Le secteur de la mode, grand fleuron espagnol

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La bourgade d’Ubrique, dans la province de Cadix (Andalousie), est l’un des grands centres de la fabrication de chaussures de luxe en Espagne (photographie : Cádiz Turismo)

Connue pour des firmes textiles comme Inditex, Mango ou Desigual, l’Espagne voit son industrie de la mode se porter comme un charme ces dernières années. L’Association des Créateurs de Mode d’Espagne (ACME) a d’ailleurs présenté ce mercredi 16 mai son rapport concernant le secteur pour 2016 et les résultats sont très encourageants, avec une commercialisation de 13,5 millions de pièces de vêtements et d’accessoires sur la période. Le chiffre d’affaires de la mode espagnole a été de 442 millions d’euros il y a deux ans, soit 9,2 % de plus qu’en 2015.

L’association a également recensé pour 107,6 millions d’euros de ventes à l’étranger, soit 24,3 % du chiffre d’affaires des entreprises concernées. Les principaux marchés du textile espagnol à l’export sont les États-Unis d’Amérique, la France, l’Italie, le Japon, l’Allemagne, la Chine et le Mexique. Le secteur de la chaussure se comporte lui aussi très bien outre-Pyrénées, ainsi qu’en atteste le succès d’une marque comme Barqet, sise à Madrid, et qui met l’accent sur le made in Spain.

Sources : https://elpais.com/elpais/2018/05/03/icon/1525370745_731511.html et http://www.marcaespana.es/actualidad/economía/la-moda-espanola-imparable-con-442-millones-de-euros-en-ventas-en-2016

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Le renouveau de la laine mérinos, produit typiquement espagnol

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Des travailleuses de la coopérative espagnole Made in Slow (photographie : Cinco Días)

Originaire d’Espagne, la race de moutons mérinos est célèbre depuis des siècles dans le monde entier pour sa laine de qualité. Pourtant, la technique textile liée a bien failli disparaître outre-Pyrénées ces dernières années, faute de rentabilité. C’est pour éviter la mort d’un savoir-faire ancestral et unique que s’est constituée en 2016 la coopérative espagnole Made in Slow, qui a pour objectif de revaloriser ce produit mais également de protéger le monde rural et le mode de vie lié à la transhumance des bêtes.

En quelques années d’existence, Made in Slow est parvenue à faire monter sur les podiums de mode de Paris ou Madrid les vêtements à base de laine mérinos et plusieurs firmes de haute couture s’intéressent de près à la matière. Une façon de rapatrier une partie de la transformation de cette laine en Espagne, alors que la Turquie et, plus globalement, l’Asie se la sont accaparées depuis quelque temps.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/08/fortunas/1525803222_435313.html

Carlos Saura et Isabelle Huppert, lauréats du 15ème prix Diálogo d’amitié franco-espagnole

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Le réalisateur espagnol Carlos Saura (photographie : École de Cinéma de Barcelone)

L’on a appris ce mardi 8 mai que l’actrice française Isabelle Huppert (née en 1953 à Paris) et le réalisateur espagnol Carlos Saura (né à Huesca, en Aragon, en 1932) sont les lauréats du 15ème prix Diálogo d’amitié franco-espagnole, qui sera remis le 19 juin prochain à Madrid. Présidé par Cristina Garmendia, ministre de la Science et de l’Innovation de 2008 à 2011, sous la présidence de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol), le jury a voulu récompenser ces deux figures pour leur capacité à projeter l’image de leur pays natal de part et d’autre des Pyrénées.

Créé en 2004, le prix Diálogo d’amitié franco-espagnole, remis par la fondation du même nom, a récompensé au cours de sa première année Jean-Martin Folz, président du groupe automobile PSA, et Louis Schweitzer, président du groupe Renault. Ont suivi, en 2005, l’écrivain espagnol Jorge Semprún ; en 2006, le cuisinier espagnol Ferran Adrià et son homologue français Michel Guérard ; en 2007, le président de l’Audience nationale espagnole, Carlos Dívar, et le vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris, Jean-Louis Bruguière ; en 2008, le coureur automobile espagnol Fernando Alonso ; en 2009, le président du groupe immobilier espagnol Villar Mir, Juan Miguel Villar Mir, et le président du conseil d’administration du groupe industriel français Saint-Gobain, Jean-Louis Beffa ; en 2010, le ministre espagnol de l’Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba (PSOE), et son homologue français, Brice Hortefeux ; en 2011, l’actrice espagnole Carmen Maura et l’acteur français d’origine espagnole Jean Reno ; en 2012, le directeur du musée du Prado, à Madrid, Plácido Arango, et celui du musée du Louvre, à Paris, Henri Loyrette ; en 2013, la créatrice de mode espagnole Ágatha Ruiz de la Prada et le grand couturier français Jean-Paul Gaultier ; en 2014, la scientifique espagnole María Blasco, directrice du Centre national des Recherches oncologiques (CNIO), et le professeur français Thierry Philip, président du conseil d’administration de l’Institut Curie ; en 2015, la nageuse espagnole Mireia Belmonte et l’entraîneur de football français Zinédine Zidane ; en 2016, l’écrivain hispano-péruvien Mario Vargas Llosa et la femme de lettres française Yasmina Reza ; et en 2017, l’ancien roi d’Espagne, Juan Carlos.

Source : https://mailchi.mp/dialogo/ltimas-noticias-mayo-de-2018

Dans les coulisses de la Fabrique royale de Tapisseries Sainte-Barbara de Madrid

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Une employée de la Fabrique royale de Tapisseries Sainte-Barbara de Madrid restaure un châle de Manille (photographie : Ernesto Agudo et ABC)

Fondée en 1720 par le roi Philippe V (1700-1746), premier des Bourbons d’Espagne, dans le cadre d’un vaste plan colbertiste, la Fabrique royale de Tapisseries Sainte-Barbara de Madrid est toujours en activité et maintient un savoir-faire artisanal très précieux et quasi unique au monde. Après une période de crise, elle a enclenché un processus de rénovation profonde qui lui a permis de renaître de ses cendres et d’engranger ses premiers bénéfices depuis longtemps. Reconnue comme l’une des meilleures fabriques textiles de la planète, elle voit ses métiers à tisser fonctionner à plein régime et plusieurs grandes figures de la mode et du design espagnols lui ont confié la confection de tapis (à l’instar d’Ágatha Ruiz de la Prada, de Manolo Valdés ou d’Alberto Corazón).

Tout récemment, le gouvernement belge lui a octroyé le prix de la Fondation Roi-Baudouin pour l’excellence de ses productions. C’est grâce à la collaboration entre le Ministère de l’Éducation, de la Culture et du Sport – dont l’actuel responsable est Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire) -, la maire de Madrid – dirigée par Manuela Carmena (liste Maintenant Madrid, soutenue par Podemos) – et la Communauté de Madrid que la Fabrique royale de Tapisseries Sainte-Barbara a pu sortir du pétrin dans lequel elle était embourbée.

Sources : http://www.abc.es/espana/madrid/abci-real-fabrica-tapices-nueva-imagen-para-vieja-dama-201805060058_noticia.html et http://www.abc.es/espana/madrid/abci-secretos-real-fabrica-tapices-30594822228-20180506010006_galeria.html

Inditex tire vers le haut le secteur textile espagnol

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L’entrée du siège d’Inditex, situé sur le territoire de la commune d’Arteijo, dans la province de La Corogne, en Galice (photographie : El Economista)

Premier groupe textile au monde, l’entreprise espagnole Inditex (surtout connue pour la marque Zara), sise à Arteijo, dans la province de La Corogne (Galice), parie depuis plusieurs années sur le secteur textile espagnol et notamment sur les fournisseurs de notre voisin ibérique.

Concrètement, sur les cinq dernières années, les commandes d’Inditex auprès de ses entreprises partenaires en Espagne ont bondi de 32 %, soit plus de 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires de plus par rapport à la période précédente. Au total, les firmes textiles espagnoles ont vendu pour 22 milliards d’euros de marchandises à Inditex depuis 2013.

Rien que l’année dernière, les ventes des fournisseurs du géant galicien ont crû de 11,8 %, soit un total de 550 millions d’euros. Désormais, plus de 7 500 compagnies espagnoles travaillent avec Inditex.

Source : http://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/9057137/04/18/Inditex-sube-un-tercio-el-negocio-a-los-proveedores-espanoles-desde-2013.html

Un nouveau portrait d’une grande beauté cédé au Musée du Prado

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Un détail du portrait Josefa del Águila Ceballos, devenue marquise d’Espeja, de Federico de Madrazo (photographie : ABC)

Ce lundi 2 avril, la mécène et collectionneuse espagnole Alicia Koplowitz, héritière du géant des infrastructures Construcciones y Contratas, sis à Madrid, a fait don au Musée du Prado, installé dans la capitale, d’un portrait intitulé Josefa del Águila Ceballos, devenue marquise d’Espeja, réalisé par le peintre espagnol Federico de Madrazo en 1852.

Ce peintre romantique né à Rome (Italie) en 1815 et mort à Madrid en 1894 a fait l’objet d’une vaste rétrospective dans la principale pinacothèque nationale en 1994 et le musée cherchait d’ailleurs à acquérir un portrait féminin cadré au niveau du corps entier et en extérieur de la décennie 1850, qui lui manquait.

C’est à partir du 7 mai prochain que sera exposé ce tableau d’une grande valeur, encore conservé dans son cadre de l’époque d’Isabelle II, reine d’Espagne de 1833 à 1868. Josefa del Águila y Ceballos Alvarado y Álvarez de Faria, née à Saint-Sébastien (Pays basque) en 1826 et décédée à Madrid en 1888, s’est mariée à José María Narváez (vicomte d’Aliatar et duc de Valence) en 1850. Ce portrait reprend la mode lancée par l’artiste français Jean-Auguste-Dominique Ingres avec des poses élégantes et des femmes de la haute société richement vêtues. On remarque ainsi la robe en dentelle, l’étole brodée et la coiffe faite de plumes.

Source : http://www.abc.es/cultura/arte/abci-alicia-koplowitz-dona-museo-prado-madrazo-201804021417_noticia.html

Un poste de travail sur trois est menacé par la robotisation en Espagne d’ici à 2030

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Une travailleuse espagnole dans un atelier de confection textile (photographie : Banque mondiale, Istock et El País)

Selon un rapport émis par l’entreprise d’audit britannique PricewaterhouseCoopers et intitulé Will robots steal our jobs? (littéralement, « Les robots nous voleront-ils notre travail ? »), environ un emploi sur trois disparaîtra en Espagne d’ici à 2030 en raison de la robotisation croissante de nombreux secteurs économiques du pays. Il y a deux ans, l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE, le « club des pays riches ») expliquait déjà que notre voisin pyrénéen était le troisième pays développé le plus touché par ce processus, derrière l’Allemagne et l’Autriche.

Ce sont d’abord les emplois les plus simples et qui demandent le moins de qualifications qui disparaîtront au profit des machines d’ici à 2020, puis le mouvement s’accélérera autour de 2025 et, à partir de 2030, il ne concernera plus seulement les tâches pénibles ou répétitives puisque les robots gagneront en habileté et en capacité de résolution des problèmes en temps réel. Environ 39 % des hommes et 28 % des femmes risquent ainsi de perdre leur emploi outre-Pyrénées pour cette raison. Ce taux est de 44 % chez ceux dont la formation est la plus basse et tomberait jusqu’à 14 % pour le personnel le plus qualifié.

Source : https://elpais.com/economia/2018/02/20/actualidad/1519157439_544051.html

Madrid organisera plus de la moitié des foires internationales espagnoles en 2018

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Le pavillon du Pérou lors de la Foire internationale du Tourisme (FITUR) de Madrid, en 2017 (photographie : El Economista)

Le Secrétariat d’État espagnol au Commerce, aujourd’hui dirigé par María Luisa Poncela et qui dépend du ministre de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos, révèle chaque année l’ensemble des salons internationaux qui se dérouleront sur les 365 jours suivants chez notre voisin pyrénéen. Or, selon les données qu’il a fourni en ce mois de janvier, la Communauté de Madrid organisera plus de la moitié (environ 51 %) des salons internationaux de ce type pour l’année 2018 – soit 43 événements, dont la majeure partie sont gérés par l’Institution de la Foire de Madrid (IFEMA). Sans surprise, Barcelone arrive en deuxième position, mais à une bonne distance de la capitale, avec 22 % des salons et foires internationaux. Valence, avec 14 %, complète le podium. Ces résultats supposent une croissance de 8 % pour la Communauté de Madrid par rapport au nombre de salons accueillis en 2017, soit un nombre jamais atteint dans le pays.

La capitale se distinguera une fois encore par l’organisation de la Foire internationale du Tourisme (FITUR), qui reste le principal salon de ce genre au monde pour le tourisme en Amérique latine, mais aussi grâce à ARCO (Foire internationale d’Art contemporain) ou à Fruit Attraction (spécialisée dans les fruits et légumes). Trois événements parrainés par l’IFEMA ont acquis cette année le statut de foires internationales octroyé par le Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité : la Fashion Week (qui comprend deux éditions chaque année), Feriarte (Foire internationale d’Arts et d’Antiquités) et Matelec Industry (consacrée à l’industrie électrique et électronique ainsi qu’aux luminaires). Plusieurs salons madrilènes gérés par d’autres organismes ont également obtenu cette distinction : la Foire internationale du Jeu et le Salon des Gourmets (ou Foire internationale de l’Alimentation et des Boissons de Qualité).

Outre Madrid et ses 43 salons internationaux, l’Espagne accueillera donc 19 foires à Barcelone, 6 à Valence, 3 à Bilbao (Pays basque), 3 à Elche (Communauté de Valence), 3 à Vigo (Galice), 2 à Saragosse (Aragon), 2 à Orense (Galice), 2 à Lérida (Catalogne), 1 à Valladolid (Castille-et-León), 1 à Tineo (Principauté des Asturies), 1 à Jaén (Andalousie) et 1 à Silleda (Galice).

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/8853756/01/18/Madrid-con-mas-de-la-mitad-se-coloca-lider-de-ferias-internacionales.html

« Barcelona brand suffers after independence turmoil »

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Le port olympique de Barcelone, en Catalogne (photographie : Mapio)

Cet article en anglais paru le 30 novembre 2017 dans le quotidien britannique Financial Times et rédigé par Michael Stothard évoque les conséquences en termes d’image mais aussi d’un point de vue économique du défi séparatiste catalan et le déclin que suppose l’indépendantisme pour la communauté autonome : https://www.ft.com/content/dd1436ac-d5c6-11e7-a303-9060cb1e5f44

Selon un récent sondage, plus de 20 % des Espagnols pratiquent un boycott à l’égard des produits catalans

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Un homme manifeste avec un drapeau espagnol sur la place Saint-Jacques, à Barcelone (photographie : Javier Etxezarreta, EFE et El País)

Parmi les conséquences économiques de l’actuel défi séparatiste catalan, nous avons déjà signalé sur ce blog le boycott que pratiquent de plus en plus d’Espagnols à l’égard des produits fabriqués ou commercialisés en Catalogne – ce qui est aussi l’une des causes de la délocalisation du siège de nombreuses entreprises de la région dans d’autres communautés autonomes. Ce boycott semble aller dans les deux sens puisque, selon un sondage réalisé au cours de la dernière semaine du mois d’octobre auprès de 1 150 Espagnols, 47,8 % des habitants de Catalogne choisissent de ne plus acheter les produits ou de ne plus avoir recours aux services des firmes qui ont quitté l’autonomie. De leur côté, les autres Espagnols sont 23,2 % à boycotter les produits catalans et 20,9 % supplémentaires pensent s’y mettre prochainement.

Cette enquête d’opinion a été menée à bien sur un panel 41 entreprises présentes en Catalogne ou ayant de forts liens avec la région, comme les banques Sabadell et CaixaBank, l’entreprise d’infrastructures Abertis ou encore la chaîne de vêtements Desigual. Ce sondage montre ainsi une polarisation de plus en plus grande en matière économique parmi les Espagnols en général et les Catalans en particulier. Environ 47 % de ces derniers sont en désaccord avec les récents déménagements de sièges d’entreprises hors de Catalogne, tandis que 38,3 % disent en comprendre les motifs.

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/08/actualidad/1510134383_416223.html