Polémique en Espagne après la réunion bilatérale entre une ministre et le principal dirigeant local de Gibraltar

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), lors de son entrevue avec le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo (photographie : El Mundo)

La polémique enfle en Espagne après que, ce jeudi 23 juillet 2020, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Parti socialiste ouvrier espagnol), a rencontré dans le cadre d’une réunion bilatérale le ministre en chef de Gibraltar, Fabian Picardo. Il s’agit de la première rencontre bilatérale entre un ministre de notre voisin ibérique et le principal dirigeant local gibraltarien, alors que l’Espagne ne reconnaît pas la souveraineté britannique sur ce territoire situé à la frontière avec la province de Cadix (Andalousie).

Les relations sont par ailleurs régulièrement mouvementées avec Fabian Picardo, qui dirige le Rocher (el Peñón) depuis 2011. La réunion a eu lieu à Algésiras, dans la province de Cadix, et, à cette occasion, González Laya a exprimé son souhait que « puisse être créée dans la région une zone de prospérité partagée ». Aussitôt la nouvelle annoncée, le Parti populaire (PP) est monté en créneau en dénonçant cette rencontre bilatérale. La secrétaire à la Politique internationale de la formation, Valentina Martínez, a critiqué qu’une fois de plus, le gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE) franchisse une ligne rouge en matière de politique internationale, après ses récentes décisions concernant le Venezuela et le Maroc.

Source : https://elpais.com/espana/2020-07-23/la-ministra-gonzalez-laya-se-reune-con-picardo-en-plenas-negociaciones-sobre-el-brexit-de-gibraltar.html

Le jambon le plus cher au monde est espagnol (et il vaut 4 100 euros la pièce !)

Le jambon espagnol Jabugo Ibérico Puro, confectionné à Jabugo, dans la province de Huelva, en Andalousie (photographie : Manchado de Jabugo Ibérico Puro et La Razón)

Avec seulement 80 pièces commercialisées chaque année, le jambon ibérique Manchado de Jabugo est aujourd’hui le jambon le plus cher au monde – et il est espagnol. Valant 4 100 euros l’unité, il est confectionné dans la commune de Jabugo, peuplée de plus de 2 2500 habitants environ et située dans la province de Huelva, en Andalousie.

Affiné en intérieur entre quatre et six ans (soit plus que la moyenne des jambons espagnols), entièrement biologique, il pèse entre six et huit kilogrammes la pièce. Il est réalisé à partir de porcs issus d’un croisement entre un mâle de race anglaise et une femelle de race espagnole. C’est l’éleveur Eduardo Donato qui est le propriétaire et responsable de l’exploitation qui le produit.

Source : https://www.larazon.es/lujo/20200718/ecbx4fmdijdp3gxjzyzebhxj2a.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Su_4_45

Une jeune mathématicienne espagnole résout un problème vieux de vingt ans

La jeune mathématicienne espagnole María Cumplido (photographie : Université de Séville)

Chercheuse à l’Université d’Édimbourg, en Écosse (Royaume-Uni), mais originaire de Cordoue (Andalousie), la jeune mathématicienne espagnole María Cumplido a récemment marqué l’histoire de sa discipline. Spécialiste des groupes de tresses, elle vient en effet de résoudre un problème vieux de vingt ans, celui des sous-groupes spéciaux d’Artin.

Ces derniers portent le nom d’Emil Artin (1898-1962), mathématicien autrichien, et, bien qu’il s’agisse à première vue de mathématiques fondamentales pures, une telle trouvaille peut avoir des applications importantes dans plusieurs domaines, dont celui de la sécurité informatique. Récipiendaire de plusieurs prix outre-Pyrénées, elle est âgée d’à peine 28 ans.

Source : https://www.canalsur.es/noticias/andalucía/cordoba/una-andaluza-resuelve-un-problema-de-matematicas-planteado-hace-20-anos/1603995.html?utm_source=twitter&utm_medium=csurnoticias&utm_term=5ea74309-75b2-46c8-98c3-0671da91199f&utm_content=&utm_campaign=

Une nouvelle bande dessinée historique espagnole revient sur le destin de l’héroïne María Pita

Une vision de l’héroïne espagnole María Pita au sein d’une nouvelle bande dessinée espagnole (photographie : La Opinión de La Coruña)

Publié à intervalle régulier par la maison d’édition espagnole Cascaborra, la série de bandes dessinées baptisée Historia de España en viñetas (littéralement, Histoire de l’Espagne en vignettes) propose en ce mois de juillet 2020 un nouveau numéro consacré à l’héroïne populaire María Pita – de son vrai nom María Mayor Fernández de Cámara y Pita (1565-1643). Elle est connue outre-Pyrénées pour avoir mené la résistance de la ville de La Corogne (Galice), où elle résidait, face à la contre-armada anglaise de 1589.

Une statue lui est même consacrée au centre de la place qui porte son nom, devant l’hôtel de ville de La Corogne. Ce numéro est préfacé par l’historien espagnol Javier Santamarta, habitué des ouvrages historiographiques à destination du grand public. D’autres personnages espagnols présents dans les sources peuplent cet ouvrage qui allie divertissement et connaissance sérieuse du passé.

Source : https://www.laopinioncoruna.es/contraportada/2020/07/12/maria-pita-atraviesa-fronteras-gallegas/1517366.html

Une bande dessinée est réalisée en Espagne pour honorer la mémoire du marin Blas de Lezo

Une illustration tirée de la bande dessinée espagnol « Lezo » (photographie : RTVE)

Né en 1689 et mort en 1741, le marin espagnol Blas de Lezo y Olavarrieta est considéré comme l’un des meilleurs de l’histoire de notre voisin ibérique en raison de sa bravoure, de son abnégation et de ses capacités de commandement et de réflexion stratégique. Il est notamment connu pour son éclatante victoire face à une flotte britannique composée de 200 bateaux et 30 000 hommes qui tente d’attaquer le port alors espagnol de Carthagène des Indes (actuelle Colombie). Face à cette « armada », il ne peut pourtant opposer que 6 navires et 3 000 soldats.

C’est pour honorer sa mémoire que la bande dessinée Lezo, récemment sortie outre-Pyrénées, a été réalisée par le scénariste Ángel Miranda Vicente, le dessinateur Guillermo Mogorrón, le coloriste Miguel Ángel Abad et l’historien Ramón Vega. L’ouvrage relate non seulement l’incroyable bataille remportée par Blas de Lezo mais met aussi en valeur sa rivalité avec l’amiral anglais Edward Vernon (1684-1757) ou encore son talent pour penser l’art de la guerre navale.

Source : https://www.rtve.es/noticias/20200701/blas-lezo-su-imposible-victoria-sobre-ingleses-cambio-historia-del-nuevo-mundo/2023549.shtml

Décès de l’entrepreneur espagnol José Antonio Quiroga y Piñeyro à l’âge de 88 ans

L’entrepreneur espagnol José Antonio Quiroga y Piñeyro (au centre) – Photographie : Patricia Fraga et El Ideal Gallego

L’on apprenait ce dimanche 28 juin 2020 le décès à La Corogne (Galice), à l’âge de 88 ans, de l’entrepreneur espagnol José Antonio Quiroga y Piñeyro, qui était né dans la même ville galicienne en 1931. Issue d’une famille marquée par la force présence de responsables politiques, il étudie à l’Université de Deusto à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque), puis à celle de Valladolid (Castille-et-León) avant de poursuivre sa formation universitaire à La Sorbonne, à Paris (France), puis à la London School of Economics (Royaume-Uni).

Il se distingue par la suite en tant que président de la Chambre de Commerce de La Corogne et vice-président du Conseil supérieur des Chambres de Commerce d’Espagne. C’est en 1957 qu’il commence en tant qu’entrepreneur, avec la collaboration de la firme française Pechiney, en créant la compagnie Grafitos Eléctricos del Noroeste (GENOSA). Il s’agit de la première entreprise espagnole à concevoir et fabriquer des électrodes de graphite pour les fours électriques.

Source : https://www.elidealgallego.com/articulo/coruna/fallece-88-anos-jose-antonio-quiroga-pineyro-presidente-30-camara-comercio/20200629203828439927.html

« Gaudi’s universe: A personal tour through the shimmering streets of Barcelona »

La Folie de Comillas, réalisée par l’architecte espagnol Antonio Gaudí en Cantabrie (photographie : Trip Advisor)

Cet article en anglais intitulé « Gaudi’s universe: A personal tour through the shimmering streets of Barcelona », publié le dimanche 21 juin sur le site Internet du journal britannique The Independent, revient sur les réalisations de l’architecte espagnol Antonio Gaudí (1852-1926) à Barcelone (Catalogne) à l’occasion de la publication d’un ouvrage qui lui est consacré par la maison d’édition allemande Taschen : https://www.independent.co.uk/arts/architecture-gaud-universe-personal-tour-barcelona-a9281616.html

« Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age »

La femme de lettres espagnole Sœur Juana Inés de la Cruz (1648-1695) – Photographie : The Guardian

Cet article intitulé « Saint, soldier, writer: Spain celebrates forgotten women of its Golden Age », rédigé par Sam Jones et publié le samedi 7 juin 2020 sur le site Internet du grand quotidien britannique The Guardian, revient sur l’exposition organisée par la Bibliothèque nationale d’Espagne (Biblioteca Nacional de España, BNE) à propos des femmes artistes qui ont fait le Siècle d’Or de notre voisin ibérique de 1550 à 1675 : https://www.theguardian.com/world/2020/jun/07/saint-soldier-playwright-museum-celebrates-forgotten-women-of-spains-golden-age

L’économiste turc Dani Rodrik, lauréat de l’édition 2020 du Prix Princesse-des-Asturies dans la catégorie « Sciences sociales »

L’économiste turc Dani Rodrik (photographie : Diego Calderón et El Periódico)

L’on apprenait ce jeudi 11 juin 2020 que le jury des Prix Princesse-des-Asturies avait décidé de remettre l’édition 2020 de la récompense dans sa catégorie « Sciences sociales » à l’économiste turc Dani Rodrik, né en 1957 à Istanbul. Professeur d’économie politique à l’Université de Harvard, à Cambridge, dans le Massachusetts (États-Unis d’Amérique), il a notamment étudié les phénomènes liés à la mondialisation et à la réussite ou à l’échec économique des pays.

Considéré comme l’un des économistes les plus influents au monde, il fait notamment partie du Bureau national des Recherches économiques et du Centre des Recherches en Économie et en Politique de Londres (Royaume-Uni). Il a étudié ou enseigné dans de nombreuses institutions prestigieuses, principalement outre-Atlantique.

Source : https://www.elperiodico.com/es/economia/20200611/el-economista-dani-rodrik-premio-princesa-de-asturias-de-ciencias-sociales-2020-7995432

Deux universités espagnoles se retrouvent parmi les 200 meilleures au monde selon un classement britannique

Les bâtiments historiques de l’Université de Barcelone, en Catalogne (photographie : Université de Barcelone)

Élaboré chaque année par l’entreprise de consulting britannique Quacquarelli Symonds, le classement des universités mondiales QS World University Rankings place cette année deux établissements universitaires espagnols parmi les 200 meilleurs au monde. Il s’agit en premier lieu de l’Université de Barcelone (182e mondiale, soit une chute de 17 places par rapport à son classement de 2019). La deuxième dans cette frange est l’Université autonome de Madrid, qui passe en un an de la 192e à la 200e place.

Par la suite, l’on retrouve :

  • l’Université Complutense de Madrid, 206e (contre 212e l’année dernière) ;
  • l’Université de Navarre, première université espagnole privée de ce tableau (252e) ;
  • l’Université Pompeu-Fabra de Barcelone (287e) ;
  • l’Université Charles-III de Madrid (311e) ;
  • l’Université polytechnique de Catalogne (314e) ;
  • l’Université polytechnique de Valence, dans la Communauté de Valence (326e) ;
  • et l’Université IE de Ségovie (Castille-et-León), qui pointe en 332e position.

Source : https://www.elconfidencial.com/alma-corazon-vida/educacion/2020-06-10/universidades-espanolas-200-mejores-del-mundo-ranking-qs_2622032/