La commune espagnole de Villalba de Guardo est considérée comme celle ayant l'air le plus pur au monde

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Villalba de Guardo, dans la province de Palencia, en Castille-et-León (photographie : Wikipedia)

Selon l’édition 2019 du rapport annuel sur la qualité de l’air édité par l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique), la commune espagnole de Villalba de Guardo, située dans la province de Palencia (Castille-et-León) et peuplée d’environ 190 habitants, est celle ayant l’air le plus pur au monde, titre qu’elle partage avec les bourgades de Bodø (Norvège) et Salao (Portugal). Par ailleurs, selon cette étude, l’Espagne est classée 82e sur 98 pour la qualité de son atmosphère.

Il s’agit d’un excellent résultat puisque les pays les plus pollués figurent parmi les premières places du classement et les moins pollués, dans les dernières places. C’est notamment la très faible concentration de particules en suspension dans l’atmosphère espagnole (2,5 microns par mètre cube) qui permet à notre voisin ibérique de se classer aussi bien, bien loin devant le Bangladesh et le Pakistan, qui figurent parmi les nations les plus polluées au monde.

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-leon/abci-villalba-guardo-palencia-pueblo-aire-mas-limpio-europa-202002251820_noticia.html#vca=rrss&vmc=abc-es&vso=tw&vli=cm-general&_tcode=a2tmancz

Le Musée d'Archéologie d'Alicante organise une exposition temporaire inédite sur d'anciens pendentifs

Une figurine en pierre découverte au Portugal et aujourd’hui exposée au Musée archéologique d’Alicante, dans la Communauté de Valence (photographie : Musée national d’Archéologie du Portugal et El País)

C’est l’archéologue belge Louis Siret (1860-1934) qui a commencé à mettre au jour dans le Sud-Est de la péninsule Ibérique des figurines dans diverses matières, souvent anthropomorphes, qui étaient censées être utilisées comme pendentifs par leurs propriétaires. Ces petites sculptures sont de toutes les tailles possibles, certaines atteignent 20 centimètres de longueur. Jusqu’au 18 avril dernier, le Musée archéologique d’Alicante (Museo Arqueológico de Alicante, MARQ) exposait une grande partie de ces pièces (226 exactement sur les 6 000 déterrées) dans le cadre de l’exposition temporaire inédite Ídolos, miradas milenarias (littéralement, « Idoles, regards millénaires »).

Ces pièces artistiques étaient courantes dans certains clans et lignages relativement élevés socialement durant une période comprise entre 3 900 et 2 200 ans avant notre ère. L’on en retrouve déjà des signes avant-coureurs au Néolithique, voire au Paléolithique. Ces pendentifs pouvaient être portés sur le corps ou accrochés dans la maison de leurs propriétaires et ils étaient réalisés dans différentes matières (ivoire, pierre, argile, bois voire or). Ces objets étaient transmis de génération en génération, ainsi que l’expliquait aux médias la commissaire de l’exposition, l’Espagnole Mimi Bueno Ramírez, professeur de préhistoire à l’Université d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/18/actualidad/1582029041_472727.html?ssm=TW_CM_CUL

Décès de l'homme politique espagnol Fernando Morán à l'âge de 93 ans

L’homme politique espagnol Fernando Morán, photographié en 2003 (photographie : Gustavo Cuevas, EFE et El Mundo)

L’on apprenait ce mercredi 19 février 2020 le décès à Madrid, à l’âge de 93 ans, de l’homme politique espagnol de premier plan Fernando Morán López, qui était né à Avilés (Principauté des Asturies) le 25 mars 1926. Diplomate de carrière, membre historique du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), il était entré à l’École diplomatique (Escuela Diplomática) de Madrid en 1952 après des études de droit et de sciences économiques à l’Université Complutense de la capitale. Diplomate à Buenos Aires (Argentine), Lisbonne (Portugal) et Londres (Royaume-Uni), il entre au siège du Ministère des Affaires étrangères en 1968. De 1976 à 1977, il est directeur général de la Politique extérieure pour l’Afrique et l’Asie continentale.

Sénateur national de 1977 à 1982 puis député de la province de Jaén (Andalousie) de 1982 à 1986, il est nommé en 1982 ministre des Affaires étrangères dans le premier gouvernement de Felipe González (1982-1996), poste qu’il occupe jusqu’en 1985 avant d’être élu député au Parlement européen (1987-1999). C’est lui qui négocie l’entrée de l’Espagne dans la Communauté économique européenne (CEE), négociation qui aboutit avec l’adhésion officielle du pays le 1er janvier 1986. De 1999 à 2000, Fernando Morán est porte-parole du groupe socialiste au Conseil municipal de Madrid.

Source : https://www.elmundo.es/espana/2020/02/19/5e4cf47afc6c83a6618b4688.html

Le Forum économique mondial décerne à l'Espagne le titre de meilleur système de santé au monde

Une opération dans un hôpital espagnol (photographie : Redacción Médica)

Sis à Genève (Suisse), le Forum économique mondial décerne cette année à l’Espagne le titre de meilleur système de santé au monde, place que notre voisin ibérique partage en 2020 avec Singapour, Hong Kong et le Japon. C’est ce qui se dégage de son index mondial de la compétitivité relatif à l’année 2019, qui donne ainsi aux quatre États la note maximale de 100 points. Par ailleurs, toujours selon l’organisme international, l’Espagne partage avec le Japon et Singapour la plus longue espérance de vie à la naissance sur la planète – 72,4 ans en moyenne, contre 73,1 ans pour l’Empire du Soleil Levant et 74,2 ans pour la cité-État.

Le système sanitaire espagnol dépasse ainsi une année de plus la moyenne des systèmes de santé des autres pays européens et de ceux d’Amérique du Nord. L’index de compétitivité du Forum économique mondial place l’Espagne en 23e place dans son classement général, soit trois rangs de plus qu’en 2018. Reposant sur douze piliers fondamentaux, il donne ainsi à notre voisin pyrénéen une meilleure note globale que l’Irlande, les Émirats arabes unis, la Chine, l’Italie, le Portugal ou encore le Brésil. Outre le santé, l’Espagne se distingue particulièrement dans le domaine des infrastructures et celui de stabilité macro-économique.

Source : https://www.redaccionmedica.com/secciones/sanidad-hoy/espana-cuenta-con-la-mejor-sanidad-el-mundo-segun-el-foro-economico-mundial-8476

L'Espagne est l'un des pays développés avec le plus faible taux d'occupation pour les jeunes de 24 ans

De jeunes Espagnols dans un lycée (photographie : RTVE)

Selon des statistiques de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »), dont le siège se trouve à Paris (France), à l’âge de 24 ans (c’est-à-dire six ans après la fin de la scolarité secondaire), les jeunes Espagnols sont parmi ceux qui ont le plus faible taux d’occupation au sein du monde développé. Seuls 37,9 % d’entre eux ont en effet un emploi, contre 58 % en moyenne parmi les pays membres de l’OCDE ou plus de 70 % pour l’Islande, la Suisse ou encore les Pays-Bas. Seuls l’Italie et le Portugal font moins bien que notre voisin ibérique en la matière.

En comparaison de pays proches, comme l’Allemagne ou la France (qui atteignent environ 50 % de jeunes de 24 ans occupés), l’Espagne fait donc pâle figure. De fait, lorsque l’on consulte les données de l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid, ce n’est que dans la tranche d’âge allant de 25 à 29 ans que l’occupation des jeunes actifs se consolide outre-Pyrénées. C’est entre 2000 et 2007, au plus fort de la bulle immobilière, que le taux d’occupation des citoyens âgés de 24 ans a frôlé les 50 % en Espagne.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10304079/01/20/Espana-a-la-cola-de-la-incorporacion-juvenil-al-trabajo-solo-un-37-tiene-trabajo-a-los-24-anos.html

Le maire de Porto propose une "fusion" entre Espagne et Portugal

La frontière entre Espagne et Portugal au niveau de la ville de Tuy, située dans la province de Pontevedra, en Galice (photographie : Wikipedia)

C’est une proposition un peu insolite dans le panorama politique espagnol et portugais des dernières années : au début du mois de février 2020, le maire de la ville portugaise de Porto, Rui Moreira (Parti du Centre démocratique et social), a lancé l’idée d’une forme de « fusion » entre son pays et le royaume voisin sous le nom d' »Iberolux ». Cette appellation est un rappel du Benelux, union originellement économique entre Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, qui commence à fonctionner en 1944. L’objectif est de renforcer la synergie entre les deux nations ibériques, notamment en matière commerciale, et de dépasser les sujets clivants ou la méfiance qui peuvent encore subsister entre Madrid et Lisbonne.

De fait, Galice et Nord du Portugal sont déjà très proches, et pas seulement géographiquement. La frontière entre les deux régions est empruntée chaque jour par des milliers de citoyens espagnols et portugais, tandis que la ville de Porto accueille chaque année de nombreux touristes espagnols – non seulement galiciens mais aussi catalans et madrilènes, par exemple. De leur côté, l’aéroport de Vigo (province de Pontevedra, Galice) et celui de Porto fonctionnent en grande partie « en duo ». L’idée d’une union ibérique est déjà ancienne et a été développée de part et d’autre de la frontière par des responsables politiques et intellectuels tout au long de l’histoire.

Source : https://elpais.com/internacional/2020/02/05/actualidad/1580912026_423427.html

Des peintures murales géantes sont réalisées à Séville pour commémorer le cinquième centenaire du premier tour du monde

Des peintures murales réalisées à Séville (Andalousie) pour commémorer le cinquième centenaire du premier tour du monde financé par la Couronne d’Espagne en 1519 (photographie : Diario de Sevilla)

Menée à partir de 1519 par le navigateur d’origine portugaise Fernand de Magellan et achevée par le marin basque Juan Sebastián Elcano deux ans plus tard pour le compte du roi d’Espagne Charles Ier (1516-1556), le premier tour du monde de l’histoire est célébré depuis l’année dernière en Espagne. Dans ce cadre, l’artiste italienne Alexandra del Bene, qui vit et travaille à Séville (Andalousie) depuis neuf ans, a réalisé une centaine de peintures murales géantes dans la capitale andalouse afin de célébrer la geste de Magellan et Elcano. Ces dernières semaines, elle a ainsi peint près de cinq cents œuvres de ce genre sur plusieurs bâtiments.

C’est notamment le cas dans les quartiers de Triana (notamment le rond-point de Triana), de Los Remedios (en particulier l’avenue de la Vierge-de-l’Olive) et de la zone industrielle Saint-Paul qui sont concernés par ces peintures murales dignes du Livre Guinness des records. Ainsi, plusieurs blocs d’habitation sur la rue Tarfia de Séville égayent désormais la perspective depuis l’avenue de la Race. Alexandra del Bene a voulu, avec ces œuvres gigantesques, retracer les 100 000 kilomètres de voyage de l’équipage de Magellan et Elcano.

Source : https://www.diariodesevilla.es/sevilla/V-centenario-primera-vuelta-mundo-mural-historico-record-guinness_0_1429657315.html

Barcelone organisera cette année le principal congrès au monde concernant l’économie durable

Le quartier de la Foire de Barcelone, à Hospitalet de Llobregat, en Catalogne (photographie : Barcelona Bus Turístic)

Cette année, du 26 au 28 mai, la ville de Barcelone (Catalogne) organisera le principal congrès international concernant l’économie durable, BForPlanet, salon qui devrait réunir plusieurs milliers d’entrepreneurs, d’activistes, de responsables et de membres de la société civile autour des Objectifs du Développement durable (ODS) fixés pour 2030 par l’Organisation des Nations unies (ONU), sise à New York (États-Unis d’Amérique). L’événement est parrainé par cet organisme mais également par le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), la Généralité de Catalogne, la mairie de Barcelone – dont l’actuelle dirigeante est Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos) – et l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches »).

Lors de l’inauguration du congrès, le maire de la capitale catalane ainsi que la quatrième vice-présidente du gouvernement, en charge de la Transition écologique et du Défi démographique, Teresa Ribera (PSOE), devraient être présentes. De fait, la ville de Barcelone devrait accueillir le salon BForPlanet chaque année jusqu’en 2029, date à laquelle les Objectifs du Développement durable seront révisés par l’ONU. Barcelone a été préférée par les organisateurs du congrès à Lisbonne (Portugal) et Dublin (Irlande). Cette année, des pointures internationales comme la philanthrope américaine Melinda Gates ou l’entrepreneur d’origine sud-africaine Elon Musk devraient être de la partie.

Source : https://www.elconfidencial.com/empresas/2020-01-29/barcelona-se-queda-con-bforplanet-una-feria-de-sostenibilidad-con-el-apoyo-de-la-onu_2433420/

L’Espagne est l’un des pays de l’Union européenne où les foyers modestes consacrent la plus grande part de leur budget à leur logement

Une agence immobilière Don Piso à Madrid (photographie : Don Piso)

Ces dernières années, une fois les pires effets de la crise économique de 2008 estompés, les prix de l’immobilier se sont remis à grimper en Espagne, particulièrement en ce qui concerne les loyers locatifs. De fait, l’Espagne est devenue le troisième pays de l’Union européenne (UE) et le septième de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE – le « club des pays riches ») où les foyers les plus modestes consacrent la plus grande part de leur budget au paiement de leurs traites liées au logement. Environ 46 % des Espagnols aux revenus bas ou très bas dépensent ainsi plus de 40 % de leurs revenus à ce poste de dépense.

Seuls le Royaume-Uni (50,7 %) et la Finlande (48,4 %) dépassent notre voisin ibérique au sein de l’UE et, au sein de l’OCDE, l’on retrouve la Nouvelle-Zélande (56 %), Israël (54,1 %), le Chili (53,8 %) et les États-Unis d’Amérique (48,3 %) au-dessus de l’Espagne. Au contraire, sous notre voisin pyrénéen se trouvent le Portugal (33,5 %), l’Italie (32,1 %) ou encore la France (17,2 %). De l’autre côté de la barrière, chez les ménages espagnols les plus aisés, seul un sur dix dépense plus de 40 % de ses revenus au paiement de son crédit immobilier ou de son loyer.

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2020/01/24/economia/1579890003_677552.html

Une année de plus, la revue « The Economist » place l’Espagne parmi les démocraties pleines de la planète

Une vue de l’hémicycle du Congrès des députés, chambre basse des Cortes Generales (Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Europa Press et Crónica Global)

Comme chaque année, la célèbre et prestigieuse revue politique et économique britannique The Economist a proposé, en ce mois de janvier 2020, un classement des pays de l’ensemble de la planète en fonction de leur degré de démocratie, des dictatures aux démocraties pleines. Ainsi, selon le Democracy Index 2019, l’Espagne se retrouve une fois de plus parmi les pays les plus démocratiques du monde, avec une note de 8,8 sur 10, et améliore même son classement de l’année dernière en progressant d’une place. Elle passe ainsi de la dix-neuvième à la dix-huitième position, se payant le luxe de continuer à devancer plusieurs autres voisins européens ou pays développés comme le Portugal, la France, les États-Unis d’Amérique, l’Italie ou encore la Belgique.

Le Democracy Index, lancé par The Economist en 2006, classe les nations de la Terre en fonction de soixante critères, en passant de 0 sur 10 (régime le plus autoritaire au monde) à 10 sur 10 (démocratie la plus parfaite de la planète). Outre les nations autoritaires et les démocraties pleines, l’on compte deux autres catégories : les démocraties imparfaites et les régimes hybrides. Cette année, le trio de tête est occupé, dans l’ordre décroissant, par la Norvège, l’Islande et la Suède. L’Espagne, pour sa part, se retrouve classée entre l’île Maurice et le Costa Rica.

Source : https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/the-economist-rebate-independentismo-espana-democracia-plena_311348_102.html?fbclid=IwAR3Iz76leXvSjDNTTJlLBk2zNauUSlOt5K-rGXLURnL37DEQu5mfT7IAusw