Les élections régionales galiciennes et basques aboutissent à la continuité

Le président régional galicien Alberto Núñez Feijóo lors du scrutin dans la communauté autonome, le dimanche 12 juillet 2020 (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 12 juillet 2020, les électeurs de Galice et du Pays basque étaient appelés à renouveler les 75 sièges de leur Parlement régional respectif dans le cadre des premières élections en Espagne après le confinement lié à la pandémie de coronavirus d’origine chinoise. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont opté pour la continuité. À Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) conquiert ainsi sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 sièges).

Le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui engrange 19 élus (contre 6 il y a quatre ans) se paye pour sa part le luxe de passer devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui ne décolle pas des 14 députés régionaux. Podemos s’effondre totalement en perdant ses 14 députés obtenus en 2016. Quant au Pays basque, le paysage y est plus fragmenté, même si le Parti nationaliste basque (PNV) d’Íñigo Urkullu se rapproche de la majorité absolue sans l’atteindre avec 31 sièges (contre 29 il y a quatre ans). Il devrait théoriquement rééditer son alliance avec les socialistes, qui passe de 9 à 10 élus.

La droite nationale, qui partait cette année sur deux candidatures principales (une conjointe du Parti populaire et de Citoyens d’un côté, une de Vox de l’autre), laisse des plumes dans l’arène électorale basque avec 6 élus, contre 9 il y a quatre ans. La formation de Santiago Abascal obtient cependant un siège dans la province d’Alava. Les nationalistes de « gauche » de Bildu progressent de 17 à 22 députés régionaux et la « confluence » locale de Podemos essuie elle aussi un revers, passant de 11 à 6 élus.

Sources : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-gallegas/abci-elecciones-galicia-pp-gallego-empieza-respirar-cerca-cuarta-mayoria-absoluta-feijoo-202007122150_noticia.html et https://www.abc.es/elecciones/elecciones-vascas/abci-nacionalistas-arrasan-pais-vasco-constitucionalismo-bajo-minimos-202007122231_noticia.html

La mairie de Madrid va lancer un plan pour protéger le temple de Debod, l'un des plus célèbres monuments de la capitale espagnole

Une vue vespérale du temple de Debod, monument égyptien situé sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Offert à l’Espagne par l’Égypte en 1968 pour remercier notre voisin ibérique dans la sauvegarde du patrimoine menacé dans ce pays africain par la construction du barrage d’Assouan, le temple de Debod est un monument religieux antique jadis consacré au dieu Amon et construit il y a environ 2 200 ans. Il a été démonté pierre par pierre et placé à l’air libre sur la place d’Espagne, à Madrid, à l’emplacement de l’ancienne « Caserne de la Montagne » (Cuartel de la Montaña), le long de l’avenue du Peintre-Rosales. Il offre ainsi toute l’année des vues romantiques sur la capitale espagnole et se trouve entouré de bassins et de fontaines.

Pourtant, sa dégradation au fil des ans est palpable, au point que même l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), s’en est récemment émue et a demandé à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), d’agir pour le préserver. Un temps rétif à l’idée, le maire a finalement fait valider lors d’un Conseil municipal l’idée d’un concours d’idées, qui devra avoir lieu en 2021 afin de déterminer quelle solution est la plus adaptée pour laisser le temple de Debod à son emplacement actuel tout en le protégeant davantage.

L’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil municipal de Madrid (Parti populaire, Parti socialiste ouvrier espagnol, Citoyens, Podemos, Más Madrid, Vox) ont soutenu l’initiative. La capitale espagnole fait ainsi face à des critiques venues d’Égypte même – et notamment du ministre des Antiquités et du Tourisme de cette nation, Khaled El-Enany. Il faut dire que les hivers froids et humides de la Meseta centrale espagnole ne sont pas propices à la meilleure conservation possible du monument religieux.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/25/actualidad/1582627586_165709.html

« L’Espagne, vie politique et sociale d’un voisin méconnu »

L’intérieur du Sénat, chambre haute des « Cortes » (le Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Open House Madrid)

Dans cet entretien que j’ai accordé à la revue française Conflits, spécialisée dans la géopolitique et la politique internationale, je reviens sur les fondements institutionnels, politiques et territoriaux de l’Espagne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/conflits/id1256421137?i=1000471650259&fbclid=IwAR1KLjFJPwdvNtVd-CwKSE-qTqBc4t7iDgE25aIt3dH4ZL0vmUu3S8-rDUc

« Nicolas Klein : L’ Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) »

Une capture d’écran de la vidéo de cet entretien (image : Cercle Aristote et YouTube)

Cet entretien, intitulé « Nicolas Klein : L’Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) », a été donné par votre serviteur au Cercle Aristote, basé à Paris, et s’intéresse notamment à la crise du coronavirus chez notre voisin pyrénéen : https://youtu.be/yI2LGLWSI7I

Le Parlement européen enquêtera sur les 379 crimes non résolus de l’ETA

La députée européenne espagnole Dolors Montserrat (Parti populaire) – Photographie : La Razón

Ce mardi 21 janvier 2020, le Parlement européen, sis à Strasbourg (France) et Bruxelles (Belgique), a décidé de mettre en marche une mission d’enquête visant à élucider les 379 crimes non résolus de l’organisation terroriste ETA, qui a sévi outre-Pyrénées et dans d’autres pays de 1959 à 2018. Pour ce faire, les enquêteurs se rendront directement sur place, ainsi que l’a annoncée le chef de la délégation du Parti populaire (PP) auprès du Parlement européen, Dolors Montserrat. L’on ignore pour le moment quels députés européens composeront cette commission d’investigation.

Une telle initiative a été proposée en novembre 2019 par le Parti populaire espagnol, qui a été soutenue par Citoyens et Vox – mais contre laquelle ont voté le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et leurs soutiens parlementaires venus du Pays basque et du Catalogne. Ces 379 assassinats non élucidés représentent quasiment la moitié (44 % pour être précis) des crimes de sang de l’ETA, d’après les données de l’association espagnol Dignité et Justice (Dignidad y Justicia)

Source : https://www.larazon.es/espana/20200121/xtqmpvcx4ffelezn6dg4trfvdm.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Tu_17_30

Crise diplomatique entre Madrid et Alger sur la délimitation des frontières maritimes au niveau des îles Baléares

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et El Mundo

Après le Maroc, c’est au tour de l’Algérie de faire passer une loi sur la délimitation de ses frontières maritimes qui pénalise l’Espagne. Le gouvernement d’Alger revendique en effet des eaux territoriales s’étendant bien au-delà de ce qu’il réclamait jusqu’alors. L’extension en question entre très largement dans les eaux souveraines espagnoles, au niveau de l’archipel des Baléares, plus précisément au sein de l’île de Cabrera, qui se situe au Sud de Majorque, n’accueille pas de population permanente et présente une superficie de près de 16 kilomètres carrés.

Cette décision a été prise par l’Algérie dès 2018 mais n’a été révélée qu’en ce début d’année 2020, provoquant l’inquiétude et la colère du gouvernement régional des îles Baléares, aujourd’hui dirigée par Francina Armengol (Parti socialiste ouvrier espagnol). La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), a été forcée de réagir en demandant à Alger une négociation sur la question tandis que le parti Vox a réagi en présentant toute une batterie d’initiatives parlementaires visant à mieux faire respecter la souveraineté espagnole sur ses eaux territoriales.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/02/20/5e4e7bfdfdddff35208b45c3.html

Pedro Sánchez est reconduit à la tête du gouvernement espagnol

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Congrès des députés, à Madrid, à l’issue de sa réélection à la tête du gouvernement (photographie : AP et El País)

Quasiment deux mois après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre 2019 et au bout de près de dix mois de blocage parlementaire, l’Espagne s’est enfin dotée, ce mardi 7 janvier 2020, d’un gouvernement de plein exercice avec la confirmation au poste de chef de cabinet de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cette victoire à la Pyrrhus a cependant été chèrement payée par la formation sociale-démocrate et, plus largement, par l’Espagne avec d’énormes concessions pour le moins inquiétantes à l’égard des partis séparatistes basques et catalans.

Ont voté pour Pedro Sánchez (167 voix) :

  • le PSOE ;
  • Podemos ;
  • le Parti nationaliste basque (PNV) ;
  • Más País-Engagement ;
  • Nueva Canarias ;
  • le Bloc nationaliste galicien (BNG) ;
  • et Teruel Existe.

Se sont abstenus (18 sièges) :

  • la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ;
  • et Bildu.

Ont voté contre (165 voix) :

  • le Parti populaire (PP) ;
  • Vox ;
  • Citoyens (Cs) ;
  • Ensemble pour la Catalogne (JxC) ;
  • la Candidature d’Unité populaire (CUP) ;
  • l’Union du Peuple navarrais (UPN) ;
  • la Coalition canarienne (CC) ;
  • Forum Asturies ;
  • et le Parti régionaliste de Cantabrie (PRC).

C’est désormais au premier gouvernement de coalition, formé du PSOE et de Podemos, de la démocratie espagnole actuelle de se mettre en branle.

Source : https://elpais.com/politica/2020/01/07/actualidad/1578382922_404144.html

Le bureau des deux chambres du Parlement espagnol est constitué

La nouvelle présidente du Sénat espagnol, Pilar Llop (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Trends Map

Ce mardi 3 décembre 2019, les deux chambres du Parlement espagnol (Cortes Generales), le Congrès des députés et le Sénat, ont fait leur rentrée après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre dernier. L’objectif était pour tous les députés et sénateurs de prêter serment pour entrer en fonction ainsi que d’élire le président de chacune des assemblées ainsi que les membres de leur bureau respectif.

Le bureau (Mesa) du Congrès des députés est composé de la manière suivante :

  • présidente – Meritxell Batet Lamaña (Parti socialiste ouvrier espagnol), née le 19 mars 1973 à Barcelone (Catalogne) ;
  • premier vice-président – Alfonso Rodríguez Gómez de Celis (PSOE), né le 29 juin 1970 à Séville (Andalousie) ;
  • deuxième vice-présidente – Ana María Pastor Julián (Parti populaire), née le 11 novembre 1957 à Cubillos, dans la province de Zamora (Castille-et-León) ;
  • troisième vice-présidente – María Gloria Elizo Serrano (Podemos), née le 11 décembre 1966 à Madrid ;
  • quatrième vice-président – Ignacio Gil Lázaro (Vox), né le 23 septembre 1957 à Valence (Communauté de Valence) ;
  • premier secrétaire – Gerardo Pisarello Prados (Podemos), né le 10 août 1970 à Tucumán (Argentine) ;
  • deuxième secrétaire – Sofía Hernanz Costa (PSOE), née à Ibiza (îles Baléares) le 21 juin 1970 ;
  • troisième secrétaire – Javier Sánchez Serna (Podemos), né à Murcie (Région de Murcie) le 23 juillet 1985 ;
  • quatrième secrétaire – Adolfo Suárez Illana (PP), né à Madrid le 5 mai 1964.

Quant au bureau du Sénat, il est constitué comme suit :

  • présidente : Pilar Llop Cuenca (PSOE), née à Madrid le 3 août 1973 ;
  • première vice-présidente : María Cristina Narbona Ruiz (PSOE), née à Madrid le 29 juillet 1951 ;
  • deuxième vice-président : Pío García-Escudero Márquez (PP), né à Madrid le 28 octobre 1952 ;
  • premier secrétaire : Francisco Fajardo (PSOE), né aux îles Canaries ;
  • deuxième secrétaire : Rafael Antonio Hernando Fraile (PP), né à Guadalajara (Castille-La Manche) le 13 novembre 1961 ;
  • troisième secrétaire : Imanol Landa Jauregi (Parti nationaliste basque), né à Guecho, dans la province de Biscaye (Pays basque) le 1er novembre 1966 ;
  • quatrième secrétaire : Cristina Ayala Santamaría, née à Burgos (Castille-et-León) le 17 juin 1972.

Source : https://www.larazon.es/espana/20191203/ctl7zfpjnjgjhk7t3b24lrs75q.html