Décès du sculpteur espagnol Josep Ricart à l’âge de 94 ans

Le monument au docteur Josep Trueta, œuvre du sculpteur espagnol Josep Ricart située à Barcelone, en Catalogne (photographie : Wikipedia)

C’est ce dimanche 29 mars 2020 qu’est décédé à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 94 ans, le sculpteur espagnol Josep Ricart i Maimir, qui avait vu le jour à Taradell, dans la province de Barcelone, le 6 juin 1925. Après des études à Vich, dans la même province, il avait suivi une formation à l’École de la Bourse (Escuela de la Lonja) de Barcelone, spécialisée dans les arts et métiers. En 1961, il présente sa première exposition artistique en solitaire.

Il a connu un grand succès au cours de sa carrière et a obtenu de nombreuses distinctions, dont l’accessit lors de l’édition de 1957 du Concours Saint-Georges de la Députation de Barcelone ; le Prix national d’Art religieux en 1962 ; ou encore le Prix national du Concours Home de Mar de Torrevieja (province d’Alicante, Communauté de Valence). Les préoccupations sociales de Josep Ricart étaient très présentes dans son œuvre, laquelle était influencée par l’expressionnisme allemand.

Source : https://www.taradell.cat/url/31004

Décès du chef d’entreprise espagnol Silvino Navarro à l’âge de 92 ans

Le chef d’entreprise espagnol Silvino Navarro (à gauche), honoré lors de l’édition 2017 des prix du 9 octobre par le président régional de la Communauté de Valence, Ximo Puig (Parti socialiste ouvrier espagnol – à droite) – Photographie : Europa Press et La Vanguardia

C’est ce samedi 28 mars 2020 qu’est décédé à Valence (Communauté de Valence), à l’âge de 92 ans, le chef d’entreprise espagnol Silvino Navarro Vidal, qui était né à Monóvar, dans la province d’Alicante (Communauté de Valence), le 16 juin 1927. Fils d’un capitaine d’industrie, Silvino Navarro Rico, qui travaillait dans le domaine de l’huile industrielle, il avait étudié au Collège des Jésuites de Valence puis à l’Institut de Chimie de Sarriá, à Barcelone (Catalogne).

Après avoir complété sa formation à Igualada, dans la province de Barcelone, et en Allemagne, il était passé de simple ouvrier à technicien de laboratoire. Il avait repris la compagnie de son père pour en étendre l’activité à la confection du cuir, notamment pour la fabrication de manteaux et d’objet de maroquinerie. Il était l’un des fondateurs de la Confédération espagnole des Organisations d’Entrepreneurs (Confederación Española de Organizaciones Empresariales, CEOE) et de l’Association valencienne des Entrepreneurs (Asociación Valenciana de Empresarios, AVE).

Source : https://www.lavanguardia.com/economia/20200328/48136331519/silvino-navarro-empresario-cofundador-ceoe-ave-fallece-93-anos.html

Décès du prêtre et théologien espagnol Antonio García-Moreno à l'âge de 87 ans

Le prêtre et théologien espagnol Antonio García-Moreno (photographie : diocèse de Mérida-Badajoz et Hoy)

L’on apprenait ce lundi 23 mars 2020 le décès à Pampelune (Navarre), à l’âge de 87 ans, du prêtre, théologien, exégète et juriste espagnol Antonio García-Moreno, qui était né à Almendralejo, dans la province de Badajoz (Estrémadure), le 10 septembre 1932. Diplômé en droit civil auprès de l’Université de Séville (Andalousie), il est ordonné prêtre en 1961 après son passage par le séminaire de Badajoz. Après avoir complété sa formation à Rome (Italie), il enseigne les humanités dans son diocèse d’origine, celui de Mérida-Badajoz.

Il devient ensuite préfet de théologie au séminaire de Badajoz (1965-1968) avant de soutenir une thèse de doctorat à Rome. En 1971, il s’installe à Pampelune où il a été nommé professeur associé d’exégèse du Nouveau Testament à la Faculté de Théologie de l’Université de Navarre. Il a collaboré à de nombreuses émissions religieuses dans divers médias espagnols, comme les journaux Mundo Cristiano et ABC.

Source : https://www.hoy.es/extremadura/fallece-pamplona-sacerdote-20200323213725-nt.html

Les divorces et séparations en Espagne ne cessent de baisser

Le roi Philippe VI (à gauche) et la reine Letizia, alors prince et princesse des Asturies, à la sortie de la cathédrale Notre-Dame-de-l’Almudena, à Madrid, lors de leur mariage, en 2004 (photographie : Ricardo Gutiérrez et El País)

Selon les données de 2019 fournies par le Forum de la Famille, organisé chaque année en Espagne et qui a compilé les chiffres recueillis par le Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), pour la cinquième année consécutive, le nombre de séparations de corps et de biens ainsi que de divorces a baissé chez notre voisin ibérique. Concrètement, l’on a enregistré l’année dernière 109 567 procédures de ce type outre-Pyrénées, soit le nombre le plus bas depuis 2015. En 2019, toutes les formes de rupture du mariage ont ainsi diminué : – 0,4 % pour le divorce d’un commun accord ; – 3,6 % pour les divorces contentieux ; – 5,4 % de séparations d’un commun accord ; – 7,6 % pour les séparations contentieuses.

C’est dans la Communauté de Valence que le plus grand nombre de ruptures du mariage ont été enregistrées l’année dernière – 26,7 couples en moyenne y ont ainsi recours par tranche de 10 000 habitants. La communauté autonome est suivie des îles Baléares, avec 26,5 ruptures en moyenne par tranche de 10 000 habitants. La troisième autonomie dans le domaine est constituée par les îles Canaries (25,7 pour 10 000). À l’autre bout du classement, l’on retrouve la Castille-et-León (18,4 ruptures du mariage par tranche de 10 000 habitants), le Pays basque (19,7 pour 10 000) et l’Estrémadure (20,8 pour 10 000).

Source : https://www.abc.es/sociedad/abci-amor-si-goza-buena-salud-espana-202003120408_noticia.html

Le site archéologique espagnol d'Almallutx nous en apprend plus sur la Reconquête des îles Baléares

Le site archéologique d’Almallutx, situé sur l’île de Majorque, dans les îles Baléares, sur le territoire de la commune d’Escorca (photographie : Projet Almallutx et El País)

C’est au sein du site du lac de barrage de Gorg Blau, en pleine chaîne de Tramontane (Sierra de Tramontana), à l’Ouest de l’île de Majorque (îles Baléares), que se trouve le site archéologique d’Almallutx. Situé sur le territoire de la commune d’Escorca, peuplée d’à peine 200 habitants, il nous en apprend davantage sur la Reconquête de l’archipel sous la férule du roi Jacques Ier le Conquérant d’Aragon (1213-1276), en 1229. C’est en effet à cette date que le souverain installe le siège de la ville musulmane de Madina Mayurqa (actuelle Palma de Majorque). L’opération militaire est payante puisqu’environ 20 000 à 30 000 adversaires sont tués mais 3 000 survivants s’échappent de la ville et fuient vers la chaîne de Tramontane pour s’y réfugier.

Ils vivent environ deux ans dans les environ et y installent des fortifications afin de résister aux troupes aragonaises. Les archéologues espagnols Jaume Deyà, du Musée de Sóller (îles Baléares), et Pablo Galera ont travaillé pendant dix ans sur la zone d’Almallutx afin de reconstituer cette ville de fortune, qui s’étendait à l’époque sur environ 160 000 mètres carrés. La difficulté du projet réside dans le fait que la zone a été volontairement inondée dans les années 70 afin de mettre en place le lac de retenue du barrage de Gorg Blau. Dès que les eaux remontent, les restes d’habitations et d’exploitations agricoles (alquerías) disparaissent ainsi.

Source : https://elpais.com/cultura/2020-03-10/la-ultima-resistencia-musulmana-de-mallorca.html

L'ancienne Gare du Nord de Madrid devient un nouveau théâtre

Une vue d’artiste du nouveau Grand Théâtre Bankia Príncipe Pío de Madrid (image : Madrid Low Cost)

Abandonné durant une vingtaine d’années à partir des années 80, la Gare du Nord de Madrid (Estación del Norte) a été réhabilitée et modernisées depuis 2015, sous l’impulsion de plusieurs acteurs et humoristes espagnols, dont Santiago Segura, Luis Álvarez et José Mota afin de devenir un théâtre. Il a fallu cinq ans de travaux et un investissement de 16 millions d’euros en tout et pour tout afin de parvenir à la réouverture de cet espace, devenu Grand Théâtre Bankia Prince-Pie (Gran Teatro Bankia Príncipe Pío). Les éléments historiques de l’édifice, comme certains lustres, la chapelle d’Alphonse XIII ou encore l’escalier impérial, ont été conservés à l’issue de l’opération.

Avec une capacité moyenne de 1 080 personnes et maximale de 1 900 spectateurs, ce nouveau théâtre est déjà convoité par plusieurs entreprises de production de spectacle, comme la firme américaine Warner Music. C’est le 1er mars dernier que s’est pour la première fois le rideau dans le Grand Théâtre Bankia Prince-Pie avec le spectacle El sentido del humor (littéralement, Le Sens de l’humour). Du 3 au 21 mars a été mis en scène le spectacle Callas in Concert (littéralement, Callas en concert), consacré à cette célèbre cantatrice grecque, puis, à partir du 4 avril, a été joué le spectacle musical de l’acteur espagnol Antonio Banderas, A Chorus Line, créé au Théâtre Soho de Málaga (Andalousie). Le 7 août devrait être joué le spectacle musical We will rock you, consacré au groupe britannique Queen.

Source : https://www.madridlowcost.es/la-vieja-estacion-de-principe-pio-se-estrena-como-gran-teatro/?fbclid=IwAR1f9sKgUFO07uQ8Lpv5b4s75kCaSwXjjHDy_oDdOUrouvvRf8vAiq88MB4

La commune espagnole de Villalba de Guardo est considérée comme celle ayant l'air le plus pur au monde

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Villalba de Guardo, dans la province de Palencia, en Castille-et-León (photographie : Wikipedia)

Selon l’édition 2019 du rapport annuel sur la qualité de l’air édité par l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique), la commune espagnole de Villalba de Guardo, située dans la province de Palencia (Castille-et-León) et peuplée d’environ 190 habitants, est celle ayant l’air le plus pur au monde, titre qu’elle partage avec les bourgades de Bodø (Norvège) et Salao (Portugal). Par ailleurs, selon cette étude, l’Espagne est classée 82e sur 98 pour la qualité de son atmosphère.

Il s’agit d’un excellent résultat puisque les pays les plus pollués figurent parmi les premières places du classement et les moins pollués, dans les dernières places. C’est notamment la très faible concentration de particules en suspension dans l’atmosphère espagnole (2,5 microns par mètre cube) qui permet à notre voisin ibérique de se classer aussi bien, bien loin devant le Bangladesh et le Pakistan, qui figurent parmi les nations les plus polluées au monde.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-villalba-guardo-palencia-pueblo-aire-mas-limpio-europa-202002251820_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=a2tmancz

La mairie de Madrid va lancer un plan pour protéger le temple de Debod, l'un des plus célèbres monuments de la capitale espagnole

Une vue vespérale du temple de Debod, monument égyptien situé sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Offert à l’Espagne par l’Égypte en 1968 pour remercier notre voisin ibérique dans la sauvegarde du patrimoine menacé dans ce pays africain par la construction du barrage d’Assouan, le temple de Debod est un monument religieux antique jadis consacré au dieu Amon et construit il y a environ 2 200 ans. Il a été démonté pierre par pierre et placé à l’air libre sur la place d’Espagne, à Madrid, à l’emplacement de l’ancienne « Caserne de la Montagne » (Cuartel de la Montaña), le long de l’avenue du Peintre-Rosales. Il offre ainsi toute l’année des vues romantiques sur la capitale espagnole et se trouve entouré de bassins et de fontaines.

Pourtant, sa dégradation au fil des ans est palpable, au point que même l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), s’en est récemment émue et a demandé à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), d’agir pour le préserver. Un temps rétif à l’idée, le maire a finalement fait valider lors d’un Conseil municipal l’idée d’un concours d’idées, qui devra avoir lieu en 2021 afin de déterminer quelle solution est la plus adaptée pour laisser le temple de Debod à son emplacement actuel tout en le protégeant davantage.

L’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil municipal de Madrid (Parti populaire, Parti socialiste ouvrier espagnol, Citoyens, Podemos, Más Madrid, Vox) ont soutenu l’initiative. La capitale espagnole fait ainsi face à des critiques venues d’Égypte même – et notamment du ministre des Antiquités et du Tourisme de cette nation, Khaled El-Enany. Il faut dire que les hivers froids et humides de la Meseta centrale espagnole ne sont pas propices à la meilleure conservation possible du monument religieux.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/25/actualidad/1582627586_165709.html

Un tableau de l'Espagnol Sebastián Martínez est récupéré par la police et remis au Musée des Beaux-Arts de Séville

Le tableau « Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier », de l’Espagnol Sebastián Martínez, lors de sa présentation au Musée des Beaux-Arts de Séville, en Andalousie (photographie : Alejandro Ruesga et El País)

Réalisé entre 1655 et 1660 par le peintre baroque espagnol Sebastián Martínez (1615-1667), le tableau intitulé Saint Jérôme entendant la trompette du Jugement dernier (en espagnol, San Jerónimo oyendo la trompeta del Juicio Final) a été restitué par les forces de l’ordre à la fin du mois de février 2020 au Musée des Beaux-Arts de Séville (Andalousie), au moins jusqu’à ce que s’achève l’instruction judiciaire le concernant. L’œuvre d’art avait en effet été vendue à un acquéreur privé de manière illégale en 1992 par des dominicaines d’un couvent de Cordoue (Andalousie), lors de la fermeture de ce lieu religieux. Il avait été acheté par l’antiquaire espagnol Enrique Santos, décédé depuis.

Depuis 1995, ce tableau, de 205 centimètres de hauteur pour 113 centimètres de largeur, a eu au moins quatre propriétaires documentés, dont l’un a payé 200 000 euros pour l’acquérir. Il ne pouvait toutefois être vendu car il était protégé par la Loi sur le Patrimoine historique (Ley de Patrimonio Histórico) de 1985. Il a finalement été récupéré par la Brigade centrale de la Délinquance spécialisée (Brigada Central de Delincuencia Especializada) du Commissariat général de la Police judiciaire alors qu’il allait être vendu aux enchères par la maison sévillane Isbiliya.

Source : https://okdiario.com/deportes/barcagate-puede-acabar-messi-fichando-equipo-argentino-5194858?utm_term=Autofeed&utm_campaign=ok&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1582155964

L'un des plus beaux plafonds à caissons d'Espagne est restauré à Madrid

Le plafond à caissons de l’église Sainte-Marie-la-Blanche de Madrid avant sa restauration (photographie : Communauté de Madrid et El País)

Entamée en 2018 sous la direction de la Communauté de Madrid, aujourd’hui dirigée par Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire), la restauration du sublime plafond à caissons (artesonado) de l’église Sainte-Marie-la-Blanche de Madrid a été achevée en ce mois de février 2020. Il s’agit de l’un des plus beaux exemples de ce type d’architecture dans toute l’Espagne et il avait été découvert par hasard sous une claire beaucoup plus grossière. L’église en question se situe dans l’arrondissement de Saint-Blaise-Canillejas, à l’Est de la capitale espagnole, et la restauration a été coordonnée par l’architecte espagnole Carmen Córcoles.

Les résultats des travaux ont été officiellement présentés le 18 février dernier par la conseillère régionale à la Culture et au Tourisme, Marta Rivera de la Cruz (Citoyens). L’église, qui sert toujours à la célébration du culte catholique, est visitable gratuitement tous les jours de 9h à 11h et 18h à 20h30. C’est l’architecte espagnol Enrique Nuere, spécialiste des charpentes, qui a découvert par hasard ce plafond à caissons en 2008. Il a lui-même fait une proposition de restauration, laquelle a duré plusieurs mois et a coûté environ 375 000 euros aux fonds publics.

Source : https://elpais.com/ccaa/2020/02/18/madrid/1582027269_696122.html?ssm=TW_CC