Décès du linguiste espagnol Germà Colón à l'âge de 91 ans

Le linguiste espagnol Germà Colón (photographie : El Diario)

L’on apprenait ce dimanche 22 mars 2020 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 91 ans, du linguiste espagnol Germà Colón i Domènech, qui était né à Castellón de la Plana (Communauté de Valence) le 30 novembre 1928. Spécialiste de philologie romane et de lexicologie catalane, il étudie à l’Université de Barcelone auprès d’éminences de son temps, à l’instar d’Antoni Badia et Martín de Riquer. Diplômé en 1951, il obtient un doctorat en 1952 à l’Université de Madrid avec une thèse de dialectologie de sa région d’origine.

Il poursuit ses études à Louvain (Belgique) ainsi qu’à Zurich (Suisse) avant de commencer à travailler à l’Université de Bâle (Suisse), sur proposition de l’un de ses collègues, le philologue suisse Walther von Wartburg. De 1968 à 1972, il officie également à l’Université de Strasbourg (France) puis, de 1973 à 1974, à l’Université autonome de Barcelone. Il est également membre de l’Académie royale des Belles Lettres de Barcelone.

Source : https://www.eldiario.es/cv/Fallece-lexicologo-castellonense-Germa-Colom_0_1008599688.html

Les articles de la personnalité féministe espagnole Clara Campoamor sont enfin publiés

La personnalité féministe espagnole Clara Campoamor (photographie : ABC)

Née à Madrid le 12 février 1888 et décédée à Lausanne (Suisse) le 30 avril 1972, Clara Campoamor Rodríguez est l’une des grandes références féministes de l’Espagne de son temps. Avocate, femme de lettres et personnalités politiques, elle commence à publier dans la presse espagnole en 1920 et, cent ans plus tard, son compatriote Luis Español Bouché, lui aussi écrivain de son état, a mis au jour ses premiers articles, qui mettent déjà en lumière ses engagements politiques en faveur de la femme et du libéralisme politique. Ils ont été publiés dans le quotidien Hoy (littéralement, Aujourd’hui).

Outre ce journal, elle collabore également aux publications El socialista (littéralement, Le Socialiste), La libertad (littéralement, La Liberté) et El tiempo (littéralement, Le Temps). Ces articles ont enfin été réunis dans un volume, baptisé La forja de una feminista (titre que l’on pourrait traduire par La Formation d’une féministe), publié en 2019 aux éditions Renacimiento et réalisé par Isabel Lizarraga Vizcarra et Juan Aguilera Sastre. Les deux chercheurs rappellent qu’en tant qu’élue parlementaire, Clara Campoamor a notamment défendu le droit de vote des femmes face aux députées de gauche Victoria Kent et Margarita Nelken.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-sale-obra-periodistica-clara-campoamor-202003070045_noticia.html

L'Espagne est le pays le plus sain au monde selon la Fondation Bloomberg

L’Hôpital universitaire de la Fondation Jiménez-Díaz, à Madrid (photographie : Quirón Salud)

Chaque année, la Fondation Bloomberg, dont le siège se trouve à New York (États-Unis d’Amérique), édite un Indice mondial de Santé qui classe les pays du globe du plus sain au moins sain. Cette année, selon les données collectées en 2019, l’Espagne est, selon cette fondation, le pays le plus sain au monde, détrônant ainsi l’Italie, qui passe en deuxième position. Sur la troisième marche du podium, l’on retrouve l’Islande. Le classement de la Fondation Bloomberg prend en compte toute une série de facteurs : les habitudes et conduites à risque de la population (tabagisme, obésité, pression sanguine, etc.), des facteurs environnementaux (accès à l’eau potable, alimentation, qualité de l’air), la sécurité sociale, l’espérance de vie, les causes les plus fréquentes de décès, etc.

Après l’Islande, l’on retrouve les nations suivantes parmi les dix premières du classement de la Fondation Bloomberg : le Japon, la Suisse, la Suède, l’Australie, Singapour, la Norvège et Israël. La bonne place de l’Espagne et de l’Italie est en partie due à la pratique du régime méditerranéen (légumes secs, légumes verts, fruits, céréales, huile d’olive). Concernant notre voisin pyrénéen, le haut taux de personnes qui marchent quotidiennement (37 % des Espagnols environ se rendent à pied sur leur lieu de travail) et l’espérance de vie à la naissance (83,5 ans à l’heure actuelle) sont également des facteurs qui expliquent ce résultat.

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-espana-pais-mas-saludable-mundo-segun-bloomberg-202002292130_noticia.html

L'Espagne est l'un des pays de l'OCDE où la dépense publique est la moins efficiente

Des élèves dans une salle de classe en Espagne (photographie : Cinco Días)

Selon un rapport récemment élaboré par l’Institut des Études économiques (Instituto de Estudios Económicos, IEE), sis à Madrid, l’Espagne est l’un des pays de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches ») où la dépense publique est la moins efficiente. Concrètement, sur les trente-six pays qui composent cet organisme sis à Paris (France), l’Espagne se place vingt-sixième en matière d’efficacité de la dépense publique, le premier pays du classement étant la Suisse, avec un résultat 66 % supérieur à celui de notre voisin ibérique. Ce dernier se trouve également en-dessous de la moyenne de l’Union européenne (UE).

L’un des principaux domaines où la dépense publique espagnole pourrait être grandement améliorée est celui de l’instruction publique, puisque le taux d’abandon scolaire est encore élevé outre-Pyrénées – 17,9 % en 2018. Les résultats des élèves espagnols sont donc très inférieurs à ce que l’on serait en droit d’attendre au vu des sommes investies dans leur éducation par l’État, les communautés autonomes et les municipalités. Les politiques de retour à l’emploi constituent également un chantier majeur pour l’amélioration de l’efficience de la dépense publique chez notre voisin pyrénéen.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/27/economia/1582805892_218368.html

Un massacre préhistorique est élucidé dans les Pyrénées espagnoles

Un crâne d’être humain retrouvé dans la grotte d’Els Trocs de Bisaurri, dans la province de Huesca, en Aragon (photographie : Manuel Rojo, Kurt Alt et El País)

C’est au sein de la grotte préhistorique d’Els Trocs, située sur le territoire de la commune de Bisaurri, dans la province de Huesca (Aragon), au cœur des Pyrénées espagnoles, qu’a eu lieu il y a environ 7 300 ans un massacre que deux chercheurs ont enfin pu élucider. Il s’agit de l’Espagnol Manuel Rojo Guerra, de l’Université de Valladolid (Castille-et-León), et de l’Autrichien Kurt Walt, de l’Université de Krems. Les êtres humains décédés dans cette grotte ont été assassinés de manière brutale à coups de flèche et de pierres sur le crâne. C’est en 2009 qu’ont commencé les campagnes de fouille sur ce site du Néolithique dont environ 50 mètres carrés ont été analysés jusqu’à présent.

Plusieurs autres universités et centres de recherche ont participé aux excavations : l’Université de Bâle (Suisse), l’Université autonome de Madrid et le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) de la capitale espagnole. Sur les neuf personnes assassinées à Els Trocs, cinq étaient des adultes et quatre, des enfants. Le motif du meurtre semble relativement clair à l’heure actuelle : il s’agissait probablement d’une guerre entre clans pour le contrôle du territoire et, plus encore, des ressources alimentaires qui ont très certainement été accumulées dans la grotte en prévision de la période froide.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/20/actualidad/1582220182_932734.html?ssm=TW_CM

La sélection nationale espagnole de basketball est récompensée à titre honorifique aux Prix Laureus 2020

L’écran consacrant la sélection nationale espagnole de basketball masculin et féminin aux Prix Laureus de 2020 (photographie : Fédération espagnole de Basketball et EFE)

Créés en l’an 2000 par l’entreprise automobile Daimler AG, dont le siège se trouve à Stuttgart (Land de Bade-Wurtemberg, Allemagne), et la firme suisse Richemont, les prix Laureus récompensent chaque année dans diverses catégories des sportifs, équipes ou personnalités du monde du sport s’étant particulièrement distingués au cours de l’année précédente. Cette année, la cérémonie avait lieu à Berlin (Allemagne) et un prix honorifique a été remis à la sélection nationale espagnole de basketball masculin et féminin.

Cette récompense vient souligner le parcours exceptionnel des basketteurs et basketteuses de notre voisin ibérique, qui ont enregistré d’extraordinaires victoires au cours de l’année 2019. Le trophée a été remis à Elisa Aguilar, ancienne internationale espagnole dans cette discipline sportive et directrice des compétitions au sein de la Fédération espagnole de Basketball. D’autres personnalités appartenant à ce sport outre-Pyrénées étaient présentes à Berlin, comme Sergio Scariolo, Amaya Valdemoro, Marta Fernández ou encore Carlos Jiménez.

Source : https://www.efe.com/efe/espana/practicodeporte/los-laureus-premian-el-gran-momento-del-baloncesto-espanol/50000944-4176117#

L'Espagne est le quatrième pays européen à avoir distribué le plus de dividendes aux actionnaires en 2019

Un panneau d’affichage à la Bourse de Madrid (photographie : EFE)

En 2019, l’Espagne est le quatrième pays européen à avoir distribué le plus de dividendes aux actionnaires avec un total de 23,3 milliards de dollars (soit 21,4 milliards d’euros environ). Ces données ont été fournies par l’entreprise britannique de gestion d’actifs Janus Henderson, sise à Londres.

Sur les trois premières marches du podium, l’on retrouve la France (près de 59 milliards d’euros) suivie de l’Allemagne (40,4 milliards d’euros approximativement) et de la Suisse (environ 36 milliards d’euros). L’année écoulée a été particulièrement faste pour les actionnaires sur notre continent avec une hausse de 53 % des dividendes classiques distribués.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/02/17/mercados/1581939746_406525.html

Le Forum économique mondial décerne à l'Espagne le titre de meilleur système de santé au monde

Une opération dans un hôpital espagnol (photographie : Redacción Médica)

Sis à Genève (Suisse), le Forum économique mondial décerne cette année à l’Espagne le titre de meilleur système de santé au monde, place que notre voisin ibérique partage en 2020 avec Singapour, Hong Kong et le Japon. C’est ce qui se dégage de son index mondial de la compétitivité relatif à l’année 2019, qui donne ainsi aux quatre États la note maximale de 100 points. Par ailleurs, toujours selon l’organisme international, l’Espagne partage avec le Japon et Singapour la plus longue espérance de vie à la naissance sur la planète – 72,4 ans en moyenne, contre 73,1 ans pour l’Empire du Soleil Levant et 74,2 ans pour la cité-État.

Le système sanitaire espagnol dépasse ainsi une année de plus la moyenne des systèmes de santé des autres pays européens et de ceux d’Amérique du Nord. L’index de compétitivité du Forum économique mondial place l’Espagne en 23e place dans son classement général, soit trois rangs de plus qu’en 2018. Reposant sur douze piliers fondamentaux, il donne ainsi à notre voisin pyrénéen une meilleure note globale que l’Irlande, les Émirats arabes unis, la Chine, l’Italie, le Portugal ou encore le Brésil. Outre le santé, l’Espagne se distingue particulièrement dans le domaine des infrastructures et celui de stabilité macro-économique.

Source : https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/espana-cuenta-con-la-mejor-sanidad-el-mundo-segun-el-foro-economico-mundial-8476

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

L'Espagne est le huitième pays au monde où les habitants ont le plus changé leurs habitudes pour préserver l'environnement

Des Espagnoles font leurs achats dans un marché couvert (photographie : Junte d’Andalousie et Europa Press)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondages français Ipsos pour le Forum économique mondial, organisme sis à Genève (Suisse), l’Espagne est le huitième pays au monde dont les citoyens ont le plus modifié leurs habitudes au quotidien afin de préserver l’environnement. Ils sont environ 76 % à se prononcer en sens auprès de l’entreprise française, ce qui place notre voisin ibérique loin devant les pays fermant la marche (Japon, États-Unis d’Amérique, Pays-Bas et Russie). Devant l’Espagne, l’on retrouve l’Inde, le Mexique, le Chili, la Chine, la Malaisie et le Pérou.

Parmi les points forts du comportement quotidien des Espagnols, l’on note l’augmentation des habitudes de recyclage (57 % environ des personnes sondées), les économies d’énergie (50 % approximativement des citoyens interrogés), la réutilisation des objets (50 % là aussi), le choix de la consommation de proximité (46 %), les choix d’achat en matière d’équipement du logement (41 %) et les économies d’eau (61 %).

Source : https://www.europapress.es/sociedad/medio-ambiente-00647/noticia-espana-octavo-pais-mundo-mas-ciudadanos-cambiado-dia-dia-responsabilidad-ambiental-20200130172945.html