L’Espagne prévoit de diriger la mission militaire européenne au Mali en 2021

Un soldat espagnol enseigne des techniques de combat à un soldat malien dans la ville de Koulikoro, au Mali (photographie : EFE et ABC)

À l’occasion de son premier voyage à l’étranger après la pandémie de coronavirus d’origine chinoise, le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), a fait le choix du Mali, où se tient en 2020 une réunion ministérielle dans le cadre du Sommet international du Sahel. Cette initiative, notamment parrainée par la France d’Emmanuel Macron, doit permettre au chef de l’exécutif espagnol de faire la rencontre de ses homologues et des chefs d’État des pays membres du G5 (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Niger et Tchad).

C’est justement dans ce cadre que Pedro Sánchez a officiellement annoncé que l’Espagne comptait prendre la tête de l’EUTM Mali, mission militaire européenne sur place, à compter de janvier 2021. L’objectif avait déjà été affiché pour 2019 mais le président du gouvernement de notre voisin ibérique n’avait alors pas été formellement reconduit dans ses fonctions et ne pouvait qu’expédier les affaires courantes. En 2018, le commandement de cette mission a été confiée à une coalition germano-autrichienne et, en 2019, au Portugal.

Source : https://www.abc.es/espana/abci-espana-preve-liderar-2021-mision-militar-union-europea-mali-202006300249_noticia.html?fbclid=IwAR0_DxHavIp1HdySiLskyyqFzkMMAq1n4N1rdRt6rn0YZrAaSh0KOivmnGw

L’entreprise espagnole Naturgy prévoit d’installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne en Estrémadure

Des panneaux solaires dans un parc photovoltaïque construit et géré par l’entreprise espagnole Naturgy, situé sur le territoire de la commune de Porzuna, dans la province de Ciudad Real, en Castille-La Manche (photographie : Cinco Días)

Sise à Madrid, l’entreprise énergétique espagnole Naturgy a débuté ce lundi 29 juin 2020 les démarches administratives qui doivent la conduire à installer sa plus grande centrale photovoltaïque d’Espagne non loin de la comarque (équivalent d’un canton français) de Campo Arañuelo, dans la province de Cáceres (Estrémadure). Cette centrale électrique devrait permettre, une fois installée, la production de 300 mégawatts d’énergie. C’est la quatrième vice-présidente du gouvernement espagnol, en charge de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui doit valider le projet.

Les commentateurs estiment que l’investissement total de la firme dirigée par Francisco Reynés devrait atteindre environ 150 millions d’euros. Le choix d’une installation proche de la comarque de Campo Arañuelo, où se situe la centrale nucléaire d’Almaraz, n’est pas un hasard. Ce sont précisément les communes d’Aldeacentenera et de Torrecillas de la Tiesa qui accueilleront l’infrastructure, laquelle devrait a priori s’étendre sur une superficie de 522 hectares et fournir de l’énergie à 175 000 foyers espagnol au maximum.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/06/28/companias/1593362586_497911.html

Les élections régionales galiciennes et basques aboutissent à la continuité

Le président régional galicien Alberto Núñez Feijóo lors du scrutin dans la communauté autonome, le dimanche 12 juillet 2020 (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 12 juillet 2020, les électeurs de Galice et du Pays basque étaient appelés à renouveler les 75 sièges de leur Parlement régional respectif dans le cadre des premières élections en Espagne après le confinement lié à la pandémie de coronavirus d’origine chinoise. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont opté pour la continuité. À Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) conquiert ainsi sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 sièges).

Le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui engrange 19 élus (contre 6 il y a quatre ans) se paye pour sa part le luxe de passer devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui ne décolle pas des 14 députés régionaux. Podemos s’effondre totalement en perdant ses 14 députés obtenus en 2016. Quant au Pays basque, le paysage y est plus fragmenté, même si le Parti nationaliste basque (PNV) d’Íñigo Urkullu se rapproche de la majorité absolue sans l’atteindre avec 31 sièges (contre 29 il y a quatre ans). Il devrait théoriquement rééditer son alliance avec les socialistes, qui passe de 9 à 10 élus.

La droite nationale, qui partait cette année sur deux candidatures principales (une conjointe du Parti populaire et de Citoyens d’un côté, une de Vox de l’autre), laisse des plumes dans l’arène électorale basque avec 6 élus, contre 9 il y a quatre ans. La formation de Santiago Abascal obtient cependant un siège dans la province d’Alava. Les nationalistes de « gauche » de Bildu progressent de 17 à 22 députés régionaux et la « confluence » locale de Podemos essuie elle aussi un revers, passant de 11 à 6 élus.

Sources : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-gallegas/abci-elecciones-galicia-pp-gallego-empieza-respirar-cerca-cuarta-mayoria-absoluta-feijoo-202007122150_noticia.html et https://www.abc.es/elecciones/elecciones-vascas/abci-nacionalistas-arrasan-pais-vasco-constitucionalismo-bajo-minimos-202007122231_noticia.html

L’Espagnole Nadia Calviño ne présidera finalement par l’Eurogroupe

La troisième vice-président du gouvernement espagnol, en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et La Razón

Même si elle partait favorite, car soutenue par la France d’Emmanuel Macron et l’Allemagne d’Angela Merkel, l’Espagnole Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), troisième vice-présidente du gouvernement de Pedro Sánchez (PSOE), en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, ne présidera pas l’Eurogroupe – réunion mensuelle des ministres des Finances et de l’Économie de la zone euro. Cette tâche sera dévolue à l’Irlandais Paschal Donohoe, qui lui a été préféré lors du second tour de vote.

Au premier tour, le troisième candidat en lice, le Luxembourgeois Pierre Gramegna, a préféré retirer sa candidature, probablement pour passer un pacte avec Donohoe. Le soutien des deux principaux pays de la zone euro et de l’Union européenne (UE) n’aura donc pas suffi à Nadia Calviño, notamment face à la rébellion des « petits » pays et des nations membres de la zone euro les plus intraitables face aux pays dits « du Sud ».

Source : https://www.larazon.es/economia/20200709/3pb27k2fufeobglv7vydgpxx2q.html

Ada Colau relance le projet de métropolisation de Barcelone

De gauche à droite, David Bote (Parti des socialistes de Catalogne, PSC), maire de Mataró, dans la province de Barcelone (Catalogne) ; Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), maire de Barcelone ; Jordi Ballart (PSC), maire de Tarrasa (province de Barcelone) ; et Josep Mayoral (PSC), maire de Granollers (province de Barcelone) – Photographie : EFE et El Independiente

C’est ce mardi 23 juin 2020 que le maire de Barcelone (Catalogne), Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), a présenté le projet de métropolisation de la capitale catalane baptisé Compromiso Metropolitano 2030 (littéralement, Engagement métropolitain 2030), qui vise à mieux intégrer la ville à sa banlieue d’ici à dix ans. Ce programme concerne la bagatelle de cinq millions de personnes, sept comarques (qui sont plus ou moins l’équivalent des cantons français) et cent cinquante communes.

Parmi ces dernières, l’on retrouve, outre Barcelone elle-même, les cinq villes les plus peuplées de sa banlieue (qui comptent d’ailleurs parmi les communes les plus peuplées de toute la communauté autonome catalane) : Hospitalet de Llobregat (265 000 habitants), Tarrasa (220 000 habitants), Badalona (220 000 habitants), Sabadell (214 000 habitants) et Mataró (129 000 habitants). Les partenaires sociaux devraient prochainement être consultés à ce sujet afin de relancer la vieille idée de l’ancien maire de Barcelone, Pasqual Maragall (Parti des Socialistes catalans – 1982-1997), qui avait été dynamitée par l’ancien président régional catalan Jordi Pujol (1980-2003).

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2020/06/23/colau-rescata-el-plan-maragall-de-la-barcelona-de-los-cinco-millones-de-habitantes/

Le gouvernement espagnol autorise définitivement l’agrandissement du Musée du Prado

Le Salon des Royaumes (« Salón de Reinos »), à Madrid (photographie : Europa Press)

Réuni en Conseil des ministres ce mardi 16 juin 2020, le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) a définitivement validé l’agrandissement prévu du Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne. Ce projet avait été déclaré urgent par le Ministère de la Culture et du Sport, aujourd’hui dirigé par José Manuel Rodríguez Uribes (PSOE). La nouvelle antenne madrilène du Musée du Prado se trouvera ainsi dans le Salon des Royaumes (Salón de Reinos).

Cette enceinte historique, actuellement inoccupée, est en cours de restauration et de réhabilitation depuis plusieurs semaines déjà. Elle fera donc l’objet d’une transformation complète sous l’impulsion de l’architecte britannique Norman Foster, pour un coût total estimé de 43 millions d’euros, dont 25 % seront financés par le Musée du Prado lui-même. Les travaux devraient théoriquement durer jusqu’en 2024. Le Conseil des ministres a également validé l’agrandissement et la rénovation du Musée Sorolla de la capitale.

Source : https://www.europapress.es/cultura/exposiciones-00131/noticia-gobierno-autoriza-ejecucion-obras-salon-reinos-ampliacion-museo-sorolla-20200616142336.html

« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

Décès du journaliste espagnol José Ramón Pérez Ornia à l’âge de 74 ans

Le journaliste espagnol José Ramón Pérez Ornia (photographie : La Voz de Asturias)

L’on apprenait ce vendredi 12 juin 2020 le décès à Oviedo (Principauté des Asturies), à l’âge de 74 ans, du journaliste espagnol José Ramón Pérez Ornia, qui était né à Siero, dans la même communauté autonome, en 1946. Quatorze années durant, il est rédacteur et critique de télévision auprès du grand quotidien social-démocrate espagnol El País. Très proche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il prépare notamment l’arrivée de la télévision privée outre-Pyrénées dans les années 80.

Directeur général de la télévision régionale de la Communauté de Madrid Telemadrid de 1991 à 1994, il est également directeur général du Département de la Communication du Ministère de la Présidence de 1994 à 1996, à la fin du dernier mandat du président de l’exécutif Felipe González (1982-1996). De 2005 à 2011, il est le premier directeur général de la Radiotélévision de la Principauté des Asturies (RTPA).

Source : https://www.lavozdeasturias.es/noticia/asturias/2020/06/12/fallecejose-ramon-perez-ornia-primer-director-tpa/00031591954178197899237.htm

Une ministre espagnole veut diriger l’Organisation mondiale du Commerce

La ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (Partis socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : El Español

Après la troisième vice-présidente du gouvernement, en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique, Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui brigue le poste de présidente de l’Eurogroupe, c’est au tour d’une autre ministre membre du gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (PSOE), de tenter de décrocher un emploi prestigieux. La ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha González Laya (PSOE), souhaite en effet remplacer le Brésilien Roberto Azevêdo à la tête de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), sise à Genève (Suisse).

L’actuel directeur général de l’organisme doit en effet quitter son poste cette année mais plusieurs concurrents à González Laya vont eux aussi tenter leur chance. Il s’agit du Mexicain Jesús Seade, négociateur en chef de son pays lors de la mise en œuvre de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), d’un côté et de l’Irlandais Phil Hogan, actuel commissaire européen au Commerce. Notons également que l’Égypte et le Nigeria sont intéressés par le poste.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-06-10/mexico-irlanda-candidatura-espana-omc_2631447/

L’Espagnole Nadia Calviño part favorite pour devenir nouvelle présidente de l’Eurogroupe

La vice-présidente du gouvernement espagnol Nadia Calviño (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Les Échos

Cette annonce était attendue et elle est tombée ce mardi 9 juin 2020 : l’actuel président de l’Eurogroupe (réunion mensuelle des ministres de l’Économie et des Finances des États membres de la zone euro), le Portugais Mário Centeno, a annoncé qu’il allait quitter le gouvernement de son pays et ne pourrait donc pas prétendre à sa propre succession à la tête de l’institution. La course pour le remplacer à l’issue d’un vote des pays concernés le 9 juillet prochain est donc ouverte, avec une Espagnole qui part favorite.

Il s’agit de l’actuelle troisième vice-présidente du gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), en charge des Affaires économiques et de la Transformation numérique de l’Espagne, Nadia Calviño (PSOE). Théoriquement, au vu du rapport de force actuel au sein de l’Union européenne (UE), la présidence de l’Eurogroupe devrait échoir à un représentant des « pays du Sud ». Par ailleurs, les sociaux-démocrates européens veulent conserver ce poste, d’où le choix probable de Calviño.

Cette dernière devra toutefois triompher de plusieurs concurrents : le Luxembourgeois Pierre Gramegna, l’Irlandais Paschal Donohoe et l’Italien Roberto Gualtieri. Pour respecter les équilibres entre Nord et Sud ainsi qu’entre différentes forces politiques, seul le nom de Gualtieri semble vraiment faire de l’ombre à l’heure actuelle à celui de Nadia Calviño. Notons cependant que l’actuel commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière, Paolo Gentiloni, est italien, ce qui semble faciliter la tâche à Calviño.

Source : https://www.elconfidencial.com/economia/2020-06-09/centeno-deja-el-eurogrupo-y-empiezan-las-quinielas-calvino-presidenta_2631219/