Interview sur la situation de l'Espagne face au coronavirus – 23/03/20

Le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska (Parti socialiste ouvrier espagnol – au premier plan) – Photographie : Wikipedia

J’étais interviewé ce lundi 23 mars 2020 par la chaîne française en ligne TV Libertés concernant la situation de l’Espagne face à la pandémie de coronavirus (de 1’22 » à 4’22 »).

La municipalité de Barcelone dit définitivement « non » à sa future antenne du Musée de l’Hermitage

L’antenne de Barcelone (Catalogne) du Musée de l’Hermitage, tel qu’elle était imaginée par l’architecte japonais Toyō Itō (image : El Mundo)

Contrairement à Amsterdam (Pays-Bas) ou Málaga (Andalousie), la ville de Barcelone (Catalogne) n’aura pas son antenne du Musée de l’Hermitage, dont la maison-mère se trouve à Saint-Pétersbourg (Russie). La municipalité barcelonaise, aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), lui a en effet a dit définitivement « non » après des années de spéculation et de va-et-vient. Le bâtiment, imaginé par l’architecte japonais Toyō Itō, devait se situer à l’entrée (bocana) du port de Barcelone, zone aujourd’hui très exposée aux intempéries, comme on a pu le constater au mois de janvier 2020 avec la tempête Gloria, qui a touché le littoral méditerranéen de notre voisin ibérique.

Par ailleurs, ce musée aurait été mal connecté aux transports en commun de la capitale catalane, la bouche de métro la plus proche se trouvant à deux kilomètres de distance. Notons également que la proposition de Toyō Itō, qui voulait construire un bâtiment totalement nouveau (et donc refusait de réutiliser un édifice historique), ce qui a déplu à la municipalité. Les projections du nombre de visiteurs sont apparues tantôt décevantes, tantôt irréalistes et la mort en 2018 de Jorge Wagensberg, ancien directeur du musée CosmoCaixa, pressenti pour diriger l’antenne de l’Hermitage, a définitivement découragé la ville de Barcelone.

Source : https://www.elmundo.es/cultura/2020/01/27/5e2ee4f9fdddff9aa78b4648.html

Le Parlement européen enquêtera sur les 379 crimes non résolus de l’ETA

La députée européenne espagnole Dolors Montserrat (Parti populaire) – Photographie : La Razón

Ce mardi 21 janvier 2020, le Parlement européen, sis à Strasbourg (France) et Bruxelles (Belgique), a décidé de mettre en marche une mission d’enquête visant à élucider les 379 crimes non résolus de l’organisation terroriste ETA, qui a sévi outre-Pyrénées et dans d’autres pays de 1959 à 2018. Pour ce faire, les enquêteurs se rendront directement sur place, ainsi que l’a annoncée le chef de la délégation du Parti populaire (PP) auprès du Parlement européen, Dolors Montserrat. L’on ignore pour le moment quels députés européens composeront cette commission d’investigation.

Une telle initiative a été proposée en novembre 2019 par le Parti populaire espagnol, qui a été soutenue par Citoyens et Vox – mais contre laquelle ont voté le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Podemos et leurs soutiens parlementaires venus du Pays basque et du Catalogne. Ces 379 assassinats non élucidés représentent quasiment la moitié (44 % pour être précis) des crimes de sang de l’ETA, d’après les données de l’association espagnol Dignité et Justice (Dignidad y Justicia)

Source : https://www.larazon.es/espana/20200121/xtqmpvcx4ffelezn6dg4trfvdm.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Tu_17_30

Ada Colau propose de supprimer le mythique « pont aérien » entre Madrid et Barcelone

Le tarmac de l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat, en Catalogne (photographie : EFE et ABC)

La municipalité de Barcelone (Catalogne), aujourd’hui dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), va proposer aux gestionnaires de l’aéroport Josep-Tarradellas de Barcelone-El Prat de supprimer les vols qui constituent le mythique « pont aérien » (puente aéreo) entre la capitale catalane et Madrid. Il s’agit de l’une des connexions aériennes régulières les plus empruntées dans le monde et elle a longtemps joué un rôle-clé dans l’économie nationale espagnole.

Le conseiller municipal barcelonais à l’Urgence climatique, Eloi Badia (Barcelone en Commun), veut ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Espagne et explique qu’il existe depuis plusieurs années une alternative moins polluante à ce pont aérien, à savoir la ligne à grande vitesse qui relie Madrid à la frontière française en passant par la Catalogne.

Source : https://www.abc.es/espana/catalunya/abci-barcelona-pedira-aeropuerto-elimine-vuelos-alternativa-ferroviaria-sin-emisiones-202001081208_noticia.html

Le Retiro et les jardins de Sabatini, deux espaces verts madrilènes qui vont bénéficier d’un coup de jeune

Les abords du Grand Étang (« Estanque Grande »), en plein parc du Buen-Retiro, à Madrid (photographie : Maya Balanyà et ABC)

Dans les prochains mois, deux espaces verts emblématiques de la ville de Madrid vont subir une cure de jouvence afin d’accueillir et de ravir aux mieux leurs visiteurs. Il s’agit du parc du Buen-Retiro (le plus important du centre de la capitale espagnole) et des jardins de Sabatini, situés sur le côté du palais royal d’Orient. Ces derniers ont déjà fait l’objet d’une étude approfondie entre janvier et juillet 2018, sur demande du maire de l’époque, Manuela Carmena (Maintenant Madrid, liste soutenue par Podemos). L’objectif était de diagnostiquer les besoins précis de cet espace, notamment en matière de propreté et de consolidation des murets.

De son côté, le parc du Buen-Retiro va faire l’objet d’une intervention d’une tout autre nature. Environ 470 000 euros y seront en effet investis afin de changer l’ensemble des ampoules des lampadaires qui s’y trouvent. Le but affiché est d’améliorer l’efficacité énergétique de ce lieu emblématique de la vie madrilène. La consommation en énergie du Buen-Retiro devrait ainsi être réduite de 50 % à 60 % par rapport aux statistiques actuelles. Les ampoules LED seront privilégiées afin de se substituer aux technologies plus anciennes, le tout sur les 1 046 réverbères qu’abrite le parc.

Sources : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-cerca-millon-euros-para-rehabilitar-jardines-sabatini-202001070033_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto et https://www.abc.es/espana/madrid/abci-parque-retiro-renovara-millar-faroles-luces-202001070032_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Le Mobile World Congress de Barcelone est annulé cette année

L’extérieur de la Foire de Barcelone, à Hospitalet de Llobregat (Catalogne) – Photographie : Albert García et El País

Cela faisait plusieurs jours que l’idée faisait son chemin en raison du désistement successif de nombreuses entreprises internationales (notamment chinoises, japonaises, sud-coréennes, américaines françaises, allemandes, britanniques et espagnoles) : le Mobile World Congress de cette année, qui devait se dérouler, comme tous les ans, à Barcelone (Catalogne), a été annulé en raison de la panique générée par l’épidémie mondiale de coronavirus partie de Wuhan (Chine). Après bien des atermoiements, les autorités organisatrices du plus grand congrès international de la téléphonie mobile ont renoncé à l’événement malgré les déclarations rassurantes des autorités.

En effet, aussi bien la municipalité, dirigée par Ada Colau (Barcelone en Commun, liste soutenue par Podemos), que la Généralité de Catalogne, dont le président est Joaquim Torra (Parti démocrate européen de Catalogne), et le gouvernement central, dont le président est Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol), ont tenté jusqu’au dernier moment de maintenir l’organisation du salon. Toutefois, trop d’entreprises majeures se sont décommandées (tout en assurant leur présence dans d’autres congrès du même type ailleurs en Espagne ou à l’étranger) : Facebook, Cisco, Intel, AT&T, Mcafee, Vivo, Sony, LG, TCL, Nokia, Orange, Telefónica, Deutsche Telekom, etc. Un nouveau coup dur pour Barcelone et la Catalogne.

Source : https://elpais.com/tecnologia/2020/02/12/actualidad/1581509148_414423.html

Basques et Galiciens iront aux urnes pour élire leurs députés régionaux le 5 avril prochain

Le président régional galicien, Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire – au centre), lors d’un acte électoral à Orense, en Galice (photographie : El País)

Afin d’éviter d’être « contaminé » par les élections régionales catalanes anticipées, qui doivent avoir lieu cette année, ainsi que l’a annoncé le président régional de la Généralité de Catalogne, Joaquim Torra (Parti démocrate européen de Catalogne), le président régional du Pays basque, Íñigo Urkullu (Parti nationaliste basque), a officiellement annoncé ce lundi 10 février 2020 que les élections régionales de la communauté autonome se dérouleraient elles aussi de façon anticipée, le dimanche 5 avril prochain. L’objectif pour le PNV est de reste au pouvoir à Vitoria (province d’Alava, Pays basque), notamment face aux séparatistes de gauche de Bildu.

Dans la foulée, le président régional de la Junte de Galice, Alberto Núñez Feijóo (Parti populaire), a annoncé que les élections régionales galiciennes seraient elles aussi anticipées et se tiendraient également le 5 avril 2020. Son objectif est de rester au pouvoir pour un quatrième mandat consécutif – une tâche envisageable mais qui sera ardue face à une gauche (Parti socialiste ouvrier espagnol, Podemos et Bloc nationaliste galicien) prête à en découdre dans la communauté autonome. Aussi bien au Pays basque qu’en Galice, l’actuelle législature devait prendre fin en octobre 2020.

Sources : https://www.elmundo.es/pais-vasco/2020/02/10/5e41490efdddff22718b459c.html et https://elpais.com/politica/2020/02/10/actualidad/1581352237_633464.html