La socialiste Pilar Llop devrait être la prochaine présidente du Sénat

La sénatrice espagnole Pilar Llop (photographie : ABC)

Ce mardi 3 décembre 2019 seront constituées les deux chambres des Cortes (le Parlement espagnol), à savoir le Congrès des députés et le Sénat. À cette occasion, députés et sénateurs voteront pour le bureau de chacune des deux chambres, dont le président de la chambre basse et celui de la chambre haute. Si Meritxell Batet (Parti socialiste ouvrier espagnol), née à Barcelone (Catalogne) le 19 mars 1973, devrait rester à la tête du Congrès des députés, le PSOE proposera le nom de Pilar Llop Cuenca pour la présidence du Sénat.

Née le 3 août 1973 à Madrid, elle deviendrait ainsi la deuxième femme à occuper le poste, après Esperanza Aguirre y Gil de Biedma (Parti populaire), entre 1999 et 2002. Magistrate spécialisée dans la lutte contre les violences faites aux femmes (l’un des chevaux de bataille du président du gouvernement, Pedro Sánchez, du PSOE), elle a été déléguée du gouvernement dans le domaine de 2018 à avril 2019. Il s’agirait donc d’un signal fort envoyé par Sánchez, notamment à l’encontre de ses adversaires d’extrême droite de Vox.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/01/actualidad/1575198913_031051.html

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« Élections générales en Espagne : le blocage, encore et toujours »

L’hémicycle du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE et Cinco Días)

Cet article de mon cru, publié le lundi 11 novembre sur le site en ligne du journal français L’Incorrect, revient sur les principaux résultats des élections générales anticipées qui se sont déroulées en Espagne ce dimanche 10 novembre : https://lincorrect.org/elections-generales-en-espagne-le-blocage-encore-et-toujours/

Le couple royal se rendra en visite officielle à Cuba le 11 novembre

Le roi d’Espagne Philippe VI (à gauche) et son épouse Letizia montent dans un avion à l’occasion d’un voyage officiel (photographie : EFE et ABC)

Le voyage était prévu depuis un long moment et il a été confirmé par le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) : le roi d’Espagne Philippe VI et la reine Letizia se rendront à Cuba en visite officielle le 11 novembre prochain, au lendemain des élections générales anticipées. Ils resteront dans l’archipel caribéen jusqu’au 14 novembre et rencontreront les autorités cubaines. Ils devraient également rendre hommage au père de l’indépendance, José Martí (1853-1895), ainsi qu’à l’amiral espagnol Pascual Cervera (1839-1909), héros de la Guerre hispano-américaine de 1898.

La visite du couple royal espagnol sera également l’occasion de célébrer les cinq cents ans de la fondation de la capitale cubaine, La Havane, par les colons espagnols. Cette visite de trois jours fait cependant polémique. Voulue par l’exécutif social-démocrate, elle est critiquée par le Parti populaire (PP), les centristes de Citoyens (C’s) et Vox en raison de la répression exercée contre les dissidents cubains. Par ailleurs, les organisations en exil desdits opposants demandent aussi à Pedro Sánchez d’annuler ce séjour.

Sources : https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-sanchez-decide-reyes-viajen-cuba-plena-represion-disidencia-201910312054_noticia.html et https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-momento-mas-autentico-viaje-reyes-cuba-201911010119_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Une nouvelle dissolution du Parlement… et des Espagnols agacés par ces élections anticipées

Le dirigeant de cinq des plus grands partis politiques nationaux espagnols – De gauche à droite : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Pablo Casado (Parti populaire), Albert Rivera (Citoyens), Pablo Iglesias (Podemos) et Santiago Abascal (Vox) – Photographie : El País

Près de cinq mois après les élections générales anticipées du 28 avril 2019, les Cortes Generales (nom du Parlement espagnol) sont officiellement dissoutes par le roi Philippe VI ce lundi 23 septembre et un nouveau scrutin est convoqué pour le 10 novembre prochain. L’incapacité des principaux partis politiques à s’entendre pour former un gouvernement stable est en cause et les Espagnols semblent s’en agacer. Selon une enquête d’opinion élaborée par l’institut 40dB pour le grand quotidien national de centre-gauche El País, près de 68,5 % des Espagnols estiment en effet que le retour aux bureaux de vote est une mauvaise chose.

Ce résultat grimpe jusqu’à 79,1 % chez les électeurs de Podemos, 74,5 % chez ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et 71,3 % chez ceux de Citoyens (C’s). Environ 54 % des citoyens espagnols interrogés estiment que la qualité de la démocratie espagnole s’est dégradée avec le blocage parlementaire et une majorité d’entre eux estime que c’est plus la gauche que la droite qui en est responsable. Ajoutons que 35,7 % des sondés se sentent déçus, 33,9 %, en colère et 22 % inquiets face à l’organisation de ces quatrièmes élections générales en quatre ans (une en 2015, une en 2016 et deux en 2019, donc).

Source : https://elpais.com/politica/2019/09/21/actualidad/1569076948_223425.html

Presque tous les présidents régionaux ont été élus en Espagne

La nouvelle présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : El Mundo Today

Au soir du mercredi 14 août 2019, la quasi totalité des présidents des communautés autonomes espagnoles ont été élus. À l’exception de Concepción Andreu Rodríguez (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui est toujours en négociation avec la Gauche unie (IU) et Podemos pour devenir présidente de La Rioja en remplacement de José Ignacio Ceniceros González (Parti populaire), tous ont ainsi été désignés par leur Parlement et, pour beaucoup, ont déjà constitué leur gouvernement régional et prêté serment.

En voici la liste exhaustive (ne sont inclues que les treize autonomies et les deux-villes autonomes qui faisaient l’objet d’élections en 2019, ce qui exclut l’Andalousie, la Catalogne, la Galice et le Pays basque) :

  • Aragon : Francisco Javier Lambán Montañés (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos, Junte d’Aragon (CHA) et Parti aragonais (PAR) soutenu par IU ;
  • Principauté des Asturies : Adrián Barbón Rodríguez (PSOE) succède à Javier Fernández Fernández (PSOE) en gouvernant en minorité ;
  • îles Baléares : Francesca Lluc Armengol Socías (PSOE) se succède à elle-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos et Plus pour Majorque (MÉS), soutenu par Plus pour Minorque (MpME) et le parti des Gens pour Formentera (GxF) ;
  • îles Canaries : Ángel Víctor Torres Pérez (PSOE) succède à Fernando Clavijo Battle (Coalition canarienne) au sein d’un gouvernement socialiste, Nueva Canarias (NC), Podemos et le Regroupement socialiste de La Gomera (ASG) ;
  • Cantabrie : Miguel Ángel Revilla Roiz (Parti régionaliste de Cantabrie) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PRC et du PSOE ;
  • Castille-La Manche : Emiliano García-Page Sánchez (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Castille-et-León : Alfonso Fernando Fernández Mañueco (PP) succède à Juan Vicente Herrera Campo (PP) au sein d’un gouvernement PP et Citoyens (C’s) ;
  • Ceuta : Juan Jesús Vivas Lara (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PP en minorité ;
  • Communauté de Valence : Joaquín Francisco Puig Ferrer (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Engagement et Podemos ;
  • Estrémadure : Guillermo Fernández Vara (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Communauté de Madrid : Isabel Natividad Díaz Ayuso (PP) succède à Pedro Rollán (PP) au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Melilla : Eduardo de Castro González (C’s) succède à Juan José Imbroda Ortiz (PP) au sein d’un gouvernement C’s, socialiste et Coalition pour Melilla (CpM) ;
  • Région de Murcie : Fernando López Miras (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Navarre : María Victoria Chivite Navascués (PSOE) succède à Miren Uxue Barcos Berruezo (Oui à l’Avenir – GB) au sein d’un gouvernement minoritaire socialiste, GB et Podemos soutenu par IU.

Source : https://www.elmundo.es/madrid/2019/08/14/5d5431b4fc6c83d7718b4588.html

« Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse au palais de La Moncloa, à Madrid (photographie : Boursorama)

Cet article intitulé « Espagne : petite victoire pour Pedro Sánchez », publié le 27 mai 2019 sur le site en ligne du journal français L’Incorrect et rédigé par votre serviteur, revient sur les élections européennes, municipales et régionales du 26 mai dernier en Espagne pour en proposer une brève analyse : https://lincorrect.org/espagne-petite-victoire-pour-pedro-sanchez/

« Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : AFP et Arte

Cet article de mon cru, intitulé « Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril » et publié sur le site du journal français L’Incorrect le 29 avril 2019, analyse brièvement les résultats de ce scrutin : https://lincorrect.org/neuf-choses-que-nous-ont-apprises-les-elections-generales-espagnoles-du-28-avril/

Un débat pas si décisif que cela ?…

Quatre candidats à la présidence du gouvernement espagnol – De gauche à droite (sans compter le modérateur, au centre) : Pablo Casado (Parti populaire), Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Albert Rivera (Citoyens) et Pablo Iglesias (Podemos) – Photographie : EFE et ABC

Ce lundi 22 avril au soir, la télévision publique espagnole (TVE) organisait l’un des deux grands débats entre les principaux candidats à la présidence du gouvernement dans le cadre des élections générales du dimanche 28 avril prochain : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, chef de l’exécutif en poste) ; Pablo Casado (Parti populaire, chef de l’opposition) ; Albert Rivera (Citoyens) ; et Pablo Iglesias (Podemos). Le président de la formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, n’avait pas été convié.

Les partisans des uns et des autres attendaient beaucoup de cette confrontation (qui a été suivie d’un second débat, organisé par le canal privé Antena 3), même si l’on peut douter de son efficacité ou des effets qu’elle aura sur le vote global des citoyens. Le défi séparatiste catalan a été l’un des principaux thèmes abordés avec l’économie (et des promesses de baisses d’impôt ou d’amélioration des services publics en cascade).

Pedro Sánchez s’est retrouvé très isolé face aux attaques coordonnées d’Albert Rivera (généralement considéré comme le meilleur – ou le moins mauvais – du débat) et Pablo Casado, lesquels se sont relativement épargnés étant donné la probabilité d’une future coalition de droite, si les résultats électoraux le permettent. Pablo Iglesias, de son côté, s’est découvert en grand défenseur de la Constitution de 1978 et n’a guère aidé son coreligionnaire de gauche.

Source : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-generales/abci-elecciones-generales-2019-sanchez-mantiene-vivo-indulto-presos-secesionistas-201904230051_noticia.html

Début du procès des 12 accusés du « processus » séparatiste catalan

La salle principale de la Cour suprême espagnole, à Madrid (photographie : El Mundo)

Ce mardi 12 février 2019 au matin, c’est à la Cour suprême espagnole, à Madrid, que le procès des 12 accusés du « processus » séparatiste catalan a débuté. Étaient assis sur le banc des accusés :

  • Oriol Junqueras, ancien vice-président de la Généralité de Catalogne et conseiller régional à l’Économie et aux Finances ;
  • Carme Forcadell, ancienne présidente du Parlement régional catalan (Parlament) ;
  • Jordi Turull, ancien conseiller régional à la Présidence ;
  • Raül Romeva, ancien conseiller régional aux Affaires étrangères, aux Relations institutionnelles et à la Transparence ;
  • Josep Rull, ancien conseiller régional au Territoire et à la Durabilité ;
  • Dolors Bassa, ancienne conseillère régionale au Travail, aux Affaires sociales et à la Famille ;
  • Joaquim Forn, ancien conseiller régional à l’Intérieur ;
  • Jordi Sànchez, ancien président de l’Assemblée nationale catalane (ANC) ;
  • Jordi Cuixart, président de l’association Òmnium Cultural ;
  • Meritxell Borràs, ancienne conseillère régional à la Gouvernance, aux Administrations publiques et au Logement ;
  • Carles Mundó, ancien conseiller régional à la Justice ;
  • et Santi Vila, ancien conseiller régional à l’Entreprise et à la Connaissance.

Les 9 premiers sont en détention préventive dans la Communauté de Madrid – à Soto del Real pour les hommes et à Alcalá Meco (commune d’Alcalá de Henares) pour les femmes – le temps de leur procès, qui devrait durer au moins trois mois. Il existe différents chefs d’accusation selon les prévenus (le bureau de l’avocat de l’État est le moins sévère, le bureau du procureur de la Cour suprême un peu plus et la partie civile, représentée par le parti Vox, la plus dure) : rébellion, sédition, malversation et organisation criminelle. Seuls les trois accusés en liberté ne sont accusés ni de sédition, ni de rébellion.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2019/02/11/5c608ccafc6c83134c8b4682.html

« Les tourments européens de l’Espagne »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), à Bruxelles (Belgique), en compagnie du président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (photographie : El Plural)

Cet audio, intitulé « Les tourments européens de l’Espagne » et publié le 6 février 2019 sur le très bon site suisse Ekouter.net, revient sur la conférence du même nom donnée par votre serviteur à Lyon le 25 janvier dernier : http://ekouter.net/les-tourments-europeens-de-l-espagne-avec-nicolas-klein-au-cercle-jean-bodin-4180?fbclid=IwAR1pXxk55cs6LZoaj9W5-ygm5mbCuIaDWebwOSCdr6m4s4O7ZL-Qvq8rLxU