La crise de 2008 et ses conséquent éviteront finalement à l’Espagne de devenir immédiatement contributeur net de l’Union européenne

L’actuelle ministre espagnole des Finances, María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie de l’ancienne présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (PSOE) – Photographie : El Confidencial Digital

En raison des conséquences de la crise économique de 2008, qui a notamment fait reculer le produit intérieur brut (PIB) espagnol en 2009 et 2012, l’Espagne ne deviendra pas immédiatement contributeur net du budget de l’Union européenne (UE). En 2007, le PIB par habitant espagnol a atteint 105 % de la moyenne communautaire avant de retomber à 91 % en 2012.

En 2017, ce niveau est remonté à 92 % et c’est ce chiffre qui sera pris en compte afin de calculer les transferts financiers au sein de l’UE pour le prochain budget de l’organisation (qui couvrira la période 2021-2027). La négociation est particulièrement âpre car l’un des contributeurs nets de l’UE, le Royaume-Uni, doit la quitter en mars 2019 et il faudra donc combler le manque à gagner.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2019-03-05/doble-recesion-salvara-espana-contribuyente-neto-ue_1861722/

Le changement de majorité en Andalousie relance la polémique sur la construction d’une route en plein parc naturel

Un véhicule tout terrain parcourt les dunes du Parc national de Doñana, en Andalousie (photographie : García Cordero et El País)

C’est une vieille revendication des habitants de la province de Huelva, en Andalousie : la construction d’une voie rapide qui relierait cette capitale de province à Cadix. Candidat aux élections régionales de 2015, Javier Arenas (Parti populaire), en avait fait son cheval de bataille dans la zone mais n’avait finalement pas pu accéder à la présidence andalouse. En novembre 2018, dans le cadre de la campagne pour le scrutin du 2 décembre, Juan Manuel Moreno (PP) a fait la même promesse lors de ses réunions publiques.

Et lui est devenu président de la Junte d’Andalousie au détriment de Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol). Mais un problème de taille se pose : entre la province de Huelva et celle de Cadix s’étend le Parc national de Doñana, joyau du patrimoine naturel espagnol régulièrement menacé par des catastrophes naturelles ou l’activité humaine. Moreno a juré que le tracé de la voie rapide respecterait ce parc naturel en le contournant mais il ne s’agit pas dans tous les cas d’une mesure prioritaire pour le nouvel exécutif régional. Pendant ce temps, les associations écologistes se montrent très inquiètes à ce sujet.

Source : https://elpais.com/sociedad/2019/01/23/actualidad/1548274209_178215.html

Juan Manuel Moreno est élu président régional de l’Andalousie

Le nouveau président de la Junte d’Andalousie, Juan Manuel Moreno (Parti populaire) – Photographie : Paco Puentes et El País

Même si le suspense était limité suite à l’accord de gouvernement passé avec la formation Citoyens (C’s) et le contrat signé séparément avec le parti d’extrême droite Vox, tout le monde a attendu la soirée de ce mercredi 16 janvier pour que le candidat du Parti populaire (PP), Juan Manuel Moreno, soit élu président de la Junte d’Andalousie grâce aux voix de sa formation et de ses deux nouveaux alliés. Il succède ainsi à Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol) à ce poste et devient le premier président régional andalou de droite depuis le retour à la démocratie, en 1975. Il a recueilli 59 votes en sa faveur et 50 votes contre lui.

Né à Barcelone (Catalogne) le 1er mai 1970, Juan Manuel Moreno Bonilla (dit « Juanma » Moreno) est président de la fédération andalouse du PP depuis le 1er mars 2014. Député (2000-2004 et 2007-2011) de Cantabrie puis de la province de Málaga (Andalousie) et sénateur national (2014-2017), secrétaire d’État aux Services sociaux et à l’Égalité (2011-2014) sous la présidence de Mariano Rajoy (PP), il échoue à être élu président régional andalou en 2015 mais y parvient finalement cette année.

La répartition du nouveau gouvernement régional sera équitable entre le PP et Citoyens. La formation de droite occupera six Départements sur onze tandis que les cinq restants reviendront à C’s. Une nouvelle page s’ouvre donc dans l’histoire politique andalouse.

Sources : https://www.elmundo.es/andalucia/2019/01/16/5c3f54a0fdddff6e438b4579.html et https://elpais.com/politica/2019/01/14/actualidad/1547463117_740033.html

« Le tremblement de terre andalou »

Le juge Francisco Serrano, tête de liste du parti Vox aux élections andalouses du 2 décembre 2018 (photographie : Gaceta.es)

Cet article de mon cru, intitulé « Le tremblement de terre andalou » et publié sur le site Soverain (auquel je collabore régulièrement) le 3 décembre 2018 revient sur les élections régionales anticipées en Andalousie du 2 décembre dernier et sur leurs possibles conséquences : https://www.soverain.fr/le-tremblement-de-terre-andalou/

Le gouvernement espagnol vole au secours de Susana Díaz en Andalousie

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Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), en compagnie de la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (PSOE), sur le perron du palais Saint-Elme, siège de la présidence régionale andalouse, à Séville, ce vendredi 26 octobre (photographie : Cristina Quicler, AFP et El Mundo)

Ce vendredi 26 octobre, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) s’est exceptionnellement réuni en Conseil des ministres à Séville, capitale de l’Andalousie, afin de voler au secours de la candidate de la formation sociale-démocrate, la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz, qui se présentera à sa propre succession aux élections régionales du 2 décembre prochain. Il s’agissait aussi de mettre en scène la réconciliation définitif entre Sánchez et Díaz, après leurs oppositions passées, et d’illustrer les bons rapports entre Madrid et Séville, après des années de tension sous les deux mandats de Mariano Rajoy (Parti populaire).

Une réunion a par ailleurs eu lieu entre Pedro Sánchez et Susana Díaz au palais Saint-Elme, siège de la présidence régionale andalouse, pour évoquer des sujets concernant la communauté autonome. Sont prévus, dans tous les cas, une augmentation de la contribution de l’État au budget régional andalou, du plan en faveur des ateliers navals de la Baie de Cadix ou du Plan spécial pour l’Emploi récemment annoncé par le chef de l’exécutif en faveur de l’Andalousie.

Source : https://www.elmundo.es/andalucia/2018/10/26/5bd35599ca474198098b4596.html

Les élections régionales andalouses se tiendront le 2 décembre 2018

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol – au centre, devant le pupitre), ce dimanche 7 octobre, lors d’un déplacement à Alcalá la Real, dans la province de Jaén, dans le Nord de sa communauté autonome (photographie : Manuel Cuevas et El Mundo)

La rupture du pacte de gouvernement entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la formation centriste Citoyens (C’s) le laissait entrevoir et la nouvelle semblait devoir tomber en début de semaine : les élections régionales andalouses, qui étaient initialement prévues pour le mois de mars 2019, auront finalement lieu de manière anticipée le 2 décembre 2018. C’est la présidente régionale, Susana Díaz (PSOE), qui l’a annoncé ce lundi 8 octobre à la presse avant de convoquer un Conseil exceptionnel du gouvernement régional.

L’objectif est multiple pour Díaz : profiter des sondages, qui lui sont favorables ; organiser ce scrutin indépendamment des autres élections régionales et municipales, qui se tiendront en mai 2019 ; et prendre ses adversaires de court. Il faut dire que le Parti populaire (PP) d’Andalousie a également révélé ce lundi 8 octobre de nouvelles données concernant les scandales politico-financiers qui touchent le PSOE au niveau régional.

Les enjeux de ce scrutin, qui sera donc le premier du marathon 2019-2020 (élections régionales et municipales, élections européennes, élections générales), sont nombreux : pour Susana Díaz, il s’agit de se renforcer dans son bastion méridional après son échec aux primaires socialistes face à Pedro Sánchez ; pour le président du gouvernement, il convient de se donner un nouvel élan dans la perspective des élections parlementaires au niveau national ; pour le Parti populaire, le but est de limiter la casse et, peut-être, de profiter d’un effet Casado qui tarde pour le moment à se manifester ; pour Citoyens, il faut transformer l’essai et donner corps à des sondages très favorables ; pour Podemos, qui se présentera en coalition avec la Gauche unie (IU), il faudra faire mentir les pronostics et réaliser un meilleur score qu’en 2015.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/2018/10/08/5bbb29c022601d26718b4599.html

Une entreprise espagnole a déjà conçu un véhicule pour circulation ferroviaire en Hyperloop

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Le train hyperloop conçu par l’entreprise espagnole Carbures (photographie : HTT et ABC)

Comme nous l’avions déjà signalé sur ce blog, l’Espagne est en pointe dans le développement de la technologie ferroviaire hyperloop, qui doit permettre aux voyageurs de parcourir encore plus vite de longues distances sur chemin de fer. Après des années de travail et de recherches, l’entreprise espagnole Carbures, sise à Jerez de la Frontera, dans la province de Cadix (Andalousie), et spécialisée dans les structures en carbone a présenté une première version des véhicules qui pourront circuler grâce à cette technique révolutionnaire.

Commandé par la compagnie Hyperloop Transportation Technologies (HTT), ce véhicule a été conçu dans l’usine que Carbures possède dans la commune d’El Puerto del Santa María, non loin de Jerez de la Frontera. Par ailleurs, Carbures a fusionné avec l’entreprise Inypsa pour former Airtificial, compagnie dirigée par Rafael Contreras afin de développer la technologie hyperloop. Lors de la présentation du train était présente, entre autres personnalités, la présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier).

Source : https://www.abc.es/tecnologia/informatica/hardware/abci-hyperloop-primera-capsula-para-hyperloop-hito-mundial-made-spain-201810021206_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia-video&ns_fee=0

Des élections régionales anticipées semblent se profiler en Andalousie

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Le porte parole du groupe Citoyens (C’s) à l’Assemblée régionale andalouse, Juan Marín (au premier plan) – Photographie : EFE et El Mundo

Cette décision était attendue depuis plusieurs jours : le Comité exécutif national du parti Citoyens (C’s), libéral et centriste, a décidé de rompre le pacte de gouvernement qui le liait au cabinet régional andalou de Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cette rupture met de facto les socialistes en minorité à l’Assemblée régionale andalouse et poussera probablement Díaz à organiser des élections anticipées, les prochaines devant théoriquement se dérouler en mars 2019.

Les scandales politico-financiers suivent le PSOE régional à la trace depuis plusieurs années mais c’est le refus de l’exécutif andalou d’approuver certaines mesures proposées par C’s (élimination du régime juridique spécial des élus, réforme de la loi électorale, limitation du nombre de mandats, surveillance plus étroite des possibles conflits d’intérêts) qui a précipité le divorce entre les deux partenaires de coalition. Pour le moment, Susana Díaz ne s’est pas prononcée sur la tenue d’élections régionales anticipées.

Source : http://www.elmundo.es/andalucia/sevilla/2018/09/07/5b9253ca468aebe83d8b45fb.html

L’Andalousie interdira désormais la vente de logements publics à des acteurs privés

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite), en compagnie du vice-président et conseiller régional à la Présidence, à l’Administration locale et à la Mémoire démocratique, Manuel Jiménez Barrios (PSOE) – Photographie : EFE et Libertad digital

Ce mardi 28 août, le gouvernement régional de la Junte d’Andalousie, dirigé par Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol), a adopté un décret qui vise à protéger le parc de logements publics de la communauté autonome des appétits privés. Il s’agit en effet d’interdire désormais la vente de ce type de logements à des entreprises privées et à des fonds vautour (fondos buitre), afin de préserver les familles qui en bénéficient de toute mésaventure avec d’éventuels nouveaux propriétaires.

Selon le porte-parole du gouvernement régional andalou, Juan Carlos Blanco, ce décret vient donner un cadre juridique et légal à une pratique qui était déjà celle de la Junte d’Andalousie. L’élaboration dudit décret a été faite en collaboration avec les partenaires sociaux à travers l’Observatoire andalou du Logement (OAV) et a également pris en compte des mesures cherchant à renforcer la visée sociale de ces HLM.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9353595/08/18/Andalucia-blinda-las-viviendas-publicas-al-prohibir-su-venta-a-empresas-y-fondos-buitre.html

Pedro Sánchez veut que les communautés autonomes espagnoles puissent de nouveau se financer sur les marchés internationaux

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La présidente de la Junte d’Andalousie, Susana Díaz (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : DR et Le 360

À la suite de la crise économique de 2008, la plupart des communautés autonomes espagnoles, qui finançaient leur dette sur les marchés privés internationaux, n’ont plus été en mesure d’emprunter de l’argent à des taux non usuraires et ont été contraintes de recourir aux prêts de l’État central afin de continuer à fonctionner. Dix ans plus tard, le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) veut que les régions du pays puissent capter jusqu’à 14,5 milliards d’euros sur les marchés mondiaux en 2018.

Concrètement, la ministre des Finances, María Jesús Montero, souhaite que l’Andalousie (dirigée par Susana Díaz, du PSOE), la Principauté des Asturies (présidée par Javier Fernández, du PSOE), les îles Baléares (dirigées par Francina Armengol, du PSOE), les îles Canaries (présidées par Fernando Clavijo, de la Coalition canarienne), La Rioja (dirigée par José Ignacio Ceniceros, du Parti populaire), la Galice (présidée par Alberto Núñez Feijóo, du PP) et la Castille-et-León (dirigée par Juan Vicente Herrera, du PP), puissent quitter le fonds de liquidités mis en place en 2012.

Au cours des dernières années, seules trois autonomies (la Communauté de Madrid, le Pays basque et la Navarre) ont pu se financer sur les marchés internationaux. L’arc méditerranéen (Catalogne, Communauté de Valence et Région de Murcie) n’ont pour le moment pas les moyens de quitter le giron financier de l’État central étant donné leur dette publique encore élevée.

Source : http://www.eleconomista.es/economia/noticias/9339085/08/18/Moncloa-quiere-que-las-regiones-capten-este-ano-14500-millones-en-el-mercado.html