Rapide tour d'horizon des ventes musicales en Espagne en 2019

Le chanteur espagnol Alejandro Sanz, qui figure une fois de plus en bonne place dans les ventes d’albums en Espagne en 2019 (photographie : YouTube)

L’entrée dans l’année 2020 est l’occasion idéale pour réaliser toute une série de bilans dans divers domaines et la musique n’échappe pas au phénomène. Outre-Pyrénées, l’album qui s’est le plus vendu est celui du célèbre chanteur Alejandro Sanz (né à Madrid en 1968) – l’un des recordmen du genre – à savoir #ElDisco (littéralement, #LeDisque). Par ailleurs, selon les données fournies par l’association Promusicae et l’Association de Gestion des Droits intellectuels (Asociación de Gestión de Derechos Intelectuales, AGEDI), toutes deux sises à Madrid, la chanson la plus vendue chez notre voisin ibérique l’année dernière est Contando lunares (littéralement, En comptant les pois), du rappeur espagnol Patricio Martín Díaz (dit « Don Patricio »), né en 1993 à Valverde (île d’El Hierro, province de Santa Cruz de Ténérife, îles Canaries), en duo avec son compatriote Cruz Cafuné.

En streaming, l’album complet le plus écouté en 2019 en Espagne est Oasis, du Portoricain Benito Antonio Martínez Ocasio (dit « Bad Bunny »). De manière générale, l’année écoulée a été très favorable outre-Pyrénées pour les ventes musicales avec une croissance de 20 % par rapport à l’année 2018. Le marché du numérique a de nouveau bondi, avec 25 % de progression sur un an, et se consolide comme un mode de consommation essentiel sur la scène musicale espagnole. D’après l’étude réalisée par la Fédération internationale de l’Industrie phonographique (IFPI), dont le siège se trouve à Londres (Royaume-Uni), en 2019, les Espagnols ont passé en moyenne 19,8 heures par semaine à écouter de la musique. Plus de 10 millions de nos amis ibériques ont ainsi recours à un service de streaming dans le domaine.

Source : https://www.abc.es/cultura/musica/abci-musica-streaming-bate-nuevo-record-10-millones-espanoles-escuchan-diario-202002031448_noticia.html?vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-cultura

L'Espagne parie sur la recherche concernant les micro-algues

Une cérémonie officielle dans un auditorium du siège du Centre supérieur des Recherches scientifiques (Centro Superior de Investigaciones Científicas, CSIC), à Madrid (photographie : CSIC et ICMAT)

La biotechnologie marine et l’aquaculture sont deux priorités de la recherche espagnole, aussi bien dans le secteur public que privé, et ce sont notamment les micro-algues qui intéressent notre voisin ibérique. Selon une étude bibliographique récemment élaborée par la revue suisse en langue anglaise Marine Drugs, sur 79 020 articles écrits dans le monde concernant ces végétaux, 4 106 correspondent à notre voisin ibérique. Ce dernier se retrouve ainsi derrière le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne au niveau européen mais devant l’Italie. Au niveau mondial, les seules autres nations à la devancer sont les États-Unis d’Amérique, la Chine et le Canada.

Au sein de l’espace atlantique européen, les chercheurs espagnols contribuent à environ 24 % des publications en matière de micro-algues, derrière le Royaume-Uni et la France. Sur les trois dernières années analysées par Marine Drugs (janvier 2017 à février 2019), les chercheurs espagnols sont même premiers en nombre d’articles publiés (374), se payant le luxe de dépasser l’Italie (325), l’Allemagne (322) et la France (310). Les micro-algues ne sont que l’un des multiples objets de recherche liés à l' »économie bleue », cette nouvelle source de richesses et de croissance qui attire de plus en plus les pays développés ou en voie de développement vers les mers et océans.

Source : http://www.mispeces.com/nav/actualidad/noticias/noticia-detalle/La-investigacin-espaola-en-microalgas-entre-las-ms-productivas-del-mundo/#.XjgxbCbQhok

« Spain’s best young chefs – and the restaurants where you’ll discover them »

Un plat servi au restaurant espagnol The Alchemix, à Barcelone (Catalogne) – Photographie : The Guardian

Cet article en langue anglaise intitulé « Spain’s best young chefs – and the restaurants where you’ll discover them », rédigé par Fiona Dunlop et publié sur le site Internet du journal britannique The Guardian le 30 janvier 2020, revient sur quelques-uns des restaurants en vogue en Espagne : https://www.theguardian.com/travel/2020/jan/30/spain-best-young-chefs-restaurants-where-youll-discover-them

Javier Sánchez-Prieto devient président directeur général d’Iberia

Le chef d’entreprise espagnol Javier Sánchez-Prieto (photographie : ABC)

Suite à l’accession au poste de président directeur général (PDG) du groupe aérien IAG de l’Espagnol Luis Gallego, c’est son compatriote Javier Sánchez-Prieto qui été choisi pour le remplacer en tant que PDG de la compagnie aérienne nationale espagnole Iberia, qui fait partie de cette holding. Pour rappel, IAG – sigle signifiant International Air Group (soit Groupe aérien international) – est une alliance de compagnies aériennes installée à Madrid, dirigée par l’Irlandais Willie Walsh (jusqu’à ce que Luis Gallego ne prenne sa place, dans le courant de l’année 2020) et qui regroupe notamment Iberia et ses filiales, la firme britannique British Airways et ses filiales ainsi que l’entreprise irlandaise Aer Lingus.

Avec le choix de Luis Gallego et Javier Sánchez-Prieto, le conglomérat va considérablement s’hispaniser puisque le nouveau président directeur général de British Airways sera un autre Espagnol, Alex Cruz. De son côté, l’Espagnol Fernando Candela deviendra PDG de la compagnie aérienne à bas coût Level, dont le siège se trouve à Madrid. Sánchez-Prieto n’est pas un nouveau venu au sein d’IAG puisqu’il a été nommé président directeur général de la compagnie à bas coût Vueling, sise à El Prat de Llobregat (province de Barcelone, Catalogne), en 2016. Sa nomination n’est pas non plus une surprise puisqu’une fois Luis Gallego nommé en remplacement de Willie Walsh, tous les pronostics désignaient le nom de Sánchez-Prieto.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-javier-sanchez-prieto-nuevo-presidente-iberia-202001301720_noticia.html

Décès de l’hispaniste britannique Trevor J. Dadson à l’âge de 72 ans

L’hispaniste britannique Trevor J. Dadson (photographie : Lanza Digital)

L’on apprenait ce mardi 28 janvier 2020 le décès à Londres (Royaume-Uni), à l’âge de 72 ans, de l’historien et hispaniste britannique Trevor John Dadson, membre correspondant de l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua Española, RAE), sise à Madrid. Né le 7 octobre 1947, professeur et critique littéraire, il avait obtenu un doctorat à la prestigieuse Université de Cambridge. Spécialiste de la poésie espagnole du Siècle d’Or (1550-1675), il était proche du directeur de l’Institut Cervantes de Londres, l’Espagnol Ignacio Peyró.

Il était également reconnu pour son étude des morisques, ces musulmans convertis au christianisme une fois la Reconquête de l’Espagne (718-1492) achevée. Il avait mené à leur sujet une étude précise de leur présence dans la modeste commune de Villarrubia de los Ojos (province de Ciudad Real, Castille-La Manche), aujourd’hui peuplée de près de 10 000 habitants. En 2015, il a été distingué par le roi Philippe VI, qui lui a remis l’Ordre d’Isabelle-la-Catholique.

Source : https://es.sports.yahoo.com/noticias/muere-hispanista-británico-trevor-j-dadson-72-años-015217167.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmZyLw&guce_referrer_sig=AQAAAMon3P2O1-HRaX_Iim3HN7z_3YNy-86KrHZI-iF2Vob15LHUcozKJAjuKwhSxvsixvVxC8ztTRHTp71KhLDzSbxLl79jAbmmYxJZBx7hEw6tRiZVQIDLpuQMrASlY2OItlPWBsBpFwP0W5BL-Xwm_6Xs7aBNhGaCOxDYSxhomNZ1

Une commune galloise devient célèbre pour la restauration d’un navire espagnol du XVe siècle

Un bénévole gallois restaure ce navire espagnol du XVe siècle (photographie : ABC)

C’est en 2002 que la ville de Newport, située dans le Sud du Pays de Galles (Royaume-Uni) et peuplée d’environ 150 000 habitants, découvre dans le cadre des travaux d’un nouveau théâtre un navire plongée dans la boue des fonds du fleuve Usk l’épave d’un navire daté du XVe siècle. Ce bateau est extraordinairement bien conservé et l’on considère généralement qu’il s’agit du navire de cette époque qui nous soit parvenu dans le meilleur état au monde. Ses dimensions sont impressionnantes : trente mètres de longueur pour 400 tonnes de tirant d’eau.

C’est la communauté locale qui décide alors d’extraire les restes du navire et de restaurer le vaisseau de manière bénévole, fait quasi unique au monde. Les habitants de Newport découvrent bien vite qu’il s’agit d’un navire de pêche construit au Pays basque espagnol et ils lancent l’initiative Save our Ship (SOS, littéralement, « Sauvez notre Bateau »), qui reçoit le soutien matériel, financier ou moral de nombreuses personnes, dont l’acteur britannique Anthony Hopkins. Finalement, en août 2002, l’Assemblée nationale du Pays de Galle débloque des fonds à hauteur de 3,5 millions de livres sterling (soit environ 4 millions d’euros) pour dégager le bateau de sa vase et le reconstruire à l’identique.

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-teson-pueblo-gales-consigue-rescatar-excepcional-barco-construido-espana-siglo-202001281417_noticia.html

La marque automobile espagnole SEAT lance son nouveau modèle de León

Le modèle 2020 de la célèbre León, construite par la marque automobile espagnole SEAT (photographie : Autoplus)

Ce mardi 28 janvier 2020, la marque automobile espagnole SEAT, sise à Martorell (province de Barcelone, Catalogne), a présenté en avant-première mondiale son modèle 2020 de León – son véhicule ayant eu le plus de succès au cours de l’histoire et celui qui se vend le plus outre-Pyrénées ces dernières années. Afin d’adapter l’usine de Martorell à la production de cette voiture, l’entreprise, qui appartient au groupe allemand Volkswagen, un investissement de 1,1 milliard d’euros a été consenti sur place. Jusqu’à présent, depuis sa création, la SEAT León s’est vendue à 2,2 millions d’unités et la compagnie espère poursuivre sur cette lancé en dépit des difficultés actuelles du secteur automobile au niveau planétaire.

La nouvelle León, qui devrait arriver dans les concessions du monde entier avant l’été 2020, a été dessinée et conçue au Centre technique de SEAT à Barcelone. Elle proposera une version hybride, ce qui est cohérent avec la volonté de la firme de s’adapter au nouveau courant de vente de véhicules électriques ou hybrides. Le Britannique Wayne Griffiths, vice-président exécutif de la marque (dont le nom est pressenti pour remplacer l’Italien Luca de Meo à la tête de l’entreprise), a confirmé que la SEAT León était un modèle s’adressant prioritairement aux premiers acquéreurs d’une voiture – ce qui est de fait leur profil dans une majorité des cas.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10325178/01/20/Seat-lanza-el-nuevo-Leon-con-una-inversion-de-1100-millones.html

« À la découverte de la Galice, la Bretagne espagnole »

La commune de Lage, dans la province de La Corogne (Galice), sur la Côte de la Mort (photographie : Wikipedia)

Ce reportage, intitulé « À la découverte de la Galice, la Bretagne espagnole », a été diffusé sur le journal télévisé de la chaîne de télévision française TF1 et est disponible sur le site Internet de sa chaîne-sœur, LCI. Il revient sur les traditions et paysages de cette communauté autonome du Nord-Ouest de l’Espagne : https://www.lci.fr/voyages/video-a-la-decouverte-de-la-galice-la-bretagne-espagnole-2143490.html?__twitter_impression=true&fbclid=IwAR2IIziX0_F0PEPMQnyv836fDVoN_6FUogqVNlIM7vEqo_g5QPgu_5AuE-8

L’Espagne est l’un des pays de l’Union européenne où les foyers modestes consacrent la plus grande part de leur budget à leur logement

Une agence immobilière Don Piso à Madrid (photographie : Don Piso)

Ces dernières années, une fois les pires effets de la crise économique de 2008 estompés, les prix de l’immobilier se sont remis à grimper en Espagne, particulièrement en ce qui concerne les loyers locatifs. De fait, l’Espagne est devenue le troisième pays de l’Union européenne (UE) et le septième de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches ») où les foyers les plus modestes consacrent la plus grande part de leur budget au paiement de leurs traites liées au logement. Environ 46 % des Espagnols aux revenus bas ou très bas dépensent ainsi plus de 40 % de leurs revenus à ce poste de dépense.

Seuls le Royaume-Uni (50,7 %) et la Finlande (48,4 %) dépassent notre voisin ibérique au sein de l’UE et, au sein de l’OCDE, l’on retrouve la Nouvelle-Zélande (56 %), Israël (54,1 %), le Chili (53,8 %) et les États-Unis d’Amérique (48,3 %) au-dessus de l’Espagne. Au contraire, sous notre voisin pyrénéen se trouvent le Portugal (33,5 %), l’Italie (32,1 %) ou encore la France (17,2 %). De l’autre côté de la barrière, chez les ménages espagnols les plus aisés, seul un sur dix dépense plus de 40 % de ses revenus au paiement de son crédit immobilier ou de son loyer.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/24/economia/1579890003_677552.html

La Foire internationale du Tourisme de Madrid clôture son édition 2020 avec de nouveaux records

Des visiteurs se pressent aux différents stands de la Foire internationale du Tourisme de Madrid de 2020 (photographie : EFE et El Economista)

La Foire internationale du Tourisme (Feria Internacional de Turismo, FITUR) de Madrid, l’une des deux plus importantes au monde avec celle de Londres (Royaume-Uni), fêtait cette année son quarantième anniversaire avec une nouvelle édition au mois de janvier. La Corée du Sud était le pays invité pour l’occasion et le grand congrès a fermé ses portes ce dimanche 26 janvier avec d’excellents résultats. Le nombre de professionnels participant à l’événement a ainsi crû de 5,16 % par rapport à l’édition de 2019 – soit un peu plus de 150 000 visiteurs. Les voyageurs étrangers qui avaient fait le déplacement pour la foire provenaient de 140 pays différents et voyaient leur nombre augmenter lui aussi de 6,4 %.

Il faut ajouter à ces statistiques le nombre de visiteurs espagnols non professionnels, qui tourne autour de 100 000 personnes, soit un total de 255 000 participants en tout et pour tout – un record historique. L’impact économique pour la ville de Madrid tourne autour des 333 millions d’euros selon les estimations actuelles. L’on comptait par ailleurs :

  • 918 exposants ;
  • 11 040 entreprises ;
  • 165 pays et régions ;
  • près de 70 000 mètres carrés d’exposition pure (+ 3,3 % par rapport à l’année dernière) ;
  • les 10 pavillons du palais des congrès de l’IFEMA occupés.

Si les destinations européennes et américaines ont été légèrement plus présentes cette année (avec respectivement + 5,3 % et + 3,3 % en comparaison de l’année dernière), ce sont surtout l’Asie-Pacifique (+ 21,5 %) et l’Afrique (+ 19,5 %) qui ont fait honneur à cette édition.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10320649/01/20/FITUR-cierra-con-un-5-mas-de-profesionales-registrados-y-record-de-visitas.html