Décès de l’hispaniste britannique Trevor J. Dadson à l’âge de 72 ans

L’hispaniste britannique Trevor J. Dadson (photographie : Lanza Digital)

L’on apprenait ce mardi 28 janvier 2020 le décès à Londres (Royaume-Uni), à l’âge de 72 ans, de l’historien et hispaniste britannique Trevor John Dadson, membre correspondant de l’Académie royale de la Langue espagnole (Real Academia de la Lengua Española, RAE), sise à Madrid. Né le 7 octobre 1947, professeur et critique littéraire, il avait obtenu un doctorat à la prestigieuse Université de Cambridge. Spécialiste de la poésie espagnole du Siècle d’Or (1550-1675), il était proche du directeur de l’Institut Cervantes de Londres, l’Espagnol Ignacio Peyró.

Il était également reconnu pour son étude des morisques, ces musulmans convertis au christianisme une fois la Reconquête de l’Espagne (718-1492) achevée. Il avait mené à leur sujet une étude précise de leur présence dans la modeste commune de Villarrubia de los Ojos (province de Ciudad Real, Castille-La Manche), aujourd’hui peuplée de près de 10 000 habitants. En 2015, il a été distingué par le roi Philippe VI, qui lui a remis l’Ordre d’Isabelle-la-Catholique.

Source : https://es.sports.yahoo.com/noticias/muere-hispanista-británico-trevor-j-dadson-72-años-015217167.html?guccounter=1&guce_referrer=aHR0cHM6Ly93d3cuZ29vZ2xlLmZyLw&guce_referrer_sig=AQAAAMon3P2O1-HRaX_Iim3HN7z_3YNy-86KrHZI-iF2Vob15LHUcozKJAjuKwhSxvsixvVxC8ztTRHTp71KhLDzSbxLl79jAbmmYxJZBx7hEw6tRiZVQIDLpuQMrASlY2OItlPWBsBpFwP0W5BL-Xwm_6Xs7aBNhGaCOxDYSxhomNZ1

Selon « The Times », la princesse des Asturies est l’une des étoiles montantes mondiales de 2020

La princesse des Asturies, Leonor, en octobre 2019 au théâtre Campoamor d’Oviedo (Principauté des Asturies), lors de la cérémonie de remise des prix qui portent son nom (photographie : EFE et ABC)

Au début du mois de janvier 2020, le prestigieux journal britannique The Times a proposé une liste des vingt personnes qui, selon ses rédacteurs, sont les « étoiles montantes » de l’année en cours. Parmi les personnalités sélectionnées, l’on retrouve l’héritière au trône d’Espagne, Leonor, princesse des Asturies, fille aînée du roi Philippe VI et de la reine Letizia. Le correspondant du Times à Madrid, Isambard Wilkinson, a souligné que la jeune fille de quatorze ans a fait des débuts remarquables en fin d’année 2019.

Cela a notamment été le cas à l’occasion de la remise des prix Princesse-des-Asturies, à Oviedo (Principauté des Asturies), puis lors de la cérémonie des prix Princesses-de-Gérone, dans cette capitale de province catalane. C’est à Barcelone (Catalogne) que Leonor s’est notamment exprimée en plusieurs langues (espagnol, catalan, anglais et arabe), en pleine crise séparatiste dans la communauté autonome.

Source : https://www.abc.es/estilo/gente/abci-princesa-leonor-entre-estrellas-ascenso-2020-202001030258_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Philippe VI fait un déplacement officiel en Israël pour les 75 ans de la fin de la Shoah

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche), et la reine Letizia, alors prince et princesse des Asturies, lors d’une visite officielle à Yad Vashem (Israël) en 2011 (photographie : Reuters et ABC)

Ce mercredi 22 et ce jeudi 23 janvier 2020, le roi d’Espagne Philippe VI effectue un déplacement officiel à Jérusalem (Israël) où il commémorera, en compagnie des autorités de l’État hébreu et de nombreux invités étrangers, le soixante-quinzième anniversaire de la fin de la Shoah, ce grand génocide des Juifs qui s’est produit durant la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) et s’est achevé par la libération des camps de concentration et d’extermination. Environ cinquante chefs d’État ont été officiellement conviés à cette cérémonie par le président d’Israël, Reuven Rivlin, et devront se retrouver au Centre mondial de Commémoration de l’Holocauste de Yad Vashem.

La veille, Philippe VI partagera un dîner avec le chef d’État hébreu dans sa résidence officielle de Beit HaNassi, toujours à Jérusalem. Quand il était encore prince des Asturies et à plus forte raison depuis qu’il a été proclamé roi d’Espagne, Philippe VI a régulièrement fait référence à ce génocide historique dans ses interventions publiques, insistant également sur les Espagnols qui ont été déclarés « Justes parmi les Nations » – ils sont au nombre de neuf. Le lundi 27 janvier, le roi sera accompagné de son épouse, la reine Letizia, pour un voyage officiel à Auschwitz, le plus grand ensemble concentrationnaire de l’Allemagne nazie, aujourd’hui situé en Pologne.

Source : https://www.abc.es/espana/casa-real/abci-viaja-jerusalen-y-auschwitz-75-aniversario-holocausto-202001190148_noticia.html?__twitter_impression=true

Madrid accueille le 14e forum de l’ASEM

Le roi d’Espagne, Philippe VI (au centre), en compagnie des chefs de délégations participant au Forum de l’ASEM (photographie : Maison du Roi)

À partir du lundi 16 décembre 2019, la ville espagnole de Madrid accueille le quatorzième forum de l’ASEM (sigle anglais signifiant en français « Dialogue Asie-Europe »), qui regroupe les vingt-huit pays-membres de l’Union européenne (UE) ainsi que les nations participant à l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), auxquelles il faut ajouter trois autres contrées asiatiques (Chine, Japon et Corée du Sud). Il s’agit d’une occasion unique pour les ministres des Affaires étrangères des pays concernés de discuter durant deux jours, sous le patronage de l’Espagnol Josep Borrell, ancien ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Depuis le 1er décembre dernier, ce dernier occupe d’ailleurs le poste de haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité ainsi que celui de vice-président de la Commission européenne, ce qui montre l’implication de l’UE dans le domaine. Le quatorzième forum des ministres des Affaires étrangères de l’ASEM a été inauguré au palais royal du Pardo, en périphérie de la capitale espagnole, par le roi d’Espagne lui-même, Philippe VI. L’ensemble des nations représentées lors du sommet explique 60 % de la richesse mondiale ainsi que 55 % du commerce planétaire.

Sources : https://elpais.com/elpais/2019/12/15/opinion/1576433958_563077.html et https://www.casareal.es/ES/Actividades/Paginas/actividades_actividades_detalle.aspx?data=14238

Quelques-unes des 500 Espagnoles les plus influentes de l’année 2019

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à droite), et son épouse la reine Letizia lors d’une visite de la vieille ville de La Havane, à Cuba, en novembre 2019 (photographie : Getty Images)

Le quotidien national espagnol El Mundo, classé au centre-droite, a établi au mois de novembre dernier un classement des Espagnoles les plus influentes de l’année 2019. L’on y retrouve plusieurs têtes connues, à l’instar de :

  • la reine Letizia ;
  • son prédécesseur, la reine Sophie ;
  • Cayetana Álvarez de Toledo, députée du Parti populaire (PP) pour la province de Barcelone (Catalogne) ;
  • la chanteuse Amaia Romero (dite « Amaia »), née à Pampelune (Navarre) en 1999 ;
  • Inés Arrimadas, députée du parti Citoyens (C’s) pour la province de Barcelone ;
  • Meritxell Batet, présidente du Congrès des députés – Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) ;
  • Ona Carbonell, spécialiste de natation synchronisée née en 1990 à Barcelone ;
  • Isabel Coixet, cinéaste née en 1960 à Barcelone ;
  • Penélope Cruz, actrice née en 1974 à Alcobendas (Communauté de Madrid) ;
  • Susanna Griso, journaliste et présentatrice de télévision née en 1969 à Barcelone ;
  • Alicia Koplowitz, aristocrate et femme d’affaires née en 1954 à Madrid ;
  • Carmen Lamela, magistrate, membre de la Cour suprême ;
  • Adriana Lastra, députée du PSOE pour la Principauté des Asturies ;
  • Andrea Levy, conseillère municipale du PP à Madrid ;
  • María Lucía Sánchez (dite « Malú »), chanteuse née en 1982 à Madrid ;
  • Mónica Oltra, première vice-présidente de la Communauté de Valence (coalition Engagement) ;
  • Ana Pastor, ancienne présidente du Congrès des députés (PP) ;
  • Ana Rosa Quintana, présentatrice de télévision née en 1956 à Madrid ;
  • María de los Ángeles Rozalén, chanteuse née à Albacete (Castille-La Manche) en 1986 ;
  • Ágatha Ruiz de la Prada, créatrice de mode née en 1960 à Madrid ;
  • Carmen Thyssen-Bornemisza, aristocrate et collectionneuse d’art née en 1943 à Barcelone ;
  • María de la Paz Campos Trigo (dite « Paz Vega »), actrice née en 1976 à Séville (Andalousie) ;
  • Irene Largo Clavero (dite « Alice Waddington »), artiste née à Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) en 1990 ;
  • ou encore María del Pilar Zamora, maire d’Albacete (PSOE).

Source : https://www.elmundo.es/yodona/lifestyle/2019/11/16/5dceb986fc6c83416f8b468c.html

L’écrivain espagnol Joan Margarit est récipiendaire du prix Cervantes 2019

L’écrivain espagnol Joan Margarit (photographie : Wikipedia)

Ce jeudi 14 novembre 2019, le Ministère espagnol de la Culture et du Sport – aujourd’hui dirigé par José Guirao (Parti socialiste ouvrier espagnol) – a annoncé le nom du lauréat de l’édition 2019 du prix Cervantes (plus prestigieux prix au monde pour un écrivain de langue espagnole, créé en 1976 et remis par notre voisin ibérique). Il s’agit de Joan Margarit i Consarnau, né Sanahuja, dans la province de Lérida (Catalogne), le 11 mai 1938. Il est déjà récipiendaire du prix Reine-Sophie de Poésie ibéro-américaine.

Cette annonce est une petite nouveauté puisqu’il s’agit du premier écrivain bilingue (espagnol et catalan) à être récompensé par le jury de cette célèbre récompense, à laquelle est adjointe un chèque de 125 000 euros. Le nom du lauréat de cette année a été révélé par José Guirao et la gagnante de l’année dernière, la femme de lettres uruguayenne Ida Vitale. Ancien professeur à l’Université polytechnique de Catalogne et de l’École technique supérieure d’Architecture de Barcelone (Catalogne), il recevra le prix le 23 avril 2020 (date de commémoration traditionnelle du décès de Miguel de Cervantes, en 1616) des mains du roi Philippe VI à l’Université d’Alcalá de Henares (Communauté de Madrid).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/14/actualidad/1573725177_542488.html

Le Royaume-Uni reste le principal État étranger à investir en Espagne

Le roi d’Espagne, Philippe VI (à gauche) et son épouse la reine Letizia (à droite) en compagnie de la reine du Royaume-Uni Élisabeth II (photographie : The Diplomat in Spain)

En dépit de la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (UE) – le fameux Brexit -, notre voisin d’outre-Manche reste le premier État étranger à investir outre-Pyrénées selon les données correspondant au premier semestre de l’année en cours. Le Royaume-Uni a en effet investi environ 3,1 milliards d’euros durant les six premiers mois de l’année, soit un accroissement de 79 % par rapport au premier semestre de l’année 2018. Les Britanniques restent ainsi les plus gros investisseurs en Espagne, devant les États-Unis d’Amérique et la France.

La Castille-et-León (1,6 milliard d’euro environ), la Communauté de Madrid (1,2 milliard d’euros approximativement) et la Catalogne (52,4 millions d’euros) sont les trois communautés autonomes espagnoles qui ont capté le plus d’investissements venus du Royaume-Uni au cours des six premiers mois de l’année 2019. Les télécommunications, l’industrie du tabac, la sidérurgie ainsi que les activités gazières et pétrolières restent les principaux secteurs dans lesquels les Britanniques investissent chez nos voisins ibériques.

Source : https://www.abc.es/economia/abci-reino-unido-convierte-pais-extranjero-mas-invierte-espana-pleno-brexit-201911071704_noticia.html

La reine Letizia reçoit un prix pour son engagement féministe

La reine Letizia d’Espagne (photographie : Ángel Díaz, EFE et La Razón)

Ce mardi 26 novembre 2019, la reine Letizia d’Espagne a reçu, au siège du Conseil général du Pouvoir judiciaire (Consejo General del Poder Judicial, CGPJ), rue du marquis-de-la-Ensenada, à Madrid, une distinction reconnaissant son engagement féministe. Ce prix vient couronner tout particulièrement sa lutte pour venir en aide aux femmes victimes de leur conjoint ou ex-conjoint et correspond donc à la catégorie « Personnalité la plus remarquable » (Personalidad más destacada) des prix du CGPJ.

L’Observatoire d’État des Violences faites aux Femmes (Observatorio Estatal de Violencia Sobre la Mujer) a également convié le roi Philippe VI à la remise de cette récompense. C’est au mois de mai 2019 que l’organisme a communiqué à la reine Letizia qu’elle avait été retenue dans cette catégorie en raison de la visibilité médiatique et sociale qu’elle a su donner à cette cause. Il s’agit du premier prix reçu par la reine Letizia depuis qu’elle fait partie de la famille royale espagnole. Auparavant, en tant que journaliste, elle avait déjà été distinguée par le prix Mariano-José-de-Larra.

Source : https://www.larazon.es/lifestyle/20191124/hagahnb25ngrrhpjzs2xcvg27e.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Mo_2_45

Une figure historique du Congrès espagnol des députés prend sa retraite

Paloma Santamaría, huissière historique du Congrès des députés, à Madrid (photographie : EFE, Emilio Naranjo et La Razón)

C’est en 1983 que Paloma Santamaría a fait son entrée au Congrès des députés (chambre basse des Cortes, le Parlement espagnol) en tant qu’huissière et elle y a officié dans son traditionnel uniforme pendant trente-six ans. Il s’agit probablement de l’employée la plus médiatique de l’institution et elle a pris sa retraite le 4 novembre dernier. Elle a ainsi connu cinq présidents du gouvernement : Felipe González (Parti socialiste ouvrier espagnol, 1982-1996), José María Aznar (Parti populaire, 1996-2004), José Luis Rodríguez Zapatero (PSOE, 2004-2011), Mariano Rajoy (PP, 2011-2018) et Pedro Sánchez (PSOE, depuis 2018).

Elle a organisé la veillée funèbre de grandes figures comme Leopoldo Calvo-Sotelo (Union du Centre démocratique, président du gouvernement de 1981 à 1982, mort en 2008), Gabriel Cisneros (PP, décédé en 2007, l’un des « sept pères de la Constitution » de 1978) ou encore Alfredo Pérez Rubalcaba (décédé en 2019, plusieurs fois ministre). Elle était également présente lors de la proclamation en tant que roi que Philippe VI, le 19 juin 2014, et a dû assister à bien des négociations et discussions plus ou moins secrètes.

Source : http://www.larazon.es/espana/paloma-la-ujier-que-mas-sabe-de-los-diputados-dice-adios-al-congreso-IH25448044

La Légion espagnole fêtera ses 100 ans en 2020 avec un ambitieux programme

Des membres de la Légion espagnole défilent à Madrid dans le cadre de la fête nationale espagnole, le 12 octobre 2019 (photographie : ABC)

Le 20 septembre 2020, la Légion espagnole (Legión Española) fêtera son centenaire. Fondée le 20 septembre 1920 par le ministre de la Guerre de l’époque, José Villalba Riquelme, elle se verra célébrée dans l’ensemble de l’Espagne entre juin 2020 et juin 2022 avec un ambitieux programme dont le parrain est le roi Philippe VI.

C’est la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui a fixé le calendrier des célébrations qui pourrait s’achever par la remise d’une importante distinction à l’une de ses unités en raison de son rôle historique dans le cadre de la guerre du Rif (1911-1927), au Maroc. Le 12 septembre 2020, la Légion devrait être particulièrement à l’honneur pour le défilé militaire de la fête nationale.

Source : https://abcblogs.abc.es/tierra-mar-aire/otros-temas/centenario-legion-junio-2020.html?fbclid=IwAR3zyS1nLZvc7djZ3AkuNs6OvDszU63ZfbrfxRM-Tm0-LokmxfLpti3Qrzg