La Marine espagnole propose des noms pour ses futures frégates F-110

L’officier de marine espagnol Luis de Córdoba (photographie : Wikipedia)

Alors qu’elle attend la livraison de ses nouvelles frégates F-110, navires les plus modernes qu’elle ait jamais acquis, la Marine espagnole (Armada) a déjà proposé plusieurs noms pour ces unités afin de rendre hommage à l’histoire militaire de l’ensemble de l’Espagne. Ces noms doivent encore être validés par le Ministère de la Défense, dont l’actuelle titulaire est Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol) et ils sont les suivants :

  • Ramón de Bonifaz y Camargo (1196-1252), originaire de Burgos (actuelle Castille-et-León), premier amiral de Castille et créateur de la Marine royale de Castille ;
  • Roger de Lauria (1245-1305), né dans la ville italienne de Lauria (dans l’actuelle Basilicate), marin s’étant mis au service de la Couronne d’Aragon ;
  • Pedro Menéndez de Avilés (1519-1574), né dans la ville d’Avilés (actuelle Principauté des Asturies), conquérant de la Floride (actuels États-Unis d’Amérique), fondateur de Saint Augustine (San Agustín, en espagnol), plus ancienne ville du pays à encore exister aujourd’hui ;
  • Luis de Córdova y Córdova (1706-1796), originaire de Séville (actuelle Andalousie), officier de marine ;
  • et Antonio Barceló y Pont de la Terra (1717-1797), né à Palma de Majorque (îles Baléares), amiral de la Marine royale.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-propuesta-armada-para-nombrar-fragatas-f-110-bonifaz-roger-lauria-menendez-aviles-201912160242_noticia.html

Des objets retrouvés à Burguete démontrent la romanisation des Pyrénées navarraises

Un anneau romain représentant la déesse Fortuna, retrouvé à Burguete, en Navarre (photographie : EFE et ABC)

Situé sur le territoire de la commune de Burguete (Navarre), le site archéologique de Zaldua est creusé et exploré depuis huit ans par des archéologues dépêchés sur place par la Société des Sciences Aranzadi et le Musée archéologique de Londres (Royaume-Uni), sous la supervision de la Section des Registres, Biens meubles et Archéologie du gouvernement régional, aujourd’hui dirigé par María Chivite (Parti socialiste ouvrier espagnol). Ces fouilles démontrent que les Pyrénées navarraises ont été largement romanisées, bien plus que ce que l’on croyait jusqu’alors, car l’on y a découvert un vaste complexe thermal romain.

Plusieurs objets de valeur ont été mis au jour par les scientifiques qui travaillent à Burguete, comme un anneau en or représentant la déesse romaine Fortuna, qui symbolisait la fécondité ; des amulettes en bronze, dont certaines ont des formes phalliques ; une lunule de bronze ; un dé dans le même alliage ; des pions venant de divers jeux de plateau ; et même des lucernes, sortes de lanternes antiques fonctionnant à l’huile. Notons également de nombreuses pièces de monnaie, objet courant dans les sites archéologique et dont les informations sont toujours précieuses.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-objetos-hallados-excavaciones-burguete-demuestran-romanizacion-pirineo-navarro-201912101233_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Quelques scientifiques espagnols qui auraient pu remporter un prix Nobel

Le scientifique espagnol Pío del Río Hortega, spécialiste d’histologie (photographie : ABC)

Au cours de l’histoire, l’Espagne n’a obtenu que deux prix Nobel scientifiques, tous deux en médecine ou physiologie : Santiago Ramón y Cajal (1852-1934), en 1906, et Severo Ochoa (1905-1993) en 1959. Avant 1969, aucun Espagnol n’a même été nommé pour le prix Nobel de physique ou de chimie. En revanche, quatre chercheurs originaires de notre voisin ibérique ont été nommés dans la liste de ceux qui pouvaient décrocher un prix Nobel de médecine ou de physiologie :

  • Jaime Ferrán y Clúa (1851-1929), découvreur de vaccins contre le choléra, le typhus et la tuberculose ;
  • José Gómez Ocaña (1860-1919), spécialiste d’endocrinologie ;
  • Augusto Pi Suñer (1879-1965), qui a beaucoup travaillé sur les récepteurs chimiques du corps humain ;
  • et Pío del Río Hortega (1882-1945), qui est l’un des pères des études sur la microglie.

Source : https://www.abc.es/ciencia/abci-espanoles-pudieron-ganar-nobel-y-no-consiguieron-201912102018_noticia.html

Décès de l'ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià à l'âge de 86 ans

L’ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià (photographie : S. C. et El País)

L’on apprenait ce vendredi 6 décembre 2019 le décès à Asunción (Paraguay), à l’âge de 86 ans, de l’ecclésiastique hispano-paraguayen Bartomeu Melià Lliteres, qui était né à Porreras, sur l’île de Majorque (îles Baléares). Membre de la Compagnie de Jésus, il bénéficiait de la double nationalité après avoir acquis celle du Paraguay en 2011. Spécialiste de la culture guaranie, linguiste et anthropologue de formation, il avait obtenu un doctorat dans le domaine à l’Université de Strasbourg (France).

Un temps professeur d’ethnologie et de culture guaranie à l’Université catholique d’Asunción, il a été président du Centre des Études anthropologiques dans cet établissement et a également dirigé des revues spécialisées comme Suplemento antropológico ou Estudios paraguayos. Dès 1977, il s’est également mis à étudier diverses ethnies de la forêt amazonienne au Brésil. Il a été l’un des premiers intellectuels à dénoncer les massacres contre les communautés indigènes au Paraguay à l’époque contemporaine.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/09/actualidad/1575904780_635401.html

Un détachement de la Légion espagnole part à la recherche d'un monument en hommage à Miguel de Unamuno

L’île du Congrès, située dans l’archipel espagnol des Zaffarines, en mer Méditerranée (photographie : Commandement général militaire de Melilla)

En 1924, l’écrivain et philosophe espagnol Miguel de Unamuno (1864-1936), l’une des sommités intellectuelles de son temps, est déporté sur l’île de Fuerteventura, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) par le dictateur Miguel Primo de Rivera (1923-1930), qui ne supporte pas l’opposition de ce penseur à son régime. Unamuno choisit ensuite l’exil volontaire à Paris (France), en 1926, tandis que quatre de ses compagnons sont déportés sur l’île du Congrès (Isla del Congreso), en plein archipel espagnol de Zaffarines, en mer Méditerranée.

Il s’agit du journaliste et conservateur Francisco de Cossío (1887-1975), de l’étudiant en droit Salvador María Vila, de l’écrivain Arturo Casanueva et de l’avocat pénaliste Luis Jiménez de Asúa (1889-1970). Sur place, les quatre hommes improvisent un petit monument en hommage à Miguel de Unamuno et y enterrent un petit message de soutien. À la fin de cette année 2019, le détachement (Tercio) du Grand Capitaine (Gran Capitán) de la Légion espagnole (Legión Española) a entamé des travaux de recherche de ce tumulus.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-legion-emprende-busqueda-monumento-unamuno-erigido-deportados-chafarinas-201912080134_noticia.html

La Poste espagnole lance un timbre commémoratif des 500 ans de l'arrivée d'Hernán Cortés dans le Mexique actuel

Le timbre commémoratif émis par la Poste espagnole (« Correos ») afin de célébrer l’épopée d’Hernán Cortés (photographie : ABC)

En 1519, le conquistador espagnol Hernán Cortés (1485-1547), originaire de la commune de Medellín (aujourd’hui située dans la province de Badajoz, en Estrémadure), débarquait sur la côte du Yucatán, dans l’actuel Mexique, et y fondait la ville de Veracruz, qui existe toujours à l’heure actuelle. C’est pour rappeler cet événement et la conquête postérieure de l’Empire aztèque par les Espagnols que la Poste espagnole (Correos) émet un timbre commémoratif.

Le petit objet représente le visage d’Hernán Cortés lui-même avec, en arrière-plan, un détail d’une lithographie de l’ingénieur et architecte allemand Carl Nebel (1802-1855) représentant une place de Veracruz. Lors de la cérémonie de présentation du timbre aux médias étaient présents le maire de Medellín, Valentín Pozo (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; le chroniqueur officiel de la ville, Tomás García ; ainsi que le directeur du Département de Philatélie de Correos, Modesto Fraguas.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-sello-conmemora-gesta-hernan-cortes-500-aniversario-201912041635_noticia.html

Plusieurs expositions artistiques sont organisées autour de l'exil républicain espagnol

Le tableau « Sur le chemin de l’exil » (1940), du peintre espagnol Josep Franch-Clapers (photographie : Archives nationales de Catalogne et Fonds Josep Franch-Clapers)

Dans le cadre de la Retirada (premiers mois de l’année 1939), près de 500 000 Espagnols appartenant au camp républicain ont fui l’Espagne, d’abord vers la France, alors que la Guerre civile (1936-1939) touchait à sa fin. Cet exil s’est ensuite réparti dans le reste de l’Europe occidentale, en URSS, au Mexique, en Argentine, au Chili ou encore à Cuba. À l’occasion des 80 ans de cet événement majeur, plusieurs expositions artistiques sont organisées en Espagne, notamment dans l’espace Arquería (littéralement, « Arcature ») de la zone des Nouveaux Ministères (Nuevos Ministerios), à Madrid.

Intitulée 1939: exilio republicano español (littéralement, « 1939 : exil républicain espagnol »), cette exposition a Juan Manuel Bonet, ancien directeur de l’Institut Cervantes, pour commissaire. Elle retrace l’histoire de ces Espagnols déracinés et disséminés aux quatre coins du globe de 1939 jusqu’au retour du tableau Guernica, du peintre espagnol Pablo Picasso, en Espagne, en 1981. Elle regroupe des objets historiques, des documents, des photographies, des peintures, des sculptures, des films, du matériel radiophonique, des enregistrements, des affiches et de nombreux livres.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/12/04/actualidad/1575486410_405459.html

Le Palais royal de Madrid accueille une exposition inédite sur les femmes de la dynastie des Habsbourgs en Espagne

Le tableau intitulé « Portrait de l’impératrice Marie d’Autriche », par le peintre néerlandais Antonio Moro (1520-1578), qui a longtemps travaillé à Madrid (photographie : Musée du Prado et ABC)

Depuis le 5 décembre 2019, le Palais royal d’Orient de Madrid, siège des plus prestigieuses cérémonies de la monarchie espagnole et attrait touristique majeur dans la capitale de notre voisin ibérique, accueille une exposition artistique inédite regroupant une centaine d’œuvres autour des femmes qui ont fait la dynastie des Habsbourgs (1516-1700) en Espagne. Cet événement a été rendu possible grâce à de généreux prêts de la part du Musée du Prado (principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne) ainsi que du Monastère des Déchaussées-Royales et de celui de l’Incarnation, également situés à Madrid.

L’exposition en question s’intitule « L’autre Cour – Femmes de la maison de Habsbourg aux Monastères royaux des Déchaussées et de l’Incarnation » (La otra Corte – Mujeres de la Casa de Austria en los Monasterios Reales de las Descalzas y la Encarnación) et son commissaire est Fernando Checa, directeur du Musée du Prado de 1996 à 2001. Les deux lieux saints en question sont des patronages royaux : le Monastère Notre-Dame-de-la-Visitation (aussi appelé « Monastère des Déchaussées-Royales ») a été fondé en 1559 par Jeanne d’Autriche (1535-1573), fille de Charles Ier d’Espagne (1516-1556) et de l’impératrice Isabelle de Portugal ; et le Monastère de l’Incarnation, en 1611 par la reine Marguerite d’Autriche-Styrie (1584-1611), épouse de Philippe III (1598-1621).

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-mujeres-casa-austria-religion-y-poder-201912010053_noticia.html

Sept casques celtibères volés à l'Espagne lui sont restitués

Une vue de la commune d’Aranda de Moncayo, située dans la province de Saragosse, en Aragon (photographie : Wikipedia)

Ce mercredi 4 décembre 2019 a eu lieu au siège de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), à Paris (France), une cérémonie de restitution à l’Espagne de sept casques de l’époque celtibère provenant du site archéologique d’Aranda de Moncayo, situé dans la province de Saragosse (Aragon). Ils ont pu être récupérés après une longue procédure judiciaire auprès du Musée d’Art classique de Mougins, commune des Alpes-Maritimes.

Étaient présents pour la cérémonie, entre autres personnalités, le président régional aragonais, Javier Lambán (Parti socialiste ouvrier espagnol), ainsi que le conseiller régional à la Culture, Felipe Faci (PSOE). C’est en grande partie grâce à l’ambassadeur de l’Espagne auprès de l’UNESCO, Andrés Perelló, que ces trésors historiques, volés il y a plusieurs années aux côtés de milliers d’autres pièces du site d’Aranda de Moncayo, ont pu être retrouvés et redonnés à l’État espagnol via la communauté autonome aragonaise.

Source : https://www.elperiodicodearagon.com/noticias/aragon/espana-recupera-cascos-celtiberos-expoliados-aranda-moncayo-devuelve-aragon_1398107.html

Décès de l'homme politique espagnol Manuel Soto à l'âge de 75 ans

L’ancien maire de Vigo, dans la province de Pontevedra (Galice), Manuel Soto (Parti socialiste ouvrier espagnol – au premier plan, à gauche), salue l’un de ses successeurs à la mairie, Abel Caballero (PSOE) – Photographie : Abel Caballero et Mundiario

L’on apprenait ce mercredi 27 novembre 2019 le décès à Vigo, dans la province de Pontevedra (Galice), à l’âge de 75 ans, de l’homme politique espagnol Manuel Soto Ferreiro, des suites d’un cancer. Né à Orense (Galice) le 6 avril 1944, il a longtemps été membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), avant de fonder en 1998 une formation de dissidents sociaux-démocrates et d’indépendants, les Progressistes de Vigo (Progresistas Vigueses). Il est notamment connu pour avoir été le première maire de Vigo après la fin de la dictature franquiste (1939-1975), de 1979 à 1991.

Décédé à l’Hôpital Álvaro-Cunqueiro, il a profondément marqué la cité de son empreinte en transformant une Vigo industrielle un peu endormie en cité jeune et dynamique. Il est notamment l’un des principaux artisans sur le plan politique de la Movida viguesa, cette déclinaison locale de la Movida madrilène (mouvance culturelle avant-gardiste et transgressive de la fin des années 70). Il est resté conseiller municipal de Vigo jusqu’en 2007, date à laquelle sa formation n’a pas obtenu les voix nécessaires.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/eurorregion/fallece-manuel-soto-ferreiro-primer-alcalde-vigo-democracia/20191128131201170282.html