« Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus »

Le ministre espagnol de la Santé, Salvador Illa (Parti socialiste ouvrier espagnol) – Photographie : Teller Report

Cet article de mon cru, intitulé « Faut-il jeter le bébé avec l’eau du bain ? – L’Espagne et son système de santé face au coronavirus » et publié le mercredi 8 avril 2020 sur le site Internet du club de réflexion français du Cercle Aristote, revient sur l’épidémie de coronavirus outre-Pyrénées et ses conséquences tout en se proposant un rapide tour d’horizon du système sanitaire espagnol : https://cerclearistote.com/2020/04/faut-il-jeter-le-bebe-avec-leau-du-bain-lespagne-et-son-systeme-de-sante-face-au-coronavirus-par-nicolas-klein/?fbclid=IwAR1Qnz4mdFfYfgA-H34NfwzQqr82XkrEXBpBj24xuvqgV5_F-w8FuA1CgcQ#_ftn22

Une entreprise veut construire une grande roue géante à Madrid

Le site de la Marina de Valence, dans la Communauté de Valence (photographie : We Gow)

L’entreprise espagnole Circular View, sise à Valence (Communauté de Valence), a récemment fait part de sa volonté de construire à Madrid une grande roue géante inspirée du London Eye (littéralement, « Œil de Londres ») de la capitale britannique. Elle avait déjà montré son intérêt pour un semblable projet dans la cité du Turia mais son initiative a finalement été rejetée par la municipalité de Valence, aujourd’hui dirigée par Joan Ribó (coalition Engagement, liste soutenue par Podemos). L’objectif était alors de bâtir une grande roue de 120 mètres de hauteur, avec une capacité de 500 personnes et un investissement total de 120 millions d’euros.

Le dévolu de la firme Circular View s’est apparemment jeté, dans la capitale espagnole, sur plusieurs sites potentiels, notamment le long du Manzanares (sous-affluent du Tage qui passe par Madrid) mais aussi dans des parcs publics du centre et du Nord de la métropole. Pour le moment, la municipalité de Madrid, actuellement dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), dit n’avoir reçu aucune proposition concrète en la matière, tandis que Circular View refuse de communiquer les administrations avec lesquelles elle a pu entrer en contact jusqu’à présent.

Source : https://www.eleconomista.es/empresas-finanzas/noticias/10345766/02/20/Una-empresa-vinculada-al-London-Eye-quiere-construir-una-noria-gigante-en-Madrid.html

Après la crise sanitaire, la crise économique : près de 835 000 emplois détruits au mois de mars 2020 en Espagne

Un chantier provisoirement à l’arrêt en Espagne en raison de la pandémie de coronavirus (photographie : El Mundo)

La pandémie de coronavirus qui touche en ce moment particulièrement l’Europe (et notamment l’Espagne) entraîne dans son sillage une crise économique que nos voisins pyrénéens commencent à percevoir. Les données du mois de mars 2020 outre-Pyrénées sur le front de l’emploi sont en effet désastreuses avec la destruction de 833 979 postes de travail, selon les chiffres correspondant aux personnes enregistrées à la Sécurité sociale (Seguridad Social) et 302 000 chômeurs supplémentaires par rapport au mois de février 2020.

La ministre espagnole du Travail et de l’Économie sociale, Yolanda Díaz (Unidas Podemos), a décrit la situation économique que vit actuellement son pays comme un « état d’urgence nationale ». Son constat est d’autant plus juste que les chiffres fournis par le gouvernement de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) hier encore ne prennent pas en compte le chômage partiel (Expediente de Regulación Temporal de Empleo, soit « Dossier de Régulation temporaire de l’Emploi » en français), auquel ont recours de nombreuses entreprises face au confinement généralisé décrété par l’exécutif. L’on estime que cette modalité concerne pour le seul mois de mars environ 620 000 personnes.

Source : https://www.elmundo.es/economia/2020/04/02/5e85937b21efa035618b460c.html

Seules trois communautés autonomes espagnoles disposeraient de caisses de retraite viables en cas de rupture du système national

La ministre espagnole du Travail, Yolanda Díaz (Unidas Podemos) – Photographie : En Común Unidas Podemos et El Correo Gallego

Alors que le gouvernement espagnol de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol) réfléchit au transfert de la caisse de Sécurité sociale (Seguridad Social) basque aux autorités de la communauté autonome, un rapport émis par le quotidien économique El Economista montre qu’en cas de rupture du système national de pension, seules trois communautés autonomes de notre voisin ibérique disposeraient d’une caisse de retraite viable : les îles Baléares, les îles Canaries et la Communauté de Madrid. Au contraire, celle du Pays basque devrait assumer un déficit de 2,5 % du produit intérieur brut (PIB) régional, soit environ 72 milliards d’euros selon les données correspondant à la fin de l’année 2018.

La situation basque est particulière car la communauté autonome connaît un vieillissement accentué de sa population tandis que les pensions de retraite y sont en moyenne plus élevées que dans le reste de l’Espagne en raison de carrières longues souvent liées au monde de l’industrie. De leur côté, en suivant l’hypothèse d’El Economista, les îles Baléares enregistreraient un excédent de 1,8 % de leur PIB ; les îles Canaries, un excédent de 1,5 % de leur PIB ; et la Communauté de Madrid, un excédent de 1,4 % de son PIB. Elles sont suivies de deux autres autonomies qui afficheraient un déficit : la Région de Murcie (- 0,5 % de son produit intérieur brut) et la Communauté forale de Navarre (- 1 %).

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10345661/02/20/Solo-Baleares-Canarias-y-Madrid-son-viables-si-se-trocea-la-Seguridad-Social.html

La municipalité de Barcelone dit définitivement « non » à sa future antenne du Musée de l’Hermitage

L’antenne de Barcelone (Catalogne) du Musée de l’Hermitage, tel qu’elle était imaginée par l’architecte japonais Toyō Itō (image : El Mundo)

Contrairement à Amsterdam (Pays-Bas) ou Málaga (Andalousie), la ville de Barcelone (Catalogne) n’aura pas son antenne du Musée de l’Hermitage, dont la maison-mère se trouve à Saint-Pétersbourg (Russie). La municipalité barcelonaise, aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), lui a en effet a dit définitivement « non » après des années de spéculation et de va-et-vient. Le bâtiment, imaginé par l’architecte japonais Toyō Itō, devait se situer à l’entrée (bocana) du port de Barcelone, zone aujourd’hui très exposée aux intempéries, comme on a pu le constater au mois de janvier 2020 avec la tempête Gloria, qui a touché le littoral méditerranéen de notre voisin ibérique.

Par ailleurs, ce musée aurait été mal connecté aux transports en commun de la capitale catalane, la bouche de métro la plus proche se trouvant à deux kilomètres de distance. Notons également que la proposition de Toyō Itō, qui voulait construire un bâtiment totalement nouveau (et donc refusait de réutiliser un édifice historique), ce qui a déplu à la municipalité. Les projections du nombre de visiteurs sont apparues tantôt décevantes, tantôt irréalistes et la mort en 2018 de Jorge Wagensberg, ancien directeur du musée CosmoCaixa, pressenti pour diriger l’antenne de l’Hermitage, a définitivement découragé la ville de Barcelone.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2020/01/27/5e2ee4f9fdddff9aa78b4648.html

Le Parlement européen enquêtera sur les 379 crimes non résolus de l’ETA

La députée européenne espagnole Dolors Montserrat (Parti populaire) – Photographie : La Razón

Ce mardi 21 janvier 2020, le Parlement européen, sis à Strasbourg (France) et Bruxelles (Belgique), a décidé de mettre en marche une mission d’enquête visant à élucider les 379 crimes non résolus de l’organisation terroriste ETA, qui a sévi outre-Pyrénées et dans d’autres pays de 1959 à 2018. Pour ce faire, les enquêteurs se rendront directement sur place, ainsi que l’a annoncée le chef de la délégation du Parti populaire (PP) auprès du Parlement européen, Dolors Montserrat. L’on ignore pour le moment quels députés européens composeront cette commission d’investigation.

Une telle initiative a été proposée en novembre 2019 par le Parti populaire espagnol, qui a été soutenue par Citoyens et Vox – mais contre laquelle ont voté le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et leurs soutiens parlementaires venus du Pays basque et du Catalogne. Ces 379 assassinats non élucidés représentent quasiment la moitié (44 % pour être précis) des crimes de sang de l’ETA, d’après les données de l’association espagnol Dignité et Justice (Dignidad y Justicia)

Source : https://www.larazon.es/espana/20200121/xtqmpvcx4ffelezn6dg4trfvdm.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Tu_17_30