L’Espagne ne fait plus partie des dix premiers pays européens pour la proportion de propriétaires de logements

1519754905_133379_1519764150_noticia_normal_recorte1
Des immeubles d’habitation flambant neufs dans le nouveau quartier bâti dans l’arrondissement de Vallecas, à Madrid (photographie : El País)

En 2016, environ 77 % des Espagnols étaient propriétaires de leur logement, selon un classement établi au sein de l’Union européenne (UE), ce qui en faisait le treizième pays de l’organisation dans ce tableau. Les données fournies par l’institut Eurostat montrent que notre voisin pyrénéen se situe au-dessus de la moyenne européenne (69,2 %) mais, chaque année, le nombre de propriétaires baisse outre-Pyrénées en faveur du nombre de locataires. C’est la première fois que l’Espagne ne se trouve pas dans les dix premières places de ce classement depuis que des statistiques existent à ce sujet.

En 2007, la proportion de propriétaires d’un appartement ou d’une maison en Espagne sur la population totale du pays était de 80,6 %. C’est en Europe centrale et orientale (avec le trio de tête formé par la Roumanie, la Lituanie et la Croatie) que se trouvent les plus fortes proportions de propriétaires. La crise économique de 2008 a eu raison d’un comportement généralisé parmi nos voisins ibériques, qui sont désormais plus précautionneux lorsqu’il s’agit de contracter un crédit pour acheter un logement.

Source : https://elpais.com/economia/2018/03/21/actualidad/1521629490_807449.html

L’incroyable essor de l’haltérophilie espagnole

15225747847960
L’haltérophile espagnole Lydia Valentín célèbre sa victoire aux championnats d’Europe de sa discipline au mois de mars 2018 (photographie : Robert Ghement, EFE et El Mundo)

Entre la fin du mois de mars et le début du mois d’avril 2018 se déroulaient à Bucarest (Roumanie) les championnats du monde d’haltérophilie, au cours desquels l’Espagne a particulièrement brillé, arrivant en quatrième position dans le classement final, derrière le pays organisateur, la Géorgie et la Pologne. Treize médailles au total, dont cinq en or, deux en argent et six en bronze. Un résultat exceptionnel pour notre voisin ibérique, qui n’est historiquement pas le meilleur compétiteur dans cette discipline. Le nom des grands vainqueurs espagnols commence à être bien connu dans les médias, notamment celui de Lydia Valentín, quadruple championne d’Europe en titre, mais aussi Josué Brachi, Andrés Mata ou encore David Sánchez.

Comme le rappelait le président de la Fédération espagnole d’Haltérophilie, Constantino Iglesias, c’est tout d’abord l' »effet Valentín » qui a réussi à porter toute une nouvelle générations de sportif à l’arraché ou à l’épaulé-jeté. Derrière la trentenaire Lydia Valentín, l’on retrouve des personnalités âgées de vingt à trente ans, comme Brachi, Mata, Sánchez ou encore Alberto Fernández, Irene Martínez et Atenery Hernández. Ces championnats d’Europe en Roumanie ont aussi été marqués par l’expulsion de plusieurs pays qui se sont distingués par leur pratique systématique du dopage en haltérophilie (Russie, Turquie, Ukraine, Arménie, Biélorussie, Moldavie, Azerbaïdjan) et qui étaient toujours sur les premières marches du podium.

N’oublions pas non plus que plusieurs champions espagnols s’étaient déjà illustrés par le passé dans la discipline, comme María Dolores Sotoca, championne d’Europe en 1990 ; Estefanía Juan, trois fois championne d’Europe ; et Gema Pérez, plusieurs fois bien classée entre 1997 et 2007. Les Jeux olympiques de Tokyo (Japon), en 2020, sont désormais dans la ligne de mire des haltérophiles de notre voisin ibérique.

Source : http://www.elmundo.es/deportes/mas-deporte/2018/04/01/5abfd4f4e2704ed9388b457d.html

L’Espagne fait partie des pays critiqués par l’Union européenne pour sa pollution atmosphérique

contaminacion-madrid-khfC--1240x698@abc
Une vue de Madrid avec son nuage (boina, c’est-à-dire « béret ») de pollution (photographie : Jaime García et ABC)

Le lundi 29 janvier dernier, le commissaire européen à l’Environnement, aux Affaires maritimes et à la Pêche, le Maltais Karmenu Vella, a envoyé son dernier avertissement à huit pays membres de l’Union européenne, dont l’Espagne, concernant leur violation de la législation communautaire en matière de pollution atmosphérique. Concrètement, si ces pays ne présentent pas d’ici une semaine un plan concret et jugé sérieux pour lutter contre ce problème, Bruxelles menace de les traîner devant la Cour de Justice de l’Union européenne, située à Luxembourg.

Outre l’Espagne, donc, les sept autres nations concernées par ces nouvelles remontrances sont la République tchèque, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et le Royaume-Uni. C’est lors d’une réunion ad hoc, à laquelle assistait la secrétaire d’État espagnole à l’Environnement, María García, que cet avertissement a été formulé. Outre-Pyrénées, les régions qui préoccupent le plus la Commission européenne en matière de pollution atmosphérique et de dépassement des seuils autorisés sont l’aire urbaine de Madrid, celle de Barcelone ainsi que des zones précises en Andalousie et dans la Principauté des Asturies. Dans la capitale du Royaume, seules les limites de dioxyde d’azote sont dépassées tandis que, dans la cité comtale, aussi bien le NO2 que les microparticules sont dans le viseur des autorités espagnoles et européennes. En Andalousie, ce sont certaines régions rurales (comme Villanueva del Arzobispo, dans la province de Jaén) qui inquiètent tandis que dans les Asturies, les villes d’Avilés et Gijón sont touchées.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-bruselas-mantiene-ultimatum-espana-y-ocho-paises-contaminacion-aire-201801301704_noticia.html

Une reprise économique espagnole très inégale en fonction du milieu social

safaribanus-39-custom-1110x740
La marina de Puerto Banús, à Marbella (Andalousie), est le symbole de l’insolence de la richesse de quelques-uns en Espagne (photographie : Gilmar Costa del Sol)

Un peu comme dans la plupart des pays occidentaux (voire des pays du monde entier), l’augmentation de la richesse en Espagne ces dernières années s’est traduite par un accroissement des inégalités sociales. C’est ce que révèle un rapport de l’association Oxfam Intermon, connue pour ses travaux dans le domaine, qui montre que l’Espagne est toujours le troisième pays le plus inégal de l’Union européenne, derrière la Roumanie et la Bulgarie et au même niveau que la Lituanie. Selon les données fournies par la fondation, 1 % de la population espagnole accapare le quart de la richesse produite dans le pays, tandis que les 10 % suivants concentrent près de 90 % de ce qui reste (environ 54 % du total). Seuls 8 % de ces richesses reviennent aux Espagnols les plus démunis.

Le revenu de ces derniers a diminué de 17 % entre 2016 et 2017, tandis qu’il s’est accru de 9 % pour les plus fortunés. Selon la revue américaine Forbes, l’année dernière, notre voisin ibérique a vu apparaître quatre nouveaux multimillionnaires, tandis que le taux de pauvreté atteint 22,3 % outre-Pyrénées (10,2 % des citoyens espagnols ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté). Depuis 2009, les bénéfices des entreprises espagnoles ont bondi de 200,7 % et, si la productivité des travailleurs a bien augmenté durant la période (+ 6 % depuis 2012), les salaires n’ont pas vraiment suivi la tendance (+ 0,6 %). À noter que sept salariés espagnols sur dix qui perçoivent les plus basses rémunérations sont des femmes.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-recuperacion-economica-espana-premia-4-veces-mas-ricos-pobres-201801221002_noticia.html

La Communauté de Madrid accueillera un centre lié au système européen de positionnement par satellites Galileo

Galileo
Une vue d’artiste du système européen de positionnement par satellites Galileo (photographie : De topografía)

Après l’échec de l’Agence européenne du Médicament (EMA), qui a préféré ne pas s’installer à Barcelone en raison des tensions séparatistes en Catalogne, l’Espagne voulait mettre toutes les chances de son côté pour obtenir un bureau de soutien au système européen de positionnement par satellites Galileo. Un site de ce type doit en effet quitter le Royaume-Uni dans le cadre de la sortie de ce pays hors de l’Union européenne (le Brexit) et il est actuellement situé à Swanwick, dans le Hampshire. C’est la Communauté de Madrid qui le récupèrera, plus précisément la commune de San Martín de la Vega, située dans la banlieue méridionale de la capitale et peuplée d’un peu moins de 20 000 habitants.

La candidature espagnole a défait plusieurs autres localisations possibles (Belgique, Portugal et Roumanie) en raison de la présence d’un important pôle spatial dans la Communauté de Madrid (notamment l’Institut national de Technique aérospatiale de Torrejón de Ardoz). De trois à trente personnes travailleront sur place selon les besoins. La présidente de la communauté autonome, Cristina Cifuentes (Parti populaire), s’est réjouie de cette décision et a affirmé qu’elle espérait qu’un tel choix entraînerai un effet d’appel pour l’installation d’autres organismes et entreprises dans la zone.

Source : http://www.elmundo.es/madrid/2018/01/18/5a6087a5468aeb73108b45e3.html

L’Espagne, contributeur net de l’Union européenne dès 2018 ?

ARCaete_01
L’ancien ministre espagnol de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement, Miguel Arias Cañete, devenu commissaire européen au Climat et à l’Énergie (photographie : ¿Quién es quién?)

Notre voisin ibérique ne s’est pas encore complètement remis de la crise économique de 2008, qui a supposé pour lui un très rude choc, notamment en matière d’emploi. Pourtant, il pourrait devenir dès cette année un contributeur net de l’Union européenne (il donnerait plus d’argent aux instances communautaires qu’il n’en recevrait de leur part), et ce de façon durable. L’Espagne a déjà été dans une telle situation en 2014 et en 2016 mais le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (Parti populaire) était parvenu à négocier un statut plus avantageux pour son pays en 2017. La sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (plus connue sous le nom de Brexit) va laisse un manque à gagner d’environ 10 milliards d’euros pour Bruxelles, qui veut aussi voir son budget propre augmenter dans les années à venir.

Toutefois, ce phénomène est antérieur au Brexit puisque, dès 2013, la Commission européenne avait décidé qu’en raison de la crise, la contribution des pays-membres de l’UE au « pot commun » devrait passer de 1 % à 1,2 % de l’ensemble de la richesse de l’organisation. Par ailleurs, en dépit de cette crise, l’entrée de pays d’Europe centrale et orientale (Slovaquie, Slovénie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne et République tchèque, Roumanie, Bulgarie, Croatie) ainsi que de deux archipels méditerranéens (Malte et Chypre) dans l’Union européenne entre 2006 et 2013 a redéfini la notion de richesse et de pauvreté. La richesse par habitant de l’Espagne représente cependant aujourd’hui 92 % de la moyenne européenne et plusieurs communautés autonomes (Andalousie, Galice, Estrémadure, Castille-La Manche, Castille-et-León, îles Canaries, Communauté de Valence) sont dépendantes (parfois à un degré important) des crédits européens. Une très mauvaise nouvelle, donc, pour l’Espagne.

Source : https://gaceta.es/espana/europa-ens-roba-20180115-0534/

Les dépenses sociales espagnoles sont inférieures à la moyenne européenne

1512760238_837565_1512760403_noticia_normal_recorte1
Deux retraités espagnols assis sur un banc (photographie : Tejederas et El País)

Depuis 2010, les dépenses sociales des pays-membres de l’Union européenne ont connu une légère croissance ; selon les données fournies par Eurostat, elles sont en effet passées de 28,6 % du produit intérieur brut de la zone à 29 %. L’essentiel des rentrées permettant de les financer provient des cotisations sociales et, plus secondairement, des taxes et impôts. Bien évidemment, les disparités sont grandes en la matière entre nations : la France y consacre 34 % de son PIB là où la Roumanie et la Lituanie en sont à 15 %. De son côté, l’Espagne dépense 24,7 % de sa richesse nationale dans le domaine, soit près de cinq points de moins que la moyenne de l’UE. Le Portugal et la Grèce, qui ont connu une crise économique plus profonde que notre voisin pyrénéen, dépensent plus, tout comme le Danemark, la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche, l’Italie et l’Allemagne.

En dépense par habitant, l’Espagne atteint les 6 300 euros, contre 10 800 euros en France et 8 200 en Italie. Si l’on s’intéresse précisément à cet indicateur, le Luxembourg est en tête avec 15 000 euros par habitant, suivi du Danemark. En dehors de l’Union européenne, la Norvège est elle aussi bien placée. Il faut cependant être méfiant face à ces données brutes et ne pas en tirer de conclusions hâtives concernant le cas espagnol. L’État-providence de notre voisin ibérique est certes moins développé qu’en France mais il est aussi capable de faire mieux que bien des pays européens avec moins d’argent. Le cas du système de santé publique est frappant.

Source : https://elpais.com/economia/2017/12/08/actualidad/1512760238_837565.html

« Travail détaché : première victoire européenne pour Emmanuel Macron »

macron-recibe-a-rajoy-y-opina-sobre-cataluna-solo-conozco-un-socio-espana
Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à droite), en compagnie du président de la République française, Emmanuel Macron, sur le perron du palais de l’Élysée, à Paris (photographie : EFE et El Confidencial)

Cet article de Cécile Ducourtieux, publié le 23 octobre dernier sur le site Internet du journal français Le Monde, évoque les mésaventures du président de la République française, Emmanuel Macron, dans sa volonté de limiter le travail détaché au sein de l’Union européenne et notamment l’opposition qu’il a trouvée en Espagne sur la question des routiers : http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/23/les-pays-de-l-union-europeenne-trouvent-un-accord-sur-une-reforme-du-travail-detache_5204992_3214.html

L’UNESCO inscrit plusieurs hêtraies espagnoles et européennes au patrimoine mondial

corner14089
La hêtraie de Montejo, située sur le territoire de la commune de Montejo de la Sierra, dans la Communauté de Madrid (photographie : Escapada Rural)

Ce vendredi 7 juillet, l’UNESCO a décidé d’inscrire au patrimoine mondial une série de hêtraies européennes protégées et d’une grande valeur paysagère et écologique, dont plusieurs sont situées sur le territoire espagnol : la forêt de Tejera Negra et celle de Montejo (Communauté de Madrid), la forêt de Lizardoia et celle d’Aztaparreta (Navarre) ainsi que la forêt de Cuesta Fría et celle du Canal d’Asotín (Castille-et-León). Le Ministère espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport s’en est rapidement fait l’écho dans un communiqué de presse.

Plus globalement, cette quarante-et-unième session du patrimoine mondial (qui se déroulait à Cracovie, en Pologne) a choisi de classer une série de forêts de hêtres toutes situées en Europe sous le label « Hêtraies primitives des Carpates et d’autres régions d’Europe ». Outre l’Espagne, neuf autres pays du continent sont concernés : l’Albanie, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, la Croatie, l’Italie, la Roumanie, la Slovénie et l’Ukraine. Pour l’Espagne, il s’agit du quarante-sixième site classé par l’UNESCO, ce qui en fait le troisième pays au monde pour le nombre de lieux inscrits dans cette liste, derrière l’Italie et la Chine.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/musica/noticias/8483963/07/17/La-UNESCO-incluye-como-Patrimonio-Mundial-el-Hayedo-de-Montejo.html

« En Espagne, des migrants marocains pour repeupler les villages des régions désertes »

20110227_06_Alfambra
La localité aragonaise d’Alfambra, dans la province de Teruel (photographie : Teruel profundo)

Un intéressant article traduit par Sandrine Morel pour le quotidien français Le Monde, dans son numéro daté du 15 juin, évoque le repeuplement des zones vides du centre de l’Espagne (notamment en Aragon) par des immigrés venus du Maroc, du Pakistan et de Roumanie : http://www.lemonde.fr/les-nouveaux-arrivants/article/2017/06/15/en-espagne-des-immigres-marocains-pour-repeupler-les-villages_5145010_5084811.html