Décès du professeur espagnol José Calvo González à l’âge de 64 ans

Le professeur espagnol José Calvo González (photographie : Sur)

L’on apprenait ce mardi 23 juin 2020 le décès à Málaga (Andalousie), à l’âge de 64 ans, du professeur d’université espagnol José Calvo González, qui était né à Séville (Andalousie) en 1956. Diplômé en droit auprès de l’Université de Séville en 1980, docteur auprès de celle de Málaga quatre ans plus tard, il devient en 2010 professeur de philosophie du droit, après avoir mené des recherches à l’Université de Bologne, en Émilie-Romagne (Italie).

Magistrat suppléant à la Cour supérieure de Justice de l’Audience provinciale (Audiencia Provincial) de Málaga, il a notamment initié les études de philosophie du droit dans plusieurs pays latino-américains (Argentine, Brésil, Pérou, Uruguay, Mexique). Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont un rédigé en collaboration avec le grand historien espagnol Javier Tusell (1945-2005) intitulé Giménez Fernández, precursor de la democracia española (littéralement, Giménez Fernández, précurseur de la démocratie espagnole).

Source : https://www.diariosur.es/universidad/fallece-profesor-calvo-20200624144838-nt.html

L’édition 2020 du prix Princesse-des-Asturies dans sa catégorie « Communication et Humanités » est remis à deux festivals du livre

Le groupe de rock-and-roll alternatif espagnol Vetusta Morla lors de la Foire internationale du Livre de Guadalajara (Mexique) en 2017 (photographie : EFE et ABC)

Dans sa catégorie « Communication et Humanités », l’édition 2020 du prix Princesse-des-Asturies a été remis par le jury, qui s’est réuni par Internet, à deux importants festivals du livre à l’échelle mondiale : la Foire internationale du Livre de Guadalajara (Mexique) et le Hay Festival de Hay-on-Wye, au Pays de Galles (Royaume-Uni). Les jurés qui ont statué sur les différentes candidatures parvenues du monde entier ont souligné le caractère universel et capital de ces deux manifestations culturelles.

Créée en 1987, la Foire internationale du Livre de Guadalajara est la deuxième réunion des libraires, éditeurs et amateurs de la lecture du monde entier par son importance après celle de Francfort-sur-le-Main, dans le Land de Hesse (Allemagne). Quant au Hay Festival, constitué en 1988, il a connu ces dernières années une expansion rapide avec de nouvelles éditions à Medellín et Carthagène des Indes (Colombie) ainsi que dans la ville espagnole de Ségovie (Castille-et-León), à Querétaro (Mexique) ou encore à Arequipa (Pérou).

Source : https://www.abc.es/cultura/abci-feria-libro-guadalajara-y-festival-premio-princesa-asturias-comunicacion-2020-202006091333_noticia.html

Décès de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló à l’âge de 96 ans

La femme de lettres espagnole Anna Rosselló (photographie : Vilaweb)

L’on apprenait ce mardi 21 avril le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 96 ans, de la femme de lettres espagnole Anna Rosselló i Elias, qui était née à Flix, dans la province de Tarragone (Catalogne), en 1923. Opposante à la dictature franquiste (1939-1975), elle s’exile pendant un temps au Brésil en 1956 avec son mari, Josep Travesset, et sa fille, Carme, alors âgée de deux ans et demi.

Elle entame alors un tour d’Amérique latine à la rencontre des populations amérindiennes au Brésil, en Bolivie, au Pérou, en Équateur, en Colombie, au Panamá, au Costa Rica, au Nicaragua, au Honduras, au Salvador et au Guatemala. Activiste indépendantiste catalane, elle est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages relatant notamment son périple latino-américain.

Source : https://www.vilaweb.cat/noticies/sha-mort-anna-rossello-activista-antifranquista-i-simbol-de-les-protestes-contra-la-sentencia/

Inauguration au cœur de Madrid d’un monument en hommage aux victimes de la pandémie de coronavirus

La vasque et la plaque qui commémorent à Madrid les victimes de la pandémie de coronavirus de 2020 (photographie : Onda Madrid et Madrid Secreto)

Ce vendredi 15 mai 2020, la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), a inauguré en plein cœur de la capitale espagnole, rue d’Alcalá, en face de la fontaine de Cybèle et du palais de Cybèle (siège actuel de la mairie), un monument aux victimes de la pandémie de coronavirus d’origine chinoise qui touche particulièrement l’Espagne.

Ce monument est constitué d’une vasque avec une flamme éternelle ainsi que d’une plaque portant l’inscription suivante : « Votre flamme ne s’éteindra jamais dans notre cœur. En hommage aux personnes décédées durant la pandémie de Covid-19 » (Vuestra llama nunca se apagará en nuestro corazón. En homenaje a los fallecidos durante la pandemia del Covid-19). Le monument en question a été inauguré lors d’une discrète cérémonie par l’auteur hispano-péruvien et prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa (né en 1936).

Source : http://www.secretosdemadrid.es/monumento-a-las-victimas-de-la-pandemia-un-pebetero-en-la-calle-de-alcala/?fbclid=IwAR23V_7L86DNyQNIvztkqyn-A8uJA9HRvc4YIkDq_ZOxZSecGtGaVwt-HmA

Le Musée de l'Amérique de Madrid pourrait faire rénover un important tableau avec l'aide de mécènes étrangers

L’entrée principale du Musée de l’Amérique, à Madrid (photographie : Office du Tourisme de Madrid)

Sis à Madrid, en plein arrondissement de Moncloa-Aravaca, le Musée de l’Amérique (Museo de América) a été fondé en 1941 et regroupe de nombreuses collections d’art, d’archéologie et et d’ethnographie en rapport avec le Nouveau-Monde. Il dispose ainsi de 25 000 œuvres et objets depuis le Paléolithique jusqu’au XXIe siècle. Il a récemment lancé une étude conjointe avec la fondation Getty de Los Angeles (Californie, États-Unis d’Amérique) afin de déterminer si la restauration d’un très important tableau, La Vie de la Vierge (La vida de la Virgen, en version originale) du peintre baroque mexicain Miguel Cabrera (1695-1768), peut être menée par les deux organismes.

Une grande exposition temporaire consacrée à cet artiste doit en effet être organisée en 2023 au sein du Musée de l’Amérique, ainsi que l’a confirmé aux médias la directrice de l’institution, Encarnación Hidalgo. Au mois de décembre 2019, le Ministère espagnol de la Culture et du Sport, aujourd’hui dirigé par José Manuel Rodríguez Uribes (Parti socialiste ouvrier espagnol), a acquis plusieurs tableaux de ce peintre précisément en vue de l’organisation de ladite exposition et de leur conservation postérieure. Au mois de février 2020 a eu lieu une série de journées d’études à laquelle ont participé des spécialistes de Miguel Cabrera à Madrid, Séville (Andalousie), Murcie (Région de Murcie) ainsi qu’au Mexique et au Pérou.

Source : https://www.efe.com/efe/espana/cultura/el-museo-de-america-estudiara-y-restaurara-las-pinturas-miguel-cabrera/10005-4180601

Les collaborations entre l'Espagne et l'Amérique latine sont de plus en plus nombreuses dans le domaine des séries télévisées

Les acteurs colombiens Verónica Velásquez (à gauche) et Fernando Solórzano (au centre) dans le cadre de la série télévisée espagnole « Perdida », diffusée en 2019 (photographie : Antena 3 et El País)

L’existence d’une vaste communauté hispanophone sur l’ensemble de la planète (577 millions de locuteurs aux dernières nouvelles), le développement des plateformes télévisuelles en ligne (à l’image de l’américaine Netflix) et le récent succès de plusieurs feuilletons espagnols (comme La casa de papel ou Élite) poussent l’Espagne à collaborer de plus en plus avec les pays d’Amérique latine pour produire et tourner de nouvelles séries télévisées. La coproduction est ainsi une formule qui gagne du terrain, ainsi qu’en témoigne le congrès français Conecta Fiction, qui se concentre sur cette modalité de tournage et organise cette année sa quatrième édition à Pampelune (Navarre).

C’est grâce à cette convention qu’a pu être tournée, par exemple, la série télévisée Inés del alma mía (littéralement, Inés ma chérie), adaptation du roman éponyme de la femme de lettres chilienne Isabel Allende (née en 1942), coproduite par la télévision publique espagnole (Televisión Española, TVE), la maison de production Boomerang TV (sise à Madrid) et l’entreprise chilienne Chilevisión. Le feuilleton a été tourné en Espagne, au Chili et au Pérou. L’on peut également citer le cas de la série Perdida (littéralement, Perdue), produite par la chaîne de télévision privée espagnole Antena 3 et dont l’équipe combine professionnels espagnols et colombiens.

Source : https://elpais.com/cultura/2020/02/17/television/1581945955_734874.html

L'Espagne est le huitième pays au monde où les habitants ont le plus changé leurs habitudes pour préserver l'environnement

Des Espagnoles font leurs achats dans un marché couvert (photographie : Junte d’Andalousie et Europa Press)

Selon une enquête d’opinion réalisée par l’institut de sondages français Ipsos pour le Forum économique mondial, organisme sis à Genève (Suisse), l’Espagne est le huitième pays au monde dont les citoyens ont le plus modifié leurs habitudes au quotidien afin de préserver l’environnement. Ils sont environ 76 % à se prononcer en sens auprès de l’entreprise française, ce qui place notre voisin ibérique loin devant les pays fermant la marche (Japon, États-Unis d’Amérique, Pays-Bas et Russie). Devant l’Espagne, l’on retrouve l’Inde, le Mexique, le Chili, la Chine, la Malaisie et le Pérou.

Parmi les points forts du comportement quotidien des Espagnols, l’on note l’augmentation des habitudes de recyclage (57 % environ des personnes sondées), les économies d’énergie (50 % approximativement des citoyens interrogés), la réutilisation des objets (50 % là aussi), le choix de la consommation de proximité (46 %), les choix d’achat en matière d’équipement du logement (41 %) et les économies d’eau (61 %).

Source : https://www.europapress.es/sociedad/medio-ambiente-00647/noticia-espana-octavo-pais-mundo-mas-ciudadanos-cambiado-dia-dia-responsabilidad-ambiental-20200130172945.html

La Banque d’Espagne veut rendre ses collections artistiques plus accessibles au grand public

Des tableaux conservés par la Banque d’Espagne, à Madrid, et montrés au grand public à l’occasion de l’exposition temporaire « La zone euro », en 2009 (photographie : El Cultural)

Située en plein cœur de Madrid, sur la place de Cybèle, l’avenue du Prado et la rue d’Alcalá, la Banque d’Espagne impose son élégante silhouette aux passants et aux touristes. Son intérieur, visitable sur rendez-vous et par petits groupes, dispose d’une importante bibliothèque économique ainsi que d’importantes collections artistiques, qui restent pourtant méconnues du grand public. L’institution y conserve depuis plus de deux siècles des toiles de peintres comme les Espagnols Francisco de Goya (1746-1828), Ignacio Zuloaga (1870-1945) ou encore José Guerrero (1914-1991) ainsi que des réalisations de la photographe allemande Candida Höfer (née en 1944). En tout et pour tout, l’on trouve ainsi 4 500 chefs-d’œuvre au sein des fonds de la Banque d’Espagne.

Parmi ses 2 000 employés, les quatre travailleurs du Département de Conservation des Arts (División de Conservaduría) sont chargés de veiller sur ce trésor. La directrice de cette division, Yolanda Romero, a été nommée à ce poste en 2015 et rappelait récemment aux médias que l’origine même de la Banque d’Espagne, fondée en 1782 sous le nom de Banque Saint-Charles (Banco de San Carlos), est liée à des artistes comme Goya et Mariano Salvador Maella (1739-1819), qui en ont réalisé certaines fresques murales ou des peintures aux plafonds. La pièce la plus ancienne conservée par la Banque d’Espagne remonte au XVe siècle et il s’agit d’une peinture sur bois religieuses de l’atelier de Pedro Berruguete (1450-1503). Parmi les artistes contemporains, l’on retrouve la Péruvienne Sandra Gamarra (née en 1972), l’Espagnole Belén Rodríguez, l’Espagnol Asier Mendizábal (né en 1973), etc.

Environ 90 % de ces toiles sont réparties entre le siège de la Banque d’Espagne, ses installations situées au 522 de la rue d’Alcalá ainsi que ses succursales dans l’ensemble du pays. Des travaux de réfection et d’habilitation sont prévus dans les prochains mois à Madrid afin de permettre à la salle d’expositions qui donne sur la place de Cybèle d’accueillir davantage de monde et de mieux se faire connaître. Elle devrait compter une collection permanente ainsi que des expositions temporaires dont la première sera probablement centrée sur la figure de Francisco de Goya.

Source : https://elcultural.com/la-coleccion-del-banco-de-espana-se-desnuda

L’école espagnole, reflet des changements dans la provenance des immigrés

Le siège du collège et lycée Ramiro-de-Maeztu, rue Michel-Ange, à Madrid (photographie : Wikipedia)

La scolarisation des enfants des personnes issues de l’immigration est une priorité des autorités éducatives espagnoles et l’école devient ainsi un bon reflet de l’origine géographique des immigrés installés outre-Pyrénées. C’est notamment le cas à Madrid, l’un des principaux lieux d’accueil de ces migrants. L’on remarque ainsi ces dernières années un accroissement des élèves venus du Venezuela : lors de l’année scolaire 2014-2015, ils étaient 1 665 enfants de ce pays à s’être inscrits dans une école madrilène alors qu’ils sont 6 501 pour l’année scolaire 2018-2019.

Ces chiffres sont fournis officiellement par le conseiller régional de la Communauté de Madrid à l’Éducation et à la Jeunesse, Enrique Ossorio Crespo (Parti populaire). Au cours des derniers mois, près de 6 000 demandeurs d’asile originaires du Venezuela se sont manifestés auprès des services sociaux de la communauté autonome, ce qui laisse supposer un maintien de cette tendance au niveau scolaire. D’autres nationalités latino-américaines sont concernées par cet accroissement : le Honduras (+ 34,5 % d’élèves), la Colombie (+ 21,8 %) et le Pérou (+ 15,7 %).

Source : https://www.larazon.es/madrid/20200108/vdqxge3hxfa4fm6zapelqnoo7q.html?utm_source=twitter&utm_medium=organic&utm_campaign=lrzn_org_Th_0_30

Plus de 90 000 résidants étrangers ont obtenu la nationalité espagnole en 2018

Un serveur d’origine étrangère dans un bar espagnol (photographie : El Economista)

Au cours de l’année 2018, 90 774 résidents étrangers outre-Pyrénées ont obtenu la nationalité espagnole, soit une augmentation de 36,5 % par rapport à 2017, selon les chiffres fournis au mois de décembre 2019 par l’Institut national des Statistiques (Instituto Nacional de Estadísticas, INE), sis à Madrid. La nationalité étrangère qui a le plus bénéficié de cette vague de naturalisations sont les Marocains, suivis des Latino-Américains (dans l’ordre décroissant, les Boliviens, les Équatoriens, les Colombiens, les Dominicains, les Péruviens, les Cubains, les Paraguayens, les Brésiliens, les Argentins, les Vénézuéliens, les Honduriens et les Uruguayens).

Le pays de naissance le plus courant de ces citoyens naturalisés est l’Espagne (17 256 cas) et, dans leur majorité, il s’agit d’enfants âgés de moins de 10 ans (86,4 %). Parmi les citoyens naturalisés nés à l’étrangers, les Marocains sont majoritaires (15 398 acquisitions de nationalité). C’est au Pays basque (4,3 %), en Navarre (3,9 %) et en Principauté des Asturies (3,7 %) que le phénomène a été le plus intense si on le rapporte à la population étrangère résidente en 2018. Au contraire, dans les îles Baléares (1,2 %), en Andalousie (1,4 %) et aux îles Canaries (1,4 %), le mouvement été bien plus modéré.

Source : https://www.eleconomista.es/economia/noticias/10237025/12/19/En-2018-consiguieron-la-nacionalidad-espanola-90774-extranjeros-residentes-un-36-mas-que-el-ano-anterior.html