Décès du collectionneur et entrepreneur espagnol Josep Ildefons Suñol à l’âge de 92 ans

Des visiteurs déambulent dans les salles de la Fondation Suñol, à Barcelone, en Catalogne (photographie : Fondation Suñol et El Confidencial)

L’on apprenait ce lundi 11 novembre 2019 le décès à Barcelone (Catalogne), à l’âge de 92 ans, de l’entrepreneur, avocat et collectionneur espagnol Josep Ildefons Suñol Soler, qui était né dans la capitale catalane en 1927. Fils de l’homme politique catalaniste Josep Suñol, il est surtout connu pour avoir mené à bien tout un labeur de mécénat et de collection d’art au long de sa vie.

En 2007, il a créé sur l’avenue de la Grâce, à Barcelone, la fondation qui porte son nom et permet de découvrir quelques-unes des œuvres les plus connues, notamment de l’Américain Andy Warhol (1928-1987), les Espagnols Pablo Picasso (1881-1973), Joan Miró (1893-1983), Salvador Dalí (1904-1989), Pablo Gargallo (1881-1934), Julio González (1876-1942) et Pablo Palazuelo (1915-2007) ou encore le Suisse Alberto Giacometti (1901-1966).

Source : https://www.elconfidencial.com/cultura/2019-11-11/muere-josep-ildefons-sunol_2331691/

Interpol est à la recherche de 69 œuvres d’art sacré dérobées en Aragon

L’une des œuvres dérobées en Aragon telle que scannée par Interpol (photographie : Interpol et El Heraldo)

Sis à Lyon (France), le service international de Police Interpol est, entre autres tâches, à la recherche des œuvres d’art dérobées dans le monde entier – en particulier des œuvres d’art sacré, dont le vol est devenue une pratique courante à partir des années 70 du siècle dernier. Dès 1995, une base de données a été créée par l’organisme afin de faciliter la recherche et la découverte de ces chefs-d’œuvre perdus. C’est dans cette liste que figurent, parmi plus de 50 000 articles, 69 objets volés en Aragon (soit six de moins qu’il y a quatre ans).

Parmi ces œuvres, 15 correspondent à la province de Saragosse, 24 à la province de Huesca et 30 à celle de Teruel. Le plus ancien vol dans la communauté autonome s’est produit en 1972 (il s’agit de peintures) et le plus récent date de 2009 et il s’agit d’une tapisserie confectionnée par la Manufacture des Gobelins de Paris (France) et jadis conservée dans le château de Castejón de Monegros (province de Huesca).

Source : https://www.heraldo.es/noticias/aragon/2019/11/10/interpol-busca-69-obras-de-arte-robadas-en-aragon-en-el-ultimo-medio-siglo-1342995.html?utm_medium=smm&utm_campaign=noticias&utm_source=facebook.com

Décès de l’artiste espagnol Antonio Dubé de Luque, spécialisé dans les œuvres religieuses, à l’âge de 75 ans

L’artiste espagnol Antonio Dubé de Luque (photographie : Cruces de Pasión)

L’on apprenait ce jeudi 7 novembre 2019 le décès à Séville (Andalousie), à l’âge de 75 ans, de l’artiste espagnol Antonio Joaquín Dubé de Luque, peintre et sculpteur spécialisé dans les œuvres religieuses (imaginero). Né dans la capitale andalouse le 23 décembre 1943, il a suivi l’enseignement de ses illustres devanciers, à l’instar de Juan Miguel Sánchez, Eduardo Acosta ou encore Miguel Pérez Aguilera.

Son œuvre se compose pour l’essentiel de sculptures religieuses sculptées sur bois, généralement exposées au regard des croyants et des badauds lors des processions de la Semaine sainte dans l’ensemble de l’Espagne. Il s’est également illustré par ses dons de peintre, d’affichiste, de designer et de restaurateur.

Source : https://www.diariodesevilla.es/opinion/articulos/Dube-imaginero_0_1408059235.html

Identification d’un tableau inédit du peintre espagnol Joaquín Sorolla

Le tableau intitulé « Cabeza de niño sobre lecho » (littéralement, « Tête d’enfant sur un lit »), du peintre espagnol Joaquín Sorolla (photographie : El País)

Daté de 1883, un tableau inédit du peintre espagnol Joaquín Sorolla y Bastida (1863-1923) a été identifié par les spécialistes de l’Université de Lérida (Catalogne). Cette huile sur toile, intitulée Cabeza de niño sobre lecho (littéralement, Tête d’enfant sur un lit), est pénétrante et originale dans l’œuvre de l’artiste. L’identification a été réalisée sous la direction de Ximo Company, professeur d’histoire de l’art et responsable du Centre d’Art de l’Époque moderne (Centro de Arte de la Época Moderna, CAEM).

D’un grand réalisme et d’une grande tendresse, le tableau rappelle des thématiques exploitées dans les actuels Pays-Bas tout au long du XVIIe siècle. Dans ses recherches, Ximo Company a été assisté par la chercheuse espagnole Anna Pedret, qui a reconnu les coups de pinceau courts et plats que l’on retrouve dans d’autres œuvres de Joaquín Sorolla, à l’image de Jaime García Banús, Niña italiana con flores (littéralement, Fille italienne avec des fleurs) ou encore Elenita en su pupitre (littéralement, Elenita à son pupitre).

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/05/actualidad/1572984058_818415.html?ssm=TW_CC

L’État espagnol acquiert le « Codex de la Toison d’Or »

Un portrait du roi Philippe II d’Espagne (1556-1598) vêtu de l’habit et du manteau de l’ordre de la Toison d’Or (photographie : El País)

Par le biais de l’organisme du Patrimoine national (Patrimonio Nacional), l’État espagnol a acquis pour la somme de 500 000 euros un très précieux ouvrage, le Codex de la Toison d’Or (Códice del Toisón de Oro), qui était conservé par l’Institut Valencia de don Juan, sis à Madrid et consacré aux arts somptuaires. Il intègrera le futur Musée des Collections royales (Museo de Colecciones Reales), qui sera inauguré dans la capitale espagnole en 2021. Cet ouvrage, réalisé en 1537 par le miniaturiste Simón Bening, n’existe que dans une seule autre version au monde, exposée à Vienne (Autriche).

Le codex est composé de 126 folios en vélin qui expliquent les protocoles d’élection et de cérémonie des chevaliers de l’ordre de la Toison d’Or, principal titre dynastique attaché aux Habsbourgs puis aux Bourbons. À cet achat, il faut ajouter une autre acquisition récente du Patrimoine national, à savoir une commode du roi d’Espagne Charles III (1759-1788), achetée auprès de la maison de mise aux enchères Christie’s, à New York (États-Unis d’Amérique). Ce meuble sera lui aussi exposé au Musée des Collections royales.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/11/04/actualidad/1572877882_117236.html?ssm=TW_CC&fbclid=IwAR2Wc5l0KrG8XjSlzAVZM-r6schuTejzqRlE5_SSLBQye3Uz5wXld8g0mBk

Décès du collectionneur espagnol Vicente Carranza à l’âge de 90 ans

Le collectionneur espagnol Vicente Carranza (photographie : Raúl Doblado et ABC)

L’on apprenait ce mercredi 30 octobre 2019 le décès à Madrid, à l’âge de 90 ans, du collectionneur d’art espagnol Vicente Carranza Escudero, qui était né à Daimiel, dans la province de Ciudad Real (Castille-La Manche), le 14 novembre 1928. Citoyen d’honneur de sa commune natale, récipiendaire de la médaille d’or de Daimiel, il a réuni au cours de sa vie d’importantes pièces de céramique espagnole exposée à l’alcazar de Séville (Andalousie), au Musée de la Céramique de Triana (également situé à Séville), au Musée local de Daimiel et au Musée Sainte-Croix de Tolède (Castille-La Manche).

Deux jours de deuil officiel ont été décrétés à Daimiel sous l’égide de son maire, Leopoldo Sierra (Parti populaire), et de son Conseil municipal. C’est en juin 2016 que Vicente Carranza a participé à son dernier acte public, au cours duquel a été inaugurée son œuvre intitulée In memoriam – immense retable en céramique. À l’été 2017, il a reçu la Médaille à l’Excellence culturelle de Castille-La Manche, remis par le président régional, Emiliano García-Page (Parti socialiste ouvrier espagnol).

Source : https://www.abc.es/espana/castilla-la-mancha/abci-dias-luto-oficial-daimiel-muerte-vicente-carranza-201910311740_noticia.html

Le Musée de la Reine-Sophie disposera de 22 nouvelles salles d’ici à 2021

Une vue d’artiste de la future extension du Musée de la Reine-Sophie, à Madrid (photographie : Musée national de la Reine-Sophie et El País)

Depuis 2017, un projet d’agrandissement du Musée de la Reine-Sophie de Madrid prévoit l’ajout d’une vingtaine de nouvelles salles au sein d’une extension de l’aile Sabatini dont les travaux devraient coûter environ 3,1 millions d’euros. Cette extension devrait s’étendre sur une surface de 1 200 mètres carrés et devrait ouvrir ses portes au public d’ici à 2021. Le projet est porté par deux architectes espagnols, Juan Pablo Rodríguez et Aurora Herrera Gómez.

La moitié des nouveaux fonds viendra des magasins du Ministère de l’Équipement, aujourd’hui dirigé par José Luis Ábalos (Parti socialiste ouvrier espagnol), qui va notamment apporter des éléments d’histoire de l’architecture, un art qui n’a pas de musée propre dans la capitale espagnole. Des œuvres d’art réalisées à partir des années 90 du siècle dernier seront également exposées, selon le souhait du directeur du musée, Manuel Borja-Villel.

Source : https://elpais.com/cultura/2019/10/28/actualidad/1572274157_990213.html

Le nettoyage des graffitis illégaux coûte 10 780 euros par jour ouvré à la ville de Madrid

Des graffitis sur les volets métalliques d’un commerce du quartier de Malasaña, à Madrid (photographie : Rafa Albarrán et ABC)

En 2018, le nettoyage de l’ensemble des façades et objets dégradés par des graffitis illégaux à Madrid a coûté à la municipalité de Madrid, aujourd’hui dirigée par José Luis Martínez-Almeida (Parti populaire), la bagatelle de 2,6 millions d’euros, soit 10 780 euros par jour ouvré. C’est notamment le quartier de l’Université (et plus précisément la zone de Malasaña) qui est très touché par le phénomène et c’est pourquoi la mairie a lancé une campagne de sensibilisation sur place.

Le Conseil municipal de la capitale espagnole réfléchit d’ailleurs à l’heure actuelle à un plan d’action spécifique afin de lutter contre ce fléau. L’association SOS Malasaña dénonce de son côté que près de 200 portes en bois d’une grande valeur historique et artistique sont ainsi souillées par des tags illégaux.

Source : https://www.abc.es/espana/madrid/abci-factura-millonaria-dejan-grafitis-ilegales-madrid-10780-euros-limpieza-201910251751_noticia.html#vca=rrss-inducido&vmc=abc-es&vso=tw&vli=noticia-foto

Une grande exposition au musée Guggenheim de Bilbao fait découvrir aux Espagnols des œuvres de Brême

L’œuvre de l’artiste française Eva Gonzalès intitulée « Le Réveil », qui fait partie de cette exposition à Bilbao, dans la province de Biscaye, au Pays basque (photographie : Cinco Días)

Depuis le jeudi 24 octobre 2019 et jusqu’aux 16 février 2020, le célèbre musée Guggenheim de Bilbao (province de Biscaye, Pays basque) organise une exposition temporaire regroupant une série de tableaux en provenance de la Kunsthalle de Brême (Allemagne). Il s’agit d’une sélection de chefs-d’œuvre des XIXe et XXe siècles réalisés par des artistes majoritairement français et allemands appartenant à divers courants artistiques de ces époques (impressionnisme, réalisme, post-impressionnisme, expressionnisme, surréalisme).

De grands noms de la peinture pourront ainsi être découverts ou redécouverts par le public espagnol, comme Auguste Renoir (1841-1919), Claude Monet (1840-1926), Eugène Delacroix (1798-1863), Camille Pissarro (1830-1930), Camille Corot (1796-1975), Vincent van Gogh (1853-1890), Paul Cézanne (1839-1906), Edgar (1834-1917), Auguste Rodin (1840-1817), Pierre Bonnard (1867-1947) ou encore l’Espagnol Pablo Picasso (1881-1973). Parmi les Allemands et les Autrichiens, l’on peut citer Thomas Ender (1793-1875), Max Liebermann (1847-1945), Max Slevogt (1868-1932), Otto Dix (1891-1969) ou encore Max Beckmann (1884-1950).

Source : https://cincodias.elpais.com/cincodias/2019/10/24/fortunas/1571944797_352717.html

Un tableau espagnol, « La Dame à l’hermine », est attribué à Alonso Sánchez Coello

Une partie du célèbre tableau espagnol intitulé « La Dame à l’hermine » (photographie : ABC)

Alors que le mois d’octobre 2019 est marqué, pour le Musée du Prado (principale pinacothèque de Madrid et de toute l’Espagne), par l’inauguration d’une exposition consacrée à deux pionnières de la peinture, les Italiennes Sofonisba Anguissola (1535-1625) et Lavinia Fontana (1552-1614), une mystérieuse peinture très célèbre outre-Pyrénées, intitulée La Dame à l’hermine (La dame del armiño, en version originale), a été l’objet d’une étude de la part de l’institution ainsi que de l’Université et du Musée de Glasgow (Royaume-Uni).

Longtemps attribué au peintre espagnol d’origine grecque Doménikos Theotokópoulos (dit « Le Greco », 1541-1614), il a ensuite été rattaché à Sofonisba Anguissola (qui a longtemps travaillé pour le roi d’Espagne Philippe II, lequel a régné de 1556 à 1598) puis à Juan Pantoja de la Cruz (1553-1608). Aujourd’hui, les experts en sont certains : il s’agit d’une toile de l’artiste espagnol Alonso Sánchez Coello (1531-1588), peintre de cour de Philippe II célèbre pour ses portraits d’aristocrates et de membres de la famille royale.

Source : https://www.abc.es/cultura/arte/abci-dama-armino-greco-sofonisba-anguissola-autor-sanchez-coello-201910211241_noticia.html