Le peintre historique espagnol Augusto Ferrer-Dalmau rayonne à l’international

Le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau devant l’une de ses œuvres (photographie : Mundiario)

Né en 1964 à Barcelone (Catalogne), le peintre espagnol Augusto Ferrer-Dalmau est célèbre outre-Pyrénées depuis des années pour ses tableaux historiques, qui représentent les grands épisodes guerriers de l’histoire nationale – depuis la Reconquête (718-1492) jusqu’aux campagnes de l’armée espagnole en Irak. Mais, récemment, la célébrité de Ferrer-Dalmau a dépassé les frontières espagnoles.

En 2018-2019, cet artiste est devenu collaborateur du Ministère de la Défense, actuellement dirigé par Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), et a participé à diverses missions extérieures en Afghanistan, au Liban, au Mali ou en Syrie. Il a par ailleurs réalisé un tableau pour l’armée géorgienne, ce qui lui vaut désormais une salle d’exposition permanente au Musée national d’Art de Tbilissi.

Il a également acquis ses lettres de noblesse aux États-Unis d’Amérique, dans le cadre de la récupération du passé hispanique de ce pays (avec des œuvres comme La Marche de Gálvez ou Pour le roi et pour l’Espagne, Gálvez à Pensacola). La Russie et la Finlande ont également envoyé des représentants diplomatiques lors du vernissage de l’une de ses peintures consacrées à Carl Gustaf Emil Mannerheim, grand homme d’État finlandais qui a combattu l’Empire tsariste puis l’Union soviétique.

De fait, les autorités de Moscou ont demandé à Augusto Ferrer-Dalmau d’accompagner l’armée russe en Syrie – ce qui lui a valu la Médaille de la Lutte contre le Terrorisme international. En France, il fait partie des peintres sélectionnés pour une grande exposition internationale à l’hôtel des Invalides tandis que l’Université de León (Mexique) lui a également commandé des œuvres.

Source : https://www.mundiario.com/articulo/cultura/imparable-proyeccion-internacional-ferrer-dalmau-pintor-batallas/20190420201753151566.html

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Les demandes d’asile en Espagne explosent en 2018

Des émigrants vénézuéliens traversent la frontière de leur pays avec la Colombie (photographie : EFE et La Razón)

Tout au long de l’année 2018, les demandes d’asile en Espagne ont explosé car elles ont progressé de 73 %, selon les données fournies au mois de février 2019 par la Commission espagnole d’Aide aux Réfugiés (CEAR). Et comme en 2017, les Vénézuéliens qui fuient la crise politique et économique dans leur pays font la une des journaux car ils représentent la première nationalité demandeuse d’asile.

Ils sont suivis par les Colombiens, les Syriens et les Honduriens. La secrétaire générale du CEAR, Estrella Galán, a souligné que seule une minorité de ces demandes d’asile sont acceptées en Espagne. Dans le cas des Vénézuéliens, par exemple, seuls 30 dossiers ont été validés, contre 1 495 rejetés.

Source : https://www.larazon.es/sociedad/aumenta-en-un-73-las-personas-que-solicitan-asilo-en-espana-OK21903692

Les archéologues découvrent un grand bâtiment sur le site archéologique andalou de Madinat al-Zahra

Une vue aérienne du site archéologique de Madinat al-Zahra, non loin de Cordoue, en Andalousie (photographie : ABC)

Situé à proximité de Cordoue (Andalousie), le site archéologique omeyyade de Madinat al-Zahra, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et joyau de l’époque musulmane en péninsule Ibérique, n’a pas fini de nous livrer ses secrets. L’Institut archéologique allemand qui travaille sur place met ainsi au jour de nouveaux lieux inconnus ou encore mal explorés, notamment la place d’armes de l’ancienne ville, selon l’analyse réalisée par Félix Hernández dans son Projet général de Recherches.

L’archéologue Felix Arnold a ainsi découvert que ce grand espace n’était pas seulement délimité à l’Ouest (c’est-à-dire dans sa partie proche du palais du calife) mais aussi à l’Est (c’est-à-dire dans sa partie plus proche de la cité de Madinat al-Zahra en elle-même) par une autre série d’arcades tout à fait intéressante. Ces arcades ne ressemblent en effet pas au style des Omeyyades de Damas (actuelle Syrie) mais à celui de la dynastie des Abbassides de Bagdad (actuel Irak), qui lui a succédé.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-descubren-edificacion-sin-parangon-medina-azahara-201811282011_noticia.html

Les forces de l’ordre espagnoles mettent en garde les autorités de leur pays face à d’imminentes attaques informatiques

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Des paraboles utilisées par le CNI (Centre national du Renseignement), les services secrets espagnols (photographie : TVE)

L’Espagne n’échappe pas particulièrement aux menaces d’attaques informatiques qui ont touché de nombreux pays dans le monde (et tout spécialement en Occident) ces dernières années. C’est en tout cas le sens du message qu’a délivré le colonel de la Garde civile Luis Fernando Hernández García, haut responsable du renseignement dans son corps des forces de l’ordre, auprès du Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), ce mardi 9 octobre. Il s’est ainsi montré pessimiste à ce sujet et sa voix porte nécessairement puisqu’il a vingt ans d’expérience dans le domaine.

Il a notamment alerté face aux possibles piratages venus de l’État islamique, qui subsiste toujours de manière résiduelle en Irak et en Syrie, et a expliqué que l’ensemble des pays-membres de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord (OTAN) étaient potentiellement touchés par une telle menace. Il a également détaillé les modalités que pourraient utiliser les terroristes afin de déstabiliser l’Espagne ou ses voisins : déstabilisation, diffusion de fausses nouvelles, attaques contre les infrastructures critiques, etc.

Source : https://elpais.com/politica/2018/10/09/actualidad/1539112748_135086.html

L’armée américaine entraîne ses pilotes de chasse en Espagne

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Un F-22 américain (au premier plan) vole aux côtés d’un Eurofighter espagnol (photographie : Armée de l’Air espagnole et ABC)

Ce jeudi 16 août, l’armée de l’air américaine a organisé pour la première fois de son histoire un entraînement de ses pilotes de chasse en Espagne, sur la base aérienne de Los Llanos, à Albacete (Castille-La Manche). Il s’agissait pour les États-Unis d’Amérique de tester ses avions de combat F-22 Raptor aux côtés des Eurofighters et des F-18 de l’armée de l’air espagnole. 

Ces appareils, qui ne sont pas exportables et sont donc uniquement utilisés par les forces armées américaines, sont déployés depuis plusieurs années sur différents théâtres de conflit ou de tensions (Europe de l’Est, Norvège, Syrie).

Source : https://www.abc.es/espana/abci-f-22-eeuu-adiestra-junto-cazas-espanoles-f-18-y-eurofighter-201808190342_noticia.html

Les demandes d’asile vénézuéliennes en Espagne continuent à augmenter

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L’ambassadeur du Venezuela en Espagne, Mario Isea (photographie : El Billuyo)

Nous en avions déjà parlé sur ce blog : la situation politique et économique que connaît le Venezuela depuis de nombreux mois pousse nombre de ses citoyens à quitter le pays, pour une nation frontalière comme la Colombie mais aussi pour l’Espagne. En 2017, notre voisin ibérique a ainsi reçu 31 120 demandes d’asile vénézuéliennes, soit le double de l’année 2016. Il s’agit, selon les données fournies par la Commission espagnole d’Aide au Réfugié, d’un record historique.

C’est ce qui a poussé l’Espagne à accepter l’année dernière près de 4,4 % des demandes d’asile de l’ensemble de l’Union européenne (contre à peine 1 % en 2016). Parmi les autres nationalités bien représentées parmi les demandeurs d’asile outre-Pyrénées, l’on retrouve les Syriens (en deuxième position), les Colombiens (en troisième position), les Ukrainiens (en quatrième position) et, enfin, les Palestiniens et les Algériens.

Source : https://www.libremercado.com/2018-06-19/el-exodo-venezolano-dispara-las-solicitudes-de-asilo-en-espana-hasta-niveles-record-1276620696/

Une Espagnole veut redonner un emploi et de l’espoir aux Syriens

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Le célèbre savon d’Alep, originellement élaboré en Syrie (photographie : Planeta Huerto)

Alors que la Syrie connaît une guerre meurtrière sur son territoire depuis une décennie, il ne reste plus que deux fabriques de savon d’Alep (qui ne peuvent exporter leurs produits) sur la centaine qui existait originellement. Une Espagnole nommée Letizia Buzón est installée à 54 kilomètres de la ville d’Alep, non loin de la frontière entre Turquie et Syrie, avec sa propre fabrique de savon. Son objectif est de donner un emploi à 400 réfugiés de guerre supplémentaires, alors qu’elle a déjà 50 personnes sous sa responsabilité.

Elle rémunère généreusement ses employés, puisqu’ils touchent le double du salaire minimum turc. Elle collabore d’ailleurs avec le directeur de Médecins du Monde Turquie, Hakan Bilgin. Bon nombre de ces employés sont des femmes qui ont tout perdu (famille, emploi, foyer, etc.) et qui peuvent ainsi subvenir aux besoins de leurs enfants. Letizia Buzón fait régulièrement le voyage entre l’Espagne et la Syrie et vend en ligne les produits confectionnés sur place.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/internacional/noticias/9164446/05/18/El-jabon-de-Alepo-puede-devolver-la-esperanza-a-los-refugiados-de-la-mano-de-una-espanola.html?_ga=2.168640870.636567635.1525865520-1927478184.1498598390

« Espagne : des ambitions sous condition »

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L’actuelle ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire) – Photographie : One Magazine

Cet article publié le 31 janvier 2018 sur le site de la Lettre d’Informations stratégiques et de Défense évoque le programme de réarmement mis en place par la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), et plus généralement les ambitions de notre voisin pyrénéen en la matière : https://www.ttu.fr/espagne-ambitions-condition/

L’Espagne a dépensé 834,9 millions d’euros en 2017 pour ses missions militaires internationales

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Des militaires espagnols de l’Armée de terre en déplacement en mission à l’étranger (photographie : ABC)

Selon le quotidien conservateur ABC, le Ministère espagnol de la Défense, aujourd’hui dirigé par María Dolores de Cospedal (Parti populaire), a consacré tout au long de l’année 2017 834,9 millions d’euros aux dix-sept missions internationales dans lesquelles est engagée l’armée espagnole. Ces crédits, qui ont été fournis par le Fonds de Contingence du budget de l’État, représentent une augmentation de 8,2 % par rapport aux sommes allouées aux missions militaires internationales en 2016 (771,1 millions d’euros).

La mission la plus coûteuse pour le Trésor public a été celle du Liban (138 millions d’euros), mise en œuvre suite au conflit entre ce pays et Israël. Elle est suivie de la mission internationale contre l’État islamique en Syrie et en Irak (123,1 millions d’euros) et de l’opération Sophia en mer Méditerranée, qui cherche à lutter contre les passeurs de migrants. À titre de rappel, 2 469 soldats espagnols sont aujourd’hui déployés sur toute la planète.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/misiones-exterior-millones-23076.asp/

Mariano Rajoy et Donald Trump se rapprochent à Washington

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), en compagnie du président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, lors de leur conférence de presse commune, à l’extérieur de la Maison-Blanche (photographie : El Confidencial)

Ce lundi 25 septembre, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, effectuait un voyage à Washington pour s’y entretenir pour la première fois avec le président des États-Unis d’Amérique, Donald Trump, dans un rendez-vous strictement bilatéral. Après avoir passé la nuit à Blair House, l’homme fort du Parti populaire (PP) a rencontré le dirigeant de la première puissance mondiale à la Maison-Blanche le lendemain puis les deux hommes ont donné une conférence de presse commune dans la roseraie du célèbre bâtiment. L’un des enjeux de cette visite était, pour Mariano Rajoy, d’obtenir le soutien du président américain face au défi séparatiste catalan, ce qu’il a en effet reçu sans ambages. Donald Trump a en effet affirmé qu’à son sens, l’Espagne devait rester un pays uni en raison de son histoire. Les deux dirigeants ont aussi évoqué la situation de crise liée à la Corée du Nord et au Venezuela et ont proposé un bref retour sur les relations hispano-américaines.

En la matière, ce sont surtout la défense (avec le renforcement de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord et l’augmentation du budget espagnol du Ministère de la Défense, chapeauté par María Dolores de Cospedal) et le terrorisme qui ont concentré les discussions des deux hommes. Donald Trump s’est félicité de la participation de l’Espagne à la coalition internationale censée lutter contre l’État islamique en Syrie et Irak et a proposé aux deux pays d’accroître leur coopération dans le lutte contre le terrorisme islamiste. Pour ce qui est des relations économique, Mariano Rajoy a rappelé que les États-Unis d’Amérique constituent le premier investisseur étranger en Espagne, avec un stock de plus de 50 milliards d’euros en 2015, mais aussi que 600 entreprises espagnoles donnent du travail à 96 000 citoyens américains.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-rajoy-espera-espaldarazo-trump-frente-desafio-independentista-cataluna-201709261723_directo.html