La Garde civile espagnole met la main sur un buste d’empereur romain qui allait être vendu

Le buste de l’empereur Hadrien retrouvé par la Garde civile espagnole (photographie : ABC)

En ce mois de juillet 2019, la Garde civile (équivalent espagnol de la gendarmerie française) a localisé et confisqué un buste antique représentant l’empereur romain Hadrien (117-138), qui était détenu illégalement par un particulier résidant dans la commune d’El Rubio, dans la province de Séville (Andalousie).

Ce particulier voulait vendre la sculpture pour une somme avoisinant les 500 000 euros, bien que cette pièce archéologique soit d’une valeur artistique et historique inestimable. L’empereur Hadrien est né vers 76 dans la ville antique d’Itálica, aujourd’hui située sur le territoire de la commune de Santiponce, dans la province de Séville. La pièce qui le représente doit être examinée par le Département régional andalou.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-guardia-civil-recupera-valiosisimo-busto-emperador-adriano-siglo-201907151705_noticia.html

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L’Espagne compte désormais sa première femme général

Le général Patricia Ortega, lorsqu’elle est devenue colonel de l’armée de terre espagnole, en 2016 (photographie : Álvaro García et El País)

Âgée de 56 ans, la Madrilène Patricia Ortega est devenue ce vendredi 12 juillet 2019 la première femme général d’Espagne, trois ans après avoir été nommée colonel de l’armée de terre. Cette promotion a été proposée par la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), au gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), qui a validé le changement en Conseil des ministres.

Cette promotion se produit trente-et-un ans après l’ouverture de la carrière militaire aux femmes outre-Pyrénées. Patricia Ortega fait justement partie des pionnières qui ont permis l’accès plus massif des femmes à l’armée et qui leur ont ouvert les grades supérieurs. En 2009, elle est ainsi devenue la première lieutenant-colonel de l’armée de terre puis, en 2016, le premier colonel.

Source : https://elpais.com/politica/2019/07/10/actualidad/1562784246_624867.html

Les Canaries donnent à l’Espagne un nouveau site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Le paysage de Risco Caído, situé sur le territoire de la commune d’Artenara, sur l’île de Grande Canarie, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries) – Photographie : Gran Canaria

Ce dimanche 7 juillet 2019, le comité de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), réuni à Bakou (Azerbaïdjan), a annoncé le classement au patrimoine mondial d’un nouveau site espagnol. Appartenant à la catégorie des sites culturels, il s’agit de l’ensemble constitué du paysage de Risco Caído (littéralement, « Rocher Tombé ») et des espaces sacrés de la montagne de Grande Canarie, dans la province de Las Palmas de Grande Canarie (îles Canaries).

Les communes d’Artenara, Tejeda, Gáldar et Agaete sont concernées par ce nouveau succès du patrimoine espagnol. Ce vaste ensemble est représentatif de la culture aborigène des îles Canaries qui existait sur place avant la conquête espagnole, entre le XIVe et le XVe siècle. Cette année, un total de 37 candidatures avait été proposé au comité dont faisait justement partie l’Espagne.

Source : https://www.abc.es/espana/canarias/abci-mundo-aborigen-canarias-patrimonio-mundial-humanidad-201907071008_noticia.html

Décès de l’historienne espagnole Balbina Martínez Caviró à l’âge de 93 ans

L’historienne espagnole Balbina Martínez Caviró (photographie : La Tribuna de Toledo)

L’Académie royale des Beaux-Arts et Sciences historiques de Tolède (Castille-La Manche) a annoncé ce jeudi 4 juillet 2019 le décès à Madrid de l’historienne et professeur espagnole Balbina Martínez Caviró à l’âge de 93 ans. Née à Tolède en 1926, elle était spécialiste de l’art mudéjar (art des royaumes chrétiens ibériques du Moyen Âge qui incorporait des éléments d’origine musulmane), de la céramique et de sa ville natale.

En 1990, elle fait publier aux éditions El Viso l’ouvrage Los conventos de Toledo (littéralement, Les Couvents de Tolède), devenu un classique dans le domaine. Diplômée en droit et en histoire de l’Université Complutense de Madrid, elle était membre correspondant de l’Académie des Beaux-Arts et Sciences historiques de Tolède depuis 1975 et avait été distinguée en 2016 pour son travail sur les lignages nobiliaires de la ville.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/toledo/ciudad/abci-muere-academica-toledana-balbina-martinez-caviro-201907042004_noticia.html

Décès du journaliste espagnol Juan Ignacio Blanco à l’âge de 63 ans

Le journaliste espagnol Juan Ignacio Blanco lors d’une émission de télévision (photographie : Libertad Digital)

Ce mercredi 3 juillet est décédé à Madrid (ville où il était né le 25 mars 1956) le journaliste espagnol Juan Ignacio Blanco Durán à l’âge de 63 ans. Expert en criminologie, il a trouvé la mort des suites d’une longue maladie. Juan Ignacio Blanco s’est fait connaître au niveau national en 1992, à la suite du crime d’Alcácer, qui avait ensanglanté cette commune de la province de Valence (Communauté de Valence) le 13 novembre de cette année-là.

Trois adolescentes (Míriam García, Toñi Gómez et Desirée Hernández) avaient en effet été enlevées, séquestrées, violées et assassinées par deux jeunes hommes, Antonio Anglés et Miguel Ricart. Cette affaire avait à l’époque défrayé la chronique et frappé l’imaginaire collectif. Juan Ignacio Blanco avait alors permis, par son enquête fouillée, de faire avancer les investigations policières.

Source : https://www.larazon.es/local/comunidad-valenciana/fallece-juan-ignacio-blanco-el-criminologo-del-caso-alcasser-AC24040198

Les technologies les plus récentes permettent de découvrir des campements romains dans le Nord de l’Espagne

Un paysage typique de la comarque d’El Bierzo, dans la province de León, en Castille-et-León (photographie : Casas Rurales en El Bierzo)

Située à l’Est de la province de León (Castille-et-León), la comarque et région naturelle d’El Bierzo, placée au contact de la Galice, est peuplée de 130 000 habitants environ. Entre 1945 et 1946, au tout début de la Guerre froide, les États-Unis d’Amérique mènent dans toute l’Espagne en général et dans cette zone en particulier des études aériennes photogrammétriques (visant à situer divers objets et éléments naturels dans l’espace). Ils recommencent ces opérations entre 1956 et 1957, permettant ainsi d’établir 60 000 photogrammes en noir et blanc.

C’est dans cadre qu’ils révèlent l’existence de trois sites archéologiques romains à la limite entre Castille-et-León d’un côté et Castille de l’autre. Mais ces images n’ont pu été interprétées que plus récemment par des chercheurs de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), d’Oviedo (Principauté des Asturies) et de l’Institut des Sciences du Centre supérieur des Recherches scientifiques (CSIC) de Madrid. Les résultats de cette étude ont été publiés dans l’ouvrage La presencia del Ejército romano en las montañas de El Bierzo (León): novedades arqueológicas (littéralement, La Présence de l’armée romaine dans les montagnes d’El Bierzo (province de León) : nouveautés archéologiques).

Ces trois sites sont des campements militaires datés du Ier siècle avant Jésus-Christ, dont l’un s’étend sur une surface de 11,6 hectares et pouvait accueillir jusqu’à 6 000 légionnaires. Les photogrammes à l’origine de ces découvertes sont aujourd’hui conservés dans les séries A et B du Centre géographique de l’Armée espagnole. Il s’agit d’une extraordinaire base de données qui permet de mieux comprendre les paysages et le sous-sol de l’Espagne, notamment lorsqu’elle est combinée avec les dernières technologies de télédétection depuis l’espace.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/06/28/actualidad/1561732084_476249.html

Le bureau de l’ancien président de la République espagnole Manuel Azaña fait son retour en Espagne

Le bureau de l’ancien président de la République espagnole Manuel Azaña (photographie : El País)

Né à Alcalá de Henares (actuellement Communauté de Madrid) le 10 janvier 1880 et mort en exil à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne (France), le 3 novembre 1940, Manuel Azaña Díaz a été président de la Seconde République espagnole du 11 mai 1936 au 3 mars 1939. Bien que toujours enterré dans notre pays, il a été l’objet de plusieurs hommages à partir des années 80, le dernier en date ayant été le fait du président du gouvernement Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui s’est rendu sur sa tombe, où il a déposé une couronne de fleurs, en février 2019.

Le bureau où il a signé sa démission du poste de président de la République il y a près de 80 ans, qui était resté en France jusqu’alors, a été rapatriée en Espagne le jeudi 4 juillet dernier. C’est la secrétaire d’État à l’Espagne globale, Irene Lozano (PSOE), qui a reçu le meuble des mains du français qui le conservait jusqu’à présent, monsieur Franzoni, dans la localité du Prasle.

Source : https://elpais.com/politica/2019/06/29/actualidad/1561834009_252914.html

Cent ans après la consécration de l’Espagne au Sacré Cœur de Jésus, une messe commémorative renouvelle ce vœu

Le monument au Sacré-Cœur de Jésus de Getafe (Communauté de Madrid) lors de la messe commémorative du 30 juin 2019 (photographie : Jaime García et El País)

En 1919 était inauguré le monument au Sacré-Cœur sur le site de la colline des Anges (Cerro de los Ángeles), sur le territoire de la commune de Getafe (actuelle Communauté de Madrid), en plein centre géographique de l’Espagne. Cette basilique hautement symbolique de l’histoire du pays a accueilli ce dimanche 30 juin 2019 une messe commémorative afin de renouveler ce vœu, qui avait été prononcé sous le patronage du roi Alphonse XIII (1886-1931).

La messe a été célébrée par l’archevêque de Madrid, Carlos Osoro Sierra (qui occupe cette dignité depuis 2014), pour le centenaire de l’édification du monument, en présence de 12 000 personnes rassemblées pour l’occasion malgré le temps caniculaire. Les festivités du Sacré Cœur ont débuté dans le diocèse de Getafe le 2 décembre 2018 et se poursuivront jusqu’au 24 novembre prochain.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-celebra-siglo-no-sido-facil-bajo-bajo-proteccion-corazon-jesus-201906301507_noticia.html

Décès du procureur espagnol Eduardo Fungairiño, connu pour sa lutte contre l’ETA

Le magistrat espagnol Eduardo Fungairiño, photographié à Madrid en 2005 (photographie : Andrea Comas, Reuters et El País)

L’on apprenait ce dimanche 30 juin 2019 le décès du célèbre procureur espagnol Eduardo Fungairiño Bringas à l’âge de 73 ans. Né le 30 mai 1946 à Santander (Cantabrie), il se déplaçait en chaise roulante depuis l’âge de 19 ans en raison d’un grave accident. Cela ne l’a pas empêché de suivre des études de droit et de devenir procureur à l’Audience provincial de Barcelone (Catalogne) en 1973, poste qu’il a occupé jusqu’en 1980.

C’est cette année-là qu’il a été nommé procureur (fiscal) de l’Audience nationale, à Madrid. Il s’est rendu célèbre suite à ses investigations dans le cadre de scandales sanitaires comme celui de l’huile de colza frelatée, dans les années 80. Il est toutefois resté dans les annales pour sa lutte incessante contre l’organisation terroriste basque ETA, dans le contexte des affaires Henri Parot, José Javier Arizcuren Ruiz ou encore Francisco Múgica Garmendia.

Source : https://elpais.com/politica/2019/06/30/actualidad/1561895217_818015.html

Le complexe archéologique de Recópolis livre peu à peu ses secrets

Une vue aérienne de la zone déblayée du site archéologique espagnol de Recópolis, située sur le territoire de la commune de Zorita de los Canes, dans la province de Guadalajara, en Castille-La Manche (photographie : Universités de Harvard, Francfort-sur-le-Main et Alcalá de Henares et El País)

C’est en 578 que le roi wisigothique de Tolède Léovigild (568-586) fait bâtir pour son fils, le futur roi Récarède Ier (586-601), un vaste ensemble palatial qui restera sur pied jusqu’au XIe siècle. Baptisé Recópolis (terme tiré du latin « Cité du Roi »), cet ensemble n’est redécouvert par les archéologues qu’en 1893, sous la direction de Juan Catalina García. Le site, placé sur le territoire de la commune de Zorita de los Canes, dans la province de Guadalajara (Castille-La Manche), est ensuite fouillé sous la supervision de Juan Cabré dans les années 80 puis par Lauro Olmo Enciso à partir de 1992.

Récemment, une étude publiée dans la revue spécialisée britannique Antiquity, a été menée sur place par des chercheurs de l’Université de Harvard (États-Unis d’Amérique), celle de Francfort-sur-le-Main (Allemagne) et celle d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid). Cette analyse se fonde sur les fouilles des dernières décennies (environ 8 hectares déblayés), qui ont permis de mettre au jour des palais, églises, bâtiments d’habitation, ateliers et boutiques d’artisans et commerçants.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/06/26/actualidad/1561559568_607219.html