Décès du prêtre et musicologue espagnol José López Calo à l’âge de 98 ans

Le prêtre et musicologue espagnol José López Calo (photographie : Sandra Alonso et La Voz de Galicia)

C’est ce dimanche 10 mai 2020 qu’est décédé à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 98 ans, du prêtre et musicologue espagnol José López Calo, qui était né à Puerto del Son, dans la province de La Corogne (Galice), le 4 février 1922. Membre de la Compagnie de Jésus à partir de 1942, il obtient un diplôme de philosophie à l’Université pontificale de Comillas, à Madrid, ainsi qu’un autre de théologie à l’Université de Grenade (Andalousie).

Docteur en philosophie, en lettres et en musicologie, il occupe des fonctions en rapport avec la musique pour Radio Vatican et il devient secrétaire général de la Société internationale de Musique sacrée en 1963. Dix ans plus tard, il devient professeur d’histoire de la musique à l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice). Il est le fondateur de la Société nationale de Musicologie en Espagne et de son équivalent en Italie. On lui doit de nombreux ouvrages de musicologie, dont le troisième tome de l’Historia de la música española (littéralement, Histoire de la musique espagnole), consacré au XVIIe siècle.

Source : https://www.lavozdegalicia.es/noticia/barbanza/porto-do-son/2020/05/10/fallece-padre-jose-lopez-calo-maximos-representantes-musicologia-nivel-internacional/00031589107849933715701.htm

Juan José Omella est élu président de la Conférence épiscopale espagnole

Le cardinal espagnol Juan José Omella (photographie : Alberto di Lolli et El Mundo)

Ce mardi 3 mars 2020, le cardinal Juan José Omella y Omella a été élu président de la Conférence épiscopale espagnole (Conferencia Episcopal Española), organe directeur de l’Église catholique outre-Pyrénées. Né le 21 avril 1946 à Cretas, dans la province de Teruel (Aragon), il était le candidat favori du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) en raison du rôle qu’il avait joué ou, tout du moins, tenté de jouer un rôle de médiateur entre l’État central espagnol et la Généralité de Catalogne en 2017, au plus fort du défi séparatiste catalan.

Il avait agi de la sorte en sa qualité d’archevêque de Barcelone (Catalogne), poste qu’il occupe depuis le 6 novembre 2015. Proche du pape François, Juan José Omella est responsable de la Commission de Pastorale sociale du Vatican et il a été fait cardinal en 2017. Avec cette élection, le poids de la doctrine sociale et des manières de procédé du pape est singulièrement renforcé au sein de l’épiscopat espagnol.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/03/03/5e5e2bccfdddffcc8a8b45f3.html

Ce saint espagnol particulièrement vénéré en Chine

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Des fidèles se pressent dans la grotte où est révéré ce saint espagnol (photographie : El Mundo)

Arrêté par l’empereur chinois Qianlong et décapité en 1747 alors qu’il cherchait à évangéliser l’Empire du Milieu, Pedro de Sanz y Jordá, né en 1680 à Ascó (Catalogne), est considéré comme un martyr par l’Église catholique et a été canonisé par le pape Jean-Paul II en l’an 2000. Surnommé « l’évêque Bai » par les chrétiens chinois, il est l’objet d’un culte appuyé non loin de Fuzhou, ville de près de dix millions d’habitants située dans la province de Fujian, dans le Sud-Est du pays. C’est tout particulièrement une grotte de la région qui est un haut lieu de pèlerinage pour les fidèles, puisque le clerc y aurait été conduit, selon la légende, par une colombe afin qu’il puisse y trouver un peu de repos.

La vie n’a pas été facile pour ce sanctuaire, dans un pays où le christianisme est une religion allogène, minoritaire et souvent mal considérée par les autorités. Il a notamment souffert durant la Révolution culturelle (1966-1976) et a fait l’objet d’un pacte très particulier entre Pékin et le Vatican en 1957. Il faut comprendre ce conflit dans le cadre d’une opposition plus large entre la cité-État et le géant asiatique pour le contrôle du clergé local et donc, indirectement, de la conscience des chrétiens de Chine.

Source : http://www.elmundo.es/cronica/2018/03/20/5aaebc48468aeb881f8b45d9.html

Le pape François canonise le prêtre espagnol Faustino Míguez

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Une affiche représentant le père Faustino Míguez, récemment canonisé par le pape François (photographie : Escuelas Pías Betania)

Ce dimanche 15 octobre, à Rome, le pape François a canonisé, en présence d’une large foule réunie sur une place Saint-Pierre baignée par le soleil, le prêtre piariste espagnol Faustino Míguez, pionnier de l’instruction féminine dans le monde (en particulier en Espagne et en Amérique latine) et fondateur des Filles de la Divine Bergère à l’Institut Calasanz. Né dans un hameau de Celanova, dans la province d’Orense (Galice) en 1831 et mort à Getafe, au Sud de Madrid, en 1925, il a servi comme prêtre piariste à Cuba, l’Escurial (Communauté de Madrid), Celanova, Monforte de Lemos (Galice) et Sanlúcar de Barrameda (Andalousie). C’est dans cette dernière commune qu’il a fondé en 1855 l’Institut Calasanz et l’ordre des Filles de la Divine Bergère, qui s’est étendu dans le reste de l’Espagne, en Argentine, au Chili, en Colombie, au Nicaragua, en Uruguay, en Équateur, au Cameroun, en Guinée équatoriale et en Inde.

Cet institut avait dès le départ pour vocation d’instruire les petites filles afin d’éviter qu’elles ne restent en marge de la société en grandissant. Lui-même professeur, Faustino Míguez a, durant ses 94 années d’existence, élaboré une douzaine de remèdes à base de plantes. Une délégation espagnole s’était rendue au Vatican pour l’occasion. Elle était composée du maire de Celanova, José Luis Ferro ; du vice-président de la députation d’Orense, Rosendo Fernández ; et du secrétaire général pour l’Administration de la Justice, Antonio Dorado Picón. À la fin de la messe de canonisation, l’Orchestre royal des Cornemuses (Real Banda de Gaitas), institution musicale espagnole, a interprété plusieurs morceaux en hommage à Faustino Míguez. Avaient également fait le déplacement l’évêque d’Orense, Leonardo Lemos, et celui de Getafe, Joaquín María López de Andújar.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-papa-canoniza-faustino-miguez-pionero-educacion-femenina-201710151258_noticia.html

Mariano Rajoy veut agir contre les ambassades masquées de la Généralité de Catalogne à l’étranger

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Le conseiller régional catalan aux Affaires extérieures, aux Relations institutionnelles et à la Transparence, Raül Romeva (photographie : ABC)

Parmi les mesures prioritaires que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) veut mettre en place dans le cadre de l’application de l’article 155 de la Constitution à l’égard de la Catalogne, la reprise en main de tout le réseau diplomatique parallèle mise en place ces dernières années par la Généralité est probablement l’une des plus importantes. L’État central espagnol s’intéresse notamment aux quinze « délégations » de la communauté autonome, véritables ambassades qui ne disent pas leur nom et qui ont été créées pour être au service exclusif des séparatistes. L’objectif officiel de l’actuel conseiller régional catalan aux Affaires extérieures, aux Relations institutionnelles et à la Transparence, Raül Romeva, a toujours été d' »expliquer » le processus indépendantiste aux pays étrangers (et il semble plutôt avoir échoué à les convaincre du bien-fondé d’une telle course vers l’abîme).

Au moment de sa prise de fonction, Romeva n’a pas prêté attention au recours que le gouvernement central a déposé devant la Cour constitutionnelle, car Rajoy estimait alors que la création d’un poste de conseiller aux Affaires étrangères était inconstitutionnel. L’on sait depuis longtemps que les lois qui déplaisent à la Généralité peuvent être respectées de manière purement optionnelles en Catalogne… La vice-présidente du gouvernement, ministre de la Présidence et des Administrations territoriales, Soraya Sáenz de Santamaría, a confirmé que ces ambassades en Europe et aux États-Unis d’Amérique étaient des cibles privilégiées du gouvernement de Madrid. La plus puissante de ces délégations est bien entendu celle dirigée par Amadeu Altafaj, qui est située à Bruxelles et s’occupe des rapports avec l’Union européenne. L’on en trouve également une à Paris, une à Londres (qui concerne aussi la République d’Irlande), une en Allemagne, une pour les États-Unis, le Canada et le Mexique, une en Autriche, une au Portugal, une en Italie, une en Croatie, une en Pologne, une au Danemark, une au Maroc, une au Vatican et une dernière qui gère les relations avec les institutions internationales sises à Paris, Genève, Strasbourg et Vienne. L’organisme autonome chargé de leur gestion, Diplocat, est dirigé par Maria Badia et dispose d’un budget annuel de 2,3 millions d’euros.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-actuara-sobre-15-embajadas-politicas-romeva-201710232049_noticia.html

Le gouvernement espagnol active son réseau d’ambassadeurs pour contrecarrer la propagande séparatiste à l’étranger

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Le pape François reçoit les lettres de créance de l’ambassadeur d’Espagne auprès du Saint-Siège, Gerardo Bugallo (photographie : ABC)

Si le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) a péché ce dimanche 1er octobre, à l’occasion du référendum séparatiste illégal et illégitime en Catalogne, c’est bien par naïveté. D’une part, il a cru jusqu’au bout que les autorités catalanes ne feraient pas tout pour empêcher la police autonome (les Mossos d’Esquadra) de répondre aux ordres de la justice, qui demandait de mettre fin à ce viol de la Constitution. D’autre part, il a pensé que l’ensemble des gouvernements étrangers (notamment au sein de l’Union européenne) et des responsables politiques communautaires soutiendraient sans ambages et d’une seule voix Madrid face aux agissements de la Généralité de Catalogne. Mariano Rajoy et son cabinet ont certes reçu le soutien de nombreux chefs d’État et de gouvernement étrangers mais beaucoup se sont émus des images et des chiffres savamment manipulés par les autorités barcelonaises, qui cherchaient à faire croire à une vaste répression dictatoriale. C’est en constatant le caractère mitigé de ces résultats que Madrid a décidé d’agir à son tour en activant son réseau diplomatique à l’étranger et en coordonnant une réponse médiatique plus efficace aux déclarations de Carles Puigdemont, président de la Généralité, et de ses partisans.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopérations, Alfonso Dastis, a ainsi demandé aux ambassadeurs espagnols auprès des autres pays de s’activer afin de redorer le blason national. Il leur a d’ailleurs donné carte blanche pour prendre toutes les initiatives qui leur sembleraient opportunes en la matière. L’ambassadeur d’Espagne au Vatican, Gerard Bugallo, a récemment présenté ses lettres de créance au pape François et en a profité pour déclarer que ce dernier n’était pas favorable au séparatisme catalan – ce que le souverain pontife a d’ailleurs confirmé lui-même. En Finlande, l’ambassadeur Manuel de la Cámara a vivement répliqué au député Mikko Kärnä (Parti du Centre), qui avait critiqué la réponse policière de l’État espagnol. Aux Émirats arabes unis, l’ambassadeur Antonio Álvarez Barthe a répondu par une lettre ouverte à un éditorial du Gulf News qui critiquait durement la Garde civile. La représentante de l’Espagne auprès de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), María Victoria González Román, a comparu sur sa propre demande devant les membres du Conseil permanent afin de répondre à certaines critiques qui ont été adressées à Madrid. De son côté, Alfonso Dastis et les différents secrétaires d’État qui sont sous sa responsabilité ont aussi pris leur part en diffusant les trucages réalisés par les médias et les autorités catalanes. Des initiatives qui, jusqu’à présent, ont rencontré un certain succès.

Source : http://abcblogs.abc.es/luis-ayllon/public/post/el-gobierno-activa-el-frente-exterior-16828.asp/

Le Musée Reine-Sophie fait désormais partie des dix musées les plus visités au monde

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La façade principale du Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid (photographie : Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie)

Selon les données fournies par la compagnie américaine AECOM, spécialisée dans les études et le conseil en ingénierie, le Musée national et Centre d’Art Reine-Sophie de Madrid fait partie en 2016 des dix musées les plus visités au monde avec 3,6 millions d’entrées, soit une progression de 12 % par rapport à 2015. Le podium n’a en revanche pas beaucoup changé puisque la première place revient toujours au Musée du Louvre, à Paris, suivi du British Museum de Londres et des Musées du Vatican, à Rome.

Inaugurée en 1992, cette institution culturelle, qui porte le nom de l’ancienne reine Sophie de Grèce, épouse de Juan Carlos, occupe les anciens bâtiments de l’Hôpital Saint-Charles, construit au XVIIIe siècle par José de Hermosilla et Francesco Sabatini. Il est notamment célèbre pour abriter la toile Guernica, de Pablo Picasso.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-reina-sofia-entra-museos-internacionales-36-millones-visitantes-2016-201706141315_noticia.html

Fernando Carderera sera le nouvel ambassadeur d’Espagne en France

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Le diplomate Fernando Carderera sur une image d’archive (photographie : Ángel de Antonio et ABC)

La valse des ambassades espagnoles continue mais elle touchera bientôt à sa fin étant donné que le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, a été très actif en la matière depuis le mois d’octobre 2016. Cette fois-ci, ce sont la France et le Portugal qui connaissent le nom du nouveau représentant de notre voisin pyrénéen, après que Mariano Rajoy a donné son feu vert à leur nomination vendredi 12 mai. À Paris, Ramón de Miguel, à la retraite depuis le 3 mai dernier étant donné qu’il a atteint l’âge limite de 70 ans, sera donc remplacé par Fernando Carderera, qui a joué le rôle d’ambassadeur du Royaume d’Espagne en Israël sur les cinq dernières années. Le chargé d’affaires sera toujours, au moins à titre provisoire, le numéro deux de l’ambassade, José Andrés Gallegos.

Quant au Portugal, il verra partir Juan Manuel de Barrandica, qui fera valoir ses droits à la retraite le 11 juillet prochain. Il sera remplacé par l’ambassadeur Eduardo Gutiérrez, qui a déjà travaillé en tant que diplomate dans plusieurs pays d’Amérique latine, dont le Mexique et l’Uruguay.  Également représentant de l’Espagne auprès de l’Organisation des États américains (OEA), il a été directeur général pour les relations avec l’Amérique latine durant le premier gouvernement de José María Aznar et membre de l’équipe des relations internationales au Parti populaire (PP). Depuis 2012, Eduardo Gutiérrez est ambassadeur d’Espagne auprès du Vatican.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-fernando-carderera-sera-nuevo-embajador-paris-ante-macron-201705170226_noticia.html