espagnol Juan Sebastián Elcano à partir du 27 avril 1521.

Source : http://fly-news.es/aviacion-comercial/iberia-honrrara-juan-sebatian-elcano/?fbclid=IwAR37Fv5pW_vgpq0xehB8q9OCT7FM1vEoaBBJsABlh65KzyZUqyOtFjK9ehY

Des archéologues découvrent une montagne d’amphores antiques dans le sous-sol de Cadix

Une vue d’artiste de la zone de Cadix creusée par les archéologues, telle qu’elle devait être à l’époque antique (image : A. Álvarez Marsal, D. Bernal Casasola et El País)

Des archéologues de l’Université de Cadix (Andalousie), qui réalisent des fouilles sur le territoire municipal, ont récemment mis au jour un immense amoncellement d’amphores antiques (comparable au testaccio de Rome, en Italie) qui permet de mieux comprendre le rôle économique et commercial joué par l’ancienne cité de Gades dans le cadre du monde méditerranéen dominé par les Latins.

L’importance de son théâtre et de son aqueduc témoignait déjà de son rôle crucial mais cette découverte, effectuée sous la direction de Darío Bernal, en dit encore plus long sur Cadix il y a plusieurs millénaires. C’est sous les fondations du bâtiment baptisé « El Olivillo » que ces restes d’amphores ont pu être mis au jour. L’extension de cette zone archéologique est considérable : entre 4 400 et 12 700 mètres carrés !

Source : https://elpais.com/cultura/2019/04/22/actualidad/1555956029_069308.html

Le peintre historique espagnol Augusto Ferrer-Dalmau rayonne à l’international

Le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau devant l’une de ses œuvres (photographie : Mundiario)

Né en 1964 à Barcelone (Catalogne), le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau est célèbre outre-Pyrénées depuis des années pour ses tableaux historiques, qui représentent les grands épisodes guerriers de l’histoire nationale – depuis la Reconquête (718-1492) jusqu’aux campagnes de l’armée espagnole en Irak. Mais, récemment, la célébrité de Ferrer-Dalmau a dépassé les frontières espagnoles.

En 2018-2019, cet artiste est devenu collaborateur du Ministère de la Défense, actuellement dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), et a participé à diverses missions extérieures en Afghanistan, au Liban, au Mali ou en Syrie. Il a par ailleurs réalisé un tableau pour l’armée géorgienne, ce qui lui vaut désormais une salle d’exposition permanente au Musée national d’Art de Tbilissi.

Il a également acquis ses lettres de noblesse aux États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la récupération du passé hispanique de ce pays (avec des œuvres comme La Marche de Gálvez ou Pour le roi et pour l’Espagne, Gálvez à Pensacola). La Russie et la Finlande ont également envoyé des représentants diplomatiques lors du vernissage de l’une de ses peintures consacrées à Carl Gustaf Emil Mannerheim, grand homme d’État finlandais qui a combattu l’Empire tsariste puis l’Union soviétique.

De fait, les autorités de Moscou ont demandé à Augusto Ferrer-Dalmau d’accompagner l’armée russe en Syrie – ce qui lui a valu la Médaille de la Lutte contre le Terrorisme international. En France, il fait partie des peintres sélectionnés pour une grande exposition internationale à l’hôtel des Invalides tandis que l’Université de León (Mexique) lui a également commandé des œuvres.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/cultura/imparable-proyeccion-internacional-ferrer-dalmau-pintor-batallas/20190420201753151566.html