Un Stradivarius entreposé à Cordoue cherche propriétaire

Un violon du célèbre luthier italien Antonio Stradivari fabriqué en 1729 (photographie : Carl de Souza, Getty et El País)

En novembre 2007, la Garde civile espagnole (équivalent de notre gendarmerie) réalise une opération le long d’une route secondaire à proximité de Carmona, dans la province de Séville (Andalousie). Cette opération mène à la saisie de nombreux objets variés, dont un violon, manifestement volé, dans sa housse. L’instrument de musique porte l’inscription officielle qui certifie qu’il a été fabriqué par le célèbre luthier italien de Crémone (Lombardie) Antonio Stradivari (dit « Stradivarius ») en 1731.

L’objet est d’une valeur de trois à quatre millions d’euros et a été dérobé par des individus d’origine roumaine dans la province de Cordoue. C’est l’Unité contre le Crime organisé (UCO) de la Garde civile qui est chargée de faire certifier l’instrument par les experts du Patrimoine national et elle tente d’en trouver le propriétaire initial, en vain. Le précieux violon est toujours soigneusement entreposé de nos jours dans une caserne de la Garde civile de Cordoue, dans l’attente de retrouver celui qui le possédait.

Source : https://elpais.com/cultura/2018/12/07/actualidad/1544180599_468944.html

Les étrangers n’ont jamais acheté autant de logements en Espagne

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Le port de plaisance de Marbella, dans la province de Málaga, en Andalousie (photographie : Europa Press et El País)

Au premier semestre de l’année 2018, les achats de logements en Espagne par des étrangers ont battu un nouveau record et n’ont jamais été aussi élevés : 53 359 opérations immobilières, selon les données fournies par les différentes études de notaires du pays. Il s’agit donc du chiffre le plus élevé depuis que des statistiques ont été établies à ce sujet, en 2007, au moment le plus aigu de la bulle immobilière – il y a eu à l’époque 33 000 opérations dans le secteur parmi les acquéreurs étrangers. Ces 53 359 achats-ventes représentent une augmentation de 5,4 % par rapport au premier semestre de l’année 2017.

Les acheteurs étrangers des logements espagnols sont d’abord britanniques, avec 7 613 opérations du 1er janvier au 30 juin 2018. Les suivent les Français (4 211 opérations), les Allemands (4 138 opérations), les Roumains (3 872 opérations), les Marocains (3 662 opérations) et les Italiens. Les deux nationalités qui ont connu la plus forte croissance dans ce contexte sont les Irlandais (+ 24,7 %) et les Danois (+ 18,2 %). En revanche, les opérations réalisées par les acheteurs suisses ont sensiblement reculé (- 13,2 %).

Source : https://elpais.com/economia/2018/11/14/vivienda/1542193768_934754.html

Les exploitants agricoles de Castille-et-León font massivement appel à de la main-d’œuvre étrangère

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Une exploitation agricole en Espagne (photographie : David García et El Confidencial)

Avec la crise économique de 2008, beaucoup d’Espagnols qui avaient perdu leur emploi sont retournés vers la campagne et la terre afin d’occuper des postes de travail pénibles dans le domaine des vendanges et des récoltes. Or, depuis 2014, à la faveur de la reprise et de la baisse du taux de chômage outre-Pyrénées, bon nombre de nos amis espagnols ont pu retrouver un emploi dans un autre secteur. Les exploitants agricoles ont donc du mal à trouver de la main-d’œuvre saisonnière et ont donc recours à des entreprises d’intérim (appelées ETT en Espagne, c’est-à-dire Empresas de Trabajo temporal, « Entreprises de Travail temporaire » en français) pour recruter des manœuvres étrangers.

Des autobus entiers sont ainsi affrétés pour faire venir des ouvriers agricoles depuis des pays comme la Bulgarie, la Roumanie, le Sénégal ou le Maroc afin de faire face aux récoltes et aux vendanges sur les mois de septembre, octobre et novembre. C’est aussi la période propice aux semailles pour certaines cultures, comme celle de l’ail. Parmi les communautés autonomes les plus concernées par ce travail temporaire étranger, l’on retrouve les grandes terres agricoles du centre de l’Espagne, notamment en Castille-et-León mais aussi en Castille-La Manche et, dans une moindre mesure, les exploitations andalouses.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2018-10-31/vendimia-cultivos-agricultura-patatas-mano-obra_1637746/

L’Espagne envisage de reconnaître l’État palestinien sans consensus international

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L’actuel ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol – à gauche), alors président du Parlement européen, en compagnie du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (photographie : EPA et ABC)

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell (Parti socialiste ouvrier espagnol), a récemment entamé les démarches afin que son pays reconnaisse de manière officielle l’existence de l’État de Palestine, et ce sans consensus international sur la question. Les réticences de l’exécutif social-démocrate à ce sujet viennent essentiellement de la position que pourrait alors adopter Israël face à l’Espagne, puisque l’État hébreu pourrait dès lors soutenir l’indépendantisme catalan.

Cette nouvelle est évidemment accueillie de façon bien plus favorable de la part des dirigeants palestiniens, qui espèrent désormais que cette intention se concrétisera dans un avenir proche. D’autres pays de l’Union européenne (UE) ont déjà reconnu l’existence de l’État de Palestine : la Suède, la Pologne, la République tchèque, la Hongrie, la Roumanie, Malte, Chypre et la Slovaquie. De son côté, l’Espagne a pour le moment une position comparable à celle du Royaume-Uni ou de la France, qui attendent la conclusion du processus de paix entre Israël et la Palestine afin de se prononcer à ce sujet.

Source : https://www.abc.es/internacional/abci-espana-barajara-reconocer-palestina-como-estado-independiente-si-no-consenso-internacional-201809201634_noticia.html

Les autorités espagnoles veulent abaisser la vitesse maximale autorisée sur les routes du réseau secondaire

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Un panneau de limitation de vitesse à 90 kilomètres par heure sur une route espagnole du réseau secondaire (photographie : Autopista)

Le nouveau responsable de la Direction générale de la Circulation (DGT, sigle signifiant Dirección general de Tráfico), Pere Navarro, s’est montré inquiet lors de la présentation du bilan des accidents de la route pour la période des vacances d’été, puisque les mois de juillet et août 2018 se sont soldés par un nombre de morts sur la route supérieur de 15 % au bilan de l’année dernière. Il a donc affirmé vouloir poursuivre la lutte contre la mortalité au volant dans les mois et les années qui viennent.

Or, selon lui, cette lutte passe par une diminution de la vitesse maximale autorisée sur les routes du réseau secondaire (équivalent de nos routes nationales et départementales), qui est de 100 kilomètres par heure en Espagne et qui passerait à 90 kilomètres par heure. Seuls quelques autres pays de l’Union européenne (Roumanie, Pologne, Irlande, Allemagne et Autriche) ne fixent pas cette limite à 90 kilomètres par heure ou 80 kilomètres par heure sur leur réseau secondaire.

Par ailleurs, Pere Navarro veut augmenter le nombre de radars fixes et mobiles sur les routes espagnoles – ils sont actuellement 900 outre-Pyrénées en tout et pour tout, contre 852 aux Pays-Bas, 4 000 en France ou encore 7 200 au Royaume-Uni.

Source : https://www.autopista.es/radares-dgt/articulo/la-dgt-bajara-los-limites-de-velocidad-y-pondra-mas-radares?a_aid=SBI

La Commission européenne propose à l’Espagne une hausse de 5 % des fonds de cohésion dont elle bénéficie

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Le président de la Commission européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (photographie : John Thys, AFP et El País)

Alors que le Royaume-Uni est toujours en train de négocier sa sortie hors de l’Union européenne (le fameux Brexit), la Commission européenne travaille en ce moment sur sa proposition de budget communautaire pour les années à venir. L’Espagne craignait surtout des coupes importantes dans le domaine des fonds de cohésion, dont elle a beaucoup bénéficié depuis son adhésion à la Communauté économique européenne (CEE), en 1986. Il semble finalement que ces craintes soient infondées puisque la Commission européenne a prévu pour la période 2021-2027 34 milliards d’euros de fonds de cohésion pour notre voisin ibérique (soit 5 % de plus que pour la période précédente).

En revanche, l’argent alloué à la Politique agricole commune (PAC), dont l’Espagne est également gagnante, devrait diminuer de 6 % à 10 % selon les actuelles projections. Notre voisin pyrénéen devrait dans l’ensemble reste bénéficiaire net de l’UE, tout comme la Pologne et l’Italie, qui sont les seuls pays membres à la dépasser dans le domaine. La Finlande, la Grèce, Chypre, la Roumanie et la Bulgarie devraient également être les gagnantes de ce nouveau budget communautaire.

Source : https://elpais.com/economia/2018/05/28/actualidad/1527534538_984171.html

Le nombre de cotisants étrangers à la Sécurité sociale espagnole revient à son niveau d’avant la crise

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Un serveur étranger dans un bar espagnol (photographie : Corbis et Libre Mercado)

Le nombre de travailleurs étrangers en Espagne, particulièrement pour ceux qui cotisent à la Sécurité sociale du pays, est un élément crucial scruté de près par les économistes, les médias et les décideurs politiques, qui voient dans son augmentation au cours des dernières années, depuis le début de la reprise, en 2014, un signe de meilleur santé de notre voisin ibérique. Au moins d’avril 2018, un peu plus de 1,9 million d’étrangers étaient ainsi enregistrés comme des travailleurs par la Sécurité sociale, le chiffre le plus important depuis le début de la crise économique de 2008.

D’après les chiffres fournis par le Ministère de l’Emploi et de la Sécurité sociale, dirigé par Fátima Báñez (Parti populaire), il s’agit d’une augmentation de 7,38 % par rapport au mois d’avril 2017. Une bonne partie de ce rebond dans l’emploi de personnes venues d’autres pays est dû aux Roumains, aux Marocains et aux Chinois. Les Italiens sont ainsi de plus en plus nombreux à venir travailler outre-Pyrénées et ils ont même dépassé le nombre total de Chinois inscrits à la Sécurité sociale.

Parmi les autres groupes étrangers significatifs, l’on retrouve les Équatoriens, les Colombiens et les Boliviens. La Catalogne est la communauté autonome espagnole qui compte le plus de travailleurs étrangers (23,5 % du total régional), devant la Communauté de Madrid (20 %), l’Andalousie (13,3 %) et la Communauté de Valence (10,6 %).

Source : http://www.elmundo.es/economia/macroeconomia/2018/05/24/5b059192468aebd1788b458a.html

Une entreprise andalouse, spécialisée dans l’extinction d’incendies dans le monde entier

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Un hélicoptère de la firme espagnole Faasa (photographie : Cinco Días)

L’Espagne ne connaît malheureusement que trop bien la réalité des feux de forêt et de leur potentiel dévastateur et c’est pourquoi elle a développé depuis longtemps des moyens et protocoles à même de les combattre. Elle est devenue dans ce domaine une référence internationale avec plusieurs entreprises spécialisée dans le secteur, comme Babcock, Habock et surtout Faasa. Fondée en 1966 et sise à Palma del Río, dans la province de Cordoue (Andalousie), cette dernière est la création de l’ancien militaire et acrobate aérien Sebastián Almagro, qui l’avait d’abord conçue comme une firme agro-alimentaire.

À l’heure actuelle, elle a accumulé 185 000 heures de vol dans le domaine des urgences sanitaires, de la protection civile ainsi que du transport de passagers et de marchandises. Elle est par ailleurs largement exploitée dans le domaine de l’extinction des incendies de grande ampleur en Andalousie, en Castille-La Manche, en Castille-et-León et par le Ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Alimentation et de l’Environnement, aujourd’hui dirigé par Isabel García Tejerina (Parti populaire). Sous la férule de Miguel Ángel Tamarit, vice-président de la compagnie et responsable de son développement à l’international, elle intervient dorénavant en Italie, au Chili, en Uruguay et au Pérou (outre l’Espagne elle-même) et prévoit de s’implanter au Portugal. Le marché est porteur car plusieurs pays comme la France, l’Allemagne, la Grèce, la Croatie ou la Roumanie n’ont pas de dispositif anti-incendies spécifique.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2018/05/01/companias/1525203731_005622.html

Mort à Madrid de l’hispaniste et traducteur roumain Darie Novaceanu

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L’hispaniste roumain Darie Novaceanu (photographie : ABC)

C’est ce mardi 3 avril que l’écrivain, hispaniste et traducteur roumain Darie Novaceanu est décédé à Madrid à l’âge de 80 ans. Il avait reçu en 1982 le Prix national de Traduction remis par le Ministère espagnol de la Culture pour sa version en roumain des œuvres du poète Luis de Góngora (1561-1627) et était membre correspondant de l’Académie royale de la Langue espagnole. Né à Crasna, dans le județ de Gorj, en 1937 sous le nom d’Aurel Mitutoiu, il a publié près de soixante-dix ouvrages dans son pays natal, outre-Pyrénées mais également au Mexique.

Récipiendaire du Prix de Poésie Luis-Rosales en 1993 pour son recueil Estado del tiempo, il a consacré sa vie à la langue espagnole et aux pays hispanophones et a beaucoup voyagé dans la région. C’est à lui que l’on doit les premières traductions en roumain d’écrivains espagnols comme Juan Ramón Jiménez (1881-1958), lauréat du prix Nobel de littérature en 1956 ; Antonio Machado (1875-1939) ou encore Federico García Lorca (1898-1936). Il s’est également intéressé aux écrivains espagnols contemporains, comme Félix Grande (1937-2014), José Manuel Caballero Bonald (né en 1926), Jaime Gil de Biedma (1929-1990), Carlos Barral (1928-1989) ou encore José Ángel Valente (1929-2000).

On lui doit également la traduction en roumain de plusieurs auteurs hispanophones d’Amérique latine, à l’instar de l’Argentin Jorge Luis Borges (1899-1986), de son compatriote Ernesto Sábato (1911-2011), du Colombien Gabriel García Márquez (1927-2014), du Mexicain Octavio Paz (1914-1998), du Cubain José Lezama Lima (1910-1976) ou encore du Mexicain Hugo Gutiérrez Vega (1934-2015). Après la chute du régime communiste dans son pays, Darie Novaceanu a été nommé ambassadeur de Roumanie à Madrid, poste qu’il a occupé de 1991 à 1997. Il s’est définitivement installé dans la capitale espagnole, où il a écrit jusqu’à sa mort.

Source : http://www.abc.es/cultura/libros/abci-muere-madrid-escritor-hispanista-y-traductor-rumano-darie-novaceanu-201804050145_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=fb&ns_linkname=noticia.foto&ns_fee=0

Les autorités espagnoles ont organisé un sommet antiterroriste secret à Tolède

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Une vue de la ville de Tolède (Castille-La Manche), avec son alcazar et sa cathédrale, depuis l’autre rive du Tage (photographie : Luna Revenga et ABC)

C’est le ministre espagnol de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido (Parti populaire), qui l’a annoncé une fois la réunion achevée et tous les participants rentrés chez eux : le mercredi 21 et le jeudi 22 mars derniers, la ville de Tolède (capitale de la Castille-La Manche) a accueilli un sommet antiterroriste international de nature secrète. S’y sont retrouvés de nombreux responsables des centres de coordination et d’évaluation du terrorisme de 19 pays différents mais aussi venus de la Commission européenne et d’Europol.

Le sommet a été organisé par le Centre de Renseignement contre le Terrorisme et le Crime organisé (CITCO) de notre voisin ibérique. Les nations représentées étaient les suivantes : Australie, Autriche, Belgique, Allemagne, Canada, Danemark, États-Unis d’Amérique, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Roumanie, Suède et bien entendu Espagne. Les experts réunis en Castille-La Manche ont analysé la situation mondiale du terrorisme.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-toledo-acoge-cumbre-secreta-anti-yihadista-201803240333_noticia.html