Une vingtaine d’ambassades espagnoles de par le monde vont changer d’ambassadeurs dans les prochains moins

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L’ancien président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (Parti populaire – au centre), en compagnie de Ramón Gil-Casares (à gauche), alors ambassadeur d’Espagne aux États-Unis d’Amérique (photographie : EFE et ABC)

Après la valse des ambassadeurs espagnols des dernières années liée à la période 315 jours durant laquelle l’Espagne n’a pas eu de gouvernement de plein droit, l’ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alfonso Dastis (Parti populaire), devait encore changer les représentants de son pays dans une vingtaine de nations étrangères dans les prochains mois avant la motion de censure de Pedro Sánchez (Parti socialiste ouvrier espagnol). Le plus connu d’entre eux est le diplomate Ramón Gil-Casares, ambassadeur aux États-Unis d’Amérique de 2012 à 2017, qui deviendra ambassadeur au Mexique une fois que les autorités locales lui auront donné leur feu vert. Il est à l’heure actuelle directeur de l’École diplomatique de Madrid.

Parmi les autres noms concernés par ce chassé-croisé des ambassadeurs, l’on retrouve des personnes qui occupent déjà leur nouveau poste depuis le début de l’année 2018 : Román Oyarzun (Danemark), Anunciada Fernández de Córdova (Hongrie), José María Valdemoro (Bosnie-Herzégovine), Fernando Curcio (Nouvelle-Zélande) ou encore Consuelo Femenía (Malte). Actuellement représentant de l’Espagne en Tunisie, Juan López-Doriga devrait être affecté au Chili tandis que Mar Fernández-Palacios, actuelle sous-directrice générale du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour le Mexique, l’Amérique centrale et les Caraïbes devrait devenir ambassadrice au Nicaragua.

Pedro Sanz, ancien ambassadeur au Kazakhstan, sera remplacé par David Carriedo. Quelques autres changements sont prévus : Luis Fernández-Cid quittera le Mexique pour les Philippines ; Fidel Sendagorta (directeur général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération pour l’Amérique du Nord, l’Asie et le Pacifique) ira au Japon ; José María Robles Fraga sera nommé en Turquie ; Guillermo Ardizone (actuel directeur du Bureau d’Information diplomatique) partira en Tunisie ; Emilio Pérez de Ágreda s’installera au Pakistan ; Álvaro Rodríguez Álvarez deviendra ambassadeur au Koweït ; Javier Romera posera ses valises en Namibie ; Dolores Ríos sera affectée au Cap-Vert ; María Jesús Alonso sera nommé aux Pays-Bas ; Álvaro Castillo dirigera l’ambassade à Chypre ; Santiago Gómez-Acebo sera le nouvel ambassadeur d’Espagne au Zimbabwe ; Fernando Alonso s’installera au Gabon et, enfin, Miguel Aguirre de Cárcer deviendra le nouveau représentant permanent de son pays auprès du Conseil de l’Europe.

Source : http://www.abc.es/espana/abci-dastis-recupera-ramon-gil-casares-para-embajador-mexico-201805210408_noticia.html

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L’Institut Cervantes inaugure deux nouvelles antennes à Beyrouth et Manille

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Le directeur de l’Institut Cervantes, Juan Manuel Bonet (photographie : Twitter)

Après plusieurs années de disette budgétaire qui l’ont empêché de se développer dans le monde, l’Institut Cervantes (organisme public sis à Madrid et chargé de la diffusion de la langue et de la culture espagnoles sur la planète) a inauguré le mardi 8 mai dernier deux nouvelles antennes sous la houlette de son directeur, Juan Manuel Bonet. Ce dernier était en effet présent à Beyrouth, capitale du Liban, pour ouvrir le nouveau centre de l’Institut Cervantes dans le quartier numérique de la ville. Quelques heures auparavant, un autre centre était inauguré à Manille (Philippines) en présence du poète asturien Martín López-Vega, directeur du Département à la Culture de l’organisme, et de l’ancienne présidente du pays, Gloria Macapagal (2001-2010).

La nouvelle antenne située à Manille est installée dans le quartier Intramuros, le plus ancien de la ville, bâti par les Espagnols durant la période coloniale. Au Liban, Juan Manuel Bonet était accompagné du ministre de la Culture, Ghattas Khoury, et de l’ambassadeur d’Espagne à Beyrouth, José María Ferré de la Peña. La bibliothèque de ce nouveau centre de l’Institut Cervantes a été baptisée en hommage à Fernando del Paso, écrivain mexicain né en 1935, récipiendaire du prix Cervantes en 2015.

Source : http://www.cervantes.es/sobre_instituto_cervantes/prensa/2018/noticias/Pos-inauguraciones-Beirut-Manila.htm

L’Académie royale d’Histoire présentera le 3 mai son nouveau « Dictionnaire biographique »

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La directrice de l’Académie royale d’Histoire (RAH), Carmen Iglesias (photographie : Guillermo Navarro et ABC)

C’est le 3 mai prochain que l’Académie royale d’Histoire (RAH), dirigée depuis 2014 par Carmen Iglesias, comtesse de Gisbert, présentera son nouveau Dictionnaire biographique, parrainé et financé par la Fondation bancaire La Caixa et l’entreprise en télécommunications Telefónica. Cet ouvrage réunit le résumé de la vie de 45 000 Espagnols de toutes les époques, depuis des personnages du VIIe siècle avant Jésus-Christ jusqu’à des personnalités ayant vécu au XXe siècle de notre ère.

Le dictionnaire présente les données les plus actualisées possibles et les personnages sélectionnés l’ont été en fonction de 22 critères différents. Les Espagnols dont la vie y est consignée n’ont pas seulement vécu sur le territoire qui correspond aujourd’hui à l’Espagne mais aussi dans d’autres contrées de l’Empire hispanique : Amérique latine, Philippines, Italie, Flandres, etc. Près de 5 500 historiens ont collaboré à l’élaboration du dictionnaire, qui cherche à lier les personnages entre eux et à montrer leurs conditions de vie réelles, y compris dans des aspects quotidiens ou a priori insignifiants.

L’on retrouve dans cet ouvrage des profils surprenants, comme celui de Domingo Badía y Leblich (1767-1818), aventurier inspiré par la science française qui a utilisé le sobriquet d’Ali Bey Abd Allah et s’est fait passer pour musulman afin de parcourir l’Afrique et des pays actuels comme le Kenya, l’Éthiopie ou la Libye. Mentionnons également Pedro Páez Jaramillo (né à Olmeda de las Fuentes, près de Madrid, en 1564) qui, devenu missionnaire jésuite, a parcouru le Yémen, l’Éthiopie et a découvert les sources du Nil en 1618 (bien avant le Britannique John Hanning Speke). Évoquons enfin le cas de Teresa Castellanos de Mesa y del Castillo (née en 1817), qui a été une pionnière de l’introduction de l’escrime sportive outre-Pyrénées.

Sources : http://www.abc.es/cultura/abci-carmen-iglesias-201804271839_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-domingo-badia-y-leblich-viajero-fingio-musulman-para-recorrer-africa-201804271935_noticia.html, http://www.abc.es/cultura/abci-paez-jaramillo-misionero-espanol-descubrio-fuentes-nilo-201804272117_noticia.html et http://www.abc.es/cultura/abci-teresa-castellanos-mesa-y-castillo-pionera-esgrima-espana-decimononica-201804271920_noticia.html

L’Espagne a connu une année 2017 record du point de vue des exportations

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Une usine aéronautique en Andalousie (photographie : Andalucía Economía)

Tout au long de l’année 2017, l’Espagne a exporté pour plus de 277 milliards d’euros de marchandises, soit une croissance de 8,9 % par rapport à l’année 2016, ce qui représente un record absolu depuis que notre voisin ibérique élabore des statistiques fiables à ce sujet. En dépit de cette excellente nouvelle, le déficit commercial espagnol s’est creusé puisque les importations ont elles aussi grandement augmenté l’année dernière (+ 10,5 %) pour atteindre plus de 301 milliards d’euros.

Le taux de croissance des exportations espagnoles sur l’année écoulée a dépassé celui de la moyenne de la zone euro et de l’Union européenne mais aussi celui des États-Unis d’Amérique, de l’Italie, de l’Allemagne, de la France et de la Chine. Parmi les grandes économies mondiales, seuls le Royaume-Uni et le Japon ont fait mieux en la matière. Les ventes espagnoles à l’étranger ont légèrement crû dans le domaine automobile (+ 0,1 %) et ont surtout connu une augmentation en matière de biens d’équipement (+ 9,2 %) mais aussi dans l’industrie agroalimentaire (+ 6,3 %), le secteur de la chimie (+ 7,8 %) et des biens de consommation (+ 9,7 %).

En 2017, les principaux clients internationaux de l’Espagne se sont surtout concentrés dans l’Union européenne (65,7 % des exportations totales) et la zone euro (51,6 %). Les ventes vers les autres régions ont cependant augmenté de 10,6 %, avec une croissance particulièrement robuste pour l’Argentine, le Nigeria, la Chine, l’Australie, le Maroc, l’Indonésie, les Philippines, le Mexique, le Canada, la Turquie et les États-Unis d’Amérique. Les communautés autonomes qui ont connu la plus forte augmentation dans leurs ventes à l’étranger sont les îles Baléares (+ 59 %), les îles Canaries (+ 26,6 %) et l’Andalousie (+ 20,5 %). Cette dernière est d’ailleurs devenue la deuxième région exportatrice d’Espagne, derrière la Catalogne et devant la Communauté de Madrid.

Sources : http://www.lamoncloa.gob.es/serviciosdeprensa/notasprensa/mineco/Paginas/2018/200218comercio_ext.aspx et http://www.lavanguardia.com/local/sevilla/20180220/44937139835/andalucia-se-situa-por-primera-vez-como-segunda-ccaa-exportadora-al-cerrar-2017-con-casi-31000-millones.html

L’Espagne mettra en place un programme d’échange universitaire avec l’Asie cette année

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Le hall principal du campus de la porte de Tolède de l’université Charles-III, à Madrid (photographie : El Español)

Ce jeudi 28 décembre 2017, le ministre espagnol de l’Éducation, de la Culture et du Sport, Íñigo Méndez de Vigo (qui est également porte-parole du gouvernement), a annoncé parmi les nouveautés de son Ministère pour l’année 2018 que l’Espagne mettrait en place un programme d’échange universitaire avec l’Asie dans le cadre d’Erasmus +. Il s’agit pour le ministre de poursuivre l’internationalisation de l’enseignement supérieur de notre voisin ibérique. Ce dernier compte s’appuyer pour ce faire sur le programme-cadre ASEM (volet financier du forum Asie-Europe) afin de renforcer les relations éducatives entre le continent où va se jouer une bonne partie du monde du XXIe siècle et la péninsule Ibérique.

Íñigo Méndez de Vigo, qui dirige en sa qualité de ministre le Service espagnol pour l’Internationalisation de l’Éducation (SEPIE), devrait également signer en 2018 des conventions avec deux de ses anciennes colonies, les Philippines (échange de professeurs) et l’Uruguay (bourses étudiantes et cotutelles). Notre voisin pyrénéen compte de même mettre en place des équivalences avec le Portugal, la Belgique et l’Italie dans le domaine des sciences sociales et des sciences et technologies. À titre de rappel, en 1985, 95 étudiants espagnols avaient participé à un programme d’enseignement à l’étranger. En 2017, ils étaient 61 000.

Source : http://www.abc.es/sociedad/abci-espana-creara-2018-programa-intercambio-asia-dentro-erasmus-201712281230_noticia.html

L’armée espagnole fait l’acquisition d’un nouveau drone pour l’infanterie de marine

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Un drone Fulmar conçu par Thales España (photographie : ABC)

Le Ministère espagnol de la Défense, dirigé par María Dolores de Cospedal, a fait l’acquisition à la fin du mois d’octobre d’un drone de la gamme Fulmar, conçu par l’entreprise Thales España, pour son infanterie de marine, ainsi que l’a révélé le président de la compagnie, Jesús Sánchez Bargos, durant une visite dans les installations de la firme à Getafe réalisée par le maire de cette commune de la banlieue méridionale de Madrid, Sara Hernández (Parti socialiste ouvrier espagnol). Cet engin de grande dimension, conçu comme un avion commandé à distance, a coûté la bagatelle de 1,3 million d’euros à l’armée espagnole (pour deux exemplaires) et fait partie du programme Rapaz, qui vise à doter la défense de notre voisin ibérique de ce type de technologie.

Le Fulmar, d’une envergure de trois mètres et d’une longueur de 1,2 mètres, pèse dix-huit kilogrammes et il est développé en coopération avec l’entreprise Wake Engineering. Il peut transporter des charges pesant jusqu’à huit kilogrammes et sera utilisé par la marine espagnole pour surveiller le détroit de Gibraltar. Thales España a déjà vendu ce modèle à l’export, notamment à l’agence des garde-côtes de Malaisie. D’autres pays, comme le Pérou, les Philippines, le Nigeria ou la Libye, sont intéressés par la technologie.

Source : http://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/public/post/fulmar-infanteria-marina-22369.asp/

Les trois films espagnols présélectionnés pour les Oscars

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Une image tirée du film 1898. Los últimos de Filipinas (photographie : Fotogramas)

C’est ce jeudi 17 août que la présidente de l’Académie espagnole des Arts et des Sciences cinématographiques d’Espagne (AACCE), Yvonne Blake, le directeur général de l’institution, Joan Álvarez et son notaire, Eva Sanz del Real, ont annoncé les trois films présélectionnés dont l’un tentera de représenter l’Espagne lors de la 90e édition des Oscars, en 2018. Il s’agit du long métrage historique 1898. Los últimos de Filipinas, de Salvador Calvo, de la comédie Abracadabra, de Pablo Berger et de la comédie dramatique Été 93 (Verano 1993), de Carla Simón.

Le premier d’entre eux, qui a remporté le Goya aux meilleurs costumes cette année, relate la résistance héroïque d’une garnison espagnole de la ville côtière de Baler, aux Philippines, face aux troupes américaines, à la fin du XIXe siècle. Le deuxième évoque un couple, joué par Maribel Verdú et Antonio de la Torre, qui vit dans la routine jusqu’à ce que le mari, prénommé Carlos, subisse une séance d’hypnose. Le troisième, enfin, est un long métrage semi-autobiographique qui narre la mort de la réalisatrice et les événements qui y sont liés.

Source : https://www.elimparcial.es/noticia/180588/cultura/los-tres-filmes-elegidos-por-la-academia-de-cine-para-la-90-edicion-de-los-oscar.html

Le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole voyage aux Philippines afin d’y favoriser la visibilité de la langue de Cervantes

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De gauche à droite, le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva ; l’ambassadeur des Philippines en Espagne, Philippe Lhuillier ; et le directeur honoraire de l’Académie philippine (photographie : Association des Académies de Langue espagnole)

C’est en sa qualité de président de l’Association de l’Association des Académies de Langue espagnole (ASALE) que le directeur de l’Académie royale de la Langue espagnole, Darío Villanueva, réalise du 4 au 8 juillet une visite officielle auprès de l’Académie philippine de la Langue espagnole, l’un des vingt-trois membres de l’ASALE. Il a en effet pris l’habitude de venir soutenir en personne les efforts des différentes institutions qui promeuvent la langue de Cervantes dans le monde par une série de voyages. Le 5 juillet, il participe notamment à l’une des sessions de travail de l’Académie philippine tandis que, le 6 juillet, il prononce une conférence à l’Athénée de Manille avant de se rendre à l’Université des Philippines.

L’objectif de ce déplacement est aussi d’assister les professeurs d’espagnol dans leur travail et de favoriser le développement de cette langue dans un pays qui est une ancienne colonie de notre voisin ibérique. Darío Villanueva veut également y promouvoir le chabacano, créole à base d’espagnol parlé par les populations autochtones à partir de la colonisation ibérique de l’archipel.

Source : http://www.abc.es/cultura/abci-dario-villanueva-viaja-manila-para-fomentar-espanol-201707040119_noticia.html

L’Espagne cherche à resserrer ses liens avec les Philippines

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy (à gauche), serre la main de l’ancien président philippin, Benigno Aquino (photographie : La Moncloa)

Ce vendredi 30 juin, les autorités espagnoles ont transmis aux autorités philippines, à l’occasion de la Journée de l’Amitié hispano-philippine, leur volonté de resserrer les liens entre les deux pays dans tous les domaines. Cette année est en effet particulière puisque l’on célèbre le soixante-dixième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre Madrid et Manille, suite à l’indépendance de l’archipel asiatique à l’égard des États-Unis d’Amérique, survenue en 1946. Le passé commun est en effet riche et complexe puisque c’est en 1521 que le navigateur portugais Fernand de Magellan, qui entreprend un tour du monde au service de la Couronne espagnole, accoste sur les côtes des actuelles Philippines, ainsi nommées en hommage au prince des Asturies, futur Philippe II d’Espagne. L’archipel reste sous contrôle ibérique jusqu’à la Guerre hispano-américaine de 1898, qui marque le début de la domination (sanglante) de Washington sur le pays.

Pour faire honneur à cette histoire et tenter de relance l’apprentissage et la pratique de la langue espagnole sur place, un traité général d’amitié et de coopération a été signé entre Madrid et Manille dès 2000.

Source : http://ecodiario.eleconomista.es/espana/noticias/8467447/06/17/Espana-pretende-estrechar-sus-relaciones-con-filipinas-con-motivo-del-dia-de-la-amistad-hispanofilipina.html

Une carte espagnole pour résoudre un conflit international ?

L’affaire a défrayé la chronique ces derniers jours, puisqu’une grande puissance (la Chine) n’a pas vu sa souveraineté maritime reconnue dans une zone donnée au profit d’une puissance plus modeste (les Philippines).

Le 12 juillet, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye (Pays-Bas) a en effet accordé la souveraineté sur une partie de la mer de Chine méridionale à Manille, rejetant les arguments de Pékin sur ses « droits historiques de passage » dans cette région hautement stratégique. Ce contentieux concerne notamment l’utilisation qui est faite par la Chine de son occupation effective de deux archipels (les îles Paracels et les îles Spratleys), territoires aussi revendiqués par Taïwan et le Vietnam.

Cela fait plus de 70 ans que le conflit couve dans cette région et c’est par un rapport d’environ 500 pages que le tribunal saisi a justifié sa décision. Or, le gouvernement philippin a notamment eu recours, pour faire valoir son bon droit, à une carte établie par l’ancienne métropole, l’Espagne, au XVIIIe siècle. Ce type de mappemondes permet en effet de mieux saisir comment le visage de la mer de Chine méridionale a changé au fil des siècles, entre autres par l’apparition de récifs coralliens et le bétonnage artificiel de certains archipels.

Une situation qui n’est pas sans rappeler la politique pratiquée de façon illégale et illégitime par les autorités gibraltariennes

Source : http://abcblogs.abc.es/espejo-de-navegantes/2016/07/13/cronica-de-una-sentencia-anunciada/ et http://abcblogs.abc.es/espejo-de-navegantes/2016/06/15/un-antiguo-mapa-espanol-puede-cambiar-el-resultado-del-litigio-internacional-maritimo-mas-importante-de-nuestro-tiempo/