Le Musée archéologique de Grenade a rouvert ses portes après de longs travaux

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Une salle du Musée archéologique de Grenade, en Andalousie, avant sa rénovation (photographie : De arqueología y patrimonio)

C’est ce vendredi 18 mai que le Musée archéologique de Grenade (Andalousie) a rouvert ses portes après quasiment huit ans de fermeture pour travaux et rénovation. Situé dans la très belle maison de Castril, dans le quartier du Bas Albaícin, il a été entièrement refait avec des fonds du Ministère de l’Éducation, de la Culture et du Sport, aujourd’hui présidé par Íñigo Méndez de Vigo (Parti populaire). Le gouvernement central espagnol, qui détient ce musée géré au jour le jour par la Junte d’Andalousie, dont la présidente est Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), y a investi 327 000 euros en tout et pour tout.

La muséographie a été entièrement repensée, tout comme les pièces d’accueil, et des cartouches et pancartes explicatifs ont été installés. La nouvelle exposition permanente du Musée archéologique de Grenade est organisée autour de la cour centrale du bâtiment tandis qu’une exposition temporaire de 120 pièces marquera la réouverture du musée, ainsi que l’a annoncé le directeur de l’institution, Isidro Toro. Le grand public pourra donc à nouveau admirer la dent de l’homme d’Orce, qui provient du site du Ravin du Lion, ou encore les restes de l’enfant de la grotte de la Carihuela, située sur le territoire de la commune de Píñar.

Sources : http://www.europapress.es/andalucia/noticia-museo-arqueologico-granada-reabre-puertas-viernes-permanecer-cerrado-2010-20180515122442.html et http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mecd/Paginas/2018/150518museo-granada.aspx

Le Pays basque devrait verser plus de 5 milliards d’euros supplémentaires à l’État espagnol pour que la justice fiscale entre communautés autonomes soit effective

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L’actuel lehendakari (président régional) du Pays basque, Íñigo Urkullu (Parti nationaliste basque) – Photographie : EFE et ABC

Alors que le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), veut accélérer la réforme du système de financement des communautés autonomes de droit commun et qu’il a pour ce faire rencontré la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), et le président régional aragonais, Javier Lambán (PSOE), deux autonomies bénéficient d’un régime particulier appelé concierto fiscal (« concert fiscal ») : le Pays basque et la Navarre. Ces deux régions peuvent en effet librement définir l’assiette de l’impôt sur le revenu et en verser ensuite une partie définie conjointement avec Madrid. Cela permet à Vitoria et Pampelune de disposer de ressources financières considérablement plus élevées que les autres communautés autonomes, le tout favorisant donc des distorsions considérables entre autonomies.

Or, d’après un calcul effectué par José Agustín Manzano Mozo, directeur des Impôts de la Castille-et-León pour le Réseau des Chercheurs en Financement régional et en Décentralisation financière d’Espagne (RIFDE), le Pays basque devrait verser à l’État central espagnol plus de 5,3 milliards d’euros supplémentaires afin d’éviter de telles distorsions. Les services rendus au Pays basque par Madrid (notamment en matière d’infrastructures, de diplomatie ou de défense) sont régulièrement sous-évalués lors de la renégociation du pacte fiscal (cupo fiscal) entre le gouvernement central et la Présidence régionale basque. Tout cela a bien entendu d’importants effets sur les possibilités financières des autres communautés autonomes.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-pais-vasco-deberia-pagar-5311-millones-mas-estado-cupo-201804210256_noticia.html

La guerre des impôts se poursuit entre communautés autonomes espagnoles

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La façade de l’Hôpital des Cinq-Plaies, siège du Parlement régional andalou (photographie : Juan Pedro Rica Peromingo)

Traditionnellement, c’est la Communauté de Madrid, aujourd’hui dirigée par Cristina Cifuentes (Parti populaire), qui est connue et reconnue comme la communauté autonome espagnole la plus libérale en matière d’impôts et de taxes de toutes natures puisque tout ce qui dépend de l’exécutif régional est généralement bas. Cette politique fiscale agressive a longtemps été critiquée par le gouvernement d’autres autonomies de notre voisin ibérique, comme la Junte d’Andalousie, présidée par Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui la considéraient comme une forme de dumping interne à l’Espagne. C’était notamment le cas de l’impôt régional sur la fortune ou des taxes sur la succession.

Désormais, pourtant, l’Andalousie est devenue un vrai « paradis » concernant l’impôt sur les héritages des particuliers (tout du moins pour ceux dont le patrimoine est inférieur à un million d’euros, dont les héritiers ne devront rien au fisc régional). C’est le fruit d’une réforme votée l’année dernière au Parlement régional andalou par le PSOE et les libéraux centristes de Citoyens (C’s). Comme le rappelle le secrétaire technique des conseillers de l’organisme REAF, Luis del Amo, cette « guerre fiscale » entre communautés autonomes est due à la fois à la pression citoyenne et à la volonté du parti d’Albert Rivera, très en pointe sur cette question.

De fait, en matière de taxe sur la succession, plusieurs autonomies de notre voisin ibérique ont réalisé de grandes réformes favorables au contribuable dans les années passées. Outre la Communauté de Madrid et l’Andalousie, l’Estrémadure (dirigée par le socialiste Guillermo Fernández Vara), la Région de Murcie (présidée par le conservateur Antonio López Miras) et la Castille-et-León (dont le président est le conservateur Juan Vicente Herrera) sont aussi concernées par ces baisses parfois massives. Luis del Amo rappelle aussi que dans bien d’autres communautés autonomes (la Galice du conservateur Alberto Núñez Feijóo ; la Principauté des Asturies du socialiste Javier Fernández ; les îles Baléares de la socialiste Francina Armengol ; les îles Canaries, présidées par Fernando Clavijo, de la Coalition canarienne ; La Rioja du conservateur José Ignacio Ceniceros ; le Pays basque, présidé par Íñigo Urkullu, du Parti nationaliste basque ; la Navarre d’Uxue Barkos, du parti Geroa Bai ; la Castille-La Manche du socialiste Emiliano García-Page), l’impôt sur la succession est déjà très faible, ce qui est aussi un manque à gagner pour le fisc.

Source : http://www.abc.es/economia/abci-andalucia-desbanca-madrid-como-oasis-fiscal-sucesiones-201802270957_noticia.html

Pedro Sánchez est très isolé dans les fédérations provinciales du PSOE

 

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Le premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sánchez (à gauche), converse avec la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (photographie : Raúl Caro et El Español)

Après avoir été évincé de son poste de premier secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) par les barons qui l’y avaient installés en octobre 2016, Pedro Sánchez avait reconquis son fauteuil à l’issue des élections primaires de mai 2017, triomphant de ses deux rivaux : Francisco López (dit « Patxi » López), ancien lehendakari (président régional du Pays basque) et ancien président du Congrès des députés ; et Susana Díaz, présidente de la Junte d’Andalousie. Il avait à cette époque obtenu plus de 50 % des suffrages des militants, ce qui le plaçait en position de force au sein de la formation sociale-démocrate.

Pourtant, lors des congrès provinciaux et régionaux organisés depuis lors, ces mêmes militants ont choisi de confier les rênes de leur délégation à des candidats plus proches de la ligne de Susana Díaz. Si l’on excepte la Catalogne (gérée par le Parti des Socialistes catalans de Miquel Iceta) et le Pays basque (où les trois fédérations provinciales sont acquises à Patxi López), Pedro Sánchez ne dispose que de seize provinces acquises à sa cause, fondamentalement dans les deux grands archipels espagnols (provinces de Santa Cruz de Tenerife et de Las Palmas de Grande Canarie, îles Canaries, ainsi que l’unique province des îles Baléares) et dans le Nord du pays : province unique de la Principauté des Asturies ; province unique de la Cantabrie ; province unique de la Navarre ; province unique de la Communauté de Madrid ; province unique de La Rioja ; province unique de la Région de Murcie ; province de Huesca (Aragon) ; provinces de La Corogne et Lugo (Galice) ; province de Valence (Communauté de Valence) ; province d’Albacete (Castille-La Manche) ; provinces de Burgos, Zamora et Valladolid (Castille-et-León).

Toutes les autres fédérations provinciales sont aux mains de partisans de Susana Díaz, notamment dans le Sud du pays et dans les communautés autonomes dirigées par les socialistes (Andalousie, Estrémadure, Communauté de Valence, Castille-La Manche). Ces dissensions se feront probablement ressentir lors de la constitution des listes du PSOE pour les élections régionales et municipales de 2019, qui seront un test pour l’ensemble des forces politiques en présence.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2018/02/22/actualidad/1519328400_300437.html

Philippe VI inaugure le Musée ibérique de Jaén

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Le roi d’Espagne, Philippe VI (au centre), en compagnie, entre autres, de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (à sa droite), et du ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (à sa gauche) – Photographie : Maison royale

Ce lundi 11 décembre, le roi d’Espagne, Philippe VI, inaugurait le Musée ibérique de Jaén, capitale de province andalouse. Il était accompagné, entre autres, du maire de la commune, Javier Márquez (Parti populaire) ; du ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro (PP) ; et de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol). Comme à chaque déplacement du monarque, des centaines de citoyens espagnols étaient de la partie et tenaient à l’accueillir comme il se doit en dépit de la pluie battante. Il s’agissait pour Philippe VI de sa première visite dans la cité andalouse en tant que chef d’État – son dernier passage sur place remontant à 2008, lorsqu’il était encore prince des Asturies.

Construit à partir de 2009, le Musée ibérique a coûté la bagatelle de 27 millions d’euros et ne tournera à plein régime qu’à partir de 2019. Il débute une vie qu’on lui souhaite longue et prospère avec une exposition temporaire intitulée « La dame, le prince, le héros et la déesse » (La dama, el príncipe, el héroe y la diosa), titre qui reprend quatre figure archétypales de la culture ibérique. Cette exposition réunit près de 300 pièces sous la direction d’Arturo Ruiz. Le musée s’étend sur une surface de 11 000 mètres carrés et réunit de nombreuses traces archéologiques venus de sites comme El Pajarillo (commune de Huelma) ou le Cerrillo Blanco (commune de Porcuna).

Source : http://www.canalsur.es/noticias/andalucia/el-rey-felipe-vi-inaugura-el-museo-ibero-de-jaen/1230545.html

C’est au tour du Parti socialiste ouvrier espagnol de manger son pain noir en matière de justice

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Deux anciens présidents socialistes de la Junte d’Andalousie, José Antonio Griñán (à gauche) et Manuel Chaves (photographie : Jesús Morón et ABC)

La corruption du monde politique est, probablement avec raison, l’une des principales préoccupations des Espagnols étant donné son caractère endémique et éminemment médiatique. Or, après le Parti populaire (PP) et l’affaire Gürtel, c’est désormais au tour du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de voir plusieurs de ses membres illustres s’asseoir sur le banc des accusés dans le cadre de l’affaire des ERE. Ce sigle, qui signifie Expediente de Regulación de Empleo en espagnol (soit l’équivalent de notre licenciement pour motifs économiques), fait référence dans l’Andalousie contrôlée par les sociaux-démocrates à une vaste affaire d’utilisation supposément indue de fonds publics originellement destinés à des chômeurs affectés par les plans de compression du personnel qui ont émaillé l’Espagne depuis le début de la crise économique et financière de 2008.

Depuis le début de l’enquête sur l’utilisation desdits fonds, la justice a découvert que ces fameux ERE étaient probablement devenus une véritable « industrie » locale avec une trame savamment orchestrée depuis la Junte d’Andalousie. Deux anciens présidents régionaux (les deux prédécesseurs immédiats de Susana Díaz), à savoir Manuel Chaves (1990-2009) et José Antonio Griñán (2009-2013) accompagnent donc une vingtaine d’autres responsables administratifs andalous au tribunal afin de répondre d’une possible utilisation arbitraire des fonds publics destinés aux personnes concernées par un ERE. L’instruction a été menée tambour battant par le juge Mercedes Alaya puis par son successeur, Álvaro Martín. Le jugement à proprement parler sera dirigé par Juan Antonio Calle, en compagnie de Pilar Llorente et Encarnación Gómez.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/2017/12/11/5a2d81f2268e3e187d8b460d.html

Nouvelle bisbille entre les communautés autonomes espagnoles sur la question des taxes régionales

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La reine Letizia (au centre), entourée de la présidente de la Communauté de Madrid, Cristina Cifuentes (à droite), et de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (photographie : EFE et Público)

La complexité du système de l’Espagne des autonomies, notamment d’un point de vue économique, financier et fiscal, crée un mécontentement croissant au sein du peuple espagnol et ne favorise pas la compréhension et la réforme territoriales du pays, tant demandées par certains, à droite comme à gauche. Elle a aussi abouti à une forme de concurrence généralisée entre les communautés autonomes, qui se fondent chacune sur leurs atouts propres et leurs marges de manœuvre pour tenter de s’imposer au niveau national et international. Or, dans le cadre de la réforme du financement des régions, le ministre des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, doit faire face à la grogne de la plupart des régions, qui crient cette fois-ci haro sur la Communauté de Madrid. En cause ? Le niveau très bas des impôts et taxes dont la région de la capitale a la charge. Il faut dire que l’actuelle présidente régionale, Cristina Cifuentes (Parti populaire), en a fait son cheval de bataille et n’entend pas bouger d’un iota à ce sujet.

C’est surtout la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui est vent debout contre la politique fiscale menée par la Communauté de Madrid et demande une harmonisation généralisée du système fiscal régional espagnol. De son côté, la conseillère régionale madrilène aux Finances, Engracia Hidalgo, a envoyé un rapport à Cristóbal Montoro en affirmant que toute harmonisation de ce type serait une atteinte aux principes d’autonomie de revenus des communautés autonomes et de co-responsabilité fiscale. D’ailleurs, la Communauté de Madrid est la seule région de notre voisin pyrénéen à défendre l’idée d’une suppression pure et simple de l’impôt sur la succession, qui est très bas sur place. Même des régions dirigées par les conservateurs, comme la Galice d’Alberto Núñez Feijóo, vont dans le sens inverse.

Source : http://www.elmundo.es/economia/2017/12/07/5a2818e2ca474188128b4585.html

Mariano Rajoy ne veut pas entendre parler d’une réforme de la Constitution espagnole en l’absence de consensus politique

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (au centre), glisse un mot au président de la Cour constitutionnelle, Juan José González Rivas, en compagnie de la présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (à droite), et du président de la Cour suprême et du Conseil général du Pouvoir judiciaire (CPGJ), Carlos Lesmes (photographie : Chema Moya, EFE et ABC)

Ce mercredi 6 décembre, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire), assistait au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, Parlement espagnol), à Madrid, en compagnie de nombreuses autres autorités de l’État, aux cérémonies du jour de la Constitution. C’est en effet le 6 décembre 1978 qu’a été approuvé par référendum l’actuel texte fondamental qui régit la vie politique et institutionnelle de notre voisin ibérique – et il fêtait donc son trente-neuvième anniversaire. La célébration, qui accompagne un jour férié, a évidemment été marquée en filigrane par le défi séparatiste catalan, alors que des élections anticipées se tiendront dans la communauté autonome le 21 décembre prochain. Une commission spécifique a été mise en place au Congrès des députés pour discuter d’une possible réforme de la Constitution mais Mariano Rajoy a durci ce 6 décembre les conditions de tout changement en la matière.

Il a en effet déclaré qu’il était ouvert à une réforme constitutionnelle mais a évidement refusé de mettre fin à l’unité de l’Espagne et de rompre la souveraineté nationale. Il a par ailleurs demandé qu’un consensus très large se noue autour de cette réforme, tout comme entre 1977 et 1978, lorsque les « pères » de la Constitution avaient débattu de sa rédaction. Il a également dû répondre aux attaques de la président de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui a critiqué la lenteur de la réforme du financement des communautés autonomes. En ce 6 décembre 2017, cependant, aussi bien Mariano Rajoy que le premier secrétaire du PSOE, Pedro Sánchez, et le président du parti Citoyens (C’s), Albert Rivera, ont réaffirmé leur attachement à la Constitution en vigueur.

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/12/06/actualidad/1512555547_229991.html

Mariano Rajoy veut mettre l’accent sur la réforme du financement des régions dans le cadre d’un large pacte avec le PSOE

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Le ministre espagnol des Finances et de la Fonction publique, Cristóbal Montoro, au Congrès des députés, à Madrid (photographie : Uly Martín et El País)

En 2009, le Conseil de Politique fiscale et financière du Royaume d’Espagne donnait son feu vert à un projet de réforme du financement des communautés autonomes espagnoles proposé par le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier espagnol) qui était soutenu presque exclusivement par les autonomies socialistes et n’avait pas compté sur l’approbation des régions dirigées par le Parti populaire (PP). C’est précisément l’écueil que veut aujourd’hui éviter le président du gouvernement conservateur, Mariano Rajoy, qui cherche à parvenir à un large consensus avec le PSOE, d’autant que l’actualisation du système de financement aurait déjà dû avoir lieu en 2014. Il va pour cela amener le débat à la fois au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) et au Conseil de Politique fiscale et financière, qui dépend du Ministère des Finances et de la Fonction publique, aujourd’hui dirigé par Cristóbal Montoro.

Par ailleurs, la Commission d’Étude et d’Évaluation de l’État des Autonomie, constituée par le PSOE avec le soutien des conservateurs, devrait aussi servir à débattre de ce sujet crucial. Le Parti populaire espère de fait que les élections catalanes anticipées du 21 décembre prochain permettront d’accélérer le processus, voire de voter le budget de l’État pour l’année 2018. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, la majeure partie des communautés autonomes est dirigée, directement ou pas, par les socialistes : l’Andalousie (Susana Díaz), les Asturies (Javier Fernández), la Communauté de Valence (Ximo Puig), l’Aragon (Javier Lambán), les îles Baléares (Francina Armengol), l’Estrémadure (Guillermo Fernández-Vara) et la Castille-La Manche (Emiliano García-Page), sans compter la Cantabrie, où Miguel Ángel Revilla, du Parti régionaliste de Cantabrie (PRC), est soutenu par les sociaux-démocrates. Le PP contrôle de son côté la Communauté de Madrid (Cristina Cifuentes), la Galice (Alberto Núñez Feijóo), la Région de Murcie (Fernando López Miras), La Rioja (José Ignacio Ceniceros) et la Castille-et-León (Juan Vicente Herrera).

Pour sa part, la Coalition canarienne (CC) dirige les îles Canaries avec un gouvernement minoritaire, tandis que le Pays basque et la Navarre, qui bénéficient d’un traitement spécifique, ne sont pas concernées par une éventuelle réforme de ce type. L’exécutif espagnol s’est récemment empressé de soutenir, aux côtés de la gauche, la réactualisation du système de financement basque précisément afin de s’attirer la sympathie des communautés autonomes et de pouvoir aborder plus sereinement la suite des événements. 

Source : https://politica.elpais.com/politica/2017/11/29/actualidad/1511981750_338540.html

Miquel Iceta, candidat socialiste à la présidence catalane, demande un effacement partiel de la dette régionale à l’égard de l’État espagnol

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Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC) et candidat à la présidence de la Généralité de Catalogne, Miquel Iceta (photographie : Santi Cogolludo et El Mundo)

Dans le cadre de la campagne pour les élections régionales anticipées du 21 décembre prochain, le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC) et candidat à la présidence de la Généralité de Catalogne, Miquel Iceta, y a été de sa petite proposition-choc. Il a en effet demandé à l’État espagnol d’effacer une partie de la dette faramineuse que la communauté autonome doit à Madrid – près de 53 milliards d’euros qui se sont accumulés ces dernières années en raison des prêts auxquels ont consenti tous les Espagnols dans le cadre du Plan de Paiement des Fournisseurs (Plan de Pago a Proveedores – PPP) et du Fonds de Liquidité aux Autonomies (FLA). La Catalogne a été, de loin, la région espagnole qui a eu le plus recours à cet argent frais en provenance de l’État central.

Pour Miquel Iceta, un effacement partiel de cette dette permettrait la conclusion d' »un accord pour la confiance et la réconciliation ». Le premier secrétaire du PSC a été encore plus loin en expliquant qu’une telle opération pourrait être réalisée pour toutes les autonomies qui en feraient la demande. Le poids de cette dette non réglée risquerait alors de peser lourd sur Madrid – et donc, par ricochet, sur tous les Espagnols. L’on se demande par ailleurs ce que Miquel Iceta propose comme geste de bonne volonté de la part d’une Généralité de Catalogne qui ne s’est pas précisément distinguée ces dernières années par sa loyauté envers le reste de l’Espagne et par sa bienveillance à l’égard des Espagnols en général. Rappelons que, depuis 2012, l’ensemble des communautés autonomes a contracté une dette de près de 157 milliards d’euros à l’égard de l’État.

Les autonomies qui bénéficieraient le plus d’un tel effacement sont la Communauté de Valence (dirigée par le socialiste Ximo Puig, qui réclame de son côté une réduction de 20 milliards d’euros sur sa dette), l’Andalousie (dirigée par la socialiste Susana Díaz) et la Castille-La Manche (dirigée par le socialiste Emiliano García-Page). Au contraire, deux régions gouvernées par le Parti populaire (PP) et qui ont beaucoup limité leur endettement ces dernières années seraient lésées par cet accord : la Galice (dont le président est Alberto Núñez Feijóo) et la Communauté de Madrid (présidée par Cristina Cifuentes).

Source : http://www.elmundo.es/cataluna/2017/11/29/5a1dc0cc46163f88608b4585.html