L’Espagne fait partie des pays critiqués par l’Union européenne pour sa pollution atmosphérique

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Une vue de Madrid avec son nuage (boina, c’est-à-dire « béret ») de pollution (photographie : Jaime García et ABC)

Le lundi 29 janvier dernier, le commissaire européen à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, le Maltais Karmenu Vella, a envoyé son dernier avertissement à huit pays membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, concernant leur violation de la législation communautaire en matière de pollution atmosphérique. Concrètement, si ces pays ne présentent pas d’ici une semaine un plan concret et jugé sérieux pour lutter contre ce problème, Bruxelles menace de les traîner devant la Cour de Justice de l’Union européenne, située à Luxembourg.

Outre l’Espagne, donc, les sept autres nations concernées par ces nouvelles remontrances sont la République tchèque, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et le Royaume-Uni. C’est lors d’une réunion ad hoc, à laquelle assistait la secrétaire d’État espagnole à l’Environnement, María García, que cet avertissement a été formulé. Outre-Pyrénées, les régions qui préoccupent le plus la Commission européenne en matière de pollution atmosphérique et de dépassement des seuils autorisés sont l’aire urbaine de Madrid, celle de Barcelone ainsi que des zones précises en Andalousie et dans la Principauté des Asturies. Dans la capitale du Royaume, seules les limites de dioxyde d’azote sont dépassées tandis que, dans la cité comtale, aussi bien le NO2 que les microparticules sont dans le viseur des autorités espagnoles et européennes. En Andalousie, ce sont certaines régions rurales (comme Villanueva del Arzobispo, dans la province de Jaén) qui inquiètent tandis que dans les Asturies, les villes d’Avilés et Gijón sont touchées.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-bruselas-mantiene-ultimatum-espana-y-ocho-paises-contaminacion-aire-201801301704_noticia.html

La Banque d’Espagne envisage d’acheter des réserves de yuans

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Des escaliers en marbre su siège de la Banque d’Espagne, à Madrid (photographie : Merca2)

Après deux importantes dévaluations ces dernières années et après avoir atteint un minimum dans son cours en 2016, le yuan, devise nationale chinoise, attire de nouveau l’intérêt du monde entier, d’autant qu’elle a été intégrée dans le panier de monnaies de plusieurs institutions planétaires et grandes entreprises.

Certains pays, comme la Suisse, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique ou la Slovaquie voient depuis des mois leurs banques centrales s’approvisionner en réserves de yuans et notre voisin ibérique pourrait bien leur emboîter le pas. C’est tout du moins ce que des sources autorisées ont récemment révélé au journal économique espagnol El Economista.

Source : http://www.eleconomista.es/mercados-cotizaciones/noticias/8871852/01/18/El-Banco-de-Espana-baraja-comprar-yuanes-en-maximos-de-la-segunda-devaluacion.html

L’Espagne, contributeur net de l’Union européenne dès 2018 ?

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L’ancien ministre espagnol de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement, Miguel Arias Cañete, devenu commissaire européen au Climat et à l’Énergie (photographie : ¿Quién es quién?)

Notre voisin ibérique ne s’est pas encore complètement remis de la crise économique de 2008, qui a supposé pour lui un très rude choc, notamment en matière d’emploi. Pourtant, il pourrait devenir dès cette année un contributeur net de l’Union européenne (il donnerait plus d’argent aux instances communautaires qu’il n’en recevrait de leur part), et ce de façon durable. L’Espagne a déjà été dans une telle situation en 2014 et en 2016 mais le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) était parvenu à négocier un statut plus avantageux pour son pays en 2017. La sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (plus connue sous le nom de Brexit) va laisse un manque à gagner d’environ 10 milliards d’euros pour Bruxelles, qui veut aussi voir son budget propre augmenter dans les années à venir.

Toutefois, ce phénomène est antérieur au Brexit puisque, dès 2013, la Commission européenne avait décidé qu’en raison de la crise, la contribution des pays-membres de l’UE au « pot commun » devrait passer de 1 % à 1,2 % de l’ensemble de la richesse de l’organisation. Par ailleurs, en dépit de cette crise, l’entrée de pays d’Europe centrale et orientale (Slovaquie, Slovénie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne et République tchèque, Roumanie, Bulgarie, Croatie) ainsi que de deux archipels méditerranéens (Malte et Chypre) dans l’Union européenne entre 2006 et 2013 a redéfini la notion de richesse et de pauvreté. La richesse par habitant de l’Espagne représente cependant aujourd’hui 92 % de la moyenne européenne et plusieurs communautés autonomes (Andalousie, Galice, Estrémadure, Castille-La Manche, Castille-et-León, îles Canaries, Communauté de Valence) sont dépendantes (parfois à un degré important) des crédits européens. Une très mauvaise nouvelle, donc, pour l’Espagne.

Source : https://gaceta.es/espana/europa-ens-roba-20180115-0534/

L’Espagne est le troisième émetteur européen d’argent envoyé par des immigrés et expatriés

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Des immigrés équatoriens lors d’un marché solidaire à Madrid (photographie : El Universo)

Située derrière la France (qui a envoyé l’année dernière près de dix milliards d’euros) et le Royaume-Uni (un peu plus de sept milliards d’euros), l’Espagne est le troisième pays de l’Union européenne d’où sont parties en 2016 les plus grosses sommes d’argent envoyées par des immigrés et expatriés vers leur nation d’origine (souvent des pays latino-américains).

Concrètement, selon les données d’Eurostat, un peu plus de 6,7 milliards d’euros ont ainsi quitté le territoire espagnol l’année dernière ; à l’opposée, l’on retrouve la Bulgarie (9 millions d’euros), l’Estonie (46 millions d’euros) ou encore la Slovaquie (57 millions d’euros).

Source : https://elpais.com/economia/2017/11/13/actualidad/1510588994_652343.html

L’Espagne signe ce lundi le nouveau projet d’Europe de la Défense

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De gauche à droite, la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen ; la ministre espagnole de la Défense, María Dolores de Cospedal ; la ministre française des Armées, Florence Parly ; et la ministre italienne de la Défense, Roberta Pinotti (photographie : ABC)

C’est ce lundi 13 novembre que l’Espagne signe, par la main de sa ministre de la Défense, María Dolores de Cospedal (Parti populaire), le traité de Coopération structurée permanente de l’Union européenne (PESCO, selon son sigle anglais). Approuvée ce vendredi 10 novembre par le Conseil espagnol des ministres, cette signature doit permettre, avec celle des autres pays européens, de relancer l’éternel projet de défense de l’Union européenne. Il s’agira de coordonner les intérêts des différentes nations mais aussi les achats de matériel et d’armement ainsi que les futures opérations de défense et les manœuvres conjointes.

C’est l’année dernière, au cours du sommet de Bratislava (Slovaquie), que l’Espagne a rejoint la France, l’Italie et l’Allemagne, principaux promoteurs du projet, qui veulent profiter de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit). En tout et pour tout, vingt-et-un pays européens ont manifesté leur intérêt à l’égard de cette coopération militaire. Les pays signataires s’engageront à augmenter régulièrement leurs dépenses de défense (notamment en matière d’investissements), à accroître la recherche et le développement militaires et à réviser leurs objectifs.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/espana-firmara-el-lunes-su-entrada-en-la-pesco-el-nuevo-club-de-defensa-en-la-ue-22450.asp/

Barcelone semble avoir perdu toutes ses chances d’accueillir l’Agence européenne du Médicament

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La ministre espagnole de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, Dolors Montserrat (deuxième en partant de la gauche), en compagnie des autres membres du comité de candidature de Barcelone pour l’Agence européenne du Médicament (photographie : Iván Cámara et El Mundo)

C’est le célèbre quotidien britannique Financial Times, généralement bien informé en la matière, qui a révélé cette nouvelle le jeudi 9 novembre : Barcelone semble avoir perdu toutes ses chances d’accueillir l’Agence européenne du Médicament (AEM), qui doit quitter Londres dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le fameux Brexit). La candidature de la capitale catalane avait été présentée par le gouvernement espagnol et par la municipalité de Barcelone contre le bon sens, en raison du processus indépendantiste qui secoue actuellement la communauté autonome. Ainsi l’exécutif présidé par Mariano Rajoy (Parti populaire) aurait-il dû soutenir le dossier d’une autre ville espagnole – Málaga était par exemple partante.

Le vote final pour désigner la future ville-hôte de l’AEM n’aura lieu que le 20 novembre mais Milan semble désormais bien partie pour rafler la mise, en dépit des arguments déployés par le comité de candidature en faveur de Barcelone (belle offre hôtelière, ville attractive, etc.) Il faut dire que les manifestations séparatistes ou unionistes, les grèves générales politiques à répétition, la fuite des grandes entreprises et des capitaux et plus globalement l’insécurité juridique et économique générée par les séparatistes pourraient dissuader même les plus téméraires. La ville de Bratislava (Slovaquie) est elle aussi pressentie pour accueillir le siège de l’AEM.

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2017/11/09/5a048a7c22601daa458b46c3.html

« Travail détaché : première victoire européenne pour Emmanuel Macron »

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée, à Paris (photographie : EFE et El Confidencial)

Cet article de Cécile Ducourtieux, publié le 23 octobre dernier sur le site Internet du journal français Le Monde, évoque les mésaventures du président de la République française, Emmanuel Macron, dans sa volonté de limiter le travail détaché au sein de l’Union européenne et notamment l’opposition qu’il a trouvée en Espagne sur la question des routiers : http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/23/les-pays-de-l-union-europeenne-trouvent-un-accord-sur-une-reforme-du-travail-detache_5204992_3214.html

Du rififi entre Madrid et Athènes sur fond de crise de l’euro

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Le ministre espagnol de l’Économie, de l’Industrie et de la Compétitivité, Luis de Guindos (au centre) en compagnie du ministre grec des Finances, Euclide Tsakalótos (photographie : El Español)

La crise de la zone euro qui dure depuis 2008 et s’illustre notamment par la tragédie de la Grèce semble sans fin et des rebondissements ne cessent de se produire dans une indifférence de plus en plus grande. Ce jeudi 15 juin, le Conseil des ministres de l’Économie et des Finances de la zone euro (le fameux Eurogroupe) a accordé à la République hellénique un nouveau prêt afin qu’elle puisse faire face à ses créanciers privés mais désormais, Madrid menace Athènes de ne pas verser sa part, qui se monte tout de même à 8,5 milliards d’euros.

En cause ? Un fonctionnaire européen de nationalité espagnole a rédigé, aux côtés d’un collègue italien et d’un autre partenaire slovaque, un rapport sur un projet du fonds grec de privatisation qui aurait finalement généré des pertes s’élevant à plusieurs millions d’euros. Des avocats grecs ont décidé de porter plainte contre ces trois employés de l’Union européenne et les accusent d’avoir agi « de mauvaise foi », en poussant l’État grec à financer un projet très déficitaire. Le gouvernement espagnol, secondé en cela par le gouvernement italien, exige d’Athènes l’immunité pour ce ressortissant espagnol, sans quoi il refusera de verser les 8,5 milliards d’euros prévus. De quoi renforcer les dissensions généralisées au sein de cet attelage absurde qu’est l’Union européenne…

Source : http://www.abc.es/economia/abci-espana-amenaza-bloquear-pago-grecia-si-no-inmunidad-funcionario-espanol-201706160900_noticia.html

Luis de Guindos renoncerait-il à se présenter à la présidence de l’Eurogroupe ?

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Le ministre espagnol de l’Économie, de la Compétitivité et de l’Industrie, Luis de Guindos (à gauche), en compagnie du Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, actuel président de l’Eurogroupe (photographie : El Imparcial)

Le ministre espagnol de l’Économie, de la Compétitivité et de l’Industrie, Luis de Guindos, avait déjà tenté sa chance à l’été 2015 et avait échoué de peu face à son principal concurrent, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem. Après la déroute du PvdA (Parti du Travail) aux élections législatives néerlandaises du 15 mars dernier, l’un de ses membres éminents, Jeroen Dijsselbloem, aussi président de l’Eurogroupe depuis janvier 2013, se trouve désormais menacé à la tête de cette institution monétaire européenne. L’un de ses successeurs naturels serait donc Luis de Guindos, mais le chemin semble une fois de plus semé d’embûches.

Techniquement, rien n’oblige Dijsselbloem à démissionner de son poste, puisque, s’il faut être ministre des Finances d’un pays membre de la zone euro pour être élu président de l’Eurogroupe, nul n’est tenu de jeter l’éponge s’il perd cette qualité dans son pays d’origine. Jeroen Dijsselbloem cherche donc à s’accrocher à son poste jusqu’au bout, sachant qu’en dépit du récent scrutin dans son pays, parvenir à une coalition pour diriger les Pays-Bas mettra du temps (sans doute plusieurs mois) et il ne risque pas de quitter le Ministère néerlandais des Finances avant l’été.

Par ailleurs, quand bien même Dijsselbloem, soutenu par l’Allemagne, démissionnerait, Luis de Guindos n’aurait pas gagné la partie. Après l’élection de l’Italien Antonio Tajani à la tête du Parlement européen en janvier dernier, les conservateurs dominent en effet toutes les institutions européennes, à l’exception de l’Eurogroupe. Un social-démocrate comme le ministre slovaque des Finances, Peter Kažimír, aurait donc bien plus de chance que Luis de Guindos, ne serait-ce que pour maintenir un semblant d’équilibre entre les différentes forces politiques. C’est pourquoi ce dernier pourrait tout à fait finir par renoncer à la course à la présidence de l’Eurogroupe, ce que semble indiquer l’une de ses dernières déclarations : « En principe, je ne suis candidat à rien ».

Si de Guindos n’est finalement pas choisi par ses pairs, l’Espagne aura ainsi échoué à retrouver un peu de l’influence perdue au sein des institutions européennes et ce nouvel échec remettrait en question toute sa stratégie à l’égard de la « construction européenne ».

Source : http://www.elespanol.com/economia/macroeconomia/20170320/202230061_0.html

Quelle place pour l’Espagne dans une « Europe à plusieurs vitesses » ?

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De gauche à droite, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy ; la chancelière allemande, Angela Merkel ; le président de la République française, François Hollande ; et le président italien du Conseil des ministres, Paolo Gentiloni (photographie : Philippe Wojazer et Reuters)

Le dernier sommet informel de Versailles, qui réunissait le 6 mars le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la République française, François Hollande, et le président italien du Conseil des ministres, Paolo Gentiloni, a permis de constater qu’une fois de plus, l’unanimité est impossible à obtenir au sein de l’Union européenne à 28 membres. L’éternelle antienne d’une « Europe à la carte » ou d’une « Europe à plusieurs vitesses » est donc revenue sur le tapis, sans que cette réunion accouche de décisions concrètes.

Dans une analyse brillante proposée par Bernardo de Miguel, le journal économique Cinco días explique d’ailleurs que la République fédérale d’Allemagne n’est pas favorable à une union resserrée chapeautée par les institutions communautaires mais souhaite plutôt mettre en place des partenariats multilatéraux hors de tout contrôle de la Commission européenne ou du Conseil de l’Union européenne. Il s’agit notamment de faire face à la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne. Or, cette idée est loin de faire l’unanimité, que ce soit chez les pays d’Europe centrale et orientale ou chez les pays plus modestes d’Europe occidentale, comme les Pays-Bas. Ces derniers tentent de s’allier avec la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie mais aussi avec les pays baltes afin de contrebalancer cette proposition allemande.

Et l’Espagne, dans tout ça ? Si Mariano Rajoy a réussi à imposer son pays dans les cénacles restreints organisés par l’Allemagne, la France et l’Italie, il n’est pas prêt à aller vers plus d’intégration européenne sans rien en échange et sans critères précis. Il est, comme bien souvent, dans une position médiane qui le place à équidistance entre Berlin et Amsterdam.

Source : http://cincodias.com/cincodias/2017/03/12/economia/1489348712_054987.html