Les transports en commun madrilènes se dotent d’une ligne d’autobus à la demande

Les promoteurs du projet d’autobus à la demande de Madrid, réunis lors de sa présentation dans la capitale espagnole (photographie : Cinco Días)

Constamment à la recherche d’innovations et de nouvelles idées, l’Entreprise municipale des Transports (Empresa Municipal de Transportes, EMT) de Madrid a mis en place ce jeudi 9 juillet 2020 sa première ligne d’autobus intelligente et à la demande. Appelée « EMT Smart Bus Madrid », elle couvre le trajet qui va de l’Hôpital du 12-Octobre jusqu’à l’Hôpital Infante-Éléonore et peut desservir jusqu’à 73 arrêts en suivant un itinéraire qui l’amène à longer le périphérique M-30 et l’autoroute A-3 (dite « autoroute de l’Est »).

Cet autobus à la demande fonctionne grâce à une application pour téléphone portable qui permet à chaque voyageur de réserver l’heure de départ ou d’arrivée et l’arrêt auquel il souhaite être récupéré par le véhicule. La réservation peut être effectuée jusqu’à 90 minutes avant l’heure de départ désirée, ainsi que l’a expliqué lors de sa présentation le conseiller municipal madrilène à l’Environnement et à la Mobilité, Borja Carabante (Parti populaire).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/07/08/companias/1594236817_534997.html

L’Espagne met au point un test de coronavirus avec une fiabilité de 98 %

Des infirmières réalisent un test de Covid-19 sur une femme dans un centre de santé de Barcelone, en Catalogne (photographie : Ferran Nadeu et El Periódico de Cataluña)

Ce mardi 7 juillet 2020, le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC), principal organisme public espagnol dans le domaine, sis à Madrid, a annoncé avoir mis au point un test de détection du coronavirus d’origine chinoise qui a déclenché une pandémie au début de l’année 2020. La particularité de ce test est qu’il présente une fiabilité quasi-absolue puisqu’elle atteint 98 %, et il fait donc partie des meilleurs produits au monde dans le domaine.

Baptisé « Kit Elisa », il fonctionne en partant à la recherche des anticorps sécrétés par l’organisme humain après le passage du Covid-19, permettant ainsi d’établir si une personne en a été atteinte ou pas. La technologie en question a été validée par les services d’immunologie de deux des principaux hôpitaux madrilènes, l’Hôpital de la Princesse et l’Hôpital universitaire central de la Paix. Il devrait être mis en vente dans les prochaines semaines.

Source : https://diariosanitario.com/csic-test-covid-98/

L’entreprise automobile espagnole SEAT va encore investir dans sa modernisation

Le président directeur général (PDG) par intérim de l’entreprise automobile espagnole SEAT, l’Allemand Carsten Isensee (photographie : Albert Gea, Reuters et Cinco Días)

Sise à Martorell (province de Barcelone, Catalogne), l’entreprise automobile espagnole SEAT a décidé de poursuivre son plan d’investissement afin d’accélérer son développement et sa transformation dans les années à venir. C’est ainsi qu’environ 5 milliards d’euros vont être consacrés prochainement à des projets de recherche et développement, notamment dans le but d’électrifier les modèles de voitures déjà existants dans son usine centrale de Martorell.

Le président directeur général (PDG) par intérim de SEAT, l’Allemand Carsten Isensee, a précisé que ces dépenses concerneraient également la Casa SEAT et le centre de développement des logiciels Code:SEAT, tous deux situés à Barcelone. De telles décisions doivent également permettre de surmonter la chute vertigineuse des ventes enregistrée au début de l’année 2020 en raison de la pandémie de coronavirus originaire de Chine.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/07/08/companias/1594199077_662259.html

L’Espagne développe un nouvel exosquelette pour les genoux

L’exosquelette MAK Active Knee, développé par le Centre supérieur des Recherches scientifiques (photographie : CSIC)

Sis à Madrid, le Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC) est le principal organisme de R&D public en Espagne et l’un des principaux en Europe. L’une de ses équipes a récemment conçu un exosquelette spécifique pour le genou, qui doit permettre d’améliorer la rééducation de cette articulation. Le nom de ce modèle est MAK Active Knee.

Pesant deux kilogrammes, il est muni d’un ensemble de capteurs et peut notamment être utilisé par les physiothérapeutes dans le cadre de leurs traitements. Ce sont notamment les patients s’étant soumis à une arthroplastie (réfection chirurgicale d’une articulation, avec ou sans implantation de prothèse) qui pourraient avoir recours à cet exosquelette.

Source : https://www.csic.es/es/actualidad-del-csic/un-nuevo-exoesqueleto-con-tecnologia-del-csic-mejora-la-rehabilitacion-de-la

Il y a autant de chômeurs en Espagne que dans 19 pays européens cumulés

Des chômeurs font la queue devant un bureau pour l’emploi en Andalousie (photographie : Diario de Sevilla)

Si le marché du travail espagnol présente des problèmes structurels très préoccupants, la crise engendrée par le confinement à la suite de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise a encore aggravé ces soucis de fond, notamment avec une forte augmentation en quelques mois du nombre de demandeurs d’emploi. Ils sont désormais autant outre-Pyrénées que dans 19 pays de l’Union européenne en cumulé : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Danemark, Irlande, France, Chypre, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Roumanie, Slovénie, Slovaquie, Finlande et Suède.

Par ailleurs, si on compare l’Espagne à l’Allemagne (souvent présentée comme le modèle économique à suivre pour le reste de l’Europe, à tort ou à raison), l’on constate que notre voisin ibérique compte 3,3 millions de demandeurs d’emploi au mois de mai 2020, soit deux fois plus que notre voisin d’outre-Rhin (qui en compte pour sa part 1,7 million). Et même en comparaison de l’Italie, dont les données économiques sont elles aussi inquiétantes, l’Espagne recense 1,3 million de chômeurs supplémentaires.

Source : https://okdiario.com/economia/espana-tiene-mismo-numero-parados-que-19-paises-ue-juntos-doble-que-alemania-5840165?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1593684162

Décès du médecin espagnol Juliana Fariña à l’âge de 74 ans

Le médecin espagnol Juliana Fariña (photographie : Redacción Médica)

L’on apprenait ce mercredi 29 juin 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 74 ans, du médecin espagnol Juliana Fariña González, qui était née à Badajoz (Estrémadure) en 1946. Docteur en médecine auprès de l’Université Complutense de Madrid, elle était spécialiste en anatomie pathologique et occupait le poste de professeur d’université à l’Hôpital clinique Saint-Charles de la capitale espagnole depuis 1983.

Première femme à avoir de telles responsabilités dans le domaine de la médecine chez notre voisin ibérique, elle a également été la première à occuper un siège à l’Organisation médicale collégiale d’Espagne (Organización Médica Colegial de España, OMCE) et la toute première à présider un collège de médecins outre-Pyrénées – c’était l’Illustre collège officiel des Médecins de Madrid (Ilustre Colegio Oficial de Médicos de Madrid), de 2000 à 2012.

Au cours de sa carrière, elle a reçu de nombreux prix pour son labeur dans le domaine de la recherche médicale. Elle a notamment développé une nouvelle technique baptisée « échopsie » (ecopsia), qu’elle est parvenue à « exporter » dans de nombreux autres pays, à l’instar de l’Allemagne, du Brésil, du Chili, de Cuba, du Danemark, de l’Équateur, de la France, des Pays-Bas et du Portugal.

Source : https://www.redaccionmedica.com/autonomias/madrid/muere-juliana-farina-la-primera-mujer-que-presidio-un-colegio-de-medicos-7614

Des recherches sont conduites dans le nord de l’Espagne concernant un mystérieux dolmen funéraire

Un dessin reconstituant le dolmen d’El Pendón, situé sur le territoire de la commune de Reinoso, dans la province de Burgos, en Castille-et-León (image : Université de Valladolid, Fran Tapias et El País)

C’est sur le territoire de la commune de Reinoso (province de Burgos, Castille-et-León), peuplée d’environ 15 habitants, que se dressent les restes du dolmen d’El Pendón, qui contient les ossements de 65 personnes et s’étend sur 25 mètres carrés. Il est actuellement exploré par des experts de l’Université de Valladolid (Castille-et-León) et, parmi les dépouilles, ils ont découvert le crâne d’une femme âgée d’une cinquantaine d’années, ce qui en faisait probablement l’une des plus plus vieilles de son groupe humain.

Ce crâne présente des ouvertures sur sa partie arrière, au niveau des orbites oculaires, qui intriguent les spécialistes. S’agit-il de marques d’une opération chirurgicale rudimentaire qui aurait mal tourné et à la suite de laquelle la femme en question serait décédée ? L’équipe de paléanthropologues dépêchée sur place est dirigée par le professeur de préhistoire Manuel Rojo Guerra, qui a également découvert des ossements d’enfants dans un charnier qui semble avoir été d’une très grande violence.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-06-29/la-anciana-del-dolmen-que-murio-en-el-quirofano.html

L’Espagne prévoit de diriger la mission militaire européenne au Mali en 2021

Un soldat espagnol enseigne des techniques de combat à un soldat malien dans la ville de Koulikoro, au Mali (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de son premier voyage à l’étranger après la pandémie de coronavirus d’origine chinoise, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a fait le choix du Mali, où se tient en 2020 une réunion ministérielle dans le cadre du Sommet international du Sahel. Cette initiative, notamment parrainée par la France d’Emmanuel Macron, doit permettre au chef de l’exécutif espagnol de faire la rencontre de ses homologues et des chefs d’État des pays membres du G5 (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).

C’est justement dans ce cadre que Pedro Sánchez a officiellement annoncé que l’Espagne comptait prendre la tête de l’EUTM Mali, mission militaire européenne sur place, à compter de janvier 2021. L’objectif avait déjà été affiché pour 2019 mais le président du gouvernement de notre voisin ibérique n’avait alors pas été formellement reconduit dans ses fonctions et ne pouvait qu’expédier les affaires courantes. En 2018, le commandement de cette mission a été confiée à une coalition germano-autrichienne et, en 2019, au Portugal.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-espana-preve-liderar-2021-mision-militar-union-europea-mali-202006300249_noticia.html?fbclid=IwAR0_DxHavIp1HdySiLskyyqFzkMMAq1n4N1rdRt6rn0YZrAaSh0KOivmnGw

Le film espagnol « Douleur et Gloire » triomphe aux prix Platino

L’acteur espagnol dans le film « Douleur et Gloire » (photographie : El Deseo et El Confidencial)

Créés en 2014, les prix Platino du Cinéma ibéro-américain, dont deux éditions ont vu leur cérémonie se dérouler en Espagne (en 2015 à Madrid et en 2017 à Marbella, dans la province de Málaga, en Andalousie), récompensent chaque année les meilleurs films et professionnels du septième art dans le monde hispanophone et lusophone d’Europe et d’Amérique. Cette année, à l’occasion d’une cérémonie de remise qui s’est déroulée, pandémie de coronavirus oblige, sur Internet, c’est le film Douleur et Gloire (Dolor y gloria, en version originale), de l’Espagnol Pedro Almodóvar, qui a triomphé.

Pas moins de six statuettes ont ainsi été remises à cette production :

  • meilleur film pour la maison de production El Deseo ;
  • meilleur réalisateur pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur scénario pour Pedro Almodóvar ;
  • meilleur interprète masculin pour l’Espagnol Antonio Banderas ;
  • meilleure musique originale pour l’Espagnol Alberto Iglesias ;
  • meilleur montage pour l’Espagnole Teresa Font.

Source : https://www.elconfidencial.com/cultura/2020-06-30/premios-platino-cine-iberoamericano_2661416/

Les élections régionales galiciennes et basques aboutissent à la continuité

Le président régional galicien Alberto Núñez Feijóo lors du scrutin dans la communauté autonome, le dimanche 12 juillet 2020 (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 12 juillet 2020, les électeurs de Galice et du Pays basque étaient appelés à renouveler les 75 sièges de leur Parlement régional respectif dans le cadre des premières élections en Espagne après le confinement lié à la pandémie de coronavirus d’origine chinoise. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont opté pour la continuité. À Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) conquiert ainsi sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 sièges).

Le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui engrange 19 élus (contre 6 il y a quatre ans) se paye pour sa part le luxe de passer devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui ne décolle pas des 14 députés régionaux. Podemos s’effondre totalement en perdant ses 14 députés obtenus en 2016. Quant au Pays basque, le paysage y est plus fragmenté, même si le Parti nationaliste basque (PNV) d’Íñigo Urkullu se rapproche de la majorité absolue sans l’atteindre avec 31 sièges (contre 29 il y a quatre ans). Il devrait théoriquement rééditer son alliance avec les socialistes, qui passe de 9 à 10 élus.

La droite nationale, qui partait cette année sur deux candidatures principales (une conjointe du Parti populaire et de Citoyens d’un côté, une de Vox de l’autre), laisse des plumes dans l’arène électorale basque avec 6 élus, contre 9 il y a quatre ans. La formation de Santiago Abascal obtient cependant un siège dans la province d’Alava. Les nationalistes de « gauche » de Bildu progressent de 17 à 22 députés régionaux et la « confluence » locale de Podemos essuie elle aussi un revers, passant de 11 à 6 élus.

Sources : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-gallegas/abci-elecciones-galicia-pp-gallego-empieza-respirar-cerca-cuarta-mayoria-absoluta-feijoo-202007122150_noticia.html et https://www.abc.es/elecciones/elecciones-vascas/abci-nacionalistas-arrasan-pais-vasco-constitucionalismo-bajo-minimos-202007122231_noticia.html