L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères propose un plan de rétrocession progressive de Gibraltar à l’Espagne

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L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo (à gauche), en compagnie du secrétaire d’État britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, Boris Johnson (photographie : El Español)

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel García-Margallo, s’était déjà distingué par le passé par ses sorties souvent tonitruantes contre les autorités britanniques à propos de Gibraltar, territoire de péninsule Ibérique dont la souveraineté devrait théoriquement revenir à l’Espagne mais qui est toujours occupé par le Royaume-Uni suite au traité d’Utrecht (1713). C’est l’une des raisons qui a motivé le président du gouvernement, Mariano Rajoy, à se séparer de lui en faveur d’Alfonso Dastis, en 2016.

Pourtant, le diplomate espagnol ne désarme pas et il a déclaré ce mercredi 26 avril qu’il avait conçu un plan permettant à son pays de récupérer le Rocher de Gibraltar (Peñón, selon la terminologie de notre voisin pyrénéen) en quatre ans. Il entend ainsi mettre en exergue l’idée selon laquelle le Brexit a replacé ce sujet dans le domaine des relations strictement bilatérales entre Madrid et Londres – ce dont s’était déjà bien rendu compte Alfonso Dastis. Profitant de la situation, l’Espagne pourrait, selon lui, procéder à une « hongkongisation de Gibraltar » en prônant un statut de co-souveraineté hispano-britannique sur le Rocher en matière d’affaires étrangères, de défense et de gestion des frontières. L’idée serait ensuite d’attirer les Gibraltariens en leur octroyant la citoyenneté espagnole, un statut d’autonomie comparable à celui des autres communautés autonomes et un régime économique spécial.

Ce plan passe toutefois à côté de l’essentiel, puisque Gibraltar est non seulement une colonie britannique en plein territoire espagnol mais c’est aussi une plaque tournante de tous les trafics possibles et imaginables ainsi que de nombreux délits financiers. Ce cancer dans le Sud de l’Andalousie appauvrit considérablement les zones limitrophes, ne respecte pas les directives environnementales au niveau européen et favorise une forte évasion fiscale. Un régime économique spécial ne permettrait en rien de lutter contre ces fléaux.

Source : http://gaceta.es/noticias/los-calculos-margallo-gibraltar-cuatro-anos-estaremos-ahi-26042017-1748

La ville celtibère de Numance tombait il y a 2 150 ans

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Le tableau Numancia, du peintre Alejo Vera y Estaca (photographie : Wikipedia)

C’est sur le territoire de la commune de Garray, dans la province de Soria (Castille-et-León), que l’on peut découvrir le site archéologique de Numance, ville celtibère tombée il y a 2 150 ans aux mains des Romains après une résistance héroïque. Le siège de la cité a en effet duré onze mois. Les armées romaines étaient alors commandées par l’un de leurs meilleurs généraux, Scipion Émilien, qui avait déjà défait Carthage.

Cette importante éphéméride est célébrée comme il se doit cette année avec une série de conférences et d’activités coordonnées par l’académicien Martín Almagro Gorbea et le président du Forum Soria 21, Amalio de Marichalar. De façon plus générale, là où Jules César a conquis la Gaule en six ans, la conquête de l’Hispanie par les légions romaines a pris deux siècles, ce qui donne une bonne idée de la résistance des populations locales. Amalio de Marichalar veut faire de Numance le symbole de cette résistance et faire inscrire Numance au patrimoine mondial de l’UNESCO. Les festivités de cette année seront présidées à titre symbolique par le couple royal espagnol.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-numancia-gesta-pasado-futuro-201704170132_noticia.html

Le séparatisme catalan se prend une fois de plus les pieds dans le tapis

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Le maire de la ville de León, Antonio Silván (photographie : Diario Vadiniense)

En visite aux frais de la princesse à l’université de Harvard (États-Unis d’Amérique) cette semaine, le président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a pu y vendre devant un parterre réduit de spectateurs l’image d’une région parfaitement démocratique luttant contre l’hydre dictatoriale représentée par Madrid. Il a notamment expliqué que la Catalogne avait disposé d’un Parlement inédit en Europe dès le Haut Moyen Âge, avant même le célèbre Parlement anglais.

Carles Puigdemont n’a pourtant pas de chance car sa propagande se heurte une nouvelle fois aux faits historiques établis. Des travaux de longue haleine ont en effet été menés à bien ces dernières décennies afin de mettre en valeur la tradition parlementaire castillane et, partant, espagnole. C’est en effet en 1188 que s’est tenu à l’église collégiale Saint-Isidore de León (actuelle Castille-et-León) le premier Parlement connu dans les Espagnes et le premier Parlement européen, à l’exception peut-être de l’Althing islandais. Le Parlement de León, qui a réuni des nobles, des membres du clergé et des représentants du peuple, est donc bien antérieur à n’importe quel autre assemblée parlementaire en péninsule Ibérique. C’est même l’UNESCO qui l’a reconnu en 2013, déclarant León « berceau du parlementarisme » (cuna del parlamentarismo).

Le maire de la ville, Antonio Silván (Parti populaire), ne s’est d’ailleurs pas privé de le rappeler à Carles Puigdemont dans une lettre qu’il lui a adressée dès qu’il appris les déclarations délirantes de son homologue catalan.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-leon-ensena-historia-puigdemont-201704042042_noticia.html

Pourquoi il n’y a pas de parti d’extrême droite fort en Espagne ?

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Blas Piñar (1918-2014), militant historique de l’extrême droite espagnole et fondateur du parti Force nouvelle (photographie : Fondation Blas-Piñar)

C’est une question qui revient souvent chez les observateurs nationaux ou étrangers de la vie politique espagnole : pourquoi n’y a-t-il pas de parti d’extrême droite ou de droite populiste fort au niveau national en Espagne ? Les ingrédients semblent pourtant tous réunis pour favoriser l’émergence de ce type de formations : crise économique, financière et sociale ; fort taux de chômage ; crise des institutions ; menaces territoriales ; litanie d’affaires de corruption, etc. Le renouveau des partis nationalistes ou eurocritiques en Europe (France, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Finlande, Pologne, Croatie, Royaume-Uni, Russie, etc.) contraste fortement avec ce qui se déroule en Espagne, où tout parti classé à droite du Parti populaire (PP) n’existe qu’à l’état résiduel et à l’échelle locale.

Dans un article paru le jeudi 6 avril dans le journal en ligne El Español, Gema Sánchez Medero, professeur de sciences politiques et de l’administration à l’Université Complutense de Madrid, revient sur quelques-unes des raisons qui expliquent l’absence de parti d’extrême droite ou de droite populiste fort au niveau national chez notre voisin pyrénéen :

  • la récente expérience de la dictature franquiste (1939-1975), marquée à l’extrême droite, agit comme un puissant repoussoir en la matière ;
  • le PP regroupe l’essentiel des tendances de la droite espagnole depuis la fondation de son ancêtre, l’Alliance populaire (AP), par Manuel Fraga, ancien ministre franquiste, en 1976, et les partisans de l’extrême droite ou d’une droite « forte » en Espagne considèrent que le vote « utile » pour battre la gauche aux élections se trouve au niveau du PP ;
  • dans le même temps, cette formation s’est débarrassée depuis plusieurs décennies de toutes ses références et de toutes ses propositions d’inspiration franquiste dans une transformation que les politologues espagnols appellent viaje al centro (« voyage au centre ») ;
  • la faiblesse structurelle du nationalisme et, au-delà, du patriotisme espagnol, associé de manière systématique au franquisme et miné par les nationalismes périphériques, tout aussi intolérants que pouvait l’être le franquisme lui-même.

L’incapacité à transformer l’essai des partis qui ont cherché à se positionner à droite du PP (comme Vox ou Foro Asturias dans les Asturies) témoigne de cette hégémonie libérale et centriste au sein de la droite espagnole. Gema Sánchez Medero conclut ses considérations en rappelant que l’émergence d’un parti d’extrême droite ou de droite populiste n’est pas, à proprement parler, impossible en Espagne. Un effondrement total du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) pourrait faire perdre au PP une partie de son électorat qui considèrerait alors que le vote « utile » n’est plus une priorité et que d’autres formations plus minoritaires peuvent le représenter. Cette perspective me semble, dans tous les cas, bien hypothétique.

Source : http://www.elespanol.com/opinion/tribunas/20170405/206349365_12.html

Le tableau « Guernica » va subir un important rafraîchissement

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Des touristes chinois admirent Guernica, célèbre toile de Pablo Picasso, au Musée de la Reine-Sophie, à Madrid (photographie : Fondation-Conseil Espagne-Chine)

Arrivé au musée de la Reine-Sophie, à Madrid, en 1992, après avoir séjourné durant plusieurs décennies au Musée d’Art moderne de New York (États-Unis d’Amérique) et avoir été un temps exposé dans une annexe du Musée du Prado, le célèbre tableau Guernica, de Pablo Picasso, sera mis à l’honneur cette année. Il faut dire que, depuis 1998, de nombreux experts et spécialistes se sont penchés sur le cas de cette toile immense mais fragile qui a subi des dommages lors de ses divers transports.

En 2012, l’institution qui l’abrite a mis en route le projet Viaje al interior del Guernica (littéralement, Voyage à l’intérieur de Guernica), qui a nécessité la conception de robots spécifiques afin d’analyser l’œuvre en profondeur. L’actuel directeur du Musée de la Reine-Sophie, Manuel Borja-Villel, ne parle pas de restauration à proprement parler pour ce tableau mais d’un rafraîchissement d’ampleur 80 ans après sa création. Rappelons que cette toile est une vision personnelle et poignante du bombardement de la ville basque de Guernica, le 27 avril 1937, par l’aviation allemande et italienne dans le cadre de la Guerre civile espagnole.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-guernica-icono-siglo-sera-restaurado-201704020244_noticia.html

L’état-major espagnol se renouvelle

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Le lieutenant général Fernando Alejandre, nouveau chef d’état-major en Espagne (photographie : MDE et ABC)

C’était une chose prévue depuis plusieurs mois et c’est l’actuelle ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal, qui l’a rendue officielle lors du Conseil des ministres du 24 mars dernier : l’état-major espagnol va se renouveler en profondeur, à commencer par son principal dirigeant, qui est désormais le lieutenant général Fernando Alejandre.

Il remplace à ce poste l’amiral général Fernando García Sánchez. Jusqu’à présent en poste à la caserne de Brunssum, aux Pays-Bas, où il travaillait (malheureusement) aux côtés des forces de l’OTAN, Alejandre a été choisi pour son profil « international ». Né en 1956 à Madrid, il est diplômé de l’Académie militaire de Saragosse (Aragon) en 1979. Il devient donc le premier chef d’état-major espagnol à être entré dans la carrière militaire alors que l’actuelle constitution était en vigueur et que le régime franquiste avait été totalement évincé. Il a participé à différentes missions internationales en Irak (1990-1991), en Bosnie-Herzégovine (1994) ou au Kosovo (2003) après avoir fait partie d’une brigade de parachutistes. Sa formation pourra être utile, aux yeux du gouvernement de Mariano Rajoy, dans les rapports entre l’Espagne et les États-Unis d’Amérique puisqu’il a été attaché militaire au sein de l’ambassade espagnole à Washington.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-cospedal-elige-general-experto-otan-y-eeuu-como-jefe-cupula-militar-201703250232_noticia.html

Non, Madrid n’est pas riche parce qu’elle est la capitale

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La Gran Vía, l’un des symboles de Madrid (photographie : One Holiday Rentals)

La Communauté de Madrid, tirée par la capitale espagnole, affiche une santé économique bien meilleure que la moyenne nationale, ce qui a été confirmé par les données de l’année 2016 : 3,4 % de croissance du produit intérieur brut régional (contre 3,2 % en moyenne au niveau national), 14,2 % de dette publique (contre 24,6 % pour la moyenne des autres communautés autonomes), 14,6 % de taux de chômage (contre 18,6 % au niveau national), 63,2 % de taux d’activité (contre 58,9 % au niveau national), 31 800 de revenu par habitant (contre 23 718 euros au niveau national, soit le meilleur résultat de toutes les communautés autonomes).

Pour expliquer ce dynamisme qui dure depuis plusieurs décennies et s’est révélé dans toute son ampleur depuis le début des années 2000, certains responsables politiques (notamment en Catalogne) expliquent que Madrid bénéficie des conditions que lui octroie son statut de capitale. Il s’agit donc, selon leurs dires, d’une « concurrence déloyale », d’un essor dû uniquement à des facteurs « artificiels », au premier lieu desquels figure le poids de l’administration centrale, qui doperait le PIB régional.

Dans un récent rapport économique réalisé par le Parti populaire de Madrid, Álvaro Ballarín, José Luis Moreno, Yolanda Cuenca et Pedro Muñoz montrent pourtant qu’il n’en est rien. Ils commencent par rappeler que la capitale d’un pays, bien qu’elle en abrite les institutions cruciales, n’est pas nécessairement la ville la plus riche ou dynamique dudit pays (c’est le cas de Washington, Berlin, Brasilia, Abuja, etc.) Par ailleurs, même si Madrid est la capitale de l’Espagne depuis 1561, son décollage économique réel n’a coïncidé ni avec la période de splendeur de la monarchie hispanique, ni avec la dictature de Miguel Primo de Rivera (1923-1930), ni avec celle de Francisco Franco (1939-1975). C’est à partir des années 80, avec le processus de transfert de compétences et de crédits aux communautés autonomes, que la Communauté de Madrid et l’agglomération madrilène connaissent leur essor imparable.

Par ailleurs, selon les données de l’Institut national des Statistiques, la Communauté de Madrid est loin d’être la région espagnole la plus marquée par le poids économique de l’administration publique : 21,7 % des travailleurs madrilènes sont employés dans ce secteur, contre 28,5 % des travailleurs en Estrémadure, 24,7 % en Andalousie, 24,6 % en Castille-et-León, 23,5 % en Castille-La Manche, 23,3 % au Pays basque, 22,7 % en Aragon, 22,6 % aux Canaries ou 22,4 % en Navarre. En réalité, ce sont les services (à hauteur de 82,6 %) et l’industrie (à hauteur de 10 %) qui génèrent l’essentiel de la richesse régionale. Outre le commerce, qui est l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie madrilène, le tourisme, les télécommunications et les services financiers pèsent aussi dans la balance.

Au niveau industriel, 240 000 travailleurs madrilènes sont employés par des entreprises du secteur secondaire (soit 8,2 % de la main d’œuvre régionale). La productivité madrilène est la plus élevée de toutes les communautés autonomes et la Communauté investit 1,7 % de son PIB dans l’innovation et la recherche (contre 1,2 % au niveau national). L’aéronautique, l’industrie pharmaceutique et les technologies de l’information concentrent une grande partie de l’industrie régionale.

Source : http://www.libremercado.com/2017-03-24/comercio-turismo-e-industria-las-tres-palancas-del-crecimiento-de-madrid-1276594938/

« L’Espagne dépeuplée, un désert difficile à reconquérir »

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Le village dépeuplé (« despoblado ») de Villacreces, dans la province de Valladolid, en Castille-et-León (photographie : Rubén Ojeda et Wikipedia)

Le site en ligne du journal français Le Point proposait le 7 mars dernier un intéressant article sur le dépeuplement de nombreuses localités de l’Espagne intérieure, notamment en Castille-et-León, en Castille-La Manche, en Aragon ou en Estrémadure : http://www.lepoint.fr/monde/l-espagne-depeuplee-un-desert-difficile-a-reconquerir-07-03-2017-2109897_24.php

Ce dossier fait écho aux nombreux articles que j’ai publiés sur ce blog concernant l’hiver démographique de l’Espagne, notamment dans certaines régions.

Du plomb espagnol employé pour découvrir les secrets de l’univers

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Les mines de Mazarrón, dans la Région de Murcie, non loin de Carthagène (photographie : Me encanta Murcia)

L’histoire a parfois de drôles de détours puisque du plomb extrait de mines espagnoles il y a deux milles ans va être utilisé en Italie pour mieux comprendre les secrets de l’univers qui nous entoure. Ce minerai, qui provient des mines de la chaîne de Carthagène-La Unión (Région de Murcie), a été découvert dans un ancien navire romain qui a fait naufrage au large de la Sardaigne.

Ce plomb doit en effet être utilisé dans le cadre de la chasse aux neutrinos, particules élémentaires étudiées au sein du plus grand laboratoire souterrain au monde, situé sous le Gran Sasso, point culminant de la chaîne des Apennins. Présenté sous forme de lingots, le métal a été retrouvé un peu par hasard en 1989 par un plongeur amateur, Antonello Azori. C’est sa radioactivité qui intéresse particulièrement les scientifiques italiens du programme CUORE.

Source : http://www.abc.es/ciencia/abci-plomo-espanol-hace-2000-anos-para-descubrir-secretos-universo-201703190118_noticia.html

Le Musée archéologique national d’Espagne souffle ses 150 bougies

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La dame d’Elche, chef-d’œuvre du Musée archéologique national espagnol (photographie : Madridiario)

C’est le 21 mars 1867 que paraît dans la Gazette de Madrid le décret royal de création du Musée archéologique national (MAN), sis à Madrid, en même temps qu’est formellement instituée la profession de conservateur de musée. Cette vénérable institution a depuis résisté à bien des guerres, survécu à bien des convulsions et s’est remis de vols ou de catastrophes. La première pierre de l’édifice qui accueille aujourd’hui la Bibliothèque nationale d’Espagne (BNE) et le Musée archéologique national est posée un an avant, en avril 1866, en présence de la reine Isabelle II.

Il faut cependant attendre 1892 pour que soit inauguré le MAN, à l’occasion du quatrième centenaire de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. En d’autres termes, c’est à la suite de la crise financière de 1866 (la première qu’ait connue l’Espagne) qu’a été créée cette institution et c’est durant la crise économique de 2008 (plus précisément de 2008 à 2014) qu’elle a connu une grande transformation matérielle avant sa réouverture. Son actuel directeur, Andrés Carretero, organisera dès cette semaine un grand congrès international afin de célébrer cette éphéméride comme il se doit mais aussi pour souligner l’impressionnant nombre de visiteurs (deux millions) reçus depuis 2014.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-museo-arqueologico-nacional-cumple-150-anos-no-crisis-pueda-201703190054_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0