Les séparatistes catalans avaient prévu de placer la région sous la protection militaire d’un autre pays

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L’ancien dirigeant de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra), Josep Lluís Trapero (photographie : Jordi Soteras et El Mundo)

Dans le cadre de l’enquête judiciaire lancée par les autorités espagnoles concernant le processus séparatistes catalan, la Garde civile (équivalent de notre gendarmerie) a mis la main sur plusieurs documents édifiants, dont l’un est intitulé « La sécurité de la République catalane ». Mis à disposition des juges, cet écrit démontre que les responsables indépendantistes de la Généralité de Catalogne avaient prévu de mettre en place un réseau militaire temporaire formé de cinq unités de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra) et de réfléchir à un système militaire en se fondant sur des pays aussi différents que le Danemark, la Suisse, l’Autriche, le Costa Rica ou Panamá.

Par ailleurs, dans le cadre d’une hypothétique République catalane indépendante, ces mêmes responsables estimaient que l’Espagne rémanente aiderait le nouvel État en lui fournissant des renseignements et informations de première importance. Mais surtout, le document « La sécurité de la République catalane » prévoyait de mettre la Catalogne sous la protection militaire provisoire d’un autre État européen, craignant un scénario similaire à celui qui s’est déroulé entre la Russie et l’Ukraine concernant la Crimée. Cela en dit long sur la conception de l’indépendance développée par les sécessionnistes catalans…

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/11/09/5a037299ca47417c1d8b4586.html

L’UNESCO inscrit plusieurs hêtraies espagnoles et européennes au patrimoine mondial

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La hêtraie de Montejo, située sur le territoire de la commune de Montejo de la Sierra, dans la Communauté de Madrid (photographie : Escapada Rural)

Ce vendredi 7 juillet, l’UNESCO a décidé d’inscrire au patrimoine mondial une série de hêtraies européennes protégées et d’une grande valeur paysagère et écologique, dont plusieurs sont situées sur le territoire espagnol : la forêt de Tejera Negra et celle de Montejo (Communauté de Madrid), la forêt de Lizardoia et celle d’Aztaparreta (Navarre) ainsi que la forêt de Cuesta Fría et celle du Canal d’Asotín (Castille-et-León). Le Ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport s’en est rapidement fait l’écho dans un communiqué de presse.

Plus globalement, cette quarante-et-unième session du patrimoine mondial (qui se déroulait à Cracovie, en Pologne) a choisi de classer une série de forêts de hêtres toutes situées en Europe sous le label « Hêtraies primitives des Carpates et d’autres régions d’Europe ». Outre l’Espagne, neuf autres pays du continent sont concernés : l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Roumanie, la Slovénie et l’Ukraine. Pour l’Espagne, il s’agit du quarante-sixième site classé par l’UNESCO, ce qui en fait le troisième pays au monde pour le nombre de lieux inscrits dans cette liste, derrière l’Italie et la Chine.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/musica/noticias/8483963/07/17/La-UNESCO-incluye-como-Patrimonio-Mundial-el-Hayedo-de-Montejo.html

Le Venezuela est le pays qui a déposé le plus de demandes d’asile en Espagne en 2016

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Une manifestation de Vénézuéliens à Madrid en avril 2017 (photographie : EFE et Libre Mercado)

La récente crise des migrants, l’afflux de réfugiés politiques ou économiques venus d’Afrique et d’Asie mais aussi d’Amérique latine et, plus globalement, les grands mouvements de populations que connaissent le monde depuis des décennies et en particulier sur les dernières années touchent aussi l’Espagne, qui est par exemple en premier ligne avec ses enclaves de Ceuta et Melilla, au Maroc. Selon les statistiques fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié (CEAR) dans un rapport dévoilé ce vendredi 16 juin, 15 700 personnes ont officiellement déposé une demande d’asile auprès des autorités espagnoles en 2016. Seules 355 demandes ont été approuvées sur ce total, ce qui est toutefois plus qu’en 2015 (220 demandes acceptées). Néanmoins, il faut ajouter que 6 500 demandeurs d’asile ont reçu une protection particulière de la part de l’Espagne.

C’est du Venezuela que viennent l’essentiel de ces demandeurs d’asile dont le cas a été traité par Madrid, avec 3 960 personnes concernées. Le pays est suivi de la Syrie (2 975 personnes), de l’Ukraine (2 570), de l’Algérie (740), de la Colombie (615), du Salvador (425) et du Honduras (385)

Source : http://www.abc.es/espana/abci-venezuela-pais-mas-solicitudes-asilo-recibio-espana-2016-201706161231_noticia.html

L’Espagne veut devenir un partenaire stratégique de la Russie

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Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (à gauche), en compagnie de son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre à Moscou le 7 juin 2017 (photographie : EFE et ABC)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis, a réalisé un voyage officiel en Russie le mercredi 7 juin dernier afin d’y rencontrer son homologue russe, Sergueï Lavrov, dans l’objectif de dynamiser les relations entre les deux pays. Cette réunion fait suite à des manifestations culturelles communes mais aussi à des sommets ministériels récents. Les deux ministres ont notamment signé un « Plan de consultations politiques », qui vise à rendre plus fréquentes les discussions entre les deux pays concernant les affaires internationales. Ce protocole, qui vaut pour les années 2017-2018, concerne la stabilité mondiale, l’Amérique latine, la lutte contre le terrorisme ou encore les médias.

Les deux hommes ont profité du court séjour de Dastis à Moscou afin d’évoquer la situation dans plusieurs pays asiatiques ou africains comme la Syrie, l’Irak, la Libye, la Corée du Nord et l’Afghanistan. L’épineuse thématique ukrainienne a aussi fait partie des échanges. Notons enfin que, même si aucune date n’a pour le moment été fixée, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, devront se rencontrer dans les mois qui viennent.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-espana-acerca-rusia-como-interlocutor-estrategico-201706080419_noticia.html

L’Académie royale espagnole s’emporte une nouvelle fois contre la chanson espagnole de l’Eurovision

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La pochette du single Do it for your lover, de Manel Navarro (photographie : Víctor de la Torre)

C’est en 2016 que la chanson censée représenter l’Espagne au concours Eurovision de la chanson, intitulée Say yay! et interprétée par l’artiste Barei, est devenue le premier titre de notre voisin pyrénéen proposé pour ce festival à ne comporter aucun mot dans la langue de Cervantes. À l’époque, de nombreux secteurs de la société espagnole, dont l’Académie royale de la Langue espagnole, s’en étaient émus et avaient protesté contre cette marginalisation intolérable d’un idiome parlé par plus de 500 millions de personnes dans le monde.

Cette année, le candidat finalement choisi par la télévision publique espagnole pour représenter son pays à l’Eurovision, qui se déroulera en Ukraine, suscite lui aussi la polémique. Les raisons en sont similaires : le titre Do it for your lover, de Manel Navarro, ne comporte aucun mot en espagnol. Or, ce choix est surtout celui du jury qui avait été constitué pour l’émission Objetivo Eurovisión, tandis que le public a montré son mécontentement car il avait très majoritairement soutenu la chanteuse Mirela avec son titre (en espagnol), intitulé Contigo. De son côté, l’Académie royale espagnole a une fois de plus officiellement demandé à la RTVE de modifier les paroles de la chanson gagnante afin qu’elles soient traduites en espagnol.

Source : http://cronicaglobal.elespanol.com/pensamiento/vida/rae-cancion-eurovision-manel-navarro-espanol_68017_102.html

Radiographie des travailleurs étrangers en Espagne

En juin dernier, le nombre de travailleurs étrangers affiliés à la Sécurité sociale espagnole augmentait de 16 783 personnes, soit +0,97 % par rapport au moins de mai, et de 79 702 personnes (+4,78 %) par rapport au mois de juin 2015. Il s’agit du collectif le plus rapidement et le plus durement touché par l’augmentation du chômage depuis le déclenchement de la crise économique, en 2008, et cette statistique a donc réjoui plus d’un commentateur.

Elle donne aussi l’occasion de s’intéresser un peu à l’origine desdits travailleurs, dont 60 % (soit un peu plus d’un million) viennent de pays situés en dehors de l’Union européenne. Avec plus de 316 000 et plus de 210 000 représentants respectivement, la Roumanie et le Maroc sont les deux pays qui ont envoyé le plus de travailleurs chez notre voisin pyrénéen. Ils sont suivis par la Chine, avec 95 000 personnes environ, l’Italie (87 000 travailleurs), l’Équateur (70 000 personnes), le Royaume-Uni (quasiment 62 000 travailleurs) et la Bulgarie (57 000 personnes environ). Parmi les pays hispaniques, les suivants dans la liste sont la Colombie, la Bolivie, le Paraguay, le Pérou et l’Argentine.

La France n’occupe que la onzième place dans le classement, avec presque 43 000 travailleurs, devant l’Ukraine ou l’Allemagne mais derrière le Portugal.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-paises-proceden-extranjeros-trabajan-espana-201607220255_noticia.html