La ligne ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Barcelone fête son dixième anniversaire

1519041070_591214_1519041294_sumario_normal_recorte1
Un train à grande vitesse espagnol de la marque allemande Siemens sur la ligne entre Madrid et Barcelone (photographie : El País)

C’était le 20 février 2008 à six heures du matin : le premier train à grande vitesse entre la capitale du Royaume d’Espagne, Madrid, et sa deuxième ville la plus peuplée, Barcelone, quittait la gare d’Atocha pour effectuer son premier parcours commercial. Ceux qui l’empruntaient alors (ils étaient 250) étaient essentiellement des journalistes venus couvrir l’événement et des cadres qui faisaient le déplacement entre les deux pôles économiques. Cette ligne fête donc en ce mois de février 2018 ses vingt ans d’existence. Il s’agit de la plus longue ligne ferroviaire à grande vitesse en Espagne (649 kilomètres et même 804 kilomètres si l’on rajoute son extension vers Gérone, Figueras et la frontière française).

Entamée en 1996 pour le tronçon entre Madrid et Saragosse (Aragon), la construction de l’infrastructure a duré un an de plus que prévu (elle devait être inaugurée en 2007, en pleine campagne pour les élections générales de l’année suivante). Le trajet Madrid-Tarragone a été achevé en 2006 et celui jusqu’à la frontière française en 2013 par le roi Philippe VI, qui n’était alors que prince des Asturies. Il s’agit également de la ligne ferroviaire à grande vitesse la plus chère du pays : près de 9 milliards d’euros d’investissements, soit 14,4 millions d’euros par kilomètres, selon la Cour espagnole des Comptes. En dix ans, l’AVE (nom espagnol du TGV) a transporté 31 millions de voyageurs entre Madrid et Barcelone et est devenu le mode de transport favori des Espagnols entre ces deux destinations, devant le fameux « pont aérien » (puente aéreo).

Source : https://elpais.com/economia/2018/02/19/actualidad/1519041070_591214.html

 

Publicités

L’Espagne remporte sa première médaille aux Jeux olympiques d’hiver depuis 1992

15186766089732
Le snowboardeur espagnol Regino Hernández déploie le drapeau de son pays après sa très bonne prestation aux Jeux olympiques d’hiver (photographie : Issei Kato, Reuters et El Mundo)

Parmi les favoris de la délégation espagnole pour remporter une médaille lors des Jeux d’hiver qui se déroulent cette année à Pyeongchang (Corée du Sud), Lucas Eguibar, né en 1994 à Saint-Sébastien (Pays basque), figurait en bonne place. Il était l’une des principales chances de notre voisin ibérique en snowboard, était même le porte-drapeau de l’Espagne lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux et a pourtant très vite été éliminé lors de sa première épreuve. Et contre toute attente, c’est un de ses compatriotes, Regino Hernández (né à Ceuta en 1991), qui a décroché une médaille avec le bronze ce jeudi 15 février en snowboard cross.

Il a ainsi mis fin à une disette espagnole aux Jeux olympiques d’hiver qui durait depuis près de vingt-six ans, puisque la dernière médaille remportée par notre voisin pyrénéen dans cette compétition l’avait été par Blanca Fernández Ochoa (née à Madrid en 1963) lors des Jeux d’hiver d’Albertville (France) en 1992. C’était une médaille de bronze, gagnée lors de l’épreuve de slalom. Son frère, Francisco Fernández Ochoa, décédé en 2006, avait remporté l’or en ski alpin aux Jeux d’hiver de Sapporo (Japon) en 1972.

Source : http://www.elmundo.es/deportes/nieve/2018/02/15/5a85242a268e3eba098b4578.html

Málaga commencera à construire son Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez à la fin de l’année 2018

CENTRO-ESTUDIOS-AMERICANOS-BDG
Une vue d’artiste du futur Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez, qui sera construit à Málaga (photographie : The Hispanic Council)

C’est la députation de Málaga (Andalousie) qui a annoncé ce mardi 23 janvier que les travaux du futur Centre des Études américaines Bernardo-de-Gálvez, projeté depuis plusieurs années, commenceront à partir de la fin de l’année 2018. Le président de la députation provinciale, Elías Bendodo (Parti populaire), a déjà fait promouvoir l’installation d’un portrait de Bernardo de Gálvez, héros de la Guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique (1775-1783), au Congrès des députés, tandis qu’un avion possédé par la compagnie aérienne espagnole Air Europa porte son nom. Par ailleurs, un autre portrait de ce grand officier espagnol trône au siège du Congrès des États-Unis d’Amérique, à Washington, depuis 2014 et le personnage a reçu la même la citoyenneté d’honneur de ce pays après la signature d’une résolution par le président Barack Obama.

L’Association Bernardo-de-Gálvez, qui vise à mieux faire connaître cette figure et à lui offrir la reconnaissance qu’elle mérite, parraine également la construction du Centre des Études américaines, conçu comme un lien entre Málaga et la première puissance mondiale. Cette fondation sera gérée par La Térmica, centre de culture contemporaine de la députation provinciale, et comptera des salles de lecture, une salle de recherches, des espaces de réunion, une salle polyvalente, une salle de projection et une salle consacrée aux expositions temporaires. L’on pourra aussi y voir des espaces pour l’exposition de costumes d’époque, de plans, de cartes, de documents divers, de drapeaux et d’armes. Une salle consacrée à la famille Gálvez sera également créée ainsi qu’une maquette reproduisant la bataille de Pensacola (qui marque la victoire, le 9 mai 1781, des troupes espagnoles de Bernardo de Gálvez sur les Britanniques, dans l’actuelle Floride) et une salle consacrée à Macharaviaya (commune natale de ce héros aujourd’hui peuplée de 450 habitants environ et située dans la province de Málaga) a été conçue.

Source : http://www.hispaniccouncil.org/malaga-contara-con-un-centro-de-estudios-americanos/

Le Musée de la Reine-Sophie reçoit en don 600 photographies de l’Espagne des années 50 et 60

1516641580_753949_1516642697_noticia_normal_recorte1
La photographie Vivir en Madrid a été prise en 1964 dans la capitale espagnole par Francisco Ontañón, artiste du groupe Afal (photographie : Musée de la Reine-Sophie et El País)

Le couple d’avocats et de collectionneurs d’art espagnols Adolfo Autric et Charo Tamayo, dont la résidence se situe dans la banlieue de Madrid, est le dépositaire d’une formidable collection de pièces décoratives et d’un fonds photographique impressionnant. C’est dans ce fonds qu’a été puisé un ensemble de 600 photographies d’une valeur estimé de 1,5 million d’euros qui va prochainement être offert au Musée de la Reine-Sophie, l’un des plus grands établissements culturels de la capitale espagnole. Ces œuvres d’art ont été réalisées dans les années 50 et 60 par Afal (Regroupement photographique d’Almería), collectif de photographes qui a révolutionné à cette époque la façon de montrer la vie quotidienne des Espagnols.

Ce collectif a dû affronter la censure de la dictature franquiste et franchir un obstacle davantage lié à la mode de l’époque, qui privilégiait les portraits officiels et la propagande. Dès le 12 juin 2018, ces photographies seront intégrées à l’exposition temporaire baptisée « Groupe Afal – C’est la réalité, pas un sujet » (Grupo Afal – Son realidad, no son temas) avant d’être présentées dans un espace spécialement créé pour l’occasion et qui portera le nom d’Autric et Tamayo.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/01/22/actualidad/1516641580_753949.html

Un retour du service militaire très improbable en Espagne (pour le moment)

cospedal_773107_manual
La ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal, lors d’un discours à Tolède, en 2016 (photographie : Ismael Herrero et El Correo gallego)

Toujours attentifs à ce qui se fait et se dit de ce côté-ci des Pyrénées, les médias espagnols se sont emparés des récentes déclarations du président de la République française, Emmanuel Macron, qui s’est montré décidé à rétablir une forme de service militaire dans notre pays, aussi bien pour les filles que pour les garçons. Une telle discussion est tout naturellement revenue sur le devant de la scène chez nos voisins ibériques, même si le rétablissement de l’ancien système est plus qu’improbable à l’heure actuelle. Face à la recrudescence des attentats terroristes dans toute l’Europe (et sur le sol espagnol), certains réclament davantage une sorte de formation citoyenne à l’auto-défense et à la gestion de ce type de cas critiques.

C’est en 1996 que le président du gouvernement espagnol de l’époque, José María Aznar (Parti populaire), suspend le service militaire obligatoire dans son pays. À l’instar de ce qui se passe dans la plupart des autres nations européennes, l’objectif est à la professionnalisation des forces armées, qui doivent pour ce faire subir une « cure d’amaigrissement ». Certains autres pays du continent, comme la Norvège et la Suède, sont aussi favorables à un retour sur cette abolition. Pourtant, outre-Pyrénées, tout cela semble bien brumeux. Le Parti populaire (PP) étant en situation de minorité au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), il peut difficilement manœuvrer en ce sens, d’autant qu’il ne semble pas favorable à une mesure telle que celle annoncée par Emmanuel Macron. De leur côté, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et Podemos font preuve d’un antimilitarisme plus ou moins développé, ce qui amenuise là aussi les possibilités d’un rétablissement du service militaire ou d’une formation à la défense en Espagne.

Source : https://elpais.com/elpais/2018/01/22/opinion/1516605424_891722.html

Les îles Canaries, pionnières dans l’utilisation d’eau dessalée

1516475753_444638_1516475876_noticia_normal_recorte1
L’usine de dessalement de Piedra Santa, située sur le territoire de la commune de Telde (photographie : Paco Puentes et El País)

Peu de gens le savent sans doute, y compris en Espagne, mais la première usine de dessalement en Europe a été installée outre-Pyrénées, plus exactement dans les îles Canaries, sur le territoire de la commune d’Arrecife (île de Lanzarote), en 1964. Il s’agissait d’une installation de seconde main récupérée de la base militaire américaine de Guantánamo (Cuba). Depuis lors, l’archipel de l’océan Atlantique doit une grande partie de son développement et même de sa survie à l’existence de cette possibilité, dessaler de l’eau de mer. Comme le rappelait récemment à la presse José Juan González, gérant de l’entreprise d’adduction d’eau Canaragua, il serait impossible aux Canaries d’accueillir chaque année environ seize millions de touristes sans cette solution.

À Lanzarote et à Fuerteventura, la totalité de l’eau consommée en 365 jours provient du dessalement. La proportion baisse légèrement pour Grande Canarie (86 % de la consommation humaine et 50 % de l’utilisation totale) et à Tenerife, île qui dispose des plus importantes ressources hydrologiques (47 % de la consommation totale des foyers mais avec une augmentation annuelle de 16 % depuis 2000). C’est en s’inspirant de l’expérience canarienne que le reste de l’Espagne a développé un système de dessalement dans le reste du pays. En 2017, en raison de la sécheresse qui a touché le pays, plusieurs usines de dessalement tournent à plein régime, comme en Catalogne ou dans la Communauté de Valence.

Selon Baltasar Peñate, chef du département de l’eau à l’Institut technologique des Canaries, 300 usines de dessalement fonctionnent aujourd’hui dans l’archipel et seules 30 % d’entre elles sont publiques. Ce territoire est donc celui qui compte le plus d’usines de dessalement par mètre carré au monde. Se pose évidemment le problème du coût, plus élevé en moyenne que celui de l’eau du robinet, même s’il a beaucoup diminué au fil des ans, alors que le maîtrise de cette technologie s’améliorait.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/01/20/actualidad/1516475753_444638.html

La Fondation Civilisation hispanique cherche à mettre en valeur l’histoire commune entre l’Espagne et l’Amérique

fundacion-calero-kgUC--620x349@abc
Les membres originaux de cette fondation (photographie : Isabel Permuy et ABC)

Ce mardi 16 janvier naissait à Madrid la Fondation Civilisation hispanique, dont l’objectif est de mettre en valeur les liens historiques et culturels qui unissent l’Espagne au continent américain. Il s’agit en particulier de défendre le legs espagnol outre-Atlantique afin de contrer la légende noire de l’Espagne, ce récit qui reprend à son compte des éléments faussés, déformés, inventés, sortis de leur contexte, etc. afin de dépeindre le passé de notre voisin ibérique comme une longue suite de massacres et de privations de liberté marqués par l’obscurantisme et le fanatisme. Cette fondation est dirigé par Borja Cardelús et veut se servir des armes de la raison et de la connaissance historiographique afin de parvenir à son but.

Il ne s’agit pas pour elle de nier ou de passer sous silence les moments négatifs ou sombres de l’histoire espagnole mais de souligner aussi les réussites et éléments positifs qui ont pu l’émailler. La Fondation Civilisation hispanique pourra, pour ce faire, avoir recours à de nombreux supports culturels (séries télévisées, films, audios, expositions, publications d’ouvrages destinés au grand public, etc.) et mettre l’emphase sur les points communs entre l’Espagne et le continent américain (langue, arts, architecture, religion, littérature, etc.), y compris les États-Unis d’Amérique, où vivent aujourd’hui 55 millions d’Hispaniques.  

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-nace-fundacion-reivindicara-juntas-historia-espana-y-america-201801170129_noticia.html?platform=hootsuite

Une série de télévision espagnole à dix millions d’euros qui attire l’attention

15157848366230
Le personnage de Teresa, interprété dans la série La Peste par l’actrice espagnole Patricia López Arnaiz (photographie : El Mundo)

Réalisée par Alberto Rodríguez, qui s’est déjà fait remarquer avec le thriller La isla mínima, la série espagnole intitulée La Peste est produite par Movistar+, branche télévision de l’opérateur de téléphonie ibérique Movistar. C’est son budget impressionnant (dix millions d’euros) qui a le plus attiré l’attention et, pour le moment, six épisodes de la création ont déjà été tournés. Le premier d’entre eux a été diffusé le 12 janvier dernier et l’action se situe dans la Séville du XVIe siècle, ravagée par une épidémie de peste. Thriller apparemment haletant, La Peste est extraordinaire pour l’ambiance qu’elle installe, faite d’obscurité, de sang, de jeux de pouvoir et d’enquête, puisqu’au cours de l’une des épidémies qui rongent la capitale andalouse, plusieurs personnes liées au protestantisme sont assassinées dans la cité.

Les personnages principaux évoluent dans une société miséreuse, loin de la richesse apportée par les métaux précieux des Amériques, et la photographie accorde une immense importance aux clairs-obscurs, profitant ainsi du faible éclairage de l’époque (bougies, cierges, lustres, etc.) Tout semble humide, moite et poisseux dans cette série, ce qui est un parti pris du réalisateur et de la production. Le directeur de la photographie, Esteve Birba, qui a déjà remporté un Goya, s’est beaucoup renseigné pour parvenir à recréer cette atmosphère et a donc lu plusieurs ouvrages historiques sur l’évolution de la lumière artificielle et la perception de la nuit.

Source : http://www.elmundo.es/television/2018/01/14/5a590624e2704eb6348b45e9.html

L’emplacement de deux nouvelles grottes préhistoriques espagnoles d’une grande valeur est dévoilé

1514192832_612483_1514193309_noticia_normal_recorte1
Une peinture rupestre de la grotte de La Ferranda représentant un sanglier (photographie : Inés Domingo et El País)

La Communauté de Valence est célèbre pour un ensemble de grottes préhistoriques déclarées Biens d’Intérêt culturel en 1985 et classées au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998 en raison des témoignages picturaux qu’elles recèlent. Jusqu’à présent, deux de ces sites, découverts respectivement en novembre 2013 et mars 2016, n’avaient pas été dévoilés au grand public afin de les préserver et d’en permettre l’étude minutieuse. Situées sur le territoire de la commune de Villafranca del Cid, dans la province de Castellón, ces deux grottes sont distantes de 20 minutes environ à pied et se trouvent près de la rivière Monleón, qui naît en Aragon.

Deux archéologues du projet ICREA et de l’Université de Barcelone, Inés Domingo et Dídac Román, ont présenté en décembre 2017 les résultats de leurs travaux, qui placent ces deux sites, celui de La Ferranda et celui de La Volta Espessa, sur le devant de la scène préhistorique. Le premier est en effet orné d’une scène de battue, ce qui est quasiment unique dans l’art rupestre levantin – l’on ne retrouve une peinture de ce type que dans la Grotte aux Chevaux, située sur le territoire de la commune de Tírig.

Source : https://elpais.com/ccaa/2017/12/25/valencia/1514192832_612483.html

« Le séparatisme ruine la Catalogne »

0505-Sede-de-la-compañía-Endesa-en-Madrid.
Le siège madrilène de l’entreprise électrique Endesa, qui a récemment déménagé son service de distribution depuis Barcelone vers la capitale espagnole (photographie : Ielektro)

Cet article de mon cru intitulé « Le séparatisme ruine la Catalogne », qui évoque l’impact économique du défi sécessionniste dans la communauté autonome, a été publié par le site du journal français Le Figaro Vox le mardi 9 janvier dernier : http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2018/01/09/31007-20180109ARTFIG00122-nicolas-klein-le-separatisme-ruine-la-catalogne.php