Le Musée d'Art contemporain de Barcelone reçoit le plus important don de son histoire

Le tableau intitulé « Analogie », du peintre espagnol Francesc Abad, fait partie du don de la collection de Rafael Tous au MACBA (photographie : MACBA et El Periódico)

Ce lundi 24 février 2020, le Musée d’Art contemporain de Barcelone (Museo de Arte Contemporáneo de Barcelona, MACBA), en Catalogne, a reçu son plus important don d’œuvres d’art de son histoire suite à l’accord passé avec le mécène et entrepreneur espagnol Rafael Tous. Ce sont pas moins de mille tableaux et sculptures qui ont ainsi été cédés à l’institution culturelle, avec notamment des œuvres d’Antoni Llena (né en 1943), Eulàlia Grau (née en 1946), Pere Noguera (né en 1941), Francesc Abad (né en 1944) ou encore Fina Miralles (née en 1950), ainsi que l’a expliqué aux médias le directeur du MABCA, Ferran Barenblit.

La fortune de Rafael Tous, qui est né en 1940 à Barcelone, s’est constituée en plusieurs décennies dans le domaine de l’industrie textile. C’est cet enrichissement qui lui a permis de se consacrer à la collection d’œuvres d’art ainsi qu’au mécénat. Il a commencé à acheter ses premiers tableaux en 1965 en se concentrant en premier lieu sur les artistes espagnols, en particulier catalans de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Il a ensuite jeté son dévolu sur des artistes étrangers, notamment dans le domaine de l’art conceptuel, comme le Français Yves Klein (1928-1962).

Source : https://www.elperiodico.com/es/ocio-y-cultura/20200224/macba-recibe-donacion-mas-importante-historia-coleccion-rafael-tous-7861553?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=cm

Décès de l'artiste espagnole María Moreno à l'âge de 87 ans

L’artiste espagnole María Moreno (à droite), au sein de la fonderie de son époux, le peintre et sculpteur espagnol Antonio López (photographie : La Razón)

L’on apprenait ce lundi 17 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 87 ans, de l’artiste espagnole María Moreno, connue aussi bien pour ses œuvres que pour avoir été l’épouse d’un autre peintre et sculpteur de notre voisin ibérique, Antonio López García (né en 1936). Née à Madrid en 1933, formée à l’école de l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand (Real Academia de Bellas Artes de San Fernando) de la capitale, elle fait la rencontre de son futur époux et de plusieurs amis et coreligionnaires (Isabel Quintanilla, Amalia Avia, Julio et Francisco López Hernández, Lucio Muñoz, etc.) en 1954.

Spécialiste des fleurs, des intérieurs et des verres ainsi que des paysages mélancoliques et brumeux, María Moreno était reconnue pour avoir renouvelé le genre de la peinture hyperréaliste. Ses tableaux ont fait partie de plusieurs expositions temporaires dans de grands musées espagnols au cours des dernières décennies : en 1991 à l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand, à l’occasion de l’exposition Otra realidad (littéralement, Une autre réalité) ; ou encore en 2016 au Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, à l’occasion de l’exposition Realistas de Madrid (littéralement, Réalistes de Madrid).

Source : https://www.larazon.es/cultura/20200217/v3viyqstkzegrouk6y3qamkpyq.html

Un tour botanique du Musée du Prado

Le tableau intitulé « L’Odorat », œuvre du peintre baroque flamand Jan Brueghel l’Ancien et de son compatriote Pierre Paul Rubens, exposé au Musée du Prado, à Madrid (photographie : Musée du Prado et ABC)

S’il existe de nombreuses façons de classer les œuvres d’art exposées au Musée du Prado (par artiste, par école, par époque, etc.), principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne, l’une d’elles est à la fois plus récente et insolite : en suivant les préceptes de la botanique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’institution est voisine du Jardin botanique royal de la capitale espagnole pour le jardinier, botaniste et paysagiste espagnol Eduardo Barba Gómez, qui a recensé de nombreuses espèces végétales représentées dans les œuvres d’art du Prado au sein de l’ouvrage El jardín del Prado (littéralement, Le Jardin du Prado), récemment paru aux éditions Espasa.

Il a identifié en tout et pour tout 600 plantes de diverses natures dans les murs de la vénérable institution culturelle, qui comprend, selon son décompte, environ 1 100 représentations végétales. Bien entendu, toutes les plantes représentées sur les tableaux et sculpteurs ne sont pas réalistes, la licence artistique et la fantaisie faisant partie du jeu. Parmi les végétaux les plus représentés, l’on compte la rose, le lierre, le pin parasol, le laurier, la vigne, le chêne, le lys, le cyprès, l’œillet et la violette.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-delicias-jardin-prado-202002142013_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

La ville de Barcelone continue de perdre en attractivité culturelle

Une scène temporaire montée à Barcelone (Catalogne) lors de l’édition 2019 du festival musical Primavera Sound (photographie : EFE et ABC)

Créé en 2009 par la Fondation contemporaine (Fundación Contemporánea), organisation culturelle sise à Madrid, l’Observatoire de la Culture (Observatorio de la Cultura) attribue chaque année aux principales villes espagnoles une note sur 100 concernant leur offre et leur attractivité culturelles. C’est justement la relative ancienneté de ce classement qui permet de mesurer sur une décennie la perte de rayonnement culturelle de Barcelone (Catalogne), qui était traditionnellement un haut lieu dans le domaine mais a perdu sa première place nationale et se fait même désormais talonner par la troisième ville du tableau. Le classement, qui évalue également la qualité et l’innovation de la culture dans les communautés autonomes, montre qu’en 2019, Barcelone a reçu une note de 72,10 sur 100 – contre 83,15 sur 100 en 2009.

Au contraire, Madrid, qui était deuxième il y a dix ans avec une note de 81,5 sur 100, est devenue la première ville du pays dans le domaine culturel avec une progression continue qui lui permettait, en 2019, d’afficher une note de 94,9 sur 100. Le déclin économique relatif de la Catalogne depuis plusieurs décennies ainsi que la recrudescence du défi séparatiste depuis 2012 ne sont pas étrangers à ce phénomène que rien ne semble pouvoir arrêter. Plusieurs scandales et problèmes ont touché le monde la culture barcelonaise au cours des dernières années, en sus des soucis déjà mentionnés : la crise du Liceo (principal opéra de la ville), les scandales à répétition au Musée d’Art contemporain de Barcelone (Museo de Arte Contemporáneo de Barcelona, MACBA), qui ont entraîné la démission du directeur de l’époque, Bartomeu Marí, en 2015 ; ou encore la réduction drastique du budget de certaines institutions, comme le Musée national d’Art de Catalogne (Museo Nacional de Arte de Cataluña, MNAC).

Certes, en 2019, la ville de Barcelone a un peu récupéré son retard culturel dans le classement de la Fondation contemporaine mais elle l’a fait à une vitesse moindre que d’autres villes en plein essor dans le domaine, comme Málaga (Andalousie) ou Valence (Communauté de Valence). Même Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) commence à talonner la cité comtale dans le classement. Quant à la Catalogne prise dans son ensemble, elle se trouve elle aussi en difficultés face à la Communauté de Madrid et au Pays basque. Parmi les actifs catalans, l’on peut noter le succès de la chanteuse Rosalía Vila (dite « Rosalía ») – née à San Esteban de Sasroviras (province de Barcelone) en 1993 – ces dernières années, les contrats passés dans différents points d’Espagne par le sculpteur Jaume Plensa (né en 1955 à Barcelone), les festivals musicaux Sónar et Primavera Sound ou encore le Centre de Culture contemporaine de Barcelone (Centro de Cultura Contemporánea de Barcelona, CCCB).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-barcelona-pierde-batalla-hegemonia-cultural-202002130148_noticia.html

"L'artiste auxerrois Enrique Marín s'en est allé"

L’artiste espagnol Enrique Marín (photographie : Florian Salesse et L’Yonne républicaine)

Cet article, intitulé « L’artiste auxerrois Enrique Marín s’en est allé » et publié le 10 février 2020 sur le site en ligne du journal français L’Yonne républicaine, revient sur le décès de ce peintre, graveur, sculpteur et céramiste espagnol installé dans notre pays depuis plusieurs décennies : https://www.lyonne.fr/auxerre-89000/loisirs/l-artiste-auxerrois-enrique-marin-s-en-est-alle_13741515/

Les ruines romaines du palais du Mayoralgo, dans l’Ouest de l’Espagne, sont désormais visitables

Des visiteurs sur le site archéologique romain du Mayoralgo, à Cáceres (Estrémadure) – Photographie : Antonio Martín et El Periódico de Extremadura

Découvert en 2001 au sein du palais du Mayoralgo, à Cáceres (Estrémadure), un célèbre site archéologique romain, auquel l’on accède directement par la muraille de la Tour de Bujaco, est désormais visitable gratuitement, sans nécessité de réserver un passage. Pour ce faire, la mairie de Cáceres, aujourd’hui dirigée par Luis Salaya (Parti socialiste ouvrier espagnol), a mis en œuvre une convention légale et a sécurisé le passage par le chemin de ronde de l’Étoile (Adarve de la Estrella).

Ces ruines correspondent à une partie du forum de Norba Caesarina, à un morceau de chaussée romaine ainsi qu’à une villa avec son réservoir d’eau central. La découverte la plus spectaculaire sur ce site consiste en un buste en bronze recouvert d’or, daté du Ier siècle de notre ère, aujourd’hui exposée au Musée archéologique de Cáceres. Le projet de visite a également été financé par la banque Liberbank, sise à Madrid.

Source : https://www.elperiodicoextremadura.com/noticias/caceres/restos-mayoralgo-podran-visitar-sin-cita_1215507.html

La municipalité de Barcelone dit définitivement « non » à sa future antenne du Musée de l’Hermitage

L’antenne de Barcelone (Catalogne) du Musée de l’Hermitage, tel qu’elle était imaginée par l’architecte japonais Toyō Itō (image : El Mundo)

Contrairement à Amsterdam (Pays-Bas) ou Málaga (Andalousie), la ville de Barcelone (Catalogne) n’aura pas son antenne du Musée de l’Hermitage, dont la maison-mère se trouve à Saint-Pétersbourg (Russie). La municipalité barcelonaise, aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), lui a en effet a dit définitivement « non » après des années de spéculation et de va-et-vient. Le bâtiment, imaginé par l’architecte japonais Toyō Itō, devait se situer à l’entrée (bocana) du port de Barcelone, zone aujourd’hui très exposée aux intempéries, comme on a pu le constater au mois de janvier 2020 avec la tempête Gloria, qui a touché le littoral méditerranéen de notre voisin ibérique.

Par ailleurs, ce musée aurait été mal connecté aux transports en commun de la capitale catalane, la bouche de métro la plus proche se trouvant à deux kilomètres de distance. Notons également que la proposition de Toyō Itō, qui voulait construire un bâtiment totalement nouveau (et donc refusait de réutiliser un édifice historique), ce qui a déplu à la municipalité. Les projections du nombre de visiteurs sont apparues tantôt décevantes, tantôt irréalistes et la mort en 2018 de Jorge Wagensberg, ancien directeur du musée CosmoCaixa, pressenti pour diriger l’antenne de l’Hermitage, a définitivement découragé la ville de Barcelone.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2020/01/27/5e2ee4f9fdddff9aa78b4648.html

Le musée du Prado a rapporté 745 millions d’euros à l’économie espagnole en 2018

La façade Velázquez du musée du Prado, à Madrid (photographie : Cinco Días)

Selon un rapport publié en janvier 2020 par le cabinet d’audit Ernst & Young, sis à Londres (Royaume-Uni), en 2018, le musée du Prado (principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne) a rapporté à l’économie espagnole 745 millions d’euros. Le directeur de la prestigieuse institution, Miguel Falomir, a souligné, une fois les données connues, que cela représentait seize fois le budget qu’y consacrait l’État espagnol. Le musée génère ainsi 25 millions d’euros de recettes directes, 607 millions d’euros de recettes indirectes et 113 millions d’euros de recettes induites. Par ailleurs, pour chaque emploi occupé au sein du Prado, l’économie de notre voisin ibérique bénéficie de 18 emplois induits.

L’Espagnol Alberto Castilla, qui a élaboré le rapport pour Ernst & Young, a souligné que son estimation restait très prudente car elle ne tenait compte que des chiffres de 2018 – et donc pas de ceux de l’année dernière, qui a supposé un record de visites à l’occasion du bicentenaire du musée du Prado. En 2017, l’excédent de l’institution était de 3,3 millions d’euros et, en 2018, il atteignait 1,7 million d’euros, un chiffre qui devrait être bien supérieur pour 2019. Ces sommes seront consacrées, ainsi que l’a expliqué la directrice adjointe de l’administration du musée, Marina Chinchilla, aux travaux du Salon des Royaumes (Salón de Reinos), édifice historique du centre de Madrid où une extension du Prado doit être installée.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/22/fortunas/1579699569_230937.html

L’entreprise espagnole de porcelaine et céramique Lladró poursuit son expansion internationale

L’un des espaces exclusifs de la marque espagnole de porcelaine Lladró (photographie : Lladró et El Periódico de Aquí)

Fondée en 1953 et sise à Tabernes Blanques, dans la province de Valence (Communauté de Valence), l’entreprise espagnole de porcelaine et céramique de luxe Lladró poursuit ces dernières années son expansion internationale afin de se renforcer sur certains marchés-clé. C’est ainsi qu’elle a consolidé en 2019 ses boutiques à Londres (Royaume-Uni), Hong Kong, Singapour et Taïwan. Cette année, elle va par ailleurs ouvrir son premier établissement à Sydney (Australie) tandis que son nouveau concept de boutique s’étend un peu partout, notamment à Madrid, Barcelone (Catalogne) et New York (États-Unis d’Amérique).

Cette stratégie d’expansion correspond à l’acquisition de la marque en 2017 par le groupe espagnol Phi Industrial, sis à Madrid. L’objectif est diversifier la gamme des produits figuratifs ainsi que d’étendre les capacités de la firme dans d’autres domaines, comme les luminaires, la joaillerie, les bougies et les diffuseurs de parfum. L’entreprise continuera cependant dans les prochaines années de disposer d’une seule usine, située à Tabernes Blanques.

Source : https://www.elperiodicodeaqui.com/epda-noticias/la-empresa-valenciana-lladro-abrira-en-breve-su-primera-boutique-en-australia/200495

Une ancienne cité musulmane est découverte en Aragon

Une statue du Cid à Burgos, en Castille-et-León (photographie : Mar Junco et El Mundo)

C’est sur le site archéologique de La Mora Encantada, sur le territoire de la commune d’Ateca, dans la province de Saragosse (Aragon), qu’a été découverte par un groupe d’archéologues espagnols une ancienne cité musulmane du XIe sicle qui n’était mentionnée que dans le Cantar de Mío Cid, célèbre chanson de geste rédigée autour de 1200 et relatant la vie et les exploits du héros historique de notre voisin ibérique Rodrigo Díaz de Vivar, dit « le Cid Campeador » (1048-1099). C’est justement à La Mora Encantada que le récit situe la conquête et bataille d’Alcocer. Une fois exilé en 1081, le Cid a donc dû suivre la vallée du Jalón, affluent de l’Èbre, où se situent les restes archéologiques en question, pour parvenir à Barcelone (actuelle Catalogne), ainsi que le confirme l’historien espagnol Francisco Martínez.

L’objectif des chercheurs est désormais de déterminer ce qui s’est véritablement sur place, même s’il semble que la zone a effectivement été brûlée et détruite à la fin du XIe siècle. Plusieurs fragments de céramique retrouvés sur place paraissent eux aussi confirmer le passage de Rodrigo Díaz de Vivir, le Cid Campeador, en ces lieux. Ces morceaux correspondent à des récipients et ustensiles de cuisine, comme des marmites et des casseroles, et correspondent à l’art musulman de péninsule Ibérique que l’on peut observer dans la commune de Calatayud, elle aussi située dans la province de Saragosse. Cette cité devait être une sorte de forteresse servant également de halte pour les voyageurs de la vallée du Jalón.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2020/01/14/5e1ce85efc6c83c02c8b45b0.html