Constitution du bureau de chacune des chambres du Parlement espagnol

La nouvelle présidente du Congrès des députés, Meritxell Batet (Parti des Socialistes catalans) – Photographie : El Periódico

Ce mardi 21 mai 2019, le nouveau Parlement espagnol (Cortes Generales), issu des élections générales anticipées du 28 avril dernier, est entré en fonction et a notamment élu le président de chacune de ses deux chambres (Congrès des Députés et Sénat) ainsi que leur bureau.

Sans surprise, la composition de la chambre basse est la suivante :

  • présidente : Meritxell Batet Lamaña (Parti des Socialistes catalans), née à Barcelone (Catalogne) le 19 mai 1973 ; troisième femme à occuper ce poste après Luisa Fernanda Rudi (Parti populaire – 2000-2004) et Ana Pastor (PP – 2016-2019) ;
  • première vice-présidente : María Gloria Elizo Serrano (Podemos), née à Madrid le 11 décembre 1966 ;
  • deuxième vice-président : Alfonso Rodríguez Gómez de Celis (Parti socialiste ouvrier espagnol), né à Séville (Andalousie) le 29 juillet 1970 ;
  • troisième vice-présidente : Ana Pastor Julián (PP), née à Cubillos (dans la province de Zamora, en Castille-et-León) le 11 novembre 1957 ;
  • quatrième vice-président : José Ignacio Prendes Prendes (Citoyens), née à Gijón (Principauté des Asturies) le 22 février 1965 ;
  • premier secrétaire : Gerard Pisarello Prados (Podemos), né à Tucumán (Argentine) en 1970 ;
  • deuxième secrétaire : Sofía Hernanz Costa (PSOE), née 21 juin 1970 à Ibiza (îles Baléares) ;
  • troisième secrétaire : Adolfo Suárez Illana (PP), né le 5 mai 1964 à Madrid ;
  • quatrième secrétaire : Patricia Reyes Rivera (C’s), née le 22 décembre 1973 à Madrid.

La composition du bureau du Sénat est, pour sa part, la suivante :

  • président : Manuel Cruz Rodríguez (PSC), né à Barcelone le 1er janvier 1951 ;
  • première vice-présidente : María Cristina Narbona Ruiz (PSOE), née à Madrid le 9 juillet 1951 ;
  • deuxième vice-président : Pío García-Escudero Márquez (PP), né à Madrid le 28 octobre 1952 ;
  • premier secrétaire : Fernando Martínez López (PSOE), né à Vélez-Blanco (dans la province d’Almería, en Andalousie) en 1949 ;
  • deuxième secrétaire : Olivia Delgado (PSOE) ;
  • troisième secrétaire : Imanol Landa Jauregi (Parti nationaliste basque), né le 1er novembre 1966 à Guecho, dans la province de Biscaye (Pays basque) ;
  • quatrième secrétaire : Rafael Hernando Fraile (PP), né le 13 novembre 1961 à Guadalajara (Castille-La Manche).

Dans le cadre de la présente législature, le président du gouvernement en fonction, Pedro Sánchez (PSOE), espère pouvoir mettre en œuvre une série de pactes d’État à la suite de sa probable confirmation à ce poste :

  1. pacte pour l’instruction publique et la science ;
  2. réforme du statut des travailleurs ;
  3. pacte pour la transition écologique ;
  4. pacte pour l’euthanasie et la mort digne ;
  5. pacte pour un nouveau financement des communautés autonomes ;
  6. pacte concernant le financement des retraites par répartition.

Sources : https://www.elmundo.es/espana/2019/05/21/5ce3cf1cfdddffb4428b4608.html, https://elpais.com/politica/2019/05/21/actualidad/1558428971_845533.html, https://elpais.com/politica/2019/05/21/actualidad/1558420998_992832.html, https://www.lavanguardia.com/local/sevilla/20190521/462390645544/gomez-de-celis-psoe-elegido-vicepresidente-segundo-del-congreso-con-82-votos.html et https://www.lavanguardia.com/vida/20190521/462391395076/pisarello-en-comu-sofia-hernanz-psoe-suarez-illana-pp-y-patricia-reyes-cs-elegidos-secretarios-del-congreso.html

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Miquel Iceta ne présidera finalement pas le Sénat espagnol

Le premier secrétaire du Parti des Socialistes catalans (PSC), Miquel Iceta (à gauche), en compagnie du président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : EFE et El Confidencial

Alors que cette voie lui semblait royalement ouverte et qu’il avait été choisi par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), à cette fin, le dirigeant Miquel Iceta (Parti des Socialistes catalans) ne semble pas devoir présider le Sénat national. Il devait en effet être élu dans un premier temps sénateur par le Parlement régional catalan (Parlament), dont il est membre, mais la voie lui a été barrée par la gauche et la droite indépendantistes, qui veulent ainsi signifier leur mécontentement au chef de l’exécutif national.

C’est ce jeudi 16 mai 2019, lors d’une séance plénière exceptionnelle de la chambre régionale catalane, que les députés d’Ensemble pour la Catalogne (JpC), de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et de la Candidature d’Unité populaire (CUP) ont voté contre lui (soit 65 voix). Le parti Citoyens (C’s) et le Parti populaire (PP) se sont abstenus (39 voix) tandis que le Parti des Socialistes de Catalogne et Catalogne en Commun (« confluence » régionale de Podemos) se sont exprimés en sa faveur (soit 25 voix). Nul ne sait si Pedro Sánchez conservera son choix initial ou se portera désormais sur un autre candidat à la présidence du Sénat…

Source : https://www.abc.es/espana/catalunya/politica/abci-independentismo-frustra-intento-sanchez-mandar-iceta-senado-201905161006_noticia.html

Inauguration d’un nouveau portrait de Philippe VI au Congrès des députés

La présidente du Congrès des députés, Ana Pastor (Parti populaire), et le peintre espagnol Hernán Cortés devant le nouveau portrait du roi d’Espagne, Philippe VI (photographie : ABC)

Un mois environ avant le cinquième anniversaire de son règne, le roi d’Espagne, Philippe VI, a vu un nouveau portrait le représentant inauguré au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol), à Madrid. Il a été dévoilé au public par la présidente de l’institution, Ana Pastor (Parti populaire), en présence de son auteur, le peintre espagnol Hernán Cortés Moreno, né à Cadix (Andalousie) en 1953.

Le portrait trône désormais dans le Salon des Ministres (Salón de Ministros) et a été inauguré en présence de Landelino Lavilla, président du Congrès des députés de 1979 à 1982, né à Lérida (Catalogne) en 1934. Ce tableau, qui a coûté 88 000 euros, a été officiellement commandé pour commémorer les 40 ans de la Constitution de 1978, qui régit actuellement le système institutionnel de notre voisin ibérique.

Source : https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-retrato-refleja-fielmente-auctoritas-y-cordialidad-201905061427_noticia.html#ns_campaign=rrss-inducido&ns_mchannel=abc-es&ns_source=tw&ns_linkname=noticia-foto&ns_fee=0

Un Parlement espagnol plus féminin que jamais

Plusieurs candidats à la députation à l’occasion des élections générales espagnoles du 28 avril 2019 – De gauche à droite : Irene Montero (Podemos), Aitor Esteban (Parti nationaliste basque), María Jesús Montero (Parti socialiste ouvrier espagnol), Cayetana Álvarez de Toledo (Parti populaire), Inés Arrimadas (Citoyens) et Gabriel Rufián (Gauche républicaine de Catalogne) – Photographie : RTVE et El País

À la suite des élections générales du dimanche 28 avril 2019, le Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) comptera plus d’élues féminines que jamais dans son histoire avec 164 femmes sur 350 sièges, soit 46,8 % au total. C’est la première fois que le seuil des 40 % est dépassé dans le domaine outre-Pyrénées. De fait, plusieurs partis respectent les lois sur la parité en vigueur dans leurs rangs : le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le Parti populaire (PP), Unidas Podemos, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et la Coalition canarienne (CC).

C’est le PSOE qui est la formation avec le plus fort taux de féminisation de ses députés (avec 64 femmes sur 123 élus, soit 52 % environ), devant le PP (34 sur 66, soit approximativement 51 %). Unidas Podemos compte 20 élues sur ses 42 députés et Citoyens (C’s) 21 sur 57. Depuis 2007, la Loi sur l’Égalité (Ley de Igualdad) oblige les formations politiques à présenter des listes qui ne supposent pas un trop grand déséquilibre en candidats hommes et femmes (avec un décalage de 40 % à 60 % au pire).

Source : https://elpais.com/politica/2019/04/29/actualidad/1556554378_578393.html

« Résultats des législatives espagnoles : « De chaque côté, on a joué sur le vote de la peur » »

Un bureau de vote en Espagne à l’occasion des élections générales du dimanche 28 avril 2019 (photographie : As)

Votre serviteur était interrogé ce dimanche 28 avril au soir sur l’antenne française de la chaîne russe en ligne RT pour commenter les résultats des élections générales espagnoles de la journée : https://youtu.be/Oz55vGL6wfY

« Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril »

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : AFP et Arte

Cet article de mon cru, intitulé « Neuf choses que nous ont apprises les élections générales espagnoles du 28 avril » et publié sur le site du journal français L’Incorrect le 29 avril 2019, analyse brièvement les résultats de ce scrutin : https://lincorrect.org/neuf-choses-que-nous-ont-apprises-les-elections-generales-espagnoles-du-28-avril/

Le Parti populaire recrute le père d’un célèbre opposant vénézuélien pour sa liste aux élections européennes

Leopoldo López, père d’un célèbre opposant vénézuélien et nouveau candidat du Parti populaire (PP) aux élections européennes de mai 2019 (photographie : Reuters et Panorama)

La liste du Parti populaire (PP) pour les élections européennes du 26 mai 2019 continue de se compléter, après l’annonce de la numéro un, l’ancienne ministre de la Santé, des Services sociaux et de l’Égalité, Dolors Montserrat (2016-2018). C’est ainsi que l’ancien maire de Séville, en Andalousie (2011-2015), et ancien ministre de l’Intérieur (2016-2018), Juan Ignacio Zoido, sera de la partie. Mais surtout, un autre nom a retenu l’attention des médias : celui de Leopoldo López, père d’un célèbre opposant à Nicolás Maduro (président du Venezuela) du même nom.

Leopoldo López a expliqué se sentir pleinement en accord avec la vision du président du PP, Pablo Casado, concernant l’Amérique latine en général et le Venezuela en particulier. Le dirigeant espagnol est en effet un adversaire résolu des actuelles autorités vénézuéliennes. Pablo Casado réclame, comme une partie de la population de ce pays latino-américain, la libération de Leopoldo López Jr.

Source : https://www.larazon.es/espana/zoido-ira-de-numero-4-del-pp-a-las-elecciones-europeas-y-leopoldo-lopez-de-numero-12-HF23044416

L’ancien président de la Communauté de Madrid concourra sur la liste régionale de Citoyens

L’ancien président de la Communauté de Madrid, Ángel Garrido (anciennement Parti populaire – à droite), en compagnie d’Ignacio Aguado (Citoyens), candidat de sa formation à la présidence de la communauté autonome – Photographie : Víctor Sainz et El País

Président de la Communauté de Madrid pour le Parti populaire (PP) de mai 2018 à avril 2019, Ángel Garrido avait démissionné suite à un désaccord avec sa formation car il avait été placé contre son gré sur la liste du parti aux élections européennes du 26 mai prochain. Ce mercredi 24 avril, la formation centriste et libérale Citoyens (C’s) a annoncé le ralliement de cette personnalité conservatrice à la liste d’Ignacio Aguado, candidat à la présidence de la Communauté de Madrid.

Cette annonce a été faite vers 13h30 et Ángel Garrido a confirmé qu’il serait numéro treize sur la liste électorale de Citoyens. Le président de son ancienne formation, Pablo Casado, a appris cette décision peu après car il n’avait pas été prévenu. Garrido est encore dans les temps pour la modification des candidatures officielles, qui seront clôturées le 30 avril pour les élections régionales du 26 mai prochain.

Source : https://elpais.com/ccaa/2019/04/24/madrid/1556105040_360371.html

Un débat pas si décisif que cela ?…

Quatre candidats à la présidence du gouvernement espagnol – De gauche à droite (sans compter le modérateur, au centre) : Pablo Casado (Parti populaire), Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Albert Rivera (Citoyens) et Pablo Iglesias (Podemos) – Photographie : EFE et ABC

Ce lundi 22 avril au soir, la télévision publique espagnole (TVE) organisait l’un des deux grands débats entre les principaux candidats à la présidence du gouvernement dans le cadre des élections générales du dimanche 28 avril prochain : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol, chef de l’exécutif en poste) ; Pablo Casado (Parti populaire, chef de l’opposition) ; Albert Rivera (Citoyens) ; et Pablo Iglesias (Podemos). Le président de la formation d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, n’avait pas été convié.

Les partisans des uns et des autres attendaient beaucoup de cette confrontation (qui a été suivie d’un second débat, organisé par le canal privé Antena 3), même si l’on peut douter de son efficacité ou des effets qu’elle aura sur le vote global des citoyens. Le défi séparatiste catalan a été l’un des principaux thèmes abordés avec l’économie (et des promesses de baisses d’impôt ou d’amélioration des services publics en cascade).

Pedro Sánchez s’est retrouvé très isolé face aux attaques coordonnées d’Albert Rivera (généralement considéré comme le meilleur – ou le moins mauvais – du débat) et Pablo Casado, lesquels se sont relativement épargnés étant donné la probabilité d’une future coalition de droite, si les résultats électoraux le permettent. Pablo Iglesias, de son côté, s’est découvert en grand défenseur de la Constitution de 1978 et n’a guère aidé son coreligionnaire de gauche.

Source : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-generales/abci-elecciones-generales-2019-sanchez-mantiene-vivo-indulto-presos-secesionistas-201904230051_noticia.html

Le Parlement européen attribue officiellement le statut de colonie à Gibraltar

Le Rocher de Gibraltar vu du ciel (photographie : El Confidencial)

Dans le cadre de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (le Brexit), le Parlement européen a officiellement attribué ce jeudi 4 avril 2019 le statut de « colonie » à Gibraltar, territoire britannique d’outre-Mer qui donne lieu à une dispute diplomatique entre Madrid et Londres depuis des siècles. Cette mesure a été adoptée par 502 voix en sa faveur face à 81 voix contre et à 29 abstentions.

Il s’agit d’une grande victoire pour l’Espagne en matière de politique internationale, étant donné que ses précédentes tentatives pour obtenir la co-souveraineté sur le territoire se sont toutes soldées par un échec. La mesure a notamment été portée par le chef de la délégation conservatrice espagnole à Strasbourg (France) et Bruxelles (Belgique), Esteban González Pons (Parti populaire).

Source : https://www.larazon.es/internacional/el-parlamento-europeo-aprueba-definir-gibraltar-como-colonia-FG22714188