Décès de la grande personnalité espagnole de la culture Marta Tatjer à l’âge de 76 ans

La personnalité espagnole de la culture Marta Tatjer (photographie : Albert Beltrán et El Periódico)

L’on apprenait ce lundi 2 décembre 2019 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 76 ans, de la grande personnalité culturelle espagnole Marta Tatjer i Capón, qui était née dans la capitale catalane en 1943. Fondatrice et première directrice du Festival grec de la ville, entre 1986 et 1987, elle a également largement contribué à la création du Festival de la Grâce (Festival de la Merced).

Après avoir étudié les beaux-arts, elle a commencé en 1977 à travailler pour la municipalité de Barcelone, aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos). Elle y a toujours œuvré pour le développement des fêtes et festivals dans la commune et ses quartiers, notamment sous la responsabilité du conseiller municipal Rafael Pradas.

Source : https://www.elperiodico.com/es/barcelona/20191202/muere-la-activista-cultutal-marta-tatjer-impulsora-de-la-merce-7759142

Pedro Sánchez est reconduit à la tête du gouvernement espagnol

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), au Congrès des députés, à Madrid, à l’issue de sa réélection à la tête du gouvernement (photographie : AP et El País)

Quasiment deux mois après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre 2019 et au bout de près de dix mois de blocage parlementaire, l’Espagne s’est enfin dotée, ce mardi 7 janvier 2020, d’un gouvernement de plein exercice avec la confirmation au poste de chef de cabinet de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cette victoire à la Pyrrhus a cependant été chèrement payée par la formation sociale-démocrate et, plus largement, par l’Espagne avec d’énormes concessions pour le moins inquiétantes à l’égard des partis séparatistes basques et catalans.

Ont voté pour Pedro Sánchez (167 voix) :

  • le PSOE ;
  • Podemos ;
  • le Parti nationaliste basque (PNV) ;
  • Más País-Engagement ;
  • Nueva Canarias ;
  • le Bloc nationaliste galicien (BNG) ;
  • et Teruel Existe.

Se sont abstenus (18 sièges) :

  • la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ;
  • et Bildu.

Ont voté contre (165 voix) :

  • le Parti populaire (PP) ;
  • Vox ;
  • Citoyens (Cs) ;
  • Ensemble pour la Catalogne (JxC) ;
  • la Candidature d’Unité populaire (CUP) ;
  • l’Union du Peuple navarrais (UPN) ;
  • la Coalition canarienne (CC) ;
  • Forum Asturies ;
  • et le Parti régionaliste de Cantabrie (PRC).

C’est désormais au premier gouvernement de coalition, formé du PSOE et de Podemos, de la démocratie espagnole actuelle de se mettre en branle.

Source : https://elpais.com/politica/2020/01/07/actualidad/1578382922_404144.html

La municipalité de Barcelone refuse d’accueillir une antenne du Musée du Prado

Le bâtiment de la Banque d’Espagne de la place de Catalogne, à Barcelone (Catalogne), qui aurait dû accueillir une antenne du Musée du Prado (photographie : El Independiente)

Ce mercredi 20 novembre 2019, la municipalité de Barcelone (Catalogne), aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), a officiellement refusé la proposition d’un conseiller municipal du Parti populaire (PP), Óscar Ramírez, de prendre langue avec l’État central espagnol afin de céder le bâtiment de la Banque d’Espagne situé place de Catalogne, dans la capitale catalane, à la ville et d’en faire une antenne du Musée du Prado. Les élus de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et d’Ensemble pour la Catalogne (JxCat) l’ont en effet balayée d’un revers de main, arguant qu’il s’agissait d’un « tic néo-colonial » de la part de l’État espagnol.

Sur leur ligne habituelle d’hostilité systématique à tout ce qui pourrait venir de Madrid, ces conseillers municipaux ont affirmé que les collections décentralisées de la plus importante pinacothèque de la capitale espagnole et de l’ensemble du pays pourraient faire de la concurrence à celles du Musée national d’Art de la Catalogne (MNAC) et du Musée d’Art contemporain de Barcelone (MACBA). Ils ont également exigé davantage de financements pour les institutions culturelles déjà existantes en Catalogne – acceptant ainsi l’immixtion de l’État central dès lors qu’il s’agit de recevoir des crédits supplémentaires.

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2019/11/20/jxcat-erc-rechazan-prado-barcelona-colonialista/?utm_source=share_buttons&utm_medium=twitter&utm_campaign=social_share

Le bureau des deux chambres du Parlement espagnol est constitué

La nouvelle présidente du Sénat espagnol, Pilar Llop (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Trends Map

Ce mardi 3 décembre 2019, les deux chambres du Parlement espagnol (Cortes Generales), le Congrès des députés et le Sénat, ont fait leur rentrée après les élections générales anticipées du dimanche 10 novembre dernier. L’objectif était pour tous les députés et sénateurs de prêter serment pour entrer en fonction ainsi que d’élire le président de chacune des assemblées ainsi que les membres de leur bureau respectif.

Le bureau (Mesa) du Congrès des députés est composé de la manière suivante :

  • présidente – Meritxell Batet Lamaña (Parti socialiste ouvrier espagnol), née le 19 mars 1973 à Barcelone (Catalogne) ;
  • premier vice-président – Alfonso Rodríguez Gómez de Celis (PSOE), né le 29 juin 1970 à Séville (Andalousie) ;
  • deuxième vice-présidente – Ana María Pastor Julián (Parti populaire), née le 11 novembre 1957 à Cubillos, dans la province de Zamora (Castille-et-León) ;
  • troisième vice-présidente – María Gloria Elizo Serrano (Podemos), née le 11 décembre 1966 à Madrid ;
  • quatrième vice-président – Ignacio Gil Lázaro (Vox), né le 23 septembre 1957 à Valence (Communauté de Valence) ;
  • premier secrétaire – Gerardo Pisarello Prados (Podemos), né le 10 août 1970 à Tucumán (Argentine) ;
  • deuxième secrétaire – Sofía Hernanz Costa (PSOE), née à Ibiza (îles Baléares) le 21 juin 1970 ;
  • troisième secrétaire – Javier Sánchez Serna (Podemos), né à Murcie (Région de Murcie) le 23 juillet 1985 ;
  • quatrième secrétaire – Adolfo Suárez Illana (PP), né à Madrid le 5 mai 1964.

Quant au bureau du Sénat, il est constitué comme suit :

  • présidente : Pilar Llop Cuenca (PSOE), née à Madrid le 3 août 1973 ;
  • première vice-présidente : María Cristina Narbona Ruiz (PSOE), née à Madrid le 29 juillet 1951 ;
  • deuxième vice-président : Pío García-Escudero Márquez (PP), né à Madrid le 28 octobre 1952 ;
  • premier secrétaire : Francisco Fajardo (PSOE), né aux îles Canaries ;
  • deuxième secrétaire : Rafael Antonio Hernando Fraile (PP), né à Guadalajara (Castille-La Manche) le 13 novembre 1961 ;
  • troisième secrétaire : Imanol Landa Jauregi (Parti nationaliste basque), né à Guecho, dans la province de Biscaye (Pays basque) le 1er novembre 1966 ;
  • quatrième secrétaire : Cristina Ayala Santamaría, née à Burgos (Castille-et-León) le 17 juin 1972.

Source : https://www.larazon.es/espana/20191203/ctl7zfpjnjgjhk7t3b24lrs75q.html

« Élections générales en Espagne : le blocage, encore et toujours »

L’hémicycle du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE et Cinco Días)

Cet article de mon cru, publié le lundi 11 novembre sur le site en ligne du journal français L’Incorrect, revient sur les principaux résultats des élections générales anticipées qui se sont déroulées en Espagne ce dimanche 10 novembre : https://lincorrect.org/elections-generales-en-espagne-le-blocage-encore-et-toujours/

La ville de Cadix accueille une exposition inédite faite de tableaux prêtés par le Musée du Prado

L’exposition artistique « Art et mythe – Les dieux du Prado », organisée à la Maison de l’Amérique ibérique de Cadix, en Andalousie (photographie : Julio González et Diario de Cádiz)

Ce mercredi 25 septembre 2019, la Maison de l’Amérique ibérique (Casa de Iberoamérica) de Cadix, en Andalousie, a inauguré une exposition artistique inédite baptisée Arte y mito – Los dioses del Prado (littéralement, Art et mythe – Les dieux du Prado), constituée de tableaux prêtés par le Musée du Prado, principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne. Cet événement est organisé par la mairie de Cadix (aujourd’hui dirigée par José María González Santos, dit « Kichi », de Podemos), la Caixa et la Fondation Cajasol.

Elle comprend trente-et-une peintures, dix-sept sculptures et deux médailles signées de grands noms de l’art, tels les Espagnols Francisco de Zurbarán (1598-1664) et José de Ribera (1591-1652) ou encore le Flamand Pierre Paul Rubens (1577-1640) et l’Italien Francesco Albani (1578-1660). L’exposition permet d’apprécier les représentations des dieux grecs et romains au travers de différents filtres culturels et historiques.

Source : https://www.diariodecadiz.es/ocio/dioses-Prado-Casa-Iberoamerica-Cadiz_0_1394860783.html

La municipalité de Barcelone veut mettre en place un vaste plan de régulation du trafic dès 2020

La vía Layetana, l’une des principales artères de la ville de Barcelone, en Catalogne (photographie : Mairie de Barcelone)

Au 1er janvier 2020 entrera en vigueur un vaste plan de circulation mis en place par la municipalité de Barcelone (Catalogne), aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos). Ce projet vise à réduire drastiquement le passage des véhicules à moteur thermique sur une zone s’étendant sur environ 95 kilomètres carrés – soit 20 fois ce qui existe aujourd’hui dans la capitale espagnole sous le nom de Madrid Central. Concrètement, environ 50 000 véhicules devraient être interdits de circulation dans cet espace pour commencer.

Cette Zone à Basses Émissions (Zona de Bajas Emisiones, ZBE), qui sera en vigueur durant les jours ouvrables entre 7 et 20 heures, affectera à terme environ 125 000 véhicules – tout du moins est-ce la prévision de la mairie pour les quatre années à venir. Une vignette spécifique sera demandée aux automobilistes afin qu’ils puissent accéder à la ZBE, même si les amendes (qui s’échelonneront entre 200 et 1 803 euros selon les cas) ne seront délivrées qu’à partir d’avril 2020, le temps que les conducteurs s’habituent aux restrictions. Presque toute la ville de Barcelone sera concernée par la ZBE (exception faite de la Zone franche et des quartiers de Vallvidrera, Tibidabo et Les Planes) ainsi que plusieurs communes limitrophes : Hospitalet de Llobregat, Cornellá de Llobregat, Esplugas de Llobregat et San Adrián de Besós.

Source : https://www.abc.es/espana/catalunya/barcelona/abci-barcelona-vetara-desde-enero-vehiculos-contaminantes-area-similar-20-madrid-central-201909161402_noticia.html

Insolite : le Bouddha géant que voulait faire construire Manuela Carmena à Madrid

L’ancien maire de Madrid, Manuela Carmena (Más Madrid) – Photographie : EFE, Javier Lizón et Público

En avril 2019, à l’approche des élections municipales du 26 mai, la municipalité de Madrid, alors dirigée par Manuela Carmena (qui était à l’époque la principale figure de Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), enclenche un urgence un projet insolite maintenu secret jusqu’à il y a peu : la cession à une fondation privée d’un terrain situé dans le Nord de la commune, en plein quartier d’Arroyofresno. Ce terrain, dont la valeur est estimée à 4 millions d’euros, doit accueillir la plus grande statue de Bouddha au monde – 36 mètres de hauteur pour 350 tonnes.

Elle dépasserait ainsi d’un mètre celle qui existe déjà à Hong Kong et viendrait se loger dans le paysage formé par les tours du quartier des affaires des Cuatro Torres. Cette statue devait pouvoir être visitée et abriter deux zones de restauration, des boutiques de souvenirs et deux résidences touristiques. Le promoteur d’un tel projet, qui espérait ainsi attirer 3 millions de touristes par an, est José Manuel Vilanova, qui a fait fortune dans l’immobilier. Il se trouve que Vilanova est également représentant honoraire de la Chambre de Commerce du Népal à Madrid. Ce projet devait être porté en coopération avec le maire de la commune népalaise de Lumbini, Man Mohan Chaudhari.

Source : https://www.elmundo.es/cronica/2019/09/15/5d7bd134fc6c8311688b4657.html

Une nouvelle dissolution du Parlement… et des Espagnols agacés par ces élections anticipées

Le dirigeant de cinq des plus grands partis politiques nationaux espagnols – De gauche à droite : Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), Pablo Casado (Parti populaire), Albert Rivera (Citoyens), Pablo Iglesias (Podemos) et Santiago Abascal (Vox) – Photographie : El País

Près de cinq mois après les élections générales anticipées du 28 avril 2019, les Cortes Generales (nom du Parlement espagnol) sont officiellement dissoutes par le roi Philippe VI ce lundi 23 septembre et un nouveau scrutin est convoqué pour le 10 novembre prochain. L’incapacité des principaux partis politiques à s’entendre pour former un gouvernement stable est en cause et les Espagnols semblent s’en agacer. Selon une enquête d’opinion élaborée par l’institut 40dB pour le grand quotidien national de centre-gauche El País, près de 68,5 % des Espagnols estiment en effet que le retour aux bureaux de vote est une mauvaise chose.

Ce résultat grimpe jusqu’à 79,1 % chez les électeurs de Podemos, 74,5 % chez ceux du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et 71,3 % chez ceux de Citoyens (C’s). Environ 54 % des citoyens espagnols interrogés estiment que la qualité de la démocratie espagnole s’est dégradée avec le blocage parlementaire et une majorité d’entre eux estime que c’est plus la gauche que la droite qui en est responsable. Ajoutons que 35,7 % des sondés se sentent déçus, 33,9 %, en colère et 22 % inquiets face à l’organisation de ces quatrièmes élections générales en quatre ans (une en 2015, une en 2016 et deux en 2019, donc).

Source : https://elpais.com/politica/2019/09/21/actualidad/1569076948_223425.html

La mairie de Madrid va agrandir et moderniser les marchés couverts de la ville

Vue du premier étage du marché Saint-Antoine de Madrid (photographie : Mirador Madrid)

Il existe à l’heure actuelle 46 marchés couverts à Madrid et ils constituent des lieux majeurs de socialisation et de convivialité, entretenant également l’urbanisme des différents quartiers de la capitale et la qualité des produits alimentaires outre-Pyrénées. Reprenant l’initiative Mercado 47 (littéralement, Marché 47), lancée par l’ancien maire de Madrid, Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), le nouvel édile, José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), va lancer un vaste programme d’agrandissement et de modernisation de ces marchés.

Parmi les propositions retenues, la vente en ligne des produits présents dans lesdits marchés est l’une des plus polémiques, certains craignant que les clients habituels ne désertent ces lieux. Notons cependant qu’il existe d’autres mesures dans ce plan municipal, à l’instar de l’augmentation du nombre de vendeurs et l’accroissement de l’offre culturelle liée à ces infrastructures. L’élimination du plastique, l’installation d’ampoules à LED et la mise en place de points de recharge pour voitures électriques sont aussi au programme.

Source : https://madridsecreto.co/mercados-madrid-revitalizar/?fbclid=IwAR1x7ojE9TMm_AxoOctBcRBH3KRcQa9EoMP7i2tAo4-BivKTc_4NdlQQqic