« Nicolas Klein : L’ Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) »

Une capture d’écran de la vidéo de cet entretien (image : Cercle Aristote et YouTube)

Cet entretien, intitulé « Nicolas Klein : L’Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) », a été donné par votre serviteur au Cercle Aristote, basé à Paris, et s’intéresse notamment à la crise du coronavirus chez notre voisin pyrénéen : https://youtu.be/yI2LGLWSI7I

Un tableau inédit attribué au peintre espagnol José de Ribera est mis aux enchères

Le tableau intitulé « Un philosophe – L’heureux géomètre », attribué au peintre espagnol José de Ribera (photographie : El País)

Le peintre espagnol José de Ribera y Cucó – né à Játiva, dans l’actuelle province de Valence (Communauté de Valence) en 1591 et mort à Naples (Italie) en 1652 – a longtemps travaillé dans la péninsule Italique, notamment à Naples et Rome, sous la direction du célèbre artiste local Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit « Le Caravage » (1571-1610). Il était d’ailleurs surnommé El Españoleto (littéralement, « Le Petit Espagnol ») sur place. C’est l’un des tableaux présumés de sa période romaine, intitulé Un philosophe – L’heureux géomètre (en espagnol, Un filósofo – El feliz geómetra), qui a été récemment retrouvé un peu par hasard dans une maison de Bretagne (France), parmi d’autres toiles de moindre valeur artistique et financière.

L’œuvre a été mise aux enchères à l’Hôtel Drouot de Paris (France) le 27 mars dernier avec un prix de départ estimé à 200 000 ou 300 000 euros. Le tableau est daté par les experts de 1613 à 1616 et cet exemplaire dispose déjà d’une copie réalisée en Bretagne vers 1850. L’on ignore cependant encore comment il est passé de Rome au XVIIe siècle à cette région de l’Ouest de la France au XIXe siècle. L’étrange personnage qui apparaît sur la toile est un motif récurrent de l’art de José de Ribera et on le retrouve par exemple sur le tableau intitulé El maestro del juicio de Salomón (littéralement, Le Maître du jugement de Salomon).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/15/actualidad/1581775595_107824.html

Le quartier de Cabañal-Cañamelar, à Valence, est élu parmi parmi les plus "cools" d'Europe

La rue du Rosaire, située au cœur du quartier de Cabañal-Cañamelar, à Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : Wikipedia)

Situé dans le cœur historique de la ville de Valence (Communauté de Valence), en bordure de la mer Méditerranée, le quartier de Cabañal-Cañamelar est l’ancienne zone populaire où habitaient jadis les pêcheurs de la cité. Peuplé d’environ 21 000 habitants, construit de 1837 à 1897 sous le nom de Pueblo Nuevo del Mar (littéralement, « Nouveau Village de la Mer »), il a récemment été inclus dans la liste des quartiers les plus cools d’Europe par le prestigieux journal britannique The Guardian.

La publication souligne sa personnalité à nulle autre pareil et son côté cosmopolite. Il apprécie tout particulièrement les anciennes façades de ses maisons typiques, très bien conservées, ainsi que ses fêtes de quartier comme la Semaine sainte des Marins (Semana Santa Marinera) et ses établissements qui approchent parfois des deux cents ans d’histoire.

Source : https://www.larazon.es/actualidad/20200210/33wd553sofgjjir3dbjcqhz7hq.html

Décès de l'ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira à l'âge de 88 ans

L’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel Carreira (photographie : HM Televisión et Info Católica)

L’on apprenait ce lundi 3 février 2020 le décès à Salamanque (Castille-et-León), à l’âge de 88 ans, de l’ecclésiastique et scientifique espagnol Manuel María Carreira Vérez, qui était né à Valdoviño, dans la province de La Corogne (Galice), le 31 mai 1931. Membre de la Compagnie de Jésus depuis 1948, il a commencé par étudier les langues anciennes à l’Université de Salamanque et la philosophie à l’Université pontificale de Comillas, à Madrid. Diplômé en théologie auprès de l’Université Loyola de Chicago (États-Unis d’Amérique), il est ordonné prêtre en 1960.

Il poursuit ses études dans le domaine des sciences, notamment en physique, à l’Université John-Carroll de Cleveland (États-Unis), avant d’obtenir un doctorat à l’Université catholique d’Amérique de Washington D.C., dans le même pays. Sa thèse porte sur les rayons cosmiques et elle est dirigée par le chercheur américain Clyde Cowan, l’un des découvreurs du neutrino. Grand défenseur de la compatibilité entre foi et science, Manuel Carreira reçoit en 1999 la médaille Castelao de la part du gouvernement régional galicien, alors dirigé par Manuel Fraga (Parti populaire).

Source : http://www.infocatolica.com/?t=noticia&cod=36876

Décès de l’hispaniste britannique Trevor J. Dadson à l’âge de 72 ans

L’hispaniste britannique Trevor J. Dadson (photographie : Lanza Digital)

L’on apprenait ce mardi 28 janvier 2020 le décès à Londres (Royaume-Uni), à l’âge de 72 ans, de l’historien et hispaniste britannique Trevor John Dadson, membre correspondant de l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua Española, RAE), sise à Madrid. Né le 7 octobre 1947, professeur et critique littéraire, il avait obtenu un doctorat à la prestigieuse Université de Cambridge. Spécialiste de la poésie espagnole du Siècle d’Or (1550-1675), il était proche du directeur de l’Institut Cervantes de Londres, l’Espagnol Ignacio Peyró.

Il était également reconnu pour son étude des morisques, ces musulmans convertis au christianisme une fois la Reconquête de l’Espagne (718-1492) achevée. Il avait mené à leur sujet une étude précise de leur présence dans la modeste commune de Villarrubia de los Ojos (province de Ciudad Real, Castille-La Manche), aujourd’hui peuplée de près de 10 000 habitants. En 2015, il a été distingué par le roi Philippe VI, qui lui a remis l’Ordre d’Isabelle-la-Catholique.

Source : https://es.sports.yahoo.com/noticias/muere-hispanista-británico-trevor-j-dadson-72-años-015217167.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmZyLw&guce_referrer_sig=AQAAAMon3P2O1-HRaX_Iim3HN7z_3YNy-86KrHZI-iF2Vob15LHUcozKJAjuKwhSxvsixvVxC8ztTRHTp71KhLDzSbxLl79jAbmmYxJZBx7hEw6tRiZVQIDLpuQMrASlY2OItlPWBsBpFwP0W5BL-Xwm_6Xs7aBNhGaCOxDYSxhomNZ1

Juan José Omella est élu président de la Conférence épiscopale espagnole

Le cardinal espagnol Juan José Omella (photographie : Alberto di Lolli et El Mundo)

Ce mardi 3 mars 2020, le cardinal Juan José Omella y Omella a été élu président de la Conférence épiscopale espagnole (Conferencia Episcopal Española), organe directeur de l’Église catholique outre-Pyrénées. Né le 21 avril 1946 à Cretas, dans la province de Teruel (Aragon), il était le candidat favori du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) en raison du rôle qu’il avait joué ou, tout du moins, tenté de jouer un rôle de médiateur entre l’État central espagnol et la Généralité de Catalogne en 2017, au plus fort du défi séparatiste catalan.

Il avait agi de la sorte en sa qualité d’archevêque de Barcelone (Catalogne), poste qu’il occupe depuis le 6 novembre 2015. Proche du pape François, Juan José Omella est responsable de la Commission de Pastorale sociale du Vatican et il a été fait cardinal en 2017. Avec cette élection, le poids de la doctrine sociale et des manières de procédé du pape est singulièrement renforcé au sein de l’épiscopat espagnol.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/03/03/5e5e2bccfdddffcc8a8b45f3.html

Le Centre andalou d’Art contemporain entame des travaux pour devenir l’un des plus grands d’Espagne

L’entrée du Centre andalou d’Art contemporain, situé au sein de l’ancien monastère Sainte-Marie-des-Grottes de Séville, en Andalousie (photographie : Lonely Planet)

Situé au sein du monastère Sainte-Marie-des-Grottes (couramment appelé « monastère de la Chartreuse ») de Séville (Andalousie), où il s’est installé en 1997, le Centre andalou d’Art contemporain (Centro Andaluz de Arte Contemporáneo, CAAC) va prochainement entamer de vastes travaux d’agrandissement, ainsi que l’a communiqué aux médias la conseillère régionale à la Culture et au Patrimoine historique de la Junte d’Andalousie, Patricia del Pozo (Parti populaire). Ce projet coûtera environ quatre millions d’euros et sera conçu par le cabinet d’architectes de Fernando Visedo Manzanares, sis à El Puerto de Santa María (province de Cadix, Andalousie).

L’objectif est d’incorporer à l’institut le Pavillon du XVe siècle (Pabellón del siglo XV), édifice temporaire construit à l’occasion de l’Exposition universelle de 1992, jamais détruit et inoccupé depuis la fin de cette manifestation historique. Le projet doit d’abord être rédigé (ce qui prendra environ six mois) et les travaux devraient en théorie s’achever en 2022. Il permettra de rajouter environ 6 000 mètres carrés d’exposition à l’ensemble déjà existant, ce qui fera du CAAC le deuxième musée d’art contemporain d’Espagne en surface après le musée de la Reine-Sophie de Madrid.

Source : https://sevilla.abc.es/cultura/sevi-centro-andaluz-arte-contemporaneo-aborda-ampliacion-para-segundo-espana-202001201438_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abcdesevilla-es&vso=tw&vli=noticia-foto

La mairie de Madrid veut mettre davantage en valeur les ruines de la muraille musulmane de la ville

Les travaux de réfection de la muraille musulmane de Madrid en 2015 (photographie : Kike Rincón et Madridiario)

Déjà restaurée en 2015, la muraille musulmane de Madrid, située dans les jardins Larra, derrière la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena et le palais royal d’Orient, est l’un des plus anciens vestiges de l’époque médiévale de la capitale espagnole. Le département municipal à la Culture, au Tourisme et aux Sports, actuellement dirigé par Andrea Levy (Parti populaire), a annoncé à la mi-janvier 2020 qu’il souhaitait réaliser une nouvelle série de travaux dans cette zone afin de mieux mettre en valeur l’ancienne fortification arabe. Le passage de touristes et les infiltrations liées aux eaux de pluie supposent en effet une menace pour l’infrastructure – et notamment pour le terrain en lui-même.

Par ailleurs, la mairie de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (PP), envisage de faire construire une passerelle au-dessus de la muraille afin que les visiteurs espagnols ou étrangers puissent admirer en hauteur ces restes de fortifications bâties entre 850 et 866. L’objectif global de la municipalité est de mieux protéger et faire connaître le patrimoine monumental de la capitale, en particulier son héritage arabo-musulman, souvent méconnu.

Source : https://www.madridiario.es/mvc/amp/noticia/475120

Le premier monastère byzantin de péninsule Ibérique est identifié dans le Sud-Est de l’Espagne

Le Vinalopó, fleuve du Sud-Est de l’Espagne, à son passage par la commune d’Elda, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence) – Photographie : Wikipedia

C’est sur le territoire de la commune d’Elda (province d’Alicante, Communauté de Valence), peuplée d’environ 52 000 habitants, plus précisément sur le site archéologique d’El Monastil, qu’a été identifié le premier monastère byzantin de péninsule Ibérique. Ce sont des chercheurs de l’Université d’Alicante qui ont ainsi résolu un mystère remontant au XIXe siècle, époque à laquelle a commencé à être extraite une étrange église dans cette ville. Antonio Manuel Poveda, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Alicante et directeur du Musée d’Archéologie d’Elda, rappelle que la présence de monastère byzantin est liée à une décision d’ordre économique de la part de l’empereur d’Orient Justinien (527-565). Ce site religieux fonctionnait en effet comme centre administratif et fiscal de l’Empire romain d’Orient, qui gérait des territoires dans une bonne partie du Sud de l’actuelle Espagne.

Les recherches sur le site d’El Monastil ont duré quasiment vingt-cinq ans en raison des difficultés d’identification des ruines architecturales et des restes de mobilier liturgique retrouvés sur place. De nombreuses hypothèses ont été émises à ce sujet mais toutes se sont avérées fausses… jusqu’à ce que la bonne ne soit formulée. Le premier à avoir signalé la présence de ruines archéologiques dans cette zone d’Elda est l’archiviste municipal Lamberto Amat qui, en 1873, a découvert par hasard ce monastère sans pouvoir le dater avec précision. Il y a cinquante ans environ, le Centre des Excursions d’Elda est à son tour tombé sur des matériaux archéologiques d’importance, sans pouvoir non plus les identifier correctement. C’est dans les années 80 que l’archéologue Enrique Llobregat a commencé à réellement travailler sur ce site.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/01/17/actualidad/1579257998_247682.html