La ville de Madrid enclenche la construction de dix nouveaux gymnases municipaux

Un gymnase de la ville de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

Ce mercredi 15 juillet 2020, la déléguée de la Commission municipale à la Culture, au Tourisme et au Sport de la ville de Madrid, Sofía Miranda (Parti populaire), a confirmé aux médias que, d’ici à 2024, dix nouveaux gymnases publics vont être construits dans la capitale espagnole. La municipalité, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (PP), a en effet prévu d’améliorer l’offre urbaine en la matière.

Ces gymnases, qui disposeront également d’une piscine climatisée, de pistes polyvalentes, de salles de musculation et de salles de cours collectifs, seront installés :

  • arrondissement d’Hortaleza (quartiers de Valdebebas et Sanchinarro) ;
  • arrondissement de Fuencarral-El Pardo (quartiers de Las Tablas et Montecarmelo) ;
  • arrondissement de Tétouan (avenue de la Direction) ;
  • arrondissement de Vicálvaro (quartier d’El Cañaveral) ;
  • arrondissement de Villaverde (quartier de Butarque) ;
  • arrondissement du Retiro (rue du docteur-Esquerdo) ;
  • arrondissement de La Latina (quartier de Cuatro-Vientos) ;
  • arrondissement de Saint-Blaise-Canillejas.

Ces dix nouveaux espaces s’ajouteront aux deux gymnases actuellement en construction qui ont été promus par la municipalité précédente, à l’époque de Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos), dans l’arrondissement du Centre (place de l’Orge) et dans l’arrondissement de la Ville-de-Vallecas (Ensanche de Vallecas).

Source : https://madridsecreto.co/madrid-polideportivos-municipales/

Les élections régionales galiciennes et basques aboutissent à la continuité

Le président régional galicien Alberto Núñez Feijóo lors du scrutin dans la communauté autonome, le dimanche 12 juillet 2020 (photographie : EFE et ABC)

Ce dimanche 12 juillet 2020, les électeurs de Galice et du Pays basque étaient appelés à renouveler les 75 sièges de leur Parlement régional respectif dans le cadre des premières élections en Espagne après le confinement lié à la pandémie de coronavirus d’origine chinoise. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont opté pour la continuité. À Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), le démocrate-chrétien Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) conquiert ainsi sa quatrième majorité absolue d’affilée (42 sièges).

Le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui engrange 19 élus (contre 6 il y a quatre ans) se paye pour sa part le luxe de passer devant le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), qui ne décolle pas des 14 députés régionaux. Podemos s’effondre totalement en perdant ses 14 députés obtenus en 2016. Quant au Pays basque, le paysage y est plus fragmenté, même si le Parti nationaliste basque (PNV) d’Íñigo Urkullu se rapproche de la majorité absolue sans l’atteindre avec 31 sièges (contre 29 il y a quatre ans). Il devrait théoriquement rééditer son alliance avec les socialistes, qui passe de 9 à 10 élus.

La droite nationale, qui partait cette année sur deux candidatures principales (une conjointe du Parti populaire et de Citoyens d’un côté, une de Vox de l’autre), laisse des plumes dans l’arène électorale basque avec 6 élus, contre 9 il y a quatre ans. La formation de Santiago Abascal obtient cependant un siège dans la province d’Alava. Les nationalistes de « gauche » de Bildu progressent de 17 à 22 députés régionaux et la « confluence » locale de Podemos essuie elle aussi un revers, passant de 11 à 6 élus.

Sources : https://www.abc.es/elecciones/elecciones-gallegas/abci-elecciones-galicia-pp-gallego-empieza-respirar-cerca-cuarta-mayoria-absoluta-feijoo-202007122150_noticia.html et https://www.abc.es/elecciones/elecciones-vascas/abci-nacionalistas-arrasan-pais-vasco-constitucionalismo-bajo-minimos-202007122231_noticia.html

Des restes archéologiques phéniciens sont découverts par hasard à Cadix

Un pan de mur phénicien apparu lors de travaux dans la partie souterrain de la Cueva del Pájaro Azul, à Cadix, en Andalousie (photographie : EFE et El Español)

Café-concert situé sous le niveau du sol, en plein centre de la ville espagnole de Cadix (Andalousie), rue Saint-Jean, à deux pas de la cathédrale Sainte-Croix, la Cueva del Pájaro Azul (littéralement, « Grotte de l’Oiseau bleu ») a vu passer entre ses murs des artistes de flamenco aussi célèbres et importants que la chanteuse María Dolores Flores Ruiz (dite « Lola » Flores – 1923-1995) ou le guitariste Jorge Monge Cruz (dit « Camarón de la Isla » – 1950-1992). C’est lors de travaux de rénovation au sein de cet établissement qu’a récemment été découvert un reste archéologique daté de l’époque phénicienne.

La ville de Cadix a en effet été fondée il y a trois millénaires environ par cette peuplade originaire de l’actuel Liban sous le nom de Gadir (qui signifiait « forteresse » dans leur langue). Ce pan de mur correspond probablement à un quai ou un morceau de chantier naval, étant donné la proximité géographique avec le port phénicien de la ville antique. Ce vaste chantier de réhabilitation de la Cueva del Pájaro azul promu par la mairie de Cadix, aujourd’hui dirigée par José María González (Podemos), permet donc désormais une analyse du lieu.

Source : https://www.elespanol.com/cultura/historia/20200624/salen-restos-fenicio-cadiz-historica-taberna-flamenca/500200431_0.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR0Um09uiX89HQND08ZUSeuswtgSN3jxklLa76DP7bLIRvr6HTH3zldFzmM#Echobox=1592997138

Ada Colau relance le projet de métropolisation de Barcelone

De gauche à droite, David Bote (Parti des socialistes de Catalogne, PSC), maire de Mataró, dans la province de Barcelone (Catalogne) ; Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), maire de Barcelone ; Jordi Ballart (PSC), maire de Tarrasa (province de Barcelone) ; et Josep Mayoral (PSC), maire de Granollers (province de Barcelone) – Photographie : EFE et El Independiente

C’est ce mardi 23 juin 2020 que le maire de Barcelone (Catalogne), Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), a présenté le projet de métropolisation de la capitale catalane baptisé Compromiso Metropolitano 2030 (littéralement, Engagement métropolitain 2030), qui vise à mieux intégrer la ville à sa banlieue d’ici à dix ans. Ce programme concerne la bagatelle de cinq millions de personnes, sept comarques (qui sont plus ou moins l’équivalent des cantons français) et cent cinquante communes.

Parmi ces dernières, l’on retrouve, outre Barcelone elle-même, les cinq villes les plus peuplées de sa banlieue (qui comptent d’ailleurs parmi les communes les plus peuplées de toute la communauté autonome catalane) : Hospitalet de Llobregat (265 000 habitants), Tarrasa (220 000 habitants), Badalona (220 000 habitants), Sabadell (214 000 habitants) et Mataró (129 000 habitants). Les partenaires sociaux devraient prochainement être consultés à ce sujet afin de relancer la vieille idée de l’ancien maire de Barcelone, Pasqual Maragall (Parti des Socialistes catalans – 1982-1997), qui avait été dynamitée par l’ancien président régional catalan Jordi Pujol (1980-2003).

Source : https://www.elindependiente.com/politica/2020/06/23/colau-rescata-el-plan-maragall-de-la-barcelona-de-los-cinco-millones-de-habitantes/

« Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation »

Le religieux espagnol Junípero Serra (1713-1784), l’un des explorateurs et évangélisateurs de l’actuel État de Californie, aux États-Unis d’Amérique (image : Wikipedia)

Votre serviteur était récemment interrogé par Jérôme Blanchet-Gravel, journaliste de la version francophone du site Internet de l’agence d’information russe Sputnik, dans le cadre d’un article intitulé « Christophe Colomb déboulonné aux USA : l’Espagne entre indignation et approbation » et publié le lundi 15 juin 2020, concernant les dégradations perpétrées par des manifestants antiracistes aux États-Unis d’Amérique sur des statues représentant l’histoire coloniale espagnole : https://fr.sputniknews.com/international/202006151043955790-christophe-colomb-deboulonne-aux-usa-lespagne-entre-indignation-et-approbation/?fbclid=IwAR3GB8fpE8Aspklfvb2iomeS9Vreu7TEx7d6jIhehgBIVz-8Ory7MhK7Bnw

Les élections régionales galiciennes et basques devraient se dérouler le 12 juillet prochain

Le président régional galicien, Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire) – Photographie : Junte de Galice, David Cabezón et ABC

Ce lundi 18 mai 2020, le président régional galicien, Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire), et son homologue basque, Íñigo Urkullu (Parti nationaliste basque), se sont coordonnés pour annoncer la tenue des élections régionales dans leur communauté autonome respective le dimanche 12 juillet prochain. Elles devaient originellement être organisées le dimanche 5 avril dernier mais ont dû être reportées en raison des dégâts causées outre-Pyrénées par l’épidémie de coronavirus d’origine chinoise.

En Galice, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le Bloc nationaliste galicien (BNG) et En Marea (« confluence » de Podemos) ont rejeté le choix de cette date, estimant qu’elle était prématurée au regard de la situation sanitaire en Espagne. Aussi bien Núñez Feijóo qu’Urkullu ont pu compter sur l’avis d’un conseil scientifique et technique régional.

Sources : https://www.abc.es/espana/galicia/abci-feijoo-convocara-este-mediodia-elecciones-galicia-para-12-julio-202005181202_noticia.html et https://www.abc.es/espana/pais-vasco/abci-urkullu-anunciara-elecciones-mira-puesta-12-julio-202005181003_noticia.html

La mairie de Madrid va lancer un plan pour protéger le temple de Debod, l'un des plus célèbres monuments de la capitale espagnole

Une vue vespérale du temple de Debod, monument égyptien situé sur la place d’Espagne, à Madrid (photographie : Samuel Sánchez et El País)

Offert à l’Espagne par l’Égypte en 1968 pour remercier notre voisin ibérique dans la sauvegarde du patrimoine menacé dans ce pays africain par la construction du barrage d’Assouan, le temple de Debod est un monument religieux antique jadis consacré au dieu Amon et construit il y a environ 2 200 ans. Il a été démonté pierre par pierre et placé à l’air libre sur la place d’Espagne, à Madrid, à l’emplacement de l’ancienne « Caserne de la Montagne » (Cuartel de la Montaña), le long de l’avenue du Peintre-Rosales. Il offre ainsi toute l’année des vues romantiques sur la capitale espagnole et se trouve entouré de bassins et de fontaines.

Pourtant, sa dégradation au fil des ans est palpable, au point que même l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO, selon son sigle en anglais), sise à Paris (France), s’en est récemment émue et a demandé à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), d’agir pour le préserver. Un temps rétif à l’idée, le maire a finalement fait valider lors d’un Conseil municipal l’idée d’un concours d’idées, qui devra avoir lieu en 2021 afin de déterminer quelle solution est la plus adaptée pour laisser le temple de Debod à son emplacement actuel tout en le protégeant davantage.

L’ensemble des groupes politiques représentés au Conseil municipal de Madrid (Parti populaire, Parti socialiste ouvrier espagnol, Citoyens, Podemos, Más Madrid, Vox) ont soutenu l’initiative. La capitale espagnole fait ainsi face à des critiques venues d’Égypte même – et notamment du ministre des Antiquités et du Tourisme de cette nation, Khaled El-Enany. Il faut dire que les hivers froids et humides de la Meseta centrale espagnole ne sont pas propices à la meilleure conservation possible du monument religieux.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/25/actualidad/1582627586_165709.html

La ville de Madrid interdira les chaudières au charbon d'ici à 2022

Le ciel de Madrid (photographie : Madrid Secreto)

En cette fin de mois de février 2020, Borja Carabante (Parti populaire), délégué à l’Environnement et à la Mobilité de la mairie de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (PP), a annoncé une importante nouvelle pour la pollution atmosphérique dans la capitale espagnole : les chaudières au charbon y seront totalement interdites, que ce soit pour les particuliers ou les professionnels, d’ici à 2022.

Cette décision a été prise dans le cadre du plan anti-pollution de Martínez-Almeida, baptisé « Madrid 360 », qui vient remplacer Madrid Central, décidé en 2018 par l’ancien maire de la ville, Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue à l’époque par Podemos). Les émissions des chaudières au charbon sont en effet largement incriminées dans le nuage de pollution au-dessus de la tête des Madrilènes.

Source : https://madridsecreto.co/madrid-prohibir-calderas/?fbclid=IwAR2NBo02HdhRZ4NmVMyDTyuotixUc-HC5qxhPAd3RfEoa9vuqreoZ5tY9tE

« L’Espagne, vie politique et sociale d’un voisin méconnu »

L’intérieur du Sénat, chambre haute des « Cortes » (le Parlement espagnol), à Madrid (photographie : Open House Madrid)

Dans cet entretien que j’ai accordé à la revue française Conflits, spécialisée dans la géopolitique et la politique internationale, je reviens sur les fondements institutionnels, politiques et territoriaux de l’Espagne : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/conflits/id1256421137?i=1000471650259&fbclid=IwAR1KLjFJPwdvNtVd-CwKSE-qTqBc4t7iDgE25aIt3dH4ZL0vmUu3S8-rDUc

« Nicolas Klein : L’ Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) »

Une capture d’écran de la vidéo de cet entretien (image : Cercle Aristote et YouTube)

Cet entretien, intitulé « Nicolas Klein : L’Espagne, une irresponsabilité criminelle ? (EDLQ #3) », a été donné par votre serviteur au Cercle Aristote, basé à Paris, et s’intéresse notamment à la crise du coronavirus chez notre voisin pyrénéen : https://youtu.be/yI2LGLWSI7I