Presque tous les présidents régionaux ont été élus en Espagne

La nouvelle présidente régionale de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso (Parti populaire) – Photographie : El Mundo Today

Au soir du mercredi 14 août 2019, la quasi totalité des présidents des communautés autonomes espagnoles ont été élus. À l’exception de Concepción Andreu Rodríguez (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui est toujours en négociation avec la Gauche unie (IU) et Podemos pour devenir présidente de La Rioja en remplacement de José Ignacio Ceniceros González (Parti populaire), tous ont ainsi été désignés par leur Parlement et, pour beaucoup, ont déjà constitué leur gouvernement régional et prêté serment.

En voici la liste exhaustive (ne sont inclues que les treize autonomies et les deux-villes autonomes qui faisaient l’objet d’élections en 2019, ce qui exclut l’Andalousie, la Catalogne, la Galice et le Pays basque) :

  • Aragon : Francisco Javier Lambán Montañés (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos, Junte d’Aragon (CHA) et Parti aragonais (PAR) soutenu par IU ;
  • Principauté des Asturies : Adrián Barbón Rodríguez (PSOE) succède à Javier Fernández Fernández (PSOE) en gouvernant en minorité ;
  • îles Baléares : Francesca Lluc Armengol Socías (PSOE) se succède à elle-même au sein d’un gouvernement socialiste, Podemos et Plus pour Majorque (MÉS), soutenu par Plus pour Minorque (MpME) et le parti des Gens pour Formentera (GxF) ;
  • îles Canaries : Ángel Víctor Torres Pérez (PSOE) succède à Fernando Clavijo Battle (Coalition canarienne) au sein d’un gouvernement socialiste, Nueva Canarias (NC), Podemos et le Regroupement socialiste de La Gomera (ASG) ;
  • Cantabrie : Miguel Ángel Revilla Roiz (Parti régionaliste de Cantabrie) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PRC et du PSOE ;
  • Castille-La Manche : Emiliano García-Page Sánchez (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Castille-et-León : Alfonso Fernando Fernández Mañueco (PP) succède à Juan Vicente Herrera Campo (PP) au sein d’un gouvernement PP et Citoyens (C’s) ;
  • Ceuta : Juan Jesús Vivas Lara (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement du PP en minorité ;
  • Communauté de Valence : Joaquín Francisco Puig Ferrer (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste, Engagement et Podemos ;
  • Estrémadure : Guillermo Fernández Vara (PSOE) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement socialiste majoritaire ;
  • Communauté de Madrid : Isabel Natividad Díaz Ayuso (PP) succède à Pedro Rollán (PP) au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Melilla : Eduardo de Castro González (C’s) succède à Juan José Imbroda Ortiz (PP) au sein d’un gouvernement C’s, socialiste et Coalition pour Melilla (CpM) ;
  • Région de Murcie : Fernando López Miras (PP) se succède à lui-même au sein d’un gouvernement PP et C’s soutenu par Vox ;
  • Navarre : María Victoria Chivite Navascués (PSOE) succède à Miren Uxue Barcos Berruezo (Oui à l’Avenir – GB) au sein d’un gouvernement minoritaire socialiste, GB et Podemos soutenu par IU.

Source : https://www.elmundo.es/madrid/2019/08/14/5d5431b4fc6c83d7718b4588.html

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Les travaux de la gare madrilène de Chamartín devraient débuter en octobre 2019

La façade principale de la gare de Madrid-Chamartín (photographie : EFE et El Confidencial)

Alors que le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), est récemment parvenu à faire approuver le lancement de la vaste opération urbanistique « Madrid Nuevo Norte » (qui doit rénover une grande partie de l’accès septentrional de la capitale espagnole), l’administrateur national des chemins de fer (ADIF), présidé par Isabel Pardo de Vera, a annoncé qu’il voulait lancer les travaux de la gare de Chamartín dès octobre 2019.

Deuxième gare de Madrid et du pays, Chamartín fait partie intégrante du Nord de la ville et donc des travaux monumentaux qui doivent s’y dérouler au cours des prochaines années. L’investissement total dans cette infrastructure de transport devrait atteindre les 966 millions d’euros et devrait également permettre au secteur ferroviaire public d’affronter l’augmentation du trafic et la libéralisation du secteur d’ici à décembre 2020.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2019-08-02/adif-octubre-megaobra-chamartin-liberalizacion-ave_2158103/

Les quatre principaux partis politiques au Congrès espagnol des députés ont nommé chacun une femme comme porte-parole

La porte-parole au Congrès des députés de chacun des quatre principaux partis politiques espagnols – De gauche à droite : Irene Montero (Unidas Podemos) ; Adriana Lastra (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; Cayetana Álvarez de Toledo (Parti populaire) ; et Inés Arrimadas (Citoyens) – Photographie : El País

Avec environ 48 % de femmes élues, le Congrès espagnol des députés est l’une des assemblées les plus féminines au monde et la plus féminisée de l’Union européenne (UE). Plus globalement, c’est tout le monde politique de notre voisin ibérique qui a évolué vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes au cours des dernières décennies. Un fait récent le prouve une fois de plus : chacun des quatre principaux partis politiques espagnols du pays a nommé une femme comme porte-parole à la chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol.

Il s’agit nommément d’Adriana Lastra (Parti socialiste ouvrier espagnol) ; de Cayetana Álvarez de Toledo (Parti populaire) ; d’Inés Arrimadas (Citoyens) ; et d’Irene Montero (Podemos). Il faut y ajouter d’autres porte-paroles féminines au sein des non-inscrits : Laura Borrás pour Ensemble pour la Catalogne (JxCAT) ; Mertxe Aizpurua pour la formation basque Bildu ; et Ana Oramas pour la Coalition canarienne (CC). Les lois et règlements sur la parité dans le monde politique ainsi que l’évolution de la société en espagnole de façon générale ont facilité un tel phénomène.

Source : https://elpais.com/politica/2019/07/30/actualidad/1564510061_325801.html

La Junte d’Andalousie lance un vaste audit pour relancer le secteur minier régional

Des véhicules en activité dans la mine de la compagnie australo-britannique Rio Tinto à Huelva, en Andalousie (photographie : Atalaya Mining et El Confidencial)

C’était l’une des réclamations historiques du secteur minier espagnol, regroupé au sein du syndicat patronal de ce secteur, Aminer : le président régional andalou Juan Manuel Moreno (Parti populaire) a lancé un vaste audit des mines de la communauté autonome afin de relancer cette activité dans la région. Concrètement, il s’agit pour le Département régional aux Finances, à l’Industrie et à l’Énergie de vérifier la viabilité des exploitations minières en cours ou à l’arrêt, notamment d’un point de vue environnemental.

Il existe en Andalousie, selon les données fournies par ce Département, 3 131 exploitations minières, dans une région où ces ressources naturelles sont utilisées depuis l’Âge du Bronze par les Phéniciens. Les plus célèbres sont celles de Riotinto et Aguas Teñidas (province de Huelva), Cobre Las Cruces et Aznalcóllar (province de Séville) ainsi qu’Alquife (province de Grenade). Cet audit est inspiré de celui qui a été lancé au Portugal il y a quelques années et a bien fonctionné.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2019-07-23/pasivos-inversores-minas-andalucia-metales_2139967/

La Communauté de Madrid confirme l’agrandissement de la ligne 11 du métro de la capitale

Le quai central de la station Place-Elliptique, sur la ligne 11 du métro de Madrid (photographie : Sergio Toro et Madrid Diario)

La conseillère régionale aux Transports de la Communauté de Madrid, Rosalía Gonzalo (Parti populaire), a confirmé ce mercredi 17 juillet 2019 que les autorités de la Communauté de Madrid agrandiraient la ligne 11 du métro de la capitale, qui court aujourd’hui de la place Elliptique (correspondance avec la ligne 6) au Nord jusqu’à La Fortune (Leganés) au Sud. Elle compte actuellement sept stations, qui sont, outre Place-Elliptique et La-Fortune, Abrantes, Pain-Bénit, Saint-François et La-Peseta, le tout s’étendant sur 8,5 kilomètres.

Le projet de la Communauté de Madrid, qui a terminé avec succès la phase d’information publique, doit encore passer l’évaluation environnementale. L’investissement total devrait être de 300 millions d’euros et devrait surtout profiter aux habitants des arrondissements madrilènes de Carabanchel, Usera, Arganzuela et Retiro ainsi qu’à ceux de la commune de Leganés. L’objectif est de relier la station de Place-Elliptique à celle de Comte-de-Casal, sur la ligne 6, plus à l’Est de la ville.

Ce nouveau tracé devrait ajouter 6,3 kilomètres à la ligne 11 déjà existante et compter quatre nouvelles stations, notamment dans les alentours du parc Madrid-Río, du côté du cours Sainte-Marie-de-la-Tête et du cours des Plâtreries. Plus en avant, le tracé choisi suivra la station actuelle de Palos-de-la-Frontera, sur la ligne 3, pour la rejoindre avant de se diriger vers celle d’Atocha-Renfe, sur la ligne 1.

Source : https://www.metromadrid.es/es/nota-de-prensa/2019-07-17/la-comunidad-ampliara-la-linea-11-de-metro-para-mejorar-la-movilidad-de-mas-de-800-000-madrilenos?fbclid=IwAR3A5hS42Jvj9r4GDB7UMeOpb2uNbIr7B8V0HHOiogzo7CPkuU6RtI7wrmA

La ville andalouse de Málaga veut rendre ses espaces emblématiques aux piétons

Une vue du port de plaisance de Málaga, en Andalousie (photographie : EFE et El Confidencial)

La ville de Málaga (Andalousie) va connaître une véritable petite révolution dans les prochaines années en matière de transport et d’urbanisme. Le maire de la commune, Francisco de la Torre (Parti populaire), veut en effet rendre une partie de ses espaces emblématiques aux piétons avec l’aide d’un projet conçu par l’architecte et urbaniste Salvador Moreno Peralta ainsi que l’ingénieur des ponts et chaussées José Alba. Un tel projet devrait coûter 277 millions d’euros et inclura notamment un tunnel de 2,5 kilomètres de longueur.

L’objectif est de bannir les véhicules à moteur dans le centre de la métropole le long d’un axe Est-Ouest, notamment au niveau du cours des Curés, du cours du Parc, du quai n° 1 du port de plaisance, de l’avenue Cánovas-del-Castillo et de la promenade maritime Ville-de-Melilla. De même, un échangeur souterrain devrait être créé pour les autobus ainsi qu’une nouvelle gare routière du côté de la place de la Marine.

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/andalucia/2019-07-15/malaga-central-soterramiento-centro_2125807/

Décès du comédien Arturo Fernández, géant du théâtre contemporain espagnol

Le comédien espagnol Arturo Fernández, lors d’une interview à l’Hôtel Palace de Madrid, en 2017 (photographie : Álvaro García et El País)

L’on apprenait ce jeudi 4 juillet 2019 le décès à Madrid du comédien espagnol Arturo Fernández Rodríguez, âgé de 90 ans, qui était né à Gijón (Principauté des Asturies) le 21 février 1929. Il a trouvé la mort des suites d’un problème à l’estomac dont il n’a pu se remettre. Surtout connu pour sa très longue carrière au théâtre, il avait dû arrêter ses activités le 2 avril dernier en raison de sa maladie, suspendant ainsi les représentations de la pièce Alta seducción (littéralement, Haute séduction), qu’il présentait dans l’ensemble de l’Espagne.

Arturo Fernández était surtout célèbre pour son éternel personnage de séducteur drôle et élégant. Marqué à droite, il avait soutenu le président du gouvernement Mariano Rajoy (Parti populaire), avait refusé de se produire dans la ville de Cadix (Andalousie) gouvernée par Podemos et se targuait de n’avoir jamais reçu un sou de subventions publiques pour monter ses pièces de théâtre. Il avait également joué de nombreux rôles au cinéma.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/07/04/actualidad/1562232371_919453.html

Le maire de Madrid veut retenter une candidature aux Jeux olympiques d’été

Le roi d’Espagne Philippe VI, alors prince des Asturies, avec la torche olympique en main (photographie : Ignacio Gil et ABC)

La ville de Madrid a échoué par quatre fois à devenir ville olympique, pour l’édition de 1972 (remportée par Munich, en Allemagne), celle de 2012 (remportée par Londres, au Royaume-Uni), celle de 2016 (remportée par Rio de Janeiro, au Brésil) et celle de 2020 (remportée par Tokyo, au Japon). Après avoir écarté l’idée d’une nouvelle candidature pour la compétition, l’ancien maire de la capitale, Manuela Carmena (Más Madrid, liste soutenue par Podemos), avait envisagé la chose sous un autre œil.

Finalement, c’est son successeur à ce poste, José María Martínez-Almeida (Parti populaire), qui relance l’idée. Il veut organiser une série de réunions en ce sens avec les autres groupes politiques représentés au Conseil municipal, les syndicats représentatifs, le Comité olympique espagnol (COE) et les différentes fédérations sportives concernées. L’idée serait de poser une candidature pour les Jeux olympiques d’été de 2032 (ceux de 2024 se déroulant à Paris, en France, et ceux de 2028 à Los Angeles, aux États-Unis d’Amérique).

La municipalité veut profiter de la reprise économique palpable depuis 2014-2015 mais également d’un contexte sportif favorable avec le prochain renouvellement du contrat pour l’organisation des Masters de tennis de Madrid, de la Coupe Davis dans la même discipline et de l’Open de golf.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-madrid-resucita-sueno-olimpico-para-2032-201906162322_noticia.html

Le nouveau maire de Madrid hérite d’une situation délicate concernant les sans-abri

Un sans-abri passe la nuit sous l’une des arcades de la Plaza Mayor de Madrid (photographie : EFE et El Confidencial)

Élu maire de Madrid ce samedi 15 juin 2019, José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire) hérite de son prédécesseur, Manuela Carmena (Más Madrid, liste soutenue par Podemos), une situation délicate concernant le nombre de sans-abri dans la ville, qui augmente, comme partout dans le reste de l’Espagne et de l’Union européenne (UE). Les collectifs de représentants de ces personnes sans domicile fixe ont rencontré les services municipaux à plusieurs reprises au cours des quatre dernières années, sans qu’aucun plan concret ne soit mis sur la table.

À la mi-juin, ils ont même organisé une réunion avec la secrétaire d’État aux Services sociaux, Ana Lima (Parti socialiste ouvrier espagnol), mais la situation est signalée par les organisations non gouvernementales (ONG) depuis 2006. En décembre 2018, selon les estimations officielles, environ 650 personnes dormaient dans la rue dans la capitale espagnole et près de 3 000 avaient du mal à savoir où elles passeraient la nuit. C’est principalement dans l’arrondissement du Centre que se concentrent ces personnes (42 % au total).

Source : https://www.elconfidencial.com/espana/2019-06-16/personas-sin-techo-ni-hogar-cada-seis-dias-muere-alguna_2073718/

Les nouveaux maires des grandes villes espagnoles (17) – Navarre et Pays basque

Le maire de Pampelune (Navarre), Enrique Maya (coalition Navarra Suma) – Photographie : Sólo residentes

Liste des maires des capitales de province et des villes navarraises et basques de 50 000 habitants au moins suite à la constitution des Conseils municipaux le samedi 15 juin 2019

Constat global : si la droite de Navarra Suma (N+), coalition du Parti populaire (PP), de Citoyens (C’s) et de l’Union du Peuple navarrais (UPN) récupère la capitale de la Navarre, le Parti nationaliste basque (PNV) domine dans l’essentiel des grandes villes basques.

  1. Bilbao (province de Biscaye, 345 000 habitants) : Juan María Aburto Rike (PNV) ;
  2. Vitoria (province d’Alava, 249 000 habitants) : Gorka Urtaran Agirre (PNV) ;
  3. Pampelune (Navarre, 199 000 habitants) : Enrique Maya Miranda (N+) ;
  4. Saint-Sébastien (province de Guipuscoa, 186 000 habitants) : Eneko Goia Laso (PNV) ;
  5. Baracaldo (province de Biscaye, 100 000 habitants) : Amaia del Campo Berasategi (PNV) ;
  6. Guecho (province de Biscaye, 78 000 habitants) : Amaia Agirre (PNV) ;
  7. Irún (province de Guipuscoa, 61 000 habitants) : José Antonio Santano Clavero (Parti socialiste ouvrier espagnol – PSOE)