Polémique en Espagne après la réunion bilatérale entre une ministre et le principal dirigeant local de Gibraltar

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), lors de son entrevue avec le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo (photographie : El Mundo)

La polémique enfle en Espagne après que, ce jeudi 23 juillet 2020, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol), a rencontré dans le cadre d’une réunion bilatérale le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre un ministre de notre voisin ibérique et le principal dirigeant local gibraltarien, alors que l’Espagne ne reconnaît pas la souveraineté britannique sur ce territoire situé à la frontière avec la province de Cadix (Andalousie).

Les relations sont par ailleurs régulièrement mouvementées avec Fabian Picardo, qui dirige le Rocher (el Peñón) depuis 2011. La réunion a eu lieu à Algésiras, dans la province de Cadix, et, à cette occasion, González Laya a exprimé son souhait que « puisse être créée dans la région une zone de prospérité partagée ». Aussitôt la nouvelle annoncée, le Parti populaire (PP) est monté en créneau en dénonçant cette rencontre bilatérale. La secrétaire à la Politique internationale de la formation, Valentina Martínez, a critiqué qu’une fois de plus, le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) franchisse une ligne rouge en matière de politique internationale, après ses récentes décisions concernant le Venezuela et le Maroc.

Source : https://elpais.com/espana/2020-07-23/la-ministra-gonzalez-laya-se-reune-con-picardo-en-plenas-negociaciones-sobre-el-brexit-de-gibraltar.html

« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

Décès du prêtre espagnol Adolfo Nicolás à l’âge de 84 ans

Le prêtre espagnol Adolfo Nicolás (photographie : COPE)

L’on apprenait ce mercredi 20 mai 2020 le décès à Tokyo (Japon), à l’âge de 84 ans, du prêtre espagnol Adolfo Nicolás Pachón, qui était né à Villamuriel de Cerrato (province de Palencia, Castille-et-León) le 29 avril 1936. Novice au sein de la Compagnie de Jésus à partir de 1953, il débute ses études théologiques à Aranjuez (Communauté de Madrid) et achève sa formation en philosophie à Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Ordonné prêtre en 1967 à Tokyo, il obtient ensuite un doctorat de théologie en 1971 à Rome (Italie). En 1971, il retourne en Asie, où il passe quarante-quatre années de sa vie. Il grimpe dans la hiérarchie des jésuites dans l’Empire du Soleil Levant avant d’en être élu préfet général (c’est-à-dire plus haut dirigeant) en 2008, en remplacement du prêtre néerlandais Peter Hans Kolvenbach. Adolfo Nicolás reste en poste jusqu’en 2016, date à laquelle il est remplacé en tant que préfet général de la Compagnie de Jésus par le prêtre vénézuélien Arturo Sosa Abascal.

Source : https://www.cope.es/religion/actualidad-religiosa/iglesia-en-espana/noticias/fallece-adolfo-nicolas-superior-general-compania-jesus-20200520_726371

Décès de l’artiste et ethnographe espagnol Joxe Ulibarrena à l’âge de 96 ans

L’artiste et ethnographe espagnol Joxe Ulibarrena (photographie : Patxi Cascante et Noticias de Navarra)

C’est ce lundi 20 avril 2020 qu’est décédé à Peralta (Navarre), à l’âge de 96 ans, l’artiste et ethnographe espagnol Joxe Ulibarrena Arellano, qui était né dans cette même bourgade le 25 janvier 1924. Orphelin de père suite à l’exécution de ce dernier durant la Guerre civile espagnole (1936-1939), il suite des études à l’École des Arts et Métiers de Pampelune (Escuela de Artes y Oficios de Pamplona).

De 1945 à 1947, il travaille à Burgos (Castille-et-León), dans le domaine de la sculpture, avec des artistes espagnols de son époque, comme Valeriano Martínez et Eulogio Valladolid. En 1950, il reçoit une bourse pour aller étudier à l’École des Beaux-Arts de Paris (France). Opposé au franquisme, exilé durant sept ans au Venezuela, il est passionné par les coutumes navarraises et son œuvre se caractérise par son aspect monumental.

Source : https://www.noticiasdenavarra.com/cultura/2020/04/20/fallece-escultur-etnogra-joxe-ulibarrena/1040020.html

L'hôtellerie madrilène est l'une des mieux notées en Europe

L’intérieur d’une chambre de l’hôtel Riu Plaza de la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Booking.com)

Selon un rapport concernant 2019 et publié ce lundi 17 février 2020 par l’Association de l’Hôtellerie de Madrid (Asociación de Hostelería de Madrid), le site Internet américain Tripadvisor ainsi que le guide gastronomique et touristique espagnol El Tenedor, sis à Barcelone (Catalogne), l’hôtellerie de la capitale espagnole est l’une des mieux notées en Europe. L’année dernière, Tripadvisor a réuni 320 000 avis laissés en ligne par des usagers concernant Madrid. La moyenne des hôtels de la ville est ainsi de 4,05 sur 5, soit mieux qu’en 2018 (4,01) et que plusieurs autres capitales européennes, comme Paris (France) ou Bruxelles (Belgique).

Les nationalités les plus enchantées par leur séjour dans les hôtels madrilènes en 2019, avec une moyenne de 4,23 sur 5, sont les Vénézuéliens, les Colombiens, les Roumains, les Américains et les Britanniques. De façon générale, les aspects qui plaisent le plus dans les hôtels de Madrid à leurs clients sont la gastronomie, l’ambiance globale, le service au client ainsi que le rapport qualité-prix. Notons que, sur les cinq dernières années, Tripadvisor observe un intérêt croissant des voyageurs étrangers pour la ville de Madrid et son agglomération.

Source : https://www.autonomosyemprendedor.es/articulo/actualidad/hosteleria-madrid-es-mejor-valoradas-europa/20200221145429021661.html

Décès de l’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez à l’âge de 89 ans

L’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez (à droite) et l’un de ses ouvrages sur Ajotejana (photographie : Tane Tanae)

L’on apprenait ce mardi 7 janvier 2020 le décès à San José de Tucupita (Venezuela), à l’âge de 89 ans, de l’ecclésiastique espagnol Julio Lavandero Pérez, qui était né à Cabezón de la Sal (Cantabrie) le 14 août 1930. Membre de l’ordre des capucins, il a commencé par officier dans sa commune natale puis dans la bourgade voisine de Reocín, suivant ainsi l’exemple de son oncle, Miguel Lavandero.

Il a ensuite voyagé vers l’Amérique du Sud, où il a poursuivi son ministre et a également fait office d’évangélisateur auprès de certaines communautés indigènes. Il est notamment connu pour son labeur chez la peuplade warao du Nord du Venezuela, dont il a étudié l’anthropologie et la langue. Il était membre de l’Académie vénézuélienne de la Langue, sise à Caracas.

Source : https://tanetanae.com/ad-delta-amacuro-despide-con-honra-al-fray-de-los-warao-julio-lavandero-perez/

L’école espagnole, reflet des changements dans la provenance des immigrés

Le siège du collège et lycée Ramiro-de-Maeztu, rue Michel-Ange, à Madrid (photographie : Wikipedia)

La scolarisation des enfants des personnes issues de l’immigration est une priorité des autorités éducatives espagnoles et l’école devient ainsi un bon reflet de l’origine géographique des immigrés installés outre-Pyrénées. C’est notamment le cas à Madrid, l’un des principaux lieux d’accueil de ces migrants. L’on remarque ainsi ces dernières années un accroissement des élèves venus du Venezuela : lors de l’année scolaire 2014-2015, ils étaient 1 665 enfants de ce pays à s’être inscrits dans une école madrilène alors qu’ils sont 6 501 pour l’année scolaire 2018-2019.

Ces chiffres sont fournis officiellement par le conseiller régional de la Communauté de Madrid à l’Éducation et à la Jeunesse, Enrique Ossorio Crespo (Parti populaire). Au cours des derniers mois, près de 6 000 demandeurs d’asile originaires du Venezuela se sont manifestés auprès des services sociaux de la communauté autonome, ce qui laisse supposer un maintien de cette tendance au niveau scolaire. D’autres nationalités latino-américaines sont concernées par cet accroissement : le Honduras (+ 34,5 % d’élèves), la Colombie (+ 21,8 %) et le Pérou (+ 15,7 %).

Source : https://www.larazon.es/madrid/20200108/vdqxge3hxfa4fm6zapelqnoo7q.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Th_0_30

L’Espagne négocie la vente de navires militaires au Maroc

Un patrouilleur hauturier de la marine vénézuélienne réalisé par l’entreprise publique espagnole Navantia (photographie : Mer et Marine)

D’après des sources gouvernementales et industrielles, pour la première fois depuis trois décennies, l’Espagne négocie auprès du Maroc la vente de véhicules militaires, à savoir deux patrouilleurs de la classe Avante fabriqués par l’entreprise publique Navantia (sise à Madrid). Il s’agit de bâtiments semblables aux quatre Navires de Surveillance du Littoral (Buques de Vigilancia del Litoral, BVL) que Navantia avait fabriqués pour le Venezuela au cours de la dernière décennie.

En 1982, l’Entreprise nationale Bazán (Empresa Nacional Bazán), ancêtre direct de Navantia, avait vendu à Rabat le navire Lieutenant-Colonel-Errahmani, corvette qui, durant trois décennies, a été le bateau-amiral de la Marine marocaine. Par la suite, le Maroc s’était tourné vers la France et les Pays-Bas pour s’approvisionner en bâtiments militaires. Les BVL que veut vendre l’Espagne devraient faire 80 mètres de longueur et peser 1 500 tonnes pour une autonomie de 4 000 milles et une capacité totale de 40 membres d’équipage.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/27/actualidad/1577477471_099182.html

L’Espagne relance son expansion diplomatique dans le monde

L’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie de son homologue marocain, Nasser Bourita, en juin 2019, à Rabat, au Maroc (photographie : Jalal Morchidi, EFE et El País)

Après des années de « vaches maigres » et de coupes budgétaires liées à la crise économique de 2008, l’Espagne relance ces dernières semaines son processus d’expansion diplomatique dans le monde entier, en ciblant en particulier certaines zones géographiques et certains pays. C’est notamment par le biais de l’ouverture ou de la réouverture de certains consulats (indispensables dans la délivrance de visas et la bonne marche du commerce extérieur de notre voisin ibérique) que ce phénomène voit le jour.

Une telle décision doit aussi améliorer l’assistance envers les Espagnols expatriés. Environ 150 nouveaux employés sont ainsi chargés de renforcer les 180 consulats que l’Espagne entretient sur la planète ou d’en ouvrir d’autres. C’est notamment le cas du consulat de Chengdu, en Chine ; de celui de Manchester, au Royaume-Uni ; de celui de Camagüey, à Cuba, etc. Certains organismes consulaires particulièrement sollicités sont considérablement « musclés » depuis l’année dernière, comme à La Havane (Cuba), Caracas (Venezuela), Buenos Aires (Argentine), Londres et Édimbourg (Royaume-Uni), entre autres.

Source : https://elpais.com/politica/2019/12/15/actualidad/1576437085_808265.html

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html