La Légion espagnole dirige la nouvelle stratégie de lutte contre le djihad au Mali

Des membres du groupe tactique Millán-Astray de la Légion espagnole, en poste au Mali (photographie : Miguel Temprano et La Razón)

Membre de la Mission d’Entraînement européenne sur place (EUTM), le groupe tactique Millán-Astray, détachement de la Légion espagnole (Legión Española), est chargé de diriger la nouvelle stratégie des troupes internationales et locales contre le djihadisme, qui connaît une recrudescence au Sahel depuis plusieurs années. Commandé par le lieutenant-colonel Fernando Sánchez, ce détachement entraîne ainsi les soldats maliens à faire face au terrorisme islamique.

Mais les contacts avec l’armée malienne ne sont pas les seuls nécessaires à la mission du groupe tactique Millán-Astray. Il s’agit également d’améliorer les conditions de vie des populations locales, notamment en entretenant de bonnes relations avec les communautés les plus susceptibles de former un rempart solide contre le djihadisme. Il faut en effet éviter que les habitants du cru ne se laisse facilement séduire par des terroristes formés au Syrie ou en Irak.

Source : https://www.larazon.es/espana/20200104/etgzekz6lvgp5bvnmottgteqgq.html?fbclid=IwAR1q4TlXVwWmcb10oOUArtdveGDqPnvtOgpfmAgYS-DZpUUkWKqkc0CT0tE

L’Espagne rapatriera ses ressortissants djihadistes retenus en Syrie

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) – Photographie : Kenzo Tribouillard, AFP et El País)

C’est le ministre espagnol des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Union européenne, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui l’a confirmé ce lundi 7 octobre 2019 lors d’un déplacement au Parlement européen, à Bruxelles (Belgique) : les djihadistes espagnols retenus en Syrie seront rapatriés dans leur pays. Cette mesure concernera concrètement trois Espagnols ainsi qu’une Marocaine dont le mari, aujourd’hui décédé, était de nationalité espagnole.

Ces individus sont actuellement sous le coup d’une enquête de la part de l’Audience nationale (Audiencia Nacional), haut tribunal sis à Madrid. Pour le moment, l’État espagnol a expliqué qu’il menait à bien des tâches de sécurité et d’identification de ces femmes qui ont rejoint l’État islamique en Syrie et en Irak. D’autres ressortissants espagnols pourraient être concernés par cette future mesure de rapatriement mais le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) n’a pas encore communiqué à leur sujet.

Source : https://elpais.com/politica/2019/10/07/actualidad/1570459584_071129.html

L’Espagne veut réviser sa coopération militaire avec la Turquie suite à l’invasion de la Syrie

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, à gauche), serre la main du président turc, Recep Tayyip Erdoğan – Photographie : Twitter

Il y a quelques jours, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, lançait une vaste offensive militaire dans le Nord de la Syrie (notamment contre les Kurdes) à la suite du retrait des troupes américaines de la zone. Cette opération, condamnée par une bonne partie des pays occidentaux, a poussé la France et l’Allemagne à paralyser leurs ventes d’armes à la Turquie. Un débat a été mené hier lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays-membres de l’Union européenne (UE) à Luxembourg.

D’ores et déjà, les Pays-Bas et la Finlande ont emboîté le pas à Paris et Berlin tandis que l’Espagne envisage elle aussi de réviser sa coopération militaire avec Ankara. Madrid affirme ne vendre aucune arme à la Turquie qui pourrait servir à combattre les Kurdes, même si cette déclaration est impossible à vérifier en raison du blocage politique que connaît le pays. Ankara est le quatrième plus gros acheteur d’armes à l’Espagne selon les données remontant à l’année 2018, avec 162,5 millions d’euros (derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Arabie saoudite).

Source : https://elpais.com/internacional/2019/10/13/actualidad/1570972909_017892.html

Le nombre de demandeurs d’asile explose en Espagne

Une famille d’immigrés vénézuéliens en Espagne (photographie : Sergio Valero et El Mundo)

L’instabilité internationale, qui frappe notamment le continent américain, pousse de nombreux immigrés à demander l’asile dans des pays qu’ils jugent plus sûrs, dont l’Espagne. Selon les données fournies par le Bureau de l’Asile et des Réfugiés (Oficina de Asilo y Refugio) de notre voisin ibérique, la situation a explosé cette année puisque, rien qu’au premier semestre 2019, le pays a enregistré 55 498 demandes officielles d’asile, à peine 170 de moins que sur l’ensemble de 2018. Entre 2006 et 2015, la moyenne annuelle était de 5 460 dossiers à traiter.

La liste des nationalités des demandeurs d’asile en Espagne est largement latino-américaine, puisque cinq pays de la région (Venezuela, Colombie, Nicaragua, Honduras et Salvador) représentent à eux seuls 40 826 demandes sur le total. D’habitude, l’essentiel des demandes venait d’Algérie, d’Ukraine, de Palestine et de Syrie. Il faut dire que le système des visas facilite aujourd’hui l’entrée de Latino-Américains en Espagne en comparaison des ressortissants de pays arabo-musulmans ou d’Europe de l’Est.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2019/08/17/5d56df7bfc6c83a7748b462e.html

Le peintre historique espagnol Augusto Ferrer-Dalmau rayonne à l’international

Le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau devant l’une de ses œuvres (photographie : Mundiario)

Né en 1964 à Barcelone (Catalogne), le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau est célèbre outre-Pyrénées depuis des années pour ses tableaux historiques, qui représentent les grands épisodes guerriers de l’histoire nationale – depuis la Reconquête (718-1492) jusqu’aux campagnes de l’armée espagnole en Irak. Mais, récemment, la célébrité de Ferrer-Dalmau a dépassé les frontières espagnoles.

En 2018-2019, cet artiste est devenu collaborateur du Ministère de la Défense, actuellement dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), et a participé à diverses missions extérieures en Afghanistan, au Liban, au Mali ou en Syrie. Il a par ailleurs réalisé un tableau pour l’armée géorgienne, ce qui lui vaut désormais une salle d’exposition permanente au Musée national d’Art de Tbilissi.

Il a également acquis ses lettres de noblesse aux États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la récupération du passé hispanique de ce pays (avec des œuvres comme La Marche de Gálvez ou Pour le roi et pour l’Espagne, Gálvez à Pensacola). La Russie et la Finlande ont également envoyé des représentants diplomatiques lors du vernissage de l’une de ses peintures consacrées à Carl Gustaf Emil Mannerheim, grand homme d’État finlandais qui a combattu l’Empire tsariste puis l’Union soviétique.

De fait, les autorités de Moscou ont demandé à Augusto Ferrer-Dalmau d’accompagner l’armée russe en Syrie – ce qui lui a valu la Médaille de la Lutte contre le Terrorisme international. En France, il fait partie des peintres sélectionnés pour une grande exposition internationale à l’hôtel des Invalides tandis que l’Université de León (Mexique) lui a également commandé des œuvres.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/cultura/imparable-proyeccion-internacional-ferrer-dalmau-pintor-batallas/20190420201753151566.html

Les demandes d’asile en Espagne explosent en 2018

Des émigrants vénézuéliens traversent la frontière de leur pays avec la Colombie (photographie : EFE et La Razón)

Tout au long de l’année 2018, les demandes d’asile en Espagne ont explosé car elles ont progressé de 73 %, selon les données fournies au mois de février 2019 par la Commission espagnole d’Aide aux Réfugiés (CEAR). Et comme en 2017, les Vénézuéliens qui fuient la crise politique et économique dans leur pays font la une des journaux car ils représentent la première nationalité demandeuse d’asile.

Ils sont suivis par les Colombiens, les Syriens et les Honduriens. La secrétaire générale du CEAR, Estrella Galán, a souligné que seule une minorité de ces demandes d’asile sont acceptées en Espagne. Dans le cas des Vénézuéliens, par exemple, seuls 30 dossiers ont été validés, contre 1 495 rejetés.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/aumenta-en-un-73-las-personas-que-solicitan-asilo-en-espana-OK21903692

Les archéologues découvrent un grand bâtiment sur le site archéologique andalou de Madinat al-Zahra

Une vue aérienne du site archéologique de Madinat al-Zahra, non loin de Cordoue, en Andalousie (photographie : ABC)

Situé à proximité de Cordoue (Andalousie), le site archéologique omeyyade de Madinat al-Zahra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et joyau de l’époque musulmane en péninsule Ibérique, n’a pas fini de nous livrer ses secrets. L’Institut archéologique allemand qui travaille sur place met ainsi au jour de nouveaux lieux inconnus ou encore mal explorés, notamment la place d’armes de l’ancienne ville, selon l’analyse réalisée par Félix Hernández dans son Projet général de Recherches.

L’archéologue Felix Arnold a ainsi découvert que ce grand espace n’était pas seulement délimité à l’Ouest (c’est-à-dire dans sa partie proche du palais du calife) mais aussi à l’Est (c’est-à-dire dans sa partie plus proche de la cité de Madinat al-Zahra en elle-même) par une autre série d’arcades tout à fait intéressante. Ces arcades ne ressemblent en effet pas au style des Omeyyades de Damas (actuelle Syrie) mais à celui de la dynastie des Abbassides de Bagdad (actuel Irak), qui lui a succédé.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-descubren-edificacion-sin-parangon-medina-azahara-201811282011_noticia.html

Les forces de l’ordre espagnoles mettent en garde les autorités de leur pays face à d’imminentes attaques informatiques

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Des paraboles utilisées par le CNI (Centre national du Renseignement), les services secrets espagnols (photographie : TVE)

L’Espagne n’échappe pas particulièrement aux menaces d’attaques informatiques qui ont touché de nombreux pays dans le monde (et tout spécialement en Occident) ces dernières années. C’est en tout cas le sens du message qu’a délivré le colonel de la Garde civile Luis Fernando Hernández García, haut responsable du renseignement dans son corps des forces de l’ordre, auprès du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), ce mardi 9 octobre. Il s’est ainsi montré pessimiste à ce sujet et sa voix porte nécessairement puisqu’il a vingt ans d’expérience dans le domaine.

Il a notamment alerté face aux possibles piratages venus de l’État islamique, qui subsiste toujours de manière résiduelle en Irak et en Syrie, et a expliqué que l’ensemble des pays-membres de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) étaient potentiellement touchés par une telle menace. Il a également détaillé les modalités que pourraient utiliser les terroristes afin de déstabiliser l’Espagne ou ses voisins : déstabilisation, diffusion de fausses nouvelles, attaques contre les infrastructures critiques, etc.

Source : https://elpais.com/politica/2018/10/09/actualidad/1539112748_135086.html

L’armée américaine entraîne ses pilotes de chasse en Espagne

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Un F-22 américain (au premier plan) vole aux côtés d’un Eurofighter espagnol (photographie : Armée de l’Air espagnole et ABC)

Ce jeudi 16 août, l’armée de l’air américaine a organisé pour la première fois de son histoire un entraînement de ses pilotes de chasse en Espagne, sur la base aérienne de Los Llanos, à Albacete (Castille-La Manche). Il s’agissait pour les États-Unis d’Amérique de tester ses avions de combat F-22 Raptor aux côtés des Eurofighters et des F-18 de l’armée de l’air espagnole. 

Ces appareils, qui ne sont pas exportables et sont donc uniquement utilisés par les forces armées américaines, sont déployés depuis plusieurs années sur différents théâtres de conflit ou de tensions (Europe de l’Est, Norvège, Syrie).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-f-22-eeuu-adiestra-junto-cazas-espanoles-f-18-y-eurofighter-201808190342_noticia.html

Les demandes d’asile vénézuéliennes en Espagne continuent à augmenter

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L’ambassadeur du Venezuela en Espagne, Mario Isea (photographie : El Billuyo)

Nous en avions déjà parlé sur ce blog : la situation politique et économique que connaît le Venezuela depuis de nombreux mois pousse nombre de ses citoyens à quitter le pays, pour une nation frontalière comme la Colombie mais aussi pour l’Espagne. En 2017, notre voisin ibérique a ainsi reçu 31 120 demandes d’asile vénézuéliennes, soit le double de l’année 2016. Il s’agit, selon les données fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié, d’un record historique.

C’est ce qui a poussé l’Espagne à accepter l’année dernière près de 4,4 % des demandes d’asile de l’ensemble de l’Union européenne (contre à peine 1 % en 2016). Parmi les autres nationalités bien représentées parmi les demandeurs d’asile outre-Pyrénées, l’on retrouve les Syriens (en deuxième position), les Colombiens (en troisième position), les Ukrainiens (en quatrième position) et, enfin, les Palestiniens et les Algériens.

Source : https://www.libremercado.com/2018-06-19/el-exodo-venezolano-dispara-las-solicitudes-de-asilo-en-espana-hasta-niveles-record-1276620696/